Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit
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MessageSujet: Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit   Mer 1 Nov - 8:49

Charlie Lothar Weiss
Informations civiles
Nom : Weiss - aucun rapport de près ou de loin avec le chocolat
Prénom(s) : Charlie Lothar. Il alterne entre les deux dépendamment de la situation
Date de naissance : 5 novembre 1966
Âge actuel : Bientôt 35 ans
Origines : Suisse
Métier, cursus : Gérant de radio
Alignement politique : Inquiet. Il est progressiste mais émet malgré toutefois quelques réserves. Disons qu’il sait que la connaissance entraîne des dérives, mais qu’elle n’est pas elle-même maléfique. Au contraire.
Informations Magiques
Statut de sang : Né moldu officiellement
Baguette : Bois de rose et plume de queue d’oiseau-tonnerre, 24cm, plutôt rigide. Cela fait bien des années qu’il n’y a pas touché
Préjugés : Les gouvernements veulent seulement créer des armes, l'alliance de la magie et de la technologie ne leur est utile qu'à des fins néfaste pour la population
Patronus : Un ours kodiak ou bien un moineau. Il n’a jamais réussi à matérialiser davantage qu’une vague forme qu’il ne saurait décrire. Un patient particulièrement intéressant pour un psychologue adepte du test de Rorschach
Épouvantard : Un détraqueur. Ses rare rencontre ne se sont jamais bien passée. Doux euphémisme pour dire que son patronus n’a jamais été assez puissant pour le préserver de la torture engendrée par ces créatures
Miroir du Riséd : Lui, une petite fille dans les bras et une femme à ses côtés
Ancienne école/maison : Aucune

Descriptions
Caractère de votre personnage
Colérique & calme × La colère. Certainement le plus honteux de ses traits de caractère. Avec le temps il a appris à la maîtriser, si bien que son entourage le qualifie de calme à tendance autoritaire, mais il n'en reste pas moins qu'il lui est difficile parfois de lutter contre elle. Il peut aussi se montrer véritablement calme, se surprenant quelquefois lui-même, mais seul lui voit véritablement la différence. Ou peut-être pas ?

Introverti × Moins il y a de monde, mieux c'est. Une soirée festive est pour lui synonyme d'épuisement mental et de mauvaise humeur ; qu'importe qu'il soit avec des amis ou non. Mieux vaut le laisser aller vers les autres que l'inverse. Son espace vital est sacré.

Romantique & rêveur × Il rêve de partir loin, il fantasme d'une aventure d'une vie qui le mènerait aux confins de lui-même ; d'une romance passionnée, d'un amour éternel digne des plus grand romans. Il rêve de voir, de découvrir, d'aimer ce qu'il y a au-delà de ce que l'on a bien voulu lui montrer

Discret × L'on ne le remarque pas par sa propension à s'étendre en paroles. Il patiente et il écoute peint d'une mine placide, parfois absente, et de son regard des plus innocent et tendre.

Franc et honnête × Il a appris avec le temps à n'en faire une qualité, bien que toujours peu diplomate. Il ne prendra pas la parole pour des futilités, mais s'il juge un comportement indécent il ne se privera pas de le dire, que ça plaise ou non.

Combatif × Des années à se penser différent ont forgé un caractère fort, qui se traduit par une combativité exemplaire. Avec le temps il a appris à choisir ses combats, mais il reste malgré tout des vestiges important de l'époque où il pouvait débattre des heures et passer autant de temps sur une tâche qui lui tenait à coeur.

Curieux × De tout temps Charlie a eu la passion des choses ; de la connaissance. Il s'intéresse à à peu près tout, quel que soit le domaine. S'il ne comprend pas il persévère seulement, malgré une colère certaine qui le freine plus que ce qu'elle ne l'aide, plutôt que poussé par la joie de se surpasser. Ça, ça vient bien après.

Doux & bienveillant × Son comportement ne trompe pas, bien qu'il puisse paraître rustre au premier abord. Ce n'est rien d'autre que de l'introversion et une forme de timidité, pour ne pas parler de pudeur. Parfois, sa douceur est forcée pour ne blesser personne, ce qui au fond revient à la même chose ; il ne souhaite que le bonheur d'autrui.

Jamais il n'oubliera ce que la colère et la méchanceté peuvent causer.

Désobéissant × A-t-on vraiment besoin de l'expliquer ?

Dominant & indépendant × Lorsque l'on découvre cette facette de sa personnalité, il n'y a pas beaucoup d'alternative ; soit l'on s'est attaché à lui et l'on accepte qui il est, soit on se heurte à sa manie de vouloir contrôler les choses. Il n'a jusque là rencontré personne qui a su adoucir son côté de leader. Mais qui sait, peut-être qu'Atlantis le changera.

Parfois condescendant × Un effet de son manque de patience. Il fait attention mais il reste un humain malgré tout, avec ses bons et ses mauvais côtés. Qui peut lui en tenir rigueur ?

Sensible et anxieux × Encore une chose qui ne se voit pas au premier regard, bien cachée derrière son mètre quatre-vingt-dix, mais il est un homme qu'il est facile de heurter. Un trait qui entre parfois en conflit avec la dominance et la combativité, ce qui est loin de ne pas le faire souffrir dans certaine situations.

Conciliant × Il pardonne facilement et est plutôt souple avec autrui, ce qui n'est pas forcément sans coût. Il n'exige jamais rien qu'il ne peut faire lui-même, et en cela il lui est facile de s'agacer lorsque la personne - dépendamment de la personne - n'y arrive pas. Il ne lui en tient pour autant pas rigueur et peut faire preuve de patience et de douceur.

