Don’t let the lights go down [libre]

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Sujet: Don’t let the lights go down [libre] | Lun 18 Déc - 13:22
25 septembre 2000,

Plusieurs jours sans nouvelle de mon tendre aimé, plusieurs nuits sans sommeil m'avaient dévasté. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Matt était en danger, je le sentais au plus profond de mon âme. Nous étions liés et j'avais toujours pensé que je pourrais toujours le retrouver. Ce maudit miroir qui restait sourd à mes demandes, mes supplications,  refusant de me mettre en relation avec mon mari. Où était-il ? Jamais, il n'aurait failli à sa promesse s'il ne lui était pas arrivé un malheur.

J'ignorais qui pourrait m'aider ou tout simplement me dire où son idéal de justice l'avait mené. Tous ces secrets allaient me rendre folle. Je ne pouvais pas contacter Léo, Matt n'avait plus confiance en notre Ministère. Alors, il était inconcevable qu'il se soit confié à notre ami commun. Que faire ? Je ne savais plus vers qui me tourner, à qui me confier sur cette inquiétude, cette souffrance qui me consumait.

Le seul nom que j'avais était celui de ma Douce Ara, mais, je me refusais à la mettre en danger et il m'avait affirmé que l'ancienne poufsouffle n'était pas encore prête à aller sur le terrain. Elle était courageuse mais il se refusait à la laisser partir en mission sans être totalement formée à se défendre au mieux.

Comme je me sentais seule ! Mon corps refusait toute nourriture. J'avais le cœur au bord des lèvres à chaque instant. Seul un thé léger pouvait apaiser ma soif mais, ne me permettait pas de retrouver mes forces. Cookie me forçait à sortir de la maison et il était temps que je lui accorde une balade. L'air frais nous ferait du bien à tous les deux. Je pris sa balle et il comprit que nous allions sortir. Il sauta en jappant joyeusement. Mes lèvres refusèrent d'esquisser un sourire. Mes traits brouillés trahissaient mon tourment et ma fatigue.

Je marchais comme une automate essayant de le suivre ou plutôt me laissant guider par mon familier, heureux que nous soyons sortis de cette maison remplie de tristesse. Il me mena sur la plage et je m'assis sur le sable, mon regard vide se posa sur la mer si calme. Je lui lançais la balle machinalement, juste, pour qu'il ne souffre pas de mon état végétatif. Une larme roula sur ma joue, annonciatrice d'autres si je n'y prenais pas garde.

Un hibou vint se poser près de moi et me tendit sa patte où était accroché un parchemin. Un fol espoir m'envahit quand je le décrochais impatiente de reconnaître l'écriture de mon Amour. Je le déroulais et non... Une missive de ma meilleure amie pour me demander si nous voulions passer les fêtes de Thanksgiving chez eux. Une nouvelle larme ! Des bruits de pas se firent entendre me donnant la force de l'essuyer et de retenir le flot qui menaçait de s'échapper.





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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Jeu 4 Jan - 9:59

Don't let the lights go down
Jonathan & Emilia & ...
Cela faisait maintenant presque un mois que j’étais devenu professeur, et une certaine routine s’était installée dans ma nouvelle vie. J’avais beaucoup trop d’élèves pour me souvenir de tous leurs noms, mais certains visages étaient bien ancrés dans ma mémoire, et je savais qu’un jour ou l’autre, ils feraient des grands Aurors : Greengrass et Avery, l’un forte tête, l’autre plus réservé, mais tous les deux assurément talentueux. La jeune Poppy Irvine avait également pris une place de choix dans ma petite famille, maintenant qu’elle était devenu la babysitter d’Annie, et je m’attendrissais bien souvent lorsque je rentrais chez moi après une longue journée de cours, pour retrouver deux têtes blondes collées l’une à l’autre, le visage penché sur des coloriages plus perchés les uns que les autres. Cette routine me faisait du bien en réalité, moi qui avait été habitué à des missions plus dangereuses chaque jour, et à ne jamais savoir de quoi demain serait fait : mon psychomage m’avait fait remarqué qu’Annie, en plus d’être un soutien moral inconditionnel, m’apportait une régularité de vie extrêmement bénéfique, moi qui avait songé à sombrer plusieurs fois. Il fallait que je tienne le coup. Pour elle. J’avais déjà cru ma dernière heure arrivée pendant la Guerre, avant que le cauchemar ne recommence à Tchernobyl, je n’allais certainement pas laisser la vision de mon frère mort, que je rêvais toutes les nuits, me pourrir la vie indéfiniment.

Cela faisait plusieurs semaines maintenant qu’Annie me tannait pour que je l’emmène à la plage. Certes, les beaux jours étaient passés et les feuilles se paraient de couleur ambrées, mais le fond de l’air était encore suffisamment chaud pour pouvoir apprécier une balade : il n’était certes pas question de se baigner, et je l’avais bien précisé à la fillette, mais si elle voulait jeter des cailloux dans l’eau (les flots de Manadh étant malheureusement bien trop déchainés pour même songer à faire des ricochets), et tout simplement respirer un bon bol d’air frais en enfonçant, pourquoi pas, ses doigts de pied dans le sable, qui étais-je pour lui refuser ? Un dimanche, je décidai donc d’accéder à sa requête et c’est bien emmitouflé dans une veste côtelée, afin de la protéger des vents violents de l’île écossaise, que la petite fille commença à courir sur la plage dans un grand éclat de joie. Je l’observai couiner de bonheur face aux vagues qui s’écrasaient sur le sable et qui remontaient de plus en plus : j’avais eu la bonne idée de l’équiper de bottes imperméables et elle s’amusait à faire la course contre les flots, allant jusqu’à la lisière de l’eau avant de courir lorsque la marée les faisaient remonter.

Mais un bruit l’arrêta brusquement dans son jeu, et mon sourire attendrit se changea en soupir : c’était un aboiement, j’en avais la certitude. Non pas que je n’aimais pas les animaux, mais Annie avait la fâcheuse tendance à pourchasser toutes créatures à quatre pattes, même lorsqu’elles n’étaient pas forcément d’accord, et cela nous avait parfois posé problèmes. Je lui avais expliqué mille fois qu’un animal pouvait être dangereux et que sauter sur n’importe quel dogue que nous croisions n’était pas vraiment une bonne idée, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir les yeux brillants d’émotions lorsqu’elle entendait le moindre chien.

Sans que j’eus le temps de faire le moindre geste, elle s’élança vers l’origine du bruit, un peu plus loin sur la plage. Un chien tacheté (je n’étais pas assez expert pour connaître la race) jouait avec enthousiasme avec la balle que lui lançait une jeune femme, assise au milieu du sable. Annie, bien plus rapide que mes vieux os, se précipita vers lui sans s’occuper de sa propriétaire, et commença à lui caresser les oreilles avec véhémence : heureusement, il ne semblait pas méchant et appréciait plus qu’autre chose le traitement. Voulant faire preuve de politesse à la place de ma nièce, je m’approchais de la brune, avant de l’interpeller.

« -Je suis vraiment désolé de vous importuner, Annie a tendance à devenir totalement folle lorsqu’elle voit un chien… J’espère qu’il n’y a pas de problèmes qu’elle le caresse, sinon, nous vous laisserons tranquilles sans problèmes…

La jeune femme se tourna vers moi pour me répondre, et aussitôt, je vis dans ses yeux une profonde tristesse. Je connaissais bien ce sentiment, il ne me quittait plus depuis la guerre. J’étais quelqu’un de certes froid, certes sévère, mais j’avais un cœur et je ne pouvais que sentir de l’empathie face à la détresse apparente de la brune.

-Vous allez bien ? Enfin, je ne veux pas sembler indiscret… Vous voulez que j’appelle quelqu’un, vous avez besoin d’aide ? »

Peut-être souffrait-elle d’une quelconque blessure et s’était retrouvée immobilisée sur le sable, son chien pour seule compagnie. J’en doutais mais que pourrais-je faire d’autre, face à cette inconnue qui semblait sur le point de complètement craquer ?  


