You ain't from this planet are you ? | Ariane

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Sujet: You ain't from this planet are you ? | Ariane | Mer 13 Déc - 15:26
Crumlin Road - 07 Mai 1997

Le vent siffle dans les interstices des vitres cassées de la grande bâtisse. Vingt-deux heures passées et le froid nous parcourait l'échine quelque peu. Le mois de mai avait amené son lot de surprise et de douceur, mais il faisait toujours un peu trop froid vers Crumlin Road. Le manque de visiteurs dans ce quartier malfamé entraînait sûrement un manque de chaleur. Entre un bar, une boîte, une maison d'accueil pour squatteurs et autres nuisibles, je ne savais pas vraiment comment décrire le bâtiment du Dragonclaw. Un repaire. Un terrier. Il était connu de tous, moldus mais surtout sorciers, pour être un coin peu fréquentable mais où au moins, personne ne jugeait les uns ni les autres. Une mine d'or en terme d'informations, également. C'est ici que j'avais tous mes contacts irlandais, ici que je les rencontrais tous. Une antre de débauche et de magouilles, laissant plonger chaque âme qui s'y perd dans le stupre et la déchéance, parfois trop brutale.

A côté de moi, Tony Blair s'impose à la tête du Royaume-Uni, l'IRA est toujours aussi virulente depuis le bombardement de Manchester il y a presque un an, mais dans ce chaos je me sens étonnement heureux. Complet. Mon père disait souvent que je me repaissais de l'anarchie et du désordre, c'est bien là une des seules choses sur lesquelles il avait entièrement raison. Je me sens comme épanoui au milieu de ces gens qui s'agitent, et plus calme que jamais, je me concentre encore mieux sur mes propres recherches. Car cette époque est aussi celle de cette rumeur qui court sur la création d'une ville, une Atlantide perdue au milieu des îles d'Ecosse, où sorciers se mélangeraient avec moldus. Comme si une telle histoire allait tenir... Il n'empêche que ces on-dit ont piqué ma curiosité où il le fallait. Ces derniers jours, j'en serais même presque à vouloir aller voir, goûter un peu de cette ville parfaite que l'on s’apprête à nous vendre, à remettre en question chacune de mes décisions jusqu'ici : ma fuite, mon déni total de mes racines. Ma vie entière, pour tout dire. C'est pour cela que je suis venu ici, pour retrouver un peu d'ambiance sorcière comme je la connaissais. Une curiosité bien déplacée pour qui j'étais devenu, celle de voir comment a basculé le monde en 15 ans.

J'entre donc dans le Dragonclaw d'un pas lent mais assuré. Je vais m'accouder au bar, demande un verre de whiskey irlandais et me retourne pour mieux voir les personnes autour de moi. Il y a des couples de junkies, quelques indépendantistes dans un coin qui rêvent de grandeur, un groupe d'ami au fond qui chante fort et boit beaucoup. Puis il y a une femme, une femme au regard noir qui m'interpelle. Elle semble se cacher dans un recoin, comme si elle n'était qu'une participante passive de l'acte de théâtre qui se déroulait dans la pièce. Elle ne fait qu'observer. Je ne sais pas vraiment si elle est seule, d'ailleurs, le mur me cache le reste de sa table où pourrait se trouver des compagnons à elle. Elle me dit quelque chose d'ailleurs, cette femme. Sa prestance. Je pourrais parier qu'elle est une sang-pur. Je dois savoir. Il faut que je sache. Ca devient subitement comme une obsession, tout juste délicatement poussée par les stupéfiants qu'on m'a donné quelques heures auparavant.

Alors sans la perdre du regard, je me lève, m'avance vers cette table et sans même regarder si la jeune femme est entourée ou non, je pose mon verre à côté du sien et attrape une chaise pour la rejoindre. « Ce n'est pas vraiment le lieu idéal pour une belle femme comme vous. Vous avez dû vous perdre ici, pas vrai ? ». Je lui souris quelque peu niaisement et continue de la regarder dans le blanc de l’œil. Elle a un effet hypnotisant que je ne saurais m'expliquer, que je dois comprendre. Vite. Comme une nécessité, un appétit à rassasier. Le même que ma curiosité déplacée pour les sorciers actuels. Alors dépourvu du moindre tact, j'avale une gorgée de mon single malt avant de murmurer à son encontre « Vous faîtes partie des 28... Non ? Je serais prêt à le parier. Je m'appelle Alistair Fawley, et vous êtes ? ».


