Bienvenue sur Catharsis

#1Votez
#2Votez
#3Votez
Les questions autour de l’égalité entre sorciers et moldus continuent de faire débat15 novembre 2000 Une nouvelle cellule de travail est créée par le gouvernement mixte britannique afin de trouver des solutions aux problèmes d'égalités entre sorciers et non sorciers... LIRE PLUS
Un super héros à Atlantis ?05-08 Novembre 2000 Des arrestations sont faites grâce aux dossiers d'informations et de surveillances d'un inconnu envoyé à la police... LIRE PLUS
INTERVIEW : Le gène sorcier vu par la science21 novembre 2000 Explications sur les différences entre sorciers et non-sorciers ; des tracts du groupuscules Magic is Might renforce la sécurité à l'UPA... LIRE PLUS

 Chapiteau des arts divinatoires
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Adrasteia N. RaventhroneSorcieravatarSorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t283-adrasteia-n-raventhrone
MessageSujet: Re: Chapiteau des arts divinatoires   Ven 9 Mar - 0:22

Your mind is in Disturbia
You might just go under, better think twice. Your train of thought will be altered, so if you must falter be wise. It's like the darkness is the light, am I scaring you tonight ?1 189 mots
Chapiteau des Arts Divinatoires

S
es muscles avaient fléchi aux premières paroles de l’hôte, décontenancée par les compliments qui lui étaient dirigés. Sans doute, en résultait-il des remords accablants ou peut-être encore de l’insuffisance perpétuelle qui la submergeait, petite pupille toisée par cette précieuse prunelle céruléenne dans laquelle elle se noyait de bien des manières. À monts et marées, disaient-ils. Oui, sans doute était-ce pourquoi la Slave trouvait tant de consolation dans les paroles de Caterina, par d’ondulants frémissements de fierté qui lui cambrait l’échine. Et elle pouvait soudainement, sentir l’effervescence lui embraser les phalanges, l’enfièvrement lui chatouiller les lèvres d’un sourire espiègle qu’elle tentait de dissimuler, pourtant perceptible à ses commissures. « Peut-être… Je n’y crois plus réellement à vrai dire.[…] »

Et elle pinça les lèvres, la Nymphe qui s’était encore une fois enflammé d’excitation un peu trop rapidement. Elle inspira doucement, ses iris aux teintes spectrales venant se poser contre la galbe de son ventre, coupable de ne pas arriver à déterminer les limites de l’infranchissables. Et ce, dans bien des domaines, comme si son audace se faisait ses propres frasques, qu’importait le coût qu’incombait la satisfaction d’assouvir ses ambitions. Et elle était bien trop négligente pour son propre bien, Léandre le lui avait reproché. Et elle était bien trop impétueuse pour le bien des autres, impatiente de repousser toujours un peu plus l’entendement pour peu qu’elle en tirait le moindrement d’avantages. Et pourtant, si fragile de l’âme qu’elle regrettait bien rapidement ses fièvres. « Je suis désolée Isaac.. » avait-elle soufflé sans toutefois avoir le temps d’en exprimer davantage, Caterina prenant derechef la parole accentuée d’une main bienveillante qui se posait contre son épaule. « Allez, vous aussi, rendez-vous vers les corbeaux, on va continuer l'atelier avec l'ornithomancie. Oh, mais avant... » La Slave avait hoché la tête docilement, s’arrêtant toutefois dans son élan tandis que la pression contre son bras se faisait plus forte. Plus serrée.

Et d’un coup, la brune se sent chavirer par la pression, par l’impression d’oppression. Le cœur semblait peiner à suivre son propre rythme, manquant un battement que la palpitation suivante ne manquait pas d’équilibrer d’une force percutante. Et le sang s’était pulsé, d’un rush cataclysmique alors qu’elle cherche le Rosier du regard, lui-même en plein conciliabule. « Tenez... » - Et elle souffle, d’un soulagement imminent malgré elle. Ses doigts s’appropriant la pierre aux reflets iridescents, comme s’il s’agissait de la plus fragile des offrandes. Et ses iris s’étaient levés pour en exprimer sa profonde gratitude.