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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Jeu 4 Jan - 12:57
Comme toujours, je suis en avance. Ou plutôt, je retrouve cette ancienne habitude, perdue pendant l'été où le moindre effort m'était quasi insurmontable. Il fait plutôt beau aujourd'hui et je marche tranquillement vers le port, Monsieur Spock trottinant à mes côtés. J'ai hésité à l'emmener, mais je me suis dit que Matilda serait contente de le voir ; elle est partie depuis si longtemps qu'elle l'a à peine connu, et je doute fort que le chien la reconnaisse. Après un tour du monde de presque un an, ma plus petite soeur revient poser ses bagages en Angleterre - pour combien de temps, elle seule le sait. J'ai perdu le compte des pays qu'elle a visités, d'abord comme jeune fille au pair, puis comme touriste et enfin comme saisonnière, mais elle nous a soigneusement envoyé une carte de chaque endroit visité. Elle a le goût du voyage depuis toujours, une âme de baroudeuse que j'admire un peu, moi qui suis si casanier. Une pure Gryffondor, comme Mummy. Je soupçonne qu'elle revienne aussi pour mon anniversaire. Y penser me met mal à l'aise. Il y a un an à peine, ce jour-même, j'étais à Sainte-Mangouste, sans implants, sans rien d'autre qu'un petit tableau noir pour communiquer... sans aucun doute le pire anniversaire de ma vie. J'avais été si amer et si odieux avec ma famille et Milo ce jour-là que j'ai encore honte en y pensant, et je préférerais ne plus jamais le fêter pour ne pas raviver ce souvenir. Mais mes mères y tiennent évidemment, alors je ne m'y suis pas opposé.

Debout sur le quai, j'attends son bateau. Monsieur Spock est assis à mes côtés, sage et attentif, son collier arc-en-ciel brillant au soleil (je suis certain que Mom lui a lancé un sort pour qu'il soit aussi rayonnant). La mer est déchaînée et c'est sans grande surprise que je vois un employé de la Marina venir vers moi pour m'annoncer que le bateau aura un peu de retard. Je le remercie et mon regard tombe sur la plage, pas très loin. Le brouhaha de la mer est assez inconfortable pour moi mais j'ai l'impression, en voyant la queue de Monsieur Spock s'agiter dans tous les sens, qu'il apprécierait un petit bain. Alors je quitte les quais et nous marchons jusqu'au sable ; je verrai le bateau venir d'assez loin pour regagner la Marina à temps.

Quelques silhouettes peuplent déjà la plage et soudain Monsieur Spock s'arrête, levant les oreilles et reniflant de toutes ses forces. Je tend l'oreille mais je suis incapable de percevoir ce qu'il entend parmi le bruit de l'eau et du vent ; alors je suis son regard et mes yeux tombent sur une silhouette assise dans le sable et un autre chien, entourés par une petite blonde et un homme. Spock a dû entendre les aboiements, et je lui fais signe d'avancer doucement, pour ne pas déranger la petite scène.

Mais plus j'approche et plus les silhouettes me paraissent familières. Serait-ce... Cookie ? Et la petite blonde... Je ne peux m'empêcher de sourire en la reconnaissant. Monsieur Spock s'élance soudain, incapable de respecter mon ordre plus longtemps, et je presse le pas pour le rattraper. A peine a-t-il rejoint Cookie que les deux chiens entament leur reniflage rituel, et je m'approche d'Annie le plus discrètement possible.

- T'es pas encore partie dans l'espace ?

Revoir la petite fille et son oncle m'embarrasse un peu, car j'ai peur qu'ils aient encore en tête l'image qu'ils ont vue de moi à notre rencontre, et qu'ils en aient pitié, surtout. J'ai croisé ledit oncle à l'UPA, mais je dois avouer que j'étais soulagé qu'il ne compte pas parmi mes professeurs après m'avoir vu ainsi. Mais l'enthousiasme d'Annie me rassure un peu. Je tourne la tête vers son oncle, cherchant aussi Emilia, car elle doit être dans les parages, elle ne laisserait jamais son chien seul ici...

Elle est bien là, assise sur le sable, et je comprends au ton inquiet du professeur Rowle que quelque chose ne va pas. Et au moment où j'arrive à sa hauteur, mon coeur se fige.

- Emilia ? Tu vas bien ?

Son visage décomposé me fait presque paniquer. Jamais, même pendant les moments les plus durs de la guerre contre Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, je ne l'ai vu aussi défaite. Les traces de larmes sur ses joues ne peuvent pas mentir, quelque chose de grave a dû se passer. Je m'agenouille près d'elle.

- Qu'est-ce qui se passe ?



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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Ven 5 Jan - 14:33
Oh mon Amour, pourquoi m'as-tu abandonné ? As-tu oublié notre rêve de fonder une famille ? Tu m'avais pourtant promis que nous vieillirons ensemble ? Pourquoi as-tu choisi de te battre au lieu de vivre une union remplie d'amour et de fous rires ? Je maudis tes idéaux qui me privent de ta présence. Comment pourrais-je te retrouver si j'ignore où chercher ? Je serais prête à remuer ciel et terre pour te sauver  mais, sans un indice, comment puis-je le faire alors que j'ignore tout de ta vie secrète ?

Cherchant du réconfort, ma main droite alla rejoindre la gauche. Mon index caressa doucement  la pierre rose  de ma bague de fiançailles avant de poursuivre sa course vers mon alliance, symbole de l'union de nos deux âmes.

Perdue dans mes sombres pensées, j'oubliais où j'étais et de m'occuper de mon familier. Je ne vis pas la petite fille s'approcher de Cookie mais elle ne risquait rien, il adorait les caresses et il en redemandait jusqu'à épuiser le fou qui avait osé commencer à lui en prodiguer.

Une voix masculine me sortit de mes tourmentes, je tournais mon visage vers lui. Je ne le connaissais pas ou du moins, je ne m'en rappelais peut-être juste pas. Je répondis d'une voix éteinte à son interrogation légitime :


- Cookie est adorable. Ne vous inquiétez pas pour votre fille, elle ne risque rien.
       
Son ton inquiet me fit prendre conscience de mon apparence et je ne pus faire qu'un signe de tête pour lui signifier que tout allait bien. Mais, je sentis une nouvelle larme rouler sur ma joue opaline. Je me mordis les lèvres, gênée de me montrer ainsi en spectacle. Je n'avais pas l'habitude de confier mes émotions alors comment pourrais- je les exprimer face à un inconnu, qui semblait pourtant bienveillant. Je détournais le regard et je finis par lui répondre :

- Merci de votre sollicitude Monsieur mais personne ne peut m'aider.

Des paroles bien mystérieuses et prononcées avec si peu de conviction que j'appréhendais qu'il poursuive ses questions. Combien de temps avant que je ne craque et que je ne finisse par m'épancher sur son épaule ?

Et là devant moi, Irvin fait son apparition et sa simple question me fit éclater en sanglot. J'avais beau mettre ma main devant la bouche, dans une vaine tentative pour étouffer le bruit de mes pleurs, je ne trouvais plus la force de les retenir. Le seul mot que je finis par réussir à prononcer fut le prénom de mon aimé :


- Matt....

L'ancien serdaigle ne savait pas qu'il avait quitté le bureau des aurors alors il pouvait s'imaginer qu'une de ses missions avait mal tourné. Mais non, même pas car il aurait eu au moins des collègues sur qui il aurait pu compter et j'aurais harcelé Léo pour qu'il me dise où il était et je l'aurais retrouvé. J'étais convaincue que notre amour était si fort qu'il me conduirait à lui mais, le monde était si vaste que je n'étais pas sure de le rejoindre à temps.



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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Sam 6 Jan - 5:50

Don't let the lights go down
Jonathan & Emilia & Irvin
La petite fille poussait des petits cris d’enthousiasme en essayant vainement, et sans vraiment y mettre de l’effort, à repousser le chien qui lui léchait la figure avec avidité, en remuant la queue. Et si elle n’était pas si occupée avec Cookie, elle se serait probablement précipitée sur Irvin, qu’elle n’avait pas revu depuis cet après-midi si irréel, dans la salle d’attente de mon psychomage. Mais à son plus grand plaisir, non seulement le premier canidé était toujours occupé à lui faire la fête, un deuxième le rejoint, tout aussi adorable, tout aussi exalté, et elle ne put que sourire de toutes ses dents au jeune homme, avant de lui répondre entre deux coups de langues :

« -Irvin ! Tu es venu pour jouer avec moi et tonton ?

