SOS balai en détresse

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Sujet: SOS balai en détresse  | Ven 29 Sep - 19:14

SOS balai en détresse
Sebastian, Milo, Irvin et Holly

C’était une catastrophe. Un véritable désastre. Sebastian était encore sous le choc du déroulement de sa matinée, qui avait pourtant commencé de manière tout à fait normale. La finale de la Coupe d’Europe allait bientôt avoir lieu, dans 3 jours, pour être plus précis. Les entrainements avaient redoublés de vigueur, pour se préparer à la date fatidique, et la fatigue commençait à se faire sentir. Le jeu des français était bien plus agressif que ce dont il avait l’habitude, et le nombre de cognards qui fendait les airs le perturbait, le forçant à plus d’esquive et moins de figures d’attaque, sa spécialité. Cela ne l’avait pas empêché de contribuer grandement à la victoire de l’équipe, lors de la demi-finale, mais c’était extrêmement difficile pour l’irlandais de tenir le rythme, d’autant plus qu’il continuait en parallèle les entrainements avec les Phénix. Le problème, c’était Marc Pujol.

Et qu’on se le dise, Marc Pujol était quelqu’un d’extrêmement sympathique. Il parlait un anglais approximatif, avec un accent du sud-ouest à couper au couteau, mais son rire était communicatif et Sebastian, qui n’était pas le dernier pour une bonne tranche de rigolade, appréciait ses grandes tapes dans le dos. Par contre, ce n’était pas quelqu’un de très… délicat. C’était même carrément un bourrin, en vérité. Il avait bien compris que Sebastian avait du mal avec les cognards français, s’était dit que le meilleur moyen de progresser, c’était de se jeter dans le bain, et s’était donc donné pour mission de balancer le plus de balles possibles sur l’irlandais. Et ça n’avait pas raté : Seb s’était prit un cognard en plein dans le manche de son balai, qui avait, par il ne savait quel miracle, réussi à briser les sorts de protection, et avait créé un impact pas plus grand qu’une pièce de deux euros sur le manche. Cet impact, l’irlandais s’était dit que ce n’était pas grand chose, une broutille, il avait mieux à faire que d’emmener son balai en réparation pour si peu. Mais cet impact s’était changée en fissure, qui s’était révélée être de plus en plus béante, jusqu’à ce qu’il s’aperçoive, alors qu’il volait tranquillement, qu’il commençait à perdre de l’altitude… Avant de faire un piquet vers le sol. Plus de peur que de mal, heureusement, mais son balai était bon pour la casse… A 3 jours de la finale. 3 JOURS.

Une seule personne pouvait l’aider. L’homme de la situation, le seul, l’unique Milo Pierce. Il avait couru jusqu’à la ronde des portails, sans prendre le temps de se changer de son habit d’entrainement, se faisant héler dans la rue par divers fans, et s’était transporté jusqu’au Chemin de Traverse, où se trouvait la boutique du concepteur de son balai. De manière dramatique et quelque peu exagérée (après tout, il n’y avait pas eu mort d’homme), il avait poussé la porte en criant « MILOOOOO » du plus fort qu’il pouvait, alors que le vendeur se trouvait à seulement quelques mètres de lui et pouvait parfaitement l’entendre.

Il avait déposé son balai, son bébé, son outil de travail, son meilleur ami entre les mains de l’américain, un regard suppliant sur le visage.

« -Dis moi qu’il n’est pas trop tard. DIS MOI QUE TU PEUX FAIRE QUELQUE CHOSE. La finale est dans 3 jours. Je ne peux pas me permettre de changer de balai aussi prêt de la date fatidique.

Il avait un air désespéré qui aurait fait fondre la banquise et fait pouffé quelqu’un qui n’y connaissait rien au Quidditch. Il était grave, comme s’il priait Milo de guérir un enfant du cancer.

-SAUVE-LE, MILO. »



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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Sam 30 Sep - 14:03
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Seb & Holly & Irvin & Milo


C’était une journée plutôt tranquille, comme il n’y avait pas de match, je passais une grande partie de la journée à la boutique sur le chemin de traverse. C’était la période des vacances, il y avait un peu plus de passage que d’habitude, mais la matinée s’annonçait plutôt calme. Avec Holly, nous avions ouvert la boutique vers 10h, tranquillement. J’avais passé une partie du temps dans l’atelier, surveillant du coin de l’œil ma nouvelle commerciale. Elle avait rapidement pris le pli avec les produits et j’avouais que c’était rassurant. Je prenais cependant toujours la relève quand cela concernait le quidditch. Pas que je ne la pense pas capable : je me méfiais des sorciers et le quidditch restait mon domaine de prédilection encore.

Irvin nous avait aussi rejoints un peu plus tard, me filant un coup de main dans l’atelier. Bref, tout était plutôt calme dans la boutique. J’avais enfilé mon micro pour communiquer avec Irvin, pouvant ainsi laisser de la musique assez basse en fond sonore tout en restant compréhensible à ses yeux.

Je ne m’attendais pas du tout à ce que Sebastian surgit dans ma boutique, aussi abruptement. Il avait encore sa tenue de quidditch, recouverte en partie de terre. Je m’approchais rapidement, regardant le balai qu’il tenait entre ses mains. Mais que s’était-il passé ? Je restais interdis tandis qu’il me le glissait entre les mains et que je commençais à y regarder de plus près, l’écoutant rapidement. Il y avait une grande fissure béante dans le balai. « Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Il était tombé avec ? J’avais une montée de panique d’un coup, mon balai n’avait pas tenu le coup. Il aurait pu se blesser, perdre une jambe comme moi, perdre un bras, ou perdre la vie. J’avais fait des erreurs ! Je devais les réparer, faire en sorte qu’elles ne se reproduisent plus.

« Je vais faire mon possible Seb. On va le sauver. » Je marchais à grand pas vers l’atelier, plus vite que ma prothèse ne me le permettait, dégageant d’un coup de baguette les travaux en cours pour mettre le balai au centre sur le support que j’utilisais en général quand je travaillais sur un balai. « Irvin, je vais avoir besoin de ton aide. » Il fallait faire un diagnostique complet du balai, mais pour cela j’avais besoin du moindre détail que pouvait me communiquer Seb.

« C’est apparu soudainement ? » La fissure était impressionnante et sois le problème était interne, soit quelque chose d’externe l’avait provoqué. La fibre composite que j’utilisais en complément du bois était très solide, similaire à du métal, mais plus légère. J’allais avoir du travail sur le balai pour lui rendre dans les temps, mais à quatre mains, on gagnerait sûrement du temps. Je balançais d’un coup de baguette un sortilège pour mettre la bouilloire sur le feu, me tournant légèrement vers Holly. « Est ce que tu peux lui faire un thé ? » Je ne pouvais pas travailler correctement s’il y avait trop de stress autour de moi et je ne connaissais rien de mieux qu’un bon thé chaud pour calmer l’esprit d’une personne.

Je ne m’étais même pas rendu compte que j’avais commencé à tutoyer le joueur de quidditch, j’étais pris dans l’émotion du moment. Je détestais quand l’une de mes créations me faisait défaut : ça me renvoyait à quelques années en arrière, à mon accident.

Emi Burton


 
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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Mar 3 Oct - 7:11
Il y avait beaucoup trop d’agitation dans le magasin, brutalement. Trop pour mon cerveau embrumé,  pour ma concentration déjà très fragile. J’avais recommencé un suivi psychomagique depuis peu, quelques jours, je crois, et mon traitement n’était pas tout à fait au point. Pas totalement ajusté. Un peu trop fort, encore, je me sentais doucement planer ce jour-là, et la voix de Milo me semblait partir de très, très loin, avant d’atteindre mes oreilles et ma compréhension. Je luttais contre le brouillard à grandes rasades de thé et de café, et tentait par là de me redonner aussi un peu d’énergie, qui me faisait cruellement défaut depuis trois semaines. Les potions avaient au moins le mérite d’éloigner certaines pensées, et mon esprit était plus disponible pour le travail.

Je finissais de polir un mousqueton quand un cri résonna dans le magasin. La voix de Milo s’ajouta bientôt, beaucoup plus nette et claire à mes oreilles que le reste, grâce au petit micro. Je réalisai le degré de panique dans sa voix alors qu’il entrait en trombe dans l’atelier, une grande silhouette sur ses talons. Je plissai les yeux et me levai lentement, fouillant mon esprit ralenti pour remettre un nom sur le type en tenue de Quiddi… Ah oui, Sebastian.

