Say something ~ Sebasmore
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MessageSujet: Say something ~ Sebasmore   Lun 2 Oct - 16:30


Say something
~Sebasmore~
Sebastian avait la réputation d’être extrêmement approchable par ses fans. Il prenait toujours le temps de prendre une photo, de signer un autographe, et surtout de toujours garder le sourire, car il savait être un exemple, un modèle de positivisme et d’encouragement. Mais ce soir là, alors qu’une blonde plantureuse se rapprochait de lui pour chanter ses louanges, il ne lui fit qu’un regard noir, pour la dissuader de s’approcher de lui. Qui avait envie d’être vu en pleine détresse émotionnelle ? Il rentrait chez lui d’un pas rapide pour pouvoir s’effondrer : il ne s’était jamais autant voulu de ne pas avoir apprit à transplaner. Il voulait courir, pleurer, sauter, crier, pleurer, aller jusqu’à la Marina pour piquer une tête dans l’eau glacée, pleurer, s’enterrer dans un trou, pleurer, appeler son entraineur pour lui dire qu’il arrêtait le Quidditch, et entre deux pleurs, surtout, oublier tout ce qu’il savait de Jude Whitmore. Ou au moins, tout ce qu’il croyait savoir de l’écrivain. Parce qu’il n’aurait jamais pensé qu’il puisse lui faire une chose pareille. Il l’avait pensé différent. Que pour lui, il n’était pas qu’un coup, pas qu’une célébrité à mettre dans son plumard. Mais il s’était trompé.

Il arriva jusqu’à son appartement, et la seconde où il passa le seuil, il laissa éclater un sanglot, se laissant glisser contre sa porte, la tête dans ses mains. Il pleurait la situation, sa bêtise, mais surtout ce qu’aurait pû être la relation qu’il avait imaginé avec le moldu. Ce qu’il n’aurait jamais, parce qu’après tout, il ne le méritait pas vraiment, n’est-ce pas ? Tout ce que les gens aimeraient toujours, c’était le Sebastian des magazines, la coqueluche des médias, cette image qu’il s’était savamment construit dans l’imaginaire collectif.

Il resta là à pleurer ce qu’il lui sembla être des heures. Il essaya de se lever, plusieurs fois, mais n’en trouva pas la force. Heureusement que c’était un sportif de haut niveau, qu’il n’avait pas une goutte d’alcool chez lui ou une quelconque substance nocive, car il aurait très bien pu en prendre, simplement pour oublier quelques instants son cœur brisé dans sa poitrine. La seule chose qui le fit réagir, ce fut lorsque son regard perlé de larmes s’arrêta par hasard sur sa table de chevet. Là où se trouvait le livre de Jude. Il ne sut pas vraiment comment il arriva jusqu’à son lit, ne se rappelant pas s’être levé, peut-être en rampant, en trainant son corps qui portait encore l’odeur de la sueur suite à ce qu’il avait partagé avec l’écrivain, mais il eut bientôt le roman entre ses mains.
La photo était là, à sa place, et il avait comme l’impression qu’elle le dévisageait. Elle était moldue et ne bougeait pas, mais c’était presque pire, en quelque sorte, parce que Sebastian ne pouvait qu’imaginer ce qu’elle ferait si elle était dotée de vie. Il ne voulait pas la fixer. Ne pas penser aux lèvres de celui qui avait été son amant, à sa démarche gauche si adorable, à sa calme intelligence, à la manière qu’il avait de comprendre instantanément ce qu’il avait tant de mal à exprimer par les mots. Ça lui faisait bien trop mal, parce que c’était se complaire dans le mensonge que lui avait fait croire Jude. Un mirage.

Il n’entendit presque pas le hibou taper à sa fenêtre, perdu dans ses pensées et sa mélancolie. L’oiseau dut donc redoubler d’ardeur sur le verre, menaçant pratiquement de le briser, et Sebastian, toujours aussi mécaniquement, toujours aussi misérable, du se résoudre à lever ses jambes vacillantes et aller lui ouvrir. Il espérait que ce n’était pas un fan qui avait trouvé son adresse et qui lui écrivait en plein milieu de la nuit, car il n’avait pas la force de songer à ça pour le moment.

La lettre de Jude se teinta de ses larmes alors qu’il lisait encore et encore les quelques mots griffonnés sur le papier. Il ne savait que penser. Devait-il le croire ? Pouvait-il encore avoir l’espoir que ce rejet n’était que le résultat d’une peur panique de la part de l’écrivain, pas autre chose ? Mais s’il lui mentait encore ? S’il essayait de le manipuler, d’utiliser sa naïveté pour abuser de son corps en martyrisant son cœur ? Au moins, il s’excusait. Mais l’irlandais ne savait pas quoi faire. Et il n’avait personne à qui en parler. Personne en qui il avait suffisamment confiance pour demander conseil : il avait bien des amis, notamment Ollie, mais elle ne savait même pas son penchant pour les hommes. Il ne pourrait pas encaisser un autre rejet ce soir. Cela serait bien trop dur.

Ce fut sur une impulsion qu’il décida de ressortir de son appartement. Il ne prit pas le temps de se changer, même pas le temps de sécher ses larmes. Tant pis s’il croisait des paparazzis, il devait tirer cette histoire au clair avant de devenir fou. Un Gryffondor, ça fonce, ça ne réfléchit pas.
La dernière fois qu’il était allé chez Jude, tout était différent. C’était au retour de leur rendez-vous aérien, et il avait du lui dire au revoir maladroitement, comme un ami, alors qu’il brûlait de l’embrasser. S’il pouvait parler à son lui du passé, il lui dirait de fuir. De ne pas poser les yeux sur l’écrivain, de ne pas accepter cette pizza. Qu’il serait comme tous les autres. Enfin, non, il se mentait à lui-même. Jamais il ne lui dirait une chose pareille. Parce que renier les moments qu’il avait partagé avec l’écrivain, ça aurait été également supprimer certains des souvenirs les plus beaux de sa vie. La première fois qu’il l’avait vu sur le tapis rouge… Lorsque Jude avait posé les lèvres sur les siennes dans la bibliothèque… Quand il avait rit, à l’aise sur son balai… Lorsqu’il lui avait parlé de sa mère et qu’il s’était sentit si important pour lui… Et il y avait quelques heures seulement, lorsque leurs corps s’étaient mêlés… Peut-être que ces moments étaient des mensonges, mais ils avaient été bien trop intenses pour les oublier. Il était trop intense pour qu’il l’oublie.

Il tapa fortement à la porte, bien trop fort. Il s’en fichait. Probablement que tout l’immeuble allait l’entendre. Il s’en fichait. Il avait l’air d’un fou, les yeux rouges d’avoir trop pleuré, les cheveux en bataille tant il les avait torturés. Il s’en fichait. Il criait le nom de Jude à travers sa porte, menaçant sa couverture et son secret. Il s’en fichait.

Parce que Sebastian voulait comprendre, non, il devait comprendre. Démêler le vrai du faux. Savoir si toute cette histoire n’était qu’un cahot sur le chemin qu’ils empruntaient ensemble, ou une déviation qui, fatalement, briserait son cœur à jamais.

