It would be so nice if something made sense for a change | Irvin

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Sujet: It would be so nice if something made sense for a change | Irvin | Ven 24 Nov - 11:42
Sentiers de Promenade - 17 Août 2000.

S'ouvrir aux autres, c'est difficile. Poppy n'est pas du genre à partager ses émotions. Ses vraies émotions. Sans être froide ni renfermée - loin de là, même - la jeune fille a une tendance à garder les choses personnelles pour elle, et râler quand ses interlocuteurs ne devinent pas comme par magie ce qui ne va pas et ce qui lui traverse l'esprit. Mais à côté de cela, réussir à faire la conversation sur n'importe quel sujet est un jeu d'enfant pour elle, un tour de passe-passe on ne peut plus maitrisé. C'est une des raisons qui l'ont poussée à donner rendez-vous à Irvin ici, sur les sentiers, pour que Poppy puisse plus ou moins discrètement orienter la conversation sur le premier toutou qui passe, lorsque celle-ci deviendrait un peu trop privée.
Pourtant elle considère Irvin comme son frère, ce protecteur bienveillant qu'elle n'a jamais eu et le genre d'image qu'elle aurait voulu être pour Olive. S'il y a une personne avec qui elle s'autoriserait de discuter de tout, ce serait bien lui. Alors pourquoi redouter autant de le revoir, maintenant, après l'attentat et les quelques autres révélations de cet été ?

Assise sur un banc au pied d'un genévrier, Poppy attendait patiemment en regardant le soleil se perdre au milieu des épines. Elle aimait particulièrement la lumière et l'odeur poivré qui lui revient en plein sur le visage et, comme une enfant, pourrait rester des heures à se satisfaire de l'air frais. Un moyen de calmer son stress, très certainement, étrangement plus calme que chacune de ses autres activités. De façon machinale, répétitive, le pied gauche de la jeune ingénieure tape encore et encore sur les gravillons. Le mouvement de va et vient est inarrêtable, elle en devient presque tremblante de tout son être et ne peut empêcher ce mouvement nerveux maintenant déjà bien installé dans son inconscient. Ainsi, elle ferme ses yeux, et soupire « Aaah... J'espère qu'il dira oui... ».

C'est justement en levant les yeux et rouvrant délicatement ses paupières qu'elle aperçoit au loin la figure frêle de son ami qui commence à se dessiner. Presque mécaniquement, elle lui sourit et se lève pour aller accueillir Irvin d'une embrassade quelque peu brusque, comme elle à l'habitude de faire à nouveau, maintenant que ses blessures ne la font plus souffrir. Accrochée à lui comme un petit koala à sa mère, elle serre sa main sur son épaule. Ils se sont vus, dans l'été, ils ont échangé, mais Irvin à l'air... Brumeux. Ailleurs, distant. Comme perdu quelque part où Poppy serait incapable de le retrouver. Elle avait pensé, un soir chez elle, qu'il était peut-être retourner braver le danger des bulles de simulation sans elle, parti se perdre dans une époque et un lien improbable. Cette impression était si floue, mais Poppy était bien décidée à afficher un sourire impeccable pour lui redonner un peu de baume au cœur. « Irvin ! Tu vas bien ? Regarde, mon bras est guéri ! ». La voilà qui lève sa main à hauteur du visage du pauvre garçon et commence déjà à gigoter ses petits doigts, comme s'ils glissaient sur les touches d'un piano.



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Sujet: Re: It would be so nice if something made sense for a change | Irvin | Jeu 30 Nov - 12:21

Je suis un peu en retard, ce qui ne m'arrive jamais ; j'ai eu du mal à sortir. J'ai réfléchi à la discussion qui va se dérouler mais je n'ai pas réussi à préparer une réponse convenable à mes yeux. J'ai peur de décevoir Poppy, mais j'ai besoin de plus de détails de sa part. Des informations, j'en ai déjà glanées, auprès de Mummy notamment, et par quelques recherches personnelles. Mais quelques points restent à éclaircir avant que je puisse me prononcer.

J'espère ne pas montrer une tête trop pathétique à Poppy. Le peu d'énergie dont je dispose est entièrement déployée au magasin de Milo ; et l'effort que demande ce travail me laisse ensuite vidé. Je dors, beaucoup, et j'aide mes mères ou Torvi, un peu. Pourtant, je commence à me sentir plus léger, ou plutôt moins écrasé. Moins envahi par les pensées obsédantes qui m'empêchent parfois de me concentrer sur la moindre tâche. Ma psychomage y est pour beaucoup, et le traitement anti-dépresseur aussi. Je n'en ai pas parlé à Poppy d'ailleurs, je n'ai pas osé, pas encore, pour ne pas l'inquiéter. Je l'ai peu vue pendant l'été et elle m'a manqué. Le mois de juillet a filé sans prévenir et pour marquer cette « retrouvaille », j'ai apporté des petits gâteaux suédois faits par Torvi, qu'elle a tenté de m'apprendre à cuisiner. Le résultat est mitigé, la rondeur parfaite de ses biscuits fait un peu honte à celle beaucoup plus approximative (Mom dirait « interprétative ») des miens.

En traversant la ville pour rejoindre Poppy, je croise mon nouveau reflet, plusieurs fois, pas encore très sûr des sentiments qu'il provoque. J'ai enfin confié ma tête à un coiffeur et mes cheveux ont retrouvé une longueur acceptable ; celle d'avant ma maladie, ou presque. Les côtés nettement plus courts et dégagés laissent apparaître mes prothèses plus clairement que jamais, surtout juste au-dessus des oreilles, et je ne me suis pas encore habitué à cette visibilité nouvelle. Les antennes rondes sont moins visibles, à demi-enfouies sous la longueur que le coiffeur a travaillé autour après avoir vu ma grimace à l'idée de tout raccourcir. Seul face au miroir du salon alors qu'il s'occupait d'un autre client, je me suis retrouvé pendant quelques minutes face à mon ancien reflet, disparu depuis presque un an ; indemne, sans implants. Mais inaccessible. J'ai plongé la tête dans mon livre et j'ai évité de croiser mon regard jusqu'à mon départ. Mom a jugé que la nouvelle coupe constituait un gros progrès et Mummy a acquiescé avec l'air un peu distrait des gens qui ne savent pas quoi répondre. Elles ont sûrement raison. Je m'arrête devant une vitrine pour m'observer, jusqu'à ce que le regard intrigué de la vendeuse de l'autre côté me pousse à reprendre mon chemin.

