Bienvenue sur Catharsis

#1Votez
#2Votez
#3Votez
Épidémie de Dragoncelle6 Septembre 2000 L'épidémie de Dragoncelle continue son chemin allant jusqu'à mettre certains lieux en quarantaine magique. On recherche toujours un traitement à l'Hôpital de Sainte Mangouste... LIRE PLUS
Un espoir de cure8 Septembre 2000 Un traitement médicamenteux a été trouvé contre la Dragoncelle et l'Eclabouille qui s'était déclarée dans la Moonrise Gallery. On recherche encore une cure totale. Des grèves pétrolières bloquant les importations ont commencé dans tout le Royaume-Uni... LIRE PLUS
Manifestations pour les droits des êtres magiques et non-magiques15 Septembre 2000 Des manifestations mettent en avant les droits des moldus et des êtres magiques en vue de modifier les lois par le Gouvernement. En parallèle les Jeux Olympiques commencent à Sidney, avec des sportifs mixtes, à la fois moldus et sorciers.... LIRE PLUS

 #YOLO ft. Irvin Fowler
AuteurMessage
Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 29/03/2017 Messages 1056 Points d’activité 223
      Pseudo : Flow
      Avatar : Herman Tømmeraas
      Crédits : Me, myself and Google
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Les Salines
      Patronus: un Mustang
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t708-finn-w-bowman-keep-my-g
MessageSujet: #YOLO ft. Irvin Fowler   Mer 3 Jan - 11:01


#YOLO
Finn & Irvin
Elle était partie, encore une fois. Finn n’en voulait pas vraiment à sa meilleure amie, il comprenait qu’elle avait besoin de prendre du recul, d’aller voir le monde, de s’éclaircir l’esprit après ce qu’il lui était arrivé avec Darius, puis sa propre blessure, et cette profonde envie de renouveau dans sa vie. Il avait pensé qu’avec son nouveau travail chez ce vendeur de balai, situé sur le Chemin de Traverse, un lieu empli de magie et de merveilles pour quelqu’un comme elle, cette mélancolie passerait, mais ça n’avait pas été le cas, et maintenant, elle se trouvait quelque part dans la Cordillère des Andes, ou bien dans une île de pêcheur japonaise, difficile de savoir précisément lorsque les cartes postales envoyées mettaient parfois des semaines à arriver jusqu’à son appartement (et il fallait avouer, c’était rare qu’il pense à vérifier le contenu de sa boîte aux lettres). L’étudiant en droit ne l’aurait jamais avoué, mais elle lui manquait. Beaucoup. C’était une des raisons pour lesquelles il avait accepté de se rendre à son ancien lieu de travail pour y récupérer les affaires qu’elle avait laissées là-bas, après bien sûr avoir râlé sur la corvée que c’était, et de lui faire jurer de se rattraper à son retour. Holly était resté évasive, et Finn savait ce que ça signifiait : non, elle ne reviendrait pas. Mais il s’accrochait pourtant à cette promesse, ne voulant pas voir la vérité en face et essayant, sans succès, de faire taire la petite voix dans sa tête qui lui disait que personne ne tenait vraiment à lui, la preuve, tout le monde l’abandonnait.

Ce matin là, il n’avait pas cours, et c’était donc le moment parfait pour se rendre à la Rotonde des portails afin de se rendre à Londres. Pour une fois, il était à peu près sobre, sa dernière goutte d’alcool remontait à la veille au soir, partagée avec un mannequin portoricain chez qui il avait fini la nuit, et, à part ses cigarettes habituelles, il n’avait pas pris de drogues depuis plusieurs jours, son dealer habituel étant en vacances aux Canaries. Ça le démangeait un peu, il fallait l’avouer : bien qu’il prétendait le contraire, c’était un vrai petit junky, et le manque de fix était une pensée constante dans sa tête, une démangeaison désagréable qui pouvait vite devenir insurmontable s’il n’y remédiait pas rapidement. Finn sobre, ça voulait dire plusieurs choses : non seulement il était désagréable, encore plus que d’habitude, mais en plus, les idées noires prenaient le dessus. Il avait besoin de quelque chose pour combler le vide. Quelque chose, ou quelqu’un… Mais il trouverait bien de quoi se mettre sous la dent sur le Chemin de Traverse, n’est-ce pas ?

Enfin débarqué sur l’allée sorcière, après les énièmes contrôles de sécurité de la Rotonde (depuis les attentats de l’été, le plan vigipirate avait été renforcé, et Finn, qui lui-même avait été blessé, n’y voyait pas vraiment d’inconvénient), il rajusta sa veste en cuir Ralph Lauren hors de prix et se dirigea, sans se presser, vers la boutique. Milo’s Magical Sports Supplies… ce nom lui disait quelque chose, mais quoi ? Bah, c’était probablement Holly qui lui avait raconté, comme à son habitude, ses journées de travail, et le nom avait du lui rester en tête, ça ne pouvait être que ça, pas vrai ?
Lui qui avait habité Londres pendant des années, et qui y était né, il connaissait le Chemin de Traverse comme sa poche : il se rappelait toutes les fois où il s’y était rendu pour acheter ses affaires d’école, accompagné d’une nourrice, car ses parents n’auraient jamais daignés l’accompagner pour des choses aussi triviales, ou bien lorsqu’il se rendait dans la boutique des Robbins pour se faire ses costumes sur mesure. Il se souvenait même d’être rentré une fois dans le petit magasin sportif dans lequel il se rendait, mais il était presque sûr qu’il ne portait pas le même nom, à l’époque : il se rappelait surtout d’un vieux monsieur devant un mur de balai rutilant qui l’avait diablement impressionné, et c’était l’une des raisons pour lesquelles il avait intégré l’équipe de Quidditch de Serpentard.

Il poussa la porte du petit magasin, et une clochette annonça son entrée dans un petit bruit kitsch mais accueillant. Aussitôt, l’odeur du vernis lui emplit les narines, ce qui était plutôt attendu dans une boutique comme celle là. Il n’eut pas un seul coup d’œil pour les étalages remplis de trésor d’artisanat, se dirigeant immédiatement vers le comptoir : il n’était pas là pour faire des emplettes, et que ferait-il d’un balai maintenant, de toute façon ? Mais lorsqu’il vit qui se trouvait derrière le comptoir, un sourire illumina immédiatement son visage. Qu’est-ce que le karma pouvait être drôle, parfois. Peut-être qu’il lui balançait tout un tas de saloperies au visage, en lui donnant un père tyrannique et une vie, il fallait le dire, plutôt merdique, mais au moins, lorsqu’il avait envie de baiser, il lui donnait de quoi s’amuser. C’était le jeune homme qu’il avait vu il y avait maintenant un peu plus d’un mois, à l’hôpital : à l’époque, même s’il était un peu dans le coltard à cause des médicaments antidouleurs pour sa jambe, il avait néanmoins remarqué à quel point le jeune homme était… appétissant. Et il en ferait bien son quatre heure, c’était certain.