Distraite, la brune s’était dirigée vers les croassements coutumiers à son oreille, bien plus concentrée sur les irisations de l’aigue-marine qu’autrement. Il fallait avouer que la journée allait de mieux en mieux, un peu comme s’il s’agissait d’un moment de répit, rien que pour elle. Ses lèvres s’étaient doucement étiré avec sérénité, portant la pierre contre son cœur avant de reporter son attention sur les corvidés perchés. Et d’une fascination manifeste, la Nymphe avait levé les yeux pour admirer le spectacle. Il n’y avait sans doute rien de plus honorable pour une Raventhrone, que d’en célébrer l’exhibition de battements d’ailes aux plumes d’ébène. « Que pouvez-vous me dire sur les oiseaux ? ».

Gênée, la Slave avait pincé les lèvres, observant les invités pour constater le silence qui s’en suivait. « Je… » avait-elle timidement débuté, avançant d’un pas vers le perchoir. « Je ne suis pas une spécialiste d’ornithologie… mais le genre Corvus, m’est toutefois très… familier. » Sa main s’était levé, à la hauteur des corbacs, ne bronchant pas lorsqu’ils s’étaient manifestés guerriers, elle la reine coracienne n’avait pas peur d’un coup de bec. « Leur symbole est subjectif, tout dépend de l’interprétation… Les messagers de la mort, des dieux aux croassements prophétiques. Un guide, psychopompe, accompagnant les âmes dans leur dernier voyage en perçant le secret des ténèbres. » - Elle nota une pause, avant de se retourner vers Caterina, sourcils haussés à la recherche d’une approbation quelconque. « Autant présents dans l’Alchimie que la mythologie… Ma mère adorait me raconter des légendes se rapportant aux corbeaux. Notre famille en porte le nom, c’est un peu ce qui l’a incité à me nommer d’après Némésis, la messagère, délivrant la mort comme punition des dieux. Aussi… pourquoi mon corbeau porte le nom de l’une des moires ; Atropos. Pour les divinités, on dit qu’ils attribuaient un instinct de médiumnité aux corvus. Issu de l’ancien français, corvus signifie la malédiction. On dit qu’à sa création, il était blanc, mais après avoir rapporté l’adultère de Coronis, enceinte d’Apollon, il fut maudit par la colère du dieu qui le fit noir pour son bavardage funeste. On dit également qu’il s’en faisait son messager, c’est pourquoi le corbeau était toujours présent lors des prédictions de la Pythie. »

_________________
Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
Narrateuravatar
MessageSujet: Re: Chapiteau des arts divinatoires   Ven 23 Mar - 9:39

Intrigue Atlantis - Chapitre 2
Fortune Favors the Bold

« Oh... je, eh bien... Elle est partie, enfin, elle m'a quitté. Donc je n'ai pas essayé de... Non. Je ne l'ai pas cherché. ». Steffan bégaie, tremblotant, car Léandre a manifestement touché une corde sensible. « C'est compliqué, voilà tout... Dîtes, les corbeaux ne sont pas censés voler au même rythme ? ». Doucement, il tente de changer la conversation, jetant son regard sur l'amas d'oiseaux qui tournoient en haut du chapiteau. Sa question a été motivée par le fait que, clairement, un voire peut-être plusieurs des corbeaux semblent moins rapides que les autres. Décousus, détachés de leurs semblables. Tous suivent un rythme identique, sauf un, la plus petite des trois corneilles de départ semblerait-il. Puis il y a cette poignée d'autres corbeaux, vrais ou issus de l'Avis lancé quelques minutes plus tôt, qui ne suivent pas un cercle parfait mais oscillent différemment.

« Ma foi, c'est justement là ce que nous voulons analyser, les différences dans les vols de chacun de ces oiseaux. Alors pas de panique, tout est parfaitement normal ! ». La voix de Caterina est plus fluette qu'avant, douce mais surtout timide. Elle toussote, brandissant sa baguette, et écoutant les longues explications d'Adrasteia qui coupent son élan. Ravisant le sort qu'elle voulait lancer, elle prend alors une petite minute pour se tourner vers la femme enceinte. « Eh bien... Vous avez décidément bien fait vos devoirs ! Les corbeaux sont aussi les oiseaux les plus faciles à déchiffrer, à comprendre. Ils sont gros, souvent statiques, plutôt lents... Il est simple de lire leurs mouvements, imaginer leurs trajectoires. C'est pour ça qu'ils sont souvent utilisés en ornithomancie. Mais là... ». La course des corneilles est toujours la même, fluide et rythmée. Mais le petit corbeau a toujours un temps de retard, qu'il essaie de rattraper.

