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 Entre amis ft. Charlie Weiss
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Grace HamiltonMolduavatarMoldu
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MessageSujet: Entre amis ft. Charlie Weiss   Mer 8 Nov - 13:59


Entre amis
Grace & Charlie
Un courant d’air frais souleva une mèche de cheveux du chignon fait à la va-vite de Grace, se mettant en face de ses yeux, et elle soupira. La journée n’avait pas bien commencé pour la moldue. Elle était arrivée en retard au travail à cause d’un arrêt intempestif du tramway et avait du présenter ses plus plates excuses à Mme Glastonry, 80 ans, vieille rombière revêche qui souffrait d’un mal de dos chronique et d’une langue bien acérée. Elle avait ensuite fermé le cabinet à 11h30, après son dernier rendez-vous, et était allé rendre visite à Matthew qui, comme à son habitude, rechignait à prendre ses médicaments et persistait à minimiser sa dernière poussée, lui répétant qu’elle n’était rien d’autre qu’une maman poule et qu’elle ferait mieux de le laisser tranquille. Il était maintenant près de 16h et la jeune femme avait décidé de se rendre à la station de radio de son meilleur ami, Charlie, afin qu’il lui change un peu les idées. Voir le musicien était toujours une bouffée d’air frais pour la moldue, et elle avait bien besoin de décompresser.

Charlie et elle, ça remontait à loin. Cela faisait plus de 7 ans qu’elle le connaissait, et, malgré des hauts et des bas, il était resté une constante dans sa vie, un appui sur lequel elle savait qu’elle pourrait toujours se raccrocher, quoi qu’il pourrait se passer. Elle ne comprenait pas les gens qui disait qu’il était impossible de rester amis avec ses exs : quand il n’y avait aucune ambiguïté, comme entre Charlie et elle, il n’y avait aucun soucis. Matthew n’arrêtait pas de lui répéter qu’il avait encore des sentiments pour elle, mais pour la jeune femme, c’était tout simplement inconcevable, elle ne pouvait même pas l’imaginer : c’était juste son meilleur ami, son confident.

Grace avait décidé de se rendre à pied du centre-ville jusqu’à la ville haute, où se trouvait la station de radio, afin d’éviter de recommencer ses mésaventures en transports en commun du matin, et également pour profiter de l’air frais en calmant ses nerfs. Elle n’avait pas prévenu son ami de sa venue et espérait qu’il ne serait pas trop occupé à son travail, mais il avait la chance, tout comme elle, d’être son propre patron et elle pensait qu’il pourrait au moins s’éclipser quelques minutes pour discuter avec elle. Peut-être même avouerait-elle tout haut ce qu’elle pensait tout bas depuis quelques semaines maintenant, et que Charlie l’aiderait à démêler les sentiments qu’elle avait pour son si charmant voisin, Milo. Mais il fallait qu’elle arrête de se focaliser sur le vendeur de balai et les émotions qu’il arrivait à déclencher en elle, simplement en lui souriant et en parlant avec elle du Seigneur des Anneaux. Après tout, elle n’était pas venu à la radio pour ça : elle voulait juste décompresser avec son ami Charlie.

Après être rentré dans le bâtiment, elle poussa la porte du bureau du musicien, en faisant bien attention à ce que le voyant « Recording » ne soit pas lumineux, afin de ne pas interrompre en direct live le travail de son ami. Lorsqu’elle le vit, son visage s’éclaira.

« -Salut ! s’exclama-t-elle en français, switchant presque par automatisme en voyant le suisse. J’espère que je dérange pas…

Elle s’approcha de Charlie afin de lui faire un câlin, se mettant sur la pointe des pieds pour entourer de ses bras celui qui était si grand pour elle. Un grand sourire sur les lèvres, elle se détacha de lui presque à regret.

-J’avais ma fin de journée de libre et je me suis dis que j’allais passer ici, si t’es pas trop occupé bien sûr… J’ai passé une journée horrible et j’ai bien besoin d’une épaule amicale sur laquelle reposer ! »

Elle s’assit sur le rebord du bureau de Charlie, à l’aise, peut-être même un peu trop pour un œil extérieur. Mais c’était tout Grace, ça, qui considérait l’homme comme quelqu’un de sa famille, un frère de cœur.

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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Ven 17 Nov - 9:58


« Vous faites comme c'est prévu, après cette chanson on place la pub de Milo's magicals sports supplies et vous envoyez la playlist. On garde le focus les mecs, j'fais vite »

La routine avait quelque chose de rassurant, tout comme le fait d'être son propre patron. Les obligations n'avaient jamais été pour lui, il avait toujours eu cette envie de se rebeller contre quiconque voulait lui imposer des choses et le contraindre ; il n'y avait que quelques exceptions, et Grace en faisait partie. Il n'était pas rare qu'il se laisse mener par le bout du nez par simple plaisir chelou, ou bien par masochisme amoureux et fraternel. Mais le reste du temps il incarnait le sauvage à l'état pur, quelqu'un que l'on apprécie pour son amour de la liberté ou que l'on déteste pour son mépris apparent des règles, mais qui laisse rarement neutre.

Pour lui, être le gérant d'une radio était synonyme de liberté, tant au niveau professionnel que social - ici son introversion n'était plus. Mais à chaque chose son prix, et là, c'était une anxiété exacerbée. « Au fait vous avez des nouvelles de la pseudo rockstar ? Elle devait passer hier. »

Si la matinée s'était déroulée sans encombre, l'après-midi en revanche l'avait particulièrement agacé. Sous l'emprise d'une boisson réputée pour stimuler et énerver, il avait par deux fois faillis appeler lui-même cette starlette au rabais pour lui dire ses quatre vérité, dans le plus grand des calme, avec la froideur d'un professionnel qui doit dealer avec un petit con irrespectueux. La colère était d'autant plus grande qu'il n'avait pas fait tant d'effort dans la création de sa raido pour au final... ça. Bien-sûr c'était un cas à part, mais dans la tourmente, à chaud, il n'était pas capable de voir le positif dans tout ce qu'il avait fait.

Charlie sortit du studio une petite minute, juste du temps d'aller poster une lettre qu'il destinait à une autre célébrité qui, cette fois-ci, serait peut-être plus réceptive et respectueuse, et il revint juste à temps pour passer la pub promise car, lui, avait une parole. Une parole et une seule.

« Eh oui les amis, du bon rock comme on l'aime ! Ça fait plaisir de voir des jeunes s'investir autant dans la musique, ils ont une belle carrière devant eux ! Et parlant de carrière vous avez vu le derniers exploits de O'Connor ? Ouais, qui n'a pas vu ou entendu ça ! Il était fantastique sur son balais, un prodige ! Certains disent à tort ou à raison qu'il est la cause majeure de la victoire de l'équipe de France lors de la coupe d'Europe, et si vous voulez tout savoir je pense que ce n'est pas faux. Je n'irais pas jusque là, mais il faut aussi dire qu'il n'avait pas un équipement bas de gamme et que ça a sûrement eu un gros impact sur le match. Y'a qu'à voir son balais, ça faisait longtemps que je n'en avais pas vu de comme ça ; le Nimbus 2000 et l'Éclair de feu font pâle figure à côté. Il provient de chez Milo's magicals sports supplies à ce qu'on dit. La boutique sur le chemin de traverse ? Yep. J'y suis allé une ou deux fois et il est clair que la qualité des fournitures et impressionnante. On en dira ce qu'on voudra mais l'alliance des matériaux moldus et de la magie fait des prodiges destinés à des joueurs prodigieux. Ce qui est bien c'est que c'est accessible à tous, je suis persuadée que la boutique va tomber en rupture de stock maintenant que tous le monde a vu ce dont est capable un balais de chez eux ! »

L'interlude terminée le sorcier se leva et fila dans son bureau, allant chercher un moment de calme bien mérité. Les papiers s'entassaient dans un coin entre des bibelots personnels et une radio vintage qu'il chérissait. C'était son espace. Il s'empara ensuite de sa guitare et s'installa confortablement dans son canapé pour gratter un peu, dans son monde le temps d'une chanson qu'il répéta une ou deux fois. Puis l'on toqua, l'on entra, et l'on fit naître un sourire à ses douce lèvres.

« Salut ! J’espère que je dérange pas… Jamais. » il sourit d'autant plus, puis il la serra tendrement dans ses bras en la soulevant doucement du sol pour la faire tout aussi doucement tourner. Il avait toujours fait preuve d'une infinie tendresse avec elle, et même si leur relation remontait à bien longtemps, il ne pouvait cesser d'agir comme si, quelque part, ils étaient toujours ensemble. Pas dans les mots qu'on se dit à l'oreille, mais dans la façon de voir l'autre ; de le protéger et de lui donner le meilleur de nous même. Un peu comme un frère. Pourtant, parfois, bien caché dans son coeur, l'espoir résonnait. Ou peut-être pas ? Il n'aurait su dire avec exactitude de quoi il s'agissait ; tout ce qu'il savait était qu'il l'aimait, qu'importe la manière, et qu'il n'était heureux qu'en la gardant dans sa vie. Elle était son rayon de soleil, et toute l'anxiété et l'agacement accumulés avaient disparus dès son entrée.

