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 Des excuses, toujours des excuses ft. Irvin Fowler
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Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Des excuses, toujours des excuses ft. Irvin Fowler   Mar 2 Jan - 8:35

Grace tremble et j’ôte aussitôt ma main de son bras. Mais ce n’est pas moi qui l’a fait fuir, plutôt l’aveu trop clair de sentiments peut-être pas tout à fait assumés.

- Cruche ? Oh non, je ne pense pas. Vous parlez bien, au contraire. C'est utile même, de savoir dire ce qu'on ressent. Enfin, je pense, je...

Je m'enfonce, là. A mon tour d'être embarrassé. Le tour si spontané qu'a pris notre discussion m'a presque fait oublier que je ne connais pas Grace. Presque. J'ai toujours eu besoin de temps pour me lier avec les gens ; je suis conscient que cela me fait paraître froid ou distant aux yeux de beaucoup, mais c'est un trait de mon caractère que j'aurais bien du mal à changer. Pas par méfiance, pourtant, et je ne peux même pas invoquer des trahisons passées ; plutôt par pudeur, excessive peut-être, et par une difficulté à mettre des mots sur ce que je ressens en général. Par une tendance à nier mes ressentis, surtout le négatif, surtout cette année. Grace ne m'inspire aucune méfiance, mais sa proposition de tutoiement me ramène à la réalité. Je me suis confié plus qu'à l'ordinaire en parlant de Milo, de mes mères... ma psy féliciterait sûrement Grace pour ses talents à faire parler les gens.

- On peut se tutoyer. Vous... tu es un peu pâle, tu veux une autre tasse de thé ?

Trop sensible... Le trop-plein d'émotion semble difficile à gérer au quotidien, surtout si elle absorbe aussi les ressentis de ses patients. Je peux difficilement l'imaginer, moi qui peine déjà avec mes propres sentiments. Elle au moins semble capable de les extérioriser. Je n'y avais jamais vraiment pensé d'ailleurs, mais il est vrai que travailler avec des personnes souffrantes toute la journée doit exiger une sacrée résistance... Je repense aux soignants qui se sont succédés au long de mon parcours médical ; j'ai parfois été dur avec eux, résistant à la bienveillance qu'iels déployaient, reprochant ce qu'ils ne pouvaient améliorer. Sur le moment, je pensais ma colère légitime ; avec le recul, je n'en suis plus très certain. J'ai même fini par écrire à mon ancienne orthophoniste pour lui demander des conseils pour le bébé de Torvi, glissant dans ma lettre un remerciement un peu timide et tardif, mais sincère.

- Tes patients doivent l'apprécier, ça doit être réconfortant pour eux de trouver quelqu'un qui sait les écouter. Enfin.. j'imagine qu'avoir besoin de tes soins est pénible alors si tu peux rendre leur rééducation plus agréable grâce à ta compassion... tu dois être une bonne soignante.

Le sujet devient trop sensible et j'ai peur que ma voix le trahisse. Je me redresse, inspire - trop - profondément et propose à Grace de visiter l'atelier. Beaucoup plus confortable. D'une main, je l'invite à se rapprocher de la porte de l'atelier et du même coup à s'éloigner de la porte et du bruit ambiant de la rue qui perce au travers et perturbe mes implants, exigeant trop de concentration pour suivre notre conversation. Le brouhaha s'estompe un peu et je me replace en face de la jeune femme, qui, comme Milo, a le réflexe de parler lentement en articulant soigneusement, sans toutefois en faire trop. Juste assez pour ne pas me mettre en difficulté. Est-ce qu'elle connaît d'autres personnes dans ma situation ? Sa prévenance est agréable et ne fait que renforcer la bonne impression qu'elle m'inspire.

- Merci. Tous les balais sont faits ici, mais le vrai technicien c'est Milo. Il fait le gros du travail, tout ce qui demande les connaissances les plus pointues, et je participe au reste, aux finitions, aux sortilèges, etc.

Je ne suis évidemment pas censé montrer l'atelier aux clients, mais j'ai l'intuition que Milo ne me reprochera pas cette petite entorse aux règles. L'atelier est notre univers, ouvert parfois aux plus gros acheteurs tels qu'O'Connor et à mes mères, surtout Mom qui vient parfois sans prévenir pour bricoler avec nous sur un objet qui lui résiste.

