Léandre Rosier | « On a donné le nom de Lucifer au prince des anges qui firent la guerre dans le ciel ; et enfin ce nom, qui signifie phosphore et aurore, est devenu le nom du diable »

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Sujet: Léandre Rosier | « On a donné le nom de Lucifer au prince des anges qui firent la guerre dans le ciel ; et enfin ce nom, qui signifie phosphore et aurore, est devenu le nom du diable » | Dim 17 Sep - 13:47
High born22 mars 1971


« Et il était le dauphin. L'héritier. Celui qui succéderait à ce grand-père aliéné
et à ce père enthousiasmé. Il serait Roi : mais ne l'était-il pas déjà, entouré de la sorte ?
Ne l'était-il pas plus que son géniteur, lui qui promettait l'avenir ?
Lui qui laverait l'honneur des siens par le sang ?
Peut-être serait-il Empereur, alors.
Au moins, était-il déjà Léandre. »



SlytherinSeptembre 1982 à Juin 1989

Création de Alishenciya

« L'orgueil ! A mes yeux c'était un attribut mixte, moitié vertu, moitié vice.
Une vertu en ce qu'il maintient un homme au dessus de la fange, un vice
en ce qu'il lui rend le relèvement difficile quand il est une fois déchu. »
Conan Doyle




« Le prince rentrait en la demeure de ceux qui s'étaient échinés
à souiller la vindicte guerrière et divine de ses aïeux révérés.
Il foulait le sol de Salazar d'une satisfaction cruelle ;
lui qui réfutait les discours houleux de Gaspard et d'Evan,
lui qui incluait les nés-moldus à sa cour et son pouvoir
comme on s'offrait les services d'un pieux vassal. »



Auror DivisionSeptembre 1989 à Juin 1992


« Et il avait été repéré si tôt, l'infant Rosier. Dès ses premiers mots.
Dès ses premiers souvenirs. Lui qui se remémorait tout à jamais.
Lui qui était incapable d'oublier un détail, tant son esprit était prometteur.
Il avait été appréhendé si tôt, Léandre. Par son père. Par ses précepteurs.
Par les collègues de son géniteur. Comme si la suite était évidente.
Il avait été formé si durement, Léandre. Dans les larmes, le sang, la sueur.
Il avait été confronté si violemment au terrain, l'étudiant. Les doigts écorchés.
Avant de devenir cet Auror terrible et dévoué aux sorciers.»





Heroism2 mai 1998


« Le combat éprouva l'Auror. L'escarmouche déprécia le sorcier.
Et pourtant, Léandre persista contre les sortilèges sifflants et sifflés.
Et pourtant, Rosier fils continua ses attaques et ses défenses.
Jusqu'à être nommé héros. Jusqu'à être projeté ; fracassé contre mur.
Archange triomphant et blessé à la fois,
Saint des saints abandonné-là dans son propre carmin. »



« Il survécu néanmoins à la Bataille de Poudlard, le corps marqué d'escarres éternelles. »


ProphecyDécembre 1999 à aujourd'hui


« La Pythie familiale avait énoncé les maux de sa vision.
La bouche pleine d'une prophétie terrifiante et implacable.
Léandre doit perpétuer le lignage, le sang de ses aïeux.
Sinon, ce sera la fin des Rosier.
Sinon, ce sera la mort du clan. »



« Mais Cassandre oublia le dernier détail de cet avertissement ;
et tous ignorèrent l'ultime mise en garde proférée par les cieux.
Car : la survie des siens coûterait ses ailes au nouveau Lucifer. »






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Sujet: Re: Léandre Rosier | « On a donné le nom de Lucifer au prince des anges qui firent la guerre dans le ciel ; et enfin ce nom, qui signifie phosphore et aurore, est devenu le nom du diable » | Jeu 11 Jan - 9:07





Statut reconnu par le célébrissime “Registre des Sang-Pur” publié en 1930 par Teignous Nott : Sang-Pur. Famille faisant partie intégrante des Vingt-huit sacrés de Grande-Bretagne. Les Rosier ont toutefois des ancêtres moldus. Mais ils étouffent ce fait sous un amas de mensonges et de diligence déployée comme une protection. Leur sang étant reconnu comme rutilant (et précieux) par ce registre, au même niveau que les lignées Malfoy, Lestrange, Carrow, les descendants Rosier sont des membres légitimes de l’aristocratie sorcière.