« J’avais ma fin de journée de libre et je me suis dis que j’allais passer ici, si t’es pas trop occupé bien sûr… J’ai passé une journée horrible et j’ai bien besoin d’une épaule amicale sur laquelle reposer ! Oh non pas du tout, j'ai encore bien trois heures devant moi. Ça me fait plaisir de te voir, et tu sais que je suis toujours là pour t'écouter et bitcher sur qui tu veux. Assied-toi et raconte-moi tout. il reprit ensuite Tu veux boire quelque chose ? Un thé, un café ? »
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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Lun 20 Nov - 13:21


Entre amis
Grace & Charlie
Parfois, Grace se demandait ce qu’elle avait bien pu faire pour mériter un ami comme Charlie. Depuis qu’elle l’avait rencontré, le jour de son dix huitième anniversaire, il avait toujours été un appui constant dans sa vie. Bien sûr, au départ, leur lien avait été amoureux et charnel : elle si jeune, si éprise de cet homme mature et sincère, leur rupture n’avait pourtant en rien rompu l’attachement qu’ils avaient l’un pour l’autre. Et pour la jeune femme, toutes les mauvaises langues qui lui soufflaient que cette amitié était étrange, que l’on ne devrait pas considérer l’un de ses ex comme son grand frère, n’étaient que des personnes malveillantes qui restaient cloitré dans leur propre vision du monde.

Et comme d’habitude, Charlie ne la décevait pas, tout de suite à l’écoute, avec les mots qu’il fallait. Le sourire qui avait orné son visage à la minute où elle avait passé la porte du bureau de son ami ne la quittait plus, alors que c’était le premier de cette journée qui avait été catastrophique.

« -Je veux bien du thé, merci, surtout si tu as encore de ce thé blanc que j’avais goûté la dernière fois.

Elle embrassa du regard la pièce, qui, bien qu’elle ne s’y soit pas rendue très souvent, lui semblait extrêmement familière. Car elle ressemblait à Charlie, au final, remplie de vieux disques et de colifichets, la guitare adossée au vieux canapé en cuir achevant le tableau. Elle se rappelait toutes les chansons d’amour qu’il avait pu lui jouer, quand ils étaient ensemble. Cela lui semblait tellement loin.

-Oh, tu sais, ce n’est pas grand chose, une mauvaise journée typique où t’as l’impression que le monde entier se ligue pour te pourrir la vie. Et comme Matthew est insupportable en ce moment, je me suis dis que te voir me ferait du bien.

Charlie était l’une des rares personnes qui pouvait comprendre ce qu’elle traversait, avec son petit frère Matthew. Il avait toujours été si énergique, impétueux, à croire que le monde était à ses pieds et qu’il était invincible, que le diagnostique de sa sclérose en plaques avait été un immense choc pour lui. Il avait maintenant tendance à en vouloir à la terre entière et refusait, bien souvent, l’aide que voulait lui apporter sa sœur, à cause d’un égo mal-placé qu’elle ne comprenait absolument pas. Charlie avait été un grand soutien pour la jeune femme depuis la découverte de la maladie de Matthew, et il ne saurait saisir à quel point Grace en était reconnaissante.

-Et puis, bitcher… La seule personne sur qui je pourrais bitcher, vraiment, c’est moi-même. Moi et mon stupide cœur d’artichaut qui ne cesse de me mettre dans des ennuis sentimentaux. Tu veux savoir la dernière nouvelle dans la catégorie « Grace est un boulet » ? Il a fallu que le karma fasse sauter le courant dans mon appartement, que j’ai du donc me rendre en pyjama Wonder Woman chez mon voisin dans le noir le plus total et que –tiens toi bien, parce que la partie la plus pathétique arrive-, depuis, j’arrive pas à me le sortir de la tête.

Grace se releva de l’appui qu’elle avait prit sur le bureau pour s’asseoir auprès de Charlie, en enfouissant sa tête entre ses mains.

-Maintenant à chaque fois que j’entends du bruit dans le couloir, j’hésite à sortir pour voir si c’est lui et lui parler… Je suis même allé là où il travaille. Je suis tarée, je crois. »

Elle souffla doucement sur une mèche de cheveux qui tombait sur son visage, croisant les bras en se maudissant de sa propre stupidité. Pourquoi diable avait-elle développé un crush aussi soudain et puissant pour son voisin ? Elle qui détestait ces filles qui tombaient en pamoison devant le moindre gars qui était un minimum gentil avec elles, et croyait sincèrement que le coup de foudre était un mythe créé par des enseignes de grand magasins pour vendre des cartes à la St Valentin, il lui arrivait toujours des trucs dans ce genre. De sentir son cœur battre un peu trop fort sans qu’elle ne le prévoit ou qu’elle ne le veuille, comme lorsqu’elle avait eu cette brève liaison avec son professeur d’anatomie à l’université, ce qui était vraiment peu approprié, lorsqu’elle repensait la situation avec du recul.

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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Mar 21 Nov - 8:39

La tasse au creux de ses mains se remplit d'eau et se mit à bouillir sous les commandements de son ancienne amante – de sa soeur, et il la posa sur la table du temps d'aller chercher le thé voulu dans le placard. « Oui je comprends tout à fait ce que tu veux dire. Tu sais ce que je fais quand Matthew m'insupporte ? Je planque ses béquilles. Ça le fait rire le plus souvent et ça le calme. Puis moi aussi. » il lui lança un regard des plus malicieux et se servit de la petite cuillère dans le sachet de thé pour en verser la bonne dose dans l'eau, puis, d'un geste de la main au dessus de la tasse, il rassembla les feuilles en une petite boule solide pour la laisser infuser.

Matthew et lui ça remontait à aussi longtemps que Grace et lui, plus ou moins. Il était devenu avec le temps comme un petit frère pour lui, et en cela il pouvait se permettre certaine chose, comme agir comme un grand frère et le remettre sur les rails lorsque il dépassait les bornes. Charlie aimait à penser qu'il avait une bonne influence sur lui et qu'il l'impressionnait tout juste assez pour faire office de garde-fou paternel, ce qui n'était pas toujours le cas. L'annonce de sa maladie avait été un choc pour tous le monde, mais lui, il n'avait pas voulu changer son comportement. Il le devait à Matthew ; sclérose en plaque ou non, il restait qui il était, et le sorcier pensait qu'il n'avait pas besoin de voir la pitié dans le regard des gens qu'il aimait en plus de la voir dans celui d'autrui. Il avait besoin de soutien, de rire, de force pour combattre cette merde qui lui était tombée dessus sans crier gare. La meilleure chose qu'il pouvait faire pour eux c'était d'être là. La meilleure chose qu'il pouvait faire pour eux, c'était de ne pas montrer combien il souffrait et à quel point il s'inquiétait pour lui.

Grace, Matthew. Deux bonne raison de voir l'anniversaire de son amie comme un jour béni et de l'attendre avec certainement autant d'impatience qu'elle. Chaque année, pour marquer le coup, il l'emmenait dans un lieu nouveau. Paris, Rome, Prague et dernièrement Florence. Le plus souvent ils allaient manger dans un restaurant prestigieux et l'un ou l'autre trouvait le moyen de rendre cette journée inoubliable. Elle le valait bien. Matthew avait par la suite de la matière pour affirmer au plus grand déplaisir du sorcier qu'il éprouvait toujours des sentiments pour sa sœur, ce qui n'était pas faux en un sens. Mais même si sa jalousie certaine et sa possessivité envers Grace pouvaient faire penser le contraire, il n'avait plus aucun espoir de la reconquérir depuis longtemps et, surtout, il ne voyait plus l'amante qu'elle avait été ; elle était sa petite sœur.

« Il faudra que j'aille lui parler, peut-être qu'entre hommes... » il posa la tasse sur la table basse près du canapé et s'assit.

« Et puis, bitcher… La seule personne sur qui je pourrais bitcher, vraiment, c’est moi-même. Moi et mon stupide cœur d’artichaut qui ne cesse de me mettre dans des ennuis sentimentaux. Tu veux savoir la dernière nouvelle dans la catégorie « Grace est un boulet » ? Il a fallu que le karma fasse sauter le courant dans mon appartement, que j’ai du donc me rendre en pyjama Wonder Woman chez mon voisin dans le noir le plus total et que –tiens toi bien, parce que la partie la plus pathétique arrive-, depuis, j’arrive pas à me le sortir de la tête. »

Charlie eut un doux petit rire, souriant avec une sincérité bien réelle malgré qu'il appréciait rarement entendre les histoire de coeur de Grace. Il aurait bien dit que cela lui coûtait d'épauler son amie dans ces choses là, pour que l'on s'apitoie sur son sort, mais ce n'était pas vrai. Quelque part cela le confortait dans la place qu'il avait, dans la proximité entre Grace et lui et leur amour fraternel, même si cela devait le rendre jaloux et lui faire penser, à tort ou à raison, qu'il perdrait sa place le jour où elle trouverait quelqu'un. Et puis il ne pouvait supporter de la savoir triste, il cherchait toujours à lui rendre le sourire, qu'importe le prix parce qu'au fond, elle valait bien tous les sacrifices.