Je suis un peu déçu de la réaction de la jeune femme à ma demande de photos, même si je peux comprendre sa réticence à montrer ses photos amatrices. Mais une autre idée pointe dans mon esprit, idée qui lui plaira, j'en suis sûr. Je l'écoute en hochant la tête, sincèrement intéressé par ses explications : j'ai l'esprit d'un technicien, au mieux d'un artisan, mais pas d'un artiste, et j'admire le talent qui semble parfois si spontané chez les gens comme Grace. J'aime l'harmonie d'un objet bien fini, mais je m'intéresse surtout à sa fonctionnalité.

- Comme tu veux, je ne veux pas t'obliger à quoi que ce soit. Par contre, j'aurais peut-être une commande pour toi. Je souris légèrement. Je suis certain que Milo aimerait un assortiment de photos de son magasin, pour son anniversaire. Tu pourrais me faire ça ? C'est en octobre, tu as le temps.

Milo appréciera, et cela constituera une parfaite excuse pour que la jeune femme passe plus souvent à la boutique. Je suis fier de mon inspiration et j'espère ne pas trop le montrer ou Grace risque plutôt de partir en courant.

La prévenance dans sa proposition me touche et je salue le bon goût de Milo en terme de voisinage. Cet ami pourrait nous faire une sacrée publicité et je hoche la tête aussitôt.

- Ce serait une bonne opportunité pour nous, c'est très gentil de ta part. Il accepterait ? Milo doit préparer une petite présentation ? Pour le choix de rue, Milo n'a pas vraiment choisi de s'installer ici, en fait. Il était apprenti dans cette boutique et l'a reprise après que son maître d'apprentissage est parti à la retraite. Mais il aimerait beaucoup s'étendre à Atlantis, quand le magasin prendra de l'essor. Ce serait une sacrée réussite.

Je pousse la porte de l'atelier et invite Grace à entrer. Milo apprenti... Ce temps me paraît si loin, et Milo a fait un si long chemin depuis. Je suis convaincu qu'il réussira à créer une filiale à Atlantis, surtout avec la renommée que pourrait nous apporter O'Connor. J'espère parvenir aussi loin que lui dans ma vie, un jour.

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Grace HamiltonMolduavatarMoldu
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MessageSujet: Re: Des excuses, toujours des excuses ft. Irvin Fowler   Mer 3 Jan - 16:29


Des excuses, toujours des excuses
Grace & Irvin
Après avoir refusé une autre tasse de thé, ne voulant pas déranger outre mesure, Grace pénétra un peu timidement dans l’atelier, ouvrant de grands yeux plein d’admiration devant le travail accompli et mettant ses bras derrière son corps, pour ne pas tout casser avec ses petites pattes. Il y avait un nombre incalculable d’outils un peu partout, accrochés aux murs, sur les établis, ou bien à même le sol (la moldue avait pu comprendre, la première fois qu’elle s’était rendue chez Milo, que le rangement n’était pas son fort), ainsi que des objets de toute sorte, dont elle n’avait pas la moindre idée de l’utilité. Probablement des prototypes de projets en cours, vu le nombre de rouages apparents qui dépassaient de la plupart des inventions qui peuplaient la pièce, et, bien que la boutique vende essentiellement des articles de sport, elle se demandait ce que le mélange d’une… citrouille et d’une scie sauteuse ? pouvait bien avoir à faire avec tout ça. Mais ça l’impressionnait, justement, de voir l’esprit créatif de Milo s’exprimer à travers ses créations, et un sourire un peu niais ornait son visage. Pénétrer dans ce lieu, c’était un peu avoir un aperçu de l’intimité de Milo, et, cela pouvait sembler peut-être un peu bête, mais elle se sentait privilégiée, comme si connaître l’endroit pouvait lui donner une chance supplémentaire de trouver une place dans le cœur du sorcier. Irvin était vraiment adorable de la laisser visiter l’atelier. Les crêpes n’étaient pas un cadeau suffisant, il faudrait qu’elle trouve autre chose.