Quels liens avec les autres familles de l'aristocratie sorcière ?
Druella Rosier (1934-1955) est une sœur de Gaspard Rosier (1926-1981). Elle a épousé Cygnus Black III (1938-1992), dont elle a eu trois enfants: Bellatrix (1951-1998), Andromeda (1953) et Narcissa (1955). Les Rosier sont donc liés, par cette branche:
- aux Malfoy (Sang-Pur) par Narcissa
- aux Lestrange (Sang-Pur) par Bellatrix
- aux Black (Sang-Pur) par Druella, Bellatrix, Andromeda et Narcissa
- et aux Tonks (Moldus) par Andromeda

Gaspard Rosier (1926-1981)  a épousé Sibylle Prendergast (1926). Par ce biais, les Rosier sont liés:
- aux Prendergast (Sang-Pur) par Sibylle, Evan, Camille, Abigail et Aliénor

Camille Rosier (1952) a épousé Iris Nott (1950). Par ce biais, les Rosier sont liés:
- aux Nott (Sang-Pur) par Iris, Léandre, Honoria, Ombeline

Abigail Rosier (1954) a épousé Erik Kvelgen. Par ce biais, les Rosier sont liés:
- aux Kvelgen (Sang-Pur) par Abigail, Siobhan, Ella

Léandre Rosier (1971) a épousé Adrasteia Raventhrone. Par ce biais, les Rosier sont liés :
- aux Raventhrone (Sang-Pur) par Adrasteia et Calypso


L’histoire, en de grandes lignes, de la famille Rosier :
Avant 1550 : les Rosier sont des sorciers Sang-Pur depuis trois siècles environ. Ils proviennent de deux très vieux lignages franc et latin (avant l’an mil), mêlant aisément sorciers et moldus. Ils se mêlent facilement aux Sang-Pur originaires de la péninsule Italienne, d’Espagne, de Navarre et de France. Certaines rumeurs, infondées, laissent entendre que le nom Rosier provient de la légende du Saint Graal et de l’Ordre des Templiers. Les Rosier auraient été des protecteurs de ladite relique en des époques obscures et antérieures. Seulement, aujourd’hui, rien ne permet de l’affirmer ni de s’en convaincre … Ce ne sont que des rumeurs, des murmures ayant traversé le temps par la volonté de s’enrouler dans quelques gloires incertaines. Rien ne peut être confirmé.
Après 1550 : les Rosier se sont intéressés à la politique franco-italienne moldue, dans l’espoir de s’octroyer des richesses et des titres. Ils en ont effectivement récupérés : mais le plus important est leur attache progressive à la chrétienté.    
1552. Lavinia Giulia Della Rovere (1535-1570) : La dernière née de François Marie Ier Della Rovere (1490-1538), un puissant moldu italien, épouse le patriarche de l’époque Gertrand Rosier (1526-1608). Elle n’est pas indiquée sur l’arbre généalogique de sa famille, en raison de son statut de sorcière. Elle est, d’ailleurs, de sang-mêlée par le biais de sa mère (Éléonore de Mantoue - appartenant à une lignée Sang-Pur de la Lombardie).
1554. Lavinia Della Rovere (1535-1570), aussi douée en magie que entreprenante dans sa nouvelle famille, diffuse petit à petit la chrétienté parmi les siens.
1570. Lavinia Della Rovere (1535-1570) décède lors de la naissance de son septième enfant. Toute son existence, elle a profité de son influence et de sa douceur pour que les Rosier s’attachent à la religion chrétienne. C’est chose faite, après sa mort.
1571. Les Rosier s’intéressent réellement à la papauté et à son influence, essayant de la soutenir ça et là par quelques interventions mesurées.
1608. Gertrand Rosier (1526-1608) décède. Son fils aîné, Louis Rosier (1553-1627), lui succède et se décide à glisser sous silence les origines de sa mère.
1624. François Marie II Della Rovere (1549-1631), le neveu moldu de Lavinia Della Rovere (1535-1570), légua en secret une part de sa fortune au lignage sorcier Rosier faute de descendance mâle de son côté. Le reste fut donné par testament aux États Pontificaux.
1678. Une dénommée Lisbeth (1662-1725) rencontre l’héritier Honoré Rosier (1663-1733) à proximité d’un couvent tenu en secret par des sorcières dans la région de Blois. Son charme impérieux - et presque royal - fait tomber le jeune homme amoureux. L’année suivante, il enlève l’adolescente pour la mener à ses aînés.
1680. A force de recherches, de questions et d’expérimentations indélicates, les Rosier découvrent que Lisbeth n’est pas une simple née-moldue roturière. Enlevée à sa mère dès sa naissance par quelques sordides intrigues et remplacée par une infante gravement malade, elle est en réalité Anne-Elisabeth de France (1662-1725). Déclarée morte par ses aînés. La troisième fille de Louis XIV (1638-1715) et de Marie-Thérèse d’Autriche (1638-1683). Cette découverte change complètement la donne et permet son mariage avec Honoré Rosier (1663-1733). Son statut de sang sera dûment dissimulé par le biais de stratagèmes sournois et de mains grassement payées. Quant à ses liens avec la royauté française, ils permettent aux Rosier de s’octroyer une place de choix dans l’aristocratie sorcière et moldue du Lys Blanc. Moins regardante sur la pureté du sang que sur le pouvoir qui en découle.
Mai et juin 1789. Départ de la lignée Rosier pour l’Angleterre, afin d’échapper aux massacres et à l’épuration des hautes sphères françaises pendant la révolution.
1798. Installation dans le manoir de la Roseraie après la fin de sa construction, au Nord de Nottingham (Angleterre). La bâtisse est située dans un espace isolé, avec un immense parc forestier. Elle est constituée de plusieurs résidences distinctes.
1930. Publication du “Registre des familles Sang-Pur” de Grande-Bretagne. Les Rosier sont dedans.
Été 1945. Mariage entre Gaspard Rosier et Sibylle Prendergast.
Février 1970. Mariage entre Camille Rosier et Iris Nott.
1972. Mariage entre Abigail Rosier et Erik Kvelgen.
1975. Gaspard Rosier est arrêté par les Aurors et emprisonné à Azkaban.
Printemps 1980. Evan Rosier est tué par Alastor Maugrey. Il était un mangemort.
15 août 1981. Gaspard Rosier décède à Azkaban, seul et abandonné de tous, dans sa cellule. Seule sa femme, Sibylle Rosier, venait encore lui rendre visite. Il était un mangemort.
18 août 1981. Camille Rosier devient le nouveau patriarche de la famille Rosier.
25 décembre 2000. Mariage entre Léandre Rosier et Adrasteia Raventhrone.


