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 Don’t let the lights go down [libre]
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Emilia ClickerlySorcieravatarSorcier
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MessageSujet: Don’t let the lights go down [libre]   Lun 18 Déc 2017 - 13:22

25 septembre 2000,

Plusieurs jours sans nouvelle de mon tendre aimé, plusieurs nuits sans sommeil m'avaient dévasté. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Matt était en danger, je le sentais au plus profond de mon âme. Nous étions liés et j'avais toujours pensé que je pourrais toujours le retrouver. Ce maudit miroir qui restait sourd à mes demandes, mes supplications,  refusant de me mettre en relation avec mon mari. Où était-il ? Jamais, il n'aurait failli à sa promesse s'il ne lui était pas arrivé un malheur.

J'ignorais qui pourrait m'aider ou tout simplement me dire où son idéal de justice l'avait mené. Tous ces secrets allaient me rendre folle. Je ne pouvais pas contacter Léo, Matt n'avait plus confiance en notre Ministère. Alors, il était inconcevable qu'il se soit confié à notre ami commun. Que faire ? Je ne savais plus vers qui me tourner, à qui me confier sur cette inquiétude, cette souffrance qui me consumait.

Le seul nom que j'avais était celui de ma Douce Ara, mais, je me refusais à la mettre en danger et il m'avait affirmé que l'ancienne poufsouffle n'était pas encore prête à aller sur le terrain. Elle était courageuse mais il se refusait à la laisser partir en mission sans être totalement formée à se défendre au mieux.

Comme je me sentais seule ! Mon corps refusait toute nourriture. J'avais le cœur au bord des lèvres à chaque instant. Seul un thé léger pouvait apaiser ma soif mais, ne me permettait pas de retrouver mes forces. Cookie me forçait à sortir de la maison et il était temps que je lui accorde une balade. L'air frais nous ferait du bien à tous les deux. Je pris sa balle et il comprit que nous allions sortir. Il sauta en jappant joyeusement. Mes lèvres refusèrent d'esquisser un sourire. Mes traits brouillés trahissaient mon tourment et ma fatigue.

Je marchais comme une automate essayant de le suivre ou plutôt me laissant guider par mon familier, heureux que nous soyons sortis de cette maison remplie de tristesse. Il me mena sur la plage et je m'assis sur le sable, mon regard vide se posa sur la mer si calme. Je lui lançais la balle machinalement, juste, pour qu'il ne souffre pas de mon état végétatif. Une larme roula sur ma joue, annonciatrice d'autres si je n'y prenais pas garde.

Un hibou vint se poser près de moi et me tendit sa patte où était accroché un parchemin. Un fol espoir m'envahit quand je le décrochais impatiente de reconnaître l'écriture de mon Amour. Je le déroulais et non... Une missive de ma meilleure amie pour me demander si nous voulions passer les fêtes de Thanksgiving chez eux. Une nouvelle larme ! Des bruits de pas se firent entendre me donnant la force de l'essuyer et de retenir le flot qui menaçait de s'échapper.

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Jonathan RowleProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: Don’t let the lights go down [libre]   Jeu 4 Jan 2018 - 9:59


Don't let the lights go down
Jonathan & Emilia & ...
Cela faisait maintenant presque un mois que j’étais devenu professeur, et une certaine routine s’était installée dans ma nouvelle vie. J’avais beaucoup trop d’élèves pour me souvenir de tous leurs noms, mais certains visages étaient bien ancrés dans ma mémoire, et je savais qu’un jour ou l’autre, ils feraient des grands Aurors : Greengrass et Avery, l’un forte tête, l’autre plus réservé, mais tous les deux assurément talentueux. La jeune Poppy Irvine avait également pris une place de choix dans ma petite famille, maintenant qu’elle était devenu la babysitter d’Annie, et je m’attendrissais bien souvent lorsque je rentrais chez moi après une longue journée de cours, pour retrouver deux têtes blondes collées l’une à l’autre, le visage penché sur des coloriages plus perchés les uns que les autres. Cette routine me faisait du bien en réalité, moi qui avait été habitué à des missions plus dangereuses chaque jour, et à ne jamais savoir de quoi demain serait fait : mon psychomage m’avait fait remarqué qu’Annie, en plus d’être un soutien moral inconditionnel, m’apportait une régularité de vie extrêmement bénéfique, moi qui avait songé à sombrer plusieurs fois. Il fallait que je tienne le coup. Pour elle. J’avais déjà cru ma dernière heure arrivée pendant la Guerre, avant que le cauchemar ne recommence à Tchernobyl, je n’allais certainement pas laisser la vision de mon frère mort, que je rêvais toutes les nuits, me pourrir la vie indéfiniment.