« Maintenant à chaque fois que j’entends du bruit dans le couloir, j’hésite à sortir pour voir si c’est lui et lui parler… Je suis même allé là où il travaille. Je suis tarée, je crois. »

Boubou intensifies. Le sorcier passa un bras dans le dos de la française pour le lui caresser doucement et brièvement, plutôt tactile avec les rare personne qu'il considérait comme proche. « Encore une fois je comprends tout à fait, c'est pas agréable et ça monopolise nos pensées au point de nous rendre fou, mais tu sais tout comme moi que c'est au final pas grand chose. Par rapport à la dernière fois comment tu ressens les choses ? Je veux dire à quel point c'est intense ? Je dois déclencher le plan pizza au feu de bois et soirée karaoké ? »

Il sourit joyeusement.
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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Jeu 23 Nov - 6:21


Entre amis
Grace & Charlie
Elle se laissa aller à l’étreinte de son ami, avant de se rapprocher de lui et de poser sa tête dans le creux de son épaule, les cheveux longs du sorcier chatouillant doucement son oreille. Dans ses bras, la jeune femme se sentait parfaitement en sécurité, comme si plus rien ne pouvait lui arriver et que tous ses problèmes pouvaient s’envoler. Bien sûr, elle relativisait : ses histoires de cœur n’étaient en rien importants, surtout mis en relation avec des récits bien plus terribles, la faim dans le monde, les décès, les crimes violents, les maladies infantiles. Elle se sentait presque un peu coupable de se rendre si malade pour pas grand chose, alors que son frère souffrait chaque jour de sa sclérose et réussissait à garder la tête haute. Grace se dit que, décidemment, elle devait grandir.

« -Je sais, je sais… Je me prends bien trop la tête pour rien. Je crois qu’avec ma mère qui arrête pas de me rabâcher la tête sur le fait d’être célibataire à mon âge, je fais des montagnes de taupinières.

Elle releva la tête pour pouvoir regarder Charlie dans les yeux, soudainement un air amusé plaqué sur le visage. Sa mère avait toujours été un phénomène, sa plus grande critique, et il était souvent difficile, pour elle, d’arriver à faire la part des choses entre ses attentes et ce que Grace voulait vraiment dans la vie. Mais plus elle vieillissait, plus il était facile pour elle de prendre ses réflexions avec des pincettes.

-Tu sais que la dernière fois que je l’ai eu au téléphone, elle m’a encore demandé de tes nouvelles ? Elle t’a toujours bien aimé, je crois que même au bout de 7 ans, elle a encore l’espoir qu’on se remette ensemble.

Un léger rire. Car c’était si absurde comme idée pour Grace, comme si, un jour, elle pouvait fréquenter un membre de sa famille. Matthew et Charlie avaient une relation similaire avec elle, dans son esprit. Son petit frère et son grand frère. Ses soutiens, ses meilleurs amis.

-Enfin, le pire, c’est que je pense qu’il y a vraiment moyen qu’il y ait quelque chose entre Milo et moi… Ah oui, je ne t’ai pas dis, c’est le nom de mon voisin, lui expliqua-t-elle avant de reprendre le fil de sa pensée. Par rapport à d’habitude… Je sais pas, j’ai l’impression que c’est plus fort. Je l’aime vraiment beaucoup, c’est un chic type. Il me fait rire. Mais en même temps je ne sais pas si c’est l’effet crush qui me fait dire ça, ou si c’est autre chose. Et puis ça m’embêterait de tenter quelque chose si ce n’est pas réciproque, et de perdre une possible amitié, ou même simplement un voisin prévenant.

Elle secoua la tête. C’était agréable de pouvoir étaler ses pensées à voix haute, sans devoir se retenir : elle savait que jamais Charlie ne la jugerait. Grace se souvenait d’un temps où elle hésitait à parler de ses histoires de cœur avec lui, après tout, c’était son ex petit-ami et cela pourrait potentiellement lui faire du mal, chose qui n’était absolument pas dans les plans de la moldue. Mais de l’eau avait coulé sous les ponts, ils étaient l’un comme l’autre passé à autre chose, n’est-ce pas ?

-Est-ce qu’il y a vraiment besoin d’un prétexte pour faire une soirée pizza et karaoké ? Tu sais que je suis toujours prête pour une chèvre-miel et sortir ma superbe chorégraphie sur Wannabe des Spice Girls. Mais tu sais ce qu’il faut ce qu’on se fasse bientôt, parce que ça fait trop longtemps et que c’est une honte ? Une soirée jeux-vidéos. Tu te souviens quand on passait la nuit à rusher Super Mario Bros 3 sur NES ?

Grace saisit la tasse que Charlie avait posé sur la table devant elle, et prit une gorgée du liquide. Il faisait probablement un peu trop chaud pour une telle boisson, mais la française avait prit l’habitude, comme les anglais, de boire du thé peu importe la saison. Elle croisa ses jambes nues, revêtues d’un petit short en jean, parfait pour la température estivale.

-Toi ça se passe bien ici ? Je voulais te féliciter d’ailleurs, moi qui suis une auditrice consciencieuse, t’as vraiment réussir à bâtir une radio de qualité. »

Son sourire d’encouragement était brillant. Elle n’était pas du genre à donner des compliments à la légère, elle était réellement fière de Charlie et de ce qu’il avait pu accomplir depuis qu’il était arrivé à Atlantis. Cela la rassurait de le voir se fixer quelque part, lui qu’elle avait toujours connu sur les routes, toujours à gauche et à droite.

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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Jeu 23 Nov - 8:39

Six mois n'avaient pas suffit à Charlie pour apprendre à connaître la mère de Grace, pour autant l'appréciation était réciproque. Il l'avait toujours trouvée amusante et un brin zélée, mais ce qui lui avait le plus plu chez elle était sa propension à se mêler de la vie de Grace. C'en était drôle, bien qu'il se doutait que pour la jeune femme cela ce l'était pas, au contraire. Il trouvait ça attendrissant et revoyait un peu sa propre mère dans ce comportement on ne peut plus maternel, comme si toute devaient s'occuper de la vie de leurs enfants. Le sorcier était cela dit très touché qu'elle continue de parler de lui après autant d'années, et un sourire s'était étiré à ses lèvres, masquant de facto toute son amertume et ses regrets. Jamais il n'aurait dû la laisser partir, se disait-il parfois. Jamais il n'aurait dû se comporter comme il s'est comporté, car si la rupture avait été d'un commun accord il savait bien – il s'était persuadé – que tout était de sa faute. Et si de l'eau avait coulée sous les ponts, certaine chose demeuraient douloureuse, bien que moins que ce qu'elles l'avaient été. Peut-être que c'était là une des source de sa jalousie. Il l'avait laissée partir et il n'avait jamais su réellement tourner la page ; il ne saurait jamais si eux deux ça aurait fonctionné.

« Ta mère a toujours été chou. C'est vrai que j'ose pas l'appeler moi-même, je trouve ça un peu bizarre d'appeler la mère de son ex. Encore plus si elle s'attend toujours à nous voir nous remettre ensemble. » un sourire, un léger sourire.

« Enfin, le pire, c’est que je pense qu’il y a vraiment moyen qu’il y ait quelque chose entre Milo et moi… Ah oui, je ne t’ai pas dis, c’est le nom de mon voisin. Par rapport à d’habitude… Je sais pas, j’ai l’impression que c’est plus fort. Je l’aime vraiment beaucoup, c’est un chic type. Il me fait rire. Mais en même temps je ne sais pas si c’est l’effet crush qui me fait dire ça, ou si c’est autre chose. Et puis ça m’embêterait de tenter quelque chose si ce n’est pas réciproque, et de perdre une possible amitié, ou même simplement un voisin prévenant. »

Charlie continua d'avoir ce léger sourire encore quelque seconde. Milo, ce n'était pas la première fois qu'il entendait ce prénom et il commençait à se dire que c'était quand même vachement à la mode, quand bien même il trouvait à présent ce prénom un peu ringard, n'en déplaise à ce pauvre vendeur de balais qui n'avait rien demandé. Une nouvelle fois le fait d'entendre ce genre de mots de la bouche de Grace l'avait un brin frustré, mais fidèle à son amie il était passé au-dessus. Il savait être un soutien, et si sa jalousie voulait dire ne pas être là, alors il n'en voulait pas. Elle était beaucoup plus importante pour lui que ça.

« Je pense que qu'importe la situation il vaut mieux attendre. Tu n'es pas obligée de tout lui avouer de but en blanc, je te conseille d'abord de prendre le temps de réfléchir, le temps de voir qui il est vraiment pour toi, et de seulement l'inviter à prendre quelques verres pour jauger un peu la situation. Comme des amis. Et puis, si le courant passe bien tu le verra, tout comme tu saura si ton crush est plus qu'un crush.ou pas. Après je ne le connais pas, mais je ne pense pas que tenter quelque chose et essuyer un refus entâcherait votre relation. Mais... évite quand même, on sait jamais. » lui souffla-t-il en riant doucement

Il était tellement mal placé pour discuter de ces choses là, lui, le naïf au coeur d'artichaut, le romantique friendzoné, mais il faisait de son mieux pour aider sa soeur à y voir plus clair. C'était pas dit que ça marche, mais au moins il aurait essayé. Et si ces choses là avaient un brin heurté son grand coeur, la suite l'apaisa et c'est un sourire bien plus sincère qui illumina son visage avec un petit rire.

