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 We'll go down in history ft. Mia Robbins
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Jonathan RowleProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: We'll go down in history ft. Mia Robbins   Mer 17 Jan - 15:34


We'll go down in history
John & Mia
Il avait plu, ce jour là, et alors que je m’engouffrais dans le hall de la résidence, j’égouttais mon parapluie en pestant contre les éléments. Après une journée de cours assez intense (j’avais commencé à aborder, avec mes étudiants, les différentes techniques de duels magiques, et je revenais de ces séances totalement épuisé, au grand désespoir d’Annie), je n’aspirais qu’à une chose, c’était de me caler dans mon fauteuil, une tasse de thé à la main et un bon livre dans l’autre. Bien sûr, lorsqu’on doit s’occuper d’une petite fille de 8 ans qui n’aime rien de plus que de sauter partout tel un criquet des champs, ce n’est pas vraiment possible, et, bien que j’adorais ma nièce, j’aurai aimé pouvoir passer une soirée tranquille. Un soupir. J’étais devenu père par obligation, et je ne savais toujours pas si j’étais réellement fait pour ça : et ce n’était pas ma quiétude perdue qui me gênait, mais bel et bien l’idée d’irrémédiablement gâcher la vie d’Annie en ne faisant pas un bon job de parent. Car malgré les tonnes d’écrits existants sur le sujet, et tous les conseils qu’on avait pu me donner, il y avait une grande différence entre la théorie et la pratique, et je n’avais aucun moyen de savoir si je ne ruinais pas le futur de ma nièce en prenant de mauvaises décisions concernant son éducation. C’était un peu la même chose avec mon métier de professeur, au final : comment savoir si j’étais sur la bonne voie avec mes étudiants ? Si je n’allais pas lâcher dans la nature des futurs Auror à qui je n’aurai pas donné les bonnes clefs pour se débrouiller sur le terrain ? Comme d’habitude depuis la fin de la guerre, je ne cessais de me remettre en question. Je n’étais pas comme ça, avant. Je savais ce que je faisais, où j’allais. Cette fichu guerre avait changé tous ses soldats, en bien comme en mal.

Je prenais quelques instants pour relever mon courrier. Depuis que j’avais emménagé à Atlantis, j’avais du dresser mon hibou Thésée pour qu’il dépose mes lettres directement dans la boite prévue à cet effet, un des multiples petits changements que la vie dans cette ville mixte avait pu avoir pour moi et Annie, élevés dans la plus grande tradition sang-pur (et c’était probablement plus difficile pour moi de m’y faire, après tout, le cerveau des enfants fonctionnaient comme une éponge). J’ouvrais délicatement la boite en passant ma clef dans la serrure, avant de jeter nonchalamment les pubs d’assurance anti-transplanage et de réparation de balais dans la poubelle prévu à cet effet, en faisant bien attention à ne pas se débarrasser de courrier important dans le même temps. A peu près au même moment, une personne pénétra dans la résidence, mais je n’y prêtai pas vraiment attention, occupé que j’étais à trier le spam de mes lettres. Je la saluais néanmoins, afin de ne pas passer pour un rustre auprès de mon voisinage, sans vraiment la regarder, d’un simple bonjour et d’un petit hochement de la tête. Du coin de l’œil, je captais une chevelure blonde, courte. La même que celle d’une personne de mon passé, un lointain souvenir, presque un fantôme : mais aussi la même que celle des milliers d’autres femmes à Atlantis, je ne relevais donc pas vraiment l’information, notant dans un coin de ma tête ce fait sans relier les points entre eux.

Je refermais ma boite aux lettres d’un geste vif. Je ne devais pas trop tarder, Poppy attendait mon arrivée pour pouvoir partir profiter de sa soirée, après avoir été allée chercher Annie à l’école et s’en être occupée tandis que j’étais encore en train de m’occuper de mes étudiants. Toujours plongé dans mes pensées, je m’engouffrais dans la porte que m’ouvrait généreusement ma voisine pour pouvoir quitter le hall d’entrée et monter l’escalier, et alors que je m’apprêtais à la remercier, ses yeux se figèrent dans les miens. C’était elle.