- Salut.

Je hochai la tête à l’appel de Milo et les rejoignit devant l’établi. Puis je retournai à mon mousqueton, parce que j’avais oublié d’enlever mes gants sûrement plein de minuscules éclats de métal et que toucher le balai avec n’était pas l’idée du siècle ; et je revins à nouveau vers eux. Balai qui était d’ailleurs dans un sale état, tant que je me demandais comment, par Merlin, Sebastian avait fait pour l’endommager à ce point. Mais je me tus, préférant laisser parler Milo et son professionnalisme, me sentant brusquement et profondément inutile, tant mon cerveau était vide de solutions à proposer. Alors qu’il se tournait vers Holly, la nouvelle vendeuse, je demandai doucement à Sebastian :

- Le euh… le bois a cédé seul, avec de la pression par exemple, ou c’est un impact qui a fait ça ?


Les balais, en plus d’être conçus avec des matériaux très solides, étaient protégés par toute une ribambelle de sortilèges assurant leur stabilité et leur résistance, face à la météo et aux chocs. Si la structure même du balai était fragile, alors il valait mieux en changer, car le réparer ne servirait qu’à reporter un nouvel accident. Mais si le balai avait cédé sous le coup d’un impact trop puissant, il devait être possible de le colmater. Sauf que de toute évidence, un simple Reparo ne suffirait pas. Je devais avouer que je ne m’étais encore jamais trouvé face à ce problème ; mais ça, Sebastian n’avait pas besoin de l’entendre.

Je m’éloignai un peu pour fouiller dans les étagères de colles, toujours au ralenti, mais, comme si le challenge de l’énigme devant nous rendait mes idées plus claires, une idée se forma dans mon esprit. Je m’approchai de Milo.

- Peut-être que… on peut recoller le balai, et puis transformer la colle en bois, pour hmm... amalgamer le tout ? Avec un sort de métamorphose simple. Et relancer les sorts de protection ensuite, par dessus. Tu penses que ça fonctionnera ?



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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Mer 4 Oct - 3:14
SOS balai en détresse !
Sebastian M. O’Connor, Milo Pierce, Irvin Fowler et Holly McBissett

Quelques temps avant qu’elle ne quitte Atlantis pour retourner dans les Highlands familiaux, Holly fit la rencontre de Milo Pierce, un artisan tenant un commerce pro-mixité. Tous deux sympathisèrent rapidement et ce dernier proposa à la moldue de travailler chez lui, sentant bien que celle-ci n’appréciait plus guère son quotidien à cette époque. Apprenant son départ imminent, il lui fit promettre alors qu’elle le recontacterait dès lors qu’elle serait de retour. De nos jours, Holly est donc de nouveau sur l’île de Manadh mais ayant abandonné ses études pour travailler à mi-temps dans la boutique de Milo « Milo's Magical Sport Supplies » en tant que vendeuse. L’on croit que ce fut sa beauté et sa passion pour les artefacts magiques malgré son statut de non-mage qui lui garantirent le poste. En tous les cas, il fut facile d’anticiper sa liesse lors de la découverte du Chemin de Traverse. Milo l’accompagnant lors de ses jours de travail de sorte qu’elle puisse accéder à un autre pays par la magie, il fut amusé de la voir bondir de partout comme un petit lapin excité.

Elle n’avait pas encore acquis énormément d’expérience, ni n’avait effectué un grand nombre de journées de travail au moment où la panique surgit dans la boutique du fabricant. Sebastian O’Connor, nul autre que la star du Quidditch fit irruption ce jour-là, poussant la porte avec fracas, l’air affolé et le balai morcelé. La clameur extérieure témoignant de la popularité du joueur arrivé en tenue d’entraînement, dans un état de sueur indescriptible.

« MILOOOOO ! »

Ce dernier sortit la tête de l’atelier, se précipitant avec hâte vers le phénomène adulé et se retrouvant rapidement avec la victime en main. Holly observait depuis le comptoir, ne pouvant ignorer les nombreux visages collés aux carreaux de l’échoppe, certainement avides de scruter le moindre mouvement de Sebastian. La moldue le connaissait de réputation, par le biais de Darius d’ailleurs… Elle détourna le visage vers la scène en cours, prête à aider à tout moment.

« Dis moi qu’il n’est pas trop tard. DIS MOI QUE TU PEUX FAIRE QUELQUE CHOSE. La finale est dans 3 jours. Je ne peux pas me permettre de changer de balai aussi prêt de la date fatidique.
- Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ?
- SAUVE-LE, MILO ! 
- Je vais faire mon possible Seb. On va le sauver. Irvin, je vais avoir besoin de ton aide. »


Ils s’attelèrent alors autour de l’établi, prompts à effectuer une réparation pareille à une chirurgie. Holly observa un instant le joueur de Quidditch, ressentant son trouble évident mais remarquant tout de même que ce dernier avait un regard d’une anxiété troublante. Elle continua de ranger les quelques artefacts autour du comptoir de vente ainsi que sur les étagères derrière son dos, devant continuer de travailler mais pensant tout de même à cette petite escapade prochaine chez Fleury et Bott. Milo la sortit de sa contemplation anticipée, lui demandant de faire du thé pour Sebastian.

« Bien sûr ! » répondit-elle de sa douce voix, se déplaçant avec vivacité jusqu’à la bouilloire enchantée. Elle s’arma d’une tasse ainsi que d’une sous-coupe, prête à oeuvrer elle aussi dans cette bataille balayante ! Quand l’eau fut prête, elle la versa dans la tasse sensiblement âgée et y déposa un sachet de thé à la vanille, son préféré, se disant que cela ne pourrait que plaire. Holly s’approcha lentement et avec précaution de Sebastian. Souriante et emphatique au possible.

« Tenez… »

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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Jeu 5 Oct - 8:15

SOS balai en détresse
Sebastian, Milo, Irvin et Holly

Sebastian était paniqué, mais le professionnalisme de Milo et d’Irvin le calma un peu. Ils lui posaient plusieurs questions, mais ne savait pas, lui-même, comment cet accident était arrivé exactement. Il avait déjà reçu des dizaines de cognards, en témoignaient les fines cicatrices sur ses doigts et les bleus pas totalement cicatrisés sur ses côtes, mais c’était bien la première fois qu’ils brisaient son balai. Il savait Marc Pujol fort, mais à ce point… Il expliqua rapidement la situation, comment il avait reçu la balle magique sur son manche qui avait créé un impact, mais qu’il ne s’était pas inquiété et qu’il avait laissé tout ça dégénérer. Une erreur de débutant : il s’en voulait réellement, pensant que tout était de sa faute.

« -Je suis tellement désolé Milo… Je sais que j’aurai du venir tout de suite… Ne m’en veux pas trop d’avoir abîmé ton balai, vraiment, lui dit-il d’une petite voix de chien battu. Je l’adore, c’est le meilleur balai que j’ai jamais possédé, et j’arrête pas d’en vanter les mérites à mes coéquipiers, je te promet, j’en prendrais meilleur soin si t’arrives à le sauver…

Il mit sa tête dans ses mains, encore paniqué. Sebastian accueillit avec plaisir le thé proposé par la jeune fille rousse, qu’il n’avait jamais vu dans la boutique, mais qui semblait très souriante et sympathique, et il la remercia d’un petit sourire, toujours stressé par son balai. Tout cela n’allait pas aider sa situation. Non seulement la finale arrivait à grand pas, mais il avait déjà raté un entrainement des Phénix peu de temps auparavant (bon, pour une raison délicieuse qui commençait par un J et finissait par ude Whitmore, mais quand même), et Andreas était plus que jamais sur son dos. L’entraineur semblait le blâmer, en quelque sorte, parce que l’irlandais était en pleine forme et pouvait encore voler, et pas lui, alors que ce n’était vraiment pas sa faute… Cela ne l’empêchait pas de lui mettre une pression d’enfer, et tout ça combiné à la pression de vouloir honorer les français qui l’avaient fait confiance… Sebastian se sentait tel une cocotte minute prête à exploser à tout moment.