Autres informations
- Possède deux tatouages ; une trace de patte d’ours et une chouette. Le premier a une signification toute particulière pour lui, mais si on lui demande il répondra seulement qu’il trouve ça esthétique et représentatif de qui il est : un gros nounours
- 1m90
- Apprécie tout particulièrement les pâtisserie à base de fruit, telle que les tartes aux pomme ou les clafoutis. C’est un bon vivant, et il n’est pas rare de le voir avec un bedon tout rond pendant les fêtes de noël
- Passionné de musique. Il joue d’ailleurs de la guitare et aimerait assez fonder un groupe.
- Il a un chat des forêt norvégienne nommé Brunehilda, et il aimerait beaucoup avoir un chien pour lui tenir compagnie le soir au coin du feu. Il s’arrête d’ailleurs toujours dans la rue lorsque il en croise un pour le caresser
- C’est un rêveur, il n’est pas rare de le voir assis dans un parc en train d’écrire ou de jouer de la guitare. Il aime la poésie, les belles chose.
- Passionné de musique.
- A récemment lancé sa propre radio
- Passionné de musique
- Participe souvent à des oeuvres de charité, surtout lorsque cela concerne le médical
- Charlie a en horreur les débats stérile ; pain au chocolat ou chocolatine ? Et si vous alliez jouer à pipi-caca ailleurs les enfants ? On dit pain au chocolat de toute manière.

Réputation
Au premier abord : L’on le voit souvent comme quelqu’un de réservé et d’introverti. Il peut dans ses jours les moins bons vous donner l’impression de ne pas vous apprécier et de vous répondre uniquement par politesse, même si la réalité est toute autre, et dans les meilleurs, il ne vous semblera pas plus loquace mais vous aurez l’impression qu’il fait un effort de discussion. Le moins que l’on puisse dire à son sujet est qu’il ne brille pas par sa propension à discuter de tout et de rien avec des inconnus ; s’il le fait, c’est que vous le mettez en confiance. Et là, on ne peut plus l’arrêter, ou presque.

Il est malgré tout clair qu’il ne s’agit pas d’un mauvais bougre, ou tout du moins il n’en donne pas l’impression. Si la situation s’y prête vous pourrez entrevoir douceur et sensibilité dans ses paroles honnête. Il ne s’encombre que rarement de filtres sociaux lorsque ces derniers ne sont pas véritablement nécessaire. Bien-sûr il ne vous dira pas que votre legging est moche, mais il ne songera même pas à minimiser ses propos si vous en venez à parler de valeur de sang.

En somme il n’est pas différent du reste de la population. On l’apprécie ou on ne l’apprécie pas ; on peut même le dédaigner et se désintéresser de ses banalités destinée aux inconnus. Mais si l’on prend le temps d’apprendre à le connaître...

Rêves & Ambitions
La paix, principalement. Il veut qu’on lui la foute et qu’on la foute à chaque personne désireuse de vivre normalement. Il n’a pas de grande ambitions dans son sac, uniquement l’harmonie et faire ce qui lui fait plaisir, ce qui passe par monter une radio et la faire grandir jusqu’à ce qu’elle soit connue de toute l’Europe. Il ne sait pas ce que l’avenir lui réserve


Opinions Politiques
Quel est le ressenti de votre personnage vis à vis de la mixité ?
Il est un brin inquiet. Bien-sûr il est heureux que les deux monde puissent cohabiter, mais il n’est pas idiot pour autant et sait que l’entente est loin d’être cordiale entre tous le monde. Plus largement, il voit la mixité comme une bonne chose, comme le début d’un avenir prometteur, sans pour autant se voiler la face

Que pense-t-il des rumeurs de groupuscules extrémistes sorciers et moldus, tels que Magic is Might et Gloriam ?
Il y croit. Chaque chose a son opposé et l’inconnu fait peur ; deux raisons pour lesquelles il est impossible que des groupuscules extrémistes n’existent pas.

La technomagie: bonne ou mauvaise idée ? Pourquoi ?
« Rien en soi n'est ni bon ni mauvais, seul l'esprit le rend tel ; et la science n'est en aucun cas porteuse d'intention, avec la meilleur volonté du monde on peut faire des choses abominables comme avec les pire desseins on peut sauver l'humanité. »


Biographie
Novembre 1996 ×

« Lothar. Il s'appelera Charlie... et Lothar » souffla-t-elle entre ses douce lèvres avant de reporter le regard sur son frère, paisible « Lothar ? C'est pas un peu... vieux ? Et Charlie... Qui voudrait s'appeler Charlie ? » il sourit malicieusement « Maman a été sage au moment de le choisir, il te va à merveille... elle posa les yeux sur la toute nouvelle vie ; sa toute nouvelle vie. Et il lui ira à merveille aussi ; ils lui iront à merveille, j'en suis sûre... la tendresse infinie d'une mère peinte dans sa plus simple splendeur Charlie Lothar Weiss. »

Septembre 1972, 5 ans ×

« Maman, c'est bon, je suis un grand garçon ! » il ri aux éclats sous les multiples tentatives de sa mère pour l'embrasser dans le cou, essayant faussement de s'en échapper « Même les grands garçon disent au revoir à leur mère avec des bisous ! » Charlie ri de nouveau et déposa un baiser emplis d'amour inconditionnel sur la joue de sa mère, se tournant alors vers son oncle qui, pour lui, était bien plus comme un père. Bien plus comme un ami et un gardien. Il s'avança jusque dans ses bras, le serra avec toute sa maigre force et fila vers ses camarades à toute vitesse, son petit cartable sur le dos.