Je me demande pourquoi Poppy a choisi un lieu si exposé. La discussion que nous allons avoir se passe de public, et j'aurais sûrement été plus à l'aise d'en parler chez moi, ou chez elle. Mais à bien réfléchir, parler en terrain neutre est sûrement plus prudent. Et puis sortir me fait du bien, moi qui voit trop peu la lumière du jour ces derniers temps. Je dois être trop pâle, même pour un Anglais.

Mes réflexions m'ont égaré dans les chemins de promenade et je me donne une claque mentale pour me réveiller. Les perturbations magiques sont à peine plus faibles ici, mais le brouhaha joyeux des familles dispersées dans les sentiers me monte déjà à la tête. J'avance lentement, plus très sûr de l'endroit exact de notre rendez-vous.

Et tout naturellement, c'est Poppy qui me repère en premier. J'ai à peine le temps de voir ses mèches blondes et son grand sourire que je sens déjà ses bras se refermer sur moi, un peu trop fort comme à son ancienne habitude. Je ne suis pas très adepte des câlins d'ordinaire mais cela semble simplement inconcevable pour Poppy, alors je me suis habitué à ses effusions. Et après tout… là, tout de suite, ça fait du bien, alors je la serre doucement en réponse. Je suis content de la voir loin de l'hôpital, et en forme sur ses deux jambes. Je ne réponds pas à sa question sur ma santé, je n'ai pas envie de centrer la conversation sur moi, mais je plisse les yeux pour observer sa main d'un air connaisseur.

- Hmm, ils t'ont rajouté un doigt, non ?

J'essaie de me donner un air convaincu, celui que j'utilisais pour faire des blagues à Matilda quand elle était petite. Et puis je me rappelle que Poppy n'a pas 8 ans et je me sens très stupide, alors je souris simplement pour lui dire que je suis soulagé. J'indique un coin d'herbe ombragé et l'y entraîne avant de m'asseoir lentement. Je sors la boîte de gâteaux de mon sac de cours – un bon moyen de remplir les blancs à venir dans la conversation, également – et la pose entre nous. Je voudrais lui demander plus de détails concernant sa santé, mais j'ai peur qu'elle s'inquiète de la mienne en retour.

- Ton mois d'août a bien commencé ?


J'hésite un peu, ma main venant tapoter machinalement sa lettre pliée dans la poche de mon jean.

- Je suis content de te voir, ça faisait longtemps. J'ai failli emmener Monsieur Spock avec moi, mais il aurait voulu jouer avec tous les enfants ici et il aurait été intenable.



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Sujet: Re: It would be so nice if something made sense for a change | Irvin | Lun 18 Déc - 8:58
Sentiers de Promenade - 17 Août 2000.

Quand il arrive au loin, le stress s'en va un peu. Irvin a toujours eu cet effet sur Poppy, il l'apaise et la calme, elle qui joue l'hyperactive à longueur de journée. Un véritable miracle. En y réfléchissant, elle pourrait même très sérieusement se demander pourquoi elle n'a jamais ressentie une quelconque attirance amoureuse pour lui. Certes, Keith est passé avant et elle a de suite eu une totale admiration pour son professeur, mais Irvin est une de ces rares personnes profondément bonnes. Il est doux, gentil, attentif. Puis il est plutôt beau garçon. Mais Poppy a préféré jeté sur lui une projection du grand-frère qu'elle n'a pas, de son protecteur, mais qu'elle veut protéger elle aussi. C'est une relation qui se coupe et se recoupe mais surtout qu'elle chérit finalement bien plus qu'une simple amourette comme cela aurait pu devenir si elle n'avait pas vu en Irvin cette figure fraternelle.
Et d'ailleurs, c'est ainsi qu'il agit lui aussi. Il n'y a qu'à voir sa remarque, cette blague que Poppy aurait qualifier de débile venant de n'importe qui d'autre mais qui la fait tout de même rire. De sa main tout à fait saine, elle vient ainsi taper doucement l'épaule de son camarade ingénieur en soufflant un "Pfff" pour bien lui indiquer que sa réflexion a été bien prise.

Doucement elle le suit vers le coin d'ombre. Ils sont au calme ici, l'endroit idéal pour discuter de ces projets qui tiennent tant à cœur à l'ingénieure sans attirer pour autant les regards et oreilles indiscrètes. Poppy traîne son hoverboard derrière elle, avec lequel elle est venue. Il est flambant neuf et lorsqu'ils sont en train de s'asseoir sur le sol elle veille bien à le mettre à côté d'elle, tout proche. « Oui, ça va ! Je vais sûrement garder une petite après les cours à partir de Septembre pour me faire un peu de sous. Et regarde ! Papa et Maman m'ont offert ça en cadeau pour ma fin d'année ! Est-ce que c'est pas trop cool ?! Tu pourras l'essayer si tu veux. ». Poppy tend évidemment la planche volante dans les bras d'Irvin sans même lui demander son avis. Elle en est si fière, c'est l'achèvement de tout un rêve d'étudiant en ingénierie que d'avoir cet objet technomagique entre ses mains. Mais soudain, Poppy réalise que son enthousiasme a honteusement coupé ses bonnes manières. « Mais et toi ? Ca va avec... Comment elle s'appelle déjà, Tarki ? ». Le nom de Torvi avait été mentionné une ou deux fois, dernièrement, mais Poppy était bien incapable de s'en souvenir avec exactitude. Mais ils devraient parler d'elle qui jouait un rôle important pour Irvin, visiblement. La petite blonde serait même capable d'être jalouse de cette inconnue, d'avoir peur qu'elle ne prenne trop de temps dans la vie d'Irvin. Mais tant qu'il était heureux, oh, Poppy ne dirait rien.