Son attitude changea du tout au tout. Presque par instinct, Finn passa en mode chasseur, secouant inconsciemment ses cheveux qui devenaient un peu trop long pour dégager ses yeux afin de mieux observer sa proie. Son sourire ne quitta pas son visage, mais de rieur, il devint séducteur.

« -Salut, dit-il d’un ton posé, presque désintéressé. Est-ce que vous auriez un plan ?

Son rictus s’agrandit devant le regard interrogateur du jeune homme en face de lui. Il mit ses mains dans ses poches, comme s’il ne s’apprêtait pas à sortir la phrase de drague la plus ringarde qui soit : il adorait sortir ce genre de clichés, ça le faisait personnellement beaucoup rire de voir les gens, au choix, s’offusquer de son audace, ou se mettre à glousser comme des petites poules. Bien dosées, elles pouvaient faire des miracles : on pouvait très vite voir que c’était quelqu’un de charismatique, qui n’avait pas besoin de ce genre de ressort pour draguer, et ce contrepied charmait la majeure partie de la population. Après un temps approprié de pause, Finn répondit à sa propre question.

-Non mais parce que j’avais l’impression de me perdre dans vos yeux, pour tout vous avouer. »

Il leva un petit sourcil pour montrer qu’il plaisantait, une lueur mutine dans les yeux. Qu’il aimait ces premiers moments de chasse. L’étudiant en oubliait presque qu’il était entré dans la boutique pour une raison bien précise, pas simplement pour se taper un beau mec.
 

_________________
How could this happen to me?
I open my eyes, I try to see but I'm blinded by the white light. I can't remember how, I can't remember why I'm lying here tonight. And I can't stand the pain, and I can't make it go away.

Ship de l'amûûûr:
 
Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 24/12/2016 Messages 734 Points d’activité 259
      Pseudo : Isou, BreizhClafoutis
      Avatar : Georges Mackay
      Crédits : Internet et BRO le magnifique pour le badge
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Quartiers Résidentiels des Faubourgs, partie traditionnelle, en colocation avec Torvi Von Wrangel
      Patronus: Une corneille, s'il savait en produire.
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t564-irvin-fowler
MessageSujet: Re: #YOLO ft. Irvin Fowler   Mer 3 Jan - 13:51

Beaucoup de choses ont changé depuis la rentrée, et plutôt en bien. Grâce à mon traitement psychomagique, je commence à me dire que le plus dur est passé. Je l'espère ; je ne suis pas encore à l'abri d'une rechute, d'après ma psy, mais je me sens plus fort. Je progresse, lentement mais assez pour me pousser en avant et me donner de l'espoir pour les jours plus difficile. Mia est réapparue - ce qui a joué un grand rôle dans l'amélioration de mon moral - Torvi et moi nous préparons doucement à l'arrivée du bébé, mes mères sont plus enthousiastes que jamais à l'idée de devenir grand-mères et la boutique de Milo a de plus en plus de succès. Mon année a plutôt bien commencé, avec l'indispensable soutien de Mia et Poppy pendant les jours où la fatigue l'emporte sur la concentration. Il y a pour l'instant peu d'ombres au tableau, au niveau personnel en tout cas. Politiquement, c'est plus inquiétant, et les récentes vagues d'épidémies frappant le pays me préoccupent beaucoup. Torvi est indemne pour le moment, mais j'ai peur de ce qui pourrait arriver à son... à notre bébé si jamais elle tombait malade. Penser à cet enfant comme le mien est encore très étrange pour moi. Je suis plus incertain que jamais d'avoir pris la bonne décision en acceptant de devenir son père adoptif, et m'imaginer dans ce rôle m'inspire un mélange d'émotions absolument indéchiffrable. Mais j'ai hâte, je crois. Hâte de voir sa petite tête et de le tenir contre moi. J'ai accompagné Torvi à sa dernière échographie et j'en suis reparti plus ému que prévu, comme si avoir accepté le titre de père avait débloqué tout un tas de sentiments dont je n'avais aucune conscience. Avoir des enfants était un projet réel mais lointain dans mon esprit, et sa réalisation aussi soudaine qu'imprévue a précipité beaucoup de choses en moi. J'ai hâte, oui, et je suis surtout très curieux de rencontrer ce petit être.

Je souris à cette pensée. Ce petit humain à naître va tous nous changer. Torvi est encore plus décidée à améliorer son anglais et s'investit à fond dans son stage, et Milo, qui pourrait sembler moins investi que nous, s'enquiert quotidiennement de la santé de la future maman (et je sais, bien qu'il tente de me le cacher, qu'il travaille sur des prototypes de jouets en cachette dans son atelier). Et moi aussi, j'ai envie d'aller mieux pour pouvoir m'occuper convenablement de cet enfant.

Je tapote distraitement le comptoir, mes pensées bien loin de la boutique que je suis censé tenir. Milo m'a demandé de venir en urgence ce matin pour garder la boutique ouverte, après qu'une mamie déboussolée l'a appelé pour une histoire pas très claire de balai dysfonctionnel. La vendeuse étant partie sans vraiment nous laisser le temps de la remplacer, j'ai promis de venir le dépanner ; Poppy me passera les notes des cours de la matinée. Je n'aime pas me retrouver seul au magasin et j'espère que Milo ne tardera pas - mais je crains que son amabilité si spontanée n'encourage la mamie à lui proposer un thé, puis un deuxième accompagné de petits gâteaux et d'histoires de vie qui l'occuperont jusqu'à midi.

La boutique n'a pas désempli jusqu'à maintenant et je profite enfin de quelques minutes de répit. Répit déjà interrompu par un jeune homme... légèrement familier. Et légèrement étrange aussi ; son expression un peu terne s'illumine d'un sourire interminable lorsque nos regards se croisent et je fouille ma mémoire à toute vitesse. Est-ce qu'on se connaît ? Son sourire est un peu bizarre d'ailleurs, et j'ai la légère impression que je ne saisis pas complètement son sens.

Il veut un...quoi ? J'ai dû mal entendre. Et ça doit se voir, car le type sourit de plus en plus. Qu'est-ce. Qu'il. Me. Veut.