« Hm, bon, ça ne doit pas être grand-chose. » murmure Caterina avant de finalement lever haut sa baguette. « Allons, dîtes-moi maintenant ce que ceci vous inspire. Oppugno ! ». Soudainement, les oiseaux s'affolent et accélèrent. Leur ronde reste parfaite mais s'étend, doucement. Puis à un instant bien précis, quand Caterina fait tournoyer sa baguette pour former un T, chacun des oiseaux part à un angle de 90° de leur course initiale, volant en piqué en direction les bâches du chapiteau. Tous, sauf deux. La petite corneille, toujours aussi perdue a continué sa ronde imprécise, seule. L'autre corbeau maladroit a foncé droit dans un meuble rempli d'herbes et de graines, juste à côté d'un Isaac quelque peu songeur de ses dernières prédictions ; peut-être était-il affamé ? Caterina fait de gros yeux, étonnés, presque apeurés, avant de continuer son cours. « Alors, une dispersion de la part des oiseaux, ainsi, ça vous évoque quoi ? ». Elle commence à avoir de la sueur qui perle le long de son visage, jusque sur sa nuque. Car la vraie question, dans tout ça, serait plutôt de savoir pourquoi elle n'arrive pas à contrôler tous les oiseaux avec son Oppugno ; car qu'ils soient de vrais corbeaux, ou créés par son Avis précédent, ils restent des oiseaux, non ?


HRP

- Les oiseaux se sont dispersés dans toutes les directions avant de petit à petit retourner au centre du chapiteau. Sur leur course, ils peuvent vous avoir effleuré, mais leurs trajectoires sont parfaitement maîtrisées par Caterina, en dehors des deux corneilles qui agissent bizarrement.

- Rappel du fonctionnement
- Quartier général des Joueurs
- RAPPEL : Essayez de limiter vos réponses à environ 700 mots !

Informations sur les PNJ:
 

Pour toutes questions ou demande d'informations supplémentaires, contactez Poppy Irvine !
Léandre RosierSorcier - StaffavatarSorcier - Staff
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 20/11/2016 Messages 2194 Points d’activité 381
      Pseudo : Bruleciel
      Avatar : Gaspard Freak Ulliel
      Crédits : Bruleciel (avatar), Mysie, Ariane & Melo (signature)
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Atlantis - Enclave Résidentielle Sorcière.
      Patronus: Un Lion. Avec ses bons et ses mauvais côtés.
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t25-leandre-rosier-la-haine-
MessageSujet: Re: Chapiteau des arts divinatoires   Jeu 19 Avr - 13:28

Tout en dirigeant Steffan vers la prochaine étape de leur initiation, Léandre glissa un rapide regard dans la direction supposée d’Adrasteia. Tout semblait être calme. Sous le contrôle de leurs pairs étranges. C’était déjà ça, au moins. Alors l’Auror esquissa un léger soupir du bout des lèvres avant de reporter son intérêt vers l’homme bégayant.  

Son sourcil poursuivit sa levée précédemment entamée pour en marquer une incompréhension infime. Ou était-ce du jugement ? Une sorte de condescendance difficilement maîtrisée. Elle m’a quitté. « Ah. Elle vous a quitté. » Et c’était, finalement, quelque chose de tellement inhabituel à entendre. Si lointain de ce qu’il connaissait. Je ne l’ai pas cherché. « Vous avez manqué à votre devoir, alors. Parce qu’une épouse ne quitte pas sa demeure ni ne disparaît sans raison. »

Probablement que sa propre vision, étriquée par le fonctionnement de l’aristocratie sorcière, rendait sa compréhension de l’affaire très délicate. « Et comment voulez-vous qu’elle puisse rentrer si vous ne la cherchez pas ? Vous vous trouvez des excuses. » Il fit claquer sa langue contre son palais. Insatisfait par le sentiment de malaise certain qu’il ressentait vis-à-vis du sujet de leur conversation. En lien, sans doute, avec les invectives douloureuses qu’il avait adressé à la nymphe indomptable ce matin même. Les corbeaux ne sont pas censés voler au même rythme ?