Les Rosier sont chrétiens :
Suite à l’intervention très poussée et énergique de Lavinia Giulia Rosier, née Della Rovere, les Rosier se sont intéressés à la religion chrétienne. Ils s’en sont rapprochés. L’idée d’un dieu unique, aussi aimant que autoritaire et déterminé, leur a beaucoup tapé dans l’oeil. Surtout pour s’en faire une manne financière, à l’époque. Un levier de pouvoir.Depuis, la perception qu’ils en ont s’est très “magifiée” (ce terme n’existe pas, mais il souligne une idée très importante). Ils perçoivent, aujourd’hui, ce dieu unique comme un créateur absolu de tout ce qui existe - dont la magie. Si les sorciers sont dotés de magie, c’est pour une raison précise. Un destin. Dieu ne ferait pas ça sans une bonne raison. Au cours du 18ième siècle est apparue l’idée suivante et elle s’est confirmée pendant le 19ième et le 20ième : les “bons” sorciers ont été dotés de magie pour combattre les forces du mal. Les suppôts de Satan. Grindelwald en était un. Lord Voldemort aussi.

Gaspard Rosier (dit Rosier Senior) et Evan Rosier se sont partiellement égarés, de fait.
Sibylle Rosier, née Prendergast, aussi. Seulement, elle n’a jamais porté la marque. Même si une chose toute aussi importante doit être considérée : les Rosier aiment le pouvoir. Ils le désirent. Le souhaitent. Le rêvent. Pour Gaspard et Evan, servir Lord Voldemort était un moyen d’acquérir ce pouvoir et d’en faire profiter leur lignage.