La question était rhétorique, bien sûr. Il était toujours un peu difficile pour Annie de comprendre que le monde ne tournait pas autour d’elle : ce n’était pas du tout une question d’égocentrisme, mais les enfants ont parfois du mal à saisir le fonctionnement du monde autour d’eux. Une cour de récréation leur semble immense, une rue bondée, l’ensemble de la population humaine rassemblée. La pédiatre m’avait assurée que ce genre de réactions était parfaitement normales, et qu’elles passeraient en même temps que sa croissance.

Laissant la blondinette aux prises remplies d’amour des chiens, Irvin se tourna bientôt devant la jeune femme et moi, qui était bien embarrassé par la situation. Je ne la connaissais pas, et la voir dans cette détresse émotionnelle me laissait dans un état d’impuissance que j’avais du mal à supporter. J’étais un homme qui avait tendance à agir, face à un problème, plutôt qu’à me laisser aller à mes émotions. C’est pourquoi j’étais un patient si difficile, pour mes psychomages : je voulais sans cesse couper court aux séances, ne comprenant pas en quoi tout ces blablatages pouvaient m’aider. Alors, penché vers elle pour me mettre à sa hauteur, je ne savais pas quoi faire pour lui remonter le moral, sans savoir pourquoi elle allait si mal et ne voulant pas poser de questions trop déplacées.

Je me contentais donc de sortir un mouchoir de ma poche et de le tendre à la brune, tout en saluant de la tête Irvin, la lueur dans mes yeux indiquant clairement que j’étais content de le voir, lui qui semblait la connaître et qui pourrait me sortir de cette situation un peu malaisante. Je m’essayai néanmoins à une phrase de réconfort, peu confident de son utilité mais qui était, pour moi, le plus que je pouvais faire.

-Vous savez, s’il y a bien une chose que les années m’ont apprises, c’est que même lorsqu’on pense que personne ne peut nous aider, le destin a cette fâcheuse tendance à nous mettre sur la route des gens qui pourront nous offrir l’appui nécessaire… Alors que cela nous semblait impossible. »

Je ne prétendais pas, avec mes paroles, être la personne dont je parlais, cela aurait été bien présomptueux de ma part, et je ne savais pas si, de toute façon, dans mon état, je pouvais aider quelqu’un d’autre que moi-même. Mais j’avais rencontré suffisamment d’obstacles dans ma vie pour savoir tendre la main à une âme en peine. J’aurai aimé que quelqu’un le fasse pour moi, lorsque j’étais au fond du gouffre. J’écoutais le prénom masculin s’écouler des lèvres de la jeune femme, au milieu de ses sanglots. Problème de cœur, de famille ? Peut-être les deux. Toujours était-il que sans plus d’informations, je ne pouvais faire rien d’autre que d’offrir une oreille attentive et une présence apaisante.   


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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Dim 14 Jan - 13:40
Mes dernières craintes s'évanouissent devant la spontanéité d'Annie. Elle rit sans retenue, si fort que c'en est presque contagieux. Je suis si touché qu'elle se souvienne de mon nom et qu'aucune trace de notre rencontre chaotique ne traîne dans sa voix que je suis tenté de la prendre dans mes bras. Inévitablement, je pense à l'enfant qui grandit tranquillement dans le ventre de Torvi, et au regret que j'avais ressenti en parlant avec Annie pour la première fois ; le regret d'avoir refusé l'enfant et le rôle de père qui allait avec. Maintenant que la donne a changé, je me sens plus à l'aise avec la fillette. Peut-être que je serai un bon père après tout, malgré mes difficultés et ma dépression qui s'en va trop lentement. Malgré ma... surdité. Puisqu'il faut poser le mot, désormais, malgré sa violence. Il me heurte et je le déteste, mais je dois apprendre à vivre avec. Je respire un grand coup. Puis je romps la distance qui me sépare encore de la fillette.

- Je suis venu chercher ma soeur, mais comme elle a du retard, Monsieur Spock a voulu venir se baigner. Finalement, je crois qu'il préfère jouer avec toi.

Je ponctue ma phrase d'un sourire et d'une caresse sur le haut de la tête de mon chien, qui s'immobilise une seconde avant de reprendre le léchage intensif du nez d'Annie. La petite rit de plus belle et je me sens déjà plus léger à ses côtés. Je sors ma baguette de ma poche et arrose un peu de sable sec à nos pieds.

- Regarde, il adore ça !

Je forme une boule et la montre à Monsieur Spock, puis je la lance la plus loin possible sur la plage. Le chien s'élance aussitôt, la truffe au vent, et tente de mordre la balle avant qu'elle ne s'écrase et se fonde dans le sable. Il tourne en rond un instant, surpris de la disparition, puis revient aussi vite vers nous et s’assoit devant moi, quémandant un nouveau jouet. Je lance un regard un peu inquiet à Emilia, assise plus loin, et forme une seconde boule que je dépose dans les petites mains d'Annie.

- Tu ne t'éloignes pas, d'accord ?

Mon appréhension grandit à mesure que j'approche de la vétérimage, et sous mes yeux impuissants, elle fond en larmes. Qu'est-ce que je peux faire ? Je me sens totalement inutile dans ce genre de situations, les bras ballants et le cerveau vide de toute formulation réconfortante. Je suis un bon technicien, un logicien, mais pas un psy. Pourtant, je ne pense pas trop manquer d'empathie, je peux comprendre les réactions des gens, la plupart du temps. Quant à y réagir de façon appropriée... c'est un autre problème, une compétence que je suis loin de maîtriser. Alors j'opte pour m’asseoir dans le sable, en face d'Emilia, et je prends sa main. Certaines personnes aiment bien qu'on leur tienne la main dans ce genre de situations, j'espère qu'Emilia est de celles-là.

Je remercie d'un regard le professeur Rowle, je n'aurais pas trouvé de meilleurs mots que les siens. Etrange tout de même que nous nous retrouvions toujours dans des moments si chargés d'émotion, avec une personne au bord de l'implosion (même si je suis soulagé de ne pas être la personne concernée, cette fois-ci). Je vois qu'il attend de moi que je réconforte Emilia et je me sens un peu stupide d'être si incapable. Mais ses mots et sa tirade imposent un peu de calme, je dois lui reconnaître ça.  

Matt... Mon coeur se serre. Je crains le pire et je sens ma gorge se nouer involontairement.

- Il... il lui est arrivé quelque chose ? Il est parti en mission ?

Je ne suis pas très proche de lui, mais l'idée de sa disparition me fait l'effet d'une douche glacée. Ma main se crispe. Je ne peux pas imaginer ce qu'Emilia ressent, mais je me souviens de l'angoisse que je ressentais pendant la guerre, à chaque fois que Mummy s'en allait ravitailler le groupe de résistants dans la forêt et pour chaque seconde de retard quand elle revenait. Quand j'ai cru, à plusieurs reprises, qu'elle avait été arrêtée. Alors je comprends, un peu, et je reste silencieux en attendant que vienne le verdict concernant Matt. Priant de toutes mes forces pour qu'il y ait de l'espoir possible dans les paroles d'Emilia.



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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Dim 21 Jan - 14:23
Je n'entendais même pas les aboiements de nos deux familiers, heureux de se retrouver et de partager leur jeu avec une petite fille, ravie de s'occuper d'eux. Egoïste surement de me replier sur moi même en oubliant que d'autres existaient et qu'ils pouvaient, eux aussi, vivre des épreuves douloureuses.

Jamais je n'aurais pensé me montrer ainsi. Cacher mes sentiments était ma seconde nature même si mon amour pour Matt avaient fragilisé ce masque que j'aimais porter et qui me permettait d'instaurer une distance avec celles et ceux que je rencontrais.

Ma jalousie s'était exprimée quand il ne rentrait pas de la nuit, la passant avec une Gourgandine à qui il offrait sa tendresse, sa présence, ses baisers et bien plus de lui même. Même si il avait rien compris avant cette fameuse nuit où il était revenu blessé. J'avais du le soigner alors que je n'étais ni médecin ni médicomage et mes gestes avaient été maladroits. Tout ce sang, toute cette douleur ! Est-ce qu'il était dans un pire état, n'ayant pas la force de transplaner pour que je puisse le sauver à nouveau ?

Les paroles prononcées par celui dont j'ignorais le nom étaient pleine de bon sens. Le destin pouvait se montrer facétieux et parfois généreux mais, je n'y croyais guère à ce moment précis. Il y avait une chance sur un million qu'il connaisse Matt et qu'il fasse parti de sa vie secrète. Je ne connaissais même pas le nom du groupuscule que mon mari avait rejoint.  Et de toute façon comment pourrais-je lui poster des questions ? Je savais qu'en parler était dangereux alors je ne pouvais que me taire.
Je le remerciais d'un semblant de sourire, ressemblant plus à une grimace.

Mes sanglots refusaient de s'arrêter, j'étais épuisée et j'avais le cœur au bord des lèvres. Irvin s'assit face à moi et dans un geste d'amitié, il me prit la main. Je la serrais fort, j'avais besoin de ce contact physique pour ne pas sombrer et rester dans le monde réel.

Je plongeais mon regard plein de larmes dans le sien. Et il me fallut presque une minute pour que je choisisse mes mots pour lui répondre. Je retenais mes larmes avec beaucoup de difficulté. Ma voix était tremblante quand  je réussis à prendre la parole :


- Oui, il est parti le deux septembre et je n'ai plus de nouvelles de lui depuis le 18 septembre. C'est peu, je sais mais, je sens qu'il lui est arrivé quelque chose.

De ma main libre, je sortis mon miroir à double sens pour leur montrer avant de dire dans un souffle : - J'ai beau dire son nom, ce maudit artefact reste silencieux. Je levais mon visage vers le père de la petite fille pour lui demander : - Pensez-vous qu'il puisse être cassé ? Un mince espoir m'envahit que le lien magique entre les deux miroirs soient juste brisé et non, que mon mari soit dans l'incapacité de me répondre.



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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Jeu 25 Jan - 15:37

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C’était difficile pour moi de comprendre réellement la tristesse de la jeune femme, ne connaissant ni son histoire, ni ce Matt dont elle parlait en sanglotant. Il était parti pour une mission, mais de quelle sorte ? Bien sûr, en entendant ces mots, je pensais immédiatement à tous ces Aurors qui étaient envoyés à l’autre bout du monde pour des quêtes dangereuses contre des mages noirs ou des criminels aimant tremper dans des affaires sorcières sordides, mais, cela ne voulait pas dire que c’était le cas de l’homme, c’était simplement mon expérience qui m’y faisait penser. Je ne voulais pas tirer de conclusions hâtives alors qu’elle était visiblement en détresse : je devais peser mes mots soigneusement. Le réconfort n’était vraiment pas ma spécialité, moi qui ait toujours privilégié les faits purs et durs aux sentiments, mais je ne pouvais m’empêcher d’essayer de faire quelque chose, lorsque quelqu’un éprouvait un chagrin aussi manifeste.

« -Vous avez parlé de mission… Sachez que, si c’est le cas bien sûr, j’ai de nombreuses connexions auprès du Bureau des Aurors et du ministère de la magie en général, peut-être pourrais-je vous aider, si vous le désirez bien sûr.

Je parlais d’une voix douce, essayant d’être le plus apaisant possible. J’utilisais des euphémismes dans mes phrases : lorsqu’on se voit offrir le post de chef du Bureau des Aurors par le ministre de la magie en personne, on a plus que des connexions. Mais sans connaître plus de détails, je ne voulais pas m’avancer… Je me contentais donc de lui sourire doucement, dans une tentative vaine d’essayer de lui remonter le moral. Je pouvais entendre Annie jouer avec les deux chiens, non loin de nous, et pousser des petits cris de joie, sans se soucier une seule seconde de l’aura de tristesse qui semblait englober les adultes présents. L’innocence des enfants était si étonnante, parfois…

-Une semaine, c’est largement suffisant pour s’inquiéter, oui, dis-je à Emilia, en réponse à ses sanglots. Les tireurs d’élites de baguette magique ouvrent des enquêtes pour des disparitions de plus de 48h. Vous avez fait appel à eux ?

Parce que je ne pouvais m’empêcher de faire appel à la froide et pure logique : une personne avait disparu, il fallait prévenir les autorités. Je ne savais pas ce qu’il se passait dans la vie de ces deux personnes qui s’étaient perdues, et c’était donc évident, pour moi, qu’il fallait suivre la procédure habituelle en cas de disparition. J’espérais que ma sollicitude ne serait pas prise pour de la condescendance, car ce n’était pas du tout mon intention. Et encore une fois, alors qu’elle me posait une question et qu’elle espérait probablement une réponse de convenance, faite pour la rassurer plutôt que pour lui dire la vérité vraie, je ne pus m’empêcher de ne lui délivrer seulement mes pensées les plus cartésiennes.

-Les miroirs à double sens sont des objets magiques puissants… Si l’un d’entre eux est cassé, les morceaux pourront continuer d’être utilisés, bien que les visages n’apparaitraient plus en entier, expliquais-je, un air contrit sur le visage. Mais cela ne veut rien dire, après tout, il a très bien pu le perdre ou se l’être fait volé. Si quelqu’un meurt avec un miroir de ce genre en sa possession, on peut converser avec son esprit. Cela veut simplement dire que ce Matt ne l’a pas avec lui. Tout a pu arriver, pas forcément le pire. »

Je ne me fis même pas la réflexion que mes paroles sur le décès potentiel du disparu pouvaient paraître carrément insensible, mais lorsqu’on a été confronté à la mort pendant aussi longtemps, comme moi, on pouvait facilement se détacher de ce genre de problématiques : tous mes mots étaient seulement ceux que j’aurais fournis à n’importe quelle famille de victime, lorsque j’exerçais encore mon métier de membre des forces de l’ordre magiques.


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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Sam 10 Fév - 8:03
La main d’Emilia se serre sur la mienne, se cramponne presque, comme si elle craignait de s’écrouler. Elle plante ses yeux dans les miens et ce regard si direct, si franc, m’ébranle. J’entends mal les longues tirades du professeur, brouillées par le bruit du vent et la courte distance qui nous sépare, mais j’en saisis l’essentiel et je salue son pragmatisme. Il a raison, le plus important est d'agir. Je hoche la tête.

- Il faudrait lancer un avis de recherche, oui. Une semaine, c’est long… tu sais où il était ? Tu veux que je t’accompagne ? Merci pour la proposition, monsieur Rowle, ça pourrait être très utile.

J'aurais volontiers proposé l'aide de Mummy, mais je doute que son poste au Département de la Justice Magique soit d'une quelconque utilité dans cette affaire. Je porte mes yeux sur le professeur pour suivre ses mots du mieux possible, espérant qu'il ne soit pas gêné par mon attention soudaine, et je hoche encore une fois la tête.

- Il a pu arriver plein de choses pour expliquer qu'il ne réponde pas. Il est peut-être dans un endroit où il doit rester discret, et ne peut pas répondre ?

Je remercie silencieusement le professeur de parler autant, car mon cerveau est vide de paroles pertinentes pour réconforter Emilia. Mais le faire serait hypocrite, non ? Je n'ai aucun moyen de savoir si Matt est vivant, alors pourquoi le lui assurer ? Moi-même ai toujours détesté les phrases bateaux que les gens répètent sans arrêt, du genre "ça va aller, ne t'inquiète pas" ; bien sûr qu'elle a des raisons de s'inquiéter, et peut-être que ça n'ira pas bien. L'important, maintenant, n'est pas de lui assener des faux espoirs, mais d'agir, et vite.

- Essaie d'avoir le plus de renseignements possible sur sa dernière location, sa mission, et on va tout faire pour le retrouver.

Je lance un regard en coin à Annie pour vérifier sa présence ; Monsieur Spock est gentil et docile, mais il reste un chien dont on n’est jamais certain de toutes les réactions, surtout face à une enfant aussi enjouée. Mais la fillette s'amuse toujours aussi gaiement avec les deux animaux, inconsciente du petit drame qui se déroule entre nous, et mon chien court comme un fou sur la plage sans plus se soucier de personne. Puis la petite fille nous hèle, pointant du doigt l'horizon, et le bateau qui s'avance sur la ligne cahoteuse de la mer déchaînée. Je me lève, relâchant doucement la main d'Emilia.

- Je dois chercher ma soeur, je reviens tout de suite !