Léandre tourna son regard vers les créatures au plumage noirâtre. « Je ne sais pas. » Les mots avaient glissé hors de sa bouche sur un ton détaché. Lent. Presque inaudible. Parce qu’il ne savait pas, effectivement : les arts divinatoires étaient toujours insaisissables pour lui. Tout est parfaitement normal. Il s’efforça donc de suivre la ronde orchestrée, tout en s’intéressant davantage à ce corbeau qui avait foncé dans une étagère. Peut-être y trouverait-il une indication quant au S recherché ? Il s’en approcha, tout en écoutant Caterina et en glissant derrière Isaac. Alors, une dispersion de la part des oiseaux, ainsi, ça vous évoque quoi ? « La victoire ? Qui coûte quelques plumes à ceux qui y participent ? »

L’Auror s’immobilisa auprès de l’étagère, non sans prêter attention à leur interlocutrice privilégiée du coin de l’œil. Sa réponse n’étant qu’une supposition sans fondement. Une tentative de distraction.

_________________
But the horror... The horror was for love. The things we do for love like this are ugly, mad, full of sweat and regret. This love burns you and maims you and twists you inside out. It is a monstrous love and it makes monsters of us all.
Narrateuravatar
MessageSujet: Re: Chapiteau des arts divinatoires   Sam 5 Mai - 0:35

Intrigue Atlantis - Chapitre 2
Fortune Favors the Bold

La petite corneille en retard plane toujours en haut du chapiteau, derrière elle on voit les rayons du soleil qui percent l'ouverture de la bâche, laissant passer l'air frais. Doucement, Caterina s'avance vers le corbeau qui a foncé dans l'étagère, d'un geste doux elle l'attrape et le remet sur pied. Il ne semble ni blessé ni même confus, juste immobile, étonnant. Le voilà qui bat des ailes tandis que les autres oiseaux retournent à leur ronde dans les airs, l'Opugno ne faisant plus effet. La sorcière maîtresse des lieux, elle, s'apprête à répondre à Léandre, quand elle se fait interrompre par Syrall. Son arrivée sous la tente est brusque, la bâche vole en éclat, mais ce sont surtout sa taille imposante et sa simple qualité de centaure qui font de lui quelqu'un de l'on remarque. « Quelque chose... Quelque chose d'anormal va se produire. Je suis venu aussi vite que j'ai pu. Est-ce que tu l'as senti également, Cat ? » Il a une voix grave, qui résonne, et un air presque apeuré.

Cependant, la sorcière se contente de le regarder dans le blanc de l’œil, bégayant. Non, elle n'a rien senti, rien vu. Mais Syrall a la bougeotte, comme un besoin de chercher et de comprendre cette vraisemblable vision qu'il a dû avoir. Il s'avance vers son étagère de plantes, puis s'arrête net devant son petit figuier. « Qu'est-ce que... », le petit arbuste est en train de bouger. Il se secoue, frémit, comme s'il était un pommier qui voulait faire tomber ses propres fruits sur le sol. Puis soudain plus rien, plus de mouvements. C'est comme un rêve, une illusion que Syrall aurait eue, mais que les plus observateur d'entre vous auraient partagés. Puis une nouvelle bizarrerie se produit, repoussant le centaure de quelques pas en arrière : son figuier continue de se tortiller, en d'autres mots, il pousse. On le voit, à l’œil nu, il a les feuilles qui s'ouvrent, les tiges qui s'allongent. C'est lent et progressif, mais on le voit. Son tronc s'épaissit. Le figuier semble attiré par la lumière, l'air frais, il pousse en direction de l'ouverture centrale en haut du chapiteau.

Mais bien vite, un autre mystère attire l'attention. Tandis que tous les oiseaux ont retrouvé leurs marques à voler en une ronde suivant un tempo régulier, la petite corneille qui était en retard, se stoppe, net. Elle tombe, et maintenant qu'elle est sur le sol, elle frissonne à son tour, battant des ailes plus fort que jamais. Étonnant que cela se produise au même moment où Syrall a les yeux rivés sur son figuier qui danse lui aussi. Une fois son frisson passé, le corbeau esseulé commence à s'envoler, et en chemin, attrape de ses serres - tout juste assez grosses - le tronc du figuier jusqu'à le déraciner de son pot, et l'emmène dans les airs avec lui jusqu'en dehors de la tente.

Volatilisés, littéralement, on peut entendre derrière Syrall murmurer « Anormal, je le disais... » avant qu'il ne sorte par l'entrée principale, sûrement très attaché à son arbuste dérobé.