Les Rosier face à la déchéance de Gaspard et Evan Rosier :
Gaspard Rosier et son fils aîné, Evan Rosier, se sont ralliés à Lord Voldemort dans l’espoir d’en obtenir un pouvoir incommensurable. Ils étaient Pro Sang-Pur. Cela dit, Gaspard Rosier était aussi particulièrement sensible à l’argument de la richesse : c’est pourquoi il a accepté de marier sa première fille, Abigail Rosier, au réformiste Sang-Pur Kvelgen. Evan Rosier, lui, était avide de faire ses preuves et d’établir un nouveau modèle de règne. En outre, il était un coureur de jupon avéré et n’a jamais reconnu les femmes comme ses égales. Elles étaient, pour lui, uniquement des reproductrices. Autant dire qu’il s’entendait très mal avec ses deux jeunes sœurs Abigail et Aliénor.
Sibylle Rosier, elle, s’est comportée de la même manière que Narcissa Malfoy. Elle soutenait son mari et les idéaux Pro Sang-Pur de Lord Voldemort, sans pour autant porter la marque.
Camille, Abigail et Aliénor sont venus au monde dans ce milieu, avec des parents s’étant détournés du chemin de leurs ancêtres. Très tôt, ils se sont accrochés aux valeurs de leurs grand-parents plutôt que celles présentées par leurs géniteurs. La première révolte contre cet enseignement galvaudé a été celle de Camille : tous pensaient qu’il finirait à Serpentard grâce à sa détermination et l’influence de ses aînés. Or, il a supplié le Choixpeau de le tourner vers Poufsouffle - et c’est ce qui a été fait. Par la suite, ses sœurs ont emprunté des chemins similaires. Tous trois, ils se sont attachés à redorer le blason de leur lignage et à faire patte blanche auprès du Ministère de la Magie. Camille Rosier a notamment travaillé auprès des Aurors. Lors de l’emprisonnement de Gaspard Rosier en 1975, ils n’ont pas cillé.
Face à cette résistance inébranlable et à la perte de ses deux amours, Sibylle Rosier a décidé de garder le silence et de laisser ses idéaux s’effriter. Se dissimulant loin des regards. Sa façon de percevoir le monde reste - et restera - profondément Pro Sang-Pur, mais elle ne se mêlera plus aux dissidences de son temps. Pourtant, lors du retour de Lord Voldemort (1995) , elle a tenté de se rallier à lui dans un dernier effort. Malheureusement, elle a été confinée chez elle et privée de sa baguette par ses trois enfants avant d’avoir eu le temps de se manifester.


Le blason de la lignée :

(Création d'Ariane)
Le blason de la famille Rosier ressemble à une rosace colorée de rouge et de blanc, telle qu’on en voit souvent dans les églises aux vitraux resplendissants. En son centre, la rose s’est ouverte en trois branches pour rappeler les trois principes du lignage : Honneur, Pouvoir et Foi. Ce sont les trois piliers originaux.

Chaque membre de la famille la porte en chevalière d’or (si homme) ou d’argent (si femme). Il est également possible de la détenir en pendentif - seulement, les Rosier préfèrent généralement orner leurs poitrines d’une croix en l’honneur de Dieu et de son fils, Jésus-Christ.



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Sujet: Re: Léandre Rosier | « On a donné le nom de Lucifer au prince des anges qui firent la guerre dans le ciel ; et enfin ce nom, qui signifie phosphore et aurore, est devenu le nom du diable » | Jeu 11 Jan - 9:08
22 mars 1971 - Naissance de Léandre.
12 mars 1978 - Naissance d'Honoria.
2 février 1982 - Naissance d'Ombeline.
1 septembre 1982 - Entrée à Poudlard. Répartition chez Serpentard.
22 septembre 1984 - Léandre intègre l'équipe de Quidditch de Serpentard. Il devient batteur.
30 juin 1989 - Dernier jour à Poudlard. Fin des études.
1 septembre 1989 - Intègre le corps des futurs Aurors.
30 juin 1992 - Dernier jour de sa formation d'Auror. Il est reçu avec les félicitations.
2 mai 1998 - Il participe à la bataille de Poudlard aux côtés de la résistance. Il est grièvement blessé.
6 octobre 1998 - Il sort enfin de Sainte-Mangouste. Après des mois à récupérer.
18 janvier 1999 - Léandre arrive à Atlantis, pour y occuper la fonction d'Auror.
25 décembre 1999 - Honoria lui révèle une sombre prophétie à propos de l'avenir des Rosier.
25 février 2000 - 'Retrouvailles' avec Adrasteia Raventhrone.
30 mai 2000 - Adrasteia lui tombe (littéralement) dans les bras.
16 juillet 2000 - Présentation d'Adrasteia aux Rosier et annonce de sa grossesse aux proches de la famille.
20 septembre 2000 - Meurtre des moldus par Adrasteia et Derek.
11 octobre 2000 - Annonce des fiançailles avec Adrasteia Raventhrone.
13 décembre 2000 - Première rencontre avec le prêtre pour les cours pré-nuptiaux.
25 décembre 2000 - Célébration de son mariage avec Adrasteia Raventhrone.
2 mars 2001 - Naissance de Calypso Rosier.
20 mars 2001 - Léandre démissionne de sa fonction d'Auror.
14 mai 2001 - Voyage de trois jours en France, en compagnie de Rowan Westminbrook.





