Bienvenue sur Catharsis

#1Votez
#2Votez
#3Votez
Épidémie de Dragoncelle6 Septembre 2000 L'épidémie de Dragoncelle continue son chemin allant jusqu'à mettre certains lieux en quarantaine magique. On recherche toujours un traitement à l'Hôpital de Sainte Mangouste... LIRE PLUS
Un espoir de cure8 Septembre 2000 Un traitement médicamenteux a été trouvé contre la Dragoncelle et l'Eclabouille qui s'était déclarée dans la Moonrise Gallery. On recherche encore une cure totale. Des grèves pétrolières bloquant les importations ont commencé dans tout le Royaume-Uni... LIRE PLUS
Manifestations pour les droits des êtres magiques et non-magiques15 Septembre 2000 Des manifestations mettent en avant les droits des moldus et des êtres magiques en vue de modifier les lois par le Gouvernement. En parallèle les Jeux Olympiques commencent à Sidney, avec des sportifs mixtes, à la fois moldus et sorciers.... LIRE PLUS

 I don’t know if this is wrong or if it’s right ≡ Ollistair
AuteurMessage
Ollie V. DebenhamSorcieravatarSorcier
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 21/12/2016 Messages 668 Points d’activité 245
      Pseudo : Marinc
      Avatar : Emma Stone
      Crédits : sawyer (bazzart) & lux aeterna (bazzart)
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Atlantis - Faubourg
      Patronus: Un chinchilla
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t1187-ollie-v-debenham
MessageSujet: I don’t know if this is wrong or if it’s right ≡ Ollistair   Dim 10 Déc - 9:03



► Scottish Inn - 19 août
I don’t know if this is wrong or if it’s right
Alistair & Ollie

La fatigue la gagnait doucement. Ce n’était pas l’entraînement de quidditch matinal, ni la journée qui avait suivi qui la mettait dans cet état – enfin si, en partie, c’était plutôt un ras-le-bol qui s’était installé au fil des jours. Elle était fatiguée d’elle-même, en quelques sortes. Ses complexes les plus enfouis refaisaient doucement surface. C’était épisodique, des phases qu’elle traversait de temps en temps, plus ou moins aléatoirement et c’était malheureusement à cet instant-là, au temps T0, que cela lui tombait sur le coin du museau. Elle détestait ses périodes plus ou moins dépressives qu’elle traversait, parce qu’elle se sentait plus minable que tout, comme décalée par rapport au reste du monde.

Elle était assise dans son canapé, une petite fiole posée en face d’elle. Le liquide légèrement fluorescent semblait avoir sa propre vie et ses yeux ne pouvaient se détacher des volutes engendrées par le liquide. Ô Merlin, elle savait que ce produit était un poison de l’esprit, mais ça ne l’avait pas empêcher d’en acheter une petite fiole discrètement. Elle ne l’avait jamais ouverte, jamais sentie, jamais goûtée. À vrai dire, elle s’était toujours dit qu’une chose pareille lui serait utile le jour ou tout ceci serait trop difficile à vivre… Elle ne pensait pas réellement en avoir l’utilité à cet instant-là. Et pourtant, ses yeux étaient irrésistiblement attirés par cet achat compulsif qu’elle avait fait quelques semaines auparavant…

Une petite goutte, rien qu’une petite goutte, pour se donner du courage, pour oublier tout durant quelques heures, quelques minutes. C’était tout ce qu’elle demandait au final : que sa petite voix intérieure se taise, la laisse tranquille, arrête de lui répéter à quel point elle était mauvaise, à quel point malgré sa jeunesse, son parcours, elle n’était qu’une ratée socialement. Incapable même d’énoncer ses sentiments à un autre humain : incapable d’aimer quelqu’un en retour. Dans la rage de cette pensée, ces doigts s’emparèrent de la pipette, glissant une goutte de liquide épais sous sa langue. Le produit amer lui arracha une grimace, elle referma la fiole soigneusement en s’étirant dans le canapé.

Elle ne ressentait plus rien, c’était si étrange. Les sentiments, les émotions semblaient toujours là, présentes, en sourdine. Pourtant impossible de les faire émerger, un brouillard épais les séparées du reste. Elle inspira un grand coup, ressentant un vide à cet instant précis. Ce n’était pas un vide désagréable, enfin. Elle n’était plus réellement capable de savoir ce qui l’était de ce qui ne l’était pas. Un moment de réflexion, et elle se leva. Se dirigea d’un pas énergique vers sa penderie, enfilant une robe qui traînait dans son placard : probablement un cadeau quelconque qu’on lui avait fait, elle ne se souvenait pas de qui, mais elle ne l’avait probablement jamais porté. Une paire d’escarpins et sa pochette sous le bras, elle ferma la porte de sa petite maison, se dirigeant vers le centre-ville d’Atlantis.

Elle n’avait fit du danger, le regard de certaines personnes de sexe masculin sur sa personne ne l’effrayait point. Elle aurait probablement fait demi-tour si elle avait été elle-même. Elle n’aurait jamais pensé sortir, jamais sortie cette robe qu’elle trouvait en général, bien trop jolie pour elle.

Mais quitte à ne plus rien ressentir, pourquoi se terrer chez sois ? S’affranchir de ses peurs, cela semblait être une bonne idée. Elle avait l’occasion de ne pas se fier au regard des autres, de sortir de sa coquille. Et quel meilleur endroit pour cela qu’un bar ? Le scottish semblait encore une fois une bonne idée, peut-être parce que c’était l’endroit qui lui parlait le plus. Inconsciemment, en tout cas, elle s’y dirigeait. Elle s’infiltra dans le bar, regarda autour d’elle pour une place de libre avant de se diriger vers le comptoir ou elle s’installa tranquillement, commandant une boisson au barman qui passait là.

Oh non, ce soir, ce n’était pas « Ollie, la jeune femme timide qui n’osait jamais rien ». Ce soir, elle était « Ollie, celle qui oserait tout », celle qui ferait tourner les têtes, la fille cool, branchée, un peu badgirl sur les bords. La femme décrite dans les magasines, ni trop réservée, ni trop exubérante, ni trop prude, ni trop sexy. Une version mieux, sinon parfaite de celle qu’elle enviait toujours en regardant les couvertures de magazine. La Ollie qu’on lui demandait d’être devant les flash, celle que la société voulait voir, à ses dépens. Dans un sourire, elle trempe ses lèvres dans le liquide légèrement ambré qu’elle vient de commander.

Son regard se tourne bientôt vers la salle et elle observe quelques instants avant de croiser deux prunelles sombres. Elle les soutient quelques instants avant de détourner les yeux vers son verre. Elle s’était apprêté à ressentir la honte et la timidité qui la prenait quand elle croisait les pupilles d’inconnus, pourtant rien ne vint… C’était étrange et délectable.

CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne



_________________
Climb these hills, I'm reaching for the heights
« And even when the answer's "no" or when my money's running low. The dusty broom and wand glow are all I need and it's another day of sun. »
Alistair FawleyMolduavatarMoldu
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 08/09/2017 Messages 428 Points d’activité 121
      Pseudo : Callipyge
      Avatar : Andrew Scott
      Crédits : Avatar : Avengedinchains | Signature : QUIET RIOT.
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Habitat Troglodyte — Demeure #2
      Patronus: /
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t1235-alistair-you-can-call-me-susa
MessageSujet: Re: I don’t know if this is wrong or if it’s right ≡ Ollistair   Dim 14 Jan - 12:56

Scottish Inn - 19 Août 2000.