J'appelle Monsieur Spock et m'élance vers la marina, juste à temps pour voir Matilda descendre la passerelle avec un sac de randonnée presque aussi gros qu'elle. Elle marche vers moi avec un sourire un peu fourbe, et je sens déjà venir de longs mois de blagues retenus avec peine. Mais je serais malhonnête de dire que ça m'a manqué. Elle a autant de répartie que Milo, et j'ai souvent remercié Merlin qu'elle préfère les femmes et ne soit pas intéressé par mon ami, car leur couple aurait signé la fin de ma santé mentale.

- Bon anniversaire ! Je sais que c'était hier mais tu vas pas râler, je suis revenue pour toi en plus. C'est Monsieur Spock ?

Le chien remue la queue en entendant son nom et encore plus quand la main de ma soeur vient frotter vigoureusement sa tête. Je l'observe un peu, ses cheveux blonds comme ceux de Mom qui volent dans tous les sens, son visage devenu plus mûr, ses yeux bleus comme les miens toujours teintés de détermination, peu importe la situation.

- Mom et Mummy m'ont dit que tu vas être papa ! Tu m'avais caché ça hein ! Tu me laisseras être la tata sympa qui laisse tout passer, il lui faudra un peu de rire à cet enfant, sinon il deviendra aussi sérieux que toi, le pauvre.

- Tu devras te battre avec Milo pour ce poste, il est très, très motivé pour le rôle du parrain permissif.

- Hmm, ouais, on réglera ça à la loyale alors.

Et elle me sourit de toute ses dents, avant de m'attraper les épaules.

- Tu vas bien, sinon ? Tu m'as pas beaucoup donné de nouvelles ces derniers mois.

Je souris vaguement à mon tour et lui offre une réponse tout aussi vague tout en l'entraînant vers la plage. Les silhouettes d'Annie, de Rowle et d'Emilia n'ont pas bougé et j'explique rapidement la situation à Matilda avant que nous les rejoignons. Elle lance un regard suspect à Annie.

- Dis moi que c'est pas elle la mère, hein ?

- ... t'es ignoble.

Mais elle a déjà filé en direction d'Emilia, toujours assise dans le sable, salue rapidement le professeur Rowle, pose aussitôt son sac pour s'asseoir à côté d'Emilia et lui enserrer les épaules. Sa voix devient soudainement plus douce, et je la vois très touchée par la détresse de notre amie commune. Elle est une meilleure compagnie que moi quand il s'agit de réconforter ; plus empathique, comme Mummy.

- Salut Emi. Irvin m'a expliqué pour Matt, tu veux qu'on aille voir les Aurors tout de suite ? Mummy pourrait peut-être aider aussi.

Avec une prévenance que je me reproche de ne pas avoir eu, elle sort de son sac un mouchoir et le tend à la vétérimage.

- Tiens. Tu veux qu'on aille quelque part, pour parler tranquillement ? J'ai rien contre le sable, mais je viens de faire un trajet en bateau trop bougeant et mes fesses réclament un peu de confort. Et puis je suis sûre qu'un bon thé te ferait du bien.



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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Mar 27 Fév - 14:53
Les paroles de l'ami d'Irvin ne m'aidaient pas du tout. Dans ma détresse, j'avais trahi le secret de mon aimé, non pire, sa confiance. Mon inconscience allait entraîner des conséquences horribles, je le sentais au plus profond de mon être. Il fallait que je me reprenne et vite. Ma main toujours dans celle d'Irvin, je la serrais plus fort. Que dire ?  Mon état ne me permettait pas d'improviser une histoire crédible.

"Réfléchis plus vite..." pensais-je agacée devant mon manque de créativité. De gène, je me mordillais les lèvres. Le seul point positif dans ma tentative de réflexion était que mes larmes s'étaient enfin taries. Que ferait Matt ? Il était doué pour prendre une nouvelle identité et se fondre dans le groupe qu'il avait choisi d'infiltrer.

Heureusement, Irvin prit la parole à son tour me laissant encore le temps de réfléchir à ma réponse. Les autorités, le Ministère n'étaient pas toujours la bonne solution. Mais, comment leur faire comprendre sans trahir mon époux ?

Mon regard agrandi par la peur se posa sur l'ancien Serdaigle quand il se releva pour aller chercher sa sœur. Non, il ne pouvait pas me laisser avec un parfait inconnu. Ses relations étaient dangereuses et je ne savais pas ce que j'étais capable de lui dire.

Je finis par prendre la parole :


- Vous vous méprenez. Je me suis affolée pour rien. Il est inutile de prévenir les autorités. Mais, merci de me l'avoir proposé Monsieur ? Oubliez mes dires, je divague. Je travaille trop...

Ma main se porta à mes lèvres, une nouvelle nausée, encore. Est-ce que j'avais attrapé un virus ? Ou est-ce que mon corps exprimait mon inquiétude face à cet abandon ? Je respirais longuement pour que l'air marin m'aide à faire fuir ces maudits hauts le cœur.

"Trouve autre chose, bougre d'idiote". Il m'avait parlé de nos miroirs à double sens. J'ajoutais d'une voix que j'espérais rassurée :


- J'imagine toujours le pire. Son miroir a du être volé sinon, son esprit aurait répondu à mon appel, n'est-ce pas ? Il ne va pas tarder à me donner des nouvelles dès qu'il le pourra. Comment s'appelle votre fille ? Elle est adorable. Mister Spock et Cookie ont l'air de beaucoup l'aimer.

Du coin de l'œil, je continuais de surveiller mon familier qui pouvait se montrer brutus quand il jouait. Par Morgane que l'on cesse de me conseiller de contacter les aurors ! Son patron avait eu l'audace de le condamner après le désastre de l'inauguration. Matt avait relevé plein de pistes et il avait évoqué ce phénomène de flammes surnaturelles, certainement le fruit d'un maître élémentaire. Mais, il s'en fichait, il leur fallait un bouc émissaire. Et il n'avait même pas convoqué l'étudiant qui avait voulu agresser l'invité d'honneur.

Ce bureau était incapable de mener des investigations poussées alors comment pourrait-il retrouver un ancien employé, qui cachait un pan de sa vie ?

Matilda vint s'asseoir près de moi avant de mettre son bras sur mes épaules. Une étreinte rassurante mais quand elle prit la parole, je commençais à m'affoler. Pourquoi n'avais-je pas tenu ma langue ? Maintenant, trop de monde était au courant et mon Aimé allait être encore plus en danger.


- Bonjour Matilda, il est inutile de déranger Louisa pour si peu. Son responsable m'aurait contacté si il y avait un souci. Privée de sa présence, je perds la tête, normal pour une jeune mariée. Il m'avait dit qu'il ne pourrait pas me donner des nouvelles régulières. Tu connais Matt, il est prudent et je sais qu'il me reviendra toujours. Mon Amour le protègera...

Comme je me sentais mal de devoir leur mentir. Mais, je ne pouvais pas leur avouer son secret. Il devait rester à leurs yeux un auror qui était juste parti dans le cadre de son boulot. J'avais prévenu Christopher, qui grâce à ses nombreux contacts, saurait si mon époux était aux Etats-Unis ou en Amérique Latine.

Un léger sourire se dessina sur mes lèvres gourmandes quand j'entendis sa proposition. Je leur proposais d'une voix douce, en prenant le mouchoir qu'elle me tendait pour essuyer les traces des larmes sur mes joues :


- Si vous voulez, ma maison n'est pas loin. Vous pourriez prendre une collation accompagnée d'un thé, si vous le désirez ? Mais, je comprendrai très bien que tu déclines ma proposition. Tu dois être impatiente de retrouver ta famille pour leur raconter tes aventures.



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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Mer 28 Fév - 10:55

Don't let the lights go down
Jonathan & Emilia & Irvin
Je sentais qu’il y avait plus de cette histoire que la jeune femme ne voulait bien me raconter : plus de 20 ans de carrière chez les Aurors, à interroger des suspects plus ou moins louches, m’avaient appris à repérer les signes, même infimes, de mensonge. Mais elle n’était ni un malfamé, ni un inculpé, et j’étais le premier à savoir qu’un être pouvait avoir mille et une raisons de vouloir dissimuler un ou plusieurs éléments de son passé. Cela ne me regardait pas. Quand bien même j’aurai été encore en service actif, je n’avais aucune raison de penser qu’une affaire criminelle était en cours, et de toute façon, je n’étais maintenant qu’un professeur qui n’avait pas à mettre son nez là-dedans.

