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 to infinity and beyond △ ollie
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Andreas S. YaxleyProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: to infinity and beyond △ ollie   Jeu 9 Nov - 16:21


to infinity and beyond


La silhouette carrée fit son entrée dans l’impressionnant stade qui avait été construit dans l’aile aérienne d’Atlantis. Dans un bruit sourd, l’énorme malle qui renfermait les précieux ballons s’écrasa sur la pelouse avant qu’Andreas Yaxley range sa baguette. Il déposa son balai sur le sol, laissant ses doigts s’égarer dans l’herbe encore humide de la rosée du matin. On avait beau être en été, le climat écossais se rappelait à quiconque espérait des chaleurs écrasantes, à renforts de brises fraiches et de températures modérées. Cet air marin réconfortait le natif des Highlands qui se sentait comme un poisson dans l’eau. Il était vêtu d’un maillot de Quidditch aux couleurs de son équipe nationale. Au dos, trônait fièrement un Yaxley 21 dans une police épaisse immaculée qui tranchait avec le bleu vif du tissu. Même s’il avait troqué ses costumes cintrés pour une tenue plus décontractée, l’homme n’en restait pas moins très concentré. Le Quidditch avait beau être sa passion, en cette matinée de juillet, Andreas n’était là pour se détendre. Il y avait bien longtemps de toute manière qu’il n’avait pas pratiqué ce sport pour le simple plaisir de voler. Il était très tôt pour une journée estivale et il foulait le terrain du stade en tant que professeur. Il avait donné rendez-vous à une de ses élèves, une joueuse en particulier qu’il entraînait maintenant depuis deux mois. Une joueuse, une promesse qu’il était allé lui-même chercher pour qu’elle passe les sélections. Une étoile montante qui ne faisait peut-être pas la une, mais qu’il comptait bien mener jusqu’à des sommets inégalable. Ollie Debenham n’était pas seulement une batteuse talentueuse. Selon Andreas, elle était l’avenir de l’équipe d’Atlantis, mais aussi le premier pari risqué qu’il avait fait depuis qu’il n’était plus joueur professionnel. Elle ne se rendait certainement pas compte de la pression qui reposait sur ses épaules, mais elle le comprendrait bien assez tôt. Ça commençait par cette convocation matinale et puis par l’enfer qu’elle s’apprêtait à vivre.

Andreas profitait des derniers instants de solitude pour avaler un grand bol d’air frais. Les yeux fermés, il essaya de faire abstraction de tout, la douleur, l’angoisse, la frustration de ne plus être ce qu’il était avant. Il aurait dû fouler ce terrain en tant que champion et non en tant que coach. Ce n’était qu’une question de temps, mais c’était comme s’il se sentait diminué, amputé d’un besoin dont il crevait chaque jour. Il fut heureusement interrompu dans ses pensées par l’arrivée de son élève. « Bonjour Debenham. » Il prit soin de prendre sa voix la plus professorale et la plus froide possible pour donner le ton de leur rencontre. Malgré tout, le fin sourire du passionné vint apporter la touche de paradoxe. « Ça n’a pas été trop dur ? » Il essayait déjà de tester ses limites, de la pousser dans ses retranchements. Au fond, il ne connaissait pas grand-chose d’elle. Il s’était appliqué à ne voir en elle que la joueuse, pour ne pas se faire influencer, pour lui rendre service. Aujourd’hui, il lui offrait peut-être un entraînement de Quidditch, mais c’était le meilleur moyen de savoir ce qu’elle avait dans le ventre. « Je te préviens, tu vas en chier, mais comme tu as choisi le poste de batteuse, je suppose que tu le sais déjà. » Il ramassa son balai, mais résista à l’envie de décoller tout de suite. Il sortit un cognard qu’il avait préalablement ensorcelé. « Il est programmé pour faire trois tours de terrain en trois minutes. Je veux que tu arrives avant lui. Considère ça comme l’échauffement. » Andreas attendait qu’elle obtempère sans broncher, et qu’elle lui prouve qu’il avait eu raison de se mouiller pour elle.