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Sujet: Re: You ain't from this planet are you ? | Ariane | Mar 20 Fév - 19:11


↞ 7 Mai 1997 - Crumlin Road ; Dragonclaw ↠
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L'observation. Pour elle, c'était plus qu'une nécessité. C'était un jeu. Un jeu auquel la Rosier se prêtait avec malice et plaisir. Un jeu auquel elle aimait à deviner, à parier. Pour certain, c'était un talent. Pour d'autre, un acquis qui, même après des décennies d'entraînement, ne l'était pas vraiment. Pour elle, ce n'était rien de plus qu'un amusement. Un amusement qui pouvait lui sauver la vie -qui lui avait maintes fois éviter des déboires dramatiques- certes, mais un amusement quand même. Un passe-temps. Ce qui le rendait infiniment plus agréable à pratiquer que lorsqu'il s'agissait d'une contrainte vitale.

La jeune Rosier, en plus de l'affection malicieuse qu'elle portait au jeu -quel qu'il soit- se doublait d'une curiosité que certains pouvaient qualifier de malsaine. Pour elle, c'était le genre de curiosité enfantine et presque innocente qui pousse les enfants à jouer avec la flamme des bougies. Jusqu'à ce qu'ils se brûlent sans doute. Mais jusque là -et encore pour quelques années, lui soufflerait le futur- elle ne s'était jamais brûler le bout des ailes. Une chance avec son métier ? Peut-être. Mais pas de son point de vue. La prudence est mère de sûreté. Ce n'est parce que l'on souhaite connaître les sensations d'une chute libre que l'on s'y tente sans parachute... Ou en l’occurrence dans son cas, sans son précieux don de métamorphose.

En route vers le domaine familial, elle avait eut vent des déchirements qui animaient les rues britanniques. Et après un long déplacement outre atlantique, elle avait fait halte dans les méandres de Belfast, à l'abri des regards et des craintes. La nuit était tombé depuis longtemps quand elle avait passé les portes du Dragonclaw, le col de sa cape de voyage remonté sur sa nuque. L'endroit était parfait et un sourire ne tarda pas à naître au coin de ses lèvres alors que son regard balayait la pièce avec malice. Elle était de ceux-ci qui, malgré leur prestance et leur tenue, arrivait à se faire passer comme étant à leur place en n'importe quel lieux. Elle pouvait se fondre dans le décors aux yeux du monde. Mais certains observateurs chevronnés, avec ce même affect qu'elle de la curiosité des choses mystérieuses, ne manqueraient pas de la remarquer. Et c'est ce qui ne manqua pas d'arriver, une bonne heure après qu'elle se soit confortablement installée dans un recoin sombre...

Elle l'avait vu approcher, mais n'avait pas pour autant bouger. Elle le laissait venir, son regard azur se posant sur lui seulement au moment où il arriva en face d'elle. Un sourire joueur passa sur ses lèvres à sa première question, à laquelle elle répondit de sa voix rocailleuse, y distillant une légère dose d'amusement taquin. « J'aime me perdre dans des lieux comme celui-là. J'y fais souvent des rencontres... Intéressantes. » Elle attrape son propre verre d'une main désinvolte, en prenant une gorgée sans quitter son regard du sien, hypnotique. « Vous faîtes partie des 28... Non ? Je serais prêt à le parier. Je m'appelle Alistair Fawley, et vous êtes ? » Une brève surprise passa sur les traits de la Rosier. Quelques centièmes de secondes d'un étonnement presque sincère, sinon de la révélation de son intrigue. Plus intéressant encore que je ne le pensais... Rares étaient, parmi ceux de son espèce, à être initiés de la sorte. Le sourire moqueur revint doucement sur ses lèvres, alors qu'une nouvelle gorgée de son verre venait humecter ses lèvres. « Fawley... Un nom qui ne m'évoque rien... Vous me semblez joueur en attendant Mr. Fawley... Jusqu'où iriez vous si nous parions ensemble sur mon ascendance ? » C'était un pari injuste, elle le savait. Elle le laissait partir avec un handicap de taille. Mais c'était une bonne façon de voir où se trouvaient les limites de sa curiosité...

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Sujet: Re: You ain't from this planet are you ? | Ariane | Dim 15 Avr - 15:28
Crumlin Road - 07 Mai 1997

Au travers de la fenêtre, le vent continue de se lever. Les arbres dansent tandis qu'ici, je n'entends même plus la musique, cachée par les paroles de l'inconnue. Elle était finalement seule, je le remarque après quelques secondes déjà, tandis que je balaye des yeux les alentours lorsqu'elle parle de rencontres intéressantes. « Et alors, qu'attendiez-vous pour aller à l'encontre des gens ? ». Machinalement, je maintiens en suspens dans les airs mon propre verre, faisant tourner sur les parois le liquide coloré. Elle a un petit côté inquiétant et dangereux dans les yeux, je ne me souvenais pas que les sorciers pouvaient sembler être si intrigants. Peut-être que finalement j'avais tort. Il est possible qu'elle ne soit ni une sorcière ni une noble, tout juste une dame, voyageuse intemporelle irréelle. Une image de mon envie intérieure de retrouver un peu de magie dans mon quotidien, un besoin dérangeant. Et bien qu'y penser va me faire sombrer dans une déprime désolante, les anti-dépresseurs qui se faufilent dans mon sang auront au moins le bon côté de brouiller mes idées noires. Je pourrais même plus qu'apprécier cette fin de soirée, ce début d'aventure.

« Oh... Un pari ? Hm... », ma tête se secoue et se penche à la mention du petit jeu qu'elle me propose. La dernière fois que je me suis lancé tête baissée dans de tels risques, guidé par une femme comme elle, j'ai écouté mon cœur : résultat, j'ai eu mal aux fesses et à l'âme. La douce Sybil, une gitane qui m'avait fait rêver un soir de perdition, avait dérobé ma voiture aux siège de cuir moelleux et le semblant d'amour que j'avais pu éprouver pour ses beaux yeux envoûtants, me forçant à rentrer à Londres dans le coffre d'un vieux pick-up. J'hésite donc, retiens un rire, puis avale l'entièreté de mon verre. « Je suis capable d'aller très loin. ». Trop sûr de moi, ma mère me le disait souvent. La vanité me tuera. « Allez-y, énoncez les règles, je vous suis. ». Pour une seconde, je regrette déjà, Sybil a disparu de mon esprit bien trop vite, et la jolie brune a pris sa place trop rapidement.

Dans un geste lent, faisant grincer la chaise sur le parquet trop peu lustré, je recule ma chaise comme pour me préparer à ce qui va me tomber sur le nez. Puis après une respiration qui me semble avoir duré des heures, je coupe le silence - ou ses paroles si elle avait seulement commencé à me répondre sans que je ne l'écoute - pour finalement prendre les devants. « Oh, sinon, je sais. Si j'ai raison vous reprendrez un ou plusieurs autres verres avec moi, et si j'ai tort je... disparaîtrais aussi vite que je suis venu. Après un verre d'adieu, évidemment. ». Je lui souris puis me met à parler avec les mains, tendues tantôt vers elle tantôt vers l'extérieur venteux. « Allez, dîtes-moi au moins votre prénom. Ne pas savoir me déchire... ». Je n'étais pas habitué à l'inconnu de façon général, j'aimais être au courant, sûrement à cause de mon passé où l'on me cachait tout et n'importe quoi, important ou futile. La curiosité continue ainsi de me titiller, dépassant à présent sa famille, son statut de sang ou même sa vie privée. Je voulais tout connaître, y compris sa couleur fétiche et sa plus grande blessure. Le secret m'a déjà trop détruit, et s'il fallait parier pour que tout cela s'envole, j'y mettrais jusqu'à ma vie déjà broyée.