« Est-ce qu’il y a vraiment besoin d’un prétexte pour faire une soirée pizza et karaoké ? Tu sais que je suis toujours prête pour une chèvre-miel et sortir ma superbe chorégraphie sur Wannabe des Spice Girls. Mais tu sais ce qu’il faut ce qu’on se fasse bientôt, parce que ça fait trop longtemps et que c’est une honte ? Une soirée jeux-vidéos. Tu te souviens quand on passait la nuit à rusher Super Mario Bros 3 sur NES ? »

C'était fou combien ils avaient les même goût sur pas mal de chose, leur proximité n'avait rien d'étonnant. La simple mention d'une pizza chèvre-miel le faisait rêver, et l'imaginer danser sur Wannabe faisait renaître en lui une joie nouvelle. Elle se débrouillait plutôt bien, c'était même vraiment pas mal, surtout comparé à lui et son allure de patate sur la piste de danse, bien que Wannabe ait été une chorégraphie qu'il réussissait sans trop de difficulté. Sûrement grâce à elle. Mais ce qui l'avait réellement fait sourire était tout ces souvenirs, toute ces nuits de bonheur pur et d'innocence devant Super Mario. En un instant il s'était retrouvé 7 ans en arrière. En un instant, il avait presque oublié ce pourquoi Grace était venue. Ce Milo.

« C'est vrai que ça fait loin, mon Dieu... Je me souviens aussi de mes rage quit sur Donkey Kong Country quand je mourrais 36 fois d'affilé sur le MÊME obstacle. Et toi tu te foutais bien de moi et de mon skill, on aurait dit un débutant ! Non, décidemment il faut vraiment qu'on se refasse ça. Et tu te souvens aussi de la fois où on voulait faire un gâteau pour le manger en jouant et qu'on l'avait oublié dans le four ? Les danger du jeu vidéo... Matthew avait détalé en panique, comme si la maison était en train de brûler. » Charlie rit bien franchement, un sourire jusqu'aux oreilles. Il mit une petite minute à se calmer avant de reprendre, toujours la joie dans la voix. « C'est doux ce que tu me dis. Oui, ça se passe bien, y'a parfois des soucis avec des casse couille comme aujourd'hui mais dans l'ensemble franchement ça va. Du stress, des responsabilité, mais si on n'état pas prêt à les avoir on ne ferait pas ce travail. On devait recevoir un pseudo rockeur mais finalement il s'est pas pointé, donc on va devoir trouver un truc pour combler tout à l'heure. Il marqua une pause. Ça te dit de chanter pour nous ? » puis il rit doucement, bien que, elle le savait, la proposition était sérieuse. Le sorcier avait toujours aimé jouer pour elle et l'entendre chanter pour lui, ils s'étaient d'ailleurs bien trouvé de ce côté là. Deux artistes dans l'âme ; l'une avec une voix d'or, l'autre avec des doigts exercés. Parfois il se demandait ce qui avait bien pu les empêcher de fonder un groupe rien qu'à eux.
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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Jeu 23 Nov - 13:23


Entre amis
Grace & Charlie
La jeune femme renifla fortement en entendant Charlie complimenter sa mère. Bien sûr, elle l’aimait, bien sûr, elle était reconnaissante de l’attention que Anne-Marie (car c’était son prénom) portait sur elle, et bien sûr, elle écoutait du mieux qu’elle le pouvait ses précieux conseils. Mais lorsqu’ils portaient sur sa vie amoureuse, c’était une autre paire de manche, parce que sa très chère génitrice pensait encore comme si on était encore dans les années 50, avait oublié qu’on était passé au 21ème siècle et la pressait à avoir mari et enfants au plus vite pour elle ne savait quelle raison bizarre de bienséance.

« -Oh, ne l’appelle surtout pas, sinon je vais en entendre parler pendant des semaines et tu vas la voir débarquer chez toi pour prendre tes mesures de smoking pour notre mariage qu’elle imagine toute seule dans son monde imaginaire, lui dit-elle en hochant la tête, imaginant parfaitement la scène dans sa tête.

Après avoir repris une gorgée de thé, elle reposa la tasse sur la table et s’adossa sur le canapé en ramenant ses jambes sous ses cuisses pour adopter une position en tailleur, comme à son habitude lorsqu’elle était assise.  Elle écoutait avec attention les conseils que lui donnait Charlie, car il était toujours bon de parler à quelqu’un qui avait du recul sur la situation : elle, elle y était jusqu’au cou et n’arrivait pas à ôter les détails de son esprit, pour avoir une vue plus globale. Et il était vrai que la jeune femme n’avait même pas songé au plus simple : pourquoi ne pas arrêter de se prendre la tête, l’inviter à prendre un verre et laisser faire les choses, tout simplement. Parfois, elle réfléchissait beaucoup trop.

-Tu es la voix de la sagesse, Charlie, dit-elle en riant doucement. Que ferais-je sans tes précieux conseils ? Elle fit une légère pause, comme si elle venait de prendre une décision (et c’était le cas, quelque part). Ouais, je ferais ça. Après tout, qu’est-ce que je risque à part prendre un bon gros râteau ?

Encore une fois, elle remercia le hasard de l’univers de lui avoir mis sur sa route un ami tel que Charlie, qui la soutiendrait toujours, mais qui la faisait aussi grandir. Elle qui, comparée avec Matthew, faisait preuve d’une maturité impressionnante, n’était pourtant pas si avancée que ça, en matière de sentiments. Elle avait fait confiance à trop de garçons qui l’avait déçu, et avait laissé passé beaucoup trop d’occasions qui lui feraient à jamais se demander "et si". Au final, sa relation avec Charlie, même si elle s’était déroulée il y a de nombreuses années et n’avait duré que six mois, avait été l’histoire la plus saine qu’elle ait vécu. Ils avaient décidés d’un commun accord de rompre, sachant parfaitement que s’ils continuaient sur cette voie romantique, ils finiraient par rompre leur amitié. Charlie était bien trop introverti pour le caractère vif de Grace, et puis, de toute façon, celle-ci allait partir à l’université et ne croyait pas dans les relations à distance. Dans l’esprit de la moldu, cette rupture avait été bénéfique pour les deux parties, et il n’y avait absolument aucune ambiguïté entre les deux, maintenant. Elle entendait d’ailleurs le sorcier parler avec nostalgie de ces instants qu’ils avaient passés ensemble, à s’amuser aux jeux-vidéos avec Matthew. C’était le bon vieux temps. Un temps révolu.

-Ecoute, quand t’as une soirée de libre, tu me dis, j’accoure avec ma bouteille de liqueur de fraise que ma grand-mère nous a ramené de Plougastel. Tu m’en diras des nouvelles.

Grace avait déjà hâte d’y être : une soirée comme celle là serait forcément réussie. Elle inviterait d’ailleurs Matthew, il avait bien besoin de se changer les idées. Perdue dans ses préparatifs mentaux de cette petite sauterie, elle faillit presque ne pas entendre la proposition de Charlie, et elle sursauta, totalement prise de court. Elle aimait beaucoup chanter, et elle savait chanter juste. Cependant, elle était loin d’être une professionnelle et avait l’impression que l’homme lui proposait ça plus pour lui faire plaisir qu’autre chose.

-Mais Charlie, enfin… Dis pas de bêtises, je vais pas chanter à la radio. J’ai pas envie que tes auditeurs t’écrivent des lettres d’insulte, je ne suis pas une chanteuse. »

Et le pire, c’est qu’elle ne faisait pas preuve de fausse modestie, elle ne se rendait pas compte d’à quel point elle chantait bien, même si Charlie comme son petit frère lui répétait assez souvent. Pour elle, chanter, c’était un passe-temps, un simple hobbies. Mais bien sûr, si son ami insistait, elle le ferait : car après tout, il y avait bien de choses qu’elle ne ferait pas, pour ôter une épine du pied de son premier amour.

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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Lun 27 Nov - 9:42

Charlie souriait au mieux bien que les paroles de son amie l'aient heurté. Il ne pouvait pas lui en vouloir, en réalité il ne pouvait en vouloir qu'à lui-même pour être qui il était, et ces pensées n'arrangèrent rien à son état. Mais il avait appris avec le temps à dompter ses démons, alors, bien décidé à passer un bon moment avec Grace, le sorcier balaya les images de son esprit pour ne se concentrer que sur ce qui le rendait heureux en ce moment même ; la présence de la française. Il glissa la main dans ses cheveux pour les recoiffer sommairement dans un style décontracté et des plus simple puis, avec un léger rire, il secoua la tête aux mots de son amie. Lui, la voix de la sagesse ? Elle avait toujours eu une opinion de lui bien plus haute que celle qu'il avait de lui-même ; elle voyait chez lui des qualités que lui ne voyait pas. Elle le rendait beau quand tout lui semblait moche, et c'est aussi pour ça qu'il l'aimait tant. Dans un cas comme dans l'autre il est toujours plus facile d'y voir clair lorsque l'on n'est pas concerné directement.