Cela faisait plusieurs semaines maintenant qu’Annie me tannait pour que je l’emmène à la plage. Certes, les beaux jours étaient passés et les feuilles se paraient de couleur ambrées, mais le fond de l’air était encore suffisamment chaud pour pouvoir apprécier une balade : il n’était certes pas question de se baigner, et je l’avais bien précisé à la fillette, mais si elle voulait jeter des cailloux dans l’eau (les flots de Manadh étant malheureusement bien trop déchainés pour même songer à faire des ricochets), et tout simplement respirer un bon bol d’air frais en enfonçant, pourquoi pas, ses doigts de pied dans le sable, qui étais-je pour lui refuser ? Un dimanche, je décidai donc d’accéder à sa requête et c’est bien emmitouflé dans une veste côtelée, afin de la protéger des vents violents de l’île écossaise, que la petite fille commença à courir sur la plage dans un grand éclat de joie. Je l’observai couiner de bonheur face aux vagues qui s’écrasaient sur le sable et qui remontaient de plus en plus : j’avais eu la bonne idée de l’équiper de bottes imperméables et elle s’amusait à faire la course contre les flots, allant jusqu’à la lisière de l’eau avant de courir lorsque la marée les faisaient remonter.

Mais un bruit l’arrêta brusquement dans son jeu, et mon sourire attendrit se changea en soupir : c’était un aboiement, j’en avais la certitude. Non pas que je n’aimais pas les animaux, mais Annie avait la fâcheuse tendance à pourchasser toutes créatures à quatre pattes, même lorsqu’elles n’étaient pas forcément d’accord, et cela nous avait parfois posé problèmes. Je lui avais expliqué mille fois qu’un animal pouvait être dangereux et que sauter sur n’importe quel dogue que nous croisions n’était pas vraiment une bonne idée, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir les yeux brillants d’émotions lorsqu’elle entendait le moindre chien.

Sans que j’eus le temps de faire le moindre geste, elle s’élança vers l’origine du bruit, un peu plus loin sur la plage. Un chien tacheté (je n’étais pas assez expert pour connaître la race) jouait avec enthousiasme avec la balle que lui lançait une jeune femme, assise au milieu du sable. Annie, bien plus rapide que mes vieux os, se précipita vers lui sans s’occuper de sa propriétaire, et commença à lui caresser les oreilles avec véhémence : heureusement, il ne semblait pas méchant et appréciait plus qu’autre chose le traitement. Voulant faire preuve de politesse à la place de ma nièce, je m’approchais de la brune, avant de l’interpeller.

« -Je suis vraiment désolé de vous importuner, Annie a tendance à devenir totalement folle lorsqu’elle voit un chien… J’espère qu’il n’y a pas de problèmes qu’elle le caresse, sinon, nous vous laisserons tranquilles sans problèmes…

La jeune femme se tourna vers moi pour me répondre, et aussitôt, je vis dans ses yeux une profonde tristesse. Je connaissais bien ce sentiment, il ne me quittait plus depuis la guerre. J’étais quelqu’un de certes froid, certes sévère, mais j’avais un cœur et je ne pouvais que sentir de l’empathie face à la détresse apparente de la brune.

-Vous allez bien ? Enfin, je ne veux pas sembler indiscret… Vous voulez que j’appelle quelqu’un, vous avez besoin d’aide ? »

Peut-être souffrait-elle d’une quelconque blessure et s’était retrouvée immobilisée sur le sable, son chien pour seule compagnie. J’en doutais mais que pourrais-je faire d’autre, face à cette inconnue qui semblait sur le point de complètement craquer ?  

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MessageSujet: Re: Don’t let the lights go down [libre]   Jeu 4 Jan 2018 - 12:57

Comme toujours, je suis en avance. Ou plutôt, je retrouve cette ancienne habitude, perdue pendant l'été où le moindre effort m'était quasi insurmontable. Il fait plutôt beau aujourd'hui et je marche tranquillement vers le port, Monsieur Spock trottinant à mes côtés. J'ai hésité à l'emmener, mais je me suis dit que Matilda serait contente de le voir ; elle est partie depuis si longtemps qu'elle l'a à peine connu, et je doute fort que le chien la reconnaisse. Après un tour du monde de presque un an, ma plus petite soeur revient poser ses bagages en Angleterre - pour combien de temps, elle seule le sait. J'ai perdu le compte des pays qu'elle a visités, d'abord comme jeune fille au pair, puis comme touriste et enfin comme saisonnière, mais elle nous a soigneusement envoyé une carte de chaque endroit visité. Elle a le goût du voyage depuis toujours, une âme de baroudeuse que j'admire un peu, moi qui suis si casanier. Une pure Gryffondor, comme Mummy. Je soupçonne qu'elle revienne aussi pour mon anniversaire. Y penser me met mal à l'aise. Il y a un an à peine, ce jour-même, j'étais à Sainte-Mangouste, sans implants, sans rien d'autre qu'un petit tableau noir pour communiquer... sans aucun doute le pire anniversaire de ma vie. J'avais été si amer et si odieux avec ma famille et Milo ce jour-là que j'ai encore honte en y pensant, et je préférerais ne plus jamais le fêter pour ne pas raviver ce souvenir. Mais mes mères y tiennent évidemment, alors je ne m'y suis pas opposé.