Il parle encore. Et évidemment, c'est ce moment que choisit mon implant gauche pour grésiller de toutes ses forces, perturbé par la magie trop puissante du Chemin de Traverse. Perdu dans quoi ? En réflexe, j'ai posé une main sur ma prothèse pour baisser le son le temps que la perturbation passe et j'ai raté la fin de sa phrase. Mais il ne peut pas se perdre dans mille endroits, non ? Je me penche à moitié pour fouiller sous le comptoir.

- Pardon, j'ai mal entendu. Je dois avoir un plan du Chemin de Traverse, si vous êtes vraiment perdu.

Mais il sourit encore d'avantage et je commence à me demander si je n'ai pas raté un point important de la discussion. Il n'a eu aucun regard pour la boutique en entrant, d'ailleurs, avant de venir vers moi. Et puis ma mémoire se remet à fonctionner, soudainement : le type dans le lit à côté de Poppy, à l'hôpital, entouré d'Holly et de son petit copain, plutôt bruyant. Mais je ne lui avais même pas parlé ce jour-là...

- Je peux vous renseigner ? Vous cherchez quelque chose ?

_________________

Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 29/03/2017 Messages 1056 Points d’activité 223
      Pseudo : Flow
      Avatar : Herman Tømmeraas
      Crédits : Me, myself and Google
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Les Salines
      Patronus: un Mustang
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t708-finn-w-bowman-keep-my-g
MessageSujet: Re: #YOLO ft. Irvin Fowler   Jeu 4 Jan - 7:10


#YOLO
Finn & Irvin
Finn éclata de rire devant la blague que lui faisait le jeune homme. Parce que c’était bien une blague, n’est-ce pas ? Il aimait les gens avec de la répartie, et visiblement, le châtain en avait, allant même jusqu’à farfouiller sous le comptoir pour chercher sa carte imaginaire. Alors, Finn continua son petit jeu. Il s’accouda sur le comptoir en croisant ses jambes, toujours aussi nonchalant, et s’octroya même d’ouvrir sa veste en cuir, révélant un simple tee-shirt blanc (l’étiquette indiquait pourtant Calvin Klein, le standard était sauf) qui faisait un job efficace à mouler ses abdos plutôt appétissants.

« -La seule personne vraiment perdue ici, c’est vous : le paradis, c’est bien loin d’ici.

Son ton était toujours espiègle. N’importe qui de censé aurait compris qu’il plaisantait et qu’il avait conscience que ses phrases semblaient tout droit tirées du "Beauf pour les Nuls", et le jeune homme devant lui semblait tout sauf stupide, d’autant plus qu’il avait parfaitement joué le jeu jusqu’à présent. Et puis, celui-ci reprit son sérieux. Probablement qu’il était employé ici, et qu’il devait faire bonne figure, plutôt que de passer son temps à flirter avec ses clients, mais Finn était bien décidé à le faire changer d’avis.

-Et oui, malheureusement, je ne suis pas venu simplement pour admirer votre gueule d’ange…

Les yeux de l’étudiant en droit quittèrent quelques instants le regard bleuté du vendeur pour descendre le long de son cou, caressant la paume d’Adam, se perdant sur sa clavicule puis descendant le long de son torse, et sa course fut interrompue seulement par le comptoir qui cachait le reste, à son plus grand désespoir. Mais il se rappelait sans mal de la paire de fesses appétissante qu’il avait pu apercevoir à l’hôpital. Ce qu’il voyait lui plaisait, et il ne se privait pas du plaisir de l’admirer : il ne pouvait pas s’en empêcher. Même lorsqu’il faisait une simple course pour son amie, il devait en faire des tonnes, et essayer de se faire le mec qui tenait le magasin. Si elle le voyait, Holly hausserait probablement des sourcils en soupirant, lui rappelant à quel point il était insupportable : mais son ton démontrerait aussi à quel point elle aurait été amusée par la situation. Finn restait Finn, toujours, et c’était pour ça aussi qu’ils étaient amis.

-En réalité, je viens pour récupérer les affaires de Holly McBissett. Elle a du vous prévenir, d’ailleurs, elle m’a donné un mot à remettre à Milo, si vous pouviez lui remettre…

Il tendit au jeune homme une petite lettre cachetée sur laquelle, d’une écriture élégante, la rouquine avait inscrit le nom du destinataire. Dedans se trouvait surtout des excuses. Milo avait été très gentil d’offrir ce travail à Holly, et elle était partie à la va-vite, sans prendre le temps de réellement expliquer ses raisons : elle prenait maintenant le temps de le faire, sous forme écrite, et elle espérait que le vendeur de balai la pardonnerait. Finn balança un petit sourire, un peu différent de ceux plus dragueurs qu’il avait offert précédemment : on sentait qu’Holly lui manquait, réellement. Alors il secoua la tête : il devait se ressaisir, il avait un mec à séduire, que diable ! Finn Bowman ne s’apitoie pas sur son sort, c’est un chasseur, un Don Juan !

-Enfin, si elle m’avait dit que ses collègues étaient aussi sexy, je n’aurai pas attendu son départ pour vous payer une petite visite. Quelle petite cachotière, vraiment… Peut-être voulait-elle vous garder pour elle toute seule ? »

Mais sa phrase de drague sonnait un peu fausse. Certes, le compliment était flatteur, et il était plutôt difficile d’accuser Finn d’être autre chose qu’un baragouineur de première, mais il était plutôt transparant dans sa phrase, qu’il parlait avec plus d’affection pour son amie, qu’une volonté de flirt évidente. Sa phrase sonnait même presque… gentille ? Car si ses paroles étaient évidemment clichées à mort, son ton restait étrangement doux. Il souffla sur une énième mèche de cheveux qui retombait sur son visage. Le départ d’Holly avait visiblement eut plus d’effet sur lui que ce qu’il voulait bien avouer… 

_________________
How could this happen to me?
I open my eyes, I try to see but I'm blinded by the white light. I can't remember how, I can't remember why I'm lying here tonight. And I can't stand the pain, and I can't make it go away.