Il laissa son balai entre les mains compétentes des deux réparateurs pour se concentrer sur la jolie rousse, et se changer les idées de ces pensées sombres.

-Mais dites-moi, vous êtes nouvelle par ici ? Je ne vous avais jamais vu, lui dit-il en souriant. Il lui tendit la main, dans l'intention de serrer la sienne. Je suis Sebastian O’Connor, c’est un plaisir de vous rencontrer.

Il prit une gorgée de thé : ce n’était pas vraiment son truc, lui qui était plus habitué à des boissons protéinés, ou simplement de l’eau fraiche, mais au moins, la boisson n’était pas sucrée et il n’avait pas à se sentir coupable de l’ingérer.

-J’aurai préféré que ça soit en de meilleures circonstances… Je vous promet, d’habitude je fais beaucoup moins de raffut. Enfin, j’espère.

Il jeta un coup d’œil à la petite troupe qui s’était amassé devant la porte de la boutique en souriant. Ça allait être la croix et la bannière pour sortir de là, et en plus, il risquait de faire perdre des potentiels clients qui voudraient rentrer à l’intérieur pour acheter quelque chose.

-Je suis désolé vraiment de vous embêter comme ça… Faites moi penser à vous envoyer à tous les trois des billets pour la finale, pour me faire pardonner du désordre. En plus je joue contre mon ami Vítor Alamilla, c’est un excellent joueur et ça promet du beau spectacle. »



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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Sam 7 Oct - 19:10
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Seb & Holly & Irvin & Milo


Je tournais autour du balai avec une certaine appréhension. Il fallait que la réparation soit parfaite, que le balai soit comme neuf. Je ne pouvais pas risquer un réparo : la moitié des sorts allaient an pâtir et cela prendrait sûrement plusieurs jours le temps de refaire tous les tests pour chaque sort, surtout que certain demandait un temps fou à mettre en place. J’aurais pu prendre un autre balai, mais à moins d’une semaine du match décisif, c’était impossible de refaire toutes les modifications que j’y avais apporté. En gros, nous étions dans une impasse. L’idée d’Irvin n’était pas mauvaise, je hochais la tête. « Je suppose qu’en utilisant une certaine résine… S'il n’y a aucune bulle d’air… On devrait s’en sortir sans avoir besoin de refaire tous les sorts. » Je partais directement à la recherche de la résine dans l’un des tiroirs de l’atelier.

Je remerciais Holly d’un signe de tête. Elle apportait un côté rafraîchissant dans la boutique, elle était constamment de bonne humeur et avait rapidement appris comment nous fonctionnions. Et puis, sans mentir, elle apportait une touche féminine et les clients n’y étaient pas forcément indifférent.

Au moins je savais maintenant qu’un cognard lançait par Pujol pouvait être meurtrier.

« Tu aurais dû en effet. Mais le mal est fait. On va réparer ça, ne t’inquiète pas. » Je te rassure, c’est à moi de m’inquiéter. C’est moi qui dois paniquer. Je récupérais l’un des manches du prochain écu, récupérant d’un coup de baguette quelques planches de contreplaqué assez fin pour en faire une boite suffisamment grande pour accueillir la partie du balai qui m’intéressait. Après avoir préparé le moule de la partie dont j’avais besoin. Je choisissais une résine classique, je ne voulais pas qu’elle durcisse trop vite, ni trop lentement. L’essentiel était d’obtenir toutes les aspérités du bois. La bulle d’air ne pardonnerait pas ce coup-ci.

J’observais du coin de l’œil Sebastian et Holly. Elle le tenait occupée, parfait. Je mettais en route la ventilation de l’atelier, sortant le masque a cartouche que j’enfilais par-dessus ma tête et j’en jetais un à Irvin par la même occasion. Pour la résine, ce n’était pas vraiment une obligation, mais un conseil en tout cas. Armé d’un cutter je commençais la découpe du moule méticuleusement. « Tu peux me filer un coup de main ? » A quatre mains, c’était plus facile pour écarter les pans du moule. Je récupérais la résine dans la chambre à vide. « Tu peux me vérifier le moule et le préparer ? »

Pendant ce temps-là, je m’armais d’une paire de gants fins avant de prendre avec délicatesse le balai qui avait assez souffert comme ça. J’y versais un peu de résine fraîchement préparée avant de commencer à faire tourner les deux parties du manche pour ne manquer aucune écharde. Le résultat me semblait satisfaisant et j’attendais qu’Irvin me tienne le moule ouvert pour y glisser le manche du balai et le caler. Je versais le reste de la résine à laquelle j’avais rajouté un accélérateur, tapotant ensuite le moule pour faire remontrer toutes les bulles d’airs. Satisfait du résultat, j’enlevais mon masque.

« En tout cas, Il n’y a pas été de main morte. » Je prenais une grande respiration en regardant le balai. J’espérais de tout cœur que ça marcherais. « Ne t’inquiète pas Seb. J’aurais dû plus pousser mes tests, j’aurais dû prédire qu’un truc pareil arriverait. » Je jetais mes gants à la poubelle. J’espérais que d’ici une vingtaine de minutes la résine est suffisamment durcies pour qu’on puisse en faire quelque chose. Je priais que le résultat soit propre. Histoire d’accélérer le procéder, je commençais à doucement refroidir le moule vers une température plus ambiante à l’aide de ma baguette. « Un peu plus et j’aurais tes avocats sur le dos. » Je souriais un peu nerveusement, c'était quelque chose que je préférais éviter. Du bout des doigts je passais une main sur ma cuisse, touchant le début de la prothèse distraitement. Je ne souhaitais à personne ce qui m'étais arrivé ... Mais un peu plus et il y serait passé.


Emi Burton


 
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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Mar 17 Oct - 5:39

Mon idée sembla pertinente aux yeux de Milo et j’en fus soulagé ; grandement soulagé même, de servir à quelque chose malgré mon esprit brouillé. Je hochai la tête à sa proposition, plus sûre et plus rapide, et notre petit ballet bien orchestré de réparateurs commença dans le calme et le sérieux habituel. Milo et moi avions l’habitude de travailler ensemble depuis tant d’années que nos gestes étaient réglés sur l’autre, presque sans que nous ayons besoin de nous accorder à voix haute. J’étais tout de même reconnaissant à Milo de me guider, rappelant les gestes adaptés à ma mémoire engourdie ; et bientôt, la familiarité de la situation me tira du brouillard, de quelques pas seulement, juste assez pour me donner une impression de légèreté que je n’avais plus ressentie depuis longtemps.

Et la culpabilité choisit ce moment pour revenir me frapper de plein fouet. Je n’avais pas encore osé avouer à Milo le geste dramatique qui m’avait amené à l’hôpital, moins d’une semaine auparavant ; j’avais expliqué mon court séjour là-bas par une fièvre soudaine et inquiétante, la peur d’une nouvelle infection spontanée. Du reste, je n’avais rien dit, ni à lui ni à ma famille. Je l’observai en coin pendant qu’il me tournait le dos. Se doutait-il de quelque chose ? Plus les jours passaient et plus la confidence devenait difficile, plus je craignais qu’il m’en veuille de le lui avoir caché. Mais j’avais peur de l’inquiéter, de le blesser, qu’il pense que mon geste stupide et égoïste disait qu’il n’en avait pas assez fait…

Mes mains tremblèrent soudain et je les cachais dans mon dos. Le lancer de masque offrit une distraction bienvenue et je l’enfilai aussitôt, dissimulant mon visage que je craignais soudain trop bien lisible.

« Tu peux me filer un coup de main ? »

Je hochai encore la tête et m’emparai de ma baguette pour lisser les bords découpés au cutter. Je dus m’y reprendre à deux fois avant de réussir à lancer mon sort, mais j’y consacrai toute ma volonté. J’achevais le moule pendant que Milo s’occupait de la résine, si pleinement consacré sur ma tâche que j’en oubliai presque Sebastian et Holly. Holly qui d’ailleurs revint avec une tasse pleine d’un thé à l’odeur apaisante et bienvenue pour le joueur de Quidditch. J’avais peu parlé à la nouvelle vendeuse, plus par fatigue que par désintérêt. Pour être honnête, j’avais accueilli l’annonce de son arrivée avec un petit regret ; celui de la période révolue où Milo et moi travaillions seulement tous les deux, dans un atelier à nous seuls et une ambiance de bricolage détendue (et un peu immature, il fallait l’avouer aussi). Mais cette arrivée signait surtout l’essor du magasin de l’Italien, et j’étais sincèrement content pour lui. De plus, la vendeuse était sympathique avec les clients et permettait à Milo de se décharger d’une foule de petits travaux.