Rémora. Depuis quand ne l’avais-je pas vu ? Probablement depuis la bataille finale. Depuis… Thorfinn. Rien que de la voir, je pouvais sentir les souvenirs affluer dans ma tête, même, dans mon corps, et je serrais presque instinctivement ma baguette dans ma poche, comme si je retrouvais les instincts d’Auror que j’avais quelque peu perdu en quittant le bureau. Rémora. Elle était si jeune quand nous nous étions quittés, il n’y avait de cela pas si longtemps, mais cela semblait être une vie entière : elle avait changé, grandit. Seulement 2 ans s’était passés pourtant. Mais j’avais probablement un air totalement différent aussi, plus fatigué, plus rompu par la vie. Annie me disait parfois que les médicaments que je prenais pour soigner mon stress post-traumatique me donnaient l’air d’un zombie, mais c’était la seule chose qui me permettait de me lever le matin, la plupart du temps. Rémora. Celle qui avait été la plus fidèle alliée du Requin que j’avais été, du Requin que je n’étais plus. Avec qui j’avais sauvé quantités de vies moldus et de sorcières, dans des missions toujours dangereuses, difficiles, mortelles. Rémora. Qui avait été un peu de lumière dans une période si sombre. Que j’avais considéré comme ma fille, par bien des aspects, pour qui j’avais crains pour la vie bien des fois, que j’avais protégé, qui m’avait protégé en retour, une des seules personnes en qui j’avais véritablement confiance durant cette période où seule la prudence était de mise face aux nouvelles rencontres. Rémora.

Ma vue devint floue. Etait-ce un rêve ? Est-ce qu’elle était bien là ou n’était-ce qu’une hallucination formé par ma prise de médicaments ? Après tout, cela pouvait faire partie des effets secondaires. Et pourtant, quelqu’un avait bien ouvert la porte… Quelqu’un me regardait bien avec des grands yeux écarquillés… Ce quelqu’un, c’était forcément elle. Il n’y avait pas de doute possible.

« -Ré… Rémora ? C’est toi ? »

Il fallait que je sois sûr, et j’espérais que le silence ne répondrait pas à la question de ma voix tremblante, incrédule. J’oubliais le monde extérieur, ma nièce qui m’attendait, même cette position un peu inconfortable que nous avions, coincés dans l’embrasure de la porte. Comme si nous étions dans une bulle : nous deux, avec seulement nos souvenirs. Des souvenirs certes tragiques, mais qui nous avaient construits en tant que personnes.

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MessageSujet: Re: We'll go down in history ft. Mia Robbins   Sam 20 Jan - 20:24


WE'LL GO DOWN IN HISTORY
Feat John
Les jours pluvieux plaisaient à Mia, ça lui rappelait à quel point la nature se renouvelait sans cesse. Les pas se succédant, elle venait de quitter la boutique familiale du chemin de traverse pour rentrer chez elle à Atlantis. Elle portait une paire de bottes en caoutchouc et un imperméable doté d'une capuche qui la protégeait des intempéries. Le trajet fut assez court et elle arriva en douceurs sur le parvis d'Atlantis qui lui aussi ruisselait sous la pluie. Mia avait passé une journée plutôt agréable dans l'ensemble, sa mâtiné à l'université l'avait stimulé intellectuellement tandis que son après-midi plus porté sur la pratique lui permettait d'imaginer toutes sortes de nouveautés et de concepts pour ses prochaines créations.

Elle préféra faire une balade à pied plutôt que son balai pour rentrer dans vers sa résidence qui se trouvait au centre ville. Tout en marchant, Mia regarda les passants et les lumières de la ville briller et se refléter dans des flaques d'eau éparpillées un peu ici et là. Cette vie cosmopolite lui plaisait, elle avait toujours été pour l'égalité des sangs dans le monde et s'amusait parfois à imaginer de quelle manière les moldus construisait mécaniquement les tramways qui parcouraient la ville. Proche de la résidence, elle senti quelques gouttes de pluie ruisseler sur ses joues quand elle décida d'ôter sa capuche cirée. Elle tapa des pieds et essuya les semelles de ses bottes sur le paillasson qui se trouvait à l'entrée. Elle passa la première porte et vit un homme de dos relevant son courrier, elle ne l'avait jamais croisé avant encore mais sa silhouette mince et grande lui rappelait un homme qu'elle connaissait, qui lui manquait ... Elle le salua et passa devant lui d'abord sans le regarder, elle ne voulait pas se tromper une fois de plus, prendre un inconnu pour John lui était très pénible tant elle s'était attaché à ce véritable héro.