« Hmm, oui, tu as bien fait de ne pas l'amené. Mieux vaut qu'on reste au calme, pour discuter de... tout ça. ». Puis doucement, Poppy baisse les yeux. Si jusqu'ici a bonne humeur habituelle avait ponctué leurs échanges, revenir à ses projets lui rappelait qu'elle avait quelque peu tenté le tout pour tout, en mettant Irvin dans la confession. Et si il était contre ce sur quoi elle travaillait ? S'il ne voulait pas la soutenir ? Toutes ses pensées noires avaient traversées les esprits de Poppy plus d'un fois, et bien qu'elle faisait de son mieux pour ne pas trop y songer, elle s'en mordait les doigts. Terrifiée qu'il dise non. Qu'il la regarde de loin, la juge, et se détache petit à petit d'elle et de ce lien qui les unit. Ainsi elle respire un grand coup, assise en tailleur dans l'herbe sans oser bouger plus qu'il n'en faut, et reprend la parole : « Tu as réfléchis ? A tout ce que je t'ai dit ?... On peut encore attendre un peu, si tu veux. De toute façon l'attentat et mon bras ont un peu chamboulé le projet qui va prendre plus de temps que prévu. Je n'ai pas encore commencé à travailler dessus... ». Puis Poppy s'arrête, relève la tête et regarde Irvin. Depuis qu'il l'a rejoint, elle n'a pas décelé une quelconque gêne, un souci. Pourtant en le regardant, comme ça, en se souvenant qu'il n'a pas même daigné répondre quand elle lui a demandé s'il allait bien, il y a comme un goût amer qui se forme sous sa langue.



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Sujet: Re: It would be so nice if something made sense for a change | Irvin | Dim 31 Déc - 9:09

Poppy sourit à ma blague stupide et je me sens plus léger. La retrouver est presque comme retrouver une quatrième petite sœur. Elle est impulsive, un peu hyperactive, mais notre relation est si sincère qu’elle a pris une place importante dans ma vie. Tout comme Milo, elle s’embarrasse peu des conventions sociales et je me sens plus libre d’être moi-même ; pas que je me plaise à me croire rebelle, mais les petites règles non-dites qui émaillent toutes les relations sociales ont toujours exigé de moi un certain effort, et j’envie parfois les gens qui évoluent parmi ces règles aussi facilement qu’un poisson dans l’eau. Je ne suis pas encore aussi spontané avec Poppy qu’avec l’Italien, j’ai besoin de plus de temps, je ne suis pas de ceux qui se lient d’amitié en un jour, mais notre relation n’en est pas moins chère à mes yeux. Je ne le lui ai jamais dit, j’espère qu’elle le sait. Ma psy aurait sûrement beaucoup à dire sur le fait que je me lie souvent d’amitié avec des femmes qui ressemblent à mes sœurs, mais je lui laisse ce travail.

- Je suis pas sûr que ce soit une bonne idée, j’ai pas un bon équilibre à cause de… tu vois. Je préférerais rester en un seul morceau. Mais c’est un magnifique cadeau, tes parents t’ont gâtée !

Je saisis l’hoverboard entre mes mains et le retourne pour l’observer sous tous les angles. Je tente d’analyser ce que j’en vois, mais mon cerveau ralenti peine à imaginer le fonctionnement et les rouages et cet état me frustre terriblement. L’objet est réellement une prouesse technologique et l’envie de monter dessus pour l’essayer me perce la poitrine. Mais je le repose avant que Poppy ne se rendre compte de mon trouble.

- Mais je suis sûr que ma sœur l’aimerait… Tu sais où tes parents l’ont acheté ? Et c'est super pour ton boulot. Je suis sûre que tu es douée avec les enfants. Elle a quel âge ? Tu ne voulais plus travailler chez Derviche et Bang ?

Je doute de pouvoir économiser assez pour offrir cette petite merveille à Matilda, mais si je demande à mes mères de m’aider, elle devrait l’avoir pour son anniversaire. Je pose précautionneusement l’hoverboard dans l’herbe à côté de nous puis relève la tête vers Poppy. Mon coeur se suspend un instant en l’entendant répéter sa question sur ma santé… et se détend quand elle mentionne Torvi. Ce sujet est plus confortable. Amusant d’ailleurs que Poppy ait retenu le nom de Milo mais pas celui de Torvi ; il est vrai que j’en parle peut-être moins après tout.

- Torvi. Elle va bien, elle a passé beaucoup de temps avec mes mères cette été, par rapport à sa grossesse. On a aussi fait un grand tri dans mes affaires de bébé et celles de mes sœurs, les vêtements, les jouets, le lit et le reste… Elle aura de quoi s’occuper de trois enfants avec tout ce qu’on a trouvé.

Revoir toutes ces petites affaires avait été un peu étrange. Mes habits n’étaient pas tous neufs à ma naissance car mes mères, pouvant seulement compter sur le soutien des parents de Mummy, ne roulaient pas sur l’or ; mais avec quelques sorts et un peu de racommodage, mon ancienne garde-robe et celle de Matilda avaient pris un grand coup de jeune et étaient tout à fait portables par un petit bébé de l’an 2000. Et puis de toute façon, les body Star Trek sont indémodables. Mon parrain et ma marraine ont participé eux-aussi, ce qui m’a beaucoup touché.

Et puis le sujet de la journée vient enfin sur le tapis. Je remue un peu, arrangeant les mots dans ma tête, et ma main vient en réflexe se perdre dans mes cheveux. Puis je me rends compte de mon geste et je laisse mon bras retomber avant de me redresser, et je baisse un peu la voix. Je vois la gêne de Poppy et je ne voudrais pas la blesser, mais je crains de ne pas avoir de vraie réponse à lui donner.

- J’ai réfléchis, oui. Et je me suis surtout renseigné sur cette organisation. Pour être honnête, je ne sais pas si j’ai assez confiance pour travailler avec eux. Le principe de ce Syndicat m’intéresse beaucoup et ce projet de bouclier aussi mais… le fait que ce soit dirigé par ces grosses entreprises m’inquiète. Ce n’est jamais une bonne idée de laisser autant de pouvoir à des entreprises, je ne voudrais pas participer à ce que la sécurité des gens ici soit aux mains d’un monopôle moldu. Tu dois me trouver parano, c’est peut-être le cas après tout. Et puis aussi, Mummy travaille au Ministère de la Justice Magique, je ne voudrais pas lui causer d’ennuis, tu comprends ? Ou causer d’ennuis à qui que ce soit d’ailleurs…

Je prends conscience que ma tirade a tout d’un avis définitif et négatif, alors que dans mon esprit, tout est loin d’être aussi clair.