Je tendis le moule ouvert pour y glisser le manche et le calai, assurait qu’il était convenablement serré. Puis, pendant que Milo reprenait la discussion avec Sebastian, je rangeai les planches du moule et nettoyai les fragments de silicone éparpillés sur l’établi. En retournant vers eux, j’avisai le geste de la main de Milo contre sa jambe, et son stress me sauta à la figure.

- Avec la résine, ça tiendra. On va encore lancer un sort dessus pour que la masse du manche ne change pas, pour ne pas affecter l’aérodynamisme. Il faut juste attendre que la résine durcisse. Vous avez besoin qu’on vérifie aussi vos protections ? ajoutai-je en désignant celles que portait O’Connor. Je peux les nettoyer à fond et les vérifier pendant que la résine sèche, si vous voulez.



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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Ven 20 Oct - 13:40
SOS balai en détresse !
Sebastian M. O’Connor, Milo Pierce, Irvin Fowler et Holly McBissett

« Mais dites-moi, vous êtes nouvelle par ici ? Je ne vous avais jamais vue, je suis Sebastian O’Connor, c’est un plaisir de vous rencontrer.
- Plaisir partagé ! Je m'appelle Holly McBissett, répondit-elle en lui serrant la main, toute souriante, et effectivement je travaille ici depuis... elle toisa la boutique tout en parlant, pas très longtemps mais j'adore cet endroit !
- J’aurai préféré que ça soit en de meilleures circonstances… Je vous promet, d’habitude je fais beaucoup moins de raffut. Enfin, j’espère.


Holly observait elle aussi, la horde de fans à l'extérieur qui étaient à l'affut du moindre geste de la part du sportif, sportif qu'elle prit finalement le temps de plus détailler du regard. Effectivement il était beau en diable mais surtout, une gentillesse profonde émanait de ce dernier et ce point la fit s'attacher d'autant plus au personnage.

- Il n'y a pas de mal ! Enfin, hormis pour votre balai... osa t-elle avec astuce.
- Je suis désolé vraiment de vous embêter comme ça… Faites moi penser à vous envoyer à tous les trois des billets pour la finale, pour me faire pardonner du désordre. En plus je joue contre mon ami Vítor Alamilla, c’est un excellent joueur et ça promet du beau spectacle.
- Oh mais c'est très gentil de votre part,
s'excitait la moldue, j'adore le Quidditch ! Je suis si triste de ne pouvoir en pratiquer... »

Une mine maussade se joint alors à la voix en demie-teinte de la rouquine, la conversation ramenant cette dernière à la réalité : elle était moldue et ne pouvait en aucune façon monter sur un balai, s'envoler et à son tour se démener dans une partie de ce sport qu'elle adore et dont elle connaît toutes les règles depuis qu'elle est enfant. Ayant dévoré bon nombre d'ouvrages sur le sujet depuis sa Ferme des Highlands, avide d'entrer dans ce monde et d'en faire partie.
Enfin, les spécialistes vinrent donner des nouvelles du patient et à cette pensée, Holly eut un sourire amusé.

« En tout cas, Il n’y a pas été de main morte. Ne t’inquiète pas Seb. J’aurais dû plus pousser mes tests, j’aurais dû prédire qu’un truc pareil arriverait. Un peu plus et j’aurais tes avocats sur le dos !
- Avec la résine, ça tiendra. On va encore lancer un sort dessus pour que la masse du manche ne change pas, pour ne pas affecter l’aérodynamisme. Il faut juste attendre que la résine durcisse. Vous avez besoin qu’on vérifie aussi vos protections ? Je peux les nettoyer à fond et les vérifier pendant que la résine sèche, si vous voulez. »


Holly observait, n'ayant pas exactement compris la totalité de l'intervention des deux artisans mais souriant malgré tout, trop heureuse d'être là où elle était et ne pouvant s'empêcher de continuer à ranger malgré la conversation en cours.

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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Jeu 26 Oct - 5:08

SOS balai en détresse
Sebastian, Milo, Irvin et Holly

La conversation avec Holly calmait Sebastian. Car il était dans son élément, à discuter légèrement avec une fille qui semblait assez sympathique : il était, sans aucun doute possible, un animal social. Et ça lui faisait toujours du bien de parler avec quelqu’un qui ne le mettait pas sur un piédestal, ne lui rappelait pas son statut de star du Quidditch, c’est pourquoi la plupart de ses amis faisaient partie du milieu, habitués à évoluer auprès de joueurs de talent. Milo savait choisir ses collaborateurs, mais ça ne l’étonnait pas : à chacune de leurs rencontres, il remarquait à quel point le vendeur de balai était un personnage amical, et il appréciait sa compagnie.

Il reposa son attention sur Holly, qui semblait désespérer de ne pas pouvoir monter sur un balai. Probablement une moldue, déduisa-t-il.

« -Oh, vous savez, j’ai déjà fais monter un moldu sur un balai, avec moi. Bien sûr, il devait taire de qui il s’agissait, les ragots couraient déjà beaucoup trop à son goût. Il faut un manche solide et quelqu’un qui sait ce qu’il fait, mais je suis sûr qu’on pourrait s’organiser pour que vous puissiez mettre un Souaffle dans un but, un de ces jours ! Il réfléchit quelques instants. Bon, c’est pas bien pareil, c’est sûr. Mais avec les progrès en technomagie, je serais pas étonné de voir, dans quelques années, des non-magiques sur le terrain. Je suis sûr que Milo et Irvin en seront pour beaucoup, dit-il en faisant un léger clin d’œil.

Sebastian se retourna pour regarder la foule qui commençait à se disperser de la devanture de la boutique, à son plus grand soulagement. Il fallait qu’il s’arrête d’être aussi impulsif. Un jour, il allait se faire attaquer par un fan totalement taré, avec sa manie à oublier de camoufler son apparence et à se balader avec des tee-shirts bariolés avec son nom sur le dos. Les maillots de Quidditch n’étaient vraiment pas discrets. Mais bon, un mal dans un bien : peut-être qu’il avait fait découvrir la boutique à des gens ne connaissant pas encore la boutique de Milo. Il se retourna lorsque celui-ci lui adressa la parole.

-Mais Milo ça va, y’a pas mort d’homme… Et puis arrête d’essayer de ramener la faute à toi, ça fait plusieurs semaines maintenant que j’utilise ton balai et y’avait aucun problème. Je crois juste que le jambon de Marc Pujol contient des substances étranges qui lui donnent une force surhumaine. Je ne vois pas d’autres explications. Il rigola lui-même à sa propre blague. Solaire.

Lorsque Irvin commença à lui parler, néanmoins, son sourire s’évanouit. Il avait déjà rencontré le jeune homme il y avait quelques jours, et il avait déjà remarqué son humeur maussade. Il avait cette capacité innée de remarquer, toujours, lorsque quelqu’un n’allait pas fort. Mais là, cela semblait encore plus fort, plus grave. Et lorsque quelqu’un était en détresse émotionnelle, Sebastian faisait tout pour lui remonter le moral, car son empathie était immense. Alors il parlait de tout et de rien, abreuvant de parole la pièce, tout pour changer les idées au blond, à défaut de pouvoir en faire plus.

-Ne vous embêtez pas pour mes protections ! C’est très gentil, mais je ne ferais jamais subir à personne la corvée que c’est, d’enlever des taches d’herbe. Je me demande comment font les moldus, parfois, parce que moi je m’en sortirais pas. Et puis en plus, déjà, vous sauvez la vie de mon balai alors c’est moi qui devrais faire quelque chose pour vous. Bon, les places de Quidditch, c’est sûr, déjà… Je les ferai directement envoyer à la boutique, ça sera plus simple. Il s’arrêta quelques instants pour reprendre son souffle. Il avait parlé tellement vite et à un débit tellement impressionnant qu’il en avait oublié de respirer. Ça lui arrivait plus souvent qu’il n’osait l’admettre. Mais c’est fou quand même cette habileté que vous avez à réparer des choses, vous et Milo. Ça m’impressionne, vraiment. »

Et il comblait chaque micro seconde de silence par un sourire éblouissant. Et dire qu’il y avait quelques minutes auparavant seulement, il criait à la mort. Une vrai drama-queen.