Debout sur le quai, j'attends son bateau. Monsieur Spock est assis à mes côtés, sage et attentif, son collier arc-en-ciel brillant au soleil (je suis certain que Mom lui a lancé un sort pour qu'il soit aussi rayonnant). La mer est déchaînée et c'est sans grande surprise que je vois un employé de la Marina venir vers moi pour m'annoncer que le bateau aura un peu de retard. Je le remercie et mon regard tombe sur la plage, pas très loin. Le brouhaha de la mer est assez inconfortable pour moi mais j'ai l'impression, en voyant la queue de Monsieur Spock s'agiter dans tous les sens, qu'il apprécierait un petit bain. Alors je quitte les quais et nous marchons jusqu'au sable ; je verrai le bateau venir d'assez loin pour regagner la Marina à temps.

Quelques silhouettes peuplent déjà la plage et soudain Monsieur Spock s'arrête, levant les oreilles et reniflant de toutes ses forces. Je tend l'oreille mais je suis incapable de percevoir ce qu'il entend parmi le bruit de l'eau et du vent ; alors je suis son regard et mes yeux tombent sur une silhouette assise dans le sable et un autre chien, entourés par une petite blonde et un homme. Spock a dû entendre les aboiements, et je lui fais signe d'avancer doucement, pour ne pas déranger la petite scène.

Mais plus j'approche et plus les silhouettes me paraissent familières. Serait-ce... Cookie ? Et la petite blonde... Je ne peux m'empêcher de sourire en la reconnaissant. Monsieur Spock s'élance soudain, incapable de respecter mon ordre plus longtemps, et je presse le pas pour le rattraper. A peine a-t-il rejoint Cookie que les deux chiens entament leur reniflage rituel, et je m'approche d'Annie le plus discrètement possible.

- T'es pas encore partie dans l'espace ?

Revoir la petite fille et son oncle m'embarrasse un peu, car j'ai peur qu'ils aient encore en tête l'image qu'ils ont vue de moi à notre rencontre, et qu'ils en aient pitié, surtout. J'ai croisé ledit oncle à l'UPA, mais je dois avouer que j'étais soulagé qu'il ne compte pas parmi mes professeurs après m'avoir vu ainsi. Mais l'enthousiasme d'Annie me rassure un peu. Je tourne la tête vers son oncle, cherchant aussi Emilia, car elle doit être dans les parages, elle ne laisserait jamais son chien seul ici...

Elle est bien là, assise sur le sable, et je comprends au ton inquiet du professeur Rowle que quelque chose ne va pas. Et au moment où j'arrive à sa hauteur, mon coeur se fige.

- Emilia ? Tu vas bien ?

Son visage décomposé me fait presque paniquer. Jamais, même pendant les moments les plus durs de la guerre contre Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, je ne l'ai vu aussi défaite. Les traces de larmes sur ses joues ne peuvent pas mentir, quelque chose de grave a dû se passer. Je m'agenouille près d'elle.

- Qu'est-ce qui se passe ?

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MessageSujet: Re: Don’t let the lights go down [libre]   Ven 5 Jan 2018 - 14:33

Oh mon Amour, pourquoi m'as-tu abandonné ? As-tu oublié notre rêve de fonder une famille ? Tu m'avais pourtant promis que nous vieillirons ensemble ? Pourquoi as-tu choisi de te battre au lieu de vivre une union remplie d'amour et de fous rires ? Je maudis tes idéaux qui me privent de ta présence. Comment pourrais-je te retrouver si j'ignore où chercher ? Je serais prête à remuer ciel et terre pour te sauver  mais, sans un indice, comment puis-je le faire alors que j'ignore tout de ta vie secrète ?

Cherchant du réconfort, ma main droite alla rejoindre la gauche. Mon index caressa doucement  la pierre rose  de ma bague de fiançailles avant de poursuivre sa course vers mon alliance, symbole de l'union de nos deux âmes.