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Sujet: Re: You ain't from this planet are you ? | Ariane | Mar 26 Juin - 6:48


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« Et alors, qu'attendiez-vous pour aller à l'encontre des gens ? » Un sourire furtif passe sur les lèvres de la Rosier alors qu'elle le regarde par en dessous. Elle se penche légèrement pour lui répondre, murmurant plus qu'autre chose, dans ce ton suave et envoûtant dont elle est parfois capable, dont elle se délecte parce qu'il peut faire un certain effet. Un frisson parcourant la peau, hérissant les poils. Ce ne serait peut-être pas son cas, elle n'était peut-être pas aussi hypnotique qu'elle le pensait. Mais elle tentait sa chance, comme souvent. « Je préfère qu'ils viennent à ma rencontre, c'est beaucoup plus intriguant... » Elle se laissa retomber sur le dossier de son siège et laissa son regard vagabonder sur la salle à moitié pleine quelques secondes, avant de revenir sur l'homme. « Avoir le temps d'observer du coin de l'oeil ceux qui vienne à vous. Tenter de deviner ce qu'ils veulent, qui ils sont, pourquoi ils sont là. Chercher le moindre détail de leur vie dans leur démarche et leur regard. Sur certains c'est simple. Sur d'autre... » Elle laisse une seconde de suspend, se mordant légèrement la lèvre inférieure avant de doucement reprendre, plongeant son regard de braise dans le sien. « C'est plus difficile. N'êtes vous pas de cet avis ? »

Elle suit avec un amusement certain la réponse à sa proposition. Sa tête qui se secoue, se penche, son sourire furtif et le verre qui disparaît en un rien de temps. De la nervosité ? Peut-être. Ou peut-être autre chose. Gagner du temps pour mieux réfléchir à sa réponse, mesurer les risques, peser le pour et le contre. C'est là que la chose devient intéressante : sera-t-il assez courageux pour accepter ? Les risques sont-ils aussi grand que cela ? Peut-être oui... Elle les mesure mal, étant celle qui pose les conditions. Ou du moins, elle n'est pas objective et elle le sait. Mais là est tout l'intérêt. « Je suis capable d'aller très loin. » « Oh... » Intéressant. « Allez-y, énoncez les règles, je vous suis. » L'agréable surprise passe sur les traits de la jeune femme. Que va-t-elle bien pouvoir faire... Quelle condition peut-elle bien se permettre de donner à cet inconnu avec qui elle n'a passer qu'une poignée de minutes. Tout lui souffle sa conscience. Mais tout, est-ce bien raisonnable ? Bien sûr que ça ne l'est pas, mais en même temps, si elle a passé les portes du Dragonclaw, ce n'était certainement pas pour être raisonnable. Au contraire même...

Elle allait reprendre la parole pour lui répondre, souriant malicieusement face à son léger geste de recul, quand il reprit rapidement. « Oh, sinon, je sais. Si j'ai raison vous reprendrez un ou plusieurs autres verres avec moi, et si j'ai tort je... disparaîtrais aussi vite que je suis venu. Après un verre d'adieu, évidemment. » Un léger rire lui échappe. Sans doute était-il gagnant dans tout les cas, mais elle aussi, d'une certaine façon. « Allez, dîtes-moi au moins votre prénom. Ne pas savoir me déchire... » Elle sourit énigmatique, avec cette envie de faire durer un peu le suspense, au moins une minute... Mais se serait trop cruel de le faire attendre trop longtemps... Pauvre âme de passage... Son regard se fait vibrant, ses ongles tapotent son verre, le faisant chanter avec délicatesse. Elle adore ce son et ne s'en lasse jamais. Qu'il soit provoqué par sa colère ou par son côté joueur.