« Je ne sais pas si je suis sage, en revanche ce que je sais c'est que belle comme t'es, s'il te met un râteau c'est qu'il est gay ! »

Il lui arrivait souvent de songer à ce qu'il avait bien pu faire de bien pour mériter de l'avoir dans sa vie, incapable de se dire que c'était juste la vie elle-même qui était ainsi. Elle représentait tant pour lui qu'il y avait forcément une puissance divine derrière tout ça. Parfois, il la remerciait d'être son amie et d'avoir toujours été là pour l'épauler, pour l'écouter parler des heures de ses problèmes sans jamais le juger. Pour l'accepter tel qu'il était.

« Ecoute, quand t’as une soirée de libre, tu me dis, j’accoure avec ma bouteille de liqueur de fraise que ma grand-mère nous a ramené de Plougastel. Tu m’en diras des nouvelles. »

« Je te dirais ça ! Je pense que je pourrais me libérer pour une soirée. On pourrait même inviter Matthew, ça lui changerait les idées et je suis sûr que ça lui ferait plaisir. Je nous préparerait une bonne tartiflette, ce sera parfait ! D'ailleurs ta grand-mère va bien ? »

La perspective de passer une soirée avec eux le rendait de bonne humeur. C'était agréable de passer du temps avec ceux qu'il considérait comme sa famille, quand celle du sang était plus occupée. L'espace d'un instant il songea à organiser une soirée réunissant un peu tous le monde ; sa soeur et sa mère avaient toujours apprécié Grace, et cela faisait des années qu'elles ne s'étaient pas vue, alors pourquoi pas ? Contrairement à la mère de la française, la sienne n'était pas du genre à se faire des idées. Elle avait été un peu sceptique dès le départ – sans pour autant ne pas aimer Grace – et n'avait pas été surprise de leur séparation. Ils étaient trop jeune. Elle l'était, en fait, et lui devait reconstruire sa vie d'adulte, ce que sa mère avait bien compris avant eux.

Lorsque elle sursauta à sa proposition le sorcier la regarda en riant un peu, surpris de l'effet que sa demande avait provoqué. Il rit également à ses mot et secoua doucement la tête, roulant presque des yeux, un large sourire attendri au visage. Comment pouvait-elle encore douter d'elle après tout ce temps ? Combien de fois Charlie l'avait complimenté et avait été en admiration face à sa voix ? Et combien de fois elle avait su faire se dresser les poils de ses bras lorsque il l'accompagnait à la guitare ? Le musicien posa le bras derrière elle sur le canapé et pivota dans sa direction.

« Chaton. Arrête de te sous-estimer, tu as une voix PARFAITE et tu chantes mieux que tout ceux que j'ai entendu, il n'y a absolument AUCUNE raison pour qu'on m'envoie des lettre d'insultes. Je ne te proposerais pas si je ne pensais pas que tu as du talent, tu sais. Je pense même que ta voix pourrait me rapporter des auditeurs il rit doucement et la poussa tout aussi doucement Aller. Je t'assure que tu chantes magnifiquement bien, et puis je t'accompagnerais à la guitare. »
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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Mer 29 Nov - 12:26


Entre amis
Grace & Charlie
Charlie savait toujours quoi dire pour lui redonner le sourire : parfois elle se demandait s’il n’utilisait pas ses talents magiques à son encontre pour la rendre de bonne humeur instantanément, avant de se dire qu’il était bien trop gentil et sincère pour faire une chose pareille. La fille avec qui il finirait sa vie sera une personne très chanceuse, et la moldue espérait de tout son cœur que cette hypothétique belle-sœur, peut-être pas du sang, mais du cœur, aurait conscience de cette chance. Et il faudra qu’elle accepte que Grace sera toujours dans la vie de Charlie, et inversement : leur lien d’amitié était si fort que quiconque les aimerait vraiment, n’oserait jamais le briser, tant il était important pour l’un comme pour l’autre. D’ailleurs, la kinésithérapeute savait que Matthew ressentait la même chose, le suisse étant un modèle pour lui, un substitut de père vu que le sien habitait bien loin (et, si les portoloins étaient fort pratiques, ils étaient difficiles à obtenir pour les voyages internationaux, avec toutes les histoires d’autorisations, de passeports et autres formalités administratives). Elle rougit quelque peu du compliment.

-Merci… Elle réfléchit quelques instants. Mais en vrai j’y avais pas pensé. Et s’il était gay ? Il semblait vraiment très proche de son ami Irvin.

Elle aurait été bien loin de le juger, elle qui avait toujours supporté son frère depuis qu’il avait fait son coming out, à seulement 12 ans. Son frère avait toujours su qui il était, et n’avait jamais voulu aller le cacher. Mais c’est vrai qu’elle serait… déçue, si Milo s’avérait être de l’autre bord. Et c’était un euphémisme. Après tout, elle n’allait quand même pas lui poser la question, cela serait non seulement déplacé mais vraiment étrange. Comment allait-elle faire ? Elle se promit d’enquêter du mieux qu’elle pourrait.

« -Matthew s’invitera tout seul, de toute façon, surtout si on parle de fromage fondu ou de gras en général, dit-elle en rigolant doucement, pour se changer les idées de ces pensées. Mémé va bien, comme d’habitude : elle nous enterrera tous, j’ai jamais vu une centenaire aussi en forme. Ça doit être les embruns bretons, ça.

Comme toujours lorsqu’elle parlait de sa famille, son ton se faisait doux et un peu nostalgique, elle qui avait décidé d’habiter dans une ville bien éloignée d’eux. La famille de son père était certes anglaise, mais seule sa tante, une femme légèrement cintrée, était encore en vie et habitait encore dans le pays : du côté de sa mère, tout le monde était en France, certains près de la capitale, d’autres s’étaient installés dans le sud-est, mais la plupart tenaient toujours le fief breton natal. Sa mère d’ailleurs la pressait souvent de s’installer dans l’hexagone pour qu’elle puisse profiter de ses petits enfants, parfait exemple de son continuel chantage affectif : Grace s’empressait de lui rappeler qu’elle n’avait personne dans sa vie, qu’elle n’était certainement pas enceinte, et que, de toute façon, c’était elle qui décidait de son lieu d’habitation, et personne d’autre.

Lorsque Charlie continua de chanter les louanges de sa voix, en accentuant le fait qu’elle devait faire ça pour lui, pour sa radio, pour son projet. Ce n’était pas qu’elle ne voulait pas chanter, loin de là : elle adorait ça. Mais elle ne pensait pas avoir ce qu’il fallait pour devenir chanteuse, et elle était de toute façon heureuse dans son métier. Son talent resterait à jamais cloitré aux salles de karaoké et aux jams qu’elle faisait de temps en temps avec son meilleur ami. Cependant, pour cette fois, elle accepta, devant tant d’insistance, et surtout grâce à l’utilisation de son surnom, souvenir d’un temps maintenant bien lointain.

-Très bien… Mais c’est bien parce que c’est toi hein. Et je dénie toute responsabilité en cas de gens mécontents venant toquer à ta porte.

Elle se leva pour masquer sa gêne évidente, elle qui n’avait vraiment pas l’habitude d’exposer sa voix à des inconnus. Cette timidité ne serait que passagère, comme toujours pour elle, mais pour l’instant, son teint était devenu d’un rouge assez soutenu, ses pommettes saillantes ressortant encore plus de par sa nervosité. Charlie saisit sa guitare et elle le suivit jusqu’au studio, en essayant de souffler pour se calmer.

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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Mar 19 Déc - 10:46


Charlie était le cul entre deux chaises. D'un côté il voulait garder Grace pour lui et de l'autre il ne souhaitait que son bonheur, même si cela devait, quelque part, le faire souffrir. Il espérait au fond de lui que, si Grace avait eu plus qu'un crush pour Milo, le concerné ne soit pas gay car ça anéantirait toute les chances et tout les espoirs de sa sœur de cœur, et ça, il ne pouvait l'accepter. Il était prêt à partir en guerre pour elle, et s'il le fallait, à violenter Milo  pour qu'il succombe à ses charmes. Ce qui n'était pas une solution en soi, certes. Mais il aurait tout fait pour elle. Son bonheur passait par celui des gens qu'il aimait, depuis toujours, et s'il y avait eu des périodes où il s'était éloigné pour se retrouver, rien n'avait changé.

« Ça ne veut rien dire tu sais. Regarde toi et moi. On est très proche et pourtant pas une seule seconde tu ne penserais à coucher avec moi, je suis comme ton frère. C'est un sexe à part entière. » et il hocha la tête doucement, arborant une mine sérieuse et stoïque malgré son envie de rire... ou de pleurer. Ou un peu des deux.

Ce n'était pas véritablement son cas, à lui. Non pas qu'il rêvait de coucher avec elle, elle était aussi comme sa sœur, mais il lui arrivait  parfois de repenser au passé, à leurs étreintes torrides et à ces nuits qu'ils passaient à s'aimer un peu trop. Il se rappelait de détails autrefois grisants mais aujourd'hui douloureux, et si on lui posait la question de savoir s'il pourrait coucher avec elle, il hésiterait en son fort intérieur. Sa bouche mentirait pour préserver les apparences, mais son cœur lui, non. Mais ça il ne l'avouerait jamais, à personne. C'était de ces choses futiles qui pouvaient se retourner contre lui, dans la lignée des bêtises qu'il avait fait par le passé et qu'il regrettait aujourd'hui.