Ship de l'amûûûr:
 
Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 24/12/2016 Messages 734 Points d’activité 259
      Pseudo : Isou, BreizhClafoutis
      Avatar : Georges Mackay
      Crédits : Internet et BRO le magnifique pour le badge
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Quartiers Résidentiels des Faubourgs, partie traditionnelle, en colocation avec Torvi Von Wrangel
      Patronus: Une corneille, s'il savait en produire.
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t564-irvin-fowler
MessageSujet: Re: #YOLO ft. Irvin Fowler   Ven 5 Jan - 14:24

Ok, j'ai définitivement loupé quelque chose. Il éclate de rire et je me sens rougir de honte, stupide d'avoir mal compris ce qu'il attend vraiment. J'ai fini par dénicher une petite carte sous le comptoir mais je l'y laisse, pour ne pas augmenter mon ridicule. Je me redresse pour lui faire face et retient un sursaut en constatant que l'inconnu s'est soudainement rapproché. Accoudé comme s'il se trouvait au bar, il ouvre même sa veste avec un sourire de plus en plus large. Je remonte le volume de mon implant et l'observe. Déterminer le ton de la personne est extrêmement difficile avec le parasitage en bruit de fond dans mes oreilles, et...

Le paradis ? Est-ce qu'il se moque de moi ?

Gueule d'ange. Ah. Ok. Ses intentions sont claires au moins. Mais je n'ai toujours aucune idée de la façon de réagir, et le voilà maintenant qui me détaille sans ciller, sans même tenter d'être discret. Je vois son regard glisser sur mon visage puis descendre, plus bas, encore plus bas... Si le comptoir ne me cachait pas à moitié, ça pourrait presque devenir gênant. Non, ce qui est embarrassant, c'est mon cerveau, soudain vide de toute réaction pertinente, tant je suis maladroit dans ce domaine. Assez nul, même, il faut l'avouer. Il faut aussi dire que cette situation m'arrive rarement (ou alors je m'en rends peut-être rarement compte. La cause et la conséquence sont difficiles à démêler dans ce problème). Je me demande sérieusement ce qu'il me trouve, moi qui suis encore maigre de ne pas avoir assez mangé pendant une année, avec mes implants si visibles et ma tête fatiguée. Est-ce qu'il est sincère, est-ce qu'il joue avec moi ?

Cette pensée ravive la douleur logée dans mon ventre qui semble ne plus vouloir me quitter depuis le début de ma dépression. Elle va et vient au gré de mon humeur, se rappelant à moi chaque fois que je cède face aux pensées sinistres qui traînent toujours dans un coin de ma tête, repoussées mais pas vaincues par le traitement. Je n'avais jamais douté des autres, de moi, jamais comme ça. Jamais je n'avais pensé qu'on puisse me draguer par pitié, par moquerie... est-ce que c'est le cas ?

Stupide. Qui se donnerait cette peine, je ne participe pas assez à la vie étudiante pour que ma tête soit connue et qu'on veuille m'humilier. Je l'espère en tout cas, mais de toute façon l'heure n'est pas à ça, je me dois de rester professionnel. Même si... je dois avouer qu'il est plutôt intéressant. Esthétiquement parlant. Distraitement, je laisse à mon tour mon regard glisser vers l'ouverture de sa veste. Et puis je relève les yeux, juste à temps pour saisir la lettre qu'il me tend.

- Oh oui, Holly. Elle nous avait prévenus que quelqu'un passerait. J'ai mis ses affaires dans une boîte.

Je lui fais signe d'attendre et saisit la clé de la petite pièce qui nous sert de vestiaire, dont la porte se trouve juste derrière le comptoir.

- Si vous n'étiez pas venu pour ces affaires, je penserais que vous me draguez pour avoir un prix. Et je vous dirais que vous êtes mal tombé, parce que ce n'est pas moi qui les détermine.

La porte ouverte, je me retourne vers lui. Il s'est immobilisé et son visage a perdu l'expression charmeuse qu'il arbore depuis son entrée. J'ai même l'impression vague d'y voir un peu de mélancolie. A quel point était-il proche d'elle ? Je me rappelle l'avoir entendu nommer un ami à plusieurs reprises, mais je suis incapable de me souvenir de son nom.

- Vous êtes ami avec Holly ? Si vous la voyez, dites lui que... c'était une bonne vendeuse. Elle était gentille avec les clients, c'est dommage qu'elle soit partie si vite. On l'aimait bien.

Je lui en voulais d'avoir donné sa démission si brusquement, nous laissant avec sa part de travail à faire en plus du nôtre de plus en plus conséquent. Embaucher un-e nouvel-le employé-e était une tâche très contraignante et Milo croulait déjà sous le boulot avec toutes les commandes de balais arrivées récemment. Mais balancer ma rancune - après tout passagère - à un inconnu me semblait un peu puéril. Je lance un léger sourire à l'inconnu et file chercher la boîte, que je pose sur le comptoir.

- Dites-moi s'il manque quelque chose.

_________________

Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 29/03/2017 Messages 1056 Points d’activité 223
      Pseudo : Flow
      Avatar : Herman Tømmeraas
      Crédits : Me, myself and Google
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Les Salines
      Patronus: un Mustang
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t708-finn-w-bowman-keep-my-g
MessageSujet: Re: #YOLO ft. Irvin Fowler   Ven 5 Jan - 19:50


#YOLO
Finn & Irvin
Un sourire entendu. Finn avait l’habitude de ce jeu de séduction : il avait bien vite compris qu’il attirait les regards, que son apparence était tout sauf déplaisante, et que s’il apprenait à l’utiliser à son avantage, il pourrait faire à peu près ce qu’il voulait dans sa vie. Bien sûr, cela lui avait joué de nombreux tours, c’est en réfléchissant ainsi qu’il avait fini par devenir un vulgaire… prostitué, même s’il répugnait à formuler le mot dans sa tête, mais le jeune homme tirait pourtant un malin plaisir à utiliser son corps attractif pour arriver à ses fins. Ses fins se résumant, bien souvent, à attirer le plus de monde possible entre ses reins.

Si Irvin semblait bien moins entreprenant que lui, qui balançait des punchlines plus vite que son ombre, et qui balançait tellement de sourires dragueurs qu’il aurait pu fournir en électricité toute une ville, si ceux ci produisaient de l’énergie, Finn avait suffisamment d’expérience dans le domaine du flirt qu’il pouvait voir que le jeune homme était intéressé, ou au moins n’était pas désintéressé. Il put constater que l’ouverture de sa veste en cuir avait provoqué un léger mouvement de ses yeux, rien de bien ostentatoire, mais qui ne trompait pas l’étudiant en droit : il se faisait mater en retour. Parfait. C’est tout ce dont il avait besoin. Une faille, une seule. A partir de là, ça deviendrait presque trop facile. Et pour finir de l’achever, il prétexta une chaleur passagère et tira vers le bas le col de son tee-shirt, dévoilant presque innocemment (comme s’il avait un seul os innocent dans son corps) une clavicule. Ce geste, qui semblait au final si banal, était savamment calculé pour ouvrir l’appétit, et à en demander plus : le moment ne durait qu’une poignée de seconde, mais c’était suffisant. Et puis les yeux remontèrent, visiblement que l’intégrité pour son travail était des plus importantes pour sa proie. Pas de soucis, Finn savait se montrer patient. Après tout, il savait faire durer le plaisir, que ce soit habillé, séparé par un comptoir, ou dans des moments plus intimes.

