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 La peinture est une poésie muette ft. Kalis D.M Antoy
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Derek KnightSorcieravatarSorcier
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MessageSujet: La peinture est une poésie muette ft. Kalis D.M Antoy   Sam 20 Jan - 11:47


La peinture est une poésie muette
Derek & Kalis
Le bruit des bottes de Derek résonnait sur le pavé dans la lumière du matin, impétueuses, gouvernantes. La ville lui appartenait, c’était en tout cas son sentiment tandis qu’il marchait vers les tours dorées, le jeune peintre le suivant sans un bruit. Dans son esprit, la foule s’écartait sur son passage, les gens murmuraient des méfiances à son encontre, la vie de tous tournait autour de sa propre existence. Sa désillusion était forte, assurément, mais elle lui fournissait un aplomb et une aura charismatique indéniable. Lion impérial dans la cité de jour, ombre ténue la nuit. Derek et Sacramento.

Kalis ne se rendait probablement pas compte de ce qu’il faisait. Il acceptait de suivre, sans crainte, un inconnu jusqu’à son appartement, dans le prétexte d’une peinture : certes, l’américain ne comptait rien lui faire subir, mais un homme de peu de foi un tant soit peu intelligent aurait déjà ferré sa proie. Ses parents ne lui avaient-ils donc jamais appris de ne jamais suivre ainsi un étranger ? Car si Derek ne lui voulait aucun mal, il était dangereux, assurément. S’il venait à être un peu trop curieux… S’il tombait sur un papier oublié sur une table basse, sur un objet magique dangereux posé sur un manteau de cheminée… Ce serait la fin du jeune homme. Sacramento n’était pas connu pour faire preuve de miséricorde. Il frapperait, sans hésitation ni remords, d’un seul éclair vert, et un corps sans vie tomberait sans faire de bruit, le son absorbé par les tapis précieux qui jonchaient l’appartement du gentleman cambrioleur. Ce serait un gâchis, mais un gâchis nécessaire.

La ville haute semblait juger le reste de la cité, de toute sa hauteur. L’appartement qu’avait choisi Derek était à l’image de son propriétaire, à regarder les gens de haut, à faire miroiter des splendeurs cachées tout en conservant une esthétique polie et racée. Ce n’était pas les logements les plus luxueux de la ville, plutôt abrités dans les salines ou dans les demeures de l’abondance, mais cela avait été un choix de la part du voleur : il préférait l’esthétique aérienne de cet endroit, et de plus, il préférait qu’on ne se pose pas trop de questions quant à l’origine de sa fortune. Etre un philanthrope ne payait pas les factures, et il ne pouvait pas se risquer de dévoiler la nature véritable de son business.

Sa tour, fière, droite, n’attendait que son propriétaire, qui glissa la clef dans la serrure, et ouvrit la porte sur une habitation meublée avec goût. Le style était peut-être un peu désuet, rempli d’antiquités magiques et moldues, mais il en dégageait une atmosphère noble et raffinée. On pouvait voir un gigantesque piano dans un coin de la pièce, bien qu’il n’en jouait pas, et sur la cheminée étaient posés, sous verre, plusieurs manuscrits de grandes œuvres littéraires, des originaux, bien sûr. Sur les murs, des tableaux, partout, nombreux : les œuvres qu’il s’était fourni de manière légale, les plus précieuses se trouvant dans un entrepôt dans la Marina. On pouvait quand même voir dans les signatures des peintures des grands noms, du Monet, du Van Gogh, du Dali. Tout ça valait plusieurs millions, si on pouvait bien sûr mettre un nombre sur la qualité inestimable de ces œuvres d’art.

Derek enleva son manteau et le déposa sur la patère prévue à cet effet, sans s’occuper de Kalis. Il se versa un scotch, dont la carafe en cristal l’attendait sur un guéridon déposé non loin d’un gigantesque miroir, avant de s’asseoir sur une grande bergère en velours vert, à côté de la fenêtre d’où se dégageait une lumière pure, presque angélique. Si éloignée de la nature de ce qu’elle éclairait.

« -Vous pouvez vous installer là, jeune homme. », dit-il enfin à Kalis, les premiers mots qu’il lui disait depuis qu’ils avaient quittés la place du marché, tout en lui désignant un emplacement non loin de lui.

Il n’avait jamais réellement servi de modèle pour un peintre, bien qu’il y ait pensé plusieurs fois, et s’il n’était pas aussi fatigué, il aurait probablement dégusté le moment. Il ne savait pas si le peintre serait à la hauteur, il était si jeune, trop jeune. Il verrait bien. Il n’hésiterait pas à lui faire subir un courroux des plus terrifiants s’il ne satisfaisait pas son appétit insatiable pour le beau.

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Kalis D.M AntoyÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
MessageSujet: Re: La peinture est une poésie muette ft. Kalis D.M Antoy   Ven 26 Jan - 13:15

Silencieusement, Kalis suivait l'homme qui le précédait le long des routes en direction des tours dorées. Sur son passage, il semblait lui entendre des murmures, qui venaient de toutes parts et qui pour une raison qu'il ignorait, semblaient tourner autour de la personne de Derek. Discrètement, il observait le profil de son aîné qui marchait d'un pas assuré  devant lui. Aux premiers regards, il n'avait rien d'un homme exceptionnel, il semblait même émaner de lui un calme profond, beaucoup de force et une contenance intimidante. Seulement, Kalis savait détailler et apercevoir même le plus petit des détails. Il ne connaissait rien de Derek, ni même de la personne qu'il était ou de ce qu'il faisait, mais il sentait que quelque chose clochait chez cet homme et il n'arrivait pas à savoir si c'était positif ou négatif. Et dans ces cas là, il préférait se méfier.

D'ailleurs c'est ce qu'il faisait depuis le début; mais maintenant qu'il se rendait compte qu'il était en train de suivre un inconnu dans la rue, pinceau à la main, matériel sous le bras; autant dire que sa barrière s'était renforcée. Crispant la mâchoire, son esprit se mit à s'imaginer tout un tas de scénarios plus tordus les uns que les autres. Et si en réalité, l'homme ne souhaitait rien d'autre que lui faire du mal ? Il n'avait pas peur, non; et quand bien même si c'était le cas, il savait se gérer, ne pas perdre pied, garder son sang froid. Quand enfin ils pénétrèrent dans la demeure, Kalis leva les yeux. Jamais il n'avait vu un endroit aussi beau ; malgré le fait qu'il vivait lui aussi dans des conditions et une maison des plus modestes. Il aimait peindre mais il était vrai qu'il ne s'était jamais réellement intéressé tant que ça au travail des autres. Mais devant lui se tenaient de véritable chefs-d'oeuvre; et ce qui l'interpella le plus furent les livres, posés sur la cheminée comme des pièces précieuses et unique.

D'abord, il observa minutieusement le travail effectué sur chacun des tableaux, qui portaient parfois la même signature. Les coups de pinceaux, et le reflet de la lumière extérieure qui éclairait chaque détails de la peinture lui démontrèrent qu'il s'agissait d'originaux. Cet homme devait être vraiment riche ; et il était rare, même impossible de deviner qu'il pouvait encore exister des sorciers amateurs de peinture moldue. Beaucoup trop absorbé par ses contemplations, il ne s'occupait guère de l'homme qui s'était déjà servi à boire, et avait prit place à la Lumière en attendant qu'il s'installe à son tour. Sa voix fut comme une piqûre et il se retourna subitement vers lui.

Oh. Oui bien sûr.

Tandis qu'il s'avançait et commençait à installer son matériel,  il ne pouvait s'empêcher de garder ses yeux fixés sur Derek. Plus les secondes passaient, plus il trouvait étrange de se retrouver avec un homme comme lui. Avant tout, il espérait être à la hauteur ; parce que face à un amateur d'art, il n'y aurait pas pire humiliation que de lui présenter un travail qui ne le satisfaisait pas. Il ne se désistait cependant jamais face à un défi et prenait cela comme une opportunité afin de s'améliorer.

Ou avez vous eu toutes ces oeuvres ? Ce sont des originaux, à moins que je ne me trompe.  

Il prit place sur son tabouret, les coudes sur les genoux, le menton au creux de ses mains. Maintenant que Derek se trouvait à la Lumière, et qu'un calme pesant régnait autour d'eux, il allait être plus simple de communiquer. Et ainsi installé comme ça, Kalis le trouvait d'autant plus intéressant à dessiner. L'homme paraissait plus grand encore, plus robuste, plus imposant. Il avait quelque chose que les autres modèles, malgré qu'ils aient été en sous nombre, qu'ils n'avaient jamais eu. Mais il ne savait pas quoi.