- Une baguette en bois de prunellier, crin de licorne. 30,5 centimètres. Légèrement souple.
- Une chevalière d'or au blason de la lignée Rosier.
- Une montre à gousset finement ouvragée et ornementée.
- Une cape d'invisibilité de facture indienne, qu'il garde précieusement cachée.
- Une pensine partagée avec Adrasteia.
- Des entraves en météore inconnu.
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- Une fiole de Sucre d'Orge régressif.
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Sujet: Re: Léandre Rosier | « On a donné le nom de Lucifer au prince des anges qui firent la guerre dans le ciel ; et enfin ce nom, qui signifie phosphore et aurore, est devenu le nom du diable » | Jeu 11 Jan - 9:10

10 mai 1988 : (RP FLASHBACK) A tous les postérieurs que j’ai aimé… Avant !

3 janvier 2000 : A light that never comes
A light that never comes - PART 2

10 janvier 2000 : Urgence mystérieuse

13 janvier 2000 : À la recherche du Nott perdu

Fin janvier 2000 : Who wants to party ?

14 février 2000 : Au cœur de la meute

22 février 2000 : Nos méandres oubliés

25 février 2000 : Table Ronde sur le métier d'Auror

2 mars 2000 : We won't let you get us down

Printemps 2000 : Un lendemain de veille des plus explosif !
Une intervention périlleuse dans les profondeurs
La semaine de l'orientation - stand justice magique & divination

2 mai 2000 : Pour une histoire de cape et deux robes

30 mai 2000 : Conspirations

16 juin 2000 : [Manoir des Rosier] Retourner chez soi

29-30 juin 2000 : Nos affres

15 juillet 2000 : Petites concomitances

20 septembre 2000 : For the sinners to play as saints

Automne 2000 : Une rencontre inattendue
Show me how deep is your love
Chapiteau des arts divinatoires
[Intrigue #2] Show must go on

11 octobre 2000 : Be Prepared

22 octobre 2000 : [EVENT] Sous l'emprise des sorciers

25 décembre 2000 : Say amen



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Sujet: Re: Léandre Rosier | « On a donné le nom de Lucifer au prince des anges qui firent la guerre dans le ciel ; et enfin ce nom, qui signifie phosphore et aurore, est devenu le nom du diable » | Mar 27 Nov - 9:03
Présentation
16 juillet 2000, à la Roseraie en Angleterre

Et tout le monde se trouvait dans l'attente, n'est-ce pas ? C'est ce qu'il se disait, du moins, lorsqu'il entra enfin dans la pièce qui s'apparentait le mieux à un salon. Probablement qu'il y aurait une autre manière d’aborder la chose, mais Léandre craignait de ne pas avoir ce luxe. Surtout pas depuis le séjour à Tchernobyl d'Adrasteia. « Bon. Merci à tous d'avoir fait le déplacement. Je sais que ... Il faut vraiment que l'on discute tous ensemble, ce n'est pas simple à annoncer. Même si certains d'entre vous ont déjà quelques informations en leur connaissance. Laissez-moi, du coup ... Vous présenter Adrasteia Raventhrone. » Son bras se tendit sur le côté, en direction des siens, pour laisser le loisir à la bien nommée de s'y présenter.

Dos à la porte, bras croisé sous sa poitrine, Ariane restait éperdument plantée devant l'une des grandes fenêtres du salon, le regard perdu sur le paysage qui s'offrait à elle. Malgré tout, elle restait attentive aux murmures dans son dos, ceux des discussions et des messes basses en attendant l'héritier des Rosier. Attentive au crépitement du feu. Elle était intriguée par cette réunion qu'elle trouvait tout à fait mystérieuse. Quand Léandre entra enfin, elle se retourna lentement, sans pour autant quitter son recoin d'ombre, observant avec une certaine neutralité son frère et celle qui l'accompagnait... Une étincelle d'intérêt illumina cependant son regard clair, mais c'est bien la seule chaleur que présentait sa silhouette...