Il écoutait sans rien dire Irvin, lorsque celui-ci se retourna pour aller chercher les affaires d’Holly, et que les yeux de Finn tombèrent presque par mégarde sur le bas de son dos. Ah, elles étaient là. Elles lui avait manqué, tiens. Elles étaient toujours aussi mignonnes, bien à l’abri dans le pantalon ajusté du jeune homme. Une magnifique paire de fesses. En fin connaisseur, le sorcier savait apprécier les belles choses, et ma foi, il avait devant lui une œuvre d’art. Il n’essaya même pas de masquer son matage intensif, pendant qu’il répondait distraitement Irvin, qui avait visiblement vu clair dans son jeu (en même temps, difficile de passer à côté, Finn étant tout sauf discret).

« -Oh non, loin de moi cette idée… Je vous drague simplement parce que je vous trouve particulièrement bandant, et je trouverai ça dommage de passer à côté d’une expérience plaisante, que nous pourrions partager tous les deux…  

Ok, c’était peut-être à la limite du harcèlement sexuel, et il lui arrivait bien souvent d’être un peu moins direct, mais Finn n’était pas vraiment en forme. En réalité, il n’allait jamais réellement bien, mais depuis qu’il était sorti de l’hôpital, son moral vrillait dangereusement : alors, comme à son habitude, il en faisait des tonnes, il se complaisait dans son attitude de lover boy sans substance, sans intérêt autre que sa belle gueule et ce qu’il avait entre les jambes. Et puis bon, il avait l’habitude de se prendre un coup de poing bien placé pour un mot un peu trop entreprenant dit à la mauvaise personne, et parfois, se faire remettre les idées en place par un uppercut était bien plus plaisant que de se laisser morfondre tout seul dans son coin.

Mais voilà Irvin qui lui parlait d’Holly, qui lui rappelait son départ et son cœur se serrait. Il se doutait qu’il devrait discuter de la rouquine (après tout, c’était pour ça qu’il était venu), mais entendre parler de l’absence de son amie par une autre personne rendait la chose bien plus réelle, bien plus tangible. Comme une giffle que la réalité lui infligeait.

-Elle est quelque part dans la Cordillère des Andes, dans un élevage de Clabbert, si j’ai bien suivi. Les hiboux mettent trop de temps à arriver pour que je ne sois sûr de rien. Elle est heureuse, de toute façon, c’est ce qui compte.

Il ne fallait pas qu’il se laisse aller à trop y penser, parce qu’on savait ce que donnait un Finn Bowman déprimé : ça finissait, la plupart du temps, dans un lit d’hôpital. Il jeta donc un rapide coup d’œil à la boîte, qui renfermait un livre de botanique, une petite veste en coton et quelques papiers pliés, avant de la refermer. Holly ne lui avait pas dit ce qu’il devait chercher exactement, et il ne voyait pas la moldue laisser des choses de valeur réelle sur son lieu de travail, le contenu devait donc être exact. Pour ne plus penser à sa meilleure amie, il se réfugia dans ce qu’il connaissait le mieux, l’humour sardonique : et, de toute façon, cela allait en parfaite adéquation avec son plan de mettre Irvin dans son lit.

-Non, vraiment, il manque une chose essentielle, dit-il avec un ton exagérément dramatique. J’ai toujours pas votre nom, et comment vous dire que j’aimerai bien savoir quoi crier, lorsque je vous aurai ramené chez moi. »

C’était un peu mieux que précédemment, déjà : peut-être pas fin (car de toute façon, ce n’était vraiment pas la marque de fabrique de Finn), mais au moins, un peu plus recherché.

_________________
How could this happen to me?
I open my eyes, I try to see but I'm blinded by the white light. I can't remember how, I can't remember why I'm lying here tonight. And I can't stand the pain, and I can't make it go away.

Ship de l'amûûûr:
 
Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 24/12/2016 Messages 734 Points d’activité 259
      Pseudo : Isou, BreizhClafoutis
      Avatar : Georges Mackay
      Crédits : Internet et BRO le magnifique pour le badge
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Quartiers Résidentiels des Faubourgs, partie traditionnelle, en colocation avec Torvi Von Wrangel
      Patronus: Une corneille, s'il savait en produire.
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t564-irvin-fowler
MessageSujet: Re: #YOLO ft. Irvin Fowler   Sam 6 Jan - 16:45

J'ai peut-être manqué de discrétion en le regardant ; le voilà qui tire nonchalamment sur son tee-shirt et j'ai du mal à croire qu'il soit nécessaire de se ventiler comme ça en septembre, en Angleterre. Au fond de moi, je ressens un peu d'admiration pour le culot de ce type. Jamais je ne serais capable de lancer avec autant de répartie ce genre de phrases à un-e inconnu-e, et je me demande à quel point sa technique fonctionne. Il me rappelle la mésaventure vécue par Milo, quelques mois auparavant, avec un Don Juan du même type. Sur le moment, je dois admettre que son récit m'avait amusé, tant j'imaginais le désarroi de l'Italien ; maintenant que j'y suis confronté, je ris un peu moins. Et quand mon regard quitte son cou, le sien se pose sans aucune discrétion sur... mes fesses. Il faut reconnaître qu'il est tenace, mais il va bientôt me rendre mal à l'aise. Je me sens toujours plus démuni car, même s'il est flatteur pour mon ego malmené de se voir complimenter aussi franchement, j'ai la nette impression que je ne parviendrai qu'à me rendre ridicule en essayant de lui répondre.

Trop franchement, là. Je ne peux pas retenir une expression de surprise face à sa dernière phrase. Puis je redeviens sérieux.

- Si vous voulez une expérience plaisante ici, j'ai la bulle de simulation pour tester les balais. C'est la seule distraction que je peux vous proposer dans le magasin.

A mon tour d'être clair ; pas question de coucher avec qui que ce soit dans le magasin de Milo. Pour lui, déjà, car je peux facilement imaginer qu'il ne pensait pas à ce genre de tâches en me laissant le magasin ; et aussi parce que j'ai deux mères avec une fâcheuse tendance à apparaître n'importe quand, et surtout quand on s'y attend le moins. Et je n'ai pas, mais alors pas du tout, envie de les voir apparaître dans ce genre de situation. Avec le recul, je n'aurais peut-être pas dû ajouter "dans le magasin", mais le mal est fait.