Elle s'avança vers la deuxième porte qui donnait accès aux appartements et là déverrouilla à l'aide d'un code électronique. Le cliquetis résonna et elle tira la porte vers elle, elle s’immobilisa et se tourna finalement par politesse vers son voisin pour lui tenir la porte. Ce qu'elle vit lui coupa le souffle, tout se passa en quelques secondes et pourtant Mia voyait ça comme si elle croyait rêver, comme si l'homme qui venait de la frôler marchait au ralentit. Ses grands yeux verts s'étaient d'abord posés sur le visage puis sur les yeux de son ancien mentor, de son ami, de celui qu'elle considérait comme son second père ... Elle déglutis et sentit son cœur s'emballer, la bouche entrouverte elle n'avait pas les mots face à cette situation qu'elle s'était tant de fois imaginé. Requin avait tant fait pour elle, que serait-elle devenue sans lui ? Que serait-il devenu sans elle ? Elle lui devait la vie et les conseils, les mots et les rires apaisants au milieu d'une guerre qui faisait rage. Il avait été d'abord son mentor, supportant sa bonne volonté et domptant la fougue de sa jeunesse. Il était devenu un ami, un grand ami a qui elle pouvait confier sa vie les yeux fermés. Comme un père, elle aurait même donné sa vie pour le protéger s'il le fallait.

Quand John l'appela par son surnom, les larmes lui montèrent aux yeux et coulèrent le long de ses joues en se mêlant au gouttes de pluies qui avaient déjà tracés quelques sillons. Elle resta muette et s'approcha de lui puis le serra contre elle en laissant le rabat de la porte les pousser légèrement vers les marches. Elle n'avait eu aucune nouvelles de lui depuis la fin de la guerre, elle ne savait même pas s'il était en vie, si il avait été grièvement blessé, rien. Ils s'étaient séparés à un moment en prenant une direction opposés lors de la bataille finale pour pouvoir aider leurs alliés et ne s'était plus revu depuis. "Requin ... C'est moi ..." Elle avait enfouit sa tête contre son torse et pleurait à chaudes larmes. "DEUX ANS, deux ans que je pense à toi ... !" Son nez la picota et elle renifla une fois "J'ai eu tellement, TELLEMENT peur pour toi !" elle recula son visage désormais déformé par une expression de tristesse mais d'extrême soulagement à la fois c'était difficile à décrire. Elle le contempla alors et essuya ses larmes d'un revers des deux mains. Elle se recula et respira profondément alors que des larmes bordaient toujours le coin interne de ses yeux.

"Dieu merci" finit-elle par dire. Mia était d'une nature extrêmement émotive et ne pouvait pas contenir tout ces sentiments de bonheur et de soulagement qui l'envahir à présent. Elle lui sourit de toutes ses dents et finit par lui demander "Ne...ne me dis pas que tu vis ici ?"

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Jonathan RowleProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: We'll go down in history ft. Mia Robbins   Lun 22 Jan - 11:30


We'll go down in history
John & Mia
Son étreinte déclencha des émotions que je n’aurai pas soupçonnées en moi : parce que Mia appartenait à une époque que j’essayais d’oublier, tant elle m’avait détruit, mais elle ne m’avait pas apporté, en réalité, que ces souvenirs atroces qui ne cessaient de repasser en boucle dans ma tête. Au milieu du chaos et de la mort, j’avais vu des gens s’entraider dans l’adversité la plus insupportable, des familles se former et s’aimer malgré la menace constante de la guerre, des tableaux qui pouvaient sembler banals pour ceux n’ayant jamais vécu un conflit aussi sombre, mais qui m’avaient fait continuer à avancer. Rémora avait fait partie de ces petites notes d’espoir dans l’obscurité. Mieux, une lumière vive de positivité.