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MessageSujet: Re: to infinity and beyond △ ollie   Mer 15 Nov - 16:07



► Stade de quidditch
Se faire violence pour la bonne cause
Andreas & Ollie
Le matin, c’était son moment préféré de la journée. Se lever aux aurores, voir le soleil se lever, aller courir dans la fraîcheur matinale en compagnie de ce brave Mulligan, prendre son petit-déjeuner devant les dessins animés du matin… Tous ses petits plaisirs coupables qui faisaient son bonheur en tant normal. Mais pas aujourd’hui. Parce qu’aujourd’hui, elle devait se lever plus tôt que d’habitude. Le soleil allait se lever quand elle prendrait son petit-déjeuner et les dessins animés ne passeraient pas aussi tôt. Ce n’était qu’une heure plus tôt que d’habitude, mais c’était l’heure de trop.

La raison de ce réveil matinal ? Son coach avait décidé qu’elle avait besoin d’entraînement supplémentaire. Un cours particulier, en quelque sorte. Elle se demandait bien pourquoi d’ailleurs et elle craignait que son niveau ne soit pas suffisant pour celui de l’équipe. Pourtant, elle avait l’impression de ne pas si mal se débrouiller dans les airs avec eux ... C’était évident que l’expérience lui manquait, mais au contact de l’équipe, son niveau avait clairement progressé. Pas suffisamment aux yeux de Yaxley, apparemment.

Son petit-déjeuner était tombé au fond de son estomac, comme une pierre qui la tirait vers le bas : le stress avait commencé lentement à la gagner au fur et à mesure des minutes qui avaient défilé. Elle s’était fait violence pour avaler son repas, sachant pertinemment que sans lui, sa durée de vie sur le terrain serait nulle. Pour une fois, son berger australien resta à garder la maison tandis qu’elle se dirigeait en petite foulée vers les hauteurs de ville, le pas un peu lourd.

Mine de rien, c’était un sacré petit bout de chemin à faire. Profitant d’une pause, elle avait étiré chacun de ses muscles avec le plus grand soin avant de repartir gravir les hauteurs sèches de la ville. Cela lui servirait d’échauffement avant de mettre le pied à l’étrier. Passant la sécurité du stade, elle s’engouffra dans les vestiaires où elle changea rapidement de tenue, avant de partir vers le terrain, batte à l’épaule, balai en main.

Il était déjà là, le fourbe. Un sourire timide, mais surtout crispé s’était figé sur ses lèvres. On pouvait voir qu’elle était un peu fatiguée, en plus du stress, peu habituée à se lever à des heures aussi matinales. Elle salua d’un mouvement de tête l’homme en face d’elle. Il l’impressionnait toujours autant, même après deux mois de travail à ses côtés. Ce n’était pas seulement sa carrure qui lui donnait cette impression d’écrasement : c’était son passé de batteur. Elle se souvenait avoir suivi ses matchs quand elle n’était encore qu’une jeune étudiante chez les Poufsouffles. Difficile de croire qu’elle était l’une de ses élèves à présent.

Il était dur envers elle. Mais elle s’était fait une promesse : il n’ aurait que son sommeil, pas sa fierté. « J’ai connu pire. » Oh Ollie, tu n’aurais probablement jamais dû dire ça et tu le sais très bien. Par Merlin, il allait probablement lui faire subir les plus horribles des exercices après cette malheureuse phrase et il lui en fit la promesse. Elle le savait pourtant : le poste de batteur était un poste à danger permanent et c’était bien pour cela qu’elle l’avait choisi. Enfin, son cœur l’avait choisi en tout cas.

Un souffle glacé lui parcourut les veines : la crainte de ne pas être à la hauteur se faisait sentir en la présence de l’ex-joueur, et même si elle avait une volonté de fer concernant sa place dans l’équipe, il n’en restait pas moins qu’elle avait toujours l’impression d’être un niveau en dessous. Sebastian lui faisait continuellement ressentir ce sentiment, sans le vouloir, bien sûr. « Oui, Coach. » Elle était prête à subir ses entraînements, à les encaisser du moins.