Puis la discussion se porte sur Holly et le jeune homme perd un peu de son humeur charmeuse. Sa dernière phrase me confirme qu'ils étaient bien amis ; c'est peut-être cliché, mais il n'y a que les proches les plus chers dont on supporte de se séparer pour l'assurance de les savoir mieux ailleurs, sachant pertinemment qu'on ira jamais aussi bien que lorsqu'ils sont là. Je lance un sourire compatissant au type en hochant la tête - je connaissais trop peu Holly pour ajouter quelque chose. J'ai de la chance avec Milo : lui et moi sommes trop casaniers pour nous éloigner de l'Angleterre, nous assurant d'être toujours proches l'un de l'autre. Alors qu'il se penche sur le contenu de la boîte, la mélancolie perce l'apparence séductrice du jeune homme.

Mais juste une seconde ; quand il relève la tête, son sourire un peu moqueur recouvre de nouveau son visage. Il réussit presque à me faire peur avec ses airs dramatiques, puis sa drague reprend avec encore plus d'ardeur. La subtilité n'est pas son fort, c'est certain. C'est presque amusant, en fait. Comme un jeu sans aucun enjeu, sans conséquences. Car il va partir, non ? Une fois son stock de pick-up lines épuisé, il quittera le magasin avec sa boîte et son sourire (plutôt efficace, et séduisant, autant se l'avouer). Alors autant m'amuser un peu aussi. Je m'accoude à mon tour sur le comptoir.

- Vous dites ça à tous les vendeurs ou c'est juste aujourd'hui ? Je vais vous décevoir mais malheureusement, je n'ai pas un bon nom à crier. Et puis - je regarde ma montre - il est encore un peu tôt pour se casser la voix, ça doit être l'heure de la Causette Coquette de Sorcière Hebdo à la radio, je m'en voudrais de priver une petite mamie d'une telle occasion de se cultiver.

D'où je sors ça, je n'en ai aucune idée, mais je parie que Matilda n'aurait pas rougi devant une réponse aussi absurde. Est-ce que c'est un gage de qualité ? Probablement pas, ma soeur étant quasiment aussi subtile que le charmant type en face de moi. Mais l'heure n'est pas à l'originalité ; et ce petit jeu me rend soudainement un peu plus léger, plus que je ne l'ai été ces dernières semaines.

_________________

Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 29/03/2017 Messages 1056 Points d’activité 223
      Pseudo : Flow
      Avatar : Herman Tømmeraas
      Crédits : Me, myself and Google
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Les Salines
      Patronus: un Mustang
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t708-finn-w-bowman-keep-my-g
MessageSujet: Re: #YOLO ft. Irvin Fowler   Dim 7 Jan - 16:54


#YOLO
Finn & Irvin
Il était comme une panthère dans la jungle, ayant repéré une gazelle et s’apprêtant à la dévorer toute crue. Sauf que Finn voulait tout sauf du mal à Irvin, (à part bien sûr si c’était son trip, l’étudiant en droit n’était vraiment pas le genre de mec à juger quelqu’un pour ses fantasmes) au contraire, il se mettrait d’un point d’honneur à lui faire passer un moment exceptionnel s’il succombait à sa tentative de drague : coucher avec Finn Bowman, c’était la garantie d’enchainer les orgasmes, et d’en redemander encore et encore. Ce n’était même pas de la fausse modestie, juste un fait, que le sorcier était un amant des plus doué. Après tout, il avait la force de l’expérience, aucun tabou et une estime de lui-même si basse qu’il ferait toujours passer le plaisir de l’autre avant le sien : des ingrédients tout choisis pour faire atteindre le nirvana à n’importe qui. Mais avant d’en arriver à l’acte, il fallait réussir à ferrer le poisson.

Finn comprit sans mal que rien ne pourrait se passer dans le magasin, et il pouvait comprendre, dans une certaine mesure. Il n’avait jamais réellement travaillé, en tout cas pas dans un cadre traditionnel, et s’il réussissait à contenter son père et à reprendre les rênes du cabinet d’avocat familial, il serait son propre patron et n’aurait jamais à penser à ce que dirait un patron ou un quelconque supérieur. Mais il savait que ce n’était pas le cas de la majorité de la population, et comprenait qu’Irvin ne voulait probablement pas perdre son travail pour une coucherie d’un jour, peu importe sa qualité.

« -Je ne suis pas un adepte de la simulation, dit-il, goguenard. Même avec le nombre de manches dans le coin… On serait bien mieux dans mon appartement.

Il était très fier de lui et de ses blagues, son sourire mutin ne pouvant tromper personne. En tout cas, la parole d’Irvin était sans équivoque : il n’excluait pas la possibilité d’accepter la proposition à peine cachée du brun et c’était son environnement, bien plus que l’acte en lui-même, qui le rendait réticent. Finn pouvait travailler avec ça, sans problèmes. Parce que c’était la spécialité du jeune homme, la drague légère, le flirt tout sauf innocent. Il n’avait pas vraiment besoin d’harceler quiconque pour coucher avec lui, sa belle gueule et son charisme inhérent était suffisant pour attirer ses proies dans ses filets, et de toute façon, les rares fois où on se refusait à lui, cela lui confirmait l’idée imprimée dans son cerveau que son existence n’était qu’un sombre gâchis. Cela lui rappelait d’ailleurs… Mais oui, il avait dragué un vendeur de balai qui l’avait repoussé, il y avait quelque mois de cela, un certain Milo ! Se trouvait-il dans sa boutique ? Probablement. Le sort avait définitivement un drôle de sens de l’humour.

La réponse suivante d’Irvin déstabilisa pendant une seconde à peine l’étudiant en droit. S’il ne s’attendait pas à ce qu’il soit aussi réceptif à ses bons mots, il en était enchanté, et il n’allait pas se plaindre du ton vaguement charmeur qu’avait pris sa cible, d’autant plus qu’il avait à son tour prit appui sur le comptoir, comme s’il reproduisait les précédents gestes de Finn. Il était décidément sur la bonne voie.

-Je dis ça simplement aux vendeurs particulièrement beaux gosses, en fait. Une pause. Toujours ménager de l’effet dramatique, pour créer de l’emphase. Vous ne devriez pas me lancer des challenges comme ça, je suis à peu près sûr que je pourrais vous faire changer d’avis sur votre nom, et que vous ne pourriez plus jamais l’utiliser sans rougir…

Son arrogance aurait pu sembler déplacée s’il ne susurrait pas ces mots avec une voix si charmante, presque innocente, comme s’il disait des choses aussi simples que demander le temps qu’il faisait. Parce qu’on pouvait dire beaucoup de choses sur Finn, qu’il était insupportable, voir même lourd, mais il était sûr qu’on aurait pu lui donner le bon dieu sans confession… jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche bien sûr (surtout selon la situation dans laquelle il ouvrait la dite bouche).

-Il n’y a pas d’heure pour se casser la voix : après tout, il est 2h du matin quelque part dans le monde. Mais si vous êtes inquiets à ce point des oreilles chastes de mamies… Je me mordrais la lèvre pour contenir mes éclats de voix, et vous devrez vous contenter de mes gémissements… Sauf si vous n’arrivez pas à vous réprimer vous-même, bien sûr. »

Il mourrait d’envie qu’Irvin relève le défi. Qui réussirait à retenir ses cris d’extase ? Il avait peu de doute quant au gagnant, mais même si ses prédictions s’avéraient fausses, il aurait quand même gagné. Et comme pour illustrer ses propos, il se mordilla rapidement la lèvre, dans un geste inconscient qui montrait à quel point il était affamé. Et ce n’était pas de nourriture dont il avait besoin.

_________________
How could this happen to me?
I open my eyes, I try to see but I'm blinded by the white light. I can't remember how, I can't remember why I'm lying here tonight. And I can't stand the pain, and I can't make it go away.

Ship de l'amûûûr:
 
Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 24/12/2016 Messages 734 Points d’activité 259
      Pseudo : Isou, BreizhClafoutis
      Avatar : Georges Mackay
      Crédits : Internet et BRO le magnifique pour le badge
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Quartiers Résidentiels des Faubourgs, partie traditionnelle, en colocation avec Torvi Von Wrangel
      Patronus: Une corneille, s'il savait en produire.
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t564-irvin-fowler
MessageSujet: Re: #YOLO ft. Irvin Fowler   Dim 14 Jan - 16:40

J'aurais définitivement dû retenir mon "dans le magasin" car le type sourit de plus belle, et continue sur sa lancée sans ciller. Sa phrase suivante me rappelle une subtile blague que ma soeur avait dite à Milo, portant sur ses doutes concernant l'hétérosexualité de mon meilleur ami au vu de son choix de carrière impliquant un nombre conséquent de manches et d'objets longs et cylindriques en tout genre. Milo s'était offusqué pour la forme, et on avait bien rigolé ce soir-là (j'en avais pris pour mon grade aussi évidemment, mais le contraire m'aurait étonné)(et dans mon cas, c'était plutôt justifié)(mais je m'égare).

- Aussi confortable que soit votre appartement, je travaille en ce moment.

Beau gosse, moi ? Si je ne me trouvais pas trop mal avant mon hospitalisation, ma maladie a changé la donne. Trop mince pour mes habits devenus un peu trop amples, trop fatigué, trop préoccupé. Trop déconnecté de la séduction (moi qui avais déjà des compétences très limitées en la matière), de l'amour et de tout ce qui s'y rapporte. Je n'ai plus pensé à ça depuis un an, trop seul et trop concentré sur la seule chose qui comptait à mes yeux, améliorer mes implants pour redevenir... normal. Comme ce mot me semble futile maintenant. Avec le recul, je me dis que j'aurais pu saisir des opportunités ; avec Poppy, qui sait, ou avec cette autre étudiante en ingénierie si gentille, souvent à côté de moi en cours, qui m'a plusieurs fois invité à des soirées étudiantes avant d'abandonner devant mes refus obstinés. Mais mon esprit était ailleurs et mon cœur complètement coupé de toutes ces pensées, envahi par d'autres beaucoup moins agréables. Je me sens soudainement rouillé, craignant de paraître ridicule si jamais j'acceptais les avances de ce type. De plus, je ne peux pas vraiment me targuer d'avoir beaucoup d'expériences avec les hommes ; coucher avec Léandre a été ma seule expérience, et l'unique nuit que nous avons passée ensemble remonte déjà à plus de 2 ans.

Mais il plaisante de toute façon, non ? Je doute soudain que son entreprise de drague soit si désintéressée. Il comptait véritablement entrer et persuader le premier vendeur venu de coucher avec lui, là, tout de suite ?

- C'est gentiment proposé, mais j'aime bien mon nom et j'aimerais pouvoir continuer à l'utiliser devant mes parents.

Je me redresse pour reprendre mon attitude plus neutre de vendeur lambda, et lui lance un sourire plus doux, plus sérieux.

- Sérieusement, je suis flatté, et aussi un peu admiratif de votre inspiration, mais vous pouvez trouver mieux que moi. Et beaucoup plus beau gosse aussi. Le Chemin de Traverse ne manque pas de vendeurs agréables à regarder. Et Atlantis non plus. Vous y vivez, je me trompe ? Je suis certain de vous avoir déjà vu là-bas.

Sa dernière proposition me tire encore vers des méandres plus sombres. Entendre ses gémissements... est-ce que pourrai entendre quelque chose, de toute façon ? Avec mes implants qui se décrochent au moindre mouvement et sifflent au moindre contact ? Est-ce que je pourrais même les garder ? L'idée de coucher avec quelqu'un dans le silence le plus complet me met profondément mal à l'aise. Je n'y avais jamais vraiment pensé mais la réalité me frappe soudain avec violence. Là aussi, je suis lésé. Cette foutue maladie a atteint jusqu'à cette intimité, jusqu'à me priver de ce plaisir si simple mais si enivrant que d'entendre l'autre s'abandonner avec soi... Je suis presque en colère, mais je me calme rapidement. A quoi bon ? Autant vivre avec, c'est la seule solution que j'aie à disposition, les médicomages me l'ont assez répété.

Refuser vaut mieux, j'en suis sûr. Même si je dois admettre qu'il a du charme, et un sourire séduisant sur un visage qui l'est autant. Le reste n'a pas l'air mal non plus. Étonnamment, un peu de regret à l'idée de le voir partir vient se loger dans un coin de ma tête. Si ce n'est qu'un jeu, pourquoi arrêter si vite... Il n'y a pas de mal à continuer à m'amuser un peu... Juste encore un peu.

- Et puis, je suis sûr de gagner votre défi, je m'en voudrais de vous décevoir doublement.