Ses bras serrés contre mon corps maigre, sa tête reposant sur mon pull, je ne pouvais m’empêcher de lui caresser doucement les cheveux, dans un geste doux et paternel. L’étonnement était passé, ne restait plus qu’une profonde émotion de la revoir, de savoir qu’elle était vivante et en bonne santé. Car si je n’avais pas vraiment su me reconstruire après la bataille finale, à cause de mes trop vieux os et ces satanés flashs qui me revenaient sans cesse à la mémoire, je préférais cent fois souffrir plutôt que de penser une seule seconde qu’elle aurait pu se retrouver dans la même situation que moi. Brisé, l’ombre de celui que j’avais été.  Elle pleurait, mais je savais que ses larmes étaient les même que celles qui menaçaient, elles aussi, de couler sur mes joues : des synonymes de bonheur de retrouver quelqu’un qui avait tant compté pour moi.

« -Hey là, petite… Pleure pas pour un vieux croûton comme moi, j’en vaux pas la peine.

Et c’était purement ironique, vu que ça y est, je pouvais sentir un liquide glisser sur mon visage. Je ne me rappelais même plus de la dernière fois que j’avais pleuré, moi qui avais essayé de bloquer toute émotion depuis que j’avais froidement tué mon propre frère : la colère, la frustration, même la peur, je les avais expérimentés plusieurs fois durant ces deux longues années, mais je ne savais même pas expliquer ce que je ressentais, présentement. Du soulagement, de la joie, oui, et une part assez importante de nostalgie. Tout se mélangeait pour former une boule, qui reposait bien au chaud dans mes entrailles. Lorsqu’elle se recula de notre étreinte, je la regardais avec attention. Je l’avais rencontré alors qu’elle n’avait que 20 ans, une enfant qui avait du grandir trop vite à cause de la guerre, et qui était maintenant une femme… C’était un peu étrange, pour moi, comme si elle n’était plus vraiment celle que j’avais connue. Je savais que la sensation serait passagère, néanmoins. Avec ma main, j’essuyais ses larmes, d’un geste affectueux.

-J’ai essayé de voir si ton nom figurait sur la liste des victimes de la bataille… J’ai été soulagé de voir que ce n’était pas le cas, mais c’était tellement le chaos, il y avait toujours une petite voix dans ma tête qui me disait qu’une erreur avait pu être commise…

On sentait la douleur dans ma voix. Car ça avait été ça le pire, au final : de ne pas savoir. Je n’avais pas pu faire un deuil qui n’avait pas lieu d’être sans corps, et je n’avais pas pu la retrouver. Mais après tout… Je n’avais que moi à blâmer. Avec mes connexions au Ministère et au Bureau des Aurors, je ne doutais pas que j’aurai pu réussir à la retrouver. Mais j’avais voulu couper les ponts avec tout le monde, oublier mon ancienne vie pour en recommencer une ancienne, malgré les avertissements de mes psychomages qui m’avaient assurés que cela n’améliorerait en rien ma condition, bien au contraire. J’avais tellement honte de ce que j’étais devenu. Dans mon esprit, je me disais qu’il valait mieux qu’elle ne me voie pas dans l’état désastreux dans lequel je me trouvais, mais rien qu’à la voir, maintenant, je comprenais que je m’étais trompé. Elle avait été trop importante pour moi, pour que je puisse l’effacer d’un revers de la main.

-Tant de temps à passer, tant de choses ont changées… C’est fou de se retrouver comme ça, par hasard.

Je connaissais parfaitement sa nature de Legilimens (pour l’avoir expérimenté de bien nombreuses fois), et savais qu’elle était très sensible aux émotions des autres, mais je ne pouvais m’empêcher de ressentir un profond bouleversement, à la voir ainsi devant moi. Il nous fallait rattraper le temps perdu par ma propre bêtise, car maintenant qu’elle était de retour dans ma vie, je ne comptais pas me défiler. Renouer cette amitié me semblait des plus important.

-Oui, j’ai emménagé il y a quelques mois à peine… Je suis professeur à l’UPA depuis la rentrée. Je me doute que tu dois aussi avoir des milliers de nouvelles choses à me raconter. Tu veux monter chez moi ? Je dois libérer ma babysitter.