Elle hocha la tête à ses directives. C’était un peu serré en trois minutes, mais jouable. Elle fit descendre la paire de lunettes sur ses yeux, enserra le manche de son balai, parée au décollage. « Je n’attends que votre signal. » Une fois qu’il l’eut donné, elle décolla aussi vite qu’elle le put à la poursuite du cognard qui avait déjà prit de l’avance en quelques secondes à peine. Couchée sur son balai, elle le sentait fébrile entre ses doigts. Le vent s’engouffrait presque dans sa tenue, lui provoquant un frisson glacé, mais au combien délicieux. Les deux premiers tours lui semblèrent très court : le cognard avait une légère avance sur elle, ses pieds poussèrent sur les cales, la forçant à se coucher d’autant plus sur le manche. Le balai tirait clairement dans ses retranchements pour rattraper le temps perdu. Le cognard fut dépassé à la fin du deuxième tour.

Si les deux premiers lui semblèrent court, celui-là lui parut bien long. C’était une bataille sans vraiment de merci ou de pitié qui se jouait et elle se forçait à toujours prendre plus d’avance sur la balle maudite. Elle termina avec un large balai d’avance sur le cognard, revenant vers le sol en freinant subitement, faisant pivoter la brosse pour se retrouver bientôt face à son coach. Elle avait le souffle court, ses épaules s’affaissant au gré de sa respiration. Les lunettes relevées, on apercevait légèrement ses taches de rousseur, cachées sous la couleur pivoine de ses joues frappées par le vent qui sévissait dans les airs. « C’était assez rapide pour vous ? » Elle était joueuse, peut-être trop sur le coup. Mais elle savait appréciait les défis et elle était certaine qu’il en avait bien d’autre dans sa poche.

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MessageSujet: Re: to infinity and beyond △ ollie   Sam 25 Nov - 13:21


to infinity and beyond


Hormis ce qu’elle avait bien voulu montrer d’elle en public, Andreas ne connaissait pas grand-chose d’Ollie. Quand on s’intéressait à quelqu’un professionnellement, surtout pour un poste à performances comme celui-ci, c’était risqué d’aller chercher l’histoire personnelle d’abord. Ce qu’on était, ce qu’on pouvait être ou avoir fait, influençait tellement sur le regard qu’on pouvait avoir sur quelqu’un, qu’on en perdait toute impartialité. Lui-même était persuadé que si les recruteurs s’étaient intéressés à sa personnalité, son histoire sombre et toutes les failles discrètes qui avaient forgé le personnage, sans doute Yaxley 21 n’aurait jamais fait carrière. C’était un personnage à part entière qu’on se construisait sur le terrain et pour les médias. C’était indispensable de ne pas être totalement soi-même, ou du moins, de ne pas sembler l’être. L’orgueil légendaire du batteur lui avait bien valu quelques frasques qui n’étaient pas passés inaperçues dans les journaux et avec le recul, l’homme s’en serait bien passé. Ainsi, pour qu’Ollie ait toutes ses chances, il fallait d’abord qu’elle fasse ses preuves sportivement. Ensuite, elle pourrait mettre tous les éléments de sa personnalité à profit si elle le souhaitait, pour peu qu’elle ne se perde pas elle-même dans le jeu des écrans.  Pour l’instant, Ollie jouait les compétitrices. Nul doute qu’elle l’était, mais à cette heure-ci de la matinée, rien n’était moins sûr. Comment résisterait-elle à la pression ? Le défi qu’il venait de lui lancer était loin d’être insurmontable, surtout quand il connaissait ses capacités, mais il voulait tester sa capacité à suivre les ordres et à démarrer au quart de tour. Un match de Quidditch n’attendait pas les retardataires ou les esprits lents. Un cognard n’attendait pas qu’on vienne le contrer, il enfonçait tout sur son passage. C’est ça qu’il voulait développer en elle : un instinct à faire ce qu’elle devait faire, sans réfléchir. La demi-seconde qu’elle utiliserait pour s’interroger suffirait à retourner le match et à perdre.