Je me contentai donc d’être une présence rassurante, durant l’absence d’Irvin, à hocher la tête et à répondre à ses soucis par des onomatopées et des phrases toutes faites. Le bruit des vagues qui se cassaient sur les rochers était relaxant, tout comme les rires d’Annie qui jouait toujours avec les chiens, enthousiaste, solaire. Si la situation n’avait pas été aussi dramatique pour la jeune femme près de moi, ce moment aurait pu être des plus apaisant.

« -C’est ma nièce, en réalité. Annie, elle a 8 ans, répondis-je simplement, sans m’étaler sur le pourquoi du comment.

J’avais pris l’habitude qu’on la confonde pour ma fille, et je n’en prenais plus ombrage, même si je prenais toujours soin de corriger mes interlocuteurs. Je ne voulais pas qu’elle oublie Thorfinn. Certes, mon frère avait été quelqu’un d’horrible, mais pas envers sa famille : je savais qu’il avait aimé sa fille, autant qu’un père pouvait le faire, et bien que son simple souvenir me faisait me tordre les organes à l’intérieur de mon ventre, je lui parlais bien souvent de lui, pour qu’elle chérisse sa mémoire. C’était important pour elle. Je devais mettre, pendant ces instants, ma culpabilité de côté et mettre un sourire sur mon visage, car elle était trop jeune pour comprendre ce que je pouvais ressentir.

Irvin finit par revenir, accompagnée par une jeune fille aussi blonde qu’Annie, qui se dirigea tout de suite vers Emilia pour la réconforter. Elle semblait bien plus douée à ce sujet qu’Irvin ou moi : ce genre de comportement, après tout, était instinctif pour certaines personnes. Je me sentais de trop dans cet échange, car certes, je connaissais vaguement Irvin, mais les circonstances de notre rencontre étaient bien trop étranges pour être véritablement considérés comme des accointances ; et c’était la première fois que je rencontrais Emilia, que je n’avais abordé seulement parce qu’elle était seule et en pleurs. Je n’avais plus rien à faire ici.

Matilda, puisque ça semblait être son nom, m’offrit ma porte de sortie lorsqu’elle proposa à l’assemblée d’aller s’asseoir autour d’une boisson chaude dans un endroit alentour. Je m’excusai de la compagnie, avec toute la politesse dont j’étais capable.

-Si vous revenez sur votre décision, n’hésitez pas à m’envoyer un hibou, je m’appelle Jonathan Rowle, j’habite aux demeures résidentielles du Centre-Ville.

Quelqu’un qui avait travaillé au Ministère de la Magie, ou qui connaissait de près ou de loin le Bureau des Aurors connaissait forcément mon nom et ce qu’il impliquait. Mon amitié de longue date avec Kingsley Shackebolt était du domaine public, ainsi que mon importance durant la guerre (bien que mes agissements particuliers restaient, encore aujourd’hui, un secret d’Etat), et si elle le souhaitait, je pouvais demander aux plus hautes instances de rechercher son mari. Mais je ne désirais plus m’étendre sur le sujet : la proposition avait été lancée, elle l’accepterait si elle le voulait.

-Annie et moi, nous devons rentrer, mais j’espère de tout cœur que votre situation va s’arranger. »

Je me relevais, faisant un signe de tête à Matilda avant de serrer la main à Irvin, puis appela ma nièce, qui s’approcha en courant, suivie de ses deux amis canins. Ses vêtements étaient couverts de sable, et elle avait les joues toutes rouges, à cause de l’excitation et du froid. Son sourire mangeait tout son visage, tant il était grand.
Elle protesta énergiquement lorsque je lui fis part de notre départ, mais bien vite, elle finit par se calmer, après ma promesse de l’emmener très vite jouer avec les mignonnes créatures qui se trouvaient au refuge animalier moldu. Après un dernier signe de la main aux adultes et aux chiens, je saisis ma nièce par le bras et transplanai vers notre maison, pour qu’elle y prenne un bon bain chaud.


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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Ven 30 Mar - 18:08
Je sens l'étreinte d'Emilia toujours plus forte, et je crains un peu de la laisser alors qu'elle semble encore si bouleversée. Mais l'expression de son visage a changé, j'y vois de la peur maintenant, et je lui envoie un regard que j'espère rassurant avant de partir chercher ma sœur.

Elle s'apaise, finalement, alors que Matilda l'enlace doucement et lui tend un mouchoir. Je vois ma sœur, surprise, froncer les sourcils une fraction de seconde alors qu'Emilia change brusquement d'avis. La disparition de Matt, si peu ? J'ouvre la bouche pour intervenir mais Matilda me devance.

- Je m'inquièterais si tu ne t'inquiétais pas pour lui. On pense vite au pire dans ce genre de situation, n'est-ce pas ?
Elle sourit. Il est prudent, oui. Toujours.

Peut-être que notre amie commune ne veut plus en parler, en tout cas pas devant l'étranger qu'est le professeur Rowle. J'ai du mal à croire à la théorie d'Emilia sur l'amour, je sais qu'elle croit fermement à ce genre de choses, ce qui m'a toujours un peu étonné au vu de son caractère très pragmatique ; je doute très fort que l'amour soit d'une quelconque aide à Matt s'il se trouve dans une situation difficile, mais la contredire maintenant serait sûrement inapproprié. Et je n'en sais rien après tout, peut-être que penser à Emilia suffit à lui faire tenir bon. Je hoche la tête, sans savoir quoi répondre de plus. Essayer de la rassurer me semble toujours aussi futile, autant agir là où il est possible de le faire. Alors j'accueille sa proposition avec un sourire et un hochement de tête plus convaincu, avant de lui tendre une main pour l'aider à se relever. Matilda se lève à son tour, son sourire de nouveau plus espiègle.

- Un thé et des gâteaux, quel anglais refuserait ça ? Mom et Mummy travaillent à cette heure de toute façon. Tu voudrais venir dîner à la maison ce soir ? Pour avoir un peu de compagnie ?


Elle a balayé la dernière phrase d'Emilia d'un geste de la main, juste assez négligeant pour montrer que l'idée de partir maintenant ne l'a même pas effleurée. Ma sœur a toujours eu ce don de montrer aux gens qu'ils sont importants, qu'elle ne voudrait voir ou parler à personne d'autre, qu'ici et maintenant rien ne compte plus que le temps qu'iels passent ensemble. Je ne sais pas si son attitude est calculée ; j'en doute, ma sœur met de l'investissement sincère dans chacun de ses mots et gestes. Elle a 20 ans, elle veut changer le monde et sa volonté saillit de tout son corps. Elle ne discute de la pluie et du beau temps que si cela lui permet de parvenir à une discussion plus approfondie, va et vient à la recherche de ce qui la fait vibrer, s'investit à fond dans ce qui lui plaît et peut délaisser aussi rapidement une chose qu'elle juge désormais inutile. Si ce trait de caractère la fait parfois paraître impulsive et irréfléchie, même immature, quiconque la connaît sait reconnaître sa simple mais primordiale exigence d'utiliser son temps pour ce qui compte vraiment. Jamais je ne l'ai vue se lancer dans un projet qui n'ait été mûrement préparé à l'avance ; simplement, son caractère lui donne les moyens de déplacer des montagnes qui semblent inaccessibles aux gens plus sages. C'est aussi pour cela que mes mères et mon parrain s'inquiètent peu de la voir vadrouiller aux quatre coins du monde, changer d'études ou de projet professionnel. Elle retombera sur ses pieds au moment voulu.
Et pourtant, elle sait aussi s'amuser, plus intensément que moi. Elle a déjà eu plus de conquêtes que moi et Milo réunis et je parierais n'importe quoi qu'elle aura plein de choses à nous raconter sur les jolies australiennes/néo-zélandaises/Merlin sait quelles autres nationalités qu'elle a draguées pendant ses voyages. Elle profite, au sens positif, elle profite d'avoir 20 ans et de toutes les possibilités qui s'offrent à elle à cet âge.

- Merci monsieur, ajoute-elle en s'adressant au professeur, pour votre aide. On saura se tourner vers vous si on en a besoin.