Un léger sourire involontaire que je devine joueur a jailli sur mon visage. S'amuser un peu, tant que le magasin reste vide d'autre client. Et puis on s'arrêtera. Il sera toujours temps de s'arrêter. N'est-ce pas ?

_________________

Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 29/03/2017 Messages 1056 Points d’activité 223
      Pseudo : Flow
      Avatar : Herman Tømmeraas
      Crédits : Me, myself and Google
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Les Salines
      Patronus: un Mustang
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t708-finn-w-bowman-keep-my-g
MessageSujet: Re: #YOLO ft. Irvin Fowler   Mar 16 Jan - 16:15


#YOLO
Finn & Irvin
Et il l’entendait protester, trouver de fausses excuses, faire mine de ne pas être intéressé, mais Finn connaissait bien trop le jeu pour se laisser entourlouper par des tours de passe-passe aussi grossiers. Car il y avait des choses que même le meilleur des acteurs ne pouvait pas simuler, et cette étincelle qu’il pouvait voir dans l’œil du vendeur, ce ton mi-sérieux, mi-amusé, ne voulait dire qu’une chose : la porte était entrouverte, à lui de voir comment pénétrer à l’intérieur de la pièce. Mais utiliserait-il une clef, enfoncerait-il l’ouverture, braquerait-il la serrure ? Tant de possibilités, et c’était ça la beauté de la joute verbale qui s’orchestrait, sans qu’au final il n’y ait de gagnant ou de perdant.

Pourtant, son ton perdit quelque peu de ce piquant que recherchait l’étudiant en droit, comme si une certaine mélancolie se dégageait de ses paroles. Finn était un peu trop égoïste pour réussir à lire véritablement les gens : lorsqu’on s’éloignait du domaine du flirt et de la drague, il était plus inutile qu’un poisson hors de l’eau, que ce soit concernant les sentiments des autres ou les siens. C’était une des raisons pour laquelle il se sentait si mal, une des raisons pour laquelle il avait du mal à trouver la force de se lever chaque matin, une des raisons pour laquelle il avait une cicatrice sur le poignet. Parce que c’était plus simple d’essayer de nier ses sentiments plutôt que d’essayer de les comprendre, n’est-ce pas ? Il continuait à se sentir de plus en plus mal depuis sa tentative de suicide, essayait d’oublier l’existence de cette boule de détresse émotionnelle et de dépression qu’il trainait chaque jour, mais cela n’avait pour résultat que de la faire grossir un peu plus, créant un cercle des plus vicieux. Peut-être un jour que tout s’arrangerait, mais cela était loin d’être le cas, pour l’instant. Il continuait de s’enfoncer dans le vice, en attendant des jours plus clair : et c’était peut-être pour cela qu’il aimait autant la chasse, la drague, car pendant ces instants, il oubliait à quel point il était misérable.

« -Vous me donnez beaucoup de conseils, pour trouver mieux que vous, plus beau gosse que vous… Peut-être, peut-être pas, mais là n’est pas la question, c’est vous que je veux.

Son sourire carnassier laissait peut de place à l’imagination, si un tant soit peu était encore utile, aux vues de la situation. Visiblement, le jeune vendeur n’avait pas l’habitude de se faire courtiser de la sorte, et c’était tant mieux, car Finn aimait les défis. C’était toujours une fierté supplémentaire pour lui, de mettre dans son lit quelqu’un d’un tant soit peu innocent.

-Pour vous répondre, oui, j’habite à Atlantis. Aux Salines, à la Résidence Enchantée, appartement n°5 : si vous tenez à ce point à finir votre journée de travail, vous pouvez m’y retrouver ce soir… Par contre, je ne peux pas vous garantir que nous ferons des activités convenables pour quelqu’un d’aussi sage et consciencieux que vous.

Il continuait sans relâche son numéro, sans prendre réellement conscience de la bataille qui prenait place dans le cerveau du futur ingénieur. Sans prendre aussi réellement conscience que ce n'était pas forcément très malin de donner son adresse à un inconnu, dont il ne connaissait même pas le prénom. Il avait assez peu l’habitude de recevoir des coups dans son appartement, préférant se rendre chez les autres ou d’effectuer ses bases besognes sur place, mais il sentait qu’il aurait plus de chances avec le jeune homme en lui faisant une proposition de la sorte. Ou peut-être pas, peut-être aimerait-il une porte de sortie, qui sait.

-Ou bien on peut aller chez vous. Peu m’importe à vrai dire, après tout, je ne vous veux que du bien, et je détesterai l’idée que vous soyez dans une situation inconfortable pour vous...

Et c’était vrai. Finn se faisait un point d’honneur de donner le plus de plaisirs possibles à ses amants, c’était l’une de ses seules réelles fiertés, dans la vie. Après tout, quoi de mieux qu’un playboy expérimenté avec un profond dégoût de lui-même, pour atteindre l’un des meilleurs orgasmes de sa vie ? Ce que l’étudiant en droit voulait faire comprendre à son interlocuteur, c’était que certes, il avait terriblement envie de lui arracher ses vêtements et de le prendre sur le comptoir, là, maintenant, tout de suite, mais ce n’était pas un malade. Il cherchait juste à prendre un peu de bon temps et Finn était sûr que le jeune vendeur pourrait tirer beaucoup de plaisir d’un moment intime entre eux.

-On verrons ça, répondit-il ensuite doucement. J’espère juste que tu n’es pas mauvais perdant.»

Le tutoiement était un peu sorti sans réfléchir : il n’avait pas vraiment l’habitude de vouvoyer les gens,  et il commençait à s’en lasser. De toute façon, ce qu’il prévoyait de lui faire subir était suffisamment intime pour passer à la deuxième personne du singulier, n’est-ce pas ? Et puis s’il s’offusquait… peut-être que cela serait le signe qu’il avait perdu la partie.  

_________________
How could this happen to me?
I open my eyes, I try to see but I'm blinded by the white light. I can't remember how, I can't remember why I'm lying here tonight. And I can't stand the pain, and I can't make it go away.

Ship de l'amûûûr:
 
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: #YOLO ft. Irvin Fowler   

Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Sienna 'Party Girl' Fowler
» A la recherche du chat [PV Olivia E. Fowler - Emma Blackbonnes]
» Aldous Fowler - Humain [LIBRE]
» Corruption et démocatie.
» Devoir de Sortilèges ou comment ne pas rougir devant une aussi jolie fille ? [PV Olivia E. Fowler - Samaël Smith]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Catharsis :: Le Monde :: Royaume-Uni :: Le Chemin de Traverse :: Milo's Magical Sport Supplies-
Sauter vers: