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 We grow up to give up ft. Mazikeen Avery
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Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: We grow up to give up ft. Mazikeen Avery   Lun 1 Jan - 18:08


We grow up to give up
Finn & Mazi
Septembre 2000. Une nouvelle année scolaire commençait, après un été pour le moins… mouvementé, rythmé à coup d’attentats, de séjour à l’hôpital, de drogue, d’alcool, de sexe, et bien sûr, la case obligée, la pire, pire encore que cette soirée où il avait bien failli perdre la vie, devant le stade de Quidditch : il avait du rendre visite à ses parents. Finn ne savait pas vraiment si sa mère s’était aperçue de sa présence dans l’appartement huppé londonien où il avait grandi. Comme toujours, elle était assise dans le petit salon, à broder un énième motif floral sur un coussin, attentive à la voix de son mari seulement, soumise, silencieuse. D’aussi longtemps qu’il se souvenait, le jeune homme ne se rappelait pas d’avoir senti les bras de sa mère autour de lui, ou entendu sa voix s’élever. Une parfaite ménagère, façonnée pour le seul plaisir d’Humphrey Bowman, le grand avocat, le père de Finn. L’homme qu’il redoutait le plus au monde. Même s’il avait grandi, même s’il s’était rebellé contre les coups et l’avenir que son géniteur avait planifié pour lui, il était encore sous son joug, peut-être plus encore qu’auparavant. Il avait trouvé son père assis derrière son bureau en bois massif, en train d’écrire une déposition, et sans rien dire, celui-ci lui avait fait un signe de la tête pour qu’il s’assoit. Les secondes s’étaient égrainées. La nervosité s’était emparée du jeune homme, et sa jambe avait tressauté de manière incontrôlable, pourtant, il n’avait rien dit. Envolée, sa répartie qui le caractérisait, son insolence incessante, son cynisme omniprésent. Il redevenait un petit garçon en présence de Humphrey Bowman. Enfin, il avait fini par lui adresser la parole.

« -J’ai reçu ton bulletin. Premier de ta classe. Une pause. Son regard était toujours fixé sur le document qu’il rédigeait, et pas son fils. Seulement un Effort Exceptionnel en Droit Administratif, par contre. Finn ne scilla pas. Il savait qu’aucune réponse n’était attendue. Tu tiens ta part de marché. Il te reste deux ans. On verra si ça continue comme ça, ou si tu finis par me décevoir, encore une fois. »

Ces mots trottaient dans la tête de l’étudiant, incessants. Le ton presque badin avec lesquels ils avaient été prononcés glaçait le sang de Finn. Ce ton dicterait son futur. Ce ton serait le gardien de sa prison, jusqu’à ce qu’enfin son père passe l’arme à gauche et qu’il hérite de la fortune familiale : c’était en pariant sur le fait qu’il faisait toujours partie du testament des Bowman, bien sûr.

Alors il endurait. Sa deuxième année de droit avait commencée sans accrocs, et si les cours ne le passionnaient toujours pas, au contraire, il avait la chance d’être suffisamment intelligent pour réussir brillamment tout ce qu’il entreprenait. Sa vie semblait être un éternel recommencement : lever, sport, cours, repas, cours, alcool, repos lorsque son corps ne pouvait plus supporter une énième nuit sans sommeil, et ainsi de suite. Cette routine malsaine avait des effets de plus en plus pervers sur son moral, mais il cachait ses sentiments devant son habituel sourire arrogant et personne ne posait de questions. Qui le ferait de toute façon ? Holly était partie voyager à travers le monde. Aedan c’était… compliqué. Les autres n’étaient que des lointains souvenirs d’un temps plus heureux, ou des visages flous rencontrés lors de soirées bien trop ombreuses.

Ce jour là était un jour comme les autres, encore un. Cela faisait 72h environ qu’il n’avait pas dormi, il avait bien plus de tequila dans l’organisme qu’une quelconque nourriture solide, et malgré des cernes plus profondes encore que la fosse des Mariannes et un regard fixe, caractéristique d’un esprit troublé, il semblait… lui-même. Pas bien, pas heureux, même pas neutre, mais ressemblant si rigoureusement à Finn Bowman, l’enfoiré de service qui ne lâchait jamais un sourire à part pour draguer, que bien peu de monde se serait rendu compte de son mal-être. Il était si différent de l’enfant turbulent qu’il avait été, si différent de l’adolescent insupportable qui avait quitté Poudlard et avait trouvé la force d’essayer de changer de vie... Si on comparait les deux, il ne serait qu’une carcasse vide. Un corps qui n’avançait que par habitude.