Il fait chaud, ce soir, pour cette île. Si chaud qu'on se croirait bien plus au Sud, proche des sonorités exotiques des langues latines. J'ai retourné les manches de ma chemise jusqu'au niveau de mes coudes tant j'ai l'impression de bouillonner à l'intérieur. Le barman, qui est en train de remplir mon troisième verre de Whisky depuis que je suis arrivé, me dirait sûrement que la petitesse de mes yeux trahissait ma prise de drogue et que c'était pour ça, que j'avais chaud. Des conneries. Ce bar est une fournaise, voilà tout.

J'engloutis mon verre et me lève pour aller payer puis partir quand une de ces femmes aux jambes interminables pousse délicatement la porte. Elle n'a pas l'air habituel de ce type de personne, celui du dépit d'une vie dévorée trop vite. Elle, sous sa chevelure de feu, à l'air étrangement vide. Discrètement alors je décide de me rasseoir pour l'observer un peu plus longtemps. A la voir, on dirait un petit oisillon tombé du nid, elle est assez frêle et semble plus douce encore que le tissu de sa robe qui tombe parfaitement tout contre ses hanches. Et pourtant, comme d'autres aventures que j'ai pu croiser, elle respire un je-m'en-foutisme décalé qu'on ne soupçonnerait pas.

Je fais tourner mon verre vide entre mes doigts en me mordant la lèvre. Elle, de son côté, semble avoir jeté son dévolu sur sa proie. Un jeune homme brun et bouclé, avec une certaine carrure au niveau des épaules ne la quitte pas des yeux. Ils échangent un regard mais bien vite lui se lève et s'avance vers elle. On dirait l'un de ces films romantiques qui se passent dans les années 80, cette époque où une femme n'était pas terrifiée d'être accostée. Pourtant, lui, je reconnais le genre d'homme qu'il est. Il croit l'avoir appâtée, il croit dominer la situation et souhaite en profiter. Il a les dents qui raclent le parquet en pensant d’avance à la soirée qu'il va passer en sa compagnie. A aucun moment il ne compte s'intéresser à elle, comprendre son attitude si relâchée du haut de ses escarpins noirs.

Alors puisque le stoïcisme de cette femme m'intrigue, je ne peux décemment pas laisser un abruti irrespectueux en faire son affaire. Il vient d'arriver à son niveau et commence son charabia de soit-disant tombeur au moment où j'arrive juste derrière. « Salut toi, tu ne dois sûrement pas embrasser les inconnus. Donc je me présente, je suis Harvey - ». Je me retiens de rire et joue à la place un jeu que je trouve plutôt convaincant. « Ah, tu es là ! Je t'ai cherchée partout. Joe nous a pris une table. Désolé, bonne soirée ! » puis je lui agrippe délicatement le bras et fais signe au barman de nous apporter deux autres verres à ma table. Je l’emmène avec moi en la poussant légèrement sur le bas du dos puis je lui murmure à l'oreille  « Vous sembliez en détresse, avec un gros lourd comme lui. Mais si vous préférez le rejoindre, je pourrais comprendre. ».

Je lui passe devant pour tirer la chaise devant elle puis m’assoit sur celle d'à côté. Je n'avais pas vu de loin, elle est beaucoup plus jeune que je ne pensais. Beaucoup plus jolie aussi. Je sors une cigarette puis lui tend le paquet tandis que plus loin, le barman arrive avec deux whisky, sans glaçon. « Vous fumez, mademoiselle... ?  ».

_________________
STEALIN' STONES & BREAKIN' BONES
Do you know what nemesis means? A righteous infliction of retribution manifested by an appropriate agent, personified in this case by a 'orrible cunt, me.



Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» People who say they sleep like a baby usually don’t have any.
» 03. What's wrong with you ?
» [1616] Right way to do Wrong.
» Keith Graham ~ Love all, Trust a few, do Wrong to none. [FINI]
» lito / i'm weak. and what's wrong, with that?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Catharsis :: Atlantis & Manadh :: Le Centre-ville :: Scottish Inn-
Sauter vers: