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 That's not my name | ft. Charlie Weiss
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Aldabella PrendergastProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: That's not my name | ft. Charlie Weiss   Dim 21 Jan - 21:51

S


ix heures. L’automne étant trop entamé, le soleil se permettait encore une heure de sommeil avant de pointer le bout de son nez. Le ciel, encore sombre, n’était parsemé que de petites taches lumineuses d’une aube tardive et lasse. Dépourvue de rayons matinaux pour la réveiller avec de douces caresses, ou d’un réveil-matin moldu interdit par ses habitations, c’est sous les pincements du bec de sa chouette qu’Aldabella ouvrit l’oeil, ce matin-là. En effet, depuis son arrivée à Atlantis, la jeune femme avait dû faire preuve d’imagination et de débrouillardise pour rétablir un style de vie purement magique. Heureusement que Sneatcha était là pour la forcer à se lever ! « D’accord, d’accord, ma belle, marmonna avec fatigue la brune. J’suis debout. » Elle se redressa sur son séant et étira ses bras, ses jambes, son cou… crac, crac, crac. Son dos, ses genoux, ses poignets ; elle craquait de partout, la pauvre vieille ! Il fallait être clément, cependant. Ses courbatures et ses noeuds, elle les avait gagnés ! Mais oui ! Au fil des duels, des entraînements et des classes, son corps de trentenaire souffrait autant que celui d’une aînée. Même Papy était probablement en meilleure forme qu’elle.
Ayant accompli sa mission, Sneatcha quitta l’épaule de sa maîtresse, tandis que celle-ci se leva pour s’habiller. Avec hésitation, comme à chaque matin, elle repassa en revue toutes ses tenues ; est-ce trop sérieux ? trop dénudé ? trop sobre ? trop excentrique ? Avec un soupir, comme à chaque matin, elle opta pour un des cinq mêmes ensembles qu’elle porte et reporte en alternance. Puis, avec tristesse, comme à chaque matin, elle se dévêtit de son pyjama, si douillet et accueillant. Et, avec douleur, comme à chaque putain de matin, elle scruta son dos cramé, qui avait encore une fois refusé de guérir miraculeusement durant la nuit.  
Elle ne s’y attardait plus autant, désormais. Avec les années, elle avait enfin compris que de fixer ses cicatrices ne les feraient pas disparaître. Peut-être qu’un jour, même, elle les porterait avec une certaine fierté. Comme un trophée de guerre. Mais pour l’instant, elle les endurait. Elle vivait avec. Il n’y avait rien d’autre à faire, de toute façon. Alors, plutôt que de rester là à pleurer comme une cruche sur ses complexes, elle enfila sa chemise (et tout le reste) et quitta sa chambre.
En traînant les pieds, Aldabella se rendit à la cuisine et, machinalement, ouvrit l’armoire pour y trouver son café. Mais là, sur l’étagère, il n’y avait que de la poussière. « Il est où mon café, marmonna la jeune femme à elle-même. Pourquoi y a plus de café. » Il fallait pas rigoler, avec son café. Bien qu’elle était bien consciente que son humeur massacrante sans sa dose quotidienne de java était probablement dû à un conditionnement  plus qu’aux véritables effets de la caféine, Alda s’en fichait. La psychologie, c’était efficace sur elle. Et ses étudiants ne voulaient pas croiser son chemin. Siobhan non plus, d’ailleurs. C’est donc avec amertume que la brune quitta le manoir vers le centre-ville, on ne peut moins prête à dépenser cinq balles pour un petit verre de café noir.


* * *

Sept heures. Évidemment, c’était bondé. Une foule d’étudiants et de travailleurs, tous trop paresseux pour filtrer leur propre java, ou trop distingués pour se contenter d’un bon vieux café noir. Le seul, le vrai. Les latte, les moka, les frappucinno… la bonne blague ! Alors, suite à près de sept minutes d’attente, Aldabella lança fièrement : « Un grand café noir pour emporter, s’il-vous-plaît. » « Parfait ! répondit la caissière, un peu exténuée de ce matin achalandé. Qu’est-ce qu’on met à l’intérieur ? » «… Rien, fit sèchement la brune. Il est noir. » « Ah… oui… vous pouvez attendre là, ça ne devrait pas prendre trop de temps. Votre nom ? » « Aldabella, grommela-t-elle. »
Et elle attendit.

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MessageSujet: Re: That's not my name | ft. Charlie Weiss   Mer 31 Jan - 10:21

Ses yeux s'ouvrirent sur le plafond blanc, trop blanc, et il tourna la tête avec langueur en direction de son réveil matin électronique, qui lui assurait qu'il aurait encore un petit moment de répit, comme si tout cela lui serait utile après cette nuit blanche, trop blanche. Il sortit les jambes du lit avec l'allant d'un homme à la volonté inébranlable, alanguis par une nuit en état de stase à la frontière entre les pensées consciente et celles qui semblent s'écrire toute seule ; celles qui imposaient leur évidence dans un esprit si lucide et si embrumé à la fois. Celles-là même qui se rapprochaient le plus d'un rêve éveillé. Comment pouvait-on démêler le vrai du faux ? La perception des choses était fascinante. Pour autant, à l'instant présent, il se foutait bien de savoir s'il avait dormi ou non, et ce même si, quelque part, il aurait aimé savoir. C'était des combats inutiles qui avaient débutés dans son esprit craquelé par la fatigue, et pour ne rien arranger, l'agacement dû aux facteurs multiple tendaient à le diriger vers une colère grandissante. L'appartement était encore silencieux à cette heure là. Charlie aimait particulièrement cette atmosphère, ce moment hors du temps où la clarté du jour se propage lentement à l'intérieur. Ce moment de flottement où le temps n'a plus vraiment d'importance et où le monde lui apparait si beau. Ce moment, où rien ne peut l'empêcher de rêver, où rien ne peut l'empêcher d'admirer et de contempler la beauté de ce qui l'entoure. C'était en quelque sorte son petit plaisir matinal, et il le remerciait pour l'apaisement que cela lui procurait. Le sorcier savait savourer les petite choses.