HRP


Ce post clôture le chapiteau des arts divinatoires ! Le topic restera ouvert afin que vous puissiez terminer vos interactions ; néanmoins, la suite de l'intrigue se déroulera dans un topic commun, rassemblant tous les participants des différents chapiteaux. Ce topic sera ouvert samedi 5 mai, dans la soirée (heure française). Vous êtes tous invités à continuer cette intrigue dans ce topic unique ! Plus d'informations sur le déroulement exact et le rythme de celui-ci seront données dans ce nouveau topic !
Léandre RosierSorcier - StaffavatarSorcier - Staff
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 20/11/2016 Messages 2194 Points d’activité 381
      Pseudo : Bruleciel
      Avatar : Gaspard Freak Ulliel
      Crédits : Bruleciel (avatar), Mysie, Ariane & Melo (signature)
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Atlantis - Enclave Résidentielle Sorcière.
      Patronus: Un Lion. Avec ses bons et ses mauvais côtés.
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t25-leandre-rosier-la-haine-
MessageSujet: Re: Chapiteau des arts divinatoires   Sam 5 Mai - 14:50

Finalement, il n’a pas le temps de s’intéresser davantage à l’étagère. L’arrivée imposante – et surtout impromptue – d’un centaure venant distraire son entière concentration. Quelque chose d’anormal va se produire. Les sourcils de Léandre s’arquèrent en une inquiétude certaine, bien que maîtrisée par l’habitude et la nécessité de ne pas trahir ses émotions. L’expression apeurée de leur nouvel interlocuteur l’obligeant, même, à s’éloigner de sa recherche pour se focaliser sur l’essentiel : Adrasteia.

Parce que le reste pouvait bien attendre. Pas sa compagne. Pas la vie qu’elle portait au creux de son ventre avec cette maladresse terrible qui la caractérisait d’habitude.

Ni une, ni deux, l’Auror abandonna Steffan à son sort pour quérir plutôt la présence de la Slave. Filant entre les silhouettes pour atteindre celle de la belle indomptable, tout en concentrant son écoute sur l’échange laborieux entre le centaure et Caterina. Qu’est-ce que- Par anxiété, il s’immobilisa dans son mouvement. Il n’avait pas eu le temps de beaucoup s’éloigner, de toute façon.

Le regard de Léandre se porta vers ce qui semblait capter l’intérêt éberlué des autres. Mais il n’y avait là rien de plus qu’un petit arbre immobile. Réellement ? La créature imposante recula – avait-il peur ? Devait-il s’en effrayer lui-même qu’un être si fort se trouva troublé par une plante ? – et c’est là que le sorcier n’eut pas le choix de constater l’étrangeté cruelle du moment : le mouvement du figuier.

Quelque part, c’était une élancée féérique. Lumineuse. D’autant plus stupéfiante et presque irréelle qu’elle s’imposait dans un silence crispé. Adrasteia. Merde. Tant pis. Il délaissa son observation pour la rejoindre aussi vite que possible. Tirant, au passage, sa baguette de sa cachette. Anormal, je le disais- « Adra ! » Et si l’apaisement avait triomphé précédemment sous les bons soins de Caterina, l’urgence le poussait maintenant à commander et à ordonner. « On y va. » Ses doigts libres capturant le bras de la nymphe terrible pour l’obliger à le suivre.

Parce quelque chose se passait, exact ? Quelque chose d’inhabituel. Et lui, d’ordinaire si courageux, avait peur. Déraisonnablement peur.

_________________
But the horror... The horror was for love. The things we do for love like this are ugly, mad, full of sweat and regret. This love burns you and maims you and twists you inside out. It is a monstrous love and it makes monsters of us all.
Adrasteia N. RaventhroneSorcieravatarSorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t283-adrasteia-n-raventhrone
MessageSujet: Re: Chapiteau des arts divinatoires   Lun 7 Mai - 8:12

Your mind is in Disturbia
You might just go under, better think twice. Your train of thought will be altered, so if you must falter be wise. It's like the darkness is the light, am I scaring you tonight ?1 189 mots
Chapiteau des Arts Divinatoires

T
out s’était enchaîné bien trop rapidement, trop drastiquement. Et ce qui n’avait été qu’un battement d’aile familier, n’avait pas sut répondre à ses prières d’une pause particulière. La Nymphe avait distraitement écouté les paroles de la voyante, sans arriver à n’en comprendre le sens. Suivre le mouvement des oiseaux, d’une prunelle confuse et frénétique, semblait lui insuffler une panique soudaine et irrationnelle. Elle n’avait jamais craint les corbeaux, et pourtant, ses lèvres s’étaient entrouvertes par réflexe à la recherche d’un souffle qui s’était coupé au creux de sa gorge. Et ses mains s’étaient mouvées, l’une se resserrant contre l’étoffe qui recouvrait son ventre alors que l’autre s’était levée pour protéger son visage des volatiles plongeant vers eux.