- Enfin, je ne suis pas décidé encore… Tu penses que c’est une bonne idée ? Tu les connais un peu maintenant, non ?



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Sujet: Re: It would be so nice if something made sense for a change | Irvin | Ven 16 Fév - 16:19
Sentiers de Promenade - 17 Août 2000.

Lorsqu'il parle, Poppy recroqueville ses jambes et enlace ses propres genoux pour y déposer doucement sa tête. Elle écoute avec attention chacune des réactions et réflexions d'Irvin, souriant aux moments opportuns et répondant quand il le fallait. « Oui ! Il est super, ils m'ont plus que gâtée même ! » et autres « Oh non, j'aime bien change de boulot, puis Derviche et Bang c'est quand même loin ! » viennent ponctuer la conversation, glissant quelques banalités au milieu de ces regards qu'elle lance à son ami qui semble pourtant troublé. Elle se haïrait de ne pas être foutue de la voir, de comprendre cette douleur sous-jacente, heureusement, l'ignorance l'inonde et elle est bien loin de ces considérations.

Poppy sourit doucement en écoutant les petites anecdotes sur la famille d'Irvin, et ce futur qui l'attend avec Torvi, incapable de deviner les pensées sombres qui avaient pu le hanter quand il semblait si fier de ce qui lui arrivait. La jeune étudiante n'avait pas vraiment compris si Irvin était le père, allait le devenir, ou ne serait que cet oncle rigolo avec lequel on s'entend toujours si bien ; la situation lui échappait mais après tout, elle n'avait pas vraiment de raison de la juger. Puis quand Irvin en parle, il a cette étincelle dans l’œil, ce sourire au bord des lèvres. Ces perspectives d'avenir le rendent heureux, ça semble évident. Alors Poppy frictionne cette épaule qu'elle avait toujours vu frêle et qui s'avère bien plus adulte, lui rappelant une fois encore qu'Irvin n'a pas le même âge qu'elle. Il est adulte, lui. Mais la douceur de l'instant est vite atténué quand le terrible sujet sérieux est mis sur le tapis. La gêne et le malaise remplissent la pauvre étudiante. Le fait est qu'elle n'a jamais pensé à tout ça : l'importance du Syndicat dans Manadh, leur influence, leur pouvoir... Comment avait-elle pu foncer tête baissée sans même se demander ce que son adhésion à ce groupe sous-entendait ? Elle se sent d'un coup si stupide.

« Oh, je... euh... ». Poppy se redresse, comme si déplier sa colonne vertébrale lui donnait plus de prestance et d'assurance, une voix plus fiable. « Je ne sais pas vraiment, pour tout te dire... Je les ai juste trouvés intéressants. Je crois que je n'ai pas trop réfléchis à tout ça... Mais tu as raison, c'est important. ». Elle se perd dans ses pensés un instant pour réfléchir à son ressenti et son expérience. Les membres du Syndicat avaient-ils été corrects avec elle ? Maman-Irvin risquait-elle quelque chose avec un fils lié à eux ? Poppy faisait-elle naïvement partie d'un de ces groupes fermé d'esprit sans même le savoir ? C'est comme si les derniers mois s'effritaient quelque peu et que des doutes envahissaient la jeune fille blonde. « Je ne sais pas quoi te dire, Irvin... Je me sens bête, je ne sais pas tout ça. Je suis pas très importante là-bas, je pense juste que je participe à quelque chose de... "bon", et de plus grand que tout ça. Enfin, j'espère. ». Elle marque une pause. « Mais je comprendrais que tu ne souhaites pas en faire partie, tu as plus de responsabilités que moi, tu... Enfin... J'espère juste que tu ne me jugeras pas de travailler avec eux. ». C'était ça, le vrai problème. Sa vraie préoccupation.

« Tu sais, personne n'est au courant de tout ça. Tu es le seul à qui j'en ai parlé, et le seul à qui j'ai vraiment envie d'en parler, de toute façon. Ton avis, il est important. T'es comme mon frère, un peu. Important. ». Dans un geste lent, elle se laisse tomber contre lui, contre son épaule. Puis Poppy vient enfouir son museau contre le bras d'Irvin, recherchant une étreinte, un geste amical. Elle avait besoin d'être rassurée, d'une preuve d'affection face à ça décision qui, soudainement, lui semblait naïve et beaucoup trop précipitée. Puis peut-être que ça ferai du bien à Irvin aussi, une preuve d'amour de ce genre.



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Sujet: Re: It would be so nice if something made sense for a change | Irvin | Dim 25 Fév - 15:10
Notre discussion est si légère, si tranquille. Et pourtant, plus le sujet est léger et plus ma poitrine se serre, plus j’ai l’impression de lui mentir, de jouer un rôle d’ami qui n’est pas moi. Je voudrais lui parler, vraiment ; lui dire ce poids que je ressens et que ma psychomage est la seule à connaître, exprimer enfin cette douleur écrasante contre laquelle je lutte. Mais à quoi bon, finalement… Est-ce que parler résoudrait quelque chose ? Elle ne saurait sûrement pas quoi répondre, s’inquièterait plus que nécessaire et nos retrouvailles prendraient un tour déprimant. Je n’ai pas à lui imposer ça.