Déjà d'une meilleure humeur, et ne dérogeant pas à ses nouvelles habitudes, il avait songé à aller vérifier que Jodie dormait bien, comme toujours. Mais comme toujours, il s'était détourné de cette idée et était plutôt allé dans la cuisine avec l'idée de se préparer sa tasse de café matinal quotidienne. Depuis que la petite avait emménagée Charlie se posait des tas des questions ; est-ce que c'était son rôle d'aller vérifier qu'elle dormait bien, qu'elle respirait toujours ? Elle n'était plus une enfant en bas âge, et surtout, elle n'était pas son enfant, quand bien même il s'était pris d'affection pour elle. Alors pourquoi avait-il développé un côté paternel prononcé sur certains aspect de sa vie ? Il connaissait déjà la réponse, mais il la fuyait tant qu'il le pouvait. Il la fuyait pour ne pas être confronté à la vérité à l'aube de ses trente-cinq ans. Il voulait une famille, des enfants. Oui, il en avait une maintenant, mais ce n'était pas pareil. Il ne l'avait pas vue grandir, il ne lui avait jamais tendu le petit doigt pour qu'elle le lui attrape lorsque elle n'était qu'un bébé, et il n'avait jamais soigné ses petits bobos. Jamais non plus il n'avait pu s'inquiéter pour elle à chaque nouvelle rentrée scolaire. Le musicien se retrouvait piégé entre deux comportements. Mais sans doute la solution était plus simple qu'il n'y paraissait ; sans doute devait-il se laisser du temps pour que les choses s'éclaircissent.

Charlie avait donc trainé les pieds jusqu'à sa cuisine et avait ouvert son placard pour y prendre son café en poudre, frustré par ses pensées. Et rien ne s'arrangea lorsque, ouvrant la boîte de métal contenant le sachet, il se rendit compte qu'il n'y en avait plus.

Il avait besoin de sa caféine le matin, particulièrement lorsque il n'avait pas dormi. La fatigue ne s'était par chance par encore faite sentir, mais ça ne changeait rien, s'il n'avait pas son café, il serait d'une humeur de chien. Ni une ni deux il fila s'habiller tout aussi sobrement que le reste du temps et sortit de l'appartement sans trop se soucier de quoi il avait l'air. Sa barbe était encore correctement rasée, structurée, et il lui avait suffit d'un passage de main dans ses cheveux pour leur donner une forme volontairement négligée-soignée.

En une minute il était déjà au café du coin, dont il était un habitué, et il patientait sagement derrière une jeune femme en ressassant tout un tas de pensée, allant de ses réflexions habituelle aux questions en rapport avec la radio, notamment aux questions concernant le renouveau de cette dernière. Il arriva finalement devant la caissière, forçant un petit sourire courtois pour rester poli. Ce n'était pas rare que le musicien vienne passer certaine de ses soirées de libre dans ce café-bar pour y jouer de la guitare, partageant la scène avec plusieurs autre talents parfois débutants parfois aguerris, et il avait par conséquent sympathisé avec le personnel et les habitués, ce qui le poussait à se montrer agréable. Mais, aujourd'hui, il était un peu tendu, alors il socialisait un minimum ; tout ce qu'il voulait était boire son café. Un café doux, bien loin du noir qu'il buvait quotidiennement et à longueur de journée. Non, il était déjà assez à fleur de peau comme ça sans en plus en rajouter. « Je prendrai un café crème avec un sucre s'il vous plait. A emporter. » avait-il lancé sobrement, sans toutefois que la jeune caissière ne tique, comme il s'y attendait. Mais sans y faire davantage attention il tira de sa poche un peu plus que le compte et le déposa sur le comptoir, se disant que, probablement, elle n'était pas réveillée et n'avait -par chance- par relevé que, cette fois, il avait opté pour un café de puceau. Non pas qu'il en avait réellement quelque chose à faire de son image, il ne s'agissait que d'un café - d'une exception qui plus est, mais ça l'aurait embêté que quiconque n'en déduise quoi que ce soit. Finalement, après une petite minute d'attente sur le côté, sa commande arriva et il s'empara du gobelet brûlant, bienheureux de pouvoir enfin boire cet élixir vital pour lui et pour la santé mentale de son entourage. Le sorcier s'éloigna du comptoir pour laisser la place aux arrivants et, une fois à l'écart du groupe, il jeta un oeil à sa boisson qui... ne semblait pas être celle qu'il avait commandé, ou bien ils avaient une mousse si légère qu'elle en était invisible.

Charlie grommela un peu. Il se serait bien agacé mais tout ça aurait été bien inutile, la caissière avait seulement eue la tête ailleurs, comme lui l'avait un peu, et ce n'était pas un drame. Mais bordel qu'il aurait préféré un café qui n'exacerbe pas sa colère déjà présente, latente. Tant pis. Les gars à la radio feraient avec. Le suisse soupira malgré tout, puis inspira longuement, et laissa son regard balayer l'assemblée un instant, un brin blasé de cette journée qui aurait pu mieux commencer.
Aldabella PrendergastProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: That's not my name | ft. Charlie Weiss   Dim 4 Fév - 18:33

Q

uel boulot de merde, quand même, barista. Se lever encore plus tôt que les travailleurs, pour fournir à cette bande de lourds paresseux leur dose de café matinale. Endurer, à chaque aurore, la ruée de journaliers qui, au fil des ans, n’avait toujours pas compris qu’il était beaucoup plus économique et rapide de préparer sa tasse dans le confort de son chez-soi. Tout le monde, employé comme client, revêtait une moue froide et lasse, probablement dû à un manque de sommeil qui aurait pû être évité. L’un avait probablement regardé le match de son équipe de Quidditch favorite jusqu’à bien trop tard, oubliant les responsabilités du lendemain : l’autre avait peut-être refusé de fermer son roman, captivé par le duel final entre le terrible antagoniste et le Ô, si prévisible héro. Mais voilà que cette horde d’irresponsables comptait sur un breuvage pour chasser leur air de chieur ; voilà qu’ils utilisaient l’absence de java en leur organisme comme excuse, comme pour pardonner le sourire inexistant qu’ils auraient pû offrir à leur prochain. Et, au milieu de ce crique de connards se trouvait une Aldabella aussi pire que tous les autres.

Les bras croisés, elle attendait avec une impatience un peu exagérée sa tasse de café, et claqua la langue lorsque, agacée, elle remarqua qu’un client arrivé après elle fût servi avant. Par Merlin, elle n’avait pas demandé la lune ! Rien qu’un grand gobelet de café noir. Ce n’était tout de même pas sorcier ! Même le plus incapable des moldus arriverait à verser le liquide de la carafe dans verre de carton. Les mains sur les hanches, elle tenta d’inspirer profondément. Elle était pourtant de nature patiente, et perdait rarement son sang-froid avec les membres du service à la clientèle. Les employés étaient tous, au grand maximum, dans les débuts de leur vingtaine, et offrait probablement leurs services pour payer l’éducation qui leur offrirait un futur plus prometteur que celui de barista. Si ça se trouvait, ils étaient encore plus de mauvaise humeur que leurs clients. Après tout, ça devait être dur sur le moral d’endurer autant de connards à chaque matin !

Un peu plus clémente, Aldabella dit même un doux merci à la demoiselle qui lui tendit son gobelet, accompagné d’un sourire un peu trop forcé, qui lui attira un regard perplexe de la travailleuse. Bah, ça faisait rien. Elle avait bien essayé. Agacé, elle laissa tomber les masques, retrouva son air rude et saisit sa tasse. Tentant de se frayer un chemin vers la sortie, elle posa ses lèvres contre le couvercle en plastique de son verre. Avec précaution, elle bû une gorgée, avant de s’étrangler. Ce n’était pas la chaleur qui l’avait autant surprise, non ; elle était une buveuse avertie, depuis le temps, et la majorité de ses papilles gustatives étaient probablement déjà brûlées. Les survivantes, cependant, n’avaient pas échappé au goût atroce du sucre et à l’épaisseur de la crème qui avaient été ajoutés au café. Avec dégoût, elle scruta le gobelet, comme si elle venait d’avaler la plus infecte potion de polynectar. « Café de tafiole ! » se dit elle en lisant. Sur le carton était inscrit au feutre : 1 crème, 1 sucre, Sharly.

Sharly. Elle leva les yeux vers la foule de gens pressés, tentant de trouver la propriétaire du gobelet. Son regard, cependant, ne croisa que celui d’un homme, probablement mi-trentenaire, qui tenait, lui aussi, un gobelet en carton. À l’encre noir, on pouvait y lire : /, Alldabelah. Ah. Et bah, le voilà, son café noir !

Se tortillant à travers les clients, Aldabella tenta de se frayer un chemin jusqu’à l’homme, évitant les maladroits au passage et multipliant les excuses polies. Enfin, elle arriva devant lui, et dû lever les yeux vers le haut pour croiser les siens ; pâles et envoutants, il ne suffit que d’un coup d’oeil pour déstabiliser la jeune femme.

« Heu… Sharly ? Pardon, heu, bonjour. Je crois… je crois que nos commandes ont été échangées. C’est mon nom, sur votre gobelet. Enfin, presque mon nom… » Et elle offrit son deuxième sourire de la journée qui, cette fois, n’était pas forcé du tout.

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MessageSujet: Re: That's not my name | ft. Charlie Weiss   Mar 6 Fév - 21:15


Et une myriade d'émotions s'étaient peinte en nuances de tension sur les visages tous plus différents les uns des autres des clients matinaux. Il y avait d'abord eu la femme d'affaire mal baisée et revêche, classe et au chignon bien construit, qui ne s'encombrait nullement de politesse lorsque elle s'adressait au petit personnel et qui semblait des plus incommodée de la présence de tant de monde dans un lieu si exigüe. Puis la jeune étudiante, la gentille étudiante, qui peinait à dépasser le mètre soixante sur la pointe des pieds et qui, elle, timide qu'elle était, avait du mal à se faire entendre. Il y avait aussi eu la machiste aux oeillades hostile et aux remarques acerbes, en prise avec une barista un peu trop impressionnable, ajoutant à cette foule hétérogène un zeste de méprisabilité dont tout le monde aurait pu se passer, et en particulier le suisse, qui exécrait au plus haut point ce genre de personne. Il s'était senti monter en pression rapidement. Trop rapidement. Et la seule et unique raison pour laquelle il n'était pas aller le bousculer plus ou moins gentiment était que, par chance, sa boisson était arrivée et qu'il était sorti du café sans rajouter quoi que ce soit. Pas même un merci. A croire que la politesse arrachait la gueule de plus de personne que l'on pouvait le croire. C'était peut-être ça le fléau du siècle, et pas la dragoncelle.

Qu'importe, il n'y pensait déjà plus, et son esprit retourna voguer entre ses pensées.

Mais ce qui avait accroché son attention, véritablement accroché son attention, était une chose insoupçonnée. Leurs regards s'étaient croisés, elle qui n'avait ni l'air revêche, ni l'air timide, mais qui avait pourtant la classe naturelle d'une dame et la fraicheur d'une jeune femme, et il n'avait pu en détacher ses yeux. Ou peut-être n'avait-il pas voulu, parce que sa vision et ses traits étaient peut-être ce qui lui était arrivé de mieux en ce début de journée chaotique ? Un nouveau souffle fugace ; un sentiment de paix intérieure vécu par procuration. Charlie c'était un peu une éponge - mais surtout lorsque il manquait de sommeil. Il lui suffisait généralement de fréquenter des personnes de bonne humeur pour l'être à son tour et, dans la situation présente, il en était bien content, car ce ne serait pas de trop pour éviter que cette journée soit trop merdique. Mais peut-être qu'il n'y avait pas que ça. Peut-être... qu'elle dégageait autre chose. Quelque chose qui captivait Charlie.

Elle arriva enfin à son niveau et il planta son regard dans le sien, curieux de connaître la raison de la prise de contact, bien qu'il s'en doutait un peu au fond « Heu… Sharly ? Pardon, heu, bonjour. » et que, prédominant sur la curiosité, il y avait ce sentiment de sérénité placide, simplement provoqué par sa présence « Je crois… je crois que nos commandes ont été échangées. C’est mon nom, sur votre gobelet. Enfin, presque mon nom… » et ce sourire si particulier qui avait fait comme un choc au suisse. Il tourna son propre gobelet pour y lire le prénom comme à chaque fois écorché. « Alldabelah. » et revint poser les yeux sur elle, répondant à son sourire avec un sourire tout aussi agréable en lui tendant doucement sa boisson. « Je crois que le jour où il n'écorcheront aucun prénom il faudra se méfier. Tenez, je n'y ai pas touché. Je suis heureux que vous ayez retrouvé votre voleur de café rapidement dit-il en riant légèrement, je m'en serais voulu si vous aviez du boire le mien. Je suis prêt à parier qu'ils y ont mis la dose de crème et de diabète. » et il rit de nouveau, souriant. Ses mots, teintés d'un léger accent français persistant, étaient surtout remplis d'une bonne humeur non feinte, comme si, par magie, elle avait dissipé toute once de mauvaise humeur circulant dans ses veines.
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MessageSujet: Re: That's not my name | ft. Charlie Weiss   Sam 17 Fév - 15:28

L

e gobelet coincé entre ses doigts tremblants commençait à chauffer atrocement les paumes de ses mains. Mais, si tous ses sens étaient en alerte, elle n’y prêtait pourtant aucune attention ; il n’y avait que la vision qu’elle avait sous les yeux qui comptait, que la chaleur de ses joues écarlates qu’elle sentait. Dans sa gorge, des rires nerveux et incontrôlables semblaient vouloir surgir, malgré l’absence d’élément comique. Autour d’elle, tous se pressaient et se bousculaient et, pourtant, le monde lui semblait ralenti, comme si le temps s’était accordé une courte pause. Les paroles superposées des clients ne paraissaient n’être que des murmures inaudibles, que des bruits de fond que son cerveau ignorait délibérément.
Car, devant elle, Sharly avait prononcé son nom. D’une manière douce, fluide et mélodieuse, comme si il l’avait toujours fait. Jamais Aldabella n’avait sonné si familier, si doucereux et acceuillant. À son interlocution, elle avait presque répondu : « Oui ? » bêtement, mais s’était abstenue à la dernière seconde.  Pendant qu’il parlait, la jeune femme était incapable de baisser la tête. Si, de façon générale, la timidité l’aurait forcée à détourner les yeux, son regard était cette fois entièrement captivé par celui de Charlie. Presque hypnotisée, elle refusait catégoriquement de rompre le contact visuel qu’ils avaient établi.