Perdue dans mes sombres pensées, j'oubliais où j'étais et de m'occuper de mon familier. Je ne vis pas la petite fille s'approcher de Cookie mais elle ne risquait rien, il adorait les caresses et il en redemandait jusqu'à épuiser le fou qui avait osé commencer à lui en prodiguer.

Une voix masculine me sortit de mes tourmentes, je tournais mon visage vers lui. Je ne le connaissais pas ou du moins, je ne m'en rappelais peut-être juste pas. Je répondis d'une voix éteinte à son interrogation légitime :


- Cookie est adorable. Ne vous inquiétez pas pour votre fille, elle ne risque rien.
       
Son ton inquiet me fit prendre conscience de mon apparence et je ne pus faire qu'un signe de tête pour lui signifier que tout allait bien. Mais, je sentis une nouvelle larme rouler sur ma joue opaline. Je me mordis les lèvres, gênée de me montrer ainsi en spectacle. Je n'avais pas l'habitude de confier mes émotions alors comment pourrais- je les exprimer face à un inconnu, qui semblait pourtant bienveillant. Je détournais le regard et je finis par lui répondre :

- Merci de votre sollicitude Monsieur mais personne ne peut m'aider.

Des paroles bien mystérieuses et prononcées avec si peu de conviction que j'appréhendais qu'il poursuive ses questions. Combien de temps avant que je ne craque et que je ne finisse par m'épancher sur son épaule ?

Et là devant moi, Irvin fait son apparition et sa simple question me fit éclater en sanglot. J'avais beau mettre ma main devant la bouche, dans une vaine tentative pour étouffer le bruit de mes pleurs, je ne trouvais plus la force de les retenir. Le seul mot que je finis par réussir à prononcer fut le prénom de mon aimé :


- Matt....

L'ancien serdaigle ne savait pas qu'il avait quitté le bureau des aurors alors il pouvait s'imaginer qu'une de ses missions avait mal tourné. Mais non, même pas car il aurait eu au moins des collègues sur qui il aurait pu compter et j'aurais harcelé Léo pour qu'il me dise où il était et je l'aurais retrouvé. J'étais convaincue que notre amour était si fort qu'il me conduirait à lui mais, le monde était si vaste que je n'étais pas sure de le rejoindre à temps.

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Jonathan RowleProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: Don’t let the lights go down [libre]   Sam 6 Jan 2018 - 5:50


Don't let the lights go down
Jonathan & Emilia & Irvin
La petite fille poussait des petits cris d’enthousiasme en essayant vainement, et sans vraiment y mettre de l’effort, à repousser le chien qui lui léchait la figure avec avidité, en remuant la queue. Et si elle n’était pas si occupée avec Cookie, elle se serait probablement précipitée sur Irvin, qu’elle n’avait pas revu depuis cet après-midi si irréel, dans la salle d’attente de mon psychomage. Mais à son plus grand plaisir, non seulement le premier canidé était toujours occupé à lui faire la fête, un deuxième le rejoint, tout aussi adorable, tout aussi exalté, et elle ne put que sourire de toutes ses dents au jeune homme, avant de lui répondre entre deux coups de langues :

« -Irvin ! Tu es venu pour jouer avec moi et tonton ?

La question était rhétorique, bien sûr. Il était toujours un peu difficile pour Annie de comprendre que le monde ne tournait pas autour d’elle : ce n’était pas du tout une question d’égocentrisme, mais les enfants ont parfois du mal à saisir le fonctionnement du monde autour d’eux. Une cour de récréation leur semble immense, une rue bondée, l’ensemble de la population humaine rassemblée. La pédiatre m’avait assurée que ce genre de réactions était parfaitement normales, et qu’elles passeraient en même temps que sa croissance.

Laissant la blondinette aux prises remplies d’amour des chiens, Irvin se tourna bientôt devant la jeune femme et moi, qui était bien embarrassé par la situation. Je ne la connaissais pas, et la voir dans cette détresse émotionnelle me laissait dans un état d’impuissance que j’avais du mal à supporter. J’étais un homme qui avait tendance à agir, face à un problème, plutôt qu’à me laisser aller à mes émotions. C’est pourquoi j’étais un patient si difficile, pour mes psychomages : je voulais sans cesse couper court aux séances, ne comprenant pas en quoi tout ces blablatages pouvaient m’aider. Alors, penché vers elle pour me mettre à sa hauteur, je ne savais pas quoi faire pour lui remonter le moral, sans savoir pourquoi elle allait si mal et ne voulant pas poser de questions trop déplacées.

Je me contentais donc de sortir un mouchoir de ma poche et de le tendre à la brune, tout en saluant de la tête Irvin, la lueur dans mes yeux indiquant clairement que j’étais content de le voir, lui qui semblait la connaître et qui pourrait me sortir de cette situation un peu malaisante. Je m’essayai néanmoins à une phrase de réconfort, peu confident de son utilité mais qui était, pour moi, le plus que je pouvais faire.

-Vous savez, s’il y a bien une chose que les années m’ont apprises, c’est que même lorsqu’on pense que personne ne peut nous aider, le destin a cette fâcheuse tendance à nous mettre sur la route des gens qui pourront nous offrir l’appui nécessaire… Alors que cela nous semblait impossible. »

Je ne prétendais pas, avec mes paroles, être la personne dont je parlais, cela aurait été bien présomptueux de ma part, et je ne savais pas si, de toute façon, dans mon état, je pouvais aider quelqu’un d’autre que moi-même. Mais j’avais rencontré suffisamment d’obstacles dans ma vie pour savoir tendre la main à une âme en peine. J’aurai aimé que quelqu’un le fasse pour moi, lorsque j’étais au fond du gouffre. J’écoutais le prénom masculin s’écouler des lèvres de la jeune femme, au milieu de ses sanglots. Problème de cœur, de famille ? Peut-être les deux. Toujours était-il que sans plus d’informations, je ne pouvais faire rien d’autre que d’offrir une oreille attentive et une présence apaisante.   

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MessageSujet: Re: Don’t let the lights go down [libre]   Dim 14 Jan 2018 - 13:40

Mes dernières craintes s'évanouissent devant la spontanéité d'Annie. Elle rit sans retenue, si fort que c'en est presque contagieux. Je suis si touché qu'elle se souvienne de mon nom et qu'aucune trace de notre rencontre chaotique ne traîne dans sa voix que je suis tenté de la prendre dans mes bras. Inévitablement, je pense à l'enfant qui grandit tranquillement dans le ventre de Torvi, et au regret que j'avais ressenti en parlant avec Annie pour la première fois ; le regret d'avoir refusé l'enfant et le rôle de père qui allait avec. Maintenant que la donne a changé, je me sens plus à l'aise avec la fillette. Peut-être que je serai un bon père après tout, malgré mes difficultés et ma dépression qui s'en va trop lentement. Malgré ma... surdité. Puisqu'il faut poser le mot, désormais, malgré sa violence. Il me heurte et je le déteste, mais je dois apprendre à vivre avec. Je respire un grand coup. Puis je romps la distance qui me sépare encore de la fillette.

- Je suis venu chercher ma soeur, mais comme elle a du retard, Monsieur Spock a voulu venir se baigner. Finalement, je crois qu'il préfère jouer avec toi.

Je ponctue ma phrase d'un sourire et d'une caresse sur le haut de la tête de mon chien, qui s'immobilise une seconde avant de reprendre le léchage intensif du nez d'Annie. La petite rit de plus belle et je me sens déjà plus léger à ses côtés. Je sors ma baguette de ma poche et arrose un peu de sable sec à nos pieds.

- Regarde, il adore ça !

Je forme une boule et la montre à Monsieur Spock, puis je la lance la plus loin possible sur la plage. Le chien s'élance aussitôt, la truffe au vent, et tente de mordre la balle avant qu'elle ne s'écrase et se fonde dans le sable. Il tourne en rond un instant, surpris de la disparition, puis revient aussi vite vers nous et s’assoit devant moi, quémandant un nouveau jouet. Je lance un regard un peu inquiet à Emilia, assise plus loin, et forme une seconde boule que je dépose dans les petites mains d'Annie.

- Tu ne t'éloignes pas, d'accord ?

Mon appréhension grandit à mesure que j'approche de la vétérimage, et sous mes yeux impuissants, elle fond en larmes. Qu'est-ce que je peux faire ? Je me sens totalement inutile dans ce genre de situations, les bras ballants et le cerveau vide de toute formulation réconfortante. Je suis un bon technicien, un logicien, mais pas un psy. Pourtant, je ne pense pas trop manquer d'empathie, je peux comprendre les réactions des gens, la plupart du temps. Quant à y réagir de façon appropriée... c'est un autre problème, une compétence que je suis loin de maîtriser. Alors j'opte pour m’asseoir dans le sable, en face d'Emilia, et je prends sa main. Certaines personnes aiment bien qu'on leur tienne la main dans ce genre de situations, j'espère qu'Emilia est de celles-là.

Je remercie d'un regard le professeur Rowle, je n'aurais pas trouvé de meilleurs mots que les siens. Etrange tout de même que nous nous retrouvions toujours dans des moments si chargés d'émotion, avec une personne au bord de l'implosion (même si je suis soulagé de ne pas être la personne concernée, cette fois-ci). Je vois qu'il attend de moi que je réconforte Emilia et je me sens un peu stupide d'être si incapable. Mais ses mots et sa tirade imposent un peu de calme, je dois lui reconnaître ça.  