« On pourrait aussi lui parler de fromage fondu APRÈS l'avoir mangé, si on veut être des salopes. Pour toute ces fois où il s'est bien foutu de nous il laissa s'échapper un rire franc. Et je suis sûr que ta grand-mère a du sang sorcier. Tu sais que chez nous c'est fréquent de dépasser la centaine d'années ? Je suis étonné que les chercheurs ne se soient jamais penché dessus. Ou bien sans doute le font-ils en secret. Ou peut-être est-ce en vérité vraiment lié aux embruns bretons et dans ce cas ta grand-mère enterrera même les vieux chênes de ton village; » et il ri de nouveau.

Il lui arrivait de se demander, parfois, jusqu'à quel âge il vivrait lui-même, et ça lui faisait peur. Bien-sûr il souhaitait vivre le plus longtemps possible et la perspective de devenir centenaire, voir plus, l'enchantait, mais d'un autre côté cela signifierait perdre un par un les êtres qu'il aimait, à commencer par sa mère. Il avait toujours eu une relation particulière avec elle, fusionnelle, et il ne pouvait ne serait-ce qu'un instant imaginer la vie sans sa présence, sans sa chaleur qui réchauffait ses moments les plus froids, qui avaient toujours su le réconforter. Et puis il y avait Grace. Jusqu'à quel âge vivrait-elle ? Et qu'est-ce qu'il deviendrait le jour où elle ne serait plus là pour l'épauler, pour lui dire que tout va bien lorsque tout semble aller si mal ? Il avait souvent la même réflexion, sans jamais penser qu'il pourrait tomber amoureux de quiconque et finir sa vie avec quiconque. Mais il ne fallait pas se laisser abattre si facilement, ni maintenant ni jamais. Fort heureusement la suite de leur conversation le mit en joie et il oublia rapidement ses idées noire.

« Je ne me fais aucun soucis. Si tu n'es pas faite pour chanter eh bien j'accepte volontiers de changer de métier. les deux filèrent au studio, et le suisse se tourna vers elle. Détend toi mon chat, on peut faire plusieurs prise si tu ne te sens pas de chanter en direct, tu n'as aucune raison de stresser, tu chantes juste et bien. il marqua une pause. Tu as une idée de chanson ? »

Le sorcier poussa l'épaisse porte du studio après avoir fait signe à un collègue de bien vouloir rentrer dans la pièce d'enregistrement, et il laissa passer son amie devant, refermant ensuite derrière elle. Si seulement elle pouvait être aussi confiante qu'il l'était.
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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Jeu 21 Déc - 13:35


Entre amis
Grace & Charlie
Elle réfléchit quelques instants avant de répondre, de manière totalement posée et naturelle, laissant échapper un petit rire qui démontrait à quel point elle était sûre et certaine de ce qu’elle disait.

« -C’est pas faux, je veux dire, coucher avec toi ce serait comme… si c’était avec Matthew quoi… Rien que d’y penser, ça me dégoûte ! Ça serait probablement la même chose pour Irvin et Milo.

Car il n’y avait aucun doute dans l’esprit de Grace, pas de retour en arrière possible. Charlie c’était son grand-frère, son confident, probablement l’être qui la connaissait le mieux au monde. Mieux encore que son frère de sang, parce que parfois, il y avait des choses dont elle ne pouvait pas parler avec Matthew, surtout vu son caractère parfois… sardonique. Et c’était sûr, dans son esprit, qu’il en était de même pour le suisse, qu’aucune ambiguïté ne subsistait : certains parleraient d’œillères, d’autres d’une profonde naïveté, mais c’était simplement une confiance aveugle qu’elle portait envers lui. C’est la raison pour laquelle elle ne s’attarda pas sur la question, passant facilement à autre chose.

-Oh mais c’est si méchant ! lui dit-elle en gloussant. Tu sais, c’est un crime de lèse-majesté que de se mettre entre un français et son fromage. Il serait en droit de t’assassiner, selon la loi française, et je ne pourrais rien faire pour l’en empêcher.

Ça lui faisait tellement de bien de rigoler avec Charlie, sans penser aux conséquences ni à tous les convenances sociales. Elle pouvait juste être elle-même, pleinement, et surtout ne pas se prendre la tête. Elle qui avait grandit en entendant tous les jours de plus sourire, de ne pas manger autant pour ne pas grossir, de rester bien polie, de toujours s’apprêter avec soin et de respecter l’autorité masculine, sa mère étant apparemment restée bloquée au 19ème siècle, c’était une véritable bouffée d’air frais que de ne pas devoir constamment jouer un rôle. Bien sûr, depuis qu’elle vivait seule, et ça faisait un petit moment maintenant, elle ne ressentait plus ce besoin pathologique de correspondre à l’image parfaite que sa mère aurait voulu qu’elle soit, mais on ne pouvait pas changer à 100% les bonnes vieilles habitudes.

Alors qu’elle suivait Charlie jusqu’à la cabine d’enregistrement, elle ne pouvait s’empêcher de se tordre les mains dans son dos, stressée à l’idée de décevoir son ami plutôt que de chanter en public. Elle avait été si contente que le sorcier trouve un projet dans lequel il était vraiment passionné, et vraiment fière de le voir y arriver haut la main : elle se serait détestée si elle pénalisait ce rêve en faisant une fausse note. Ce n’était pas une simple soirée karaoké ou un duo improvisé lors d’un moment spécial, non, c’étaient de vrais gens qui allaient l’entendre et la juger elle, mais aussi Charlie, qui lui avait donné l’opportunité de chanter dans sa radio.

-Pourquoi pas « Somewhere over the rainbow » ? C’est un peu daté mais ça reste un classique, je suis sûre de pas me tromper dans les paroles comme ça ! Et puis c’est facilement adaptable à la guitare… »

Cette chanson avait aussi un symbolisme particulier pour elle, qui regardait le Magicien d’Oz lorsqu’elle était enfant et que Matthew n’était qu’un bébé. Elle représentait en quelque sorte son innocence perdue, un passé révolu qu’elle ne pouvait s’empêcher de regretter, car tout y était bien plus simple. Elle ne s’inquiétait pas constamment, à l’époque, de l’état de santé de son frère, et ne craignait pas pour sa vie, au contraire, tant il braillait à pleins poumons dans toute la maison, la tenant éveillée alors qu’elle devait se rendre à l’école le lendemain. Elle ne s’inquiétait pas, non plus, de ses histoires de cœur parce qu’elle trouvait à l’époque que les garçons, c’était beaucoup trop nul. C’était quelqu’un de nostalgique, Grace, elle, qui conservait des centaines de photos sur ses murs pour que ses souvenirs ne partent pas trop vite.

Elle s’installa devant le micro que lui montra Charlie et, toujours un peu nerveuse, elle mit le casque sur ses oreilles. Il était épais et molletonné, parfait pour l’enregistrement, et Grace pouvait à peine s’entendre parler lorsqu’elle le portait, sans même parler de la voix des autres. Tout ce qu’elle pouvait discerner clairement, c’était les premières notes de guitare que commençait à jouer son meilleur ami, et qui commençaient à envahir ses oreilles. Elle ouvrit la bouche, ne se posa plus de questions, et chanta. C’était si naturel chez elle, si inné. Ses yeux étaient fermés, bien qu’elle ne se rappelait plus de quand exactement elle les avait clos, et sa voix, claire, presque cristalline, résonnait dans la pièce, sans qu’elle ne se rende compte de sa beauté.  

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Mar 9 Jan - 21:45


« Oh mais c’est si méchant ! Tu sais, c’est un crime de lèse-majesté que de se mettre entre un français et son fromage. Il serait en droit de t’assassiner, selon la loi française, et je ne pourrais rien faire pour l’en empêcher. »

Et il rit volontiers, habile dans l'art de soustraire ce qu'il ressentait aux yeux de son entourage ; même à ceux de Grace. Car si elle le connaissait mieux que quiconque, et même si elle avait vu ce qu'il pouvait être dans ses pires moments, Charlie pouvait se montrer stoïque dans n'importe quelle situation, et cela incluait celle où son coeur semblait souffrir de constriction et celle où la honte l'étourdissait, l'électrocutait. Les mots qu'elle avaient prononcés remirent le sorcier à sa place. C'est mieux comme ça s'était-il dit, et si dans l'immédiat la clarté de son esprit était altérée, nul doute qu'il y verrait plus clair la tête reposée et qu'il se ferait à cette réalité pas si nouvelle. Nul doute aussi qu'il le prendrait bien, mais il lui faudrait un peu de temps. Tant qu'elle restait à ses côtés, qu'elle l'aimait, tout allait bien.

« Mince, j'étais pas au courant. Tu me sauves la vie chaton ! Tu penses que je pourrais faire appel à l'article 24-1 du code civil Suisse ? Toute rixe pourra être réglée aux yeux de la loi par un versement de chocolat de la part de l'agresseur à hauteur du poids de la personne lésée. Dans tout les cas mieux vaut y avoir recourt AVANT qu'il ai réussi à piquer de la bouffe, ou bien il va me ruiner. Pas tout les suisses sont riches, contrairement à ce qu'on pense ! »

Une fois dans la salle d'enregistrement, le sorcier fit signe à l'ingénieur du son de se tenir prêt, et il prit place sur l'un des tabourets matelassés présent dans la pièce, se mettant en position avec sa guitare posée sur sa cuisse. Son regard se glissa sur sa meilleure amie et il lui offrit un sourire qui se voulait rassurant, doux comme à son habitude. Le tatouage qu'il portait n'était pas un hasard. Charlie était un véritable gros nounours, et rare étaient les fois où les traits de son visages s'articulaient en quelque chose de menaçant. Il s'assura qu'elle était prête puis, doucement, se mit à battre la mesure avec le pied pour se donner le rythme. Et, un peu avant qu'elle ne commence, ses doigts s'articulèrent gracieusement sur les cordes de laiton aux notes chaude et sans tâche. Le musicien se laissa aller aux sons et à la voix si cristalline de celle qu'on aurait pu prendre pour une chanteuse professionnelle, continuant de battre la mesure avec son pied, et laissant sa tête lentement bouger sur le rythme de la chanson. Dès les premières secondes sa peau se sensibilisa, ses poils se dressèrent, et tout son corps fut prit d'une vague enivrante de chaleur. Ce n'était pas la première fois qu'il jouait pour elle et qu'elle chantait pour lui, mais à chaque fois qu'ils le faisaient, Charlie ressentait les même choses. La musique était pour lui plus qu'une passion, il la vivait, la ressentait, elle avait des couleurs et des mots qui lui étaient propre. Elle le touchait en pleins coeur, et lorsque elle traversait la barrière des lèvres de Grace, tout était comme effacé. Elle était une partie de lui, et sa voix, ce qu'elle donnait, donnait lieu à une véritable catharsis. Il pouvait la regarder et se dire "ici, nous ne faisons qu'un"

De couplet en couplet Charlie voyageait, adaptant l'intensité des notes de sa guitare selon celles de la chanson. Il n'était plus dans le studio d'enregistrement qu'il avait bâti, ni même en contact avec le sol. Il était là où Grace l'emmenait, quelque part entre la félicité et l'impesanteur. Alors, quand la française arriva à la fin de la chanson, il ressentit comme une vague peine noyée dans un océan de calme, et ses doigts se détachèrent de l'instrument pour laisser mourir les dernières note.
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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Mer 10 Jan - 10:57


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Grace & Charlie
Leurs éclats de rire pouvaient s’entendre à travers les murs, tant ils se souciaient peu des convenances, lorsqu’ils étaient avec l’autre. Car c’était là la force de leur amitié : ils se comprenaient et, ensemble, ils pouvaient être eux-mêmes, sans penser aux jugements extérieurs des gens soit disant bien pensants. C’était probablement la raison pour laquelle, lorsqu’on les observait, on pouvait aisément les imaginer en couple, avec ces surnoms qu’ils se donnaient, cette intimité qu’ils partageaient, et même la façon dont ils se regardaient, avec une affection qu’on aurait pu croire amoureuse si on ne les connaissait pas.

Mais maintenant qu’ils se trouvaient dans la petite cabine d’enregistrement, et que les accords de la guitare résonnaient aux oreilles de Grace, l’ambiance joyeuse, presque enfantine, avait changée du tout au tout. La moldue se sentait stressée, mais elle pouvait sentir la présence de Charlie près d’elle, et c’était le gage qu’elle était en sécurité, auprès de quelqu’un qui la soutiendrait toujours, coûte que coûte. Elle souffla doucement le plus loin possible du filtre anti-pop, pour que le micro ne capte pas les petits sons qu’elle pouvait émettre avant que la chanson ne démarre, et puis les notes commencèrent à sortir de sa bouche, familières, instinctives. Elle se laissa porter par le son, faisant résonner le sens des paroles dans chacune de ses phrases. "Somewhere over the rainbow, skies are blue, and the dreams that you dare to dream really do come true." La kinésithérapeute se demandait si c’était vrai, si ses rêves pourraient un jour se réaliser, si seulement elle avait un peu de courage. Pourrait-elle réellement trouver le remède pour la sclérose en plaques, existait-il seulement, ou se berçait-elle d’illusions ? Car elle ne pouvait imaginer un monde sans Matthew et son sourire, un futur sans son petit frère pour faire des blagues stupides lors des moments terriblement sérieux, ou pour faire sa tête de mule lorsque Grace lui donnait des conseils qu’il ne comptait absolument pas suivre. Bien sûr, la maladie auto-immune n’était pas mortelle, mais elle savait de quoi son petit frère serait capable si un jour il se retrouve coincé dans son propre corps, à se faire entretenir comme un enfant ou un vieillard, sans avoir un seul moment où il se sentirait un tant soit peu normal. Elle le savait, et c’était ce qu’elle redoutait le plus. Alors elle essayait de lui faire garder le sourire, un tant soit peu, oubliant sa propre douleur qui lui étreignait la poitrine, et se focalisant sur ses besoins à lui. Elle était comme ça, Grace.

Elle ne se rendit compte que la chanson était finie seulement après de longues secondes de silence où, les yeux fermés, elle se laissa aller à sa propre mélancolie. En ouvrant les paupières, quelques larmes coulèrent sur sa joue, sans qu’elle ne puisse rien faire pour les en empêcher. Parce que c’était stupide, n’est-ce pas, de se laisser aller à une telle tristesse, simplement à cause de ce qu’une chanson pouvait nous faire ressentir ? A l’aide de sa manche, elle essuya son visage et se tourna vers Charlie en essayant de masquer son trouble. Elle intima à sa voix de ne pas trop trembler lorsqu’elle lui adressa la parole.

« -Voilà, ça allait j’espère…

Elle ôta le casque, qui semblait immense par rapport à sa toute petite tête, et le posa délicatement sur le pied de micro, comme elle avait pu le voir faire dans des films, ne se sentant vraiment pas à sa place, comme si elle n’était qu’un sale imposteur qui volait la place de quelqu’un de bien plus capable et talentueux qu’elle. Grace se maudit silencieusement. Pourquoi était-elle si sensible ? A pleurer en chantant, et à se sentir totalement nulle à chaque fois qu’elle était un tant soit peu mise en avant ? Ses yeux, un peu piteux, cherchèrent ceux de son meilleur ami, et c’était plus fort qu’elle, elle craqua. Les quelques larmes qui ornaient auparavant son visage furent rejointes par une myriade d’entre elle, et elle se précipita dans les bras de Charlie, qui eut à peine le temps d’écarter sa guitare du chemin. Elle essayait tellement d’être forte, et elle y arrivait relativement bien en présence de Matthew, mais les vannes avaient été ouvertes, et il était difficile de les refermer.

-Je suis désolé je… hoqueta-t-elle, entre deux sanglots étouffés par l’épaule de Charlie. Je ne sais même pas pourquoi je pleure autant je… tu sais Charlie j’ai si peur, si… tu imagines si Matthew… »

Et ses paroles étaient remplies d’incohérence, car elle était trop bouleversée pour faire un tant soit peu de sens. Elle qui avait pratiquement élevée son frère, dont elle avait toujours été si proche… Le voir souffrir était bien plus difficile pour elle, que si elle était elle-même atteinte de son mal.  

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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Ven 26 Jan - 20:29


La gorge du musicien s'était serrée sous l'émotion. Oserait-il un jour ne serait-ce qu'espérer pouvoir chanter avec autant de force qu'elle ? Avec autant de pureté ? Elle lui avait tout appris de cet art, ou du moins s'était employée à tout lui apprendre, à lui donner des techniques pour se perfectionner ; et ça avait porté ses fruit. L'on ne pouvait pas dire qu'il n'avait pas une belle voix et de la présence lorsque il chantait, tout comme il était impossible de nier qu'il était doué, oui mais voilà, à côté d'elle, il n'était qu'un débutant, et s'il l'avais toujours admirée pour son talent, depuis qu'il avait compris à quel point le chant était un art véritable il la respectait encore plus. Charlie était ailleurs, et il mit une poignée de seconde à revenir à la réalité, possiblement même qu'il s'était attardé sur ses douce pensée plus que de raison tant il ne s'était pas aperçu tout de suite du plus important ; une larme venait de couler sur la joue de sa soeur. L'instant glissa entre ses doigts sans qu'il ne puisse l'attraper ; sans qu'il ne puisse le saisir et tordre le cou aux maux de la française avant qu'elle ne les laisse l'envahir « Voilà, ça allait j’espère… », non seulement elle, mais lui aussi, par capillarité ; par le proximité d'un coeur éponge et d'un autre saturé de larmes retenue. Il ne connaissait pas les raisons de ce craquage soudain, mais ce qu'il savait, ce qu'il connaissait à ce moment précis, c'était l'empathie. C'était un éclat de sa douleur, venu se ficher dans les interstices de son armure. Car s'il était vrai que le suisse avait appris à se protéger, Grace restait l'un de ses plus gros point faible et il n'avait ni la possibilité ni l'envie de se fermer, il vivait ses moments difficile avec elle et passait toujours au-dessus avec elle.

En une seconde, ou peut-être dix, le suisse avait été plongé dans un souvenir qui remontait à des années en arrière, hétérogène, tant les mots et les ressentis étaient encore vif là où le temps et les détails insignifiant étaient vaporeux. Il s'était remémoré la première fois qu'il l'avait vu craquer ; la première fois qu'elle s'était laissée aller à pleurer devant lui au fil d'une discussion à coeur ouvert, elle dans ses bras et lui perdu au plus profond de ses doute de jeune femme. Lui, sur le champ de bataille à ses côtés face à ses démons qui, tout d'un coup, n'étaient plus si terrifiant lorsque il n'y avait plus seulement une jeune adulte dans l'équation, mais aussi un ami fidèle qui avait acquis de l'expérience de la maturité. Il ne l'avait pas laissée tomber, et depuis ce soir là, rien n'avait changé. Pas une seule fois il ne lui avait fait défaut, et cette unique larme le lui avait rappelé.

Le musicien se débarrassa de son casque avec beaucoup moins de soin que la française et il posa les yeux sur elle, inquiet, se défaisant de son instrument. Aucune question ne put franchir la barrière de ses lèvres ; il fut coupé dans son élan par une étreinte de sa soeur qui, à présent, était en larmes. Son coeur se brisa un peu plus et il passa instinctivement les bras autours d'elle pour la serrer avec une force imprégnée de la plus pure des tendresses, « Je suis désolé je… » une main dans son dos et l'autre derrière sa tête « Je ne sais même pas pourquoi je pleure autant je… tu sais Charlie j’ai si peur, si… », caressant distraitement ses cheveux « tu imagines si Matthew… »

Il n'était pas difficile de comprendre là où elle voulait en venir avec Matthew, Charlie était autant concerné qu'elle l'était sur le sujet. Certes ils n'avaient pas le même sang, et jamais il ne prétendrait que la relation qu'il avait avec le jeune homme pouvait égaler celle qu'il avait avec sa soeur, mais ils étaient tout de même proche, lui qui l'avait vu petit. Après tout, avait-on besoin de partager le même sang pour se sentir concerné ? Sa peur n'était rien face à celle de Grace, mais elle était tout de même là, acoquinée avec une colère grandissante. C'était injuste ce qui arrivait à Matthew, et s'il l'avait accepté dès le départ, il n'en était pas moins furieux contre la vie ; contre tout ce qui avait fait que, aujourd'hui, le français était menacé de finir en fauteuil roulant. La pression de ses bras se fit plus présente, plus rassurante, comme si quelque part il voulait la tenir pour ne pas qu'elle tombe, comme si, quelque part, s'il ne pouvait porter ses douleurs à elle, il pouvait la porter elle. « Je sais Grace, je sais... J'ai peur moi aussi, mais il n'arrivera rien à Matthew, tu m'entends ? J'ai confiance en la médecine » et sa main continua de doucement caresser les cheveux de la moldue « L'alliance des connaissances moldue et magique fait des merveilles. Et puis il est encore jeune, il n'est menacé de rien... Il ne faut pas penser à ce genre de choses, parce que si ça arrive, de toute façon, on ne pourra rien y faire. Il faut... seulement garder confiance. Mais je comprends » et sa main continuait de caresser doucement les cheveux de Grace « Laisse-toi aller. », le suisse la berçant tout aussi doucement et lentement.

Le sorcier n'avait pas songé à ce qui pourrait réellement arriver à Matthew, qu'il pouvait un jour en venir à être coincé dans un lit, et ce n'est qu'après avoir parlé que cela lui vint à l'esprit. Mais même là il avait confiance en la technomagie ; même là il restait optimiste. Après tout, qui aurait pu dire si oui ou non il n'y aurait pas d'exosquelette magique dans le futur ? Tout allait si vite qu'il y avait fort à parier que cela voit le jour rapidement pour les personnes handicapée, et cela le soulageait d'y croire ; de le savoir. Il restait optimiste parce qu'il n'avait pas d'autres choix. Tout ce qu'ils avaient face à la maladie de Matthew c'était du courage, de la force et de l'espoir. Charlie se refusait à baisser les bras.
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MessageSujet: Re: Entre amis ft. Charlie Weiss   Mer 31 Jan - 8:35


Entre amis
Grace & Charlie
Et dans les bras de son meilleur ami, celui qui l’avait toujours soutenu dans les moments les plus sombres et les plus remplis de doute, elle pouvait se laisser aller à ses pleurs. C’était des larmes qui résultaient d’émotions retenues depuis trop longtemps, de sourires qu’elle avait placée sur son visage pour déguiser sa détresse et garder sa façade constante de femme forte et indépendante, qui pensait aux autres avant elle-même. Des larmes dures, froides, et lourdes de sens. Heureusement, et comme toujours, Charlie disait les mots qu’il fallait. Ni trop paternalistes, ni trop violents, ils rappelaient à la française à quel point il était toujours là pour elle et, quoi qu’il advienne, le pire comme le meilleur, il ferait toujours parti de sa vie et la soutiendrait. L’inverse était tout aussi juste, d’ailleurs : si on voulait Charlie, on adoptait Grace, qu’on le désire ou non, car il y a de ses amitiés qui sont bien trop importantes pour être brisées, quelles que soient les raisons.

Toutes les paroles du suisse étaient justes, et ça, la moldue le savait bien. C’était la première à chercher du côté de la technomagie pour trouver un remède au mal de son frère, et la première à croire qu’une solution était possible. Alors pourquoi ce déferlement de larmes soudain ? La logique ne pouvait pas l’expliquer réellement. Grace savait juste qu’elle s’était senti au plus mal, comme si tout ce qu’elle traversait en ce moment n’était que le résultat malheureux d’un enchainement de mauvais choix de sa part, et qu’elle ne pouvait que se blâmer elle-même et personne d’autre : c’était probablement faux, probablement la faible opinion qu’elle se portait qui parlait, mais tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle pouvait compter sur son frère de cœur pour la consoler, encore et toujours. Une constante de soutien dans sa vie.

Elle ne sut pas combien de temps exactement elle resta calfeutrée dans son étreinte, elle minuscule dans ses bras, mais lorsque les larmes commencèrent à se tarir, elle eut l’impression qu’un poids immense s’était ôté de sa poitrine, comme si elle était bien plus légère. Grace s’écarta de lui avant de planter ses yeux dans les siens, le visage encore trempé et les yeux gonflés par ses pleurs. Pourtant, elle souriait.

« -Tu as raison, comme toujours. Je me demande ce que je ferai sans toi…

Son attention fut captée par un mouvement dans le coin de la pièce, et, derrière la vitre d’enregistrement, elle vit l’ingénieur du son qui les regardait de manière gênée, faisant mine de toucher des boutons et de procéder à des réglages qui n’avaient pas lieu d’être. La moldue fut contrite du spectacle navrant qu’elle avait offert à un parfait inconnu, et, comme à son habitude, se maudit intérieurement de sa sensibilité maladive, mais ne put s’empêcher de pouffer devant l’air si faussement désintéressé de l’ingénieur du son, qui était très mauvais comédien (de plus, comme Charlie et elle avaient l’habitude de parler français ensemble, il n’avait pas dû comprendre un mot de ce qu’ils disaient). On pouvait voir que l’orage était passé, qu’elle avait retrouvé sa bonne humeur habituelle. Comme toujours si solaire, si radieuse.

-Bon, vaut mieux qu’on sorte d’ici si tu veux pas que je continue de vous casser les oreilles avec mes chansons ou que je recommence à pleurer comme une madeleine d’un coup, sans raisons, blagua-t-elle avec second degré. De toute façon, j’ai déjà pris beaucoup trop de ton temps avec mes histoires, tu dois avoir du travail à faire. Tu viens chez moi vendredi soir ? Je ferai des crêpes.

Ils avaient la chance d’habiter juste à côté l’un de l’autre, et de pouvoir se rendre régulièrement dans leurs appartements respectifs pour partager leur amour de la nourriture et quelques parties de jeux-vidéos. Parfois, Matthew se joignait à eux lorsqu’il était sur Atlantis, mais il avait tendance à rester cloitrer chez lui, à Londres, depuis quelque temps : elle lui proposerait néanmoins de les rejoindre, pour lui changer les idées.

-Quoi qu'il en soit, tu viens, tu n’as pas voix au chapitre en fait. Tu manques à Camembert, il n’arrête pas de me demander de tes nouvelles.

Elle saisit son sac qu’elle avait déposé dans un coin de la pièce, recherchant nonchalamment dedans une pince à cheveux, qu’elle passa dans ses mèches en formant un chignon négligé. Elle passa ensuite la lanière par dessus sa tête, et jeta un dernier coup d’œil à Charlie, lui souriant de toutes ses dents et se disant encore à quel point elle avait de la chance de l’avoir dans sa vie.

-A la prochaine, nounours. Merci pour tout. »

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