« Je crois que le jour où il n'écorcheront aucun prénom il faudra se méfier. Tenez, je n'y ai pas touché. Je suis heureux que vous ayez retrouvé votre voleur de café rapidement. » Et il rigola doucement, d’un rire décontracté, simple, mais pourtant si attirant. Alors, comme une cruche, elle gloussa à son tour. « Ah, vous savez, ça n’aurait pas été bien grave ! Ce n’est pas si mauvais, le café sucré ! » Peut-être était-ce une mauvaise idée d’entamer la conversation avec un mensonge. Elle y réfléchirait. «  Ah, mais je m'en serais voulu si vous aviez dû boire le mien. Je suis prêt à parier qu'ils y ont mis la dose de crème et de diabète. » Et à nouveau, elle éclata d’un rire fort, trop fort, qu’elle interrompu brusquement, avant de poser machinalement une main contre sa bouche. Le coeur battant, elle se maudit intérieurement. Qu’est-ce qui lui prenait, tout d’un coup ? Elle n’était pourtant pas du genre à perdre ses moyens !
Elle gratouilla sa lèvre inférieure pour camoufler son geste involontaire, avant de répondre : « À ce sujet, j’espère que vous n’êtes pas trop dédaigneux ! J’en ai pris une gorgée, avant de réaliser que ce n’était pas le mien… Je suis désolée. » Un peu mal à l’aise, coincée dans un silence doux, mais qui s’éternisait, la jeune femme balaya la salle du regard, avant de poser les yeux sur l’horloge. Et, soudainement, le monde reprit son cours. Les gens couraient, criaient. Dehors, le tramway aux passagers peu ponctuels avançait à une vitesse folle. Derrière le comptoir, les baristas s’animaient et se bousculaient, complètement débordés.
La réalité venait d’agir en aiguille sur la bulle de fantaisie qui entourait les deux inconnus.

« Oh, par merlin ! Il est déjà si tard ? Je dois vraiment filer ! J’ai un cours qui va pas tarder à commencer, et je dois encore me rendre à l’Université ! » Elle déposa le café de Charlie sur la table la plus prêt, boutonnat son trench et reprit le gobelet en main. « Je vous rend votre café, à double dose d’hyperglycémie ! » Tous deux s’échangèrent leur verre et, lorsque leur main se frola, Aldabella cru sentir comme une décharge électrique se propager en tout son être. « Ce fut un plaisir, Charlie. » Et, sur un sourire sincère et chaleureux, elle quitta le café.

Le coeur battant, le visage brûlant et les mains tremblantes, c’est une Aldabella confuse qui donna le cours, ce matin là.


* * *


Six heures. Ce matin, il y avait du café, dans l’armoire. Ce matin, elle n’était pas en retard. Même que, ce matin, elle n’avait pas de cours à présenter. Mais, à sept heures, elle se trouvait à nouveau au café, pleine d’un espoir naïf de le revoir.

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MessageSujet: Re: That's not my name | ft. Charlie Weiss   Mer 21 Fév - 20:47


 
That's not my name
Aldabella & Charlie

 
« Il m'adressa un sourire. Un de ces sourires rare, source d'éternel réconfort, comme on n'en rencontre que quatre ou cinq fois dans sa vie. Un sourire qui défiait -ou semblait défier - brièvement le monde entier, puis se focalisait sur vous comme s'il vous accordait un préjugé irrésistiblement favorable. »
Le musicien ne pouvait s'empêcher de sourire. Dieu qu'il devait avoir l'air complètement stupide, complètement charmé par ce rire à la spontanéité rafraichissante quoique promptement avorté, hélas, par l'évidence d'un contrôle retrouvé. Mais si, elle, parvenait à faire preuve d'un minimum de tenue dans ses réactions, lui avait l'impression d'être un livre ouvert ; l'impression d'en dire beaucoup trop par ce regard qui, contre sa volonté, s'était accroché à celui d'Aldabella. Il ne connaissait rien d'autre à part elle à présent ; pas même le brouhaha ambiant relégué au rang d'un bruit de fond qui avait pour seul et unique rôle de contraster avec la voix de la jeune femme, de la faire sortir de la masse, comme on sort la tête de l'eau pour reprendre son souffle. Car c'est bien de ça qu'il s'agissait. Un nouveau souffle qui, malgré l'engourdissement progressif de sa raison et de ses pensées, avait chassé les conséquences d'une nuit sans sommeil.

« À ce sujet, j’espère que vous n’êtes pas trop dédaigneux ! J’en ai pris une gorgée, avant de réaliser que ce n’était pas le mien… Je suis désolée. » et ce n'est que maintenant qu'elle évoquait ce détail que ça lui sautait aux yeux. S'il n'était pas passé à côté de ces lèvres qui se mouvaient avec une délicatesse qui ne l'avaient pas laissé indifférent, à présent, il les voyaient d'une toute autre manière. D'une manière qui le firent imperceptiblement rougir de honte tant il avait maintenant l'impression de les dévisager un peu trop. Gêné, ses yeux se posèrent brièvement sur son gobelet puis revinrent retrouver les siens « Ne soyez pas désolée, c'est vraiment rien. » et il sourit, toujours aussi mal à l'aise. Charlie ne comprenait pas réellement ce qu'il se passait ni pourquoi cette inconnue avait pareil effet sur lui. Ce n'était pas la première fois qu'il croisait une femme qui lui plaisait physiquement ; pire encore, il n'était pas rare qu'il fréquente, l'espace d'une soirée où l'alcool glisse dans toutes les veines, tout un groupe d'amie dans le bel âge aux charmes bien singuliers sans qu'il n'éprouve rien d'autre que du plaisir à les fréquenter et à nourrir son égo masculin. Mais avec Aldabella il y avait quelque chose en plus, quelque chose de différent ; quelque chose qui n'avait rien à voir avec tout ce qu'il avait ressenti jusqu'à présent et qui, bien au-delà de l'acceptable pour cet homme qui aimait avoir le contrôle, lui donnait l'irrésistible envie d'en savoir plus sur elle. D'apprendre à la connaître. Ses réflexions intérieure et la langueur mentale détestée qu'avait provoquée la simple existence de la brune avaient laissé un silence pesant. Il aurait voulu dire quelque chose, engager la conversation, reprendre le dessus sur lui-même, mais le destin en avait décidé autrement « Oh, par merlin ! Il est déjà si tard ? et il cru, un instant, que son coeur s'était arrêté de battre Je dois vraiment filer ! J’ai un cours qui va pas tarder à commencer, et je dois encore me rendre à l’Université ! » Charlie voulait la retenir quelques secondes de plus comme dans les films et prendre les choses en main, trouver quelque chose pour lui faire comprendre que lui parler avait été agréable et que - même si sa fierté masculine aurait altérée la puissance de ses mots - il aurait aimé la revoir pour peut-être boire un café. Mais rien d'autre n'était sorti de sa bouche « Je vous rend votre café, à double dose d’hyperglycémie ! », rien d'autre qu'un « Merci » qui laissait entrevoir une esquisse de la contrariété provoquée par la durée trop courte de leur échange, bien qu'énormément adoucie par la gentillesse et la douceur de son ton.

« Ce fut un plaisir, Charlie. » si seulement elle savait. « Pour moi aussi. Passez une bonne journée ! » il répondit à son sourire, la regardant s'éloigner et un frisson le parcouru alors qu'il revenait à la réalité, qu'il était de nouveau plongé au coeur de la panique mondaine et qu'il retrouvait lentement mais sûrement l'usage de son cerveau. Tout était encore un peu embrouillé mais une chose était certaine ; il avait envie de la revoir. Et le soir venu, c'est avec les souvenirs de son visage et cette envie intacte qu'il avait trouvé le sommeil.

* * *

Aujourd'hui le sorcier s'était levé du bon pied, pleins d'une bonne humeur inhabituelle de si bonne heure. Car aujourd'hui, il allait revoir Aldabella et aujourd'hui, il ne se laisserait pas submerger par quelque sentiment alanguissant. Lorsque il arriva sur les lieux la brune était déjà présente et c'est avec empressement qu'il avait commandé son café - noir cette fois - pour pouvoir aller à sa rencontre le plus vite possible. De dos, il l'interpella d'un doux « Aldabella ? » avant de lui sourire avec une joie de la revoir non feinte. Ils avaient discuté un bon moment. Peut-être une vingtaine de minute, peut-être trente, mais ça lui avait semblé comme cinq tant il lui était facile de discuter avec elle et agréable. Pas une seule seconde il n'avait perdu son sourire ; sauf peut-être lorsque il avait regardé l'heure et qu'il lui était apparu qu'il allait être en retard pour l'émission matinale. Charlie s'était donc excusé et l'avait quittée sur un « Désolé, je suis en retard il faut que je vous laisse ! C'était vraiment plaisant de discuter », loin d'être maussade car, il en était certain, il se reverraient. Et le mercredi, à 6h50, la cafetière était réparée mais le sorcier était présent sur les lieux, assis à une table. Deux cafés noirs à leur nom attendaient déjà patiemment, et lorsque elle arriva il lui fit signe de directement le rejoindre, souriant et d'une humeur on ne peut plus gaie. Une fois encore, comme une sorte d'habitude qui s'était mis en place, ils s'étaient mis à spontanément converser de différents sujets. Charlie n'avait pas de mal à meubler la conversation, lui qui d'ordinaire était quelqu'un de plutôt introverti et qui se s'étendait pas dans des conversations sans fin ; il y avait tant de chose qu'il voulait savoir sur elle. Ce qui l'avait poussée à devenir professeur, à travailler à Atlantis, entre autre. Nombre de sujet qui l'intéressaient réellement. Aldabella avait absolument toute son attention, et il était impossible de le voir regarder autre chose lorsque elle parlait ; il buvait littéralement ses paroles.  

Le jour suivant fut similaire, à un point près. Aujourd'hui, c'était elle qui l'attendait avec un café, et cette attention l'avait fait largement sourire - comme si il ne souriait pas déjà assez en sa présence. De quoi devait-il avoir l'air ? Qu'importe. Tout était bien trop beau pour qu'il s'en soucie. Il était redevenu un ado, et lorsque il était avec elle c'est comme si ses soucis disparaissaient ; comme si, le temps d'un café, il n'y avait plus que deux individus à Atlantis, figés dans la jeunesse. Dans un moment parfait. Chaque jour son charme élégant agissait un peu plus sur le suisse.

* * *

Une fois encore il s'était rendu au café sur le coup des sept heures et encore une fois, il avait commandé la boisson de la jeune femme à l'avance. Cette petite routine lui plaisait bien. Elle apportait quelque chose de nouveau à sa vie ; un souffle frais qu'il savait être chanceux de posséder, car ce genre de rencontre ne se produisait que rarement dans une vie. Pas avec une telle intensité, pas avec une telle perfection et une telle pureté. Charlie aimait réellement passer du temps en sa compagnie, et même s'il ne s'agissait qu'une poignée de minutes par jour c'était suffisant pour le moment. Malgré tout, l'envie de l'inviter à se voir d'une autre manière le taraudait un peu plus à chaque fois, sans qu'il n'ose le faire par peur d'avoir l'air étouffant, même si, il le savait, il faudrait bien se lancer un jour ou l'autre. C'était peut-être beaucoup trop tôt pour le dire mais elle lui plaisait. Tant sa beauté que la personne qu'elle était, sans parler de ce rire dont il ne se lassait pas d'entendre les notes et qu'il avait volontairement provoqué toute la semaine. Ce rire qui allait de paire avec ce sourire à faire se damner un saint.

Oui, il était beaucoup trop tôt, mais il n'y avait qu'une manière d'être fixé ; l'inviter à sortir.