Matt... Mon coeur se serre. Je crains le pire et je sens ma gorge se nouer involontairement.

- Il... il lui est arrivé quelque chose ? Il est parti en mission ?

Je ne suis pas très proche de lui, mais l'idée de sa disparition me fait l'effet d'une douche glacée. Ma main se crispe. Je ne peux pas imaginer ce qu'Emilia ressent, mais je me souviens de l'angoisse que je ressentais pendant la guerre, à chaque fois que Mummy s'en allait ravitailler le groupe de résistants dans la forêt et pour chaque seconde de retard quand elle revenait. Quand j'ai cru, à plusieurs reprises, qu'elle avait été arrêtée. Alors je comprends, un peu, et je reste silencieux en attendant que vienne le verdict concernant Matt. Priant de toutes mes forces pour qu'il y ait de l'espoir possible dans les paroles d'Emilia.

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MessageSujet: Re: Don’t let the lights go down [libre]   Dim 21 Jan 2018 - 14:23

Je n'entendais même pas les aboiements de nos deux familiers, heureux de se retrouver et de partager leur jeu avec une petite fille, ravie de s'occuper d'eux. Egoïste surement de me replier sur moi même en oubliant que d'autres existaient et qu'ils pouvaient, eux aussi, vivre des épreuves douloureuses.

Jamais je n'aurais pensé me montrer ainsi. Cacher mes sentiments était ma seconde nature même si mon amour pour Matt avaient fragilisé ce masque que j'aimais porter et qui me permettait d'instaurer une distance avec celles et ceux que je rencontrais.

Ma jalousie s'était exprimée quand il ne rentrait pas de la nuit, la passant avec une Gourgandine à qui il offrait sa tendresse, sa présence, ses baisers et bien plus de lui même. Même si il avait rien compris avant cette fameuse nuit où il était revenu blessé. J'avais du le soigner alors que je n'étais ni médecin ni médicomage et mes gestes avaient été maladroits. Tout ce sang, toute cette douleur ! Est-ce qu'il était dans un pire état, n'ayant pas la force de transplaner pour que je puisse le sauver à nouveau ?

Les paroles prononcées par celui dont j'ignorais le nom étaient pleine de bon sens. Le destin pouvait se montrer facétieux et parfois généreux mais, je n'y croyais guère à ce moment précis. Il y avait une chance sur un million qu'il connaisse Matt et qu'il fasse parti de sa vie secrète. Je ne connaissais même pas le nom du groupuscule que mon mari avait rejoint.  Et de toute façon comment pourrais-je lui poster des questions ? Je savais qu'en parler était dangereux alors je ne pouvais que me taire.
Je le remerciais d'un semblant de sourire, ressemblant plus à une grimace.

Mes sanglots refusaient de s'arrêter, j'étais épuisée et j'avais le cœur au bord des lèvres. Irvin s'assit face à moi et dans un geste d'amitié, il me prit la main. Je la serrais fort, j'avais besoin de ce contact physique pour ne pas sombrer et rester dans le monde réel.

Je plongeais mon regard plein de larmes dans le sien. Et il me fallut presque une minute pour que je choisisse mes mots pour lui répondre. Je retenais mes larmes avec beaucoup de difficulté. Ma voix était tremblante quand  je réussis à prendre la parole :


- Oui, il est parti le deux septembre et je n'ai plus de nouvelles de lui depuis le 18 septembre. C'est peu, je sais mais, je sens qu'il lui est arrivé quelque chose.

De ma main libre, je sortis mon miroir à double sens pour leur montrer avant de dire dans un souffle : - J'ai beau dire son nom, ce maudit artefact reste silencieux. Je levais mon visage vers le père de la petite fille pour lui demander : - Pensez-vous qu'il puisse être cassé ? Un mince espoir m'envahit que le lien magique entre les deux miroirs soient juste brisé et non, que mon mari soit dans l'incapacité de me répondre.