Mars 1974, 7 ans ×

« Hé, arrête de l'embêter ! LAISSE-LE ! » il planta son regard dans le dos de la petite brute de dix ans, l'acculant entre lui et le pauvre élève qui avait eu le malheur de regarder la mauvaise personne de travers « Dégage petit ou ce sera ton tour après » son rictus. Il n'oublierait jamais ce rictus, ni la peur qu'il avait fait naître dans son coeur d'enfant. « LAISSE-LE SINON JE VAIS LE DIRE AU MAÎTRE ! » avait-il lancé avec conviction, attisant la colère du pré-adolescent qui n'avait pas hésité à le pousser au sol, enfonçant le clou en se moquant ouvertement de lui sous le regard impuissant des élèves qui s'étaient réunis. C'en était trop. Charlie sentit les larmes lui monter aux yeux, il sentit ses paumes le brûler et sa bouche se tordre contre sa volonté tandis qu'il luttait pour ne pas pleurer. La respiration rapide, le coeur écorché, il planta de nouveau le regard dans le dos de cette brute qui retournait tourmenter sa victime.

Et il cria. Il cria si fort qu'il lui sembla que ses cordes vocales s'étaient elles aussi écorchée. « JE T'AI DIS DE LE LAISSER TRANQUILLE ! »

Et il se mit à crier, lui aussi, le visage marqué d'un cuisant glam dicinn ; gonflé, violacé. Horrible. Comme ce que ses traits maléficiés laissaient paraître ; comme ce qu'on pouvait lire sur le visage de tous les témoins de cette allergie soudaine.

Mars 1974, 7 ans ×

Ils étaient assis dans le salon, lui, sa mère et cette inconnue qui l'avait émerveillé peu de temps après son entrée. Elle dégageait quelque chose d'étrange et de rassurant à la fois ; quelque chose qu'un enfant de cet âge percevait comme de l'autorité tranquille. « Comme je vous l'ai dit votre enfant est spécial. » spécial. Il n'avait pas compris tout de suite de quoi il en retournait, et seul le mot sorcier s'était détaché du reste lorsque celle qui se présentait comme une membre du Ministère de la magie Suisse avait parlé. « Non, je regrette, mais mon fils n'ira pas dans cette école... Beauxbâtons. Inutile de discuter plus longtemps. Si vous tenez tant à ce qu'il ait une éducation vous n'avez qu'à lui trouver un professeur, mais il est hors de question qu'il s'en aille dans un endroit que je connais pas et dans lequel je ne pourrais pas aller. »

Novembre 1975, 9 ans ×

« Mais s'il a pas de maison et pas d'argent, il vit où ? la question avait laissée sa mère sans réponse une seconde. Elle chercha ses mots. Parfois les gens comme lui vivent dans la rue, d'autre fois ils sont recueillis dans des structures exprès pour eux, ou bien dans leur voiture s'ils ont la chance d'en avoir une. Il avait l'air triste. C'est vrai... Charlie fourra la main dans sa poche et fit tinter des pièces avant de les sortir. Il ne prit pas la peine de les compter et fit demi-tour Où tu v-... Ne cours pas si vite ! vers le sans domicile fixe assis devant la boulangerie. Il s'arrêta alors et s'accroupit, humble, pour tendre les pièces au jeune homme avec un sourire qui lézarde les murs, mais fait surtout guérir les blessures, comme l'aurait dit son idole. Je reviendrai vous donner plus quand j'en aurais, promis »

Et il tint sa promesse.

Il avait toujours eu le coeur sur la main, d'aussi loin qu'il s'en souvienne. Être égoïste n'était pas un concept qu'il connaissait, et penser à son prochain, à l'autre avant soi-même, était dans sa nature profonde ; comment pouvait-on détourner le regard de la souffrance sans songer à tenter de l'apaiser ? Il était incapable de comprendre.


Mai 1978, 11 ans ×

« Nous vous avons convoquée afin de discuter de Charlie. C'est l'un de mes meilleurs élèves, bien qu'il ait une tendance à la rêverie il sourit et au silence, mais son comportement ces dernier temps est loin d'être exemplaire. Pas plus tard qu'hier nous l'avons surpris en train de faire brûler des choses dans la remise-... Je n'ai rien fais ! Ne me coupe pas la parole Charlie. La semaine d'avant il a blessé un élève, et une semaine encore avant il a été suspecté d'être entré par effraction dans le bureau du directeur, on ne sait trop comment Je ne l'ai même pas touché ! Charlie ! il se renfrogna et soupira sèchement, faisant se froncer les sourcils de sa mère. Nous nous inquiétons beaucoup à son sujet. C'est un bon élève, mais son attitude est alarmante. Je vous jure que je ne n'ai rien fais ! Je sais pas comment c'est arrivé, je l'ai pas voulu ! C'est arrivé tout seul, je... Tu quoi ? Charlie se renfrogna, se fermant en se reculant dans sa chaise. Vous ne me croiriez pas. Il marqua une pause, avortant sa phrase par honte. J'étais allé m'asseoir là-bas pour être tranquille et d'un coup une pile de feuille a pris feu !