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Kalis Dylann Max Antoy
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MessageSujet: Re: La peinture est une poésie muette ft. Kalis D.M Antoy   Mar 30 Jan - 10:16


La peinture est une poésie muette
Derek & Kalis
Evidemment que le gamin est impressionné, pensa Derek, goguenard. Qui ne le serait pas devant des œuvres de cette qualité, devant ces coups de pinceaux précis, déposés délicatement sur leurs canevas par les plus grands ? Certes, les noms signés aux coins des peintures étaient impressionnants, mais le savoir faire l’était bien plus, pour qui avait un œil pour l’art pictural. Et Kalis, au milieu de ces tableaux de génie, avec son chevalet dans la main et son sac contenant son équipement de l’autre, semblait si frêle, si minuscule : pourtant, on pouvait sentir quelque chose en lui. La flamme ardente de la jeunesse et de l’ambition, comme s’il voulait s’apprêter à conquérir le monde. Derek ne savait pas s’il réussirait, car après tout, il était difficile pour lui de juger son génie après un simple coup d’œil sur une esquisse, et même s’il était véritablement doué, il aurait besoin d’énormément de chance pour être reconnu. Après tout, Van Gogh n’avait connu le succès qu’après sa mort, et c’était le cas d’énormément d’artistes…

De toute façon, il n’était jamais évident pour Derek de reconnaître les qualités des autres. Il se pensait tellement au dessus de la populace, lui l’esprit criminel si raffiné, lui le roi des voleurs et l’empereur de la cambriole, que n’importe qui lui semblait un manant, un moins que rien, comparé à son intelligence supérieure. Il n’était pas un artiste, loin de là, et ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine jalousie devant le talent créatif qu’arrivait à exprimer les peintres, mais jamais il ne l’aurait avoué, même pas à lui-même. Il se complaisait à penser qu’il était né sur cette terre en tant que généreux bienfaiteur des arts, et que ce titre était même plus important que les barbouilleurs eux-mêmes, qui se tâchaient les mains avec leurs acryliques et leurs pastels. Et les yeux fixés sur lui, ce regard quelque peu éberlué de Kalis, ne faisait que le conforter, encore une fois, dans l’idée qu’il était supérieur en tout point. Il ne pensait pas au décorum impressionnant, même à la situation totalement surréaliste. Il ne pouvait être que la source d’une admiration sans borne et éternelle, n’est-ce pas ?

L’américain reprit une gorgée du breuvage ambré, distillant la saveur complexe sous sa langue alors que le jeune homme s’installait tranquillement. Il était fatigué. En tout cas, son corps l’était, à cause du manque de sommeil et de l’adrénaline qui avait cessé de courir dans ses veines : son esprit, comme d’habitude, tournait à pleine allure. Derek pouffa en entendant la question qu’on lui posait. La réponse n’était-elle pas évidente ?

« -De ventes de musée, de charité, de collectionneurs privés… Tout est possible, tant qu’on est prêt à mettre le prix. Certains dépensent des sommes extravagantes dans des voyages, des manoirs… Je préfère investir dans le beau. C’est bien plus noble, selon moi.

C’était vrai. Toutes les peintures présentes dans la pièce avaient été achetées en toute légalité, aux quatre coins du monde, pour des millions de livres : car Derek n’avait pas de scrupule à dépenser son argent. Il se fichait d’amasser encore et encore des richesses sans but, et ne comprenait pas ces businessmen qui ne tiraient du plaisir qu’à voir de plus en plus de zéros à la fin de leur compte en banque. Mais ce n’était pas les seules peintures qu’il possédait, loin de là. Il aurait été impossible de se procurer certaines de ses œuvres préférées par des moyens légaux, et lorsque Derek voulait quelque chose, il l’obtenait. C’était la règle, une constante de vie.

Kalis commença à se mettre au travail, et sans vraiment s’en rendre compte, le criminel s’immobilisa, dans une posture à la fois décontractée et figée. Comme s’il avait fait ça toute sa vie. Après tout, il aspirait à atteindre la postérité, et savoir poser faisait partie intégrante de la célébrité, pas étonnant donc, qu’il soit instinctivement doué. Seule sa main bougeait, de temps en temps, pour boire son verre, mais son expression, les angles restaient les même.

-Dites moi jeune homme, à part peindre dans la rue et chez de parfaits inconnus… Vous étudiez cet art, ici, à Atlantis ? A ma connaissance, l’UPA n’offre pas de programme artistique.»

Il avait posé sa question dans un souffle, et seules les commissures de ses lèvres avaient tressaillies. Cette demande était légitime : on pouvait penser qu’un aspirant peintre essayerait d’étudier, au maximum, son art. Derek se souvenait avoir un jour discuté avec le directeur des Beaux-Arts de Paris sur la question : certes, il y avait des talents évidents, qui comprenaient les perspectives et les formes instinctivement, sans formation aucune, mais ils se comptaient sur le doigt d’une main, sur des millions de peintres. La plupart des véritables artistes ne naissaient pas, ils étaient créés. Après des heures de travail et des litres de sueur versés.  

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