La druidesse ne pouvait s'empêcher d'arborer l'ébauche d'un sourire qui semblait ostentatoire présenté à côté de ceux qui partageaient son silence, tous dans l'attente de la révélation du Lion. La main posée sous celle de sa mère assise à côté d'elle sur l'élégant sofa, elle tentait d'apporter autant de réconfort qu'elle le pouvait à Adrasteia de par ses regards emplis de sérénité et de douceur, dissociée de la majorité des membres du clan, en particulier d'Ariane. Elle savait pourquoi son frère les avait réunis, et il lui paraissait limpide que la slave avait en ce moment besoin d'un soutien solide de quelqu'un "d'extérieur" ; d'une voix en sa faveur parmi toute ces voix qui, se disait-elle, pouvaient être des plus effrayante pour l'ingénue, qui ne l'était plus  tant, et réprobatrice. Abigail, elle, était aussi placide qu'il était possible de l'être, caressant distraitement la main de sa fille en écoutant les paroles de son neveu avec un intérêt certain. Elle ne savait pas grand chose au sujet d'Adrasteia, seulement ce que Siobhan  avait pu lui raconter, aussi n'avait-elle pas d'aprioris sur la russe, uniquement de la curiosité. Si elle avait tapé dans l’œil de Léandre c'était bien pour une raison, non ?

Elle était nerveuse, la Slave aux frasques légendaires. Elle qui d’ordinaire, ne se laissait pas impressionner devant les titres de la noblesse d’une aristocratie qu’elle méprisait autant qu’elle ne jurait par sa suprématie, peinait à maintenir un souffle stable et régulier. Elle angoissait, pour lui, parce qu’il était évident que la bénédiction de ses pairs était si précieuse. Elle s’inquiétait, pour eux, parce qu’il était irréfutable que leur avenir subirait directement les conséquences découlant de l’assemblée. Elle se désespérait à prier les cieux, pour qu’on leur accorde une chance, qu’on ne les juge pas trop durement d’avoir dépassé les bonnes convenances. Et il était pénible, en fait, de supporter le poids de ces craintes, elle qui avait appris à se délester des opinions avec désinvolture, n’avait pas mesuré que de s’abandonner à l’Auror comportait d’en partager les maux. Et elle avait si peur, de se voir une nouvelle fois couronné d’insuffisance de par l’hégémonie du lien du sang. Et elle avait si mal, d’anticiper la déception sur le visage du Rosier lorsque la chair de son nom aurait proclamé jugement. Mais la Slave restait droite, le visage sans doute un brin crispé sous ce qu’elle espérait exprimer la fierté. Parce que si la peur dominait la moindre de ses songes, elle se tenait prête. Prête à le défendre, prête à revendiquer ce bonheur qu’ils avaient droit, prête à se plier s’ils se faisaient cléments. Elle jeta un bref regard en direction de Léandre qui l’avait introduit, ses muscles fléchissant l’espace d’une seconde… Avant de trouver le courage de s’avancer d’un pas, au creux d’une douceur que Siobhan lui dirigeait. Elle hocha doucement la tête, s’inclinant selon les conventions, tremblante malgré elle et toute sa bonne volonté. « Je vous remercie également de votre attention à notre demande. » Avait-elle dit d’une reconnaissance notable, avant de reprendre sa place à ses côtés.

Et à l'exception de sa compagne, personne n'avait semblé dire mot. Personne ne voulait prendre la parole avant que les clarifications ne viennent de lui, exact ? Le regard de Léandre se perdit un court instant vers Adrasteia, pour en juger la ferveur autant que la sienne. Le silence de son clan lui paraissant difficile à appréhender. « Je sais que ... Vous ne m'avez jamais pressé à remplir mes engagements auprès de vous. Vous ne m'avez jamais condamné, non plus, dans mes indécisions passées. Vous avez toujours été là, auprès de moi, avec bienveillance. Laissez-moi, aujourd'hui ... Vous rendre de cette patience que vous avez déployé... Même si la situation est loin d'être anodine, la perspective qui s'est présentée à moi vise à nous renforcer. » Ses doigts se serrèrent auprès de Raventhrone. « Car j'ai décidé de prendre pour femme l'infante Raventhrone ici présente. Elle et ... Notre enfant qu'elle porte en son sein. » Probablement qu'il était plus simple de tout énoncer ainsi, d'un ton vif et assuré, pour ne pas en trembler ni en douter davantage : à ses yeux, mieux valait lancer le rocher dans l'eau en un coup plutôt que deux.

Le sujet de leur rassemblement ne tarda pas à éclater au grand jour, avec cette assurance si caractéristique de son rang et de sa personne. L'Auror n'avait pas bougé de son carré d'ombre, son regard glissant à tour de rôle sur la silhouette de l'infante et du Lion. Elle cherchait à définir l'état d'agitation qui les animait tout les deux. La révélation cependant lui provoqua un vif mais bref étonnement. Non pas le souhait de son très cher cousin de prendre la Raventhrone pour épouse -il n'était pas difficile, à ses regards envers elle, à deviner toute l'affection et l'attachement qu'il éprouvait pour elle- mais l'annonce de cet enfant qu'elle portait en son sein. L'étonnement fit rapidement place à une joie mêlée d'appréhension. La joie pour eux, mais l'appréhension de la réaction du reste de la famille. Il ne doutait pas trop du soutien qui pourrait naître de leur génération, il n'y avait qu'à voir le sourire enthousiaste et chaleureux de Siobhan pour Raventhrone, mais elle doutait que l'enthousiasme soit le même chez leurs très chers parents. Un enfant hors des liens du mariage... S'il n'avait pas annoncer vouloir la prendre pour épouse, le scandale aurait très largement pu entacher cette annonce... Elle sorti de ses ombres pour avancé de son pas altier vers le jeune couple. L'expression neutre de son visage persistait cependant. Elle s'arrêta à quelques pas du couple, cherchant le regard de son cousin. Elle prit la parole d'un ton solennel, bien consciente qu'il savait déjà ce qu'elle allait énoncer « C'est... Une nouvelle étonnante... Et je suis certaine que tu es conscient des difficultés qui vous attendent... » Un fin sourire passa sur ses lèvres avant qu'elle ne poursuive. « Mais soyez certains, tout les deux, que vous aurez tout mon soutien ! »  Elle sourit un peu plus largement, ouvrant doucement ses bras à Léandre pour une étreinte fraternelle, glissant à son oreille. « C'est une merveilleuse nouvelle, félicitations. A tout les deux. » Elle lâcha son très cher cousin pour faire de même avec Adrasteia glissant également quelques mots à son oreille. « Bienvenue dans la famille... » Elle n'était pas certaine que ce soit le cas de toute la famille au grand complet mais pour elle, c'était le cas.

La réaction de Sibylle ne tarda pas, comme pour illustrer l'inquiétude d'Ariane. « C'est une honte. Une fille de l'Est, en plus ! Je ne cautionne pas ça. » Et pour marquer la défiance qui l'animerait encore des mois plus tard, elle se leva et quitta la pièce en claquant des talons, entraînant dans son sillage la silhouette d'Honoria. Guère ravie de ce choix définitif porté par son frère adoré.

Les regards se tournèrent alors en direction de Camille et Iris. Extatiques. Inquiets. Attentifs. Et avant que le patriarche ne puisse réagir, c'est son épouse qui se décida à prendre parole. La voix plus posée que jamais. « C'est un honneur de vous accueillir, Adrasteia. Venez, prenez place ma fille. Nous allons converser tous ensemble de votre mariage. »



Dad's job

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Sujet: Re: Léandre Rosier | « On a donné le nom de Lucifer au prince des anges qui firent la guerre dans le ciel ; et enfin ce nom, qui signifie phosphore et aurore, est devenu le nom du diable » | Jeu 29 Nov - 17:45
Dear December - Chapitre 1
13 décembre 2000, chapelle de la Roseraie

Qu’elle était nerveuse, pour tout dire.
Tétanisée, de ses lèvres pincées distraitement au même titre qu’elle ne réalisait pas à quel point chacun de ses muscles étaient contractés par l’angoisse du moment à venir. Parce que c’était important, n’est-ce pas ? Pas que pour lui, mais pour toute sa famille. Et qu’il ne s’agissait pas de simplement faire bonne impression, mais bien de se présenter, pécher impossibles à nier, devant celui qui se dressait comme dernier obstacle avant le grand jour. Elle n’avait jamais eu aussi honte, à son souvenir, de se présenter à qui que ce soit. Et bien que les premiers temps étaient loin d’avoir été des plus délicats à affronter, aborder ce ventre rond ne lui avait jamais semblé aussi critique, