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 You gotta do something that might not agree with your principles | Torvi
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Alistair FawleyMolduavatarMoldu
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MessageSujet: You gotta do something that might not agree with your principles | Torvi   Lun 18 Sep - 17:19

Grotte dans les profondeurs - 26 Juillet 2000.

Dans les dédales des profondeurs, il y avait une grotte connue de quelques escrocs pour être cet endroit vide, neutre, où personne ne viendrait écouter aux portes, et où tout ce qui s'y passait y resterait enterré. C'était là, que j'avais donné rendez-vous à Torvi. La douce et belle Torvi. Ou Friggja, peut-être. Qui était resté au coin de mes yeux pendant si longtemps, qui m'avait fait rêver dans sa simple existence. Peu importe, au fond. Elle avait le visage si doux, je m'en souviens encore. Mais tous les anges sont à un pas d'être déchus, de tomber dans une course effrénée et suivre la voie de Lucifer. Droit dans la gueule du loup. Il ne fallait pas s'y fier, c'était ça que j'avais retenu de ces quelques heures échangées en plein Londres, il y a une petite dizaine d'années. Puis je me revois, quelques mois plus tôt, le visage illuminé de retrouver ces longs cheveux bruns et ce regard si pur. J'avais d'abord cru à une hallucination, un effet secondaire de trop de cachets avalés. Une simple impression de déjà vu. Puis j'ai cherché, fouillé, le réseau de l'Organisation est d'une grande aide, et j'ai fini par la retrouver. Car maintenant, elle va pouvoir m'assister dans des desseins qui prennent doucement vie.

Frénétiquement, je gratte du bout des doigts la pierre qui compose la grotte, en attendant qu'elle ne me rejoigne. Le mot avait été passé, sans encombre, et je savais qu'elle se montrerait. Elle m'avait bien fait comprendre, avec son anglais approximatif et ses gestes délicats, qu'elle accepterait de me rejoindre du moment qu'elle serait payée. Tout ce que j'avais alors à faire était de trouver la situation parfaite où les capacités d'un Legilimens me serait utiles. Comment est-ce que cela pourrait nuire au paternel, quand, dans quelles conditions... C'est justement à ce moment-là que le petit être qui se trouvait derrière moi intervenait. Ligoté sur une chaise, l'arcade sourcilière en sang, Augustus Bloomsbury était un sorcier notaire qui travaillait en lien étroit avec les gobelins de Gringotts, et s'occupait notamment des comptes et affaires de la famille Fawley. Évidemment, il ne me connaissait pas et n'avait aucune idée de pourquoi et comment il se retrouvait ici, et pour tout dire, moi non plus. Hier soir, pourtant, aller jusqu'à Londres lui coller un grand coup de batte entre les yeux m'avait paru être une si bonne idée.

Mais le fait est que je ne souvenais plus vraiment de mes motivations, si ce n'est venir mettre le boxon dans les héritages de mon très cher père. Pour cela, Augustus pouvait être précieux comme particulièrement inutile, voire problématique. Après coup, sa disparition serait peut-être suspicieuse et sa contribution peu fructueuse. Rares étaient les hommes honnêtes qui ne pliaient pas après quelques coups, mais ce petit homme aux lunettes tordues sur son visage apeuré pourrait-il réellement faire quelque chose sans la signature du chef de famille ? Hm. Au moins, avec l'aide de Torvi, j'aurais peut-être quelques informations. Est-ce que mon nom apparaissait seulement sur le livret de famille... Une partie de moi mourrait d'envie de le savoir, je ne pouvais pas le nier. Je faisais donc les cents pas autour du pauvre homme, rongeant les ongles de ma main droite, jusqu'à ce qu'un bruit sourd se fasse entendre juste derrière. « Ah ! Juste à l'heure, ma belle Friggja. ».

Les bras ouverts comme pour accueillir le cadeau qu'était la présence de Torvi, je m'approche doucement d'elle pour lui embrasser la joue, un salut bien trop affectif pour le statut actuel de notre relation. Mais sous Ritaline, les impressions sont souvent trompeuses, et je me persuadais déjà que nous étions bons amis. « Voici Augustus. Un... Ami. Hm, je te parlerais de lui bien assez tôt. Tu vas bien ? L'intégration dans les îles britannique n'est pas trop compliqué ? ». Je lui souriais et ramenais mes doigts les uns contre les autres, formant du bout des mains un petit triangle parfait. Puis mes yeux retournèrent en direction d'Augustus qui, lui, était plus imparfait encore qu'une première crêpe. Difforme, crispé. Tout juste bon à être dévoré.

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MessageSujet: Re: You gotta do something that might not agree with your principles | Torvi   Jeu 21 Sep - 16:33


Les derniers – malheureux – événements lui avaient rappelé à quel point la vie pouvait se révéler friable. Tangente. Incertaine. A quel point sa seule position de serveuse ne lui sauverait pas la mise à l’avenir ; ni la sienne, ni celle d’Irvin et encore moins celle de son enfant. Tout lui paraissait inquiétant depuis l’attaque, en vérité. Comme si l’agressivité des Hommes avait brisé le début d’idylle qu’elle ressentait envers Manadh.

Envers cette potentialité merveilleuse. Qui ne l’était plus tant, de fait.

Ad Majorem Homines Gloriam. Ils s’appelaient ainsi, selon le Breakfast Chronicles. Ils se paraient des atours sacrés du latin pour officier dans les ombres des dessins imprécis. Des ambitions qui ne l’effrayait pas totalement, même si elle devait reconnaître que la fronde menée contre la coupe d’Europe s’était révélée … Déstabilisante. Frappante.

Parce qu’elle était une sorcière, n’est-ce pas ? Seulement, ce détail n’avait jamais gêné la pluralité de ses employeurs à travers le vieux continent. Parce que son don – ce précieux reliquat inexplicable de la magie – rendait sa survie précieuse. Ses respirations successives appréciées. Elle rapportait bien trop pour qu’on s’osa à la sacrifier.

C’est ce qu’elle se disait, en tout cas, à l’époque. Lorsque ses pas menaient une danse houleuse au sein de l’aristocratie sorcière suédoise. Elle était l’intruse, pourtant, parmi les prestigieuses épouses de la haute. Elle était la bâtarde, cependant, parmi les veines si pures et rutilantes de ses protectrices toutes trouvées. Une ridicule ribaude – c’était le terme qu’un vieillard enamouré de sa candide filleule lui avait adressé, une fois – que l’on payait toutefois avec soin.

Parce qu’avoir ses talents à disposition donnait un avantage non négligeable dans les jeux ineptes et extravagants des bien-nés. Et si, en des circonstances absurdes elle s’était retrouvée à enquêter sur l’amant d’une nantie engourdie, elle avait également … Effectué des choses moins recommandables. Moins appréciables.

D’un geste lent et distrait, la sorcière enroula une mèche blonde entre ses doigts. Protection sereine et nécessaire pour des travaux aussi peu recommandés. Perruque coutumière de ses offices ténébreux. Elle n’était plus Torvi, désormais. Mais Friggja. L’employée docile pour des œuvres sordides. Blonde et pâle : telles les valkyries mille fois imaginées par les hommes en des fantasmes irrévérencieux.

Et son ventre – ce petit renflement qui ne cessait plus de croître – avait été soigneusement dissimulé par des vêtements amples. Poussiéreux. Austères et désuets. Loin de ce que portait quotidiennement la suédoise.

Ah ! Elle s’était avancée en direction d’Alistair, pleine de cette retenue toute travaillée. Cette neutralité exacerbée par l’éclat glacial de ses iris azurées. Ma belle Friggja. Elle n’exprima rien de significatif, bien que ses pensées se tordirent silencieusement face à cet apanage réducteur. « Cher Alistair. » Cher. Dire qu’elle avait dû apprendre ce terme par cœur pour pouvoir l’employer correctement. Le prononcer avec exactitude.

Car sa profession était aussi théâtre : que serait Friggja sans cette aura particulière ? Ce phrasé sentencieux qui résonnait diablement en allemand ? Et suave en suédois ?

Il s’approcha. Bras ouverts. Laissant deviner l’intrusion avant qu’elle ne soit proférée – et la Legilimens détestait tellement les contacts – et tolérée en des apparences trompeuses. Friggja ne supportait pas la proximité d’autrui. Torvi répugnait à dédier cette tendresse à ceux qui ne méritaient pas son affection.

Elles dédaignaient toutes deux l’approche fanfaronne de Fawley. Seulement, les lèvres de la sorcière restèrent scellées. Ses yeux conservèrent leur distance impériale et intouchée. Voici Augustus. Par chance, il détourna enfin sa concentration de ces sacrilèges physiques. « Augustus. » Elle salua sa victime d’une voix volontairement lente. Contrôlée.

Jouée à la perfection malgré l’accent qui roulait sur sa langue. Tu vas bien ? L’intégration ? « Je suis bien. » Elle souffla ces quelques mots avec précaution, consciente toutefois de la difficulté à venir. Entrer dans un esprit anglais était une tâche périlleuse – impossible jusqu’à l’accident avec Derek – et douloureuse pour son mental. Il y avait des pensées qu’elle se trouvait incapable de saisir. Qui blessaient son âme. Fragilisaient son enveloppe charnelle à cause de l’incompréhension. Du choc des cultures.

Réussir totalement sa mission tiendrait du miracle – mais cela, Fawley n’avait pas besoin de le savoir – ou d’une chance franchement culottée. « Tout est bien, Alistair. Je … » Ce serait une bonne épreuve. Pour se relancer. « … Survis. Et j’apprends, encore, l’anglais. » Pour savoir si elle pouvait percer chez ses homologues anglais.

Sorciers, moldus, peu importait au final. Tant qu’elle était payée. Qu’elle pourrait offrir des douceurs à Irvin et à Milo dans la plus grande des innocences. « Quelles sont … Nos œuvres, aujourd’hui ? »

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MessageSujet: Re: You gotta do something that might not agree with your principles | Torvi   Jeu 28 Sep - 5:10

Grotte dans les profondeurs - 26 Juillet 2000.

Les mèches blondes basculent d'un côté et de l'autre des fines épaules de Friggja. Comme dans mon souvenir, Torvi manie l'art de la comédie avec une délicatesse semblable à ses fausses boucles dorées. Je ne m'attends pas à ce qu'elle entre dans mon jeu, fasse ami-ami avec une silhouette qu'elle sait dangereuse et pour qui elle se transforme en simple objet immatériel. Personne ne s'y abaisserait vraiment, pour tout dire, mais sa distance et son air de dégoût lorsque j'arrive pour la saluer, bizarrement, me retournent le cœur. Moi qui nous pensait proches, semblables en un sens, sur un même chemin de fuite et de survie, je retrouve l'air dédaigneux de tous ces sorciers qui m'ont trop longtemps pris pour un incapable. Tendu et contrarié, je resserre mon poing et passe ma langue entre mes dents, derrière ma bouche fermée et  crispée. « Bien ! Oui, tu sembles plus à l'aise... Si tu... Tu me dis, si tu ne me comprends pas. Hm. ». Mon regard fuit pour aller se perdre une nouvelle fois sur Augustus. Dans un instant de doute, presque de sympathie, le regard terrifié et à la fois endormi du notaire me rappelle doucement à ma réalité. Le temps, lui, continue de filer, je me dois donc de le rattraper avant que mon heure tranquille ici ne soit terminée.

Un pas après l'autre, lent et contrôlé, je me rapproche de la sorcière discrète en réfléchissant à comment je devais tourner les phrases suivantes pour utiliser au mieux la jeune femme qui n'avait pourtant plus besoin d'être convaincue. Je la dévisage, observe son air qui se veut forcé mais qui est, au fond, parfaitement assuré. Douce ironie de la femme fragile mais dominante à la fois. Maîtresse de ses choix. Cela me renvoyait dans des souvenirs enterrés de Belfast, où chaque respiration était importante et ferait mieux de ne pas être de trop. L'existence elle-même y était manipulée, intoxiquée. Personne ne quittait vraiment les bars miséreux où l'on endossait le rôle de qui l'on voulait : titubant dans les vêtements d'un business-man de bas étage, courant après la gloire et la reconnaissance comme un chien après son os. Seules les rues de Belfast m'avait montré la vraie misère humaine. Si rassurante quand on réalise alors que notre sort est finalement toujours entre nos mains, calleuses et détruites, mais dont la poigne n'a pas disparu. C'était ce après quoi je courrais, depuis mon abandon, mon os à moi, la sensation d'être en vie. Encore un peu. Mais les bas-fonds et tout le reste d'Atlantis avaient un goût profondément amer en comparaison de la ville de tous les vices. Heureusement, les surprises comme l'existence même de Torvi venaient égayer la routine et redonner un peu de sens à cette quête sans fin que, je continuais de croire - ou espérer -, nous partagions elle et moi.

Ainsi je lui souris, tandis qu'un spasme incontrôlé vient faire convulser mon cou qui se tord en une demie-seconde que j'ignore comme si de rien n'était. Tout en restant à une distance honorable, ayant bien compris que me mettre à dos les sentiments de la blonde me causerait du tort, je pointe Augustus du doigt. « J'ai quelques questions, à poser à mon ami. Mais, comme tu peux le voir, il est... Engourdi. », drogué, serait plus juste. Assailli sous 0,50mg de Xanax. « Je ne peux pas m'assurer que toutes les réponses qu'il va m'amener seront très justes, donc, j'aurais besoin que tu vérifies qu'il ne mente pas. ». Je ne l'avais pas lâchée du regard, afin d'observer chacune de ses réactions, me moquant bien de ce que Augustus, lui, pouvait penser. Il n'était pas là pour être une variable importante ayant un choix. Torvi, oui. J'étais trop incapable de m'assurer qu'elle me dise, elle, la vérité. Je devais simplement lui faire confiance, une sensation de dépendance à cette femme qui m'horripilait, mais pas autant qu'elle m'intriguait et presque me comblait d'un nouveau sentiment d'entièreté. La sensation de ne plus être seul, étrangement douce.

Seulement, bien vite, je balaye cette nouvelle faiblesse qui ne doit pas m'envahir ou me faire douter. C'est là le secret des jolies femmes que de dénicher de nouvelles failles pour me faire tressaillir : ma mère avait commencé très tôt, Eugénie avait rapidement suivi, puis chacune des autres dames qui croisaient ma route avaient plus ou moins réussi à me faire succomber au moins une fois à des pensées qui me bloqueraient dans un coin sombre si j'osais y céder. Je reprends ainsi la parole. « Vérifier qu'il dise bien ce qu'il pense. Tu peux faire cela, n'est-ce pas ? Avance-toi. Fais connaissance. ». La main tendue vers le pauvre notaire apeuré, je marche moi aussi vers lui et enlève d'un coup sec ce qui empêchait Augustus jusqu'ici de faire un bruit. « Pas un mot, petit homme. Tu parleras quand tu en auras le droit. », je murmure pour que lui seul m'entende. Je dépose mon index sur ma bouche, mimant le silence délicat que j'espère obtenir, puis déplace ce même-doigt vers les lippes d'Augustus, tremblantes, avant de me relever à nouveau sur toute ma hauteur, satisfait de l'efficacité de ces mots. Je n'arrive toujours pas à me souvenir avec détail de ma soirée d'hier, avec qui j'étais quand je suis allé à la recherche de mon sujet. Mais au regard du visage blafard du notaire, qui secoue la tête de haut en bas en acquiesçant, oh, lui, il s'en souvient.

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MessageSujet: Re: You gotta do something that might not agree with your principles | Torvi   Mar 3 Oct - 5:11

Tu sembles plus à l’aise. Torvi pencha légèrement son menton en une affirmation silencieuse. Tout n’était pas parfait, encore, et elle savait à quel point les roulements imprévus de ses mots reflétaient parfois des manquements à approfondir. Des erreurs à corriger pour se fondre davantage dans la masse des âmes qui évoluaient sur Atlantis. Passer inaperçue pour mieux officier ce devoir étrange et mystique qui lui incombait à cause de la présence d’un don providentiel et énigmatique.

Inexplicable, en dépit des recherches qu’elle avait mené autrefois sur sa condition de Legilimens naturelle.

Tu me dis si tu ne me comprends pas. Une nouvelle fois, la sorcière hocha la tête. Gracieuse et docile à la fois dans cette entremise aux accents vénéneux – mais le travail dominait l’éthique, n’est-ce pas ? « Merci, Alistair. Je te dirais. » Et elle n’était pas ici pour tergiverser sur des problématiques autrement plus accablantes : son anglais en tête. N’avait-elle pas murmuré à Irvin, après tout, qu’ils trouveraient des solutions alternatives pour récupérer de l’argent ? S’immiscer dans l’esprit tangent de quelques malheureuses cibles était une activité potentiellement lucrative.