Probablement qu’avec ces mots, Mia croirait que j’étais devenu père. Et il était probablement très étonnant, pour elle qui ne m'avait connu qu'en tant qu'Auror, de savoir que j'avais quitté le Bureau. Comment lui expliquer ma situation ? Comment avouer mon crime à celle qui avait été ma compagne d’arme durant des années ? Moi le fratricide, qui me retrouvait à contempler chaque matin la portée de mon geste dans les yeux d’Annie ? Mais je n’étais pas du genre à fuir face à la vérité. Elle apprendrait tout cela en temps voulu.

-Il faut rattraper le temps perdu. Deux ans, c’est long… Surtout deux ans d’après-guerre. Je me demande comment est la Rémora de 25 ans. »

Je ponctuai ma dernière phrase d’un sourire, le premier depuis nos retrouvailles. Plus de larmes, plus de choc, juste une profonde joie s’extirpait de mon corps alors que, longtemps, j’avais cru ne plus jamais pouvoir ressentir autre chose que du regret et le chagrin.  

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MessageSujet: Re: We'll go down in history ft. Mia Robbins   Lun 5 Fév - 13:44


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Feat John
Comment imaginer une seconde que Mia allait tomber nez à nez avec Jon ? Avec son Requin. C'était inimaginable ... « -Hey là, petite… Pleure pas pour un vieux croûton comme moi, j’en vaux pas la peine. » Oh que si ça en vallait la peine, après tout ce qu'il avait fait pour elle c'était tout bonnement normal de pleurer pour un être cher. Mia observait le visage de Jonathan, il n'avait presque pas changé, seuls des traits fatigués étaient venu marquer son faciès. Celui de Mia en revanche venait de changer tout en douceur, l'ébauche de ce sourire réconforté venait d’apparaître et se complaisait lorsque Jonathan vint essuyer les larmes de la blonde d'un geste de la main. -J’ai essayé de voir si ton nom figurait sur la liste des victimes de la bataille… J’ai été soulagé de voir que ce n’était pas le cas, mais c’était tellement le chaos, il y avait toujours une petite voix dans ma tête qui me disait qu’une erreur avait pu être commise…  » Elle hocha de la tête en signe de compréhension, elle lui répondit sur la même tonalité.  « C'est pareil pour moi, j'ai vu la liste et j'ai essayé de voir si ton nom y figurait et j'ai été soulagé de constater que ni ton nom, ni celui de Léandre y figurait. Ne pas avoir de tes nouvelles ne m'a pas rassuré pour autant tu sais ... Je t'ai souvent confondu avec des inconnus dans la rue de dos. A vrai dire, sans adresse, je ne savais pas comment te parler et je ne savais même pas si tu avait un téléphone portable. »

C'est vrai que les derniers événements qui se sont passés lors de la bataille finale à complètement échappé à Requin puisqu'il avait quitté sa coéquipière pour aller porter main forte à certaines personnes lors de la bataille, il en était de même pour Mia qui avait sauvé la vie de Léandre ce jour-là. C'était sans doute un beau geste, mais c'était un simple renvoi de balle pour lui qui en avait fait tout autant une fois pendant la guerre en sauvant Mia d'une attaque surprise. Une fois de plus elle hocha la tête et lui dit « Oui je n'arrive pas à y croire, cela semble tellement irréel ...   » Peut être que Mia s'était endormis quelque part sur une place publique ? On aurait probablement pitié d'elle si c'tait vrai. Mais enfin tout cela semblait être réel et pourtant tout droit sorti du rêve qu'elle avait fait il y a un mois de cela.  « - Oui, j’ai emménagé il y a quelques mois à peine… Je suis professeur à l’UPA depuis la rentrée. Je me doute que tu dois aussi avoir des milliers de nouvelles choses à me raconter. Tu veux monter chez moi ? Je dois libérer ma babysitter. » Proffesseur à l'IU.A ? Mais jusqu’où les coïncidences et le destin les avaient ils séparés ? Et pourquoi avoir quitté son bureau ? Et qu'est ce qu'il venait de dire ? Prise de court Mia ouvrit la bouche tout en se posant toutes ces questions à la fois et voulu dire quelque chose quand il coupa court avec sa dernière phrase. Mia rentra dans le couloir et alluma la lumière tout en réfléchissant.