Alors je tente de sourire un peu à mon tour, et j’écoute avec toute l’attention possible les petits changements qui ont émaillé son été, malgré ma fatigue qui rend l’effort de décodage plus exigeant. Je bouge de quelques pouces pour m’asseoir parfaitement en face d’elle, dans le coin d’herbe ombragé où les rumeurs des familles autour nous parviennent faiblement. J’aime l’entendre me raconter ses nouvelles ; elle a rapidement compris que si je racontais peu ma vie, cela ne voulait pas dire que je ne m’intéressais pas à celle des autres. Nos échanges ainsi - elle parlant et moi écoutant - me conviennent. Même si avec le temps, j’apprends à raconter à mon tour. Et j’apprends à aimer raconter, moi qui réservais quasiment à Milo le détail de ma vie et de celle de ma famille. Le sourire de Poppy me fait plaisir et m’encourage ; même si j’en ai refusé la paternité, ce petit bébé à venir est une promesse de changements positifs. Effrayants aussi, mais mes mères sont devenus des pom-pom girls très douées pour soutenir et rassurer Torvi, avec leur pragmatisme bienveillant.

Mais Poppy ne me relance pas, alors je clôs le sujet. C’est sûrement futile pour elle après tout, inintéressant. J’ai du mal à juger ce qui est pertinent, alors je préfère me taire. Son geste sur mon épaule me surprend un peu, et je me raidis involontairement ; je regrette aussitôt évidemment, car je sais Poppy très sensible à ce genre de messages non verbaux. Pour me faire pardonner, je tapote doucement sa main et la serre, en lui offrant un sourire que j’espère suffisamment rassurant.

Et vient le sujet difficile. J’expose mon avis et le visage de Poppy se défait, se couvre de malaise. Elle n’a jamais été douée pour cacher ses émotions et je lis sa gêne sur son visage ; je m’en veux un peu, mais chacun de mes mots étaient sincères.

- Je te trouve pas stupide, t’es passionnée et tu veux être utile. Je pense que le projet en lui-même est bon, que cette idée d’alliance de compétence est une bonne chose pour l’avenir. Sincèrement, je le pense. T'as du courage de t'être lancée là-dedans. Et il doit y avoir plein de personnes sincères parmi ces gens. Tu es importante, n’en doute pas, toi tu l’es.

Sa réaction ne me surprend pas, je la connais passionnée et un peu insouciante, elle n’aurait jamais résisté à une telle proposition. C’est aussi une idéaliste, et ce syndicat doit en compter d’autre, mais je suis d’une nature plus méfiante - à tort ou à raison. Et puis de toute façon, ça ne semble pas être la vraie raison de son trouble. Ses mots prennent quelques secondes à prendre du sens, et j’en suis un peu étonné. Etonné et troublé à mon tour d’apprendre que mon opinion compte tant à ses yeux.

- Juger ? Non, je ne juge pas, je voulais juste te donner mon avis, et je ne sais absolument pas si j’ai raison ou tort. Pour les responsabilités… j’en ai pas vraiment, je suis juste un pauvre étudiant lambda tu sais. Je m’inquiète plus pour Mummy et son poste, ou Torvi, moi je crains pas grand-chose, j’ai pas d’importance pour ces gens-là.

Je ne pensais pas avoir cette place, cette importance aux yeux de Poppy ; je n’avais pas conscience que cette attachement de soeur à frère était réciproque, et je suis plus ému que ce que je peux exprimer. Pour m’achever, elle se penche soudain et se recroqueville contre moi, quémandant un câlin, et je sens mon coeur se gonfler de reconnaissance. C’est peut-être les médicaments ou mon moral fragile mais je me sens plus exposé, plus sensible ces derniers temps, plus que je ne l’ai jamais été. Après une seconde de latence, je referme mes bras autour d’elle. Je me sens tendu, mes bras sont raides et je doute de lui offrir une étreinte très confortable, mais je fais de mon mieux, remue sur mes appuis pour la caler contre mon torse et la serre doucement. Je ne suis pas à l’aise avec son besoin de câlin, mais après ce qu’elle vient de me dire, c’est bien le moins que je puisse faire.

- Je… merci. Tu es… tu es comme une soeur pour moi aussi. Je l’ai jamais dit je crois, mais tu l’es.

Quelque chose me dérange pourtant. Je me sens hypocrite, illégitime de recevoir tant de confiance. Je m’ouvre si peu, pourquoi le fait-elle autant ? Je n’arrive même pas à lui dire à quel point je me sens mal, à quel point je voudrais lui donner raison de me faire confiance, à quel point j’ai besoin de sa présence, de celle de Milo, de ma famille, pour ne pas perdre pied définitivement. Je me sens déchiré entre le besoin viscéral de parler et mon incapacité à le faire ; ce pas que j’ai toujours eu du mal à franchir. Je frissonne, et ma voix tremble sûrement.

- Mais je suis pas sûr de mériter ça. Ta confiance, ton… ce que tu penses de moi. Je suis pas très fiable en ce moment. Tu penses trop de bien de moi, je suis pas un bon ami, ou frère, ou peu importe, je suis pas… Je me sens pas bien en ce moment. Mal, même. Je suis tout sauf fiable.

C’est lâche peut-être, plus facile sûrement, de dire ça sans la regarder en face. Mais après un mois à retenir mes mots, à les sentir bloqués dans ma gorge et dans ma tête, j’ai l’esprit au bord de l’implosion. Et je crève d’envie de parler, avant de faire une autre connerie qui m’expédiera aux urgences. Je frissonne encore, plus fort. Plus jamais ça.



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Sujet: Re: It would be so nice if something made sense for a change | Irvin | Dim 29 Avr - 11:12
Sentiers de Promenade - 17 Août 2000.

Le petit cœur dans la poitrine de Poppy se resserre, comme oppressé et stressé d'attendre les réponses que Irvin allait apporter. Elle se sentait comme le matin des 11 ans d'Olive, la boule au ventre de ne pas savoir, un mélange de sentiments entre fierté d'elle-même et culpabilité qui la ronge. Qu'est-ce qu'elle aurait fait si sa sœur n'avait pas pu aller à Poudlard, elle aussi ? Et qu'est-ce qu'elle ferait si son frère ne la soutenait pas, ne serait-ce qu'un peu ? Oui, le ressenti est vraiment identique, et sa main tremble presque sous ses bras qu'elle croise comme pour se cacher.  