Il s'expliqua une bonne dizaine de minute, se défendant des accusations portée à son encontre du mieux qu'il le pouvait, bloqué par une honte inavouable et la colère qui montait en lui. Ils ne comprenaient pas. Ils ne comprendraient pas.

Octobre 1978, 11 ans ×

« C'est bien. Maintenant, avec un geste souple du poignet, prononce "Alohomora" en articulant bien. » quelle idée d'enseigner ça à un adolescent, avait-il pensé. La magie était vraiment fascinante mais aussi source de chaos. On lui avait parlé des conséquences de l'utilisation de la magie en dehors du cadre de ses cours à domicile, mais il pensait pouvoir contourner le système. Il aimait le contourner dès qu'il le pouvait, aussi avait-il eu un sourire des plus malicieux lorsque elle lui avait expliqué l'utilité de ce sortilège « Tu progresse vite. On va pouvoir passer à un sortilège un peu plus difficile. »

Novembre 1978, 12 ans ×

« Renvoie pour bagarre et trois heures de colle ? Charlie, j'attends des explications. Il arrête pas de m'emmerder depuis le début de l'année, je l'ai juste calmé. Tu peux pas m'en vouloir de m'être défendu ! En plus il l'avait mérité, c'est qu'un sale connard avec tous le monde. Je ne t'ai pas élevé po-... Tu m'as élevé pour être quelqu'un de bien et c'est pas parce que j'ai cassé la gueule à un connard que je ne le suis pas, au contraire. Ça lui servira peut-être de leçon et peut-être qu'il arrêtera de s'en prendre à plus petit que lui. » Il eut un sourire carnassier. Charlie avait prit plaisir à malmener cette brute, cela avait été comme... une catharsis. Il n'aurait su dire comment cela était arrivé mais il l'avait soulevé du sol sans grand effort. Certains appèleraient ça l'adrénaline et la colère, d'autres une force herculéenne ; mais s'il était d'une nature nerveuse et sanguine, Charlie n'était pas un colosse, loin de là.

Décembre 1979, 13 ans ×

« Charlie a quelque difficulté à maîtriser ses pouvoirs, ses émotions semblent trop forte pour qu'il parvienne à toute les gérer. Il va falloir qu'il apprenne à les contrôler s'il ne veut pas que sa magie se retourne contre lui. » il eut honte de ne pas être à la hauteur pendant un instant, puis c'est la colère qui reprit le dessus. Il détestait se savoir incapable de discipliner ses émotions. « Ce n'est pas très grave cela dit, beaucoup d'enfants et d'adolescents sont dans son cas. Il faudra seulement travailler plus qu'à l'accoutumée pour arranger ça » avait-elle conclu en souriant, mais ça n'enlevait pas grand chose à son agacement. Et cette baguette qui n'en faisait qu'à sa tête...

Janvier 1980, 13 ans ×

« Il faut que tu apprennes à te canaliser. elle soupira doucement Bon. J'ai peut-être une idée. Ça ralentira ton apprentissage mais au moins tu ne fera brûler personne. un sourire en coin s'afficha à ses lèvres Pose ta baguette, nous allons essayer. Faire de la magie sans son aide est compliqué et demande une grande concentration et un grand contrôle de soi. Si tu y parviens c'est que tu as réussi à discipliner tes émotions, et on aura gagné. » et il s'entraîna des jours, des mois durant, pour que ses sorts obéissent à ses ordres. Plus le temps passait plus il lui semblait aisé de pratiquer. Pas plus qu'avec une baguette mais ça s'en rapprochait, tant et si bien qu'il n'y voyait plus que de la facilité dans son utilisation. Un mieux avait aussi été à noter au niveau de ses émotions. Le seul bémol étant qu'il n'apprenait pas les sortilèges aussi vite qu'il aurait voulu, chacun d'entre eux demandant un effort d'apprentissage particulier ; mais une fois qu'il les avaient appris, il n'y avait que peu de chance de fausse note. C'était comme graver dans du bois. Cela prend du temps, mais l'inscription est éternelle.

Septembre 1981, 14 ans ×

Il arriva auprès de sa bande en souriant, recoiffant ses cheveux, et ajustant son blouson de cuir dans lequel il flottait. Les loubards le saluèrent jovialement et il prit à l'un d'entre eux une cigarette à moitié consumée. « Alors comme ça t'as foutu le feu au sac d'un mec ? le sourire du suisse s'effaça et il planta son regard dans celui de son ami J'ai rien fais. Commencez pas à croire ces conneries ; c'est moi qui vous dit ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Avait-il lancé avec fermeté. Il détourna ensuite le regard et tira sur sa cigarette, soufflant un Mais... S'ils continuent de le croire tant mieux pour nous, peut-être que les Serpents y réfléchirons à deux fois avant de venir nous emmerder. » tous rirent et acquiescèrent, mais pas lui. Il se contenta d'afficher un sourire d'apparat ; un sourire digne du chef placide qu'il était, mais au fond de lui il avait honte. Il s'agissait d'un accident, et il ne se passait pas une minute sans qu'il ne s'en veuille de s'en être pris à un innocent. Car il le savait désormais, cela venait de lui. Seulement de lui. Peu importe qu'il n'en connaisse pas la raison, il s'en voulait de provoquer tant de mauvaise chose. Car si faire prendre feu des choses était inhabituel, les incidents magique ne l'étaient pas, au contraire. Avec le temps Charlie s'était rendu compte qu'elles apparaissaient lorsque il se sentait en insécurité ; lorsque ses émotions prenaient le dessus et qu'il n'avait pour seul replis que lui-même. Que son propre esprit.