Elle se tourna vers lui et lui dit  « Bien sur on peut monter chez toi. Mais attends tu viens de dire quoi là ? T'es professeur à l'UPA et t'as une baby-sitter ? Mais enfin. Mais comment ? » Elle commença à monter les escaliers incrédule, ignorant même à quel étage vivait son proche, c'était machinale, son esprit connaissait à présent tellement bien le chemin à suivre qu'il la guidait presque toute seule. Elle se tourna vers lui et compris qu'il c'était passé d'incroyables changements dans sa vie, elle avait envie de tout savoir c'est vrai. Elle se contenta de se calmer un peu et de redescendre sur terre. Après tout, elle le connaissait, il répondrait certainement à toutes les questions qu'elle lui posera et inversement quand ils seront installés chez lui. « Et bin ... Il a du s'en passer des choses pour que ta vie change à ce point. J'ai envie de te poser un millier de questions mais pas ici. L'endroit n'est pas très discret. » Était-ce un reflex ? Depuis la guerre, Mia elle aussi avait beaucoup changé et son côté tête brûlé avait été remplacé par quelqu'un de plus mur et de plus précautionneux. Elle monta les marches en compagnie de Requin et le laissa ouvrir la marche jusqu’à la porte de son appartement.


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MessageSujet: Re: We'll go down in history ft. Mia Robbins   Mer 7 Fév - 20:16


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John & Mia
Je fus surpris de l’entendre parler de Léandre. Certes, il avait participé au conflit, mais n’avait (en tout cas, pas à ma connaissance) pas fait partie de l’Ordre, et je n’avais aucune idée du lien qui associait Rémora et mon ancien élève. A moins bien sûr qu’elle ne fasse référence à un autre Léandre, mais non seulement ce nom était bien peu courant, mais je n’arrêtais pas de l’entendre sur toutes les bouches, depuis mon arrivée à Atlantis (et même à l’autre bout du pays, dans une situation aussi aléatoire que d’être offert en offrande à des vampires près de Tchernobyl) : on comprenait sans mal qu’il était devenu un véritable notable au sein de la ville. Ce n’était pas vraiment étonnant de la part d’un Rosier, après tout. Mais ce n’était pas ce que je retenais vraiment, de toute façon, ce n’était pas le plus important. Nous nous étions retrouvés, Mia et moi, c’était tout ce qui habitait mon esprit. Cela ne faisait pas tant de temps que ça, mais tant de choses s’étaient passées que j’avais l’impression que plusieurs décennies s’étaient écoulées. J’avais oublié à quel point elle était frêle, à quel point elle portait ses émotions sur ses manches : quand on savait tous les actes héroïques qu’elle avait accompli, il était parfois difficile à croire qu’ils avaient été effectués par un si petit bout de femme.

J’esquissais un sourire. Ces retrouvailles étaient beaucoup trop mélodramatiques à mon goût, même si c’était compréhensible. Nous devrions être heureux de nous retrouver, plutôt que de pleurer dans les bras l’un de l’autre. Ce moment était joyeux, ces larmes aussi.

« -Moi, avoir un téléphone portable ? Je suis beaucoup trop vieux pour ce genre de choses, Rémora.

Et ce qui était le plus drôle, ce que savait parfaitement la jeune femme, c’était que c’était ce que je disais toujours. Même plus jeune, j’avais toujours été "trop vieux pour ces conneries". Une de mes anciennes élèves avait tendance à me comparer avec un personnage d’un film moldu, qui s’appelait "L’Arme Fatale" et dont c’était, apparemment, la catchphrase, mais je n’avais jamais compris la référence. En tout cas, pour ce qui était du téléphone, moi qui avait été élevé en tant que Sang-Pur, et qui, de toute façon, n’avait pas un sou à dépenser dans un appareil technologique de la sorte, n’en aurait probablement jamais.

Mia se montra incrédule face à mes révélations, et c’était normal. Depuis la fin de la guerre, ma vie avait bien changé. Je ne savais pas ce qu’elle faisait à Atlantis, mais probablement qu’elle continuait à travailler avec sa famille : peut-être qu’elle étudiait à côté, qui sait. Tout comme moi, c’était une ancienne Serdaigle, et je l’imaginais sans mal avoir commencé des études dans un domaine un peu pointu. Elle me posait déjà des questions, auxquelles elle aurait bientôt des réponses. Lorsque nous arrivâmes près de ma porte, je m’arrêtais tout en sortant mes clefs.