Et pourtant les mots prononcés par Irvin résonnent dans les tympans de la petite ingénieure au même moment où ses joues rosissent. Elle le comprend, maintenant. Ce n'est pas son soutient qu'elle cherchait, ni même réellement sa participation et son aide, mais surtout sa simple approbation. La reconnaissance d'un pair, de quelqu'un qui a les mêmes passions qu'elle, sûrement les mêmes valeurs. Le sentiment de ne pas tout faire de travers pour la simple raison qu'elle l'a fait seule, par elle-même. Poppy avait besoin de savoir que sa décision n'était pas si impulsive, pas si mauvaise, voire qu'elle était même sensée et courageuse. Car c'est ce mot là qu'elle retient, les références d'Irvin face au courage de la petite blonde pour se lancer dans ce projet par elle-même. Alors la tête posée contre son ami, Poppy laisse enfin s'échapper une longue respiration, comme le souffle ultime qui lui donnait maintenant un peu de repos et de répit.

« Oh la la, j'avais si peur de ta réaction... Tu n'imagines pas comme ce que tu dis me fait plaisir, et je comprends que tu préfères, toi, rester à côté. Je le comprends vraiment, j'avais surtout besoin de discuter, simplement. En parler à quelqu'un. Ce secret commençait à me ronger... ». Un miracle, vraiment, une légèreté nouvelle. Poppy pourrait presque se laisser tomber dans l'herbe, se mettre à rire aux éclats, pleurer, sûrement, et s'étouffer en continuant de monopoliser la conversation, le tout en même temps. Mais l’ascenseur émotif ne faisait que commencer et tandis que cette difficile question venait de trouver la réponse idéale, une nouvelle interrogation bien plus terrifiante venait déjà balayer d'un revers de main tout sentiment joyeux de plénitude.

« Qu-... quoi ? ». Sa tête, qui vogue doucement dans l'espace, se raidit soudain. Dans un geste rapide et saccadé comme pris au dépourvu, sa main vient saisir l'épaule d'Irvin pour la resserrer. « Attends... Qu'es-ce que tu racontes ? ». Elle se tourne vers lui, lançant un regard à la fois inquiet et surpris. La pauvre enfant n'a pas même eu le temps de se remettre de ses émotions positives que la voilà balloté dans cette incompréhension désagréable, celle de manquer quelque chose, de ne pas tout savoir.  « Qu'est-ce qui va "mal" ? De quoi tu parles ? Comment ça tu n'es pas fiable... Tu es le garçon le plus... enfin tu... ». Puis elle s'arrête, brusquement, juste le temps de remarquer cette appréhension dans le regard d'Irvin, cette envie dévorante qu'il bloque lui-même, comme un péché inavouable. Et elle a peur. Elle a si peur. « Qu'est-ce que tu ne veux pas me dire, qu'est-ce que tu as fait ? ».

Doucement, elle relâche son étreinte, récupère sa main auprès de son propre corps et soupire. Et si Irvin avait fait une bêtise, une vraie bêtise. Il aurait pu casser une machine dans les salles de l'UPA. Ou dire quelque chose d'insultant à sa Tark... Torvi. Peut-être même qu'il avait décidé de partir d'Atlantis, d'aller en Norvège ou dans un de ces pays trop froid pour travailler sur une façon de retrouver l'ouïe... Mais ces yeux, ce regard, trahissaient quelque chose de grave. Bien trop grave pour que Poppy ne puisse en avoir la moindre idée.



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Sujet: Re: It would be so nice if something made sense for a change | Irvin | Mar 8 Mai - 8:02
Poppy semble si tendue soudainement. Avait-elle si peur que je la juge stupide, que j'essaie de la dissuader, que je me moque, ou autre chose encore ? Je suis trop fatigué pour avoir envie de m'investir dans quoi que ce soit, là est la dernière raison de ma mise à l'écart du projet, même si je ne la lui dirai pas. Elle respire profondément, apaisée, et je la serre un peu plus, par pour la soutenir mais pour me soutenir, cette fois. Je tente de calmer mon coeur qui s'affole soudain à la mention de son secret qui ronge sans rien laisser paraître. Elle semble soulagée, je sens son corps se détendre ; tant mieux, tant mieux si j'ai pu lui être un peu utile. C'est tout ce que je voudrais faire de cette journée, mais elle ne comprendrait sûrement pas que je la laisse maintenant pour aller me reposer. Poppy m'énerve un peu parfois, à toujours monopoliser l'attention, à ne pas toujours être attentive aux humeurs des autres, sans même le vouloir. Mais cette tendance un peu égocentrique est pratique, parfois, quand je n'ai pas envie de parler de moi.

- Je suis content d'avoir pu t'aider, alors. Si tu veux en parler encore, je t'écoute.

Avoir été utile ; cette pensée me réconforte un peu. Parler ainsi est sûrement un peu bizarre, plus fatigant pour moi, mais plus apaisant. Je préfère l'écouter, passer quelques heures tranquilles ainsi avec elle.

Mais mes dernières paroles brisent sa légèreté et je les regrette aussitôt en la sentant se raidir, voyant son regard inquiet, sa main sur mon épaule.

Je sens les larmes monter, et déjà, je ne suis plus capable de la regarder. Je voudrais lui dire cette douleur déchirante, brûlante, qui me dévore de l'intérieur. Et ce doute, terrible, qui m'assaille parfois... et si je ne m'étais pas arrêté à temps ? Et si je m'étais allongé, attendant sans lutter que les potions fassent leur effet, et si je n'avais pas tout recraché, et si j'étais vraiment parti, mort... est-ce que ce serait pire ? Ou mieux ? Je suis incapable de le dire, et cette incertitude m'effraye ; et ramène, parfois, avec autant de tentation que de dégoût, l'idée de reprendre ces potions et de partir, définitivement. J'ai honte de le penser. D'être si égoïste pour vouloir ça, abandonner ma famille, Milo, Torvi, Poppy, avec la peine qu'ils ressentiront. Mais peut-être serait-ce mieux pour eux aussi, ils seraient libérés, délivrés de leur inquiétude pour moi, de ce que mon handicap fait peser sur leurs vies, du négatif en moi qui pourrit leur quotidien depuis trop de mois déjà... Presque un an... Ils ne me le diront jamais évidemment, mais peut-être que c'est ce qu'ils préféreraient...

Je suis pathétique, Poppy doit me trouver pathétique. Fini l'image du grand frère parfait, solide et fiable, fini celle de l'ami de confiance, fini, je sais qu'elle ne me verra plus jamais de la même façon. Est-ce qu'elle a pitié ? Mais je n'arrive plus à lutter, à feindre de tenir le coup. Je me sens mal, si mal... Certains jours, j'ai envie de crever tant la douleur m'obsède. De disparaître, juste pour ne plus la ressentir. Malgré mon traitement et mon suivi, elle ne disparaît pas, s'accroche et occupe tous les recoins de mon esprit. Depuis plus d'un mois ; je suis épuisé. Complètement épuisé.

- Je...

Si je pouvais lui dire tout ça, qu'est-ce qu'elle penserait ? Je n'ai même pas trouvé le courage d'en parler à mes mères, à mon parrain, ni même à Milo... Qu'est-ce qu'ils en penseraient, tous ? Est-ce qu'ils m'en voudraient ? Je n'ai pas trouvé le courage, je ne me sentais pas la force d'annoncer à mes parents qu'ils avaient failli perdre leur fils. Comment annoncer ça ? J'imagine la peine que je lirais sur leurs visage et ça me broie le ventre. Peut-être est-ce mieux qu'ils ne sachent rien. Peut-être est-ce mieux pour Poppy aussi. Je n'ai pas à faire peser ça sur eux. Je passe une main sur mes yeux et les enfonce dans mes mains, qui se mettent à trembler à leur tour.

- Je suis fatigué, juste fatigué. Si fatigué...



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Sujet: Re: It would be so nice if something made sense for a change | Irvin | Lun 28 Mai - 9:33
Sentiers de Promenade - 17 Août 2000.

Heureux sont les ignorants, c'est ce que l'on dit, n'est-ce pas ? Et pendant un instant, quelques minuscules secondes, Poppy se demande... serait-elle plus heureuse en n'ayant pas vu ces larmes couler sur les jours d'Irvin ? Si elle ne savait pas, ne voyait pas le garçon qu'elle considérait comme un grand frère, un roc, en train de chavirer. Ou, au contraire, le fait de ne pas pouvoir le soutenir lorsqu'il coule ne serait-il finalement pas pire ? Ne pas en avoir le droit.
Oui, pour Poppy les ignorants ne sont pas heureux. Ce bonheur n'est qu'une illusion construite car ils ne savent pas qu'ils pourraient avoir le choix. Et quoi de pire que d'être forcée à croire, à comprendre, à décider, sans avoir toutes les cartes en main ?

Devant Irvin qui s'effrite petit à petit, la jeune fille n'en reste pas moins désemparée. C'est évident maintenant, elle ne sait pas tout. Irvin ne lui a pas tout dit, et il ne lui en a pas donné le choix. Peut-être a-t-il voulu la protéger, ne lui fait-il pas assez confiance, préfère-t-il gérer ses histoires seul - même si au regard des gouttes salées et de ses mains qui tremblent, il gère tout ça avec bien trop de difficulté. Toujours est-il que lui a choisi de la mettre de côté. Ainsi, muette et les sourcils baissés légèrement, l'ingénieure commence à se reculer un petit peu. C'est souvent pourtant, qu'on la met de côté, qu'on la croit pas assez sérieuse pour comprendre certaine choses. Après tout, Poppy donne toujours cette impression naïve et trop enfantine, comme si elle était incapable de gérer un problème, un vrai. Mais venant de lui, de son Irvin, c'est...
Elle déglutit, puis le laisse respirer, puisqu'il en a tant besoin. Fini les mains réconfortantes sur l'épaule et les mots doux, pour quelques instants. Car elle a beau ressentir la détresse au fond de ses yeux, Poppy ne peut pourtant pas s'empêcher de ressentir cet étrange sentiment, celui qu'elle ne pensait pas ressentir envers Irvin, jamais. De la colère. Une colère forte, si forte.

« Mais... Je... Je rêve. ». D'abord doux, comme à son habitude avec Irvin, le ton de Poppy change pour adopter des intonations plus fortes, plus sûres mais aussi presque irritées. Elle se relève d'ailleurs, lançant un regard à son ami comme elle ne l'a sûrement jamais fait auparavant. Hors d'elle, complètement en furie, agacée. « Mais qu'est-ce que tu crois, Irvin ?! Que je suis pas fatiguée moi aussi, de jouer au chat et à la souris avec un de mes meilleurs amis parce qu'il a décidé que "oh bah non je vais rien dire à personne, je vais garder une espèce de façade et faire croire que tout va bien, puis je vais juste subitement craquer mais de toute façon Poppy elle remarquera rien parce qu'elle est complètement abrutie" ?! C'est ça que tu penses ? Que je vais rien faire et juste te laisser tomber en miettes comme ça, dans l'herbe ?! C'est ça que tu veux ?! ». Elle fait les cent pas, tourne et se retourne, agitant les mains avec conviction tout en parlant presque dans le vide, les yeux fuyants. Jusqu'à cette dernière phrase où, enfin, elle revient vers Irvin, puis s'échoue sur les genoux à même le sol.

Dans un geste qu'elle ne maîtrise pas, trop rapide et trop vif, elle attrape le col du garçon et commence à le secouer en même temps qu'elle lui crie dessus. « Je mérite pas de savoir ce qui ne va pas, c'est ça ?! Pourquoi tu me dis rien ? Pourquoi tu m'en parles pas ?! Qu'est-ce que j'ai fait, bordel... Et qu'est-ce que t'as fait toi, Irvin ?! ». Puis subitement ce sont les larmes qui l'envahissent elle aussi, et son corps n'arrive plus à maintenir cette énergie et cette rage qui l'épuise. Elle s'effondre, en pleurs et en criant, dans les bras d'Irvin. Une de ses mains est derrière sa tête, se moquant bien de passer sa main dans ses cheveux pour une fois, sans faire attention à ses appareils. La seconde lui agrippe son haut, dans son dos, bien décidé à ne pas le lâcher. Il n'a pas le droit de l'abandonner. Non, c'est hors de question. Soudainement, sa main lui fait mal à nouveaux, comme si la douleur en appelait à la douleur.
Elle se sent si trahie, mise de côté, oubliée. Absolument tout ce qu'elle redoute depuis Tomás, tout ce qu'elle craint de lui faire subir à lui, à ce garçon qu'elle a tant aimé. Le trahir. Le mettre de côté. L'oublier.