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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Lun 2 Oct - 23:16

J'avais regardé le hibou prendre son envol et, brièvement, j'avais rêvé de prendre sa place. Voler, quelle prodigieuse sensation... je l'avais découverte avec lui et mon coeur se serra au souvenir de ce moment partagé, suivi de la crainte qu'il ne se reproduise plus jamais. Quelque part, j'espérais que j'avais exagéré, que j'avais grossi l'impact de ma froideur momentanée, que j'avais fait tout un plat d'une situation certes désagréable, mais pas si grave que ça. J'espérais qu'il ait été assez naïf pour croire que j'avais effectivement voulu terminer la fermeture et lui permettre une bonne nuit de sommeil. J'espérais qu'il était simplement rentré chez lui, oui un peu surpris, mais en trouvant n'importe quelle explication banale à mon comportement, pour le dédramatiser. J'espérais que j'avais rêvé cette douleur sur son visage, que j'avais mal interprété son départ précipité. J'espérais que je n'avais pas tout gâché.

Et en même temps, je savais que ces espérances étaient futiles. Nous avions partagé une trop grande intimité pour être aussi soudainement à ce point décalés. Je savais qu'il avait saisi mon intention, qu'il avait reçu le message. Et j'avais beau regretter de le lui avoir transmis, le mal était fait.

La moindre des choses avait été de lui présenter mes excuses. J'ignorais si j'aurais l'occasion de le revoir, mais en attendant, je les lui avais écrites. Sauf que l'intention derrière ce papier était beaucoup plus égoïste que ça. En vérité, la souffrance que j'avais ressentie à l'idée de l'avoir perdu à jamais avait été trop dure à supporter. Je l'avais rejeté, au pire moment sans doute et de la plus froide façon, mais je ne tolérais pas l'idée d'être rejeté en retour. Quelque part, en lui imposant cette soudaine distance, j'avais espéré qu'il s'accroche, qu'il soit de ceux qui s'agrippent, parce qu'eux ne m'abandonnaient jamais, c'était moi qui finissait par les abandonner, et c'était un peu moins douloureux comme ça. Sauf qu'il était parti. Alors c'était moi qui s'accrocherait. Il ne pouvait y avoir que ces deux rôles, pas vrai ? Le suivant et le fuyant. À moins qu'avec lui, ce soit différent... criait une petite voix au fond de mon coeur. Je n'osai l'entendre.

Après que le hibou eut disparu dans le velours du ciel, je rentrai chez moi. Mieux valait mettre un terme à cette soirée maintenant. La fatigue émoussait mes affects et mes pensées se faisaient plus décousues alors que je suivais mes pieds jusqu'à mon appartement, las, triste, nourrissant un espoir futile dans une tentative désespérée de ne pas sombrer à nouveau dans l'abîme.

Je glissai la clé dans la porte et l'ouvrit, avant de monter l'escalier qui donnait sur le salon. August s'étirait les pattes un peu plus loin ; je l'avais réveillé. Il trottina jusqu'à moi et, sans dire un mot, je le pris dans mes bras et le serrai probablement un peu trop fort, parce qu'il se débattit. Je ne le laissai cependant pas s'enfuir, légèrement terrifié à l'idée de subir ce rejet supplémentaire, enfouissant mon visage dans son pelage doux et volatile.

Ce faisant, j'enlevai mes chaussures de quelques gestes habitués puis, déposant mon chat trop heureux de recouvrer la liberté, je me dirigeai vers la salle de bain. J'ouvris l'eau de la douche et ajustai la température, avant de passer à la chambre pour me déshabiller. Avec des gestes précautionneux, je déposai la veste de cuir sur le dossier de ma chaise, combattant de toutes mes forces les images, les odeurs, les sons et les sensations qui se ramenaient à moi. Une fois nu, je m'emparai d'une serviette que j'avais utilisée le matin et laissée là à sécher, puis me glissai sous l'eau brûlante. Je n'avais plus l'esprit clair. Épuisé, je me contentai de porter mes pensées sur la sensation des gouttelettes sur ma peau, sur le soulagement de cette chaleur qui me réchauffait enfin. Je passai le savon sur mon corps de façon automatique et passai plusieurs fois mes mains sur mon visage, frottant mes yeux sous l'eau. Avant de fermer les robinets, j'entendis quelques bruits qui me semblaient être des coups, mais n'y prêtai pas plus attention qu'il ne le fallait, sachant que la coupe du monde rendait les gens du centre-ville un peu plus fêtards et qu'un voisin devait sans doute avoir invité des amis.

Je sortis de la douche et réalisai que les coups se faisaient insistants. Une voix s'élevait par-dessus. Mon nom. On frappait à ma porte. Se pouvait-il que... Non. Mais si c'était réel ?

J'entourai mes hanches de ma serviette bleue et me dirigeai vers la porte, au bas des escaliers. Me rapprocher confirma mon hypothèse : Sebastian frappait bel et bien chez moi, en hurlant mon nom pour que je vienne lui répondre. Mon coeur se mit à battre plus vite : j'avoue que j'avais un peu peur qu'il ne soit venu que pour m'engueuler, comme je le méritais sans doute. Mais peu importe ce qu'il faisait là, le vacarme qu'il faisait allait alarmer tout le monde, et il ne fallait pas que les gens le surprennent dans cette situation. Alors j'ouvris la porte et avant même de nous laisser le temps d'absorber le choc de ces retrouvailles étranges, je lui saisis le bras et l'attirai à l'intérieur avant de refermer derrière lui.

Puis, soudainement mal à l'aise de ce toucher, je laissai son poignet et reculai de quelques pas. Il n'avait pas l'air dans un meilleur état que moi. Ses yeux étaient bouffis et rouges, son visage semblait désespéré, il portait toujours les mêmes vêtements et ses cheveux étaient en bataille. Mon coeur se serra à cette vision, sachant que j'étais la cause de tout ce malheur. S'il subsistait un mince espoir d'avoir dramatisé la situation, il s'envola.

Mais un autre espoir naquit. S'il était là, c'était sans doute en réponse à mon papier. À mes excuses. S'il était là, c'était peut-être que nous avions encore une chance. Que je n'avais pas encore tout gâché. Le soulagement était si grand que j'aurais pu me remettre à pleurer. Je me retins pour quelques secondes encore.

Je n'osais rien dire, ne sachant pas quelles étaient ses intentions. Mais en même temps, je ne voulais pas le laisser commencer, sachant que s'il était venu pour m'engueuler, mieux valait que je lui parle avant qu'il se lance. Alors, je plongeai. Tête première. Et l'eau était profonde.

- Je suis désolé, dis-je alors que ma voix cassait et que les larmes se remettaient à rouler sur mes joues. Quand je repris, mon ton était rapide et saccadé. J'ai paniqué, j'ai, j'ai cru que... Sur le coup, ça me semblait être la seule chose à faire pour t'éviter de sou-souffrir, parce que chaque fois que j'ai été amoureux, j'ai tout, j'ai tout gâché, et je voulais te laisser encore une chance de ne pas m'aimer, pour te laisser une chance de pas souffrir, et je veux pas gâcher ce qu'il y a entre nous et j'ai pe-peur de te t'aimer trop, et de te perdre et de, et de tout gâcher, mais aussi, aussi j'ai peur que tu finisses par m'aimer trop, et que je puisse pas, que je puisse pas supporter, que je te brise le coeur, que je te fasse du mal...

Je cachai mon visage dans mes mains, désemparé, quoi qu'étonné par tous ces mots qui sortaient de moi alors que jamais je n'avais parlé avec autant de franchise à qui que ce soit auparavant. À travers mes doigts, je repris, d'une petite voix étouffée.

- Je suis trop abîmé pour toi... mais tu vois, j'ai même plus le courage de te dire de t'enfuir, de te supplier, pour ton bien, de me laisser tomber...

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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Mar 3 Oct - 5:42


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~Sebasmore~
Plus il frappait à la porte, plus Sebastian était énervé. Quoi, il n’était pas là ? Il était déjà parti séduire un autre mec, lui voler son cœur et lui envoyer une note énigmatique ? Ou bien ne voulait-il pas le voir et faisait la sourde oreille ? Il ne savait pas laquelle des deux explications serait la pire. Il envisagea pendant quelques instants de défoncer la porte –après tout, elle n’avait pas l’air bien solide, avec un coup de pied bien senti…- ou de lancer un Alohomora, mais pendant qu’il réfléchissait aux moyens de rentrer par effraction, il vit la porte s’ouvrir, et Jude était là. Il le tira à l’intérieur de son appartement avant qu’il ait le temps de dire quoi que ce soit, et ne vit sa tenue qu’une fois la porte fermée.
Il était en serviette. ARE YOU FUCKIN’ KIDDING ME ? Est-ce qu’il faisait ça juste pour le torturer ? Pour lui montrer tout ce qu’il aurait pu avoir, mais qu’il lui avait arraché ? Etait-il donc si cruel, était-il vraiment passé à côté du caractère de l’écrivain ? Une goutte d’eau dégoulina de la clavicule de Jude et glissa sur son torse avant de descendre sous la serviette, et Sebastian ne put détacher ses yeux de sa course. Le pouvoir que le moldu avait sur lui était bien trop puissant, et c’était pour ça que son rejet lui faisait si mal. Encore à cet instant, même s’il était triste, et en colère, et qu’il ne comprenait pas ce qu’il se passait, il ne pouvait pas imaginer qu’il arrive quelque chose de mal à celui qu’il considérait encore comme son brun. Il l’avait vraiment entortillé autour de son petit doigt.

Et puis Jude prit la parole. D’habitude, c’était le joueur de Quidditch qui parlait sans s’arrêter, sans parfois même reprendre son souffle et se sentir étourdi après, et cela lui sembla presque étrange d’entendre la voix de l’écrivain aussi longtemps. Et il pleurait. Ça, c’était le pire. Parce que quelque part, ces larmes étaient sa faute, c’était lui qui était venu fourrer ses grands sabots dans la vie de Jude, qui avait prit son rejet pour ce qu’il n’était pas. La signification de ses paroles le frappa. Il ne lui avait pas menti. Il avait eu peur.

C’était probablement un peu déplacé, vu la situation, mais Sebastian ne put s’en empêcher : il se mit à rire. A rire comme un damné, son corps épuisé n’ayant aucune barrière ou retenue. Ce n’était pas, bien sûr, un son franc et clair comme il le faisait quand il racontait une blague, c’était un rire plein d’ironie et de désarroi. Mais qu’ils étaient bêtes. Il s’adossa au mur pour se calmer.

« -Jude Whitmore, on peut dire que tu es le champion pour me faire vivre un ascenseur émotionnel. Mais bon, je suppose qu’en tombant pour un écrivain, on peut s’y attendre, dit-il malicieusement.

Son humeur contrastait tellement avec ses pleurs passés et ceux de Jude, qu’on aurait pu croire qu’il se moquait de lui, mais ce n’était pas le cas. Il était juste incroyablement soulagé. Car il avait cru que son pire cauchemar lui était arrivé, et au final, tout cela n’était que des non-dits qui s’étaient changés en quiproquo. C’était autant sa faute que celle de Jude. S’il lui avait parlé de sa mère, il ne savait pas son passif avec les hommes ; et pour Seb, c’était pire, il ne lui avait rien dit sur l’histoire de sa famille. Le brun n’avait probablement pas du comprendre sa réaction démesurée. Il s’approcha donc de l’écrivain et lui posa une main sur la joue.

-La prochaine fois que tu as peur, au lieu de me faire croire que que tu n’étais intéressé que par l’idée de coucher avec moi, dit le moi. Je comprendrai. Et je te laisserai de l’espace, pour que tu réfléchisses, ou je te prendrai dans mes bras, selon ce que tu veux, selon ce dont t’as besoin. Mais y’a des choses que tu sais pas sur moi… Et me rejeter comme ça, c’était pire que si tu m’avais enfoncé un couteau dans le cœur.

Là n’était pas le moment de lui expliquer le pourquoi du comment de sa réaction. Il était bien trop fatigué et usé de sa soirée pour parler de la pauvre petite enfance de Sebastian O’Connor, mais il se jura d’aborder le sujet dès qu’il le pouvait. Il savait qu’il pouvait faire confiance à Jude. Peut-être qu’encore une fois, il était naïf, de fondre devant ces larmes et ces paroles qui auraient pu, encore une fois, être des mensonges. Mais non, il croyait l’écrivain. Après tout, c’était un effet secondaire de l’amour.

Il releva doucement le menton de Jude pour qu’il le regarde dans les yeux, pour qu’il comprenne la portée de ses paroles.

-Je t’aime, Jude. Et c’est la première fois que ça m’arrive, et je sais pas ce que je fais. Et toi non plus, visiblement, dit-il ironiquement. Mais moi je pense, que tout les deux, si on prend notre temps, on va découvrir comment ça marche. On va peut-être se faire du mal, mais moi je pense que le jeu en vaut la chandelle. Pas toi ? »

Son ton était doux, constant, presque comme s’il parlait à un animal blessé et effrayé. Il voulait convaincre Jude qu’il pouvait s’appuyer sur lui. Mieux, il voulait le convaincre que l’aimer, c’était pas si mal.

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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Mer 4 Oct - 22:08

Son rire me prit totalement au dépourvu. Ce n'était pas un rire contagieux, comme l'était le sien d'habitude. C'était un rire creux, sans joie, un rire qui semblait simplement destiné à tomber une tension. Je fronçai les sourcils, ne sachant pas comment l'interpréter et craignant de n'avoir pas réussi à exprimer clairement mes sentiments, craignant qu'il soit toujours en colère, craignant d'avoir bel et bien tout gâché. Les larmes coulaient toujours sur mes joues sans que je ne pleure vraiment, juste comme si les robinets étaient restés ouverts, alors que j'attendais qu'il se calme. Le temps me parut durer une éternité. Il fallait que je sache où il en était, ce qu'il pensait, ce qu'il voulait. Il fallait qu'il me revienne et toutes les secondes qui me séparaient de la réponse qu'il me donnerait semblaient durer une vie.

Enfin, il prit la parole. Son regard était redevenu espiègle et je compris, à ses mots, que nous avions traversé la tempête. Le soulagement se propagea en moi sous la forme d'une vague d'indolence, mes jambes menaçant de ne plus soutenir mon poids, mes bras se faisant plus lourds, mes épaules s'affaissant. Toute la tension sembla quitter mon corps et je continuai de pleurer silencieusement, en me traitant mentalement de tous les noms possibles pour avoir si cruellement menacé notre relation. J'étais vraiment fucked up. Au fond de moi, deux mouvements se faisaient la guerre ; l'un qui voulait espérer que les choses se passent bien pour une fois et l'autre qui cherchait à me convaincre que j'étais beaucoup trop endommagé pour pouvoir rendre quelqu'un heureux et vivre une relation saine et épanouissante. Paradoxalement, en cet instant, alors que Sebastian se rapprochait de moi et posait sa main sur ma joue, je croyais les deux en même temps.

Je levai les yeux pour qu'ils rencontrent les siens alors qu'il me disait tout ce que je n'aurais même jamais espéré entendre. Qu'est-ce que j'avais fait pour mériter quelqu'un comme lui ? Comment pouvait-il se montrer si compréhensif après l'attitude que j'avais adoptée, après la façon dont je l'avais fait sentir ? Encore une fois, il prouvait qu'il était beaucoup trop bien pour moi.