-Voilà, le n°2. C’est juste ici.

Je ne savais pas où habitait la blondinette exactement, mais probablement pas bien loin. Nous avions probablement dû manquer de nous croiser des milliers de fois, je l’imaginais sans mal sortir de chez elle tandis que je déposais la poubelle, une simple silhouette lointaine qui ne croisait jamais l’autre, pourtant si proche… C’était fou comme la vie avait tendance à nous jouer des tours. Mais j’avais suffisamment arpenté notre bonne vieille terre pour savoir que rien n’arrivait vraiment au hasard, et ce n’était pas une question de croyance au destin, ou une quelconque divinité céleste. Lorsque deux êtres étaient liés… Ils finissaient toujours par se retrouver. D’une manière ou d’une autre. Sur ces considérations, je laissais entrer Mia dans mon appartement, et aussitôt, un cri strident retentit dans la pièce :

-TONTON JOHN ! beugla la voix, tandis qu’une petite masse se jetait contre mes jambes. Aujourd’hui j’ai tout plein de choses sur l’Union Européenne à l’école, c’était trop bien ! Et après Poppy et moi on a fait des combats de cartes Pokemon et…

Comme d’habitude, Annie la pipelette ne me laissait pas en placer une, et elle s’était accrochée à mon tibia comme une sangsue, m’empêchant d’avancer correctement. Je vis du coin de l’œil Poppy, sa babysitter, qui mettait son manteau, et je la remerciais d’avoir pris soin de ma nièce avant qu’elle ne s’éclipse silencieusement, voyant que j’avais de la compagnie. Annie, elle, n’avait pas pris conscience de la présence de Mia, et continuait à babiller gaiement.

-Du coup j’ai lancé l’attaque Déflagration avec mon Galopa, mais c’était pas très efficace avec son Aquali, tu comprends !

Bien sûr, je ne comprenais absolument pas la moitié des choses qu’elle racontait, mais ça ne m’empêchait pas d’opiner de la tête, pour montrer que je l’écoutais et que ce qu’elle disait avait de l’importance. Je ne voulais pas être un de ces parents qui balayaient de la main les intérêts de leurs enfants, car ils se pensaient trop âgés pour ces sornettes, ce n’était pas l’idée que je me faisais de l’éducation. Je déposais les clefs de l’appartement sur le comptoir de la cuisine, dans lequel nous entrions directement en pénétrant dans le petit appartement chargé, attendant patiemment qu’Annie comprenne que nous n’étions pas seuls. Cela arriva bien assez vite.

-Tonton, me chuchota-t-elle de manière bien trop forte pour que Mia n’entende pas. Il y a une madame derrière toi.

-Oui Crevette, c’est Ré… Mia. Elle s’appelle Mia, c’est une vieille amie à moi. Tu es gentille avec elle, d’accord ?

Elle hocha de la tête avec enthousiasme, et se décrocha de ma jambe pour se précipiter sur la Rémora avec sa rapidité habituelle. C’était probablement la première amie dont elle m’entendait parler, et ce n’était pas étonnant, après tout, je n’étais pas vraiment quelqu’un de sociable. Elle connaissait Kingsley, bien sûr, mais à part mon plus vieil ami… Les autres étaient morts ou disparus. Cette guerre avait vraiment pris les meilleurs d’entre nous.

-Bonjour, dit la petite fille à l’adulte aussi blonde qu’elle. Je suis Annie, j’ai 8 ans. Tu es très jolie !

Je me fis la réflexion que, décidemment, les femmes qui peuplaient ma vie avaient pratiquement toutes la particularité d’avoir les cheveux de la teinte d’un champ de blé. Je ne savais pas vraiment quoi faire de cette information, mais c’était suffisant intriguant pour être notifié. Laissant Mia et Annie faire connaissance, je commençais à préparer du thé, à la moldue, comme j’avais pris l’habitude de le faire depuis que la moindre utilisation de ma magie pouvait me déclencher une crise atroce…

-C’est toujours miel et citron, c’est ça ? » 

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