Je serre la main tendue par Rowle. Ne pas savoir ce qu'il pense vraiment de moi, après notre première rencontre beaucoup trop étrange, me perturbe un peu, mais j'espère avoir fait meilleure impression cette fois. Annie me sourit de toutes ses dents et je lui adresse un grand signe de la main. Monsieur Spock a couru vers elle alors qu'elle s'éloignait de nous, et sursaute en entendant le crac sonore du transplanage. Penaud, il trottine vers nous et je me baisse pour le rassurer.

- Tu es célibataire depuis si longtemps que tu t'es reporté sur les petites filles maintenant ?


- T'es jalouse de ma côte auprès des 6-10 ans ?

- Sorti de son contexte, c'est presque flippant.

Ma soeur attrape à nouveau Emilia par les épaules alors que nous nous approchons. Je prends Monsieur Spock dans mes bras tandis qu'Emilia fait de même avec Cookie, fait signe à Matilda de saisir mon bras et enserre celui d'Emilia, puis je transplane. La vétérimage est si visiblement bouleversée que je préfère lui épargner l'effort de transplaner et les risques que nous courrions à le faire. Nous apparaissons devant sa maison, dont les volets jaunes si reconnaissables plaisent aussitôt à ma sœur. Je pose le chien au sol et nous entrons dans la maison toujours aussi chaleureuse. Matilda pose son sac et ouvre une des innombrables poches d'un air mystérieux.

- Je t'ai apporté quelque chose Emilia. Elle extirpe de son sac un petit paquet soigneusement emballé et le lui tend. Quand la vétérimage l'a déballé, elle s'explique, fière de sa trouvaille. C'est une petite statuette aborigène, faite par une tribu de sorciers de là-bas. Regarde, il y a tout autour des symboles traditionnels, j'ai un peu oublié à quoi ils servent mais hmm, c'est pour la protection du foyer je crois. La statue se charge des bonnes « ondes » des gens autour pour préserver la maison. Je me suis dit que ce serait utile pour ton travail, aussi. Les animaux y sont peut-être sensibles.

Elle referme son sac et se relève. Mes appareils sont plus coopératifs ici que dans le boucan de la plage, mais elle bouge trop la tête et parle trop vite pour que je saisisse tous ses mots avec précision. Partie peu de temps après mon implantation, elle n'est pas encore habituée à faire attention pour moi. L'expression de mon visage doit trahir mes difficultés car elle me lance un regard perplexe.

- Sois pas jaloux, je te donnerai ton cadeau à ton repas d'anniversaire dimanche. Tu viendras, Emi ?

- Je suis plus admiratif que tu arrives à retrouver quelque chose là-dedans, en fait, dis-je en pointant son énorme sac.

Elle rit un peu et s'avance dans le salon, caressant distraitement Monsieur Spock.

- C'est joli, ici, très accueillant. Ton cabinet est dans la maison ?



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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Lun 16 Avr - 13:54
Mon regard azur se pose sur la petite fille si insouciante, si vivante et sa joie de vivre me mit du baume au cœur. Je dis simplement après qu'il m'ait détrompé sur leur lien de parenté :

- Votre nièce est pleine de vie. Sa joie fait plaisir à voir.

Le frère et la sœur, si différent de caractère et pourtant si complices, ne semblaient pas vraiment convaincus par mes dires. Ils avaient cependant la délicatesse de ne pas me contredire devant l'oncle de la petite Annie. Je leur en étais reconnaissante car je ne savais pas si j'aurais la force de répéter encore une fois le même discours .

Soulagée qu'ils acceptent ma proposition, qui incluait également Monsieur Rowle et sa nièce à qui j'aurais été ravie d'offrir une petit statuette animale, je leur offris un petite sourire avant de répliquer d'un ton chaleureux :

- Le thé est le remède préféré des anglais pour se sentir mieux. Je ne sais pas trop pour le dîner, je ne voudrais pas m'imposer. Vos mères préféreront passer cette soirée entre vous, ce qui est normal après tes longs mois d'absence Matilda.


A la proposition si bienveillante de Jonathan, je ne pus que répondre en évitant de de le regarder, persuadée que je m'étais affolée pour rien et que Matt franchirait bientôt la porte de notre maison :


- Je vous remercie de votre généreuse proposition et je n'hésiterai pas à vous contacter.

Matilda m'aida à me relever. Avait-elle senti que je n'en aurais pas la force ? Qui sait ? Elle était si intuitive que tout était possible. Je regardais Irvin saluer son ami et je m'approchais d'un pas hésitant pour lui serrer la main à mon tour et le remercier encore une fois :

- Merci et je vous promets que la prochaine fois que nous nous recroiserons, je serai de meilleur compagnie.

Ces paroles, je le pensais. Mais j'ignorais alors que le pire était encore à venir. Je fis un geste de la main à Annie pour lui dire au revoir. L'échange taquin entre le frère et la sœur étaient amusant mais pas assez cependant, pour que mon rire s'exprime.

Je me laissais guider par mon amie avant de prendre mon familier dans les bras . Il aurait bien besoin d'un bon coup de brossage pour retirer les grains de sable qui s'étaient mêlés  à sa fourrure. Irvin me prit par le bras pour me faire un transplanage d'escorte. Avait-il peur que je sois incapable de le faire ?  Ma magie était étrange en ce moment. Instable comme si elle répondait à ma douleur.

Devant chez nous, je reposais Cookie qui partit en courant avec Monsieur Spock vers la porte. D'un geste de ma baguette, je la déverrouillais et je les laissais entrer. Irvin prit l'escalier menant au premier étage et la pièce à vivre suivi par sa sœur.

Matilda farfouilla dans son sac après l'avoir posé sur le sol. Elle se releva vive comme un félin pour se rapprocher de moi et me tendre un paquet. Touchée par son attention, j'écoutais ses explications sur la statuette et mon regard azur s'arrêta sur les symboles gravés. Je m'exclamais :


- Elle est magnifique et je vais faire des recherches sur ses runes. Elle vient d'Australie ?

La suite de ses paroles me fit prendre conscience que j'avais oublié d'envoyer le cadeau d'anniversaire que j'avais choisi tout spécialement pour son frère. Quelle idiote ! Mon oubli était impardonnable. Je me dirigeais vers le meuble où je l'avais rangé. J'en profitais pour mettre le protecteur du foyer sur une étagère. Dans le premier tiroir se trouvait le présent emballé, par le vendeur, dans du papier doré, je le pris.

Son compliment me fit plaisir, nous avions passé du temps avec Matt, à la décorer pour qu'elle nous ressemble, mariant mon goût pour les couleurs vives avec la sobriété que mon mari affectionnait.


-Mon cabinet est au rez-de-chaussée. Nous sommes passés devant sans nous arrêter. Je m'approchais d'Irvin pour lui offrir ce cadeau :

- Joyeux anniversaire ! Que cette nouvelle année t'apporte tout ce que tu désires.

Le paquet contenait une boule à neige. Je l'avais acheté chez un antiquaire moldu qui semblait ravi de s'en débarrasser. Quand je l'avais vu, elle m'avait fait penser à mon ami. La neige, les batailles de boules de neige à Poudlard, Noël et son festin.

Attendant qu'il l'ouvre et en espérant qu'il lui plaise, je leur demandais :


- Vous préférez du thé vert à la rhubarbe et à la fraise, du thé blanc aux agrumes et aux épices ou le classique Earl Grey ? Matilda, parle-nous de tes aventures au pays des kangourous et des kiwis.

Nos familiers épuisés par leurs jeux sur la plage s'étaient installés dans le panier du mien pour faire une sieste bien méritée.



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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Dim 6 Mai - 11:25
La maison d'Emilia était toujours aussi accueillante, sans rien laisser paraître de l'angoisse actuelle de sa propriétaire. Je devrais lui demander des conseils pour la mienne, je n'ai jamais eu l'oeil pour la décoration; mais pour le bébé de Torvi, je pourrais faire cet effort. J'apprécie toujours de venir ici, l'ambiance chaleureuse de la maison évoque celle de Flagley, et Emilia est devenue une réelle amie désormais. Monsieur Spock s'y est habitué aussi et file aussitôt vers ses coins préférés,

Matilda semble déjà chez elle, s'adressant à Emilia comme si elles ne s'étaient jamais quittées. L'air satisfait, elle observe la vétérimage déballer et examiner son cadeau, tout en rajoutant quelques détails que je peine à saisir, dont le lieu où elle a déniché la statue. Devoir lui demander de porter attention à sa façon de me parler m'embarrasse, comme à chaque fois que je rencontre une nouvelle personne ; alors je les laisse discuter et fait mine de m'intéresser à un livre posé dans l'entrée pour masquer ma gêne. Lorsque ma soeur m'adresse la parole à nouveau, je la distrais avec ma remarque sur son sac mais lui emboîte le pas dans le salon et me penche vers elle pour lui murmurer à l'oreille.

- Parle moins vite s'il te plaît, j'ai un peu de mal à suivre.

Elle se raidit aussitôt, mortifiée par sa maladresse, et me lance un regard désolé.

- C'est rien, juste... parle un peu moins vite, et en face de moi. Juste ça. C'est la magie, elle fait des perturbations, c'est un peu gênant parfois.

Je lui souris doucement, espérant effacer l'air coupable de son visage. Quel image je dois donner de moi... Fini le grand frère sur qui elle pouvait toujours compter, désormais réduit à dépendre de petits appareils en plastique pour vivre à peu près comme les autres. J'ai l'impression de faillir à mon rôle, j'ai peur que notre relation en pâtisse. J'ai toujours eu de très bonnes relations avec mes soeurs, surtout Matilda. La différence d'âge aurait pu nous garder éloignés, et le franc parler et l'extraversion de la gryffondor blondinette peuvent nous faire paraître trop dissemblables pour nous accorder, mais c'est tout le contraire. Même si nous nous écrivons peu, même si nous pouvons passer des semaines sans nous voir, nous sommes très proches, et nous avons toujours pu nous parler, compter l'un sur l'autre. Surtout elle sur moi, en fait. C'est mon rôle, en tant que grand-frère, non ? L'aider à passer les étapes que j'ai moi-même dépassées. A Poudlard, j'avais guidé ses premiers pas dans le château (même si elle s'était vite débrouillée sans moi), l'avait même sortie une ou deux fois d'ennuis en première année. Je l'avais défendue quand elle était tombée amoureuse de sa première petite amie, soutenue face au rejet des autres élèves. Mais ma surdité change la donne, me met à la place de celui pour lequel on s'inquiète, et tout comme je déteste être vu ainsi par mes mères, je ne supporterais pas que ma soeur ait cette opinion de moi.

Elle pose sa main sur mon bras et hoche la tête, un sourire contrit sur le visage, s'excuse et m'assure qu'elle fera attention. Le retour d'Emilia coupe heureusement notre échange et je me tourne vers elle.

- Le cabinet est très bien arrangé aussi, Tilly, tu verras. Monsieur Spock le trouve à son goût aussi en tout cas.

Je prends avec surprise le cadeau tendu par la vétérimage. Qu'elle ait pensé à moi dans une période si difficile me touche beaucoup.

- Merci beaucoup Emi, c'est... qu'est-ce que c'est ? Du thé vert sera bien pour moi, merci.

Un peu surpris, je fais tourner l'objet dans la main. On dirait une de ces boules de décoration moldue, avec un décor de neige à l'intérieur. C'est plutôt joli, un peu étonnant comme cadeau, mais je dois admettre que l'effet est assez apaisant. Mais le décor change soudain, et toute trace de neige disparaît. Je fronce les sourcils et me penche sur l'objet. L'intérieur met une seconde à se stabiliser, et la nouvelle image n'a plus rien à voir avec celle d'une boule moldue ordinaire : c'est la maison d'Emilia. Pas un modèle réduit de sa maison, mais une image, très nette et immédiatement reconnaissable de la bâtisse aux volets jaunes, vers laquelle se dirige un homme. Matt. Il s'avance, ouvre la porte d'un tour de clé et grimpe quatre à quatre les escaliers au sommet desquels l'attend Emilia, qui se jette à son cou pour l'embrasser. La vision a duré deux secondes, trois peut-être, et déjà elle se brouille et s'évanouit. La neige réapparaît et je lève des yeux stupéfaits vers Emilia et Matilda, qui m'observent, tout aussi étonnées.

- Vous avez vu ça ?

Je ne peux pas m'empêcher de lancer un regard vers les escaliers, mais aucune trace de Matt, évidemment.

- Vu quoi ?

Je lève la boule à hauteur de mes yeux pour l'observer sous tous les angles.

- C'est une boule magique, non ? Tu l'as achetée où ?

Est-ce que je devrais parler de ce que j'ai vu ? Ou cela risque de peiner encore plus la vétérimage ?

- Tiens, regarde, dis-je en tendant la boule à ma soeur.

Matilda saisit l'objet et ouvre de grands yeux.

- Oh, je le vois aussi ! Elle me lance un regard interrogateur, sans doute se pose-t-elle la même question de moi. Mais elle tranche. C'est Matt... Tu veux voir ?

Elle tend la boule, indécise, à Emilia.

- Je ne sais pas si c'est vrai, si... ça pourrait être une boule qui montre l'avenir ? Ou le passé plutôt ? Des souvenirs peut-être ?

Mais pourquoi Matilda et moi partagerions ce souvenir ?



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Sujet: Re: Don’t let the lights go down [libre] | Dim 13 Mai - 10:57
Le compliment d'Irvin me fit très plaisir car j'avais passé beaucoup de temps à préparer mon cabinet par pour les humains mais, pour mes patients à plumes, à poils et à écailles. Un animal blessé avait besoin d'un cadre rassurant pour se laisser soigner et seul leur bien-être m'importait. Je lui offris un petit sourire et je proposais à Matilda :

- Je pourrais te le montrer si tu veux ?

Après que l'ancien serdaigle est ouvert mon présent, je me sentis bête d'avoir choisi cette boule de neige quand je vis son air surpris pour ne pas dire perplexe par mon choix. Cet objet m'avait attiré dans la boutique moldue et m'avait fait penser à lui. Peut-être à tort ? Oui, je commençais vraiment à douter et à me sentir stupide de ne pas avoir choisi un grimoire ou un artefact magique.

Je lui répondis gênée après m'être mordillé ma lèvre inférieure :


- C'est une boule à neige et le décor m'a fait penser à Poudlard à cette période. Mince, ça ne te plaît pas, c'est trop enfantin comme cadeau !

Du thé vert, j'allais au moins pouvoir me rattraper en lui concoctant une collation généreuse et gourmande. J'allais m'éloigner pour la préparer quand je vis son regard stupéfait. Je fronçais les sourcils inquiète, que voyait-il ? Je ne voyais rien de plus qu'un décor de Noël.

Son regard se porta sur les escaliers, qu'espérait-il voir ? Je ne comprenais rien du tout alors je répondis à sa question avec franchise :


- Non, je l'ai acheté dans une petite boutique du quartier de Portobello. L'antiquaire avait l'air ravi de s'en séparer. J'aurais peut-être du lui poser des questions sur son origine.

Irvin tendit la boule à sa sœur qui le saisit pour le contempler à son tour et elle semblait aussi
déconcertée que son frère par ce qu'elle voyait. Elle parla de Matt et je sentis une larme roulée sur ma joue. Est-ce que cet objet était magique ? D'un main tremblante, je la pris et mon regard azur eut du mal à se poser sur elle. J'avais peur de ce que j'allais voir. Mais, il fallait que je sache ce qu'ils avaient vu. Soufflant longuement pour me donner du courage, je fermais les yeux un instant. Quelques secondes m'étaient nécessaires pour pouvoir vaincre mon appréhension.

Il fallait que je le fasse, mon regard azur se posa sur la scène et il ne se passa rien au départ. Je me concentrais et tout disparu, je ne vis pas Matt mais Irvin entouré de sa famille et de ses proches, il riait et parlait avec eux avec entrain. Ses cheveux étaient bien plus courts que maintenant et il n'avait plus d'appareils auditifs.

Je murmurais sans oser le regarder :


- C'est toi que je vois Irvin en train de rire et de parler avec ta famille et tes proches. Tu es guéri ! Je choisis de regarder sa sœur et de leur demander :

- Elle est magique... Qu'avez-vous vu ?



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Don’t let the lights go down [libre]
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