L'entendre me dire qu'il m'aimait, de façon aussi claire et dénudée, me fit pleurer à nouveau. L'entendre être à ce point convaincu du bien fondé de notre relation, l'entendre être à ce point déterminé à continuer avec moi malgré tout, malgré moi, l'entendre me promettre cette patience, cette indulgence, cette douceur... C'était trop, beaucoup trop. Je baissai les yeux dans une vaine tentative de garder un semblant de pudeur, les larmes étant toujours impossibles à retenir. Mais je ne pleurais plus pour les mêmes raisons. J'étais simplement ému.

Alors, sans rien ajouter, je franchis la courte distance qui nous séparait et posai mon front sur son épaule, réclamant silencieusement qu'il me prenne dans ses bras. Et dans la chaleur de cette étreinte, alors que j'enlaçais sa taille, je me sentis l'homme le plus chanceux au monde. Et quand, pendant que je humais son odeur, je décidai que j'allais faire tout ce que je pouvais pour que ça marche, que j'allais essayer de communiquer plus, de communiquer mieux, que j'allais essayer, plutôt que de le repousser, de vraiment faire les choses différemment, je compris que j'étais réellement amoureux. Pas de cet amour que j'avais trop souvent ressenti, celui qui ressemblait à ces feux de paille qui s'embrasent d'un coup et qui ne demandent qu'à se consumer dans la plus grande facilité, dans un torrent de flammes aussi court qu'intense. Non. Plutôt de cet amour de feu de bois. Celui sur lequel il faut souffler juste assez et juste comme il faut pour que l'écorce prenne bien. Celui qu'il ne faut jamais perdre de vue si on veut qu'il brûle fort, celui qu'il faut alimenter patiemment si on veut qu'il brûle longtemps, celui qu'on tisonne soigneusement et qu'on chouchoute religieusement. Celui qui rend les maisons chaleureuses et qui tient chaud l'hiver. Cet amour qui demande du travail, mais qui donne tellement plus. Et cette réalisation me fit le serrer plus fort.

- Je t'aime aussi, Sebastian, dis-je tout bas, au creux de ses bras. Et jamais je n'avais été aussi sérieux.

Je fermai les yeux quelques minutes, afin d'apprécier le moment, mais cela ne me fit que renouer avec l'énorme fatigue que je ressentais. J'imaginais qu'il était dans le même état que moi. Alors je me détachai de lui, resserrai la serviette autour de mes hanches, et saisis sa main.

- Viens... Allons dormir, tu veux ?

Il était absolument hors de question que je lui permette de me quitter et de rentrer chez lui. Hors de question. Et j'étais prêt à me battre s'il faisait ne serait-ce que mine de s'opposer. L'idée de me coucher seul, dans mon grand lit, sans lui, m'étais totalement insupportable.

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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Jeu 5 Oct - 7:21


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~Sebasmore~
Sebastian se perdit dans l’étreinte qu’il échangeait avec Jude. Il fit passer ses bras autour du corps fin et dénudé de l’écrivain, faisant glisser ses doigts dans ses cheveux sombres, et essaya de lui faire passer, le plus qu’il le pouvait, du réconfort et du soutien. Il avait vu pleurer Jude beaucoup trop de fois cette nuit, et il ne voulait plus jamais voir de larmes perler de ses yeux. Pas tant qu’il était là pour l’empêcher.

Ce fut lorsqu’il lui proposa d’aller dormir qu’il se rendit vraiment compte de son niveau de fatigue. Il avait un rythme de vie très régulier et cette soirée, en plus d’avoir été éprouvante physiquement et mentalement, allait totalement perturber son cycle de sommeil. Il se laissa entrainer par Jude, un peu automatiquement, sans même prendre le temps de regarder autour de lui alors que c’était la première fois qu’il se rendait dans l’appartement du moldu et qu’il aurait aimé voir tous les petits objets qui faisaient son quotidien. Mais il était presque 4h du matin. On est bon à rien, à 4h du matin. Il ôta son tee-shirt et son pantalon, ne restant qu’en boxer, et se coucha dans le lit. Il sentait déjà ses paupières se fermer, alors que la lumière était encore allumée, mais il ne s’apaisa totalement que lorsqu’il sentit la chaleur corporelle de Jude contre son torse, se blottissant contre lui. Il se rapprocha de lui, pour déposer un petit baiser sur le haut de son crâne, et alors qu’il glissait dans les bras de Morphée, une pensée lui traversa l’esprit : il était à sa place.

Il eut l’impression d’avoir fermé les yeux à peine deux minutes auparavant lorsqu’il se fit réveiller par une douleur vive au niveau de son oreille et des petits sons stridents. Ses paupières papillonnèrent, alors que son cerveau se remettait difficilement en marche, mais sa vision était obstruée par des plumes brunes, qu’il connaissait bien : celle de son hibou, Basil, nommé après le célèbre joueur de Quidditch Basil Horton, des Faucons de Falmouth, et créateur de la Compagnie de la Comète. Celui-ci avait du rentrer dans l’appartement par une fenêtre ouverte, et comme tous les matins, à 6h30, il le réveillait pour qu’il aille faire son jogging à jeun, avant de prendre un petit déjeuner puis d’aller s’entrainer. Il avait donc dormi moins de 3h… Vraiment pas assez. Pas assez du tout. Lui qui était d’habitude du matin et n’avait pas vraiment l’habitude de paresser au lit, il se sentait tout sauf motivé à l’idée de se lever, là, maintenant, tout de suite. De plus, il pouvait sentir les membres entremêlés de Jude avec les siens, et il n’aspirait qu’à une chose, c’était de rester à ses côtés et de dormir du sommeil du juste avec lui.

Mais Basil ne l’entendait pas de cette oreille. Alors qu’il commençait à se rendormir, il commença à le repiquer de son bec, et s’il ne voulait pas finir avec une oreille en moins, il devait se lever. Sebastian repoussa donc légèrement Jude pour qu’il puisse se mettre au moins en position assise, se frottant les yeux et baillant à s’en décrocher la mâchoire. Son hibou s’envola pour repartir par la fenêtre, et les yeux du sportif furent attirés par la silhouette de l’écrivain sur le lit, qui dormait encore à poing fermé. Qu’est-ce qu’il était sexy, comme ça… Mais il n’avait pas le temps de réfléchir à ça. Il se leva sans bruit, ne voulant surtout pas réveiller son amoureux, et avisa son jean posé sur une chaise non loin du lit. Pas vraiment la tenue adaptée pour courir. Il prit donc sa baguette et essaya de lancer un sort de métamorphose pour au moins changer le tissu en quelque chose de plus fluide, pour qu’il puisse courir, ce qui n’eut comme seul succès que d’agrandir légèrement le pantalon. Il n’était vraiment pas doué en métamorphose.

Il jeta un œil désespéré à Jude et aux couvertures chaudes qui n’attendaient que lui, tandis que son esprit repensait à tout le popcorn ingurgité la veille, et à Andreas, son coach chez les Phénix, qui lui foutait une pression monstre. Et la finale qui arrivait… Qu’est-ce qu’il aurait donné cher pour avoir un peu de vacances et profiter de son brun préféré ! Il enfila donc le jean un peu trop grand, prévoyant de courir jusqu’à chez lui pour se changer, manger là-bas et aller à l’entrainement.

Malgré la fatigue, Sebastian pensa à saisir une feuille de papier qui trainait sur ce qui semblait être le bureau de Jude, et écrivit quelques mots sur les raisons de son absence, achevant la note par un « je t’aime » et de plusieurs smileys souriants, qu’il déposa ensuite sur la table de chevet.

Il allait se diriger vers la porte lorsque, presque inconsciemment, ses pas l’emmenèrent vers le lit où se trouvait Jude. Il se baissa et lui déposa un simple baiser sur les lèvres, tout doucement, simplement parce qu’il en avait besoin pour se motiver. Il ne voulait pas réveiller le moldu…

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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Jeu 5 Oct - 16:56

Il ne s'était pas fait prier et malgré l'épuisement, mon coeur s'était mis à battre plus vite à l'idée que nous puissions partager le même lit. Mon appartement était un peu en bordel et je trouvai dommage de ne pas l'y inviter pour la première fois dans les meilleurs conditions, mais le contexte ne se prêtait de toute façon pas à la visite et c'est directement vers la chambre que je le conduisis. Je le regardai du coin de l'oeil alors qu'il ôtait ses vêtements, ceux-là mêmes dont je l'avais débarrassé quelques heures plus tôt, et je me glissai moi-même dans une paire de caleçons propres, laissant traîner la serviette sur le plancher. Je nettoierais demain. Tout pouvait attendre, sauf ce sommeil que nous nous apprêtions à partager tous les deux. Il se glissa sous les couvertures pendant que j'allais éteindre les lumières de l'appartement. Quand je me glissai à mon tour près de lui, je réalisai qu'il somnolait déjà. Cela me fit sourire et je pris quelques secondes pour l'observer. Je n'arrivais pas à croire qu'il y avait ça dans mon lit. J'avais déjà hâte au lendemain, à ce moment où, sur mon lit baigné du soleil de midi, nous nous réveillerions, ferions l'amour avant même de manger, puis ferions livrer le brunch pour pouvoir rester ici et camper le lit jusqu'aux petites heures du matin.

Lourd de fatigue, je me couchai donc dans le creux de son épaule, posant la tête sur son torse et l'enveloppant de mon bras libre. Les pensées ne mirent pas longtemps avant de perdre leur sens et c'est sans aucune difficulté que je sombrai dans le sommeil, pour la deuxième fois de la soirée, mais dans des circonstances infiniment différentes.

Quelques rêves parsemèrent ce doux sommeil, dont certains mettaient en scène des balais volant, des bombes explosives, des ébats sexuels endiablés ou des hiboux hululants. Rien dont je ne sus tirer de sens au réveil. Et ce réveil...

Vous savez la sensation qu'on a quand on rêve qu'on se réveille, mais que c'est toujours un rêve ?

Eh bien se réveiller grâce aux doux baisers de Sebastian O'Connor, c'était quitter le monde des rêves pour les retrouver aussitôt.

Et avant même d'ouvrir les yeux, avant de quitter définitivement le sommeil parce que cette sensation d'absolue sérénité était trop agréable et trop fugace, je posai une main sur sa nuque et intensifiai le baiser. Je cherchai à le prendre dans mes bras, mais sa position m'en empêchait et mon autre main entra en contact avec du tissu, là où sa peau aurait pourtant dû être accessible. Je fronçai les sourcils et mis un terme au baiser pour me reculer légèrement et ouvrir enfin mes yeux. Il était penché sur moi, hors du lit, habillé, visiblement prêt à partir. La sensation de frustration, d'injustice, de surprise et de totale révolte qui m'envahit était aussi démesurée que mon désir qu'il reste était grand.

- Qu'est-ce que tu fais ?! articulai-je d'un ton outré. T'allais partir avant que... que je me réveille ?

Je me redressai, un peu confus, encore l'esprit embrumé, réalisant à cette sensation ainsi qu'à la luminosité dans l'appartement qu'il était probablement encore très tôt. Il avait sans doute quelque chose de prévu. Mais non ! Il ne pouvait pas partir ! Il ne pouvait pas emmener ces ébats au soleil, ce brunch, ce campement de couvertures, toute cette journée de totale intimité que j'avais rêvé de passer avec lui !

Sans lui laisser le choix, je l'attirai vivement à moi dans le lit et me couchai à demi sur lui, la tête sur son torse, le bras et la jambe agrippés à son corps.

- Tu peux pas rester un peu ? Te faire oublier pour la journée ? Je savais que ce n'était pas possible, mais il était clair que ce n'était pas mon côté raisonnable qui l'attirait chez moi. S'il te plaît, reste avec moi... juste aujourd'hui, juste cette fois...

Et voilà que commençait ce que j'avais tant redouté ; cette sensation de manque, cette frustration de ne pas pouvoir le garder avec moi pour toujours... Et cette immense tristesse à l'idée que ce ne serait pas chez moi qu'il reviendrait ce soir. Que j'étais son secret, sa tare, et qu'il faudrait économiser le temps passé à deux, passé ensemble.

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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Jeu 5 Oct - 18:17


Say something
~Sebasmore~
Si réveiller Jude n’était pas son plan, une petite voix dans sa tête lui soufflait qu’il l’avait fait exprès, quelque part. Parce qu’il ne voulait pas aller à l’entrainement, il voulait rester avec son moldu, même si c’était vraiment insensé : mais il avait été raisonnable pendant si longtemps, oubliant sa vie personnelle pour sa carrière, ne s’autorisant aucun écart, ne pensant chaque instant qu’à ses objectifs sportifs et à rien d’autre. Plus maintenant. Il avait quelque chose de plus important, même s’il ne savait pas vraiment ce que ça signifiait, encore.

Il se laissa entrainer et immobiliser sur le lit, parce qu’il fallait l’avouer, il aurait pu retourner d’un seul geste l’écrivain, s’il l’avait voulu, mais il trouvait sa petite tête suppliante tellement adorable qu’il avait du mal à y résister. Vraiment, vraiment beaucoup de mal… Mais avant de songer à quoi que ce soit, maintenant qu’il était réveillé, il devait se justifier de sa tentative de départ.

« -Je ne voulais pas te réveiller, je t’ai laissé un mot… Je suis déjà en retard pour mon jogging et j’ai entrainement après. Si j’ai 5 minutes de retard, Andreas va me tuer.

Et pourtant, il n’essayait même pas de bouger. A vrai dire, il entoura de ses bras le corps de Jude, le rapprochant encore plus près de lui, se repaissant de sa chaleur et de son odeur. Mais déjà, par son ton trainant et fatigué, n’importe qui pouvait comprendre qu’il ne croyait vraiment pas ce qu’il disait.

-Si tu me dis des choses comme ça, je vais pas pouvoir résister Jude… Je peux vraiment pas rater l’entrainement…

Alors pourquoi restait-il ? Pourquoi pouvait-il sentir ses paupières se refermer, sans qu’il ne fasse rien pour résister ? Son corps lui rappelait qu’il n’avait pas eu ses 8h de sommeil habituel, certes, mais c’était surtout un lit si confortable dans lequel il reposait, pas à cause d’un quelconque matelas ou d’une armature solide, mais parce que c’était celui de Jude et donc l’endroit où il se trouvait le mieux au monde. Cela rendait la situation siiii difficile...
De toute façon, il se connaissait. Il faisait la même chose à Poudlard, se trouvant mille et unes excuses pour ne pas faire ses devoirs, et finissant par ne jamais les faire. Lorsqu’il avait une idée en tête, il allait jusqu’au bout pour la réaliser, mais ça valait également pour l’inverse. Alors, il décida d’assumer. Tant pis pour la raison, il pouvait prendre au moins une journée de pause dans le lit de son amoureux.

-Okay, t’as gagné… T’as de la chance d’être adorable. Si je me reçois une beuglante d’Andreas, par contre, c’est toi qui l’ouvre je te préviens ! lui dit-il en rigolant.

Il écarta juste quelques instants l’écrivain pour retirer ses vêtements qu’il venait d’enfiler à peine quelques minutes auparavant, et retourna dans la chaleur que lui procurait le moldu. Il se sentait déjà se rendormir, épuisé qu’il était.

-En plus, si je deviens énorme, t’auras qu’à te blâmer si je fais pas mon jogging, bailla-t-il à l’oreille de Jude. Tu me goinfres de popcorn et je peux pas courir et après c’est triste et je t’aime et t’es beau et…

Son esprit qui s’endormait le faisait divaguer, prononçant par la suite des mots sans queue ni tête : même lorsqu’il s’endormait, il réussissait à être bavard. Son souffle se ralentit, avant de devenir constant, signe de son sommeil.

Il ne fit pas de rêves, ou en tout cas rien qui ne lui resta dans la tête. Par contre, il fut réveillé par un son et une sensation bien connue : celle de Basil, qui encore une fois, lui mordillait l’oreille. Pourquoi n’avait-il pas fermé la fenêtre avant de se recoucher ? Heureusement, il se sentait bien plus reposé, comme si cela faisait plusieurs heures qu’il dormait. Il ouvrit un œil, et il fut attiré par un message attaché à la patte de son hibou.  Il fit doucement glisser son bras, qui se trouvait sous le cou de son amant, afin de détacher la lettre et la lire. Elle provenait de son amie Ollie, et disait simplement « Officiellement, tu étais malade. Tu te débrouilles avec ça. », ce qui lui fit sourire. C’était vraiment une fille en or.

La lumière qui baignait dans la pièce indiquait qu’il était bien plus tard, au moins le début d’après-midi. Il tourna sa tête vers Jude, et se sentit soudain d’humeur joueuse. Après tout, il avait raté son entrainement pour rester avec lui, autant en profiter…

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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Jeu 5 Oct - 23:46

Il ne pouvait pas rater l'entraînement, mais il ne bougeait pas davantage. Je sentais qu'il allait flancher, et peu à peu, je commençais à saisir l'effet que je pouvais avoir sur lui, ce qui risquait d'être fort dangereux pour lui à l'avenir... Danger qui, s'il était naïf sur bien des choses, ne lui échappait pas, à l'entendre parler. Je souris alors qu'il retirait pour une nouvelle fois ses vêtements : j'avais gagné ! Je l'accueillis près de moi sous les couvertures encore chaudes, traversé de joie à l'idée de pouvoir mettre mon plan à exécution, ne croyant pas à la chance que j'avais de pouvoir partager ce moment avec lui et impressionné par la facilité avec laquelle il s'était laissé convaincre. Si cela avait été aussi simple, c'était pour une seule et unique raison : il avait envie de rester aussi. Et c'est cette douce pensée qui m'accompagna alors que, après l'avoir rassuré en lui disant que j'avais en tête quelques méthodes toutes dédiées pour l'aider à garder la forme, je glissai à nouveau dans le sommeil, blotti au creux de ses bras.

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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Ven 6 Oct - 6:50


Say something
~Sebasmore~


« -Alors Mr Whitmore, vous n’avez pas honte de débaucher des joueurs de Quidditch, de les faire rater l’entrainement et surtout, d’être si adorablement craquant ? lui souffla-t-il à l’oreille.

On aurait pu le penser de s’en vouloir un peu, d’abandonner ainsi ses coéquipiers, mais ce n’était pas vraiment le cas. Il savait qu’Andreas serait en colère, mais de toute façon, il était perpétuellement dans son dos, frustré qu’il était que sa carrière professionnelle soit finie, et les autres étaient suffisamment lucides pour savoir que manquer une seule séance, surtout lorsqu’on était aussi impliqué et sérieux que Sebastian, ne changerait pas la face du monde. De plus, avec la pression que lui apportait sa participation à la Coupe d’Europe, faire une petite pause ne pouvait lui faire que du bien, à la fois dans ses performances mais surtout à son mental. La fatigue, ce n’est jamais bon, pour un sportif de haut niveau.

Une fois satisfait du nombre de baiser déposé sur les lèvres de Jude (quoique peut-être, allez un petit dernier), il roula sur le côté pour se mettre sur le dos, entortillant ses doigts avec ceux de l’écrivain et regardant le plafond.

-Je n’arrive même pas à me rappeler de la dernière fois où je me suis pris un jour de congés… Mais je crois que j’aurai difficilement pu trouver mieux, comme programme. En tout cas mon amie Ollie m’a couvert auprès de l’entraineur, faudra que je pense à la remercier.  

Il se sentait bien, là, à respirer à l’unisson avec son moldu, sans rien faire qu’à l’aimer et passer du temps avec lui. Il savait qu’il ne pourrait pas faire ça souvent. Même s’il faisait son coming out public, même si la presse, un jour, le laissait tranquille, la vie d’un joueur de Quidditch n’est jamais stable, toujours en mouvement. Il y avait les entrainements, mais aussi les matchs, les déplacements au quatre coins du monde… Et il ne savait pas si Jude en avait pleinement conscience. Que, même s’il le voulait de tout son cœur, il ne pourrait jamais lui donner tout le temps qu’il méritait, à cause de ses obligations, mais le pire, c’est que ce n’était pas qu’une contrainte. Il adorait son métier. Il ne l’aurait échangé contre rien au monde, malgré les sacrifices qu’il était obligé de faire chaque jour.

Son esprit divaguait dans le silence de leur paresse partagée. Il repensa à l’incident de la veille, terrible, aux larmes qu’ils avaient échangés. Leur première dispute de couple n’avait décidemment pas été la plus simple, mais il était content que tout ça soit passé. Qu’il puisse caresser du bout des doigts la peau de Jude, sans penser à rien d’autre que le soleil qui réchauffait la pièce.

S’il aurait bien voulu rester des heures encore, dans ce lit, son estomac n’était pas d’accord, et il se rappela à lui d’un bruit assez sonore, qui le fit rire doucement. Il ne s’était pas vraiment rendu compte de sa faim, auparavant, mais il était tard et son organisme n’avait pas l’habitude de devoir réclamer à manger, son planning toujours réglé comme une horloge.

Il se retourna vers son amant et frotta son nez contre son épaule, un peu comme un petit animal, et lui sortit d’une petite voix suppliante, digne des plus grands acteurs hollywoodiens (ou pas) :

-Juuuude, j’ai faim. »


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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Dim 8 Oct - 15:46



Après la myriade de petits bisous qu’il posa sur mes lèvres, il confirma que rares étaient les jours où il s'accordait congé.

- Elle a l’air sympa, cette Ollie. J’aurais aimé pouvoir la remercier aussi...

Je ne terminai pas ma phrase, c’était inutile. Il savait qu’il était impossible pour moi de la remercier sans lui dévoiler la véritable nature de cette journée et de notre relation, et nous savions tous les deux que parler de cela aujourd’hui, en ce moment et dans ces circonstances, ç’aurait été prendre plaisir à se faire souffrir.

Nous restâmes donc là, en silence, à observer sur le plafond les rayons de soleil fracturés en mille couleurs par ce petit cristal qui reposait sur le rebord de ma fenêtre, alanguis de paresse et d’amour, simplement occupés à être bien.

Quand je sentis un petit museau sur mon épaule, je me tournai vers lui et souris. Qu’est-ce qu’il était adorable... Si j’avais gagné cette manche entre nous, ce matin, en le convainquant de rester, je savais que je ne perdais rien pour attendre et que dès qu’il me demanderait quelque chose, avec cette voix suppliante et ses yeux de bébé chien implorants, je n’allais pouvoir dire que oui.

Moi aussi, j’avais faim. Je le réalisais maintenant qu’il le disait. J’essayai de me rappeler quand avait été mon dernier repas et, hormis les popcorns que j’avais dégustés avec lui dans la salle de projection la veille au soir, mon dernier apport en nourriture remontait à... il y avait presque 24 heures. Je n’avais jamais eu un très gros appétit et mes habitudes alimentaires et de vie n’étaient clairement pas des exemples à suivre. Ce fut la raison pour laquelle j’étais si content de ressentir la faim et de savoir d’avance que j’allais, en sa compagnie, manger avec appétit.

Je déposai un petit baiser sur ses lèvres avant de me lever du lit et de m’étirer, dos à lui et complètement nu, volontairement langoureusement, simplement pour plaire à sa vue. Puis, je me vêtis d’un caleçon et, allant remplir la gamelle et changer l’eau de mon chat August qui miaulait désespérément depuis qu’il m’avait vu hors du lit, je lui parlai, joyeux.

- Qu’est-ce que tu aurais envie de manger ? Il y a un restaurant Londonien qui fait la livraison jusqu’ici via les portails, c’est là que je commande quand j’ai envie de faire venir le brunch ; il est délicieux ! Mais ils ont beaucoup de choix aussi, des gaufres, des œufs, du bacon, des omelettes, du haggis, des croissants, des fèves au lard... J’ai leur menu au-dessus du frigo.

Une petite caresse sur le dos d’August avant de déposer son bol au sol. Un regard sur mon appartement, qui n’était pas très propre. Je m’emparai du menu, que je lui tendis. Puis, distraitement, je commençai à ranger ce qui n’était pas à sa place, marchant d'un bord à l'autre du loft assez vaste, continuant toujours de parler.

- Sinon, j’ai ce qu’il faut pour faire des pancakes, j’ai du pain aussi, et des fruits. J’ai pas grand chose, mais en même temps, peut-être préfères-tu quelque chose de plus léger ?

Je me tournai vers lui, une pile de bouquins dans les mains, soudainement un peu inquiet.

- J’avoue que j’ignore complètement ce que peut ou doit manger un athlète professionnel, et je voudrais pas mal te nourrir en pleine coupe d’Europe...


J’avais encore tant de choses à apprendre sur lui. Chaque fois que j’étais devant cette réalité de la récence de notre relation, une pointe d’angoisse me serrait le cœur, jumelée à toute cette excitation de la nouveauté ; apprendre à connaître l’être que l’on aime, n’est-ce pas là la plus belle des découvertes ?

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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Lun 9 Oct - 3:23


Say something
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S’il était artiste, c’était une image qu’il aurait voulu capturer : le corps nu et indolent de Jude s’étirant doucement, baigné par les rayons du soleil. Les yeux de Sebastian voyageaient de la courbe de ses reins à sa taille fine, jusqu’à son coup gracile. Il était maigre, probablement un peu trop, et le sportif se promit de faire attention à son alimentation, sachant parfaitement ce que des carences pouvaient avoir comme effets dévastateurs. En parlant de nourriture, Jude commençait à lui parler de toutes sortes d’aliments délicieux et… Mais… Est-ce que c’était un chat que Sebastian entendait ?

Tout excité, Sebastian se leva d’un bon, toute paresse oubliée à l’entente du miaulement, et se dirigea vers le félin, occupé à manger des croquettes. Celui-ci le regarda d’un air peu intéressé, mais cela n’arrêta pas le sportif pour autant : il tendit sa main afin de faire sentir ses doigts, sachant que l’odorat était le sens le plus important chez les chats, et qu’il était essentiel dans leurs moyen de communication. August renifla distraitement Sebastian avant de miauler doucement et le sportif entreprit de lui gratter les oreilles, en murmurant des petits mots d’apaisement. Si lui-même préférait les chiens, il aimait beaucoup les chats et les animaux, en retour de son respect et sa légère adoration, lui rendait cet amour.

L’irlandais adorait les animaux. Après tout, il avait grandit dans une ferme, et, avec une famille peu aimante, il avait passé bien plus de temps dans les prés en compagnie de vaches ou de chevaux qu’avec des êtres humains. Il avait même songé, bien des fois, à devenir végétarien, mais son régime, déjà extrêmement strict avec ses performances sportives, aurait dû être encore plus calculé, et cela l’avait freiné dans ce choix. Il s’était toutefois, la retraite venue, de définitivement adopter le tofu.

Sans vraiment s’occuper de Jude, il l’écoutait néanmoins distraitement, caressant le chat, accroupit près du sol, toujours en boxer.

« -En fait, j’ai rendez-vous chaque semaine avec la nutritionniste de mon équipe, qui calcule quels apports, selon ma dose quotidienne d’entrainement, j’ai besoin pour continuer à prendre de la masse musculaire, ou en perdre, selon les besoins. Comme je suis poursuiveur il ne faut pas non plus que je sois un monstre de muscle, parce que je dois être rapide pour mettre des buts. Les plus costauds, la plupart du temps, ce sont les batteurs, expliqua-t-il rapidement.

Il aimait instruire ainsi Jude sur son sport préféré. Après tout, c’était sa personne préférée et le mélange des deux faisait plaisir à Sebastian. Il regarda le menu et désigna ce qu’il devait manger, en lui expliquant pourquoi, afin qu’il saisisse son régime particulier et pourquoi ce n’était pas vraiment raisonnable, pour lui, de passer ses soirées à manger des pizzas sans ananas.

-Là comme je vais pas m’entrainer aujourd’hui, bien que je ne doute pas des… activités sportives que nous allons pratiquer plus tard, je dois limiter mes apports en glucide, mais ne pas la supprimer totalement, pour le bon fonctionnement de l’organisme. Et sinon, comme toujours : du légume vert, de la protéine, et un produit laitier.

Il se décolla enfin du chat, qui semblait l’avoir adopté et se frottait sur ses jambes découvertes en ronronnant, pour se focaliser sur son amant, occupé à ranger des livres autour de son appartement. Il n’avait jamais vu autant de bouquins chez quiconque, la plupart du temps se rendant chez des sportifs dont la bibliothèque se limitait à des magasines de balais volants. Curieux, il s’orienta vers une étagère pour déchiffrer des titres et des auteurs : à part quelques noms connus de tous, il n’en avait jamais entendu parler. Il se doutait que la plupart étaient des écrivains moldus, et, n’étant déjà pas grand lecteur de littérature sorcière, il en connaissait encore moins du côté non magique. Sebastian se sentit tout à coup un peu bête face à son amant, lui-même qui était un écrivain célèbre et qui réussissait, par le pouvoir de son imagination, à inviter de toutes pièces des histoires cohérentes et passionnantes. Alors que lui, tout ce qui l’intéressait, c’était son stupide régime…

Il retourna près de son brun et encercla sa taille fine, posant son menton sur son épaule après y avoir déposé un léger baiser. Il le rendait fou à arpenter la pièce à moitié nu, et ça, Jude pouvait probablement le sentir, contre son séant.

-Tu commandes et en attendant tout ça, tu me rejoins dans la douche ? » lui murmura-t-il langoureusement.

Après tout, il était sale, ne s’étant toujours pas décrassé depuis leurs ébats du cinéma, il n’avait pas d’autres idées en tête, non…

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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Mar 10 Oct - 20:17

Quand je m'étais tourné vers lui et l'avais vu, à quatre pattes au sol, à caresser August, mon coeur avait fondu. Comment pouvait-il être aussi parfait ? Il allait sans dire que la manière dont les gens traitaient mon animal de compagnie et les animaux en général m'en disait long sur leur personnalité, et j'étais à la fois peu surpris et profondément ravi qu'il soit aussi doux avec mon chat. Ce chat qui était rapidement devenu la prunelle de mes yeux depuis que je m'étais installé à Atlantis. Il était une stabilité dans un monde relationnel complexe et j'avais tellement toujours rêvé d'avoir un petit chat que j'avais investi de manière presque démesurée ma relation avec lui. Après tout, ma mère étant allergique, j'avais jamais pu en avoir quand j'habitais avec elle. En quelque sorte, l'adoption de ce chat symbolisait mon émancipation, et je ne l'en aimais que davantage.

Je pris le temps de le regarder encore un peu, un sourire de tendresse presque tatoué sur mon visage, puis recommençai à nettoyer en l'écoutant m'expliquer sa routine alimentaire. Tout ceci me paraissait très complexe, mais il en parlait avec tellement d'aisance que ça avait presque l'air simple, facile. J'aimais sa façon d'être aussi dédié à son sport, à sa carrière, à sa passion. Le métier d'athlète demandait de véritables sacrifices et il les faisait avec tellement de confiance et de dévouement que je ne pouvais que l'admirer. Et me sentir un peu coupable, aussi, de l'avoir bourré de popcorns et de pizzas. Il faudrait que je fasse plus attention. J'avais tellement pas l'habitude de faire attention. C'était agréable de songer qu'il allait pouvoir m'apprendre, me guider dans tout ça. Peut-être qu'à force de le côtoyer, j'apprendrais à mieux prendre soin de moi ?

Je lui jetai un regard affectueux alors qu'il se redressait, August ronronnant comme un petit moteur en se frottant à ses jambes. Je sais, August, je sais. Il est irrésistible, pas vrai ? Je pense que celui-là, on pourrait peut-être le garder. C'était la première fois que mon chat se comportait ainsi avec quelqu'un d'autre que moi. J'étais sans doute superstitieux ou quelque chose du genre, mais je me plus à voir là un signe, comme une bonne augure sous laquelle se plaçait notre relation.

Je rangeais la pile de courrier que j'avais laissée traîner sur la table quand Sebastian me prit dans ses bras, murmurant à mon oreille une sulfureuse invitation. Je souris avec espièglerie avant de me retourner pour goûter brièvement ses lèvres et acquiescer. Puis, le laissant se diriger vers la salle de bain alors que je m'emparais du combiné téléphonique pour composer le numéro du restaurant, le menu à la main, je passai la commande, soucieux de ne pas me tromper dans ses choix. Apparemment, le volume de commandes était plutôt élevé aujourd'hui, et la livraison allait prendre un certain temps. Moins d'une heure, cependant, m'assura la serveuse. Promis, ou argent remis.

L'eau coulait déjà dans la douche quand je raccrochai. Je pris le temps de terminer de ranger sommairement mon appartement ; en fait, il était assez propre, une fois que tout était à la bonne place. J'avais juste tendance à laisser traîner les trucs un peu partout, mais au-delà de ça, les planchers, la vaisselle et les surfaces étaient tout à fait acceptables. Satisfait, je pris à mon tour la direction de la salle de bain. Elle était assez grande, contenait un bain sur pattes, une vaste douche à portes vitrées, deux grandes armoires, un large comptoir avec évier et une grande fenêtre couverte d'une pellicule translucide afin de préserver l'intimité sans affecter l'éclairage. La vapeur commençait à envahir l'endroit et l'odeur du savon répandait dans la pièce des fragrances agréables. Brièvement, je me demandai si les sorciers avaient l'habitude de prendre leur douche ou s'ils utilisaient la magie pour se nettoyer. Je trouvai triste l'idée d'une vie sans douche.


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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Mar 10 Oct - 21:26


Say something
~Sebasmore~
Après que Jude lui ait signifié son enthousiasme quant à sa proposition, Sebastian se dirigea vers ce qu’il supposait être la salle de bain, vu que c’était la seule porte qui n’était pas l’entrée, l’appartement étant agencé comme ces lofts branchés à l'américaine. Il fut impressionné de la taille de la pièce, et, un peu intimidé, ôta son boxer en le déposant sur le sol, près de la douche, avant de faire glisser la porte vitrée et d’activer l’eau chaude.

Il ne s’était pas rendu compte d’à quel point il avait besoin d’une douche, avant de sentir l’eau couler sur ses muscles déliés. La soirée avait été rude, autant physiquement que mentalement, et il aimait laisser ses pensées divaguer dans sa douche pour calmer son esprit, c’était pour ça qu’il passait tant de temps dans les vestiaires après les entrainements. Bien sûr, celui qui était omniprésent dans sa tête, en ce moment, c’était Jude. Jude, qui avait prit une place si importante dans sa vie en si peu de temps, qu’il ne pouvait plus imaginer en sortir maintenant, alors que ça avait bien failli être le cas il y avait quelques heures seulement. Sebastian l’avait pardonné, parce qu’il comprenait les raisons qui l’avait poussé à le rejeter, mais il fallait bien avouer que l’écrivain l’avait blessé. Il fallait qu’il arrête d’être aussi naïf, de mettre sur un piédestal le moldu, qui était un être humain, comme lui et tous les autres.

Et si, visiblement, Jude avait peur qu’ils se brisent mutuellement le cœur, les craintes de Sebastian, elles, résidaient plus envers les autres qu’envers les deux hommes. Parce qu’il avait lu dans le cœur et les yeux du brun, et savait qu’il l’aimait autant que lui. Mais qu’en penserait le public ? Ne risquait-il pas sa carrière, qu’il avait mit tant de temps à construire, en se risquant ainsi à s’engager envers un homme ? Lui qui était la coqueluche des médias, le bachelor le plus adoré de la Gazette du Sorcier, et même le lauréat, depuis deux ans d’affilé, du sourire le plus charmeur de Sorcière-Hebdo, ne verrait-il pas ce qu’il avait bâtit avec acharnement s’effondrer, simplement si on apprenait la vérité sur ce qu’il était vraiment ?

Certes, la communauté sorcière était bien plus ouverte à l’homosexualité que les moldus. Mais lui qui souffrait déjà, auprès de sa famille, de son statut de sang (qui était pourtant entièrement du fait de son père, et non du sien), s’ils apprenaient en plus, qu’en tant que fils ainé, il ne pourrait pas reproduire le nom des O’Connor, il craignait une réaction des plus exagérée. Et ses fans, en particulier les filles qui espéraient tellement avoir une chance avec lui, ne manqueraient pas eux aussi d’exprimer leur mécontentement, le sport étant un milieu assez fermé d’esprit.

Mais Sebastian évoluait, petit à petit, malgré ses peurs. Il y avait quelques années, il n’aurait jamais prit autant de risques, même pour une personne aussi spéciale que Jude. Peut-être que son transfert à Atlantis l’avait fait murir, qui sait.

Il se frottait le corps avec le savon de Jude, se repaissant de l’odeur de pin qui lui rappelait instinctivement l’écrivain, avant de s’attaquer à ses cheveux. Cela faisait bien longtemps maintenant qu’il ne les avait pas teint, lui qui avait l’habitude de passer la moitié de l’année brun, ayant toujours eu du mal avec cette couleur blonde qui lui avait récolté bien des problèmes durant son enfance : il songeait à se faire une teinture, mais il ne savait pas comme le moldu réagirait. Peut-être était-il attiré exclusivement par les blonds. Perdu dans ses pensées et à ses considérations sur le fait de trouver un compromis pour un châtain clair, si Jude mettait un véto sur les cheveux sombres, il n’entendit pas la porte s’ouvrir et son amant se glisser dans la salle de bain embuée. Ce fut simplement lorsqu’il sentit une présence derrière lui qu’il sourit, sachant pertinemment la suite des activités.



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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Mar 10 Oct - 22:27


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MessageSujet: Re: Say something ~ Sebasmore   Mer 11 Oct - 7:22


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