Pour peu qu’elle y arrive vraiment. Bon sang, comment s’était-elle débrouillée avec Derek, déjà ?

Rien. Justement, c’était le problème. Cette intrusion avait été entièrement instinctive et terrifiée. Alors, peut-être qu’elle pourrait … Réitérer plus facilement l’affaire ici ? Peut-être que oui, si elle se montrait suffisamment résiliente …

Tout en suivant le regard de son commanditaire vers la victime toute désignée, Torvi lissa un pan de son vêtement avec lenteur. Ce ne serait pas aisé, de toute façon. Ce serait même une première, à en croire la longue liste de ses exactions terribles et convenablement rémunérées. Les anglais étaient si singuliers, dans leurs pensées et dans leurs vœux les plus inavouables.

Finalement, Alistair esquissa un mouvement qui attira l’intérêt de la Suédoise. J’ai quelques questions. « Des questions, bien. » Elle se permit de répéter l’information, toujours dans le but de se l’approprier au mieux. Ses pas la conduisant doucement dans la direction du supplicié hébété. Il est engourdi. Elle songea, avec distance et froideur, qu’il était bien plus que léthargique pour le coup.

Et que la seule fatigue n’était sans doute pas la raison primaire de cet écueil étourdi.

« D’accord. Engourdi. Fatigué, c’est cela ? » Brièvement, elle porta des doigts furtifs et songeurs à ses lèvres. Je ne peux pas m’assurer que toutes les réponses- Ah. Voilà donc l’œuvre à officier. Tu vérifies qu’il ne mente pas. Les termes employés s’avéraient suffisamment généraux pour qu’elle puisse en assimiler l’essence sans difficulté particulière. « Je peux vérifier, oui. »

Elle se retint de soupirer de soulagement, tant il lui était plus simple de s’instruire des sentiments de sa cible au moment T des interrogations plutôt … Que d’en saisir toute la subtilité d’un langage raisonné en anglais. Bien qu'elle s'y pencherait également pour y récolter toutes les données nécessaires. « Si mensonge, je te le dis, Alistair. » Quoi qu’à y réfléchir, cet état indolent très appuyé pourrait bien s’avérer en partie problématique.

Vérifier. « Je peux. » Elle se répéta, reprenant son avancée vers Augustus pour mieux l’observer. Pour établir ce contact visuel dont elle avait cruellement besoin pour perpétrer ensuite l’intrusion. Fais connaissance. « Enchantée, Augustus. Je suis Friggja, une amie de … Votre compagnon. » Les pas de la sorcière s’immobilisent à une distance raisonnable de la silhouette tourmentée. « Commençons simple. Quel est votre âge ? »

Et c’était une introduction tout à fait raisonnable pour déceler, déjà, l’honnêteté des ombres scabreuses du mensonge. Tout en concentrant progressivement sa conscience en une boule d’énergie métaphorique. Toujours plus dense. Toujours plus extatique. Toujours plus palpable.

Prête à s’abattre en ces contrées mentales inconnues dès l’opportunité repérée.

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MessageSujet: Re: You gotta do something that might not agree with your principles | Torvi   Ven 6 Oct - 15:17

Grotte dans les profondeurs - 26 Juillet 2000.

Les bruits sourds des cavernes, leur calme, l'air qui s'y engouffre... C'est comme si le temps n'avait pas eu le droit d'entrer, forcé de s'arrêter à l'entrée et de ne pas déranger les délicats habitants sous-terrains. Seules les respirations créent un peu de chaleur ici, sous le claquement des talonnettes sur la pierre froide, combattant avec ardeur les frissons qui se propagent de corps en corps. Une autre dimension, presque, un certain inconnu où Atlantis n'est plus vraiment Atlantis. La façon dont Torvi hoche la tête me fait rêver. Elle a cet air si innocent, elle qui pourtant flirte directement avec le diable, sans sourciller. Elle me fait penser à moi, à cette époque où je n'avais pas encore filé sur cette pente dont on ne revient pas. Innocente, cherchant juste à sortir la tête de l'eau. Inconsciente, surtout - pas de ce qu'elle fait, mais des conséquences que cela aura sur sa vie et son quotidien. On croit bien faire, on croit survivre, jusqu'à ce que tout ça nous rattrape un jour. Sans prévenir.

Je la regarde s'avancer vers Augustus, avec sa démarche de princesse, la tête haute. « Oui. C'est ça, fatigué. ». Je lui réponds sans vraiment faire attention, trop concentré sur la danse de ses doigts sur ses lèvres, et mon envie d'essayer de mieux la comprendre. Dès le début, quand j'avais entendu parler de cette femme, elle m'avait tant intrigué. Torvi était l'une de ses rares personnes que je n'arrivais pas à comprendre, à lire. Bien ironique d'ailleurs, qu'elle soit alors Legilimens. Peut-être était-ce la simple barrière linguistique qui rendait les choses si compliquées. Une partie de moi se sentait à l'abri avec elle, sans jugements ni regards désaxés. Mais la seconde, terrifiée, était au contraire la chair à vif. J'avais hésité à demander ses services à une personne qu avait ce don, ce don terrifiant, celui de me mettre à nu si elle le souhaitait, moi qui ne savais pas qui j'étais moi-même. N'était-ce pas l'une des choses les plus inquiétantes, d'être ouvert et décortiqué de cette façon ? Sans aucun moyen de lutter. Une fois encore, devant Torvi, je n'étais qu'un simple humain. Et en même temps que l'adrénaline causée par les substances qui circulaient dans mes veines était en train de tomber, ma crainte qu'elle ne se retourne contre moi grandissait. Ainsi, je sors une cigarette de mon paquet en hochant la tête lorsque la jeune femme acquiesce et accepte les termes de l'aide que je lui demande.

Quelque peu rassuré, je la regarde de loin s'approcher plus près d'Augustus. Il me lance un regard, comme pour avoir mon aval pour répondre à Torvi, je lui fais donc un petit signe de la main. Quel gentil homme docile. « ... 38 ans. Et j'ai une fille. Mary. Elle va avoir troi-.Gus... Gus, ce n'est pas la peine de sortir la carte de la pitié. Reste... Reste sur les questions qu'on te pose, tu veux ? ». Je m'étais retiré un peu du champ d'attaque, pour laisser la place à Torvi de faire marcher sa magie. Ainsi, adossé contre le mur, je fume ma cigarette et serre maintenant le poing pour ne pas sauter à la gorge de cet imbécile d'Augustus. Alors que la fumée embourbe l'intérieur de ma bouche, je me rapproche doucement. « Pose-lui les questions que tu veux, si tu as besoin de "tester" tout ça, hm. Puis quand tu seras prête, demande-lui ce qu'il pense de ces nouveaux groupes extrémistes qui fleurissent de partout, ok ? ». Je m'immiscerais réellement dans leur conversation un peu plus tard, je ne veux pas empiéter sur le possible besoin d'espace de la sorcière et me la mettre à dos. Autant qu'elle le questionne et que je... supervise ? Oui. Supervise, me dis-je en hochant la tête tandis que je m’époumone.

Augustus n'a pas l'air bien rassuré. Il a les yeux écarquillés et il se terre dans le creux de sa chaise, se disant sûrement qu'il finira par disparaître. Mais tous les yeux sont sur le pauvre notaire, innocent si ce n'est dans son choix de carrière. Derrière eux, je fais les cents pas, réfléchissant aux questions exactes que je pourrais formuler. Où mon père garde-t-il ses économies ? Quel est le numéro de sa chambre à Gringotts ? A-t-il des informations sur Magic Is Might et Ad Majorem Homines Gloriam ? Quels sont les bruits de couloirs à La Gazette des Sorciers ?... Toutes ces questions officielles que je me dois presque de poser, hantée par la seule qui m'intéresse vraiment : Augustus connait-il seulement mon existence ? Ou mon père m'aurait-il caché à son propre notaire, celui qui triture son testament et connait la généalogie douteuse de cette famille noble. Trituré, torturé, je ne sais pas vraiment ce que je ressens, mais la douleur de la peau à l'orée de mon doigt qui vient céder sous mes dents tandis que je ronge les ongles me réveille de mes pensées. Mince. Où en est Torvi ? Je n'ai rien écouté de ce qu'ils se sont dit. Ça m'apprendra. « Alors... Tout se passe bien ? Je peux "commencer" ? ». Je mime les guillemets de mes doigts puis laisse échapper un petit rire retenu, bien que je ne sache toujours pas à quelle sauce je vais dévorer Augustus.

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MessageSujet: Re: You gotta do something that might not agree with your principles | Torvi   Lun 1 Jan - 14:41

Oui. C’est ça. Fatigué. Friggja – à moins que ce ne soit Torvi ? L’une et l’autre se confondant si aisément – avait acquiescé du menton à l’attention de son interlocuteur principal. Ne jugeant pas nécessaire d’aller plus en avant dans son questionnement. Ces détails-là ne lui incombaient pas dans l’immédiat et risquaient même, plutôt, de tordre son jugement par l’empathie. Tout ce qui lui paraissait pertinent, pour l’heure, était de pouvoir distinguer la raison de la fatigue chez sa cible du jour.

Ne serait-ce que pour sereinement mener son enquête. Si toute la procédure avant fonctionnait, évidemment. Bien entendu. Ce serait une grande première, de toute façon. Un excellent moyen de jauger son évolution et son adaptation à la langue de Shakespeare.

Et ce serait, surtout, une bonne manière d’aviser si son don capricieux allait céder un peu de son instabilité à la nécessité du moment. Face au dénommé Augustus, dont les premiers mots permettaient de tracer la voie à l’intrusion toute trouvée. 38 ans. Tant espérée. Mais tout aussi vite immobilisée, avant même la catharsis nécessaire à sa manifestation. Gus, ce n’est pas la peine de- Friggja détourna son regard, passant de sa victime désignée vers Alistair. Plus loin. Vraisemblablement plus curieuse que contrariée par cette intervention imprévue.

Ah. Le maître de cérémonie voulait préciser les choses et améliorer la qualité de son travail. Seulement, son pouvoir nécessitait parfois quelques égarements superflus pour se lancer en toute tranquillité.  Pose-lui les questions que tu veux. La sorcière ne souriait pas, mais c’était presque tout comme : son regard brillait d’un remerciement qui se voulait discret et suffisant. L’étalage obséquieux de ses capacités ne lui convenait pas vraiment dès lors que l’affaire se trouvait bien en place.

Quand tu seras prête, demande-lui ce qu’il pense de ces nouveaux groupes extrémistes qui fleurissent de partout, ok ? Malgré tout le professionnellement dont elle disposait pour ce genre de circonstances, Torvi ne put s’empêcher de songer aux bombes de la coupe de Quidditch. Seulement, ce n’était que des connexions dérisoires, n’est-ce pas, désormais ? Elle n’était pas concernée ni menacée, compte tenu de la chance inouïe qui s’était imposée à son existence lors de ce triste événement ?

Pas plus concernée que ne l’était Alistair. Bien entendu. C’était le mensonge au goût de vérité que sa langue servirait si jamais- Si jamais quoi ? Mieux valait ne pas songer à la chose. Ce n’était encore jamais arrivé. Pourquoi le serait-ce maintenant ?

« Quel est votre travail, Augustus ? » Aussitôt l’esprit acéré et attentif de la Suédoise reprenait sa mouvance aussi périlleuse que mesurée. « D’où venez-vous ? Votre maison était-elle agréable ? Aimiez-vous le jus de citrouille ? » Attirant vers elle, petit à petit le regard de sa cible. Se concentrant, progressivement sur les mots qui vibraient dans sa propre gorge et qui se répercutaient en réponses chez Augustus.

Leurs yeux s’accrochèrent. S’arrimèrent. Friggja esquissa un sourire réconfortant à l’égard du notaire. Poursuivant ses interrogations jusqu’à sentir … Jusqu’à deviner … Difficilement, très difficilement … Des échos. Des reflets fragiles. Anticipés. Sentant, parallèlement, sa magie se dresser en son crâne comme un flux indistinct et avide. Crispant les doigts sur ses genoux, sous l’effort double que lui demandait ainsi la projection.

Les fragments devinrent des sons plus aisés à appréhender. Pas toujours compréhensibles. Puis des mots. Plus palpables, ceux-là. Plus … Elle avait de quoi s’accrocher. Ou tenter de s’accrocher. La magie vibra. Craqua. En une fraction de seconde, elle était dedans.

Le visage soudainement pâle et lointain, pleinement concentré dans ce qui semblait être une intrusion de haute voltige. La barrière de la langue éreintant sa focalisation, ici et là, et la poussant à puiser plus que nécessaire dans son énergie et dans sa magie pour maintenir le cap. Un travail d’équilibriste qu’elle prenait très au sérieux. Tant elle redoutait qu’un petit rien suffirait à la faire basculer.

Dans le lointain, une voix à peine discernable vint lui rappeler sa mission. Je peux commencer ? « Oui. Juste. Augustus, que pensez-vous des nouveaux groupes extrémistes ? »

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MessageSujet: Re: You gotta do something that might not agree with your principles | Torvi   Sam 3 Mar - 11:06

Grotte dans les profondeurs - 26 Juillet 2000.

Doucement, ma cigarette disparaît, les cendres s'envolent, consumées. J'étais bien trop concentré sur cette dernière plutôt que sur Augustus et Torvi ; bien trop ailleurs pour entendre ne serait-ce qu'un mot de ce qui va suivre, voir un seul échange de regard.

« Je suis notaire... Je travaille avec plusieurs familles, je gère surtout les histoires d'héritage. ». Il glapit, comme un lapin, il couine, inquiet de savoir s'il doit se méfier de cette femme ou au contraire en faire son alliée. « Je... D'Angleterre. Je travaille à Londres, mais je viens de Cambridge. Ma maison ? Oui, ma maison est agréable, pourquoi parler au pass- ». Il a peur, soudain, et avale difficile sa salive tandis que la vision de sa petite maisonnette londonienne, avec son rai de jardin et son chien Dug, lui traverse l'esprit. C'est un corgi, comme les chiens de la Reine. « Le jus de... Mais enfin c'est quoi ces questions ?! Vous voyez pas qu'il vous manipule ? Faites quelque chose, sortez-moi de là ! Pitié ! ». Le ton monte et sa voix se resserre sur ses cordes vocales. Dans quelques minutes, Augustus se mettrait à imaginer le pire, se voir torturé pour une affaire sale d'argent mal réparti au sein d'une famille. Il voulait être pâtissier, quand il était petit, il aurait mieux fait de faire des scones. Travailler quelque chose de ses mains, oui, il aurait été plus doué ainsi.

Le regard de la jeune femme le terrifie, elle a cet air innocent, mais la façon dont elle l’observe et le transcende est digne d'un cauchemar ou d'un livre de Stephen King. Comme si la seconde suivante, elle allait lui sauter à la gorge. Moi, je ne les regarde toujours pas, perdu dans mes propres réflexions. Augustus me lance un regard, noir, inquiet, mais surtout empli de rage. « Qui est cet homme ?! Il vous fait du mal ? Est-ce que vous aussi, vous êtes une victime, comme moi ? Vous savez, je peux vous aider, j'ai des connaissances à Londres, tout ce que vous avez à faire c'est me d- » mais sa tentative de se sortir de cette situation délicate se retrouve retardée, car enfin je prends conscience que je ferais mieux de ne pas juste attendre. Je les rejoins donc, la belle Friggja et le pauvre Gus, pour enfin suivre un peu ce qui se dit, tandis que ma cigarette s'effondre sur le sol et que je l'écrase de la pointe de mon pied.

Quand Torvi, ou qui qu'elle soit à l'heure actuelle, mentionne les groupuscules extrémistes, je range délicatement mes mains dans mes poches et me penche en avant, vers Augustus. J'attends cette réponse avec envie, délice presque, le sourire pendu aux lèvres d'enfin me lancer dans cet interrogatoire. Mais Augustus a décidé de jouer le muet à mes côtés, il soutient mon regard et ne dit pas un mot. « Eh bien, tu n'as pas entendu ? Allez, réponds ! ». Il secoue la tête, dans un hochement négatif courageux qui me donne envie de l'écraser contre un mur. Dans ma poche, ma main gauche se resserre sur elle-même, mes ongles commençant presque à percer ma paume. Il est difficile de garder son calme, et je regard la brune à mes côtés, concentrée, impressionné par son professionnalisme. Mais ma retenue ne dura que quelques secondes. « REPONDS ! » ma main droite, qui n'était pas occupée à s'automutiler, vient agripper le col de la chemise d'Augustus, qui se remet à nouveau à couiner comme un lapin. Rapidement conscient que la violence ne règlera pas mon affaire ici, je le lâche presque aussitôt, expulse un rire nerveux qui vient du fond de ma gorge et me recule un instant.

« *kof kof* Bien... Je... Ca ne va pas fonctionner si tu ne joues pas le jeu, Gus. Tu vois, Friggja, ici, elle m'aide. Elle joue le jeu. Et pour cela, il ne lui arrivera rien. ». Je lance mon regard vers elle, lui sourit. « Pourtant elle n'a pas plus confiance en moi, que toi ! Mais elle fait ce qu'il faut pour que tout se déroule au mieux. Et moi, tout ce que je veux venant de toi, ce sont des réponses. ». De grosses gouttes perlent sur le front du notaire, perdu entre prière et désespoir. « Allons, promis, on va essayer de finir ça rapidement. Que penses-tu des groupes extrémistes ? ». L'homme soupire, on voit clairement sur son visage qu'il est entré dans l'acceptation de son propre deuil, qu'il n'a plus rien à perdre, ce qui ne l'empêche pas d'être bégayant dans sa réponse. « Je pense que ce sont tous des monstres, peu importe leurs convictions, et qu'ils méritent juste de brûler en enfer ! ». Un silence. Puis mes sourcils se haussent et ma bouche laisse apparaître quelques unes de mes dents dans un sourire involontaire. « Eh bien voilà... Continuons maintenant ! ». Puis je me tourne vers Torvi. « Fais en sorte de découvrir ce qu'il sait sur tous les membres de la famille Fawley. Je vais... là-bas, quelques minutes, avant de lui enfoncer un pied de chaise dans l’œil. Veux-tu ? ».

A reculons, je m'éloigne vers un coin de la grotte plus reculé, souffle un grand coup et hurle. Je ne pensais pas que la drogue de ce matin me donnerait tant d'adrénaline, mais il serait bien trop fâcheux de la libérer toute en une seule fois contre ce pauvre Augustus et ses réponses indélicates. Alors je me recule, sans les perdre de vue, et tente de me calmer pour mieux les rejoindre, très bientôt.

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MessageSujet: Re: You gotta do something that might not agree with your principles | Torvi   Jeu 8 Mar - 7:50

Maintenir le cap était si difficile, en vérité. Si épuisant. Il y avait longtemps que son don n’avait pas été utilisé sciemment en ce sens. Il y avait longtemps, surtout, qu’elle ne s’était pas adonnée à la pénétration d’un esprit. Et celui d’Augustus brillait d’une multitude d’informations. Les images, elle parvenait à les saisir assez clairement, même si sa propre conscience se trouvait obligée de s’affirmer douloureusement à travers les doigts crispés sur ses genoux. Trahissant, un peu, de la tension dans laquelle sa magie se mouvait.

Les mots et leurs sons, eux, étaient parfois plus difficiles. La faute à l’anglais. La faute à ce blocage qui perdurait malgré les années. Dug. « Votre chien est beau. » La phrase se trouva soufflée, difficilement, entre les lèvres de la Suédoise. Pourtant elle n’était que constatation. Preuve que son don était en marche. Périlleux, éreintant mais fonctionnel. Vous ne voyez pas qu’il vous manipule ?

Un bref instant, elle fronça les sourcils. Les cibles cherchaient toujours à dériver ses pensées vers un autre circuit. Pitié. Seulement, l’habitude prévalait, n’est-ce pas ? Combien de criminels amenés sous sa coupe avaient tenté ce subterfuge pour la perdre ? L’équilibre était déjà si peu aisé à garder. Le mieux était de le laisser s’exprimer sans retenir les mots qui filaient auprès de ses oreilles. Ce qu’il pensait, ou ce qu’il imaginait, étant assurément plus important que ce qu’il pouvait bien dire.

La focalisation était telle que la sorcière ne distingua absolument pas le mouvement d’Alistair. Pas plus que ces premiers mots. Augustus luttait. Réellement. Désespérément. Dans un dialecte dont certaines tournures restaient dramatiquement obscures pour Torvi. Sa cible avait du courage. Comme toutes les autres. Probablement qu’Alistair parlait encore. Donnait des ordres. Car la conscience du notaire frétillait, tremblait, geignait. Mais elle, devenue complètement hermétique au monde extérieur, n’en discernait plus que bruits lointains. A peine des bribes.

Ce sont tous des monstres. Et il le pensait. Sincèrement. Que les extrémistes d’un bord ou de l’autre méritaient le pire. Elle hocha la tête, précautionneusement, ses yeux toujours rivés sur ceux de son interlocuteur malmené. Dans le lointain, des termes difficiles à appréhender percutèrent sa concentration sans parvenir à la bousculer suffisamment. Pourtant, Torvi – ou plutôt Friggja, oui – s’efforça d’en retenir au moins deux : Famille Fawley.

Un bon début. « Augustus. » Il lui semblait que sa propre voix se teintait d’échos indistincts, présente et absente à la fois : mais ce n’était qu’une impression, pas vrai ? « J’ai besoin de savoir. Êtes-vous ami avec la famille Fawley ? » Les pensées en réaction se firent vives. Incertaines. Nuancées. « Respirez, Augustus. » La réponse ne tarda guère, cependant, dans le méandre de ces réflexions difficiles. « Proche. Vous êtes proche de la famille Fawley. D’accord. Parlez-moi du patriarche. Du Patriarche Fawley. » Impérieux. Acariâtre aux yeux de certains. Juste et rigoureux pour les autres. Elle acquiesça, très lentement. Gazette du sorcier. Plusieurs enfants. Les informations passaient plus vite dans le crâne d’Augustus que dans les mots qu’il parvenait à prononcer. « Bien. Vous travaillez pour lui depuis longtemps ? » Et Torvi ne s’inquiétait pas d’enchaîner alors même qu’il parlait encore.