Il marchait vers l’amphithéâtre C pour rejoindre son cours de Droit Fiscal, coupant à travers les chemins de l’UPA, habitué des lieux, roi sans couronne, ombre sur le tarmac, oiseau sans ailes. Il faisait beau, l’automne pointait le bout de son nez et les feuilles sur les arbres commençaient à revêtir des couleurs ambrées. Il croisait des étudiants qui discutaient joyeusement, d’autres qui écoutaient de la musique sur leurs walkmans, d’autres encore qui arboraient un air stressé, vraisemblablement à cause de la pression scolaire, mais il ne les regardait pas, trop occupé à essayer de mettre un pied après l’autre sur le sol, priant pour ne pas tomber, car il ne savait pas s’il se relèverait. Son regard croisa par hasard une jeune fille qui marchait dans la direction opposée à la sienne, et, il n’aurait pas tiqué s’il n’avait pas reconnu ces yeux à la teinte si particulière. Mazikeen Avery. Cela faisait si longtemps qu’il ne l’avait pas vu, presque une vie. Finn ouvrit la bouche pour lui parler, mais aucun son ne sortit de ses cordes vocales. Depuis quand n’avait-il pas parlé ? Il ne s’en souvenait pas vraiment. De toute façon, est-ce que cela valait vraiment la peine de la saluer ? Elle venait d’un autre temps de sa vie, un temps bien plus joyeux et simple. Il laissa donc tomber, c’était plus facile de toute façon. Alors pourquoi son regard ne parvenait pas à se détacher d’elle ?  

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MessageSujet: Re: We grow up to give up ft. Mazikeen Avery   Mer 3 Jan - 1:11



"We grow up to give up"
ft. Finn & Mazikeen

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Septembre 2000.

Un été qui a été très mouvementé pour la jeune Britannique qui n'avait pas passé grand temps dans son pays natal. Elle n'avait pas vécu les attentats dont elle avait entendu parlé mais cela l'avait affectée intérieurement. La seule chose dont l'héritière de la famille Avery pouvait faire était de compatir avec les victimes ou les gens ayant été blessés ou ayant été témoins. Pendant ce temps, la jeune femme avait voyagé avec Jasper une certaine partie de l'été et ensuite, elle s'est retrouvée en Russie, à Saint-Pétersbourg, majoritairement. Elle y avait certains contacts où elle a pu séjourner. Sinon, Mazikeen avait séjourné deux semaines chez ses parents qui n'avaient pas changé et espéraient toujours le retour de Samaël à la raison. La cadette savait que son frère ne reviendrait pas avec ses vieilles pensées. Une cause perdue, disons. Les attentats de l'été avaient eu le don de faire revivre certaines des vieilles philosophies de Mazikeen qui n'avait jamais pu croire que les moldus s'en auraient pris à d'innocents sorciers. Pour le moment, elle ne se contentait que de n'émettre aucun opinion, sachant que le retour en classe était tout proche.

Plus tôt, lors de la matinée d'une journée de septembre, l'aristocrate s'était posée beaucoup de questions. Habitant seule, aucune présence n'avait pu perturber ses pensées. Jasper n'habitait pas avec elle pour le moment. Justement, elle questionnait sa relation avec lui malgré le fait qu'elle l'aimait beaucoup. Ce n'était pas tout, il y avait également sa vie ici ou encore ses liens familiaux. Mazikeen était attachée à son nom de famille mais d'un autre sens, elle ne pouvait pas en être fière de par les méfaits de certains membres de cette même famille. De plus, Mazikeen était officiellement l'héritière légitime de la famille Avery vu le statut actuel de son frère qui, à la base, était l'héritier. C'est à elle, désormais, de redorer le blason de sa famille. Bref, c'est donc pourquoi elle avait mis plus de temps à se préparer pour quitter son appartement et filer en classe. Car oui, elle débutait sa deuxième année malgré le fait que la jeune femme ait débuté à l'hiver 2000.

Cette journée-ci fut tout à fait normale, rien de très mouvementé pour l'héritière Avery. La seule chose était qu'aucun sourire ne se trouvait sur ses lèvres. Quoi qu'elle n'avait aucun raison de déformer ses lèvres pour former un sourire. Ses pieds, vêtus de chaussures, frôlèrent les dalles de la sortie de la bibliothèque, quelques livres en plus dans son sac dont un qui concernait un de ses cours d'alchimie avancé. Lourd, Mazikeen ne pouvait pas courir avec ce sac à dos-là mais rien ne pressait à l'heure actuelle. Son objectif était de retourner chez elle et paresser pour le restant de la journée, en s'ouvrant un bouquin dont elle avait acheté en Russie (elle ne l'avait pas encore commencé). Bref, la jeune femme se retrouvait désormais auprès de plusieurs élèves, près des amphithéâtres de l'aile administrative. Mazikeen ne portait pas vraiment attention aux gens qui l'entourait. Elle n'en connaissait pas un. Sauf un. L'aristocrate se sentait soudainement observée, comme si une personne n'avait d'yeux que pour elle. "À  gauche." Pensait-elle, tournant la tête vers cette direction. Si elle avait douté d'une menace dite agressive, elle aurait aussitôt sortit sa baguette.

La personne qu'elle finit par apercevoir n'était nul autre que Finn Bowman, un vieil ami datant d'une autre époque que celle d'aujourd'hui, où il marchait en direction opposée à la sienne. Une époque où une Mazikeen était totalement différente de celle de l'an 2000. Les deux jeunes adultes ne s'étaient pas vraiment parlés depuis des années, surtout que l'héritière Avery avait été un peu absente lors du semestre précédent, se concentrant davantage sur ses études, ses divertissements et Jasper. Peut-être que le hasard de voir cette bonne vieille rencontre était déjà écrit ? Ne dit-on pas que rien n'arrive pour rien ?

Dégageant une mèche de ses cheveux, Mazikeen se mit à approcher de celui qui l'observait précédemment. Il semblait fatigué et un peu vide. N'étant pas douée pour deviner les pensées d'autrui, c'est simplement ce qu'a conclu rapidement la Sang-Pure. Finn semblait vouloir dire un truc alors que le regard vert de la jeune femme le fixait. Hélas, aucun son n'avait sortit. Était-il le même garçon qu'à l'époque ? Ou encore était-ce un fantôme du passé venant lui rappeler de bons vieux souvenirs positifs ?

« Finn Bowman. » Mazikeen arborait un petit sourire. « Je ne sais pas si je dois te faire la bise ou te serrer la main. Je te laisse choisir, cher ami, après tout ce temps. » La jeune femme le regardait dans les yeux, ayant une certaine envie d'en savoir plus sur lui, sur ce qu'il était devenu. Un beau jeune homme, à première vue. Est-ce que cela cachait de la fragilité ou tout l'opposé ? « Je ne vais pas te retarder longtemps, étant donné que tu sembles pressé. » Pour un cours ? Ou autre chose ? Du moins, il ne semblait pas être pressé dans tout le sens du terme. Il semblait simplement savoir où se diriger. Mazikeen fixait ainsi sa vieille connaissance dans les yeux, curieuse de savoir comment lui réagirait devant elle car elle-même ne savait pas comment réagir hormis ce qu'elle avait dit.

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MessageSujet: Re: We grow up to give up ft. Mazikeen Avery   Jeu 4 Jan - 5:00


We grow up to give up
Finn & Mazi
Heureusement, elle prononça les mots qui n’avaient pas voulus sortir de sa gorge serrée. Et pourtant, il ne répondit pas tout de suite, occupé à détailler ses traits fins et ses yeux verts. Mazikeen avait changée, assurément (l’inverse aurait été étonnant), et avait grandit pour devenir une jeune femme séduisante. Son port de tête altier n’aurait pu tromper personne quant à la nature de son sang : les Avery étaient très proches de Humphrey Bowman, son père, certes sang mêlé, mais qui avait été l’avocat de la défense de nombreux ex-Mangemorts durant la guerre, et évité la prison à certains d’entre eux, notamment le grand-père de la jeune fille. Il se rappelait les événements mondains huppés qu’organisaient les grands de ce monde et auxquels les enfants étaient tenus de participer, malgré l’ennui que cela incluait, mais sitôt le diner finit, Finn et Mazi, ainsi que quelques autres gamins qui, à eux seuls, étaient plus riches que l’ensemble de la population sorcière de Grande-Bretagne, partaient faire les 400 coups dans les immenses manoirs dans lesquels se déroulaient ces diners. Une époque révolue, mais tellement plus simple… Il se racla la gorge pour, enfin, formuler sa réponse. Sa bouche était sèche, et sa voix un peu plus rauque qu’habituellement, tant cela faisait longtemps qu’il n’avait pas interagit avec un autre être humain.

« -Mazi… Ça fait combien de temps maintenant ? 4-5 ans ? Plus ?

Il l’avait croisé rapidement durant la soirée d’inauguration, mais avec l’agitation (et ce sortilège de l’Imperium dont il ne connaissait toujours pas le lanceur), il n’avait put que lui faire un signe de la tête, pour la saluer. Un léger sourire étira ses lèvres, qui semblait faux tant il jurait avec ses yeux vides. Il n’était pas homme à serrer la main, ni à faire la bise d’ailleurs, mais pour Mazi, et pour la nostalgie qui l’accompagnait, il ferait volontiers une exception. Finn s’approcha d’elle, la dominant de plusieurs centimètres (il se souvenait d’à quel point elle aimait se moquer de lui, quant ils étaient enfants, car elle était plus grande que lui, à cause de son année d’avance sur lui… Comme le temps avait passé), et la serra contre lui. C’était rare pour Finn de croiser ainsi quelqu’un qu’il était sincèrement content de voir, mais c’était le cas de la Sang Pure. Bien sûr, de l’eau avait coulé sous les ponts, et ils étaient probablement tous les deux des personnes diamétralement différentes (c’était le cas de Finn, en tout cas), mais ils s’étaient tellement amusés ensemble, il y avait de cela des années, qu’il la considérait un peu comme une cousine qu’il n’aurait pas vu depuis des années et qu’il prendrait plaisir à prendre des nouvelles. Cela comportait un risque, cependant : qu’elle même lui retourne ses questions. Que pourrait-il répondre aux plus simples des demandes ? Aux « comment vas-tu » et aux « qu’est-ce que tu deviens » ?

-J’ai cours, mais je suis un peu avance, je peux prendre cinq minutes pour discuter, enfin, si tu n’es pas toi-même trop occupé… T’es étudiante à l’UPA toi aussi ? C’est fou qu’en un an, ça soit la première fois qu’on se croise sur le campus.

Il sortit de la poche de sa veste en cuir Ralph Laurens, totalement hors de prix (Finn avait toujours été connu pour porter le nec plus ultra de la mode), un paquet de cigarette, et alluma l’une d’elle d’un incendio informulé. Il avait toujours été si doué en magie, si doué en tout ce qu’il entreprenait, en réalité. S’il n’avait pas ce putain de mauvais caractère, il pourrait dominer le monde. Après une bouffée de fumée, il réalisa son impolitesse.

-Oh, ça te dérange pas, au fait ? »

Il écarta un peu la cigarette de la jeune fille, au cas où la fumée l’importunerait. Probablement que, si quelqu’un connaissant Finn observait la scène, il ne comprendrait pas ce qu’il se passait. Où était passé le caractère si négatif, cette agressivité et insolence qui le rendait si impossible à vivre ? Probablement qu’au contact de Mazikeen, l’étudiant en droit retrouvait un peu de cette innocence de sa jeunesse, et montrait une partie de sa personnalité qu’il réservait habituellement à Holly, et à Aedan dans ses bons jours. Il montrait en réalité, celui qu’il aurait pu devenir si son père ne l’avait pas irrémédiablement brisé. Il désigna un banc qui se trouvait un peu plus loin, lui demandant silencieusement si elle désirait s'asseoir. Lui en aurait bien besoin : il était épuisé. Physiquement, mentalement, il se demandait parfois comment il arrivait encore à mettre un pied devant l'autre.

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MessageSujet: Re: We grow up to give up ft. Mazikeen Avery   Sam 20 Jan - 17:39



"We grow up to give up"
ft. Finn & Mazikeen

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Cela faisait étrange que de revoir Finn Bowman, seule à seul. Mazikeen l'avait vaguement croisé depuis son retour en Angleterre mais jamais elle n'avait pu discuter avec lui. Un vieil ami dont la famille avait aidé la sienne, il y a quelques années de cela. La vieille Mazikeen Avery revenait hanter ses pensées à sa vue. Celle dont la réputation fut plus qu'horrible. Pourtant, cette époque est révolue et la jeune femme avait grandi, autant physiquement que psychologiquement, ayant renié certaines de ses vieilles pensées au sujet de la philosophie sanguine. Quant était-il de Finn ? Était-il le même qu'à l'époque de Poudlard ? L'époque où lui et elle s'amusaient à faire des coups lors de dîners importants au niveau des familles ? Une certaine nostalgie s'installa dans son crâne. Mazikeen ne saurait ainsi dire s'il est le même, puisque l'homme n'avait pas encore ouvert la bouche alors qu'elle était en questionnement si cela était approprié de lui faire la bise ou lui serrer la main. La jeune homme répondit enfin :

« -Mazi… Ça fait combien de temps maintenant ? 4-5 ans ? Plus ? » Au son de sa voix, l'aristocrate eut un sourire. En effet, ce n'était plus du tout une voix de gamin. « Depuis l'époque où j'étais à Poudlard. » Dit-elle, en le regardant dans ses yeux bruns, ne pouvant s'empêcher de penser que le Bowman semblait fatigué. Pas une fatigue physique mais psychologique. Hélas, Mazikeen n'est pas douée pour ce genre de truc. Bref, cela faisait effectivement 4 à 5 ans que les deux jeunes gens ne s'étaient pas parlés face à face, donc l'époque de Poudlard. Mazikeen avait passé ses ASPICs en 1996. Leur dernière vraie conversation devait dater de cette année-là.

C'est alors que Finn s'approchait de Mazikeen où celle-ci ne pouvant s'empêcher de se sentir petite soudainement, l'homme étant désormais plus grand qu'elle de plusieurs centimètres. L'époque où elle pouvait s'amuser à se moquer de la taille du Bowman est révolue. Qu'allait donc faire Finn en s'approchant de l'héritière Avery ? La pousser sur le sol ? Lui serrer la main ? Une bise ? Non, il la serra contre lui, comme s'ils ne s'étaient que vus hier. L'homme disait, alors qu'ils se décollaient doucement :

« J’ai cours, mais je suis un peu avance, je peux prendre cinq minutes pour discuter, enfin, si tu n’es pas toi-même trop occupé… T’es étudiante à l’UPA toi aussi ? C’est fou qu’en un an, ça soit la première fois qu’on se croise sur le campus. » Mazikeen eut un petit rire, passant sa main dans les cheveux. « Depuis l'hiver dernier, alors que je venais tout juste de rentrer au pays. J'étudie en ingénierie magique et en alchimie. Disons que hormis la soirée d'inauguration et les cours, je ne me suis pas vraiment mêlée aux trucs étudiants. » Lui expliqua-t-elle.

L'aristocrate s'en allait lui demander ce qu'il en était de lui mais n'eut pas le temps car Finn sortit un paquet de cigarettes de sa poche de veste avant d'en porter une à ses lèvres et l'allumer avec un incendio informulé. Mazikeen n'aimait pas l'odeur de ce bâtonnet mais vu que le Bowman est un vieux compagnon d'armes, elle n'allait rien dire.

« Oh, ça te dérange pas, au fait ? » Avait demandé Finn. Mazikeen ne fit que secouer de la tête en guise de réponse même si intérieurement, elle n'aimait pas l'odeur.

« Si on reprend où on en était, tu étudies en quoi ? » Demanda la jeune femme, en souriant, elle qui venait de remarquer que Finn avait montré un banc où les deux allaient pouvoir s'asseoir, Acquiesçant, la Sang-Pure s'y assit en croisant les jambes, retirant son sac de son dos, regardant de nouveau les traits de l'homme. « Tu sembles vraiment fatigué, je me trompe ? » Demanda-t-elle.






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MessageSujet: Re: We grow up to give up ft. Mazikeen Avery   Lun 22 Jan - 18:54


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Finn & Mazi
Un flash lui revint en mémoire alors qu’il regardait dans les yeux de son ancienne amie. Il se rappelait d’un après-midi bien trop long, où les adultes parlaient de choses bien trop compliquées pour l’esprit des gamins qu’ils étaient, des grands cigares dans la main et un verre d’alcool hors de prix dans l’autre. Ils n’avaient pas le droit de se rendre dans ce genre de réunions, bien sûr, car les enfants n’y avaient pas leur place, mais cela n’avait pas empêché les garnements de se cacher derrière les grands rideaux en velours décorés de l’ancien manoir, afin d’écouter ce que les grands pouvaient bien raconter lorsqu’ils n’étaient pas aux alentours. Ils ne comprirent pas les teneurs de leur parole, bien sûr, le blabla juridique du père de Finn était bien trop pointu, tout comme les réponses énigmatiques du grand-père de Mazi. Non, ce dont se souvenait le jeune homme, c’était les regards complices qu’il avait échangé avec la petite fille, tous les deux serrés l’un contre l’autre derrière le rideau, retenant leurs souffles pour ne pas se faire prendre. Les éclats de rire lorsqu’enfin ils avaient réussis à s’enfuir de la pièce. La promesse soufflée à l’oreille de ne jamais révéler leur secret. Et certes, lorsqu’ils furent assez âgés pour aller à Poudlard, ils ne s’y côtoyaient pas, ayant un an d’écart, Mazi trainant avec des Sang Purs tous plus pédants les uns que les autres : mais cela ne l’avait jamais empêché de garder leur promesse, et de se retrouver, à chaque nouvelles réunions de leur famille, et d’y faire les 400 coups, comme s’ils ne s’étaient jamais vraiment quittés. Finn aimait, parfois, se promener dans ces souvenirs à l’aide de sa Pensine. C’était un temps tellement plus simple et innocent, un temps qu’il aurait aimé pouvoir revivre réellement.

Mais les faits étaient là. En effet, ils ne s’étaient pas vu depuis presque 5 ans, en effet, ils avaient grandis, et en effet, ils étaient devenus des personnes totalement différentes de ce qu’ils étaient auparavant, probablement. C’était étrange, vraiment, de la revoir, aussi similaire mais aussi tellement méconnaissable. Parce qu’il n’aurait jamais imaginé que Mazi ferait des études d’ingénierie, même dans un monde parallèle où tous les hommes marcheraient sur les mains : elle qui avait été si réfractaire aux moldus et à leur technologie, il avait toujours cru qu’elle suivrait la voix de sa famille dans les idées du Seigneur des Ténèbres, et penser à son amie d’enfance en train de bricoler, cela lui semblait quelque peu irréel. Oui, les gens changeaient. Parfois en bien, comme elle, parfois en mal. Comme lui. Beaucoup trop comme lui. Il souffla sa fumée de cigarette avant de prendre le temps de répondre à sa question.

« -Voyons, je suis un Bowman. Qu’est-ce que je pourrais étudier d’autre que le droit ? Un petit ricanement, si ironique, si amer. Faut bien que je reprenne le cabinet du paternel, c’est écrit dans mes gênes ou une connerie du genre.

Et de toute façon, il n’avait pas d’autres alternatives. Il avait essayé d’échapper à son destin, de se libérer des griffes d’Humphrey Bowman pour ne plus avoir à se soucier de Bowman&Sons, mais il avait échoué. Il avait perdu, et maintenant, il devait accepter son destin, ou, peut-être, encore une fois essayer de se donner la mort. Il n’était pas vraiment sûr de la solution qu’il préférait, pour être honnête. Il s’assit auprès d’elle, avant de se dire qu’il ne savait pas s’il arriverait à se relever pour aller en cours. Tant pis. S’il ratait ses études, de toute façon, c’était le signe que son père avait raison, que c’était vraiment un moins que rien et qu’il n’arriverait jamais rien à faire de sa vie. Les mots de Mazikeen, encore une fois, le firent rigoler doucement. Il était fatigué, c’était le cas de le dire. Mais l’avouer rimerait avec devoir donner des raisons, expliquer à quel point il était misérable, se lamenter par rapport à sa propre condition. Et la jeune femme n’était pas une épaule sur laquelle pleurer : de toute façon, il n’en avait pas et n’en aurait jamais, à cause de son sale caractère.

-Non, ça va… Et puis il se dit que ce n’était pas assez. Il fallait trouver une excuse, quelque chose de plausible et qui n’entrainerait pas de questions. Enfin, j’ai fais la fête hier soir donc je suis un peu dans le coltard, mais c’est rien, ça va passer. Alors donc toi, ingénierie, vraiment ? Moi qui croyais que les technologies moldues, même, les moldus en général, c’était pas ton truc… lui dit-il avec un petit sourire, ayant conscience de son euphémisme.

C’était facile de faire la conversation, de poser des questions sans importance, de parler de la pluie et du beau temps : après tout, Finn avait toujours été quelqu’un de sociable sous son apparence beaucoup trop insolente et sarcastique. Il fumait tranquillement, en prenant son temps, sans vraiment regarder Mazikeen, ses yeux perdus dans le ciel automnal. Non pas que la conversation ne l’intéressait pas, bien au contraire : c’était simplement quelque peu surréel pour lui d’avoir un échange si simple, si innocent, qu’il s’en détachait pour pouvoir mieux l’apprécier.

-Et Sam au fait ? Il va bien ? »

Il ne connaissait pas le frère de Mazi, pas à proprement parler : mais on lui avait appris à être bien poli et à demander aux gens comment se portait leur famille, alors, il se pliait aux règles de bienséance. En réalité, il se fichait de Samaël comme de sa première chemise, n’était même plus totalement sûr si c’était bien son frère ou son cousin, mais c’était comme ça. Une simple conversation. Rien de plus. Lorsqu’il aurait fini sa cigarette et que l’heure sonnerait, il repartirait le long de son chemin, sans que sa situation n’ait changé. Comme une pause dans son quotidien bien trop éprouvant.

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Mazikeen A. AveryÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: We grow up to give up ft. Mazikeen Avery   Ven 16 Mar - 17:23



"We grow up to give up"
ft. Finn & Mazikeen

Life can only be understood backwards; but it must be lived forwards.  - Søren Kierkegaard




Finn et l'héritière Avery ont toujours eu une bonne complicité pour les moments passés ensembles. Aujourd'hui, il était difficile de voir si cette complicité tenait toujours vu que leurs derniers vrais échanges dataient de l'époque de Poudlard. De vieux souvenirs... La nostalgie frappait la jeune femme qui ne vivait quasiment jamais la solitude, à cette époque-là, contrairement à aujourd'hui où souvent elle se retrouve seule dans son appartement à ne "rien" faire bien qu'elle trouve toujours un truc pour s'occuper mais sans présence vivante à ses côtés. Si au moins Mazikeen avait conservé un lien proche avec Finn, elle aurait pu, comme à l'époque, faire partie de sa vie et toujours avoir un bon lien d'amitié. Surtout qu'il était toujours préférable de rester en bonne amitié avec le fils de l'homme qui a sauvé son propre père de la prison. La jeune femme savait pertinemment que son père méritait la prison mais celui-ci a su très bien jouer la comédie contrairement à son oncle, Ramiel II, qui est actuellement derrière les barreaux d'Azkaban pour le restant de ses jours. Mazikeen en savait beaucoup sur l'histoire de sa famille qui, aujourd'hui, n'était plus que l'ombre d'elle-même après la chute de Voldemort. Que ce soit au niveau paternel ou maternel, les deux côtés supportaient la philosophie du sang. C'est cela qui avait amené l'aristocrate à avoir une haine envers tout ce qui était moldu comme bien de ses compatriotes à l'époque de Poudlard.

Aujourd'hui, Mazikeen ne veut plus de cette haine bien qu'elle est toujours fière de porter le nom "Avery" et son objectif est de rétablir la réputation de sa famille, très salie depuis la dernière guerre. Bref, la jeune femme avait donc expliqué en quoi elle étudiait et tout ça. La base, quoi. Elle avait demandé de même envers son vieil ami qui répondait, cigarette à la main : « -Voyons, je suis un Bowman. Qu’est-ce que je pourrais étudier d’autre que le droit ? » Un petit ricanement venait de Finn. « Faut bien que je reprenne le cabinet du paternel, c’est écrit dans mes gênes ou une connerie du genre. » La jeune Avery eut un petit rire avant de répondre :

« Tel père, tel fils, dit-on, non ? Je rigole. Une bonne chance que cela ne s'applique pas à tous les deux, sinon je serais derrière les barreaux, sans doute. » Dit-elle, avec un sourire ironique, se souvenant de ses vieilles ambitions de joindre le rang des Mangemorts comme son défunt grand-père, son père et son oncle. De plus, Mazikeen savait que le père de Finn n'était pas rose bien qu'elle ne connaisse pas sa vie non plus. Juste pour avoir aidé à éviter la prison à son père... Asmodeus Avery avait torturé des moldus et en avait même tué lorsque Voldemort était au sommet. Maintenant, celui-ci fait de très rares sorties publiques. C'est pour cela que Mazikeen évitait de parler de sa famille en publique afin de ne pas dévoiler tout ce qu'elle savait à propos d'elle.

Hors de cela, l'aristocrate avait remarqué l'allure fatigué de Finn qui ne semblait pas dans une meilleure forme. Néanmoins, elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi il rigolait. « -Non, ça va… » Il ne semblait pas sûr ou du moins, c'est ce que doutait la jeune Avery. Néanmoins, il continua : « Enfin, j’ai fais la fête hier soir donc je suis un peu dans le coltard, mais c’est rien, ça va passer. » Mazikeen avait un doute sur la véridicité de sa réponse mais se contenta de hocher de la tête. « Alors donc toi, ingénierie, vraiment ? Moi qui croyais que les technologies moldues, même, les moldus en général, c’était pas ton truc… » Un nouveau rire vint de la part de Mazikeen. Elle haussa des épaules avant de répondre, après plusieurs secondes de réflexion : « La technologie moldue n'est toujours pas mon truc mais je tolère. Sauf que je me spécialise davantage en alchimie. J'ai largement hésité avec un cursus visant les potions pour des raisons familiales mais pour voir différent, j'ai pris ingénierie magique et alchimie. » La jeune femme fit un nouveau haussement d'épaules. « J'aime bien ingénierie bien que je trouve encore cela difficile que d'avoir des moldus dans ma classe. » Avoua-t-elle. Elle ne les insultait pas mais ne travaillait pas de concert avec eux non-plus, préférant se tenir avec la population magique de la classe. De plus, Mazikeen n'avait pas envie de faire le cursus de potion et avoir, comme seule option, professeure de potions. L'enseignement n'a jamais été son truc. Bien sûr, elle aurait très bien pu s'investir davantage dans l'entreprise de poison de son père mais au grand jour, elle doit faire quelque chose de respectable étant donné qu'un de ses objectifs est d'embellir son nom de famille.

Finn fumait toujours sa clope et semblait un peu perdu dans ses pensées comme l'était Mazikeen, en fait. C'est alors qu'il demanda : « -Et Sam au fait ? Il va bien ? » La cadette Avery était soudainement un peu mal à l'aise, alors que son lien frère-soeur était toujours très fissuré même s'il s'était amélioré un peu depuis quelques années. Elle et lui ne se parlaient pas vraiment. Samaël la considérait toujours comme l'incarnation de leur père ou oncle alors qu'elle faisait son possible pour prouver qu'elle n'est plus la même qu'à l'époque, aveugle de toute conscience d'esprit.

« Euuuh... Il va bien... Je crois. Il étudie aussi à Atlantis. » Dit-elle, mal à l'aise, passant sa main dans ses cheveux. « Disons que, euh, il m'évite le plus possible. » Avoua-t-elle. Samaël avait été déshérité par les parents et n'était plus la bienvenue à la maison bien que Asmodeus Avery avait toujours espoir qu'il revienne à la raison et soit celui qu'il aurait dû être. C'est pourquoi Mazikeen était la nouvelle héritière depuis le départ de l'aîné.

La vipère changea aussitôt de sujet, sachant que son vieux compatriote avait presque terminé son bâtonnet qui puait : « Tu en dis quoi que l'on reprenne une nouvelle amitié ? Je veux dire, qu'on recommence à se parler et que l'on reprenne de bonnes vieilles bases afin de ne pas se perdre de vue comme cela l'a été lors des dernières années. » Demanda l'héritière Avery qui n'avait que trop peu d'alliés dans cet endroit.



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MessageSujet: Re: We grow up to give up ft. Mazikeen Avery   Mar 20 Mar - 6:10


We grow up to give up
Finn & Mazi
Finn avait toujours vécu dans l’entre-deux. Il avait été le petit garçon sang-mêlé au milieu de l’aristocratie sans-pure, le photophore sur la lumière vive qui se dégageait des puissants : si lui-même s’en fichait totalement, de savoir si certains de ses ancêtres avaient fauté avec des moldus, il avait néanmoins parfaitement conscience que sa présence avait toujours été ressentie comme une tâche d’encre au milieu d’un magnifique parchemin. Les Bowman n’étaient pas souhaités, ils étaient nécessaires. On ne pouvait se comporter avec les avocats comme avec le personnel de maison, car ils possédaient dans leurs dossiers reliés chaque petit secret, chaque petite preuve qui pourrait faire tomber de leur piédestal les plus grands : mais ils pouvaient les regarder de haut. Et ça, Humphrey Bowman, le père de Finn, l’oubliait parfois, tant les mains qu’il serrait chaque jour semblaient sincères, presque amicales. Il croyait en cette illusion tacite, en ces connaissances empiriques qui hiérarchisaient le monde.