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Jonathan RowleProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: Don’t let the lights go down [libre]   Jeu 25 Jan 2018 - 15:37


Don't let the lights go down
Jonathan & Emilia & Irvin
C’était difficile pour moi de comprendre réellement la tristesse de la jeune femme, ne connaissant ni son histoire, ni ce Matt dont elle parlait en sanglotant. Il était parti pour une mission, mais de quelle sorte ? Bien sûr, en entendant ces mots, je pensais immédiatement à tous ces Aurors qui étaient envoyés à l’autre bout du monde pour des quêtes dangereuses contre des mages noirs ou des criminels aimant tremper dans des affaires sorcières sordides, mais, cela ne voulait pas dire que c’était le cas de l’homme, c’était simplement mon expérience qui m’y faisait penser. Je ne voulais pas tirer de conclusions hâtives alors qu’elle était visiblement en détresse : je devais peser mes mots soigneusement. Le réconfort n’était vraiment pas ma spécialité, moi qui ait toujours privilégié les faits purs et durs aux sentiments, mais je ne pouvais m’empêcher d’essayer de faire quelque chose, lorsque quelqu’un éprouvait un chagrin aussi manifeste.

« -Vous avez parlé de mission… Sachez que, si c’est le cas bien sûr, j’ai de nombreuses connexions auprès du Bureau des Aurors et du ministère de la magie en général, peut-être pourrais-je vous aider, si vous le désirez bien sûr.

Je parlais d’une voix douce, essayant d’être le plus apaisant possible. J’utilisais des euphémismes dans mes phrases : lorsqu’on se voit offrir le post de chef du Bureau des Aurors par le ministre de la magie en personne, on a plus que des connexions. Mais sans connaître plus de détails, je ne voulais pas m’avancer… Je me contentais donc de lui sourire doucement, dans une tentative vaine d’essayer de lui remonter le moral. Je pouvais entendre Annie jouer avec les deux chiens, non loin de nous, et pousser des petits cris de joie, sans se soucier une seule seconde de l’aura de tristesse qui semblait englober les adultes présents. L’innocence des enfants était si étonnante, parfois…

-Une semaine, c’est largement suffisant pour s’inquiéter, oui, dis-je à Emilia, en réponse à ses sanglots. Les tireurs d’élites de baguette magique ouvrent des enquêtes pour des disparitions de plus de 48h. Vous avez fait appel à eux ?

Parce que je ne pouvais m’empêcher de faire appel à la froide et pure logique : une personne avait disparu, il fallait prévenir les autorités. Je ne savais pas ce qu’il se passait dans la vie de ces deux personnes qui s’étaient perdues, et c’était donc évident, pour moi, qu’il fallait suivre la procédure habituelle en cas de disparition. J’espérais que ma sollicitude ne serait pas prise pour de la condescendance, car ce n’était pas du tout mon intention. Et encore une fois, alors qu’elle me posait une question et qu’elle espérait probablement une réponse de convenance, faite pour la rassurer plutôt que pour lui dire la vérité vraie, je ne pus m’empêcher de ne lui délivrer seulement mes pensées les plus cartésiennes.

-Les miroirs à double sens sont des objets magiques puissants… Si l’un d’entre eux est cassé, les morceaux pourront continuer d’être utilisés, bien que les visages n’apparaitraient plus en entier, expliquais-je, un air contrit sur le visage. Mais cela ne veut rien dire, après tout, il a très bien pu le perdre ou se l’être fait volé. Si quelqu’un meurt avec un miroir de ce genre en sa possession, on peut converser avec son esprit. Cela veut simplement dire que ce Matt ne l’a pas avec lui. Tout a pu arriver, pas forcément le pire. »

Je ne me fis même pas la réflexion que mes paroles sur le décès potentiel du disparu pouvaient paraître carrément insensible, mais lorsqu’on a été confronté à la mort pendant aussi longtemps, comme moi, on pouvait facilement se détacher de ce genre de problématiques : tous mes mots étaient seulement ceux que j’aurais fournis à n’importe quelle famille de victime, lorsque j’exerçais encore mon métier de membre des forces de l’ordre magiques.

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MessageSujet: Re: Don’t let the lights go down [libre]   Sam 10 Fév 2018 - 8:03

La main d’Emilia se serre sur la mienne, se cramponne presque, comme si elle craignait de s’écrouler. Elle plante ses yeux dans les miens et ce regard si direct, si franc, m’ébranle. J’entends mal les longues tirades du professeur, brouillées par le bruit du vent et la courte distance qui nous sépare, mais j’en saisis l’essentiel et je salue son pragmatisme. Il a raison, le plus important est d'agir. Je hoche la tête.

- Il faudrait lancer un avis de recherche, oui. Une semaine, c’est long… tu sais où il était ? Tu veux que je t’accompagne ? Merci pour la proposition, monsieur Rowle, ça pourrait être très utile.

J'aurais volontiers proposé l'aide de Mummy, mais je doute que son poste au Département de la Justice Magique soit d'une quelconque utilité dans cette affaire. Je porte mes yeux sur le professeur pour suivre ses mots du mieux possible, espérant qu'il ne soit pas gêné par mon attention soudaine, et je hoche encore une fois la tête.

- Il a pu arriver plein de choses pour expliquer qu'il ne réponde pas. Il est peut-être dans un endroit où il doit rester discret, et ne peut pas répondre ?

Je remercie silencieusement le professeur de parler autant, car mon cerveau est vide de paroles pertinentes pour réconforter Emilia. Mais le faire serait hypocrite, non ? Je n'ai aucun moyen de savoir si Matt est vivant, alors pourquoi le lui assurer ? Moi-même ai toujours détesté les phrases bateaux que les gens répètent sans arrêt, du genre "ça va aller, ne t'inquiète pas" ; bien sûr qu'elle a des raisons de s'inquiéter, et peut-être que ça n'ira pas bien. L'important, maintenant, n'est pas de lui assener des faux espoirs, mais d'agir, et vite.

- Essaie d'avoir le plus de renseignements possible sur sa dernière location, sa mission, et on va tout faire pour le retrouver.

Je lance un regard en coin à Annie pour vérifier sa présence ; Monsieur Spock est gentil et docile, mais il reste un chien dont on n’est jamais certain de toutes les réactions, surtout face à une enfant aussi enjouée. Mais la fillette s'amuse toujours aussi gaiement avec les deux animaux, inconsciente du petit drame qui se déroule entre nous, et mon chien court comme un fou sur la plage sans plus se soucier de personne. Puis la petite fille nous hèle, pointant du doigt l'horizon, et le bateau qui s'avance sur la ligne cahoteuse de la mer déchaînée. Je me lève, relâchant doucement la main d'Emilia.

- Je dois chercher ma soeur, je reviens tout de suite !

J'appelle Monsieur Spock et m'élance vers la marina, juste à temps pour voir Matilda descendre la passerelle avec un sac de randonnée presque aussi gros qu'elle. Elle marche vers moi avec un sourire un peu fourbe, et je sens déjà venir de longs mois de blagues retenus avec peine. Mais je serais malhonnête de dire que ça m'a manqué. Elle a autant de répartie que Milo, et j'ai souvent remercié Merlin qu'elle préfère les femmes et ne soit pas intéressé par mon ami, car leur couple aurait signé la fin de ma santé mentale.

- Bon anniversaire ! Je sais que c'était hier mais tu vas pas râler, je suis revenue pour toi en plus. C'est Monsieur Spock ?

Le chien remue la queue en entendant son nom et encore plus quand la main de ma soeur vient frotter vigoureusement sa tête. Je l'observe un peu, ses cheveux blonds comme ceux de Mom qui volent dans tous les sens, son visage devenu plus mûr, ses yeux bleus comme les miens toujours teintés de détermination, peu importe la situation.

- Mom et Mummy m'ont dit que tu vas être papa ! Tu m'avais caché ça hein ! Tu me laisseras être la tata sympa qui laisse tout passer, il lui faudra un peu de rire à cet enfant, sinon il deviendra aussi sérieux que toi, le pauvre.

- Tu devras te battre avec Milo pour ce poste, il est très, très motivé pour le rôle du parrain permissif.

- Hmm, ouais, on réglera ça à la loyale alors.

Et elle me sourit de toute ses dents, avant de m'attraper les épaules.

- Tu vas bien, sinon ? Tu m'as pas beaucoup donné de nouvelles ces derniers mois.

Je souris vaguement à mon tour et lui offre une réponse tout aussi vague tout en l'entraînant vers la plage. Les silhouettes d'Annie, de Rowle et d'Emilia n'ont pas bougé et j'explique rapidement la situation à Matilda avant que nous les rejoignons. Elle lance un regard suspect à Annie.

- Dis moi que c'est pas elle la mère, hein ?

- ... t'es ignoble.

Mais elle a déjà filé en direction d'Emilia, toujours assise dans le sable, salue rapidement le professeur Rowle, pose aussitôt son sac pour s'asseoir à côté d'Emilia et lui enserrer les épaules. Sa voix devient soudainement plus douce, et je la vois très touchée par la détresse de notre amie commune. Elle est une meilleure compagnie que moi quand il s'agit de réconforter ; plus empathique, comme Mummy.

- Salut Emi. Irvin m'a expliqué pour Matt, tu veux qu'on aille voir les Aurors tout de suite ? Mummy pourrait peut-être aider aussi.

Avec une prévenance que je me reproche de ne pas avoir eu, elle sort de son sac un mouchoir et le tend à la vétérimage.

- Tiens. Tu veux qu'on aille quelque part, pour parler tranquillement ? J'ai rien contre le sable, mais je viens de faire un trajet en bateau trop bougeant et mes fesses réclament un peu de confort. Et puis je suis sûre qu'un bon thé te ferait du bien.

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