Parce qu’elle discernait les mots, tant et aussi longtemps qu’ils étaient compréhensibles, avant qu’ils ne parviennent à franchir la barrière des lèvres de sa cible. Depuis un long moment. La réponse a été délicate à arracher, cette fois-ci. « Et les enfants du patriarche ? » Encore une fois, une infime résistance se manifesta. Dépassée, toutefois, assez facilement mais pas sans un tremblement chez la Suédoise. Plusieurs. Réussite pour les aînés. Mariages en devenir. « Ils réussissent bien. Ils ont une bonne vie. D’accord. Alistair ? »

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MessageSujet: Re: You gotta do something that might not agree with your principles | Torvi   Dim 13 Mai - 16:36

Grotte dans les profondeurs - 26 Juillet 2000.

Avant, elle était faible, cachée sous les nombreuses couches harmonieuses d'amour et de soutien. Elle n'avait pas l'opportunité de se développer. Je ne savais même pas à quoi elle ressemblait, ni comment elle se manifesterait, chez moi. Mais petit à petit, les couches se sont effritées, et ne sont resté que du ressentiment et un vide immense. Un vide à combler, dans lequel elle s'est doucement mais sûrement installée.

Dos à Augustus et à Torvi, je pense à elle, à comment elle est déjà en train de prendre le dessus. Je n'entends pas réellement Augustus répondre à Torvi – ou plutôt, son absence de réponse, car en vérité il reste muet. Oui, il ne dit pas un mot, réalisant que la jolie Friggja lit de toute façon dans ses pensées. Augustus n'est pas un excellent sorcier, il n'a même jamais vraiment côtoyé de Legilimens, mais il a vite compris. Il ne pourrait rien cacher à la femme devant lui, alors autant ne rien dire, garder l'impression qu'il ne se trahit pas lui-même, et laisser ce qu'il ne peut pas maîtriser faire son œuvre.

Moi, je sers mes mains dans mes paumes. J'écoute les questions que Torvi pose, un peu, et je sers mes mains dans mes paumes pour essayer de la contenir, elle. Mais je sens qu'elle arrive. Comme Augustus ne peut contrôler ses pensées, je ne peux pas la contrôler non plus. Elle est plus forte que moi. Bien plus forte. Je suis même terriblement faible. Et le cri guttural qui est sorti de ma bouche ne l'a pas estompée, tout juste ravivée. Je sens mes paumes qui commencent à me faire mal, quand derrière prononce le mot patriarche. Il est étonnant ce mot, si vrai. Il vient des mots grecs qui se traduisent par père et commander, car après tout, ce n'est pas que chez les Fawley. Partout, c'est le père qui commande. Qui la commande, elle aussi, d'ailleurs.

Le temps semble long, pourtant il ne s'agit que de quelques secondes. Mes mains n'ont même pas le temps de saigner, alors que je ne relâche pas la pression que j'exerce avec mes ongles sur les paumes, que déjà les mots sont encore plus douloureux. Ils réussissent bien. Ils ont une bonne vie. Ils ont une bonne vie. Ca y est, je l'ai ma réponse. Il ne me connaît pas. Il ne sait pas qui je suis. Que j'existe. Car en aucun cas, ni mon père ni quiconque ne qualifierait ma vie de bonne. Si le doyen des Fawley avait daigné parlé de moi, ç'aurait été pou dire au contraire que ma vie est médiocre, un enchaînement d'échec. Ainsi c'est évident maintenant, je n'existe plus, je ne suis personne. Du moins pour lui.

Depuis tout à l'heure, j'avais le dos courbé, comme plié sous le poids de ce stresse que j'aurais voulu éviter. Mais maintenant je me relève, doucement, et penche la tête sur le côté. L'espace d'une seconde, j'aurais pu me mettre à pleurer, si mon cœur n'était pas rempli par elle et ce qui l'accompagne. J'aurais pu me laisser aller à ces sentiments de regrets, de déception. Chercher à lutter, à m'affirmer et à me rendre réel aux yeux d'une personne qui côtoie ma famille. Mais à quoi bon. Je me retourne finalement puis m'avance vers Augustus et Torvi. C'est fini de toute façon, maintenant, elle est là. Elle a pris place petit à petit. Elle est là, inévitablement.

La haine. La colère.

« Hm. Très bien. Je sais ce que je voulais savoir. Nous avons fini. Tu peux arrêter maintenant, je connais des gens qui se chargerons du reste. »

Pas un mot de plus à ce sujet. Pas nécessaire. Je prends la main de Torvi et en embrasse le dos avec délicatesse. Elle a été parfaite, n'a pas posé de question. « Merci Friggja, tu n'es pas obligée de rester. J'ai déjà utilisé assez de ton temps... ». Mon air est plus doux que je ne l'aurais souhaité, presque nostalgique de ce que pourtant je n'ai connu que trop peu. L'amour, le soutien. Ce que j'avais avant que le destin et la haine ne les détruisent. Puis je retourne vers Augustus et le bâillonne comme il l'était au départ – non sans difficulté et quelques cris de sa part. Je tourne alors les talons, tâtonnant les touches de mon téléphone portable, tandis que ma haine ne disparaît plus mais se manifeste par ce silence trop long. Pourtant, dans mon esprit, Torvi pouvait m'entendre pleurer.

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