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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Lun 13 Nov - 16:51
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Dieu merci, Irvin prit un peu la suite, il avait dû sentir que j’étais pas forcément au mieux de ma forme… Ceci dit, je voyais bien que ces derniers temps, lui non plus n’allait pas forcément très bien. J’essayais de l’épauler comme je pouvais, c’était obligé qu’il passe par cette période-là… J’essayais d’être présent pour lui, d’être une épaule sur laquelle il pouvait s’appuyer. J’étais sûrement maladroit par moment avec lui, mais j’essayais de faire au mieux.

Holly avait engagé la discussion avec le joueur de quidditch et elle avait même réussit à détourner son attention et lui avait fait changer de sujet. Parfait ! Je lui faisais un sourire discret, la remerciant en lui offrant deux pouces en l'air. Et dans le même temps, j’en profitais pour remettre un peu d’ordre et me servir aussi une tasse de thé. Je regardais les trois parler entre eux, vérifiant entre temps la durée qui nous restait à attendre avant que la résine ne soit entièrement durcie.

J’écoutais d’une oreille distraite leur discussion avec un petit sourire. Peut-être devais-je rappeler que l’on avait un prototype de side-card pour balai ? Je finirais probablement par emmener Holly avec moi faire un tour, mais j’étais sûre qu’une ballade à dos de vrai balai lui ferait plus plaisir.

Et il ne comprenait pas. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir en vrai. Mon regard se perdit sur la prothèse de quidditch que j’utilisais pour tester mes balais. Elle traînait comme à son habitude dans l’atelier, pas que je n’en prenne pas soin, mais j’avais souvent tendance à me re-pencher sur son cas pour palier à mes défauts d’équilibre dans les airs. Distraitement, je lui répondais. « Seb, vraiment. Quelque chose de grave aurait pu t’arriver… Et …. » Je ne me serais jamais pardonné. « Crois-moi, ça n’aurait pas été beau. » J’avais souvenir qu’ils avaient dû installé une cellule psychologique suite à mon accident : en même temps, une jambe qui explose en plein vol et qui finit en petit morceau sur les personnes présentes, ce n’était pas spécialement appétissant ou bon pour le moral.

« C’est très gentil, merci Seb. » Je lui faisais un léger sourire. Avoir des places en loge, c’était quand même vachement sympa et depuis le début des matchs, je n’avais pas pu vraiment prendre une pause. Pendant la finale, on s’autorisait à fermer le stand : histoire de profiter nous aussi. Mais je n’avais pas encore pris nos places pour le match. C’était une chance.

Un bip résonna dans l’atelier, me prévenant que la résine avait fini son travail. Je démoulais lentement le manche du balai et commençais à l’inspecter, vérifiant dans un premier temps qu’il n’y avait aucune bulle d’air. Je finissais par mettre le balai en face de moi, vérifiant que tout était droit. J’étais plutôt satisfait du résultat. « La résine a tout pris. » Je fis un sourire à Irvin avant de poser le balai sur le côté. Prenant ma baguette, je vérifiai rapidement le sort dont j’avais besoin dans mon petit carnet avant de faire opérer la magie, délimitant lentement la zone sinistré. Lentement, la résine se changea en bois, fibre par fibre. Je regardais le travail accompli, prenant un chiffon et essuyant soigneusement le manche pour voir s’il y avait une différence entre la réparation et le manche. Dieu merci, ce n’était pas le cas. Je soufflais de soulagement.

Certes, il restait encore beaucoup de travail sur le balai, notamment la série de crash-test. Mais c’était déjà une bonne chose. « Irvin ? Tu peux vérifier les sorts du balai ? Faut que je prépare la bulle de tests. » Je me dirigeais vers une petite porte au fond de l’atelier. Archibald l’avait aménagé il y a plusieurs années maintenant, elle donnait sur un petit couloir qui longeait une pièce avec une grande vitre. Au centre la petite pièce, l’espace pour poser le balai en lévitation, après il suffisait de lancer la procédure de test et tout se faisait tranquillement. Je vérifiais que les systèmes étaient en état de marche, que les cognards étaient en forme, dans le fond de la pièce. Tout semblait prêt. C’était le moment de vérité.

Emi Burton


 
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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Dim 26 Nov - 11:30
Je suivais avec peine la conversation de Holly et O’Connor, ma concentration toute allouée au rangement de l’établi. L’occupation avait l’avantage de me soustraire, un peu, à l’attention des autres et je finis ma tâche en silence, les yeux rivés sur les outils. Je fis l’effort de tendre l’oreille quand la voix de Milo s’éleva encore, pleine d’excuse et d’inquiétude ; une peur qui envahissait la pièce mais qu’O’Connor ne pouvait pas comprendre. Mes yeux se posèrent sur la jambe de Milo, puis mon regard suivit le sien jusqu’à sa prothèse de test. Je posai une main sur l’épaule de l’Italien et la serrai, juste une seconde, juste pour lui offrir un peu de soutien. Tenter de le rassurer ne serait pas efficace, je le savais, il se reprochait l’accident plus qu’à tous les Marc Pujol du monde. Mais la chaleur d’O’Connor faisait plaisir à voir, je savais reconnaître son tact et son optimisme face à l’accident – et un peu d’inconscience, aussi ?

Je ne restai pas discret longtemps. Je vis le regard d’O’Connor changer lorsque je lui adressai la parole, son sourire s’évanouir, et j’eus envie de disparaître avec. J’avais à ce point une tête de croque-mort que même un inconnu se rendait compte de mon malaise ? J’eus honte, et surtout peur de porter tort à la boutique de Milo. Je hochai la tête en réponse à ses protestations, mais le reste se perdit. Trop rapide, trop flou ; je saisis l’idée globale et acquiesçai encore, préférant me taire que répondre à côté, plissant les yeux pour lire sur ses lèvres avant de capituler face à son débit impressionnant.

Des places, pour la finale ? J’allais refuser mais le visage ravi de Milo m’interrompit. Évidemment qu’il aimerait voir de ses yeux les prouesses d’O’Connor sur son dernier balai ; autant qu’il le redouterait, craignant un autre accident. La perspective de passer plusieurs heures dans un stade rempli de monde et assourdissant de bruit me donnait seulement envie de retourner m’enfoncer dans mon lit, mais je tentai de ne rien laisser paraître.

- Merci beaucoup pour les places.

J’essaierai de venir, sincèrement. Pour Milo. Sinon, Mom apprécierait sûrement le spectacle... elle avait déjà acheté des places, ce fait rejaillit soudainement dans ma mémoire.

- Mes mères vous supportent beaucoup d’ailleurs, elles ont acheté des places aussi.

Leur récente ferveur était d’avantage due au fait qu’O’Connor volait sur un balai de Milo que sur l’appréciation de ses qualités de joueur, car il fallait reconnaître qu’elles s’intéressaient de trop loin au Quidditch pour être vraiment connaisseuses (et tout comme moi, leur équipe favorite était et resterait l’Islande). Mais le caractère spontané du joueur - rencontré au stand peu auparavant – et son enthousiasme leur avait plu ; depuis, elles s’étaient mises en tête de soutenir encore plus que d’habitude l’envol prochain et assuré du magasin de mon meilleur ami. Heureusement que l’heure de leur retraite était encore loin, ou elles passeraient leur vie au magasin.

Je me perdis à nouveau dans mes pensées, plus confortables que les compliments du joueur, qui malgré son apparente bonne volonté me mettait légèrement mal à l’aise. Je voyais, à son sourire, son ton encourageant et plein de gentillesse, qu’il avait compris ; compris que j’allais mal, et au lieu de tourner la tête comme le ferait n’importe quel inconnu, il voulait me réconforter. Mais attirer l’attention était bien la dernière chose que je souhaitais, et chacun de ses mots me donnait envie de m’enterrer, bien tranquille dans un coin.

- C’est pas si impressionnant, vous savez. Je hmm… j’aime faire ça, c’est tout.


Son sourire avait quelque chose de solaire, de terriblement sincère aussi. Je me demandais ce qui le poussait à déployer autant de chaleur pour un inconnu et m’en sentis encore moins digne ; avec un sourire, sûrement beaucoup plus mince que le sien, je détournai la tête à la recherche d’une distraction. J’espérai qu’il ne prendrait pas ma distance pour de l’hostilité, mais je me sentais incapable de plus pour l’instant.

C’est Milo qui me l’offrit, et je suivis avec grande attention l’enchaînement de sorts. Tout fonctionnait parfaitement jusque là. Je regardai avec satisfaction la résine se changer lentement en bois, le manche reprendre sa forme et sa brillance initiale. Il semblait presque comme neuf. J’acquiesçai à sa demande.

- Vas-y, je te l’amène quand j’ai fini.

Vérifier les sorts… c’était une grosse responsabilité et je sentis ma baguette glisser dans mes mains moites. Je les essuyai sur mon pantalon et respirai un grand coup.

Je fis léviter le balai entre O’Connor et moi, à mi-hauteur, et lançai la batterie de tests. Je vérifiai la présence des enchantements, un par un, chacun des sorts se révélant à nous par le biais d’un halo coloré. Je testai tout, de la brosse à la pointe, lentement et précautionneusement, donnant le nom de chaque sort à O’Connor au fil de la procédure.

Et je soupirai de soulagement. Tout était en place, comme l’avait prévu Milo, ce qui nous épargnerait beaucoup de travail, et assurerait qu’O’Connor pourrait vite reprendre l’entraînement. Je mis ma baguette dans ma poche et saisit le balai par le manche.

- Vous me suivez ? Holly, tu veux venir aussi ?


J’ouvrai la porte menant au couloir et les invitai à me suivre. Lorsqu’O’Connor passa devant moi, je soufflai :

- Merci pour la publicité que vous faites à Milo. Ça compte beaucoup, pour lui et le magasin, c’est la meilleur promotion qu’on puisse espérer.

Et c’était ma manière de lui dire aussi merci, pour l’empathie déployée auparavant.



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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Mar 28 Nov - 6:48

SOS balai en détresse
Sebastian, Milo, Irvin et Holly

Sebastian réussissait sans peine à comprendre qu’il y avait dans la pièce quelque chose qu’il ne maitrisait pas, il pouvait sentir le non-dit et les échos implicites d’histoires personnelles concernant les employés de cette boutique. Tout cela ne le regardait pas, et il aurait été le dernier à essayer de mettre son nez là-dedans, lui qui détestait lorsque les reporters fouillaient sa vie privée : les vendeurs de balais révéleraient le pourquoi de ces regards pleins de sous-entendus, s’ils le désiraient, selon leurs propres termes. Il préféra donc se focaliser sur ce que lui disait Irvin concernant sa famille.

« -Oh, c’est toujours un plaisir de rencontrer des fans, si elles veulent passer voir un entrainement elles aussi, qu’elles n’hésitent surtout pas, je les ajouterai sur la liste.

Il se faisait souvent taper sur les doigts avec le nombre de gens qu’il invitait assister aux séances privées d’entrainement de l’équipe d’Atlantis, mais il n’en avait cure. Rien ne lui faisait plus plaisir que de voir la joie dans les yeux de ses fans pendant qu’il faisait mille et une figures dans le ciel. Une autre information, cependant, lui monta au cerveau : ainsi, le jeune homme avait deux mères ? Dans le sens, deux femmes en couple ? Il se demandait souvent si sa famille avait été différente, plus ouverte, beaucoup moins traditionnelle, il aurait moins de mal à avouer sa propre sexualité au public. A part Jude et quelques conquêtes de-ci, de là, personne n’était au courant de son orientation sexuelle, car, après tout, lui même connaissait bien peu de membre de la communauté LGBT. Peut-être pourrait-il s’ouvrir de ce problème à Irvin, si lui-même avait deux mères ? Mais pour l’instant, il était trop tôt de penser à ce genre de choses. Il venait à peine de rencontrer le jeune homme, et cela serait définitivement bizarre s’il se jetait sur lui en criant : JE SUIS GAY ET DANS LE PLACARD ET JE VEUX ÊTRE TON AMI, n’est-ce pas ? Il se contenta donc de lui adresser un autre sourire, en essayant de contenir ses jambes qui s’agitaient d’excitation.

Continuant de discuter légèrement avec la rouquine qui se révélait être quelqu’un de sympathique et de passionnée par la magie en général, lui posant mille questions sur le vol sur balai et le Quidditch, Sebastian laissa Milo et Irvin faire leur travail, l’un jetant des sorts sur son Ecu de Sobieski tandis que l’autre allait préparer la bulle de test, afin que le balai soit contrôlé en toute sécurité.

Sous son injonction, lorsqu’il eut fini de tester le manche de sa baguette, l’irlandais suivit Irvin dans le couloir, tandis qu’Holly, qui avait terminé sa journée de travail, refusa doucement la proposition, devant visiblement retrouver un ami répondant au nom de Finn, et quitta le magasin après avoir lancé un au revoir général, auquel Sebastian répondit d’un petit signe de la main et d’un tonitruant "Bonne soirée à la prochaine" bien trop fort.

-C’est avec plaisir, et si je pouvais faire plus, je le ferai ! dit-il avec la plus grande des sincérités. C’est pas tous les jours qu’on tombe sur des artisans aussi doués et sympas, du coup, autant utiliser ma fanbase pour vous promouvoir ! »

Il avait toujours tendance, de toute façon, à essayer de favoriser les petits commerces plutôt que les grandes enseignes, et sa publiciste s’arrachait les cheveux lorsqu’il refusait des sponsors de marques qui valaient plusieurs milliards pour supporter une petite start-up pleine d’avenir.
Ils arrivèrent dans la bulle de test précédemment préparé par Milo, et Sebastian se posta derrière la vitre, impatient, comme à son habitude, et se retenant de coller son nez contre le verre. Sans vraiment s’en rendre compte, il commença à souffler des mots d’encouragement à son outil de travail, comme s’il s’agissait d’une personne malade plutôt qu’un bout de bois enchanté, et que ses paroles pouvaient changer quelque chose dans sa guérison. L’anxiété de Sebastian recommençait à sortir le bout de son nez, lorsqu’il pensa à la finale qui approchait et son balai qui s’apprêtait à être testé. Il croisait les doigts, touchait du bois, pensa à toutes les superstitions qui pourraient l’aider à ce que la réparation se passe comme sur des roulettes.



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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Lun 19 Fév - 7:22
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C’était l’instant crucial de vérité. Trop concentré sur la salle de test, je mettais un peu écarté des discussions. J’avais vérifié l’état des cognards,  la stabilité de certains éléments, avant de récupérer le balai tendu par Irvin. Je le posais au centre de la pièce. À peine lâché, il lévitait déjà de manière assez stable. Et je sortais de la pièce avant de lancer la batterie de test, me rapprochant de la vitre pour vérifier chacune des réactions du balai. Et dieu merci la batterie de test se passa bien. Il résistait bien aux attaques des cognards, à une surcharge magique aussi. Cela ne prit qu’une dizaine de minutes, mais j’avais quasiment arrêté de respirer durant toute la durée des tests. J’avais demandé le silence, tendu l’oreille aux moindres grésillements de trop.

La pièce retomba dans le calme et je respirais enfin. C’était déjà un début. Maintenant, il fallait voir s’il volait. Ce qui était une autre paire de manche. Je rentrais dans la pièce, récupérais le balai. « Y’a plus qu’à voir s’il vole. » Je murmurais un peu dans ma barbe avant de sortir de la pièce. Je faisais un sourire à Sebastian. « Encore un ou deux tests et tu devrais pouvoir récupérer ton balai comme neuf. » Je passais aux côtés d’Irvin et le remerciais d’un signe de tête. Je savais très bien que ses derniers temps, ce n’était pas la grande forme. Parce que lentement, il se rendait compte qu’il ne retrouverait jamais son audition perdue à 100 %, comme j’avais fait le deuil de ma jambe quelques années auparavant. Et je savais combien il était dur de passer par cette phase, et je savais combien ça lui coûtait d’être ici, à cet instant précis.

Je me dirigeais dans l’atelier, saisissais ma prothèse de vol, avant de me diriger vers l’arrière-boutique pour faire voler cette bestiole. J’évitais le regard de Sebastian, je ne voulais pas de questions, ou d’interrogations. Parce que si je lui expliquais que j’avais perdu ma jambe à cause de mon propre balai, je doutais qu’il veuille un jour ou l’autre remonter sur l’une de mes créations. Ce qui serait tout à faire normal de sa part.

Je m’installais sur l’un des bancs, relevais mon pantalon, décrochant à la base de l’emmanchure la partie de la prothèse dont je n’avais pas besoin. Je remplaçais le tout par ma prothèse de vol, bien plus adaptée. Elle se terminait par une espèce de crochet qui se verrouillait sur les pédales, évitant que ma jambe ne tienne dans le vide et me permettant de trouver un certain équilibre en vol. Je gardais le silence avant de glisser une paire de lunettes sur mon nez, marchant en boitillant quelque peu vers le centre du terrain le balai en main.

Il allait probablement protester et me dire qu’il allait s’en occuper, mais c’était hors de question. J’enfourchais la bête, donnais un coup sec de ma jambe accidenté avant de stabiliser le balai a une hauteur raisonnable : juste de quoi trouver mon équilibre et bloquer ma prothèse sur la pédale. Une fois bien sécurisé, je poussais légèrement pour faire partir le balai en vitesse de croisière.

Lentement, je commençais à prendre un peu plus de vitesses et d’altitude. Je commençais à me sentir confiant sur la réparation de mon balai, ne tardant pas à faire quelques loopings et quelques freinages d’urgence. Je passais une bonne dizaine de minutes à tourner dans le ciel artificiel, essayant de déceler un problème, ou une surchauffe, concentré sur la direction et le son du balai. Les résultats étant plutôt satisfaisant, je mettais pied à terre, décrochant la prothèse avant de relever mes lunettes et me diriger vers les deux hommes. Je tendais le balai à Sebastian avec un sourire. « Si je dois modifier des sortilèges dessus, c’est maintenant. »

Emi Burton


 
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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Jeu 22 Fév - 15:17

SOS balai en détresse
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Ce fut avec une bonne dose de curiosité que Sebastian regarda Milo pénétrer dans la zone de test avec à la main son balai, et… une fausse jambe ? Qu’est-ce qu’il comptait faire avec ? Est-ce que c’était un artefact magique que le sorcier utilisait pour faire ses tests ? La forme n’était pas vraiment pas orthodoxe, mais pourquoi pas après tout, le joueur de Quidditch n’était pas un expert sur la question… L’irlandais ne comprit pas vraiment lorsque Milo détacha sa prothèse pour la remplacer par celle qu’il avait emporté. L’information n’arriva pas tout de suite dans la bonne partie de son cerveau, et pendant quelques instants, il eut extrêmement peur que l’italien vienne juste de s’arracher volontairement la jambe pour s’en mettre une de bois à la place, avant de comprendre ce qu’il en était réellement. Cela ne changeait rien pour lui, bien sûr : ce n’était vraiment pas quelqu’un qui jugeait les gens sur ce qu’ils étaient, loin de là, surtout sur des choses dont ils n’avaient aucune possibilité de contrôle (et il se doutait bien que Milo n’avait pas particulièrement choisi de ne pas avoir de jambe gauche). C’était simplement étonnant, et le blond se demandait ce qu’il avait bien pu lui arriver. Mais il ne lui poserait pas de questions à ce sujet : ce n’était pas sa place, premièrement, car s’il connaissait bien Milo, il ne pouvait certainement pas l’appeler un ami proche, et un interrogatoire aurait probablement pour résultat de tuer leur amitié dans l’œuf ; et deuxièmement, Sebastian préférait éviter d’aborder des sujets trop personnels lorsqu’il était obligé, lui-même, de masquer un secret qu’il ne voulait surtout pas ébruiter.

Il abaissa donc le sourcil qui s’était levé par reflexe, lorsqu’il avait été pris par la surprise de la scène, et préféra se concentrer sur Milo qui enfourchait maintenant le balai, anxieux à l’idée de savoir si la réparation avait marché ou bien s’il ne pourrait pas utiliser son précieux compagnon pour la Coupe d’Europe qui allait avoir lieu dans quelques jours. Une pensée passa dans la tête du joueur, bien qu’il en eut aussitôt honte : "mais avec une jambe en moins, est-ce qu’il pouvait monter à balai correctement ?"… Sebastian se maudit intérieurement, se disant que Milo savait ce qu’il faisait, et qu’il fallait qu’il se montre un peu plus ouvert d’esprit, mais c’est avec une bonne dose d’angoisse qu’il regarda l’italien enfourcher l'Ecu de Sobieski avant de s’élever dans les airs.

Heureusement, tout se passa bien. Le balai allait à une vitesse stable et semblait réagir instantanément aux commandes sur son manche, comme auparavant. Mais Sebastian ne pouvait pas rester sur ces simples essais : certes, Milo avait effectué quelques loopings, et l’irlandais ne voulait pas le rabaisser ou paraître arrogant, mais il effectuait à chacun de ses matchs des figures de grande précision, qui étaient extrêmement dangereuses et où il risquait sa vie, et devait donc être totalement sûr de pouvoir l’utiliser au maximum de ses capacités lors d’un match aussi important que la Coupe d’Europe. Les Diables comptaient sur lui, et il ne voulait surtout pas les décevoir, surtout après le traumatisme qu’ils avaient vécus durant l’attentat. Il saisit donc le manche tendu par Milo, se bénit pour ne pas s’être changé de ses vêtements d’entrainement et donc ne pas être limité dans ses mouvements, et s’élança dans les airs, aussi simplement que s’il avait marché ou même respiré. Quand il était sur un balai, il était comme un poisson dans l’eau, c’était aussi évident que le feu qui brûlait ou que le vent qui soufflait.

La bulle de simulation était identique à la dernière fois où il avait testé l’Ecu, le ciel était certes artificiel, mais suffisamment convainquant pour faire illusion, et trois anneaux de Quidditch permettaient au joueur de laisser exprimer son talent de poursuiveur. Il n’en avait pas besoin, de toute façon. Après quelques vrilles assez classiques et des figures basiques qu’il utilisait chaque jour lors de l’entrainement, Sebastian décida qu’il était temps de passer aux choses sérieuses, et, assez étonnamment, décida… d’enlever ses chaussures. Il en garda une en main tandis que l’autre tomba sur le terrain, inutile. En réalité, il voulait utiliser une technique en particulier pour tester la résistance de son balai, car c’était une des, sinon la plus éprouvante, pour les manches, et il avait pour cela besoin d’un Souaffle : comme il n’en avait pas sous la main et qu’il n’avait pas envie de descendre pour aller en chercher un, sa chaussure ferait parfaitement l’affaire. Tranquillement, il se dirigea de l’autre côté de la bulle, à l’opposé des buts, puis prit de la vitesse, sans toutefois aller trop vite. A quelque mètres du plus grand des anneaux, il lança sa chaussure en l’air, le plus haut qu’il le pouvait, car il n’avait aucun risque qu’un autre joueur ne la lui choppe en vol et c’était relativement plus sécurisé de cette manière, puis, vif comme l’éclair, sauta du manche, pour le saisir dans ses mains. Il était maintenant en chute libre. Lorsque la chaussure qu’il avait précédemment lancé fut à son niveau, il se servit de son balai comme d’une batte pour frapper le souaffle improvisé dans le but le plus près du sol. Parfait. Dans une courbe assez magnifique, il se rassit sur le manche dans le même temps, sans même glisser alors qu’il était en chaussettes.

Sa Fourberie de Finbourgh effectuée, il regarda le manche : celui-ci semblait tenir bon, ne présentant aucune fêlure, et continuait de voler droit, sans à-coups. Les pieds de Sebastian touchèrent donc l’herbe : il n’avait aucune idée d’où avait atterri sa chaussure, mais tant pis. Son balai était réparé, et c’était le plus important. Il se rapprocha de Milo et Irvin, qui avaient assisté à la scène.

« -Vous êtes des génies, tous les deux, il est comme neuf. Aucun problèmes de mise en main, visiblement, et il tient le choc. J’accuserai bien Marc de se doper pour avoir eu la force de briser le balai de base, mais je suis dans son équipe et puis… non, de toute façon, j’ai déjà vu de mes yeux ce qu’il faisait aux tricheurs.

Le français était adorable, mais avait parfois du mal à réprimer son ton… bourru, et le blond avait plusieurs fois observé des gros durs de joueurs se mettre à pleurer comme des bébés une fois que Pujol les avait recadrés après avoir constaté qu’ils trichaient à la bataille corse. Sebastian tendit la main vers Milo et Irvin, pour serrer les leurs.

-Merci les gars, vraiment. »



    Les amoureux deviendront diamants
    Plus jamais je n'aurai peur de ces étranges lueurs qui apparaissent quelquefois quand je lui ouvre mon cœur. Quand les soleils s'éteignent entre deux corps amants, c'est le bonheur qui saigne, un lys entre les dents. + buckaroo.

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Sujet: Re: SOS balai en détresse  | Sam 24 Mar - 13:54
O’Connor parlait, souriait, parlait et souriait dans un rythme que rien ne pouvait interrompre. Je hochai la tête à sa proposition, presque certains que mes mères accepteraient, au moins par curiosité, au plus pour faire un peu de publicité pas vraiment discrète pour Milo. Mon parrain et ma marraine auraient certainement été intéressé-e-s elleux-aussi d’ailleurs, mais j’avais oublié de les nommer et il était trop tard pour les rajouter dans la liste des invités, ou je serais passé pour un profiteur. Le dernier sourire du joueur était un peu différent, sans que je sache dire pourquoi. Je le remerciai, ajoutai que je passerai l’invitation à mes mères et écrivit leurs noms - Isabel et Louisa Fowler-Rees - sur un bout de parchemin que je tendis à O’Connor. A leur récent mariage, elles avaient choisi d’ajouter à chacune le nom de l’autre, de les partager ; c’était leur petite fierté que de pouvoir afficher officiellement leur union, officieuse pendant plus de 25 ans. Et puis c’était aussi une façon de nous lier, Matilda et moi, à elles deux et plus seulement à notre seule mère biologique - un lien symbolique, mais cela comptait pour nous.

Je fus soulagé de voir l’attention que me portait O’Connor dissipée par sa conversation avec Holly, ce qui me permit de me concentrer assez longtemps pour achever les vérifications. Je souhaitai à mon tour une bonne soirée à Holly et guidai le joueur de Quidditch et sa bonne humeur vers la salle de test. Sa gentillesse me surprenait tant elle semblait sincère et dénuée de calcul ; plus sincère que ce que je m’attendais à trouver chez un type aussi célèbre. Plus sincère que chez beaucoup de gens, à vrai dire, connus ou non. Je me maudis d’être si ralenti, j’aurais aimé lui témoigner un peu plus de chaleur ; j’avais beau ne pas être très sociable, je savais reconnaître la rareté de ce genre de personnes, et s’il venait à passer souvent à la boutique, j’étais certain que je l’apprécierais. Mais ce ne serait probablement pas réciproque, personne ne voulait se lier à un type dont la déprime s’étalait aussi visiblement.

Sans un mot, j’observai Milo et sa batterie de tests, les visages inquiets des deux hommes collés à la vitre. Moi aussi, je croisai les doigts pour que la réparation tienne, et elle tint ; mais venait maintenant le plus difficile. Sans surprise, je vis Milo changer de jambe pour enfiler celle ajustée au balai ; j’y étais habitué, mais pas O’Connor qui cachait à peine sa curiosité. J’eus peur qu’il inonde Milo de questions mais je constatai avec soulagement qu’il était autant capable de bavarder que de savoir se taire au moment opportun ; les gens valides ont parfois du mal à comprendre que toutes leurs questions ne sont pas toutes et tout le temps acceptables, j’en avais largement fait les frais moi aussi.

La lumière artificielle de la salle de test m’étourdissait, comme si le monde était encore moins réel ici qu’à la pleine lumière du jour. Un seul coup d’oeil aux pirouettes de Milo me donnèrent le vertige et je m’appuyai contre le mur du couloir, les yeux fermés, pour récupérer un peu de contenance. La dose trop élevée de potion se faisait cruellement sentir ; heureusement, je voyais ma psychomage le lendemain pour la réajuster. J’ouvris à nouveau les yeux pour voir O’Connor s’élancer, filant sur le balai aussi facilement que je marchais sur la terre ferme. C’était presque beau tant cela semblait simple. Mais très vertigineux là aussi, encore plus que Milo et ses pirouettes raisonnables. J’entrai tout de même dans la salle de test, m’approchant de Milo pour lui offrir un peu de soutien. J’évitai son regard, que je devinai inquiet, et m’assis sur le banc où lui-même avait changé de prothèse quelques minutes auparavant, coupant toutes les entrées de mes implants sauf celle reliée au micro de Milo, pour m’épargner le sifflement désagréable du balai dans le vent de la bulle. Je laissai mon regard dériver quelques secondes de plus sur O’Connor avant de le baisser, plus sagement, vers la lisière du terrain artificiel.

Une chute soudaine, d’un objet frôlant mon visage, me fit sursauter. Le balai ?! Mon coeur fit un bond, mais ce n’était qu’une chaussure… une chaussure ? Je levai les yeux, perplexe, et fixait péniblement le joueur dans les airs. Juste à temps pour le voir effectuer une manoeuvre qui me fit rater les 2 battements de coeur suivants, faisant jaillir une énorme vague d’angoisse qui me submergea violemment de la tête aux pieds. Je n’osai pas imaginer la peur que devait ressentir Milo, ni le soulagement quand O’Connor atterrit et marcha vers nous, tout sourire, comme s’il n’avait fait qu’une pirouette terriblement banale ; j’avais déjà vu cette figure pendant un match, mais vu de dessous, c’était simplement terrifiant.

Comme un robot, je lui tendis la main, écoutant avec peine ses remerciements car ma tête tournait de plus belle, et je commençais à me sentir vaseux. Je détestais qu’on me voie ainsi, je détestais qu’on me plaigne, mais je n’avais pas la force de faire semblant, de prétendre me porter moins mal. Je supportais à peine de rester dans le magasin, face à Milo et O’Connor, d’inspirer honte au premier et pitié au second. Je priai Merlin pour que quelque chose me tire hors de la boutique ; j’avais cru pouvoir travailler toute la journée, mais j’avais été trop ambitieux.

- Je peux prendre une pause, Milo ? Quelques minutes seulement ?

Mais le signal lumineux indiquant l’arrivé d’un client clignota. Et merde. Je suivis les deux hommes jusque dans l’atelier, dont la porte semblait s’ouvrir seule, maladroitement poussée de l’extérieur par ce qui se révéla être une roue de vélo moldue. Et poussant la roue, il y avait Mom, souriant doucement à notre vue alors que je m’avançais pour lui faciliter le passage. Son sourire était plus réservé, moins franc que celui de Mummy ; il l’avait toujours été, tout comme elle avait toujours été d’un caractère plus réservé que son épouse, moins à l’aise en société, mais pas moins affectueuse.

J’avais compris que Mom et Mummy saisissaient toutes les excuses possibles pour venir me voir en journée. Leur prévenance m’embarrassait, d’abord car elles empiètaient sur leurs horaires de travail et surtout car je détestais les inquiéter à ce point. Qu’elles se soucient du bébé de Torvi ou de Matilda randonnant dans le bush australien, mais pas de leur grand fils de 24 ans qui était censé dérouler seul sa vie. L’idée d’être un poids pour elles m’était insupportable.

- Bonjour les garçons ! Vous auriez des pignons en stock ? Le mien vient de lâcher. J’étais tentée d’aller dans un magasin moldu mais je me suis dit que vous auriez sûrement des idées intéressantes pour l’améliorer. Je n’ai plus touché aux enchantements depuis un bout de temps. Vous allez bien ?

Sa main libre accompagna sa question d’une courte pression sur mon épaule droite, et je lui répondis d’un hochement de tête discret. Une fois son vélo posé contre mon plan de travail, elle sembla enfin s’apercevoir de la présence de O’Connor. Elle le regarda, surprise, pendant une seconde, puis tendit la main.

- Monsieur O’Connor, c’est vous ? Milo a beaucoup parlé de vous, c’est un plaisir de vous rencontrer enfin !


Son regard glissa sur le balai que le joueur tenait à la main.

- Oh, c’est un Ecu ça ? Il vole bien ? C’est une merveille, ce balai, vous ne pensez pas ?



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