Alors qu’elle observait l’amoncellement d’appareils, essayant de leur trouver une utilité quelconque (pourquoi cette chose posée sur la table à côté d’elle ressemblait étrangement aux répliques de sabre laser que son frère avait exposé avec fierté dans son appartement ?), elle continuait d’écouter le jeune étudiant ingénieur, un peu distraite, il fallait l’avouer. Elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer Milo travailler au milieu de ce bazar, les gouttes de sueur coulant le long de son cou et collant le bas de ses cheveux sur sa nuque… Parfois même devait-il se mettre torse nu, quand la chaleur de l’été se faisait trop forte. Que. Qu’est-ce qu’avait dit Irvin ? Son attention avait légèrement… déviée.

« -Oh, des photos pour Milo, oui, oui, dit-elle alors que ses joues devenaient d’un rouge soutenu, n’assumant pas ses pensées bien peu innocentes. Il n’y a pas de soucis, je pourrais tout lui relier dans un album en cuir, je pense que ça lui plaira bien. Et puis si tu veux rajouter des anecdotes, ou juste des petits mots, je peux te laisser des espaces de libre, ça pourrait faire vraiment un joli roman photo. Peut-être même rajouter des photos de toi, des gens qui sont importants pour lui…

Elle réfléchissait un peu tout haut, il fallait l’avouer. C’est que quand elle avait une idée en tête, la Grace, difficile de l’arrêter, et quand il s’agissait de faire des petites créations de ce genre, c’était la championne. Elle imaginait déjà tous les petits décors qu’elle pourrait faire sur la couverture, en utilisant son kit de pyrogravure sur le cuir. Peut-être des références elfiques, vu qu’il aimait le Seigneur des Anneaux comme elle, ou bien des runes… A creuser.

-Oh oui je sais qu’il n’y aura aucun soucis, ça fait des années que je connais Charlie et j’ai bien trop de dossiers sur lui pour qu’il me refuse quoi que ce soit, dit-elle en plaisantant. Il sait que je n’hésiterai pas à sortir les photos de sa fameuse période blonde, aussi connue sous le nom de la période dont on ne doit jamais, jamais parler. Elle reprit son sérieux en arborant un sourire plus doux. Je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne, mais je lui en parlerai. Si ça peut aider Mil… vous aider.

Et mince, quand est-ce qu’elle arrivera à ne plus ressembler à une adolescente en pamoison ? Il était si difficile pour elle de cacher ses sentiments, elle qui portait son cœur sur ses manches, et qui n’était vraiment pas une bonne actrice. Les lapsus n’était que la cerise sur le gâteau de son attitude on ne pouvait plus explicite. Elle était foutue, vraiment.

-Oh, je suis sûre que ça arrivera ! Vous avez vraiment un bon emplacement, du matériel de qualité, et je suis sûre que vous êtes pas les derniers pour travailler, donc bon, c’est la recette du succès, dit-elle avec assurance.

Alors qu’elle prononçait la dernière syllabe de son mot, la grande horloge au bout du Chemin de Traverse sonna 16h. Cela faisait si longtemps que ça qu’elle se trouvait dans la boutique ? Elle se rappelait de ce que le fonctionnaire en charge des portoloins lui avait bien précisé. Vous avez un lapse de temps assez limité pour utiliser votre portoloin, madame. Vous devrez rentrer précisement entre 16 et 16h05, sinon, la magie de l’objet s’éteindra. Elle regarda d’un air désolé Irvin.

-J’aurai bien aimé rester discuter avec toi, mais j’ai un Portoloin qui m’attend… »

Elle sortit de son sac sa poêle à frire, qui l’attendait bien sagement, et qui brillait maintenant d’une légère lueur dorée. Elle allait devoir se dépêcher pour courir vers la zone des portoloins du coin.

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Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Des excuses, toujours des excuses ft. Irvin Fowler   Dim 14 Jan - 10:45

Alors que je m'écarte pour laisser entrer Grace dans l'atelier, je me demande si j'ai eu une bonne idée. Les balais et fournitures de sports se mêlent à nos projets plus...expérimentaux en cours, le tout formant un joyeux bazar qui tranche avec la clarté et l'organisation de la boutique. Mais la jeune femme semble ravie, apparemment pas dérangée par cet étalage désordonné. Elle sourit même, quand ses yeux se posent sur l'établi de Milo, comme si elle devinait instinctivement la place de l'Italien dans ce brouhaha d'inventions. Si elle a déjà visité l'appartement de mon ami, le bazar ne l'étonnera pas. Ma propre table est beaucoup mieux rangée : les outils sont soigneusement classés et alignés sur le mur et le plan de travail est seulement occupé par le mécanisme de la boîte à musique en cours de fabrication pour le Noël de Poppy. Sa netteté se démarque dans l'atelier. Je suis un peu maniaque, parfois.

Je profite que Grace avance de quelques pas pour ranger discrètement, attrapant ce que mes mains peuvent atteindre pour les glisser dans les tiroirs et les étagères, et dégageant d'un mouvement de baguette le sol devant la jeune femme ; il ne faudrait pas qu'elle trébuche et se blesse, ce serait très dommageable pour la suite de son histoire avec l'Italien. Son regard se pose sur notre prototype de sabre laser et je me sens plein de fierté. J'aimerais lui expliquer les détails de son fonctionnement mais je doute que ce soit très pertinent. Mon esprit lutte entre l'envie de lui montrer de près cette petite merveille et mon objectif de continuer à lui vendre Milo. Bon, après tout, elle peut voir son voisin tous les jours, non ? Alors que la chance de tenir un (presque véritable) sabre laser entre ses mains ne se présente pas tous les jours. Si j'étais elle, je n'hésiterais pas, alors j'attire à moi l'objet d'un second coup de baguette tout en finissant de présenter mon idée d'album photo.

Un blanc s'installe et je me demande si ma proposition était déplacée. Grace est soudainement silencieuse, les yeux perdus dans le vide, et je suis bien curieux de savoir à quoi elle pense. Je suis son regard dans l'atelier, cherchant l'origine de son mutisme. C'est la citrouille qui lui coupe la voix ? Je dois avouer que cette expérimentation là n'a pas été couronnée de succès jusqu'à maintenant ; mais elle garde un beau potentiel malgré tout. J'ouvre à nouveau la bouche pour lui expliquer quand elle parle enfin, rougissant si violemment qu'elle ferait pâlir une tomate. Je suis encore plus intrigué de savoir en quoi une citrouille pourrait la faire rougir ainsi mais cette fois, je suis certain que la question serait déplacée.

Le cadeau pour Milo. J'acquiesce avec intérêt et reconnaissance pour son enthousiasme créatif.

- C'est une très bonne idée, oui. Des photos, et des petits souvenirs. Je pourrais l'enchanter aussi, pour rajouter de la musique, ou des effets quand les pages se tournent. On pourrait y mettre des coupures de journaux parlant de sa boutique ou de ses balais. Merci beaucoup, ça sera un très beau cadeau. Il aime les photos, tu vois.

D'un geste, j'indique le mur au-dessus de l'établi de mon ami. Plusieurs visages lui sourient fièrement : ses parents bien sûr, son ancien mentor, et même moi et Matilda, sur une photo prise à son anniversaire, il y a déjà presque 10 ans. Ma petite sœur s'était invitée sur le cliché, pris dans le parc de Poudlard, et sa bouille déterminée et effrontée me fait encore sourire.

Je souris d'avantage en entendant l'argumentation de Grace. Je m'en voudrais d'utiliser le chantage pour faire de la publicité à Milo, mais il n'aurait pas dénigré la blague. Lui et la française sont vraiment faits pour s'entendre. Mais je crains soudain ce qui pourrait m'arriver quand ils découvriront leur intérêt mutuel pour la collecte d'informations potentiellement gênantes et potentiellement marchandables. Note à moi-même : ne jamais boire en leur compagnie.

- Oui, je connais le principe. Ma sœur fait ça aussi, elle a une petite boîte appelée "les photos de la honte", si bien cachée que je n'ai pas encore réussi à mettre la main dessus d'ailleurs. Elle garde tout dedans, même une photo de la fois où j'ai essayé de me teindre les cheveux pour le carnaval de l'école avec la baguette de mon parrain. Je serais incapable de décrire leur couleur après ça, je sais juste qu'elle piquait si fort les yeux que mes mères ont dû me garder un jour entier à la maison, le temps de réparer les dé...

Pourquoi je raconte ça ? Je sens mon cou et mes joues s'embraser et je me racle la gorge en détournant la tête. Je doute que ma psy pensait à ce genre d'anecdote quand elle me conseillait de me confier d'avantage. Le point positif, c'est que Milo passera à jamais pour un génie en comparaison ; même s'il l'est déjà, en toute objectivité. Je suis sûr que lui non plus n'est pas épargné par la boîte de la honte de Matilda - je m'arrangerai pour la faire disparaître avant son mariage ou la naissance de ses enfants.

- C'est très gentil de votre... de ta part en tout cas. Merci beaucoup, Milo sera très reconnaissant.

Les compliments qui suivent me font chaud au coeur, et je souris en remerciement, touchée par la confiance dans ses mots.

- J'en suis convaincu aussi. Plusieurs joueurs connus nous ont commandé des balais et nous ont fait pas mal de publicité, et Milo a un vrai don pour ce métier. Comme il dit toujours : d'abord le Chemin de Traverse, ensuite le monde ! Enfin... Atlantis, ce sera déjà pas mal.

Elle n'a pas besoin de savoir qu'il a dit ça alors que son taux d'alcoolémie était bien trop élevé, et le mien aussi. Les plans de domination mondiale de l'Italien lui seront dévoilés bien assez tôt.

- Et s'il s'installe à Atlantis, vous pourrez passer plus souvent !

Un bourdonnement grave et lointain résonne dans mes oreilles ; j'ai encore du mal à reconnaître avec assurance les bruits de cloches et d'alarme, mais un coup d'oeil à ma montre me confirme qu'il est déjà 16h. Que fait Milo ? C'est bien sa chance de rater une occasion pareille. Je vais finir par me trouver à cours d'arguments pour retenir Grace s'il ne revient pas très vite... Quoique je ne lui ai toujours pas montré le sabre dans mes mains, c'est l'occasion. Mais quand je veux me lancer, elle plonge la main dans son sac pour en sortir une poêle. Un portoloin. Zut.

- Si tu veux rester encore un peu, Milo ou moi te ramènerons par transplanage d'escorte. Il ne devrait plus tarder maintenant. Tu es sûre que tu ne veux pas une autre tasse de thé ?

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Grace HamiltonMolduavatarMoldu
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MessageSujet: Re: Des excuses, toujours des excuses ft. Irvin Fowler   Mar 16 Jan - 6:48


Des excuses, toujours des excuses
Grace & Irvin
C’est avec une curiosité non dissimulée que Grace observa les photos que lui montrait Irvin, essayant néanmoins de cacher l’excitation qu’elle ressentait à l’idée que, quelque part, elle touchait du doigt le cercle des gens proches de Milo. C’était probablement un peu ridicule, de se monter la tête ainsi (après tout, ce n’était qu’un stupide petit crush, n’est-ce pas ? Certes, Milo était non seulement beau gosse, il était aussi très gentil, mais… Enfin, pourquoi se prenait-elle toujours autant la tête ? Ne pouvait-elle pas juste vivre l’instant présent et se préoccuper après de ces sentiments confus qui bouillonnaient, au chaud, dans ses entrailles ?), mais au final, elle s’en fichait un peu. Personne ne pouvait la juger lorsqu’elle était plongée dans ses pensées, heureusement, les sorciers n’avaient pas encore ce pouvoir, en tout cas à sa connaissance ! Grace reconnut sans mal Irvin, bien plus jeune, qui souriait à pleine dents à côté d’une petite fille, alors que Milo soufflait avec enthousiasme sur des bougies d’anniversaire. Une tranche de vie. Elle avait le même genre de clichés sur son propre mur, lorsqu’elle était en voyage en camping avec Charlie, à la première compétition d’équitation de Matthew, lors du mariage de sa tante dans le sud de la France… C’était ces souvenirs, ces fenêtres sur un passé révolu qui construisaient la vie d’une personne. Les petits moments, au final, sont aussi importants que les étapes cruciales de nos existences, même si sur le moment, on ne s’en rend pas forcément compte.

Grace ricana doucement en écoutant Irvin raconter les méfaits de sa petite sœur. C’était une règle universelle tacite que les frères et sœurs adorer se chamailler, on dirait. Elle adorait Matthew, c’était probablement la personne qu’elle aimait le plus sur Terre, même si il la rendait chèvre la plupart du temps, et elle se doutait que c’était à peu près la même chose pour Irvin.

« -Au moins, toi, ce n’était que pour un carnaval ! J’ai eu ma grande période Tina Turner lorsque j’avais 9 ans, et je me suis crêpée les cheveux en utilisant au moins 10 litres de laque, pour donner du volume. Je ressemblais à un mélange entre un caniche nain et une brosse pour les WC… Au moins, je me suis assurée qu’il n’existait aucune preuve de cette période gênante de mon enfance !

C’était vrai, car ses parents ne se préoccupaient pas vraiment de faire des albums photos (sa mère s’en fichait, et son père travaillait beaucoup trop pour avoir le temps de faire ce genre de choses) : c’était elle qui avait archivé la vie entière de son petit frère dans des pochettes plastiques soigneusement décorées, afin qu’il ne passe pas, comme elle, à côté de précieux souvenirs. Les honteux comme les plus précieux. Elle n’éprouvait pas de rancœur envers ses parents, juste un peu de nostalgie qu’elle n’arriverait plus jamais à rattraper. Et il était plaisant de parler ainsi avec Irvin, d’échanger des gouttes de mémoire qui pouvaient sembler anodines, mais qui témoignaient davantage, plutôt que des questions toutes faites comme les "que fais-tu dans la vie" ou les "quelle est ta couleur préférée" et leurs réponses bateaux, du caractère profond d’une personne. Elle ne voyait pas du tout le problème de discuter ainsi avec quelqu’un qu’elle venait de rencontrer, c’était si facile, si évident pour elle.

Elle balaya l’air de sa main, pour montrer que les remerciements étaient inutiles, c’était avec plaisir qu’elle faisait des choses comme ça. Comme lorsqu’elle préparait avec amour des petits plats ou fabriquait des petits objets pour ses proches. C’était la manière qu’elle avait de montrer son affection. Et lorsqu’Irvin parla d’installer la boutique à Atlantis, un sourire qui traversait son visage d’une oreille à l’autre, tant il était grand, s’afficha sur son visage, sans vraiment qu’elle s’en rende compte. On pouvait lire en elle comme un livre ouvert, tant c’était quelqu’un sans apparat ni mensonge. Si sa mère ne lui avait pas inculqué ce manque de confiance en elle, elle aurait pu dominer le monde avec son cœur si énorme.

Grace se sentit tiraillée par la proposition. D’un côté, elle voulait rester : pour Milo, bien sûr, qu’elle venait voir au départ et qui pouvait illuminer sa journée par sa simple présence, même s’il n’en avait pas conscience, mais aussi pour Irvin, qui se révélait être un jeune homme plaisant avec qui discuter de tout et de rien. Mais de l’autre, elle ne voulait pas gêner. Comme d’habitude, elle avait l’impression de s’imposer, au milieu du travail du futur ingénieur, et son éducation rigide lui avait donné l’habitude d’être polie à l’extrême, même lorsque cela n’avait pas lieu d’être. De plus, pour une moldue comme elle, elle avait l’impression que le transplanage était quelque chose d’extraordinaire, et elle ne voulait pas "gâcher" le sortilège sur elle. Oui, elle manquait vraiment de confiance en elle.

-T’es un amour, vraiment, mais je pense qu’il vaut mieux que je rentre… Je me suis suffisamment ridiculisé pour aujourd’hui avec mes grandes tirades et ma langue qui parle plus vite que mon petit cerveau, dit-elle en pouffant. Mais vraiment, tu passes quand tu veux chez moi, si tu veux discuter, en tout cas de mon côté, ce serait avec grand plaisir. J’habite au n°6 de l’immeuble de Milo, t’as juste à toquer si tu veux goûter quelques pâtisseries françaises !

Elle se dirigea vers la porte, sa poêle toujours à la main, qui commençait à luire de plus en plus fortement, comme un rappel que le temps tournait et que la kinésithérapeute ferait mieux de se dépêcher.

-Ça a été super de te rencontrer, Irvin. On se voit bientôt, j’espère ! »

Un clin d’œil, un petit signe de la main, et la petite clochette de la porte retentit alors qu’elle sortit de la boutique. Peut-être que son plan ne s’était pas déroulé comme prévu, peut-être qu’elle n’avait pas pu voir son vendeur de balai préféré (bon, ok, c’était le seul qu’elle connaissait mais cela n’empêchait pas) ni admirer son sourire, mais elle avait quand même passé un après-midi vraiment agréable. Et rien ne lui empêchait de refaire une demande de portoloin, dans les prochaines semaines…

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