Un dernier sourire et elle vide son verre d'un trait à son tour pour le poser sur la table avec une certaine vivacité. A nouveau, le sourire carnassier et joueur anime son visage, illuminant son regard d'une étincelle curieuse. Le son mat du verre sur la table en bois était celui de la victoire : la sienne. Et elle ne fit pas durer le suspense plus longtemps. « Vous avez gagné monsieur Fawley. Je m'appelle Ariane... Ariane Rosier. » Elle lui laisse quelques secondes, le temps pour lui de savourer sa victoire sans doute, avant de doucement reprendre de sa voix rocailleuse, amusée. « Je dois bien avoué que je suis surprise. Agréablement surprise. Vous avez l'oeil je crois... Qu'est-ce qui vous a fait dire que je faisais parti des 28 ? » Elle était réellement curieuse de savoir ce qui l'avait, en un sens, « trahie ». Est-ce qu'elle ferait en sorte de le changer ? Bien sûr que non. Faire parti de l'une des plus prestigieuse famille de sang pur -prestigieuse... Tout était relatif quand on connaissait son père- était l'une de ses plus grande fierté et jamais elle ne ferait quoi que se soit pour le cacher, même si cela devait mettre sa vie en danger. Les Rosier ne manquaient pas de courage de toute façon et elle ne faisait pas exception à la règle... Elle attendait donc patiemment la réponse de cet intriguant inconnu -qui commençait à l'être un peu moins- curieuse de savoir ce qu'il allait dire et surtout curieuse d'en savoir un peu plus sur lui... Voir même beaucoup plus...

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Sujet: Re: You ain't from this planet are you ? | Ariane | Lun 30 Juil - 16:36
Crumlin Road - 07 Mai 1997

Je me revois, adolescent, jalousant ces hommes en costumes bien taillés, en si belles compagnies. Je les voyais souvent dehors, aux terrasses, avec mon père. Ils avaient les yeux lubriques et des sourires en coin, carnassiers, prêts à sortir les crocs pour les plonger jusque dans la chair de celles qui les accompagnaient. Quand mon père m'a mis dehors, c'était bien une des choses que j'ai regretté : manquer l'opportunité facile d'être comme ça, un jour, comme eux. Et pourtant, après tous les obstacles que ce chien a dressé devant moi, après m'avoir ôté le droit d'être un Fawley, j'étais dans ce bar, accompagné d'une femme semblable à celles de mes souvenirs. Penchée tout contre moi, poitrine en avant et murmurant avec la douceur d'une mère, comme pour affaiblir le mâle qu'elle convoite - après tout, on sait tous que la figure maternelle est notre point faible. Elle a des yeux envoûtants, des lèvres que l'on voudrait dévorer. Je n'ai pas écouté un seul mot de ce qu'elle m'a dit, ainsi je me contente d'acquiescer vulgairement. Je pourrais être en train de dire oui à un mariage arrangé, ou une affirmation prônant la supériorité des sorciers, que je n'en aurais strictement rien à faire.

Le sourire sur mon visage le fend de droite à gauche, statique. Il me plaisait assez de la voir joueuse et rieuse, dans cette ambiance si lourde autour de nous. Non pas qu'il était compliqué de trouver de la compagnie en Irlande, mais une compagnie qui n'était pas là que pour les plaisirs de la vie, une compagnie qui pouvait aussi s'avérer intéressante... C'était rare. Je rapproche mon verre vide du sien du bout des doigts, comme un jeu, une danse entre les deux récipients. Le tintement des parois vient mettre en musique l'annonce que j'attendais. Oh, je n'étais pas fou, elle avait bien cet air de sang pur sur le visage. Je ne peux pas retenir le rire transformé en soupir qui suit, bien trop fier d'avoir deviné mais aussi étonné du nom dont il est question. « Oh, la famille Rosier. Je ne les connais que de nom, par mon père. ». Autour de nous, les raclures et les personnes de mauvais genres se multiplient, mais notre table est comme dans une petite bulle de douceur quelque peu ironique, de noblesse à moitié déchue. Les coudes à présent posés sur le bois humidifié par la condensation des alcools qui s'enchainent dans les verres, je me rapproche d'elle.