Son soupire avait finalement passé la barrière de ses lippes, soulagée de n’en n’avoir senti que l’effleurement de plumes habiles et ses muscles avaient fléchi une nouvelle fois sous les bruits chaotiques qu’avaient résonnés derrière elle. Si son cœur s’était resserré à la vue du corbeau maladroit, ses pas avaient été devancé quant à lui apporter son aide. Il fallait se rendre à l’évidence, elle n’était plus aussi adroite qu’elle ne le croyait avec ce ventre franchement plus rond et ce dos maintenant creusé. Et ça n’irait pas mieux d’ici quelques semaines. Il ne lui restait plus grande utilité, autrement qu’à se tenir aussi droite qu’il ne lui était possible et attendre sagement sans faire de bêtises. Elle lui devait bien ça, n’est-ce pas ? À sa petite pousse qui s’agitait un peu plus chaque fois qu’elle avait peur. Et à lui aussi, après le calvaire qu’elle lui avait infligé, en acceptant de devenir son épouse. Pourtant elle l’avait toujours su, qu’elle n’apportait jamais rien de plus que des démons. Jamais rien de moins, que des regrets brûlants. Et puis de toute manière, comment pouvait-elle croire qu’elle pouvait être utile, maintenant qu’elle n’arrivait plus à regarder la chute d’un oiseau sans se mordre les lèvres pour ravaler un sanglot. Parce qu’elle pleurait pour un rien, pour un oui, pour un non … parfois elle pleurait parce qu’elle pleurait trop. Mais surtout parce qu’elle était si fatiguée constamment, sans relâche …

Et elle hoquette, de plus belle, alors qu’une frêle corneille frape le sol à son tour, secouant la tête par désemparèrent. Parce qu’elle ne comprend pas trop ses larmes. Parce qu’elle n’arrive pas à saisir la logique du moment, ni à suivre ce qui se dit. « Mais arrêtez… qu’est-ce que vous faites à ces pauvres bêtes ? » - Elle les blâme, sans doute par peur. Par ironie… s’ils avaient tenté d’aborder la voyance par vols d’oiseaux, elle ne pouvait faire autrement que d’imaginer le pire. Peut-être n’était-ce qu’un hasard, ou une légende familiale, pourtant… la chute d’un corbeau n’annonçait jamais rien d’autres que des funesteries pour les membres de son sang. « Adra ! » – Elle avait soupiré, une nouvelle fois, par soulagement bien plus salvateur que la dernière fois. Même s’il n’avait cessé de lui déchirer un peu plus le cœur au gré de la journée, il n’en restait pas moins que son appel tranchant lui semblait si sécurisant. Si inquiétant, à la fois. « On y va. » – Elle avait hoché la tête, essuyant ses joues de sa main libre alors qu’elle ne se faisait pas prier pour suivre le Rosier. Ses sourcils s’étaient brusquement levés, une angoisse nouvelle et pourtant si récurrente. « Léandre… vous … vous avez bien vu que je n’ai rien fait, n’est-ce pas ? C’est pas ma faute, vous avez… bien vu que je n’avais pas fait de faux pas… ? »

Elle n’avait pourtant pas ralenti le pas, pinçant ses lèvres alors qu’ils s’éclipsaient hors du chapiteau. Mieux valait rapidement sortir du site avant que la foule ne s’agite pour une raison qui leur était inconnue encore. Toutefois, les derniers incidents l’avaient bien trop perturbé pour en craindre une émeute potentielle. Ses doigts étaient venus s’accrochés à l’épaule de son partenaire, observant distraitement les alentours à la recherche d’un moindre mouvement de foule. Resserrant son emprise pour s’assurer de ne perdre ni le Rosier, ni la pierre que lui avait offert Caterina.


_________________
Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Chapiteau des arts divinatoires   

Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Catharsis :: Catégorie temporaire :: The Wicked Bazaar-
Sauter vers:  
Désactiver les particules