Le signal fut donné et les yeux d’Andreas ne quittèrent plus la silhouette de son élève. Elle était rapide et vivace. Elle adopta aussitôt les gestes qu’on lui avait enseignés, les techniques qu’elle avait apprises au fil de sa formation en tant que joueuse. C’était bien, mais ce n’était pas suffisant. Il fallait une étincelle pour prendre de l’avance, avant tous les autres. Cet éclat qui ne laisserait aucune chance aux adversaires. Elle retrouva la terre ferme et, satisfaite d’elle-même, se permit un commentaire insolent. Elle avait le sens de la répartie et même si ça lui plaisait, l’entraîneur ne laissa rien paraître. « Ça dépend, tu en penses quoi de te faire distancer par une balle pendant deux tours ? » Il empoigna son balai et l’enfourcha. C’était le signe qu’elle devait l’imiter et redécoller de nouveau. La sensation de s’élever ainsi dans les airs, de sentir son cœur aussi léger qu’un grain de sable, le galvanisait. Il était persuadé de ne vivre que pour ce sentiment. « Puisque tu trouvais ça facile, on continue. Interdiction de lever les mains de ton balai et de faire varier ta hauteur de plus d’un mètre. » Autrement dit, elle avait une faible marge de manœuvre et n’était pas en mesure d’utiliser sa batte. Étrange pour un batteur. « Je vais envoyer un cognard, voire deux dans ta direction. Tu les évites. » Tous les deux ne savaient que trop qu’une collision signifiait la plupart du temps être hors-jeu pendant quelques minutes au moins. Au mieux, on était étourdi par le choc. Au pire, on sortait du terrain sur un brancard. Autant qu’elle évite les deux, vu ce qu’il allait déferler sur elle. Si elle était douée, elle s’en sortirait de justesse une fois ou deux. Mais Andreas comptait bien la mettre dans la difficulté. Il se posta à plusieurs dizaines de mètres d’elle et envoya un cognard ensorcelé dans sa direction, voué à passer et repasser tel un boomerang entêté. Quant à lui, il joua le facteur imprévisible. Il s’arma de sa batte et entreprit d’envoyer un autre cognard droit vers elle, sans timing précis, et surtout en bougeant lui-même. Chaque fois qu’elle l’évitait, le ballon revenait vers Andreas qui le renvoyait d’une autre position, avec une force variable. À chaque frappe, son épaule lui rappelait son mécontentement, mais l’homme n’avait d’yeux que pour la décharge d’adrénaline qui naissait lors du contact de sa batte contre le cuir du cognard et qui traversait son bras pour glisser le long de son échine. Exaltant.

Au fur et à mesure, il fut plus rapide, plus incisif, plus violent, augmentant la cadence des coups. Et au bout de dix minutes seulement, il finit par lui beugler un nouvel ordre : « Maintenant tourne-toi. Interdiction de regarder derrière. » Avait-elle l'instinct et l'ouïe affûtée ou ne comptait-elle que sur sa vue, ce qui était une grave erreur ? Il n’avait pas peur qu’Ollie se blesse. Si c’était le cas, elle n’était pas prête pour l’équipe d’Atlantis et il se serait trompé.

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MessageSujet: Re: to infinity and beyond △ ollie   Sam 25 Nov - 16:19



► Stade de quidditch
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Andreas & Ollie
« Ça dépend, tu en penses quoi de te faire distancer par une balle pendant deux tours ? »

C’était entièrement mérité et c’était quelque chose à laquelle elle s’attendait de la part du coach. Pour autant, une légère grimace étira ses lèvres aux mots de l’entraîneur. Il venait de la tirer vers le sol, lui rappelant qu’elle n’était encore que l’élève. Elle pouvait faire bien mieux, mais elle ne possédait pas le recul nécessaire sur ce début d’entraînement. Son esprit se focalisait sur l’instant présent : ses performances. Éclipser tout ce qu’il y avait autour d’elle, c’était ce qu’elle s’adonnait à faire à chaque fois qu’elle mettait un pied sur le terrain. Ici, il n’y avait aucune place pour les sentiments ou les émotions, tout était guidé par l’adrénaline que lui procurait le vol.

Son professeur avait mis le pied à l’étrier et elle parti à sa suite. Elle tira le manche de son balai vers le haut, décollant avec souplesse et restant proche de lui pour entendre chacune de ses consignes. Son souffle semblait toujours agité, mais elle n’y apportait aucune attention : tant que ses poumons ne brûlaient pas, il n’y avait aucune raison de s’inquiéter.

Évidemment, la punition tomba – même si elle était certaine qu’avec ou sans sa petite pique, elle se serait coltiné l’exercice. En sois, il ne semblait pas si terrible, mais c’était typiquement le genre d’exercice qui dans le temps devenait réellement plus compliqué à gérer. Si au début son attention serait sur le vif, il y avait de grande chance qu’au fur et à mesure, la fatigue et l’accoutumance lui ferait causer des erreurs regrettables.

Elle rabaissa d’une main ses lunettes sur ses yeux, plus attentive que jamais. Ses deux mains enserrèrent ensuite le balai avec plus de force : sans sa batte, elle se sentait comme nue, mais l’envie de renvoyer les cognards serait clairement moins forte et l’adrénaline bien plus puissante. Parce que sans batte, aucune erreur ne lui était accordée et c’était là tout le piquant de ce que lui demandait Yaxley 21. Elle hocha la tête. « Oui Coach. » Obtempérer sans broncher, ne pas se poser de questions : indispensable. Questionner ses choix n’était même pas une option. Il avait était joueur avant elle, il savait ce dont elle avait besoin et elle l’acceptait complètement, et ce, même-si l’exercice lui semblait bien trop borné.

Le premier cognard se dirigea enfin vers elle. Elle l’analysa rapidement en quelques aller-retour : il était assez réguliers, les manœuvres pour l’éviter n’étaient pas les plus complexes. C’était face à celui de Yaxley qu’elle se méfiait : il beaucoup plus imprévisible autour d’elle. Elle essayait de faire confiance à ses instincts, à se laisser guider par les simples sensations du vent, des sons et de sa vision. Parfois, elle sentait le cognard frôler son bras, la brosse de son balai, voir son dos, redoublant l’adrénaline dans ses veines. Les dents serrées, elle se concentrait pour éviter toujours mieux, changeant ses manœuvres au fil des cognards qui sifflaient dans les airs. Inconsciemment, elle savait qu’en s’accoutumant à une manœuvre, le coach lui ferait payer. Pas question de rester sur une unique technique.

Elle pivota sous son balai, profitant de l’inertie de la manœuvre pour se remonter, le cognard filant en agitant ses cheveux d’autant plus. La cadence accélérait, il ne gagnerait pas, c’était sa promesse. Redoublant d’efforts, elle se hâtait de son côté sur ses manœuvres, respectant toujours son contrat. Si elle frôlait les distances qu’il lui avait indiquées, jamais elle ne les dépassait, jouant sur les limites de son exercice avec souplesse. Elle eut un cri de rage quand un des cognards frôla sa brosse, la déstabilisant quelques secondes. Elle poussa d’autant plus sur ses pédales et se laissa guider par sa colère : non, elle n’abandonnerait pas.

« Maintenant tourne-toi. Interdiction de regarder derrière. » Elle pivota agilement pour se retrouver dos à lui. Les sourcils froncés, sa concentration était à son comble. Le moindre sifflement de trop et son corps basculait de lui-même pour éviter le cognard qui lui filait à pleine vitesse dessus. Un grognement supplémentaire de sa part, ses muscles bandés, elle était tendue , à l’affût de tout. Ses bras commençaient à lui tirer, mais elle s’appliquait à ignorer cette douleur sourde. Une bouffée d’air s’engouffra dans sa gorge. La lutte était sans merci, mais la volonté de la rouquine n’avait pas de limite : elle refusait l’idée de se faire virer de l’équipe, l’idée de décevoir son coach. Son esprit s’accrochait à cette pensée, à ce désir, ce besoin d’être ici à Atlantis. La rage qui la prenait jusqu’aux tripes lui fit dire des choses de manière inconsciente, elle n’était même pas sûre de réellement s’entendre. « J’AI MA PLACE ICI ! » Elle se battait contre cette petite voix qui revenait sans cesse, qui lui répétait qu’elle n’avait rien à faire ici. Cette adrénaline qui coulait dans ses veines, cette rage face aux cognards qui lui fonçait dessus la confortait dans ses convictions : elle avait sa place ici, si elle s’en donnait la peine.


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