Décembre 1981, 15 ans ×

Ses sourcils se froncèrent tandis que les rires des punk un peu plus loin couvraient ceux de la circulation. « Vous allez bien Madame ? » il s'était précipité, aussi vite qu'une flèche, pour venir en aide à une femme âgée qui avait été poussée à proximité d'une plaque de verglas. Sa bande et lui étaient intervenus directement, et les insultes balancés à la gueule des rasés avaient fait mouche ; les deux groupes étaient maintenant face à face. Charlie s'assura que tout allait bien et se porta volontaire pour aider la vieille dame à traverser jusqu'à la rue d'en face, sentant la colère se battre en duel contre la profonde peine qu'il ressentait. Mais c'est bien elle qui perdit. Même si derrière son canif et sa veste de cuir se cachait un jeune homme qui n'avait rien d'un dur, si ce n'était l'air, il y avait aussi un homme en colère, un homme que les injustices avaient rendu violent ; un homme qui ne pouvait se libérer qu'en faisant le bien pour les Bons, et le mal contre les Mauvais.

Ses pas le menèrent alors rapidement vers son groupe et il vint à la rencontre du chef de bande adverse. La tension était palpable, ce n'était qu'une question de temps avant que ça n'éclate. « Tu trouves ça drôle ? Tu veux que je te fasse passer l'envie de rire fils de pute ? On va aller rendre visite à ta mère pour voir ce qu'elle pense de se faire pousser au cul. »

Et la droite partit. La sienne. Avant même que le punk ait pu réagir Charlie lui avait cassé deux dents et s'en prenait déjà à ses côtes, déchâinant toute la fureur enfermée en lui. Sa bande le suivit et tout dégénéra. Certains s'étaient munis de bout de planche trouvés près d'une poubelle, d'autres de poings américains ; mais ça ne fit aucune différence et ils mirent rapidement en déroute les adeptes de la musique de merde, les forçant à laisser l'un deux sur place. Le pire d'entre eux.

Ils le trainèrent jusque dans une ruelle adjacente et le balancèrent sur un tas de poubelle, maculant de sang les nombreux détritus et ses vêtements déjà malmenés. « Je vais t'apprendre à déconner. » deux loubards vinrent lui tenir les bras tandis que Charlie sortait son cran d'arrêt, fixant la chiure avait un sadisme certain. « Non ! C'est bon on le refera plus, pitié ! Je déconne pas on vous laissera tranquille, me tue pas ! J'vais pas te tuer, j'suis pas une sale merde comme toi T'as raison j'suis une merde, tu vaux mieux que moi ! Laisse moi partir, s'il te plait ! »

Charlie hésita l'espace d'une seconde. Le faire souffrir le tentait, et une voix au fond de lui le poussait à extérioriser toute la colère qui le brûlait. Il réfléchit une poignée de seconde, indécis, mais le bon sens l'emporta sur le reste. « Si on se recroise vous avez intérêt à fermer vos gueules » puis un direct du droit vint l'assommer. Ils le laissèrent là, dans la ruelle, jusqu'à son réveil.

Juin 1982, 15 ans ×

« Madame Weiss, ici le commissariat central. Oui, nous savons. Non. Il est soupçonné d'avoir brûlée une voiture. Bien. » Charlie observait l'officier du fond de la cellule qu'il partageait avec deux autres délinquant. Il avait un nombre incalculable de fois défié l'autorité, mais cette fois ci c'était différent ; les conséquences, sous-estimée dans un esprit corrompu par des priorités autre, n'allaient pas être les même. Il cogitait. Il cogitait malgré l'odeur d'alcool qui flottait dans l'air et malgré la tension omniprésente du lieu. Il avait peur, même s'il avait aussi honte de l'avouer. Et si son corps était celui d'un homme, son esprit restait celui d'un adolescent - impressionnable. Charlie resta là, piégé en garde à vue, jusqu'à ce que sa mère arrive au commissariat et n'arrange les choses d'une manière dont seule elle avait le secret.

Novembre 1983, 17 ans ×

« Nous n'avions en aucun cas connaissance de l'existance du monde magique avant la levée du secret, et nous en sommes tout aussi bouleversé que chacun d'entre vous. Nous travaillons en ce moment même pour rétablir l'ordre et tirer cette affaire au clair le plus rapidement possible ; il en va du bien de notre nation et du reste du monde. » il n'en croyait pas ses oreilles. Là où beaucoup de ses compatriotes éprouvaient de la peur, de l'inquiétude, lui ressentait comme une libération ; il était enfin soulagé de ce fardeau, de ce Secret « [...] Dieu garde la Reine. »[/b]

Août 1984, 17 ans ×

« Il faut que tu visualise le sortilège et que tu l'imagine passer par ton bras. Imagine sa couleur, son poids, sa vitesse, son débit. Imagine la sensation ; est-ce qu'il est censé chauffer ou refroidir ? » il opina du chef en direction de la sorcière qui avait accepté d'être son mentor, puis il tendit le bras vers la bougie allumée. « Il faut que tu veuilles qu'elle s'éteigne pour qu'elle s'éteigne et qu'elle se tranche pour qu'elle se tranche, mais il faut aussi, parfois, se concentrer sur un mot. Diffindo. »