Le suisse se fraya un chemin à travers la foule après avoir récupéré leurs cafés et se posta à l'entrée pour attendre l'arrivée de son amie. Et, lorsque il l'aperçut, il leva les deux gobelets et lui offrit un délicat sourire, puis il attendit qu'elle le rejoigne « Salut. Tu savais qu'il y avait un sorcier Péruvien qui a magiquement modifié un caféier pour donner à son café beaucoup plus d'effet ? il lui tendit son gobelet La première fois qu'il a goûté au fruit de son travail il est resté une semaine sans dormir et s'est retrouvé plongé dans une paranoïa continue. Moi je dis que bien préparé ça pourrait être plutôt utile. » le sorcier afficha un doux rire « En tout cas le sommeil a l'air de te réussir. Je suis jaloux. Comment tu vas ? »
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Aldabella PrendergastProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: That's not my name | ft. Charlie Weiss   Sam 24 Fév - 23:03

That's not my name
Aldabella Prendergast & Charlie Weissj
E
t s’en découla ainsi une semaine entière de regards timides et coquets, d’échanges de moins en moins distants et de plus en plus cordiaux, de joues roses et de yeux pétillants. Une semaine entière de cafés partagés, de discussions animées, de sourires attirés. Si leur rencontre du lundi avait été hasardeuse, le reste de la semaine semblait plus que calculé. S’alternant les tournées de java, ils avaient su, au fil des matins pressés, en découvrir un peu plus sur la vie de l’autre. Elle, elle avait vaguement confié les raisons l’ayant poussée à devenir professeure, omettant avec soin de mentionner pourquoi elle auraitdevenir auror, pourquoi son choix de carrière semait la controverse au sein de sa famille -et des autres, par la même occasion. Avec passion, elle avait narré ses cours les plus stimulants, ses élèves les plus marquants. Véritable moulin à parole, dont le vent ne cessait de faire tourner la roue et couler les mots, elle papotait sur tout ce qui lui venait en tête, restant toutefois en surface sur les sujets trop intimes ; elle mentionna un frère, mais sans plus, des parents vivant loin, très loin, et un grand-père attentionné, mais sérieux. Au fil des mots, elle tissait un portrait faux et simple d’une famille pourtant si complexe, un noeud à l’estomac. Si chaque matin avait semblé plus léger et doux en compagnie de Charlie, certains sujets ne cesseraient de lui tordre la poitrine.

Lui, il avait parlé de sa radio et de sa musique. Accrochée à ses lèvres, Aldabella l’avait écouté décrire ses chroniques matinales, raconter des anecdotes cocasses sur son équipe, relater ses dernières découvertes musicales. Jamais la jeune femme n’aurait cru que la radio pouvait être si palpitante ! « Je n’écoute pas beaucoup la radio, avoua-t-elle, les yeux baissés vers la table. Là où je vie, les politiques sont assez… strictes, quant à l’utilisation d’objets moldus. Ma coloc’ m’assure toujours que c’est pas grave, que ces règles sont complètement idiotes et dépassées. N’empêche, je suis une énorme trouillarde face à l’autorité ! » Et il avait ri, de ce rire franc et envoûtant. Il lui avait assuré que ça ne faisait rien, au fond. Que son émission n’était probablement pas aussi palpitante qu’elle ne le semblait ; que sa passion enjolivait la réalité et qu’au fond, peut-être ses chroniques étaient-elles absolument vides de sens. Ainsi, lorsqu’ils se quittèrent, ce mardi matin, Aldabella fonça au magasin général le plus proche, se procura une radio bon marché et de petite taille, qu’elle traina avec elle à l’UPA. Seule dans son bureau, elle passa son avant-midi libre à apprécier la voix d’un Charlie passionné, et à découvrir toute l’étendue de sa chaîne.

Le lendemain, tout comme le surlendemain, les nouveaux amis s’attendaient à tour de rôle, profitant des précieuses minutes qui les rapprochaient un peu plus du coeur de l’autre. À maintes reprises, Aldabella avait voulu foncer et offrir à Charlie de se voir ailleurs que là, au coeur d’un café bondé. Mais, à maintes reprises, son courage avait été plus faible que son anxiété. Profondément blessée de sa première et unique relation, durement marquée par les amis qu’elle avait perdu sur le champ de bataille et toujours traumatisée de la disparition de ses parents, la jeune femme avait développé cette peur irrationnelle de s’attacher. Et bien que, pour l’instant, elle savait bien qu’il n’y avait rien à perdre, qu’aucune histoire n’était entamée, elle était terrorisée. Car si elle sentait depuis le début de cette semaine des ailes d’une liberté nouvelle la pousser loin, très loin de ses inquiétudes, elle savait très bien que la chute ne serait que plus douloureuse si elle ne freinait pas son rythme.

Ainsi, vendredi arriva sans que l’un ni l’autre n’ose faire un pas. Dans leurs yeux, on lisait cette envie incontenable de franchir le pas ; dans leurs yeux, ont lisait la terreur d’un rejet possible et appréhendé. Alors, à nouveau, ils échangèrent sur des sujets un peu banals, qui restaient tout de même plus intéressants que la majorité des conversations hypocrites qu’entretenait Aldabella avec ses collègues. Parler de météo avec Charlie était encore plus palpitant que de débattre sur la levée du Secret avec n’importe qui d’autre. Il avait cette façon unique d'enchaîner les phrases fluidement, avec un charisme naturel et un charme exceptionnel. Elle rigola face à ses plaisanteries, comme elle le faisait spontanément chaque matin. Mais elle devait bien s’avouer que, aussi incroyables pouvaient être leurs discussions ordinaires, elle commençait à espérer des échanges un peu plus profonds et personnels que des blagues sur le café. « Ça va pas trop mal, je dois dire. J’ai bien besoin de mon week-end, cela dit. Ma semaine a été chargée ! Entre les cours et les corrections, je n’sais plus où donner de la tête ! Et toi, dis moi, comment vas-tu ? »

Et ils échangèrent ainsi pour une bonne demi-heure au moins, avant que Charlie ne dut annoncer son départ pour le studio. Déçue, comme à chaque fois, Aldabella haussa les épaules et le remercia pour le café, un doux sourire aux lèvres, le regret dans les yeux. « Je te dis à lundi alors, je suppose ? » Et il acquiesça paisiblement, lui souhaitant une bonne journée. La mort dans l’âme, elle le regarda s’éloigner le coeur lourd, se maudissant de ne point avoir le courage de pousser la relation plus loin. La clochette de la porte qu’il ouvrit pour quitter le café avait retentit aussi bruyamment dans le crâne d’Aldabella qu’une vingtaine de cloches de cathédrale. Seule, au milieu de ce café bondé, elle avait l’air atrocement perdue. À travers la vitrine, elle voyait l’homme disparaître et son estomac se noua. Combien de temps continuerait-elle de passer à côté des bonnes choses de la vie, par simple craintes de les perdre ? Pour combien d’années encore vivrait-elle dans l’ombre d’elle-même, coincée entre les attentes de son grand-père et la peur idiote d’être blessée ? Certes, prendre le risque de sauter à pieds joints dans une situation aussi abstraite et éphémère que les relations humaines pouvait entraîner des douleurs insupportables ; mais prendre ce risque était aussi le seul chemin menant à un bonheur complet, et non qu’à une fausse représentation de la joie qu’elle avait peint aveuglement avec les années. Ainsi, en plein centre d’une foule pressée et animée, Aldabella réalisa pour la première fois de sa vie que ne pas être malheureuse ne signifiait pas non plus qu’elle était comblée. Il lui manquait quelque chose, un élément clé pour atteindre cette sensation que sa vie avait un but, que les jours ne s’enchainaient pas pour rien. Et cette raison, elle en était persuadée, était en train de traverser la rue pour se rendre au boulot.