L’amitié qui avait lié Finn et Mazi n’avait pas eu lieu d’être, et elle n’avait existé qu’à travers la naïveté de leur âge. Ils n’appartenaient pas au même monde. L’étudiant en droit était tout, sauf naïf : il avait saisi à pleines mains le cœur fumant de la société, et n’y avait vu rien d’autre que désolation et ruine. Il avait envie de croire en cette conversation, en ce qu’elle pouvait amener dans sa vie vide de toute amitié. Holly était partie. Aedan, c’était lui qui l’avait fuit. Les autres, il ne les avait jamais vu autrement que comme des électrons libres, des moments fugaces dans son existence, dont la qualité résidait essentiellement dans leur brièveté. Son regard était las, bien loin des œillades foudroyantes qu’il pouvait lancer chaque soir, lorsqu’il se vautrait dans la plus élémentaire des débauches pour oublier son désespoir constant.

Et pourtant, il souriait. Son visage était éteint, mais ses dents blanches continuaient de s’exposer au monde. Car c’était si risible, au final ! De s’accrocher à des apparences, quand plus rien ne comptait à ses yeux. Même de discuter du bon vieux temps avec une vieille connaissance. C’était un jeu dont il connaissait les règles, et il n’osait plus tricher, depuis qu’on l’avait pris la main dans le sac. Alors il répondait, il maintenait le statu quo, bien que son esprit était loin, bien loin de toutes connivences.

« -Quel dommage, je suis sûr que les rayures grises t’iraient bien au teint, dit-il en plaisantant. Et puis l’air marin d’Azkaban doit être vivifiant.

Finn prit une autre bouffée de sa cigarette, son propre baiser du Détraqueur, et releva la tête, pour voir la fumée s’envoler jusqu’à l’éther. C’était presque rassurant, au final, de garder ce masque constant sur son visage. C’était simple, en tout cas : il l’avait fait toute sa vie. Aujourd’hui, il n’avait même plus à faire des efforts, comme autre fois, résultat de cette ombre qui le suivait partout depuis sa tentative de suicide. Malgré les apparences, le brun écoutait attentivement les paroles de Mazikeen, il connaissait son rôle. Il se devait de délivrer ses répliques, au risque de percer le voile.

-L’alchimie hein ? Ce sera donc toi qui fera la trouvaille de la pierre philosophale et qui la distribuera au grand public, pas comme cet égoïste de Flamel ? demanda-t-il toujours sur ce ton humoristique, décalé, incohérent avec ce qu’il ressentait à l’intérieur. Enfin, content de voir que tu as trouvé ta voie. Tu sais ce que je pense des moldus, pas besoin de faire un laïus là-dessus, t’as pas besoin qu’un sang-mêlé comme moi te fasse des leçons.

C’était peut-être la première fois, depuis le début de cette conversation, que Finn prononçait des mots en lesquels il croyait vraiment. Il n’avait jamais compris cette obsession de pureté du sang, bien qu’il savait que c’était ce qui régissait, encore aujourd’hui, la société sorcière. Que craignaient les Sang-Purs, vraiment ? Que ce qui coulait dans leur veine en vienne à calcifier, à se ternir, simplement parce que quelqu’un n’avait pas de don magique ? Ils vaudraient mieux qu’ils arrêtent de se marier entre cousin, et peut-être que leur potentiel génétique se renouvellerait un peu.

Il remarqua que la mention de Sam perturbait son ancienne amie. Lui, le fils unique, ne comprenait pas vraiment les dynamiques entre frères et sœurs, mais savait ce que c’était, d’avoir une relation familiale complexe. Il n’insista donc pas, préférant focaliser son attention sur la proposition de Mazi. Une demande alléchante, presque inespérée… Renouer leur amitié ? N’importe qui aurait sauté sur l’occasion. Après tout, ils avaient été proches enfants, pourquoi imaginer que l’inverse se produirait, maintenant qu’ils avaient grandi ? Mais Finn ne réfléchissait pas en ce sens. Pour lui, il était condamné à arpenter un purgatoire morne, à, toujours, se trouver dans cet entre-deux. A être constamment malheureux, sans rien pouvoir faire pour arranger sa situation.

Mais cet état d’esprit entrait en contradiction avec les codes de la société. Il devait répondre oui, pour continuer de prétendre que tout allait bien, pour empêcher le maquillage de scène qui ornait son visage de couler. Et bien qu’il détestait ça, il mentit.

-Oh oui, bien sûr, avec plaisir, dit-il avec un enthousiasme forcé, ne sachant pas vraiment s’il était convainquant. Ecoute, je t’enverrais un hibou, il vaut mieux que j’y aille si je ne veux pas être en retard en cours. »

Son faux sourire illumina encore sa figure. Même si Mazikeen comprenait que jamais il ne lui enverrait ce hibou, et qu’il essayerait de l’éviter le plus possible à l’université, dorénavant, elle ne saurait jamais le pourquoi. Peut-être penserait-elle que c’était sa faute, qu’elle avait fait quelque chose de mal, ou qu’il considérait qu’ils n’avaient plus rien au commun, mais ce n’était pas le cas. Il pensait seulement qu’il était trop brisé pour un jour pouvoir être réparé. Et il ne voulait entrainer personne d’autre dans sa chute.

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