Le jeune sorcier sourit en coin et se concentra, disciplinant son esprit et canalisant ses émotions en suivant chacune des instructions de sa mentor. Il inspira calmement, fixa la bougie sans ciller, et fit un petit geste du poignet lorsque il fut prêt à lancer son sort. « Plus de ferveur. Il faut que tu la coupes, pas que tu l'endommage. Recommence. »

Juillet 1989, 22 ans ×

« Je suis si fier de toi. » il souriait, son diplôme en main, des plus fier de ce qu'il avait accomplis ces sept dernière années. Il s'était découvert, avait trouvé sa voie, et plus que ça avait fait la paix avec lui-même et avec les autres « J'ai tellement hâte de me lancer. Si ça ne tenait qu'à moi je partirais dès maintenant ! » il souriait d'autant plus à la perspective d'être enfin infirmier urgentiste. Il en avait rêvé des années, et maintenant que c'était à portée il ne pouvait plus attendre. C'était sa destinée.

Mars 1992, 25 ans ×

« Ce n'est pas une solution. Crois-moi. J'vais pas te faire chier avec des banalités et des phrases bateaux, t'as pas besoin de ça ; tu as besoin de voir de nouveau que la vie est pleine de promesses, mais pour ça il va falloir me faire confiance. Tu n'as pas tout perdu, tu as une famille et des amis. Je les ai vu, et j'ai aussi vu leur inquiétude et leur tristesse. il attrapa doucement le poignet de la jeune femme pour appuyer son propos, loin des bandages J'ai déjà essayé, une fois, par bêtise. J'ai pas pu aller jusqu'au bout, mais j'ai compris une chose. Si je le faisais, je laisserais derrière moi plus de souffrance que ce que j'en ressentais moi. Charlie marqua une pause Les paroles ne valent rien si l'on n'est pas prêt à les comprendre. Fais moi confiance lorsque je te dis qu'il y aura un mieux, laisse-toi le temps de comprendre certaine choses. D'ici la, promet-moi de ne pas recommencer, et d'appeler quelqu'un si l'envie t'en prenais. » le sérieux de son visage était teinté de bienveillance, aidée par la douceur naturelle de son regard. Il lui tendit la main pour sceller leur pacte et la lui serra doucement, affichant un sourire des plus chaleureux et sincère.

Juin 1993, 27 ans ×

« Je lève mon verre à Charlie, puisse son avenir être riche en bonheur » l'assemblée leva son verre et il les imita, souriant légèrement. Il se sentait honteux au fond de lui, n'ayant pas réellement eu le courage d'annoncer la véritable raison de son départ de l'équipe. Le sorcier porta le verre à ses lèvres puis une fois que tout le monde eût fait pareil, il prit la parole « Ça me fait quelque chose de partir, mais je crois que ma place est ailleurs à présent. Peut-être un jour changerais-je d'avis, mais l'heure n'est pas aux questionnements. il marqua une pause Comptez sur moi pour revenir vous voir ! »

Novembre 1999, 33 ans ×

Ses grands bâtiments épurés, ses rues propre et lisse - son ambiance comme sortie d'une autre monde, de la fusion de deux pour n'en former plus qu'un. Il avait été émerveillé par ce qu'il avait ressenti en y mettant les pieds, et pour la première fois depuis des années, il s'était véritablement senti chez lui, à la fois sorcier et moldu. Arrivant avec ses bagages, sa première mission avait été de trouver son appartement au milieu de toute cette nouveauté. Son nouveau chez lui. Un sourire illumina son visage tandis qu'il se frayait un chemin à travers la foule, précédé de ses valises enchantée et d'une bonne humeur lumineuse. Après une bonne dizaine de minute de marche qui le menèrent au centre-ville, le sorcier arriva en face d'un énorme bâtiment et poussa la porte, se soustrayant au bruit de la rue. Il monta les escaliers, les clés en main, et se planta bientôt devant la porte. Sa porte. Un nouveau sourire étira ses lèvres. Une toute nouvelle vie commence ici.

Janvier 2000, 33 ans ×

« Pose ça là. » il sourit en pointant le coin de la pièce, les yeux rivés sur la multitude de câbles emmêlés dans la console. Il resta bien une demie heure le dos voûté sur son bricolage, puis, lorsque il se releva enfin, les voyants s'allumèrent. « T'es sûr de vouloir te lancer dans ce projet ? Y'a de nombreuse radio au Royaume-Uni, pas sûr que tu perces. Pas grave, ça me tient à coeur. On verra où ça me mènera, mais je n'aurais de regret qu'en n'essayant pas. Tu veux bien me passer le tuner là ? il opina, l'attrapa et se remit à son électronique Si tu sais ce que tu fais. »

Une bonne heure plus tard le plus gros du travail était fait, mais il restait encore beaucoup de choses à faire, à monter, à penser. Notamment la décoration qui laissait à désirer, mais comme il le disait, il ne s'agissait que de la version 1.0 de son projet.

__________

« Monsieur, vous comptez prendre cette pansine ? Je n’ai pas tout mon temps. »


À propos du joueur...
Prénom ou pseudo : Ben
ge : Stare
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De quelle manière avez-vous trouvé le forum ?  Hehe
Avez-vous lu le topic dédié aux nouveaux joueurs (ici) ? Non

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Charlie L. Weiss
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MessageSujet: Re: Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit   Mer 1 Nov - 8:50


Et s'il existait une manière de conquérir l'être aimé ; d'enivrer ses sens de la plus douce des manières et de le faire sien, souhaiteriez-vous la connaître ? La magie, en certain cas, créer. Elle fait naître du néant par des forces que l'on emprunte et qui améliorent notre quotidien de simple humain, il s'agit autant d'un art que d'une science qui se doit d'être répétée et répétée. La discipline est maîtresse.

Une dose précise d'un ingrédient, deux d'un autre, pas plus.

Il passa la main au dessus du feu pour l'intensifier, suivant scrupuleusement la recette pour ne rien rater puis, d'un geste souple du poignet, il fit tomber quelques herbes dans sa préparation tout en balayant du regard la dîte recette et en remuant doucement. La teinte était déjà satisfaisante et l'odeur lui rappelait celle de son enfance, de quoi alimenter sa joie et son enthousiasme.

Tout allait tellement plus vite et était tellement plus simple lorsque l'on était aidé.

Le sorcier laissa la préparation de côté un moment, reportant toute son attention sur son appartement aux allures de champ de bataille. Des boîtes de pizza côtoyaient des verres à la propreté discutable et des bouteilles de bière vide, résultat d'un dédain certain plus que de la flemme, car en réalité le ménage n'avait, depuis la maîtrise de ses pouvoirs, jamais été une corvée. Ses doigts se levèrent nonchalamant et il banda sans effort sa volonté pour faire léviter les déchets dans les airs, les regroupant avant de les envoyer d'un mouvement furtif dans la poubelle. Ce soir tout devait être parfait.

Et s'il y avait bien quelque chose qu'il ne devait pas rater c'était cette préparation plus que la déco ; Grace était exigente en terme de nourriture, en bonne française qu'elle était, et là, il s'agissait de son plat préféré. Pour autant si tout reposait sur ses épaules, le sorcier demeurait malgré tout confiant et serein.

Les objets continuèrent de s'animer sous la maîtrise de ses doigts ; les chaises retournant à leur place tandis que les fenêtres s'ouvraient pour faire rentrer de l'air frais et que, simultanément, la vaisselle sale se dirigeait d'elle-même dans l'évier. Il s'agissait là d'un avantage indéniable mais qui, aux yeux de certains, relevait plus d'une forme de magie inutile dont on pourrait se passer sans mal ; sauf que lorsque on a goûté à la facilité face aux corvées, on se rend compte que c'est tout sauf inutile ! Charlie avait grandi dans un monde de moldu, il s'était construit sur ses normes, ses usages, ses avantages et ses défauts, et il n'avait jamais su totalement basculer du côté sorcier. L'appréciation de l'evanescence des tâches pénible en était pour preuve. Mais était-ce seulement propre aux moldus ? C'était à la fois quelque chose de naturel et de révolutionnaire (saurez-vous retrouver l'hyperbole qui s'est glissée dans cette phrase ?). Mais les choses changeaient peu à peu malgré tout. Il prenait de l'âge, et ce qui était extraordinaire pour lui lorsque il avait découvert la magie n'était plus que banal et trop simple pour qu'il soit satisfait. La magie, d'ordre général, commençait à l'ennuyer. Il y cherchait une raison, un nouveau but ; une manière d'en jouir et de s'y confronter ; un challenge.

Son attention se reporta sur la pôele dans laquelle chantaient oignons coupés et lardons. Un regard suffit à réduire le feu et il continua de tourner lentement, à la fois concentré sur les objets auxquels il avait insufflé la vie et sur ses pensées éparses. Le visage de Grace lui était apparu en premier, son sourire, les plis de ses yeux quand elle riait. Puis l'arrivée à Atlantis et la joie qu'il avait éprouvée en la revoyant ici, et son sourire éclaira son visage concentré. Une question revenait souvent et il la balayait aussitôt qu'elle avait pris forme. Non, il n'était pas amoureux. Jaloux énormément ; possessif sans doute - mais l'amour avait cicatrisé depuis bien des années maintenant. Ne subsistait alors plus qu'un amour fraternel et qu'une tendresse bien à lui. Mais c'était suffisant pour le faire souffrir. Alors, quelque part, ce dîner serait un peu un moyen de mettre les choses à plat. Mais oserait-il seulement évoquer le sujet ?

Le feu se coupa, et sa volonté prit le relais de sa main pour veiller à ce que les oignons ne brûlent pas tandis qu'il ouvrait la cocotte minute et en sortait les pomme de terre coupée en lamelle. Parallèlement son attention avait glissé des verres désormais propre à l'ouverture du tiroir à plat, et il en sortit un pour commencer à disposer les lamelles et la crème fraiche au fond.

Ce n'était pas sorcier, s'il aurait osé le dire ainsi, mais il y mettait une attention et une application toute particulière. Peut-être au fond était-ce ça le meilleur des ingrédients, celui qu'on ne peut créer par magie ; l'amour.

Il rit à sa propre divagation et poursuivit sa préparation avec passion, et de divagation en divagation, il se retrouva bientôt à contempler sa vie avec un recul lucide. Qu'avait-il accomplis jusqu'ici ? A quoi ses pouvoirs avaient servis ? Des années durant il avait exercé comme infirmier urgentiste, usant de sa "singularité" pour améliorer les chances des patients dont il avait la charge, mais maintenant, que faisait-il ? Se consacrer à sa passion, la musique et la radio, était gratifiant, mais il ressentait comme un vide dans son cœur. Une honte, celle, sans présomption aucune, de ne pas utiliser ses talents pour être véritablement utile.