« Charlie, marmonna-t-elle tout bas. Charlie ! Attend ! » Son gobelet à la main, elle poussa ceux qui se trouvaient sur son passage, maugréant quelques excuses automatiques au passage, et atteint la porte avec peine. D’une main, elle l’ouvrit à la volée et dévala les escaliers de béton. « Charlie ! fit-elle à nouveau. » Encore séparée par plusieurs mètres de lui, Aldabella se décida à commettre un acte qu’elle n’avait point fait depuis bien trop longtemps : courir. Le verre à la main, elle filait sur les trottoirs, évitant les piétons avec plus de chance que de précision. Dans sa main, le café commençait à s’échapper du contenant par le couvercle, aspergeant ses doigts frêles de son contenu brûlant. La jeune femme laissa échapper un juron, avant de simplement lancer « Fuck it ! » et de jeter son breuvage dans la poubelle de rue la plus près. Et à nouveau, elle fendit le vent de sa course effrénée, avant de finalement reconnaître la tête brune de Charlie, arrêté à un coin de rue.

« Charlie ! cria-t-elle hors d’haleine. Attend, s’il-te-plait ! » Et enfin, il se retourna. Soulagée et essoufflée, Aldabella relâcha les épaules et rejoint le jeune homme d’une marche rapide. « Par Merlin, j’suis pas du tout en forme ! J’dois… j’dois me remettre au sport. » Les paumes appuyées contre ses cuisses, la brune reprenait son souffle après ce sprint improvisé, puis, lentement, leva la tête vers Charlie. « Ce week-end… un ami à moi m’a invitée au pub. J’crois bien que c’est pour annoncer ses fiançailles… Ça te dirait de m’accompagner ? T’es pas obligé hein, ce sera rempli de gens de la ‘’haute société’’ et bla bla bla… Mais voilà, si t’as envie… voilà. »

Elle avait repris son souffle, à présent. Pourtant, son coeur battait encore plus fort que lors de sa course.

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MessageSujet: Re: That's not my name | ft. Charlie Weiss   Mer 16 Mai - 12:53


   
That's not my name
Aldabella & Charlie

   
« Magic tumbled from her pretty lips and when she spoke the language of the universe, the stars sighed in unison »
Dès lors qu'ils se retrouvaient c'était comme si le monde se peignait de couleurs inédites et intenses et qu'il s'emplissait d'odeurs marquante et des plus agréables ; jamais les fragrances âcres du café fraichement passé n'avait éveillé chez lui pareilles émotions, pareils associations, pas plus qu'un parfum ne l'avait autant envoûté que celui d'Aldabella, ni autant marqué. Ses sens étaient en éveil en sa présence, son cerveau galvanisé, vif, captivé. Chaque parole était bue comme un alcool des plus rare et des plus doux qui l'enivrait jusqu'à lui donner le sentiment d'être le seul seul homme vivant, le roi du monde, mais qui le rendait aussi tellement humble devant cette femme si forte et passionnée. Si magnifique. Si... Royale. L'admiration pouvait se lire au fond de ses yeux pâles, autant que dans ce sourire aux multiples expressions que l'on ne pouvait effacer, scellé dans sa joie et dans sa tendresse comme Excalibur à son rocher.

Au fil du temps les sujets de discussion s'étaient précisés, étaient devenus plus profonds, plus personnels. Il avait ainsi appris pour son frère, ses parents et son grand-père, et il avait été incapable de détacher son regard du sien tandis qu'elle lui narrait ses aventures en tant que professeur avec tellement de passion qu'il était impossible de ne pas vivre ses récits à travers ses mots. Lui, de son côté, avait parlé de son métier qui tenait plus de la passion, de sa famille qui se composait d'une soeur au fort caractère, d'une mère à la tendresse inégalée et d'un oncle ayant toujours fait office de père, de Grace et Matthew qui étaient comme sa soeur et son frère mais aussi de Jodie, sa nièce éloignée qu'il considérait maintenant un peu comme sa fille. Mais, si au fil des discussions c'est bien le bonheur d'en apprendre sur Aldabella et de partager lui aussi une partie de sa vie qui l'avait guidé, c'est comme une nostalgie teintée de quelque chose d'indescriptible qui transparut dans ses mots lorsque, au moment où la discussion s'était faite un peu plus sérieuse et profonde que dans la joie, il avait osé parler de son passé d'infirmier urgentiste.

Charlie en faisait plus que rarement mention, d'abord car il était bien trop modeste et timide pour accepter de passer pour un héros de tous les jours auprès de ses pairs, mais aussi car son passé - et les raisons pour lesquelles il avait changé de voie - était, encore et toujours, une plaie qu'il était difficile de refermer tant il en grattait régulièrement la croûte. Il lui avait raconté, à son tour, les patients qui l'avaient le plus marqué, et il lui avait parlé de toutes ces sensations qu'il avait ressentie ; la détresse, la peur, le stress parfois intense, mais aussi la compassion et la joie de voir une personne s'en aller des urgences avec de la gratitude et un bout de la passion et de la gentillesse qu'il mettait dans son travail. Parce que pour lui « Au-delà des soins apportés c'est un travail social, tu sais... Même s'il faut apprendre à se préserver, il faut aussi savoir éprouver de l'empathie et de la compassion ; il faut être la personne qui rassure le patient, une sorte de phare, de main tendue. Quelqu'un d'humain en qui il peut avoir confiance. Si tu n'es pas humain, alors tu as choisi la mauvaise voie. »

Le sorcier avait, contre les conseils de son cerveau, ouvert une partie de son coeur à celle qu'il était, au fil des jours, de plus en plus difficile de qualifier d'inconnue. Sa tête lui hurlait qu'il allait le regretter, et peut-être était-ce le cas, mais il lui avait été ce jour là impossible de réguler le flux de ses mots, quand bien même il savait que, tôt ou tard, il n'échapperait pas à une question à laquelle il ne voulait pas répondre, car ce jour-là, et surtout ce jour-là, une partie de ses faiblesses seraient dévoilées à sa nouvelle amie. Et pour l'ancien urgentiste, avoir une faiblesse était quelque chose de terrible. Il ne voulait pas tout briser en lui montrant qu'il avait été faillible. Mais, dans un moment d'allégresse et de confiance qu'il savait pouvoir accorder à Aldabella, le suisse s'était laissé aller et avait chassé ces pensées nocives. Quelque part il sentait qu'il pouvait se permettre de baisser sa garde, mais quelque part, il savait aussi que les risques étaient grands ; très grands. Mais si c'est la peur qui parlait, une autre partie de son conscient le poussait à prendre des risques. Parce qu'après tout, on ne rencontre une Aldabella qu'une seule fois dans sa vie.

Et s'il devait se planter lamentablement et voir ses espoirs brisés, c'est sans rancune pour la vie qu'il aurait ramassé les morceaux de sa confiance et léché ses plaies. Parce que pour une fois il ne se serait pas caché par peur de souffrir. Parce que pour une fois, c'est comme un homme qu'il aurait affronté la vie. Car, il le savait, il ne se serait jamais pardonné d'avoir une nouvelle fois laissé passer une opportunité, et il ne s'agissait pas de n'importe quelle opportunité.

Ainsi les jours s'étaient succédé et les deux amis avaient appris à se connaître avec une aisance et un naturel rare ; surtout pour lui qui n'avait jusque là que rarement pu s'ouvrir aussi vite à quelqu'un. Lui qui était d'un naturel introverti et timide, insécure. Aldabella avait su faire ressortir le bon en lui dès le premier échange de regard, et depuis c'est comme s'il n'avait plus envie de se passer de sa présence et de sa conversation ; comme si, en une semaine, elle avait prit une place toute particulière dans sa vie tant elle lui apportait et tant sa douceur ravivait la sienne.

Charlie se serait contenté de ça aussi longtemps qu'il le fallait, car pour lui sa rencontre avec Aldabella était un cadeau venu d'une puissance supérieure et leur amitié naissante quelque chose qui lui était donné, mais pas dû. Elle était bien trop parfaite, tout comme l'était Grace, et lui se sentait bien trop insignifiant pour oser penser qu'il était digne d'aspirer à plus que des discussions autours d'un café, et pourtant. Et pourtant, le vendredi venu, c'est gonflé de courage qu'il s'était présenté au café, emplis d'une force nouvelle qui cette fois n'allait pas l'abandonner ; il mettrait au placard ses doutes et se lancerait, au nom de toutes les opportunités ratées et regrettées, corps et âme dans ce qui pour lui était comme inconnu.

« Ça va pas trop mal, je dois dire. J’ai bien besoin de mon week-end, cela dit. Ma semaine a été chargée ! Entre les cours et les corrections, je n’sais plus où donner de la tête ! Et toi, dis moi, comment vas-tu ? » et il avait continué de sourire avec douceur, comme à chaque fois qu'il était en sa présence. « Il sera bientôt là, et tu l'as bien mérité ! Moi ça va aussi, un peu stressé je dois dire, j'essaye de trouver des nouveautés pour la radio. J'avais pensé à inviter une célébrité locale pour une interview mais... c'est encore au stade de la réflexion. »

Puis, lui ouvrant et lui tenant la porte, ils entrèrent tous deux dans la café et firent honneur à leur nouveau petit rituel matinal pour une demie heure fugace. Les minutes s'égrainaient à une vitesse folle tandis que les cafés étaient bus et que leurs regards avouaient silencieusement plus de chose que leurs bouches timides n'auraient pu le faire. On pouvait lire dans leurs yeux la même envie de ne pas se quitter pour deux jours, le même désir de... plus, sans qu'aucun d'eux ne fasse le premier pas. Et pourtant ce n'était pas faute d'essayer. Charlie luttait contre ses pensées qui le poussaient à faire preuve de courage et les assauts à la fois si tendre et si violent des yeux d'Aldabella. Encore et toujours, et alors que le temps filait bien trop vite, on pouvait y lire cette irrésistible envie de passer à une autre étape de leur relation, tout comme dans les siens, sans qu'elle n'ose dire quoi que ce soit, et sans qu'il n'ose lui non plus prendre les choses en main.

Et, finalement, l'heure fut venu pour lui de s'en aller, et c'est la déception qui transparut sur leurs visages. « Je te dis à lundi alors, je suppose ? » le sorcier hocha doucement la tête, le coeur serré dans sa poitrine et la colère montant en lui, avant de simplement souffler avec un doux sourire un peu triste et résigné. « A lundi oui. Passe un bon week-end Aldabella. »

Son nom avait été prononcé avec une douceur toute particulière et, surtout, presque désespérée et teintée de déception. Une douceur qu'il espérait qu'elle comprenne à défaut de pouvoir poser des mots sur ce qu'il ressentait et sur la difficulté qu'il avait à ne pas lui répondre qu'il voulait la voir demain, autant qu'il avait de la difficulté à le lui dire. Il lui sembla l'avoir regardée une dizaine de secondes avant de s'éloigner, de pousser la porte et de sortir du café. Abattu, il avait marché sans réellement décider d'où ses pas le menaient, comme un automatisme tandis que dans son esprit se jouaient des scènes où il n'était pas couard et où il ne reportait pas la discussion qu'ils auraient dû avoir au lundi, se battant avec des pensées pleine d'agacement.  « Charlie !... Charlie, attend s'il-te-plait ! »

Il s'arrêta net au coin de la rue, surpris d'avoir autant marché, et se retourna vers elle avec une lueur d'espoir candide dans le regard.  « Par Merlin, j’suis pas du tout en forme ! J’dois… j’dois me remettre au sport. » le suisse la regarda reprendre son souffle en riant doucement, aussi joyeux que s'il ne l'avait jamais quittée  « Ce week-end… un ami à moi m’a invitée au pub. J’crois bien que c’est pour annoncer ses fiançailles… Ça te dirait de m’accompagner ? T’es pas obligé hein, ce sera rempli de gens de la ‘’haute société’’ et bla bla bla… Mais voilà, si t’as envie… voilà. » sa bouche s'était entrouverte une seconde ou deux et s'était étirée en un sourire qu'il tentait de contenir, oubliant aussitôt les sentiments négatifs qu'il avait dû réprimer jusque là. Un peu gêné malgré tout devant son invitation il passa la main dans ses cheveux pour se donner contenance et regarda un peu autours de lui une seconde, avant de revenir à elle, rosissant un peu. « Euh... Oui ? Oui. Avec grand plaisir même ! C'est où, quel jour et à quelle heure ? Compte sur moi pour venir, je ne raterais cette soirée pour rien au monde ! »

Les deux amis discutèrent ainsi une petite minute de plus avant de se séparer de nouveau, mais cette fois Charlie n'avait plus la mort dans l'âme ; cette fois il débordait de joie, n'ayant qu'une hâte, retrouver Aldabella pour cette soirée. Et, l'après-midi venu, il avait écumé les magasins à la recherche DU costume parfait avec une réelle volonté de lui plaire et de lui faire honneur, pleins d'un espoir innocent de la revoir.
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