Poppy commence à réaliser que cette réaction est profondément stupide, inappropriée, déplacée. Mais elle a tant de mal à se contrôler, à ne pas être cette fille lunatique qui peut pleurer et rire en même temps. Elle voudrait le soutenir, le mettre en confiance pour qu'il s'exprime, ou simplement faire en sorte que tous les yeux aux alentours ne soient pas rivés sur eux après cette scène... Alors doucement, les cris et les pleurs s'atténuent, ne laissant que quelques spasmes qui font trembler tout son corps. Quelques pleurs en silence autorisant tout juste un murmure « Je tiens tellement à toi, Irvin. ». Mais ses mains, elles, ne lâchent pas prise.



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Sujet: Re: It would be so nice if something made sense for a change | Irvin | Dim 10 Juin - 9:48
Peut-être suis-je le pire des hypocrites. Parce que tout ce dont j’ai envie, là, c’est qu’elle me pousse à parler, qu’elle dépasse mon refus de façade et m’aide à faire sortir toutes ces pensées qui me dévorent de l’intérieur. Ou mieux, qu’elle les lise en moi sans que je doive les mettre en mots, qu’elle les lise et me contredise, me dise qu’elle tient à moi et qu’elle est contente que je ne sois pas mort, qu’elle me réconforte et m’assure de ne pas m’en vouloir. Qu’elle ne m’en voudra jamais, parce qu’un moment de faiblesse peut arriver à tout le monde et que l’important est que je sois là, maintenant. Qu’elle me promette que ça ira mieux, et qu’elle fera tout pour m’aider. Qu’elle trouve une de ces phrases miracles que les gens disent dans les films, celles qui font voir la vie d’une autre façon et redonnent de l’espoir là où personne n’en voyait.

Mais sa réaction dépasse mes pires prédictions. Je sens toutes mes espérances s’effondrer au moment où elle se lève, son regard animé d’une fureur que je ne lui ai jamais vue, jamais envers moi. Et pire que ses yeux, ses mots, si violents que je suis pétrifié.

Alors c’est ça, ce que mes proches pensent : que je joue le fier et l’insensible, que je choisis de ne rien montrer, de prétendre que tout va bien pour ne pas leur parler, parce que je me débrouille mieux sans eux qu’avec leur aide ? Ils pensent que je les juge trop stupides pour être utiles ou pour comprendre ce qui me ronge ? C’est ça qu’ils déduisent de mon silence, c’est ça que leur inflige ?

C’est ma faute, c’est vrai, mes mères ont assez tenté de me faire comprendre que les mots sont importants. C’est ma faute, moi qui ne suis pas capable d’exprimer ma douleur sans avoir honte, et c’est un comble dans une famille où on se dit tout. J’ai honte, d’aller si mal alors que tout le monde se démène autour de moi, honte alors que j’ai toujours été soutenu et aimé. Honte d’être malade, et sourd, donnant raison aux parents de Mom et à tous les abrutis de leur genre qui prédisaient tant de malheurs à mes mères pour oser vivre leur vie comme elles l’entendaient. Et la honte, on ne la dit pas, elle reste coincée dans la gorge, bloquant tout le reste.

J’assiste à la fureur de Poppy comme si je la voyais depuis un autre corps, d’autres yeux - dépossédé des miens, engourdi. Je la vois à peine, en fait, je ne comprends même pas tous ses mots, sa colère emplit tout mon cerveau, je la ressens comme si elle me frappait avec ses paroles qui ressemblent à des coups de poing. Chacune d’elle tape sans pitié et la douleur augmente encore, à un point que je ne pensais même pas possible. Est-ce que mes mères m’en veulent, est-qu’elles me détestent à ce point elles aussi, et Milo, et Torvi, et mon parrain, et tous ces gens auxquels je tiens et pour lesquels je tiens encore ?  

Je réalise soudain qu’elle est à nouveau devant moi, mon cerveau s’est mis en veille et peine à percevoir la réalité qui nous entoure. Je le réalise en sentant ses mains brutales sur mon cou et mon crâne, et dans un geste de défense qui me surprend presque, tant je me sens incapable de tout mouvement, je jette mes bras entre nous pour me protéger, lui donnant un coup au passage. Elle hurle encore, posant des questions pour lesquelles je n’ai aucune réponse, mon coeur se tord encore plus à la pensée de l’avoir frappée mais elle ne me laisse pas de répit, se jetant soudain sur moi pour me submerger de ses cris. Mes oreilles sifflent en protestation, puis je n’entends plus rien. Je la sens à peine contre moi, mon corps est raide, incapable de répondre, comme si j’en avais perdu le contrôle, mon cerveau vide de toute pensée, de tout acte. Je reste ainsi, les bras ballants, incapable même de dire où nous sommes, si nous avons bougé, rien ne me semble plus réel.

Et puis, soudain, son contact me brûle, m’oppresse, les mains sur mon dos et ma tête sont insupportables, je sens mon coeur battre la chamade, j’ai l’impression de suffoquer et mes membres sont paralysés d’angoisse, je vais mourir là, je ne peux plus respirer, je dois partir, fuir d’ici, j'agrippe les mains de Poppy et tire dessus de toutes mes forces pour les écarter de moi et me lève, la repoussant encore, puis je m’enfuis en courant. J’arrache mes implants et je cours loin, le plus loin possible, loin de Poppy et des badauds qui nous lancent des regards ahuris, aussi loin que je puisse avec le peu de souffle qui me reste, sans autre but que de trouver un lieu vide où je pourrais m’asseoir en silence et seul, surtout seul. Je me laisse tomber contre un arbre, à l’entrée du parc mais loin de la vue, caché dans l’ombre. Là, je tente de reprendre ma respiration, en vain, mes prothèses serrées dans mes mains, priant pour que personne ne me voie.



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It would be so nice if something made sense for a change | Irvin
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