« Ce sont vos yeux. J'ai grandi auprès de ces yeux. Vous avez le même regard que mes sœurs. A la fois fières, presque désinvoltes, mais pourtant si minuscules sous le poids du nom qu'elles portent. Il vous va pourtant bien, ce nom floral. Il vous donne un air... ». Puis mes traits se détendent, comme si je réalisais soudainement ce que j'étais en train de faire, flirter avec l'ennemi. Le mot que je voulais dire aurait pu être familial, protecteur. Réconfortant. C'est comme si je voyais mes sœurs à travers ses yeux, ma mère derrière son sourire. Un sentiment chaud et cotonneux de bien-être. Un piège si immense. J'avais l'impression que je pouvais me dévoiler devant elle, tout oser lui dire, comme avec cette famille il fut un temps. J'en avais envie, envie de ne pas me cacher et de voir si à ses yeux à elle, je deviendrais une fois encore un monstre. Mes poings s'étaient instinctivement resserrés, forts, et ce n'est que quand mes ongles commencèrent à quelque trop entrer dans la paume de ma main que je me réveillais de ce rêve éveillé.

« Désolé... Un air de sérénité, en un sens. ». J'esquissais un petit rire en penchant la tête sur la droite puis je sortais machinalement de ma poche une cigarette, en lui tendant le paquet si elle souhaitait se servir. Le filtre à présent coincé entre mes lèvres, je craque une allumette pour mettre feu à celle qui me tuera sûrement un jour. J'attends quelques secondes, qui paraissent des heures, puis en recrachant la fumée j'ose enfin me jeter dans la gueule du loup. Je ne sais pas vraiment pourquoi je n'ai aucune hésitation à le faire, pourquoi quelque chose que j'ai tant exécrer soudainement me semble être une idée lumineuse et pleine de sens. La faute à ces yeux, sûrement. « Je peux vous dire un secret, Ariane ? ». Je n'ose pas, je regrette, je ne veux plus le faire, mais ma bouche qui laisse s'évaporer la fumée ne se tait pas. « Je n'ai pas eu la chance d'avoir des pouvoirs, comme vous. Pourtant ma famille fait partie de ces sangs qu'on appelle purs. ». Je sens mon cœur se serrer, se retourner, revenir quinze ans en arrière, à ce moment où j'avais le plus besoin de compréhension, d'une preuve d'amour. Et je l'attends, désespérément, sachant pourtant qu'elle ne viendra plus.


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Sujet: Re: You ain't from this planet are you ? | Ariane | Sam 10 Nov - 10:03
7 Mai 1997 - Crumlin Road ; Dragonclaw
« Oh, la famille Rosier. Je ne les connais que de nom, par mon père. » Les sourcils de la belle se froncent. Par son père ? Voilà qui la fait quelque peu tomber des nues. Serait-il issu de cette branche là des Fawley ? La suite de la conversation lui apporterait la réponse, sans aucun doute, mais cette simple remarque l'avait un peu ébranlée. Qu'est-ce qu'un Fawley faisait-il donc si loin de chez lui ? Peut-être la même chose qu'elle après tout... Peut-être que c'était aussi simple. Et peut-être que c'était pour cette raison si simple qu'ils s'étaient retrouvé. Ils étaient là où ils voulaient être, loin de toute cette pression familiale, loin de tous les artifices de leurs vies. A moins que...

« Ce sont vos yeux. J'ai grandi auprès de ces yeux. Vous avez le même regard que mes sœurs. A la fois fières, presque désinvoltes, mais pourtant si minuscules sous le poids du nom qu'elles portent. Il vous va pourtant bien, ce nom floral. Il vous donne un air... » La phrase reste en suspend, tout comme le verre de la Rosier devant ses lèvres. Son regard ne quitte pas l'homme et elle reste dans l'expectative. Son froncement de sourcils, plus léger cette fois, creuse néanmoins un ride entre ses yeux. Bien que le poids de l'âge ne semble pas avoir de prise sur elle, parfois, il se montre cruel et dévoile le poids des horreurs passées, et de celui de son présent. Mais il ne le vit pas, perdu dans des pensées inaccessibles qui semblaient le contrarié... A moins qu'elle ne se trompe bien sûr. Mais les poings serrés ne mentaient guère, en général. Ariane n'avait pas voulu troublé cet état, mais son verre s'était remit en mouvement et une gorgée de whisky s'était posé sur sa langue. L'homme avait retrouvé pied, et la parole avec cela.

« Désolé... Un air de sérénité, en un sens. » Un sourire, amusé, en réponse au sien. Une main qui se tend avec un paquet de ce qui prendra peut-être sa vie un jour, si un sorcier ne le fait pas avant. Elle prend l'un des tubes délicats et se penche pour qu'il l'allume volontiers, alors que son ton est légèrement moqueur quand elle répond à ses paroles, mais son regard est rieur. Quel doux et envoûtant contraste, n'est-il pas ? « Mon regard... Seul ceux qui ont vécu avec ce regard peuvent le voir parmi la foule. » Ainsi il faisait bien parti de cette branche des Fawley. Avant même qu'il ne se dévoile elle l'avait deviné. Mais la confirmation ne tarda pas à venir, alors que les premières fumées les enveloppaient, faisant prendre vie à cette bulle qui les enveloppait.

« Je peux vous dire un secret, Ariane ? » Pourquoi ne le pourriez-vous pas ? Sa bouche reste muette, mais son regard se fait plus intense. Il n'y a plus que lui dans son petit univers, délimité par les rebords de leur table de bois. Monde éphémère mais aux possibilités tellement plus vastes que le reste... Elle écoute, avec tout le sérieux qui mérite la confidence, même si elle se doute de ce qui va suivre, de ce que vont être ses mots. « Je n'ai pas eu la chance d'avoir des pouvoirs, comme vous. Pourtant ma famille fait partie de ces sangs qu'on appelle purs. » Serait-ce une pointe d'amertume qui teinte le fond de sa voix ? Peut-être qu'elle rêve en l'entendant, ou peut-être qu'elle le reconnaît, pour l'avoir jadis partagé. Bien qu'en des circonstances différentes... Pour un cas différent. Mais qu'elle que soit les raisons de base, le rejet et la moquerie évoquent-elle des sentiments différents ? Pas qu'elle sache en tout cas. La Rosier prend son temps pour répondre, laissant échappé un mince filet de fumée d'entre ses lèvres. C'est délicat. Peut-être un moment clé. Mais elle l'affronte avec cette même douceur dans le regard qu'au début. Pourquoi sa vision de l'homme changerait-elle ? N'est-il toujours pas de son monde ?

« La famille peut parfois être cruelle... Je n'ai pas eu cette malchance, si l'on considère que mon père biologique n'est pas vraiment mon père. En revanche, je ne peux que comprendre à quel point le regard des autres peut-être lourd et ... humiliant. » La pointe d'agacement qu'elle laisse entrevoir va avec le regard qui parcours la salle, comme à la recherche d'un visage à haïr, à persécuter. Elle avait durement travaillé pour être plutôt associé à Camille Rosier qu'à Evan... Mais le monde des sorciers est tellement petit que c'était une entreprise vaine avant même qu'elle ne commence. L'âge et l'expérience lui avait finalement apprit à ignorer le rappel de sa sombre ascendance, véritable tâche indélébile sur l'arbre généalogique entier. Quand ses yeux reviennent sur l'homme, c'est avec un léger sourire et plus de douceur qu'elle reprend la parole, un peu amusée. « Je ne pensais pas que vous étiez issu de ces Fawley là quand vous m'avez donné votre nom tout à l'heure. Le monde est décidément bien plus petit qu'on ne se le figure ! Quelles chances avais-je de tomber sur vous ici !? » Si peu ? Elle en doutait finalement. Elle prit son verre avec une délicatesse toute féline, et le releva un peu, son coude prenant appui sur la surface dure de la table de bois. « Faisons du reste de la soirée un pied de nez à tout ceux qui tenterait de nous humilier... » Nul doute que cet être là n'était pas né, en tout cas pour la Rosier...


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