Le plat dans le four, il s'accorda un moment d'oisiveté et contempla son appartement. Ce n'est qu'une dizaine de minute plus tard qu'il retourna s'affairer à la préparation de la soirée, repassant magiquement derrière les verres qu'il avait lavé plus tôt pour s'assurer de leur propreté. Mieux vaut deux lavages au liquide vaisselle qu'un seul. Puis, ceci fait, il se tourna et leva les deux mains en l'air en bandant toute sa volonté et sa concentration. Le vent s'engouffra alors puissamment dans toute la pièce et fit voler la poussière qui s'y trouvait, et le courant d'air crée la conduit à l'extérieur, a bien dix mètres au-dessus de la tête des passants, sans grande gêne. Des papiers et autre objets léger s'envolèrent ce faisant mais il les immobilisa dans les airs du temps de faire ce qu'il avait à faire, dédiant l'entièreté de son attention dans le processus. Il ne s'agissait pas de quelque chose de bien compliqué en soi, pour peu que l'on sache agir avec discipline, ce qui représentait une difficulté pour la majorité des sorciers ayant été habitués à faire usage de magie via une baguette. Ce n'était pas son cas. Il n'avait d'ailleurs plus touché sa baguette depuis des années, la trouvant trop revêche, trop inadaptée ; pas assez vive et docile.

Les fenêtres se fermèrent dans un claquement et se verrouillèrent tandis que les objets retournaient à leur place et s'organisaient proprement. La table du salon, elle, se vida et il apparut bientôt une nappe blanche au dessus. Charlie l'ajusta manuellement.

Autant il trouvait la magie utile, autant il y avait des choses qu'il estimait devoir être faite à la main. La nourriture était de ces choses, bien qu'exceptionnellement il ait outrepassé cette règle, et la décoration destinée à un être cher aussi, bien qu'une fois encore, il puisse exister des exceptions. Il sortit ensuite deux assiettes propre ainsi que des couverts et les plaça proprement tout en se questionnant. Allait-elle aimer l'intention ? Ne verrait-elle pas là dedans une manière de la charmer ? Elle n'avait jamais rien remarqué de toute manière. Charlie rit à voix haute à cette réflexion, tout sourire, repensant à ce petit enfoiré de Matthew qui se plaisait bien à le taquiner et à enfoncer le clou au sujet de sa sœur et de l'amour supposé que le sorcier lui portait. Il verrait bien de toute manière et préférait se concentrer sur le plaisir qu'il avait de la voir plutôt que sur ses questionnements inutiles ; une chose rare pour cet anxieux de nature. Le temps fila comme un rien tandis qu'il s'était plongé dans ses niveaux de Mario Bros sur sa vieille nintendo, il ne se leva que de temps en temps pour s'assurer que la tartiflette ne brûlait pas et retournait jouer aussitôt, comme un grand enfant. La bonne odeur remplissait la pièce et la chaleur du four avait amené la température à quelque chose d'agréable, donnant au lieu une ambiance chaleureuse et un peu hors de la précipitation du monde.

Tout était prêt maintenant, et il fila seulement dans le frigo vérifier que le tiramisu qu'il avait préparé le matin même était bien froid, patientant ensuite jusqu'à l'arrivée sa confidente, tout excité de la surprendre.
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MessageSujet: Re: Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit   Mer 1 Nov - 8:57

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MessageSujet: Re: Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit   Mer 1 Nov - 9:34

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MessageSujet: Re: Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit   Mer 1 Nov - 10:40

Citation :
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MessageSujet: Re: Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit   Mer 1 Nov - 11:17

JE TE PREVIENS J'EXIGE DEJA UN LIEN. Hehe

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MessageSujet: Re: Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit   Mer 1 Nov - 14:09

HIHIHIHIHIHI

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MessageSujet: Re: Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit   Mer 1 Nov - 14:50

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MessageSujet: Re: Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit   Mer 1 Nov - 15:17

MERCIIIIIIIIII

Mow : T'es jalouse parce que Lothar il est badass, d'abord !

Grace : Eyes Eyes Eyes

Milo : *Câline tout doucement Grace et ne voit pas ce qu'il insinue* Stare
Staff/PNJavatarStaff/PNJ
MessageSujet: Re: Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit   Mer 8 Nov - 9:02


Bienvenue, cher habitant !

Tu es dès à présent validé, le jeu se trouve désormais à portée de main !

Il te reste néanmoins quelques formalités importantes à finaliser afin de te garantir une évolution sans accroc dans l’univers de Catharsis.
Tout d’abord, pense à aller réserver ton avatar dans le bottin, à compléter le recensement de Catharsis et à signaler ton nouveau personnage dans registre des comptes multiples si nécessaire. Il est aussi utile de te créer un journal de bord pour garder le fil de tes aventures, ainsi qu’une fiche de liens pour décrire tes relations avec les autres.
Enfin, une boîte aux lettres permettra de te contacter facilement IRP, et une demande de logement signalera ton arrivée à tes voisins ! Enfin, il est utile de faire référencer ton activité professionnelle dans le registre des métiers, où tu pourras également proposer des jobs aux étudiants si tu as besoin de petites mains. Dernière chose, si tu souhaites être ajouté au serveur Discord qui regroupe les membres de Catharsis, n'hésite pas à faire la demande dans ce topic !

Bon jeu !

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MessageSujet: Re: Charlie Weiss - L'esprit domine la bête de peur que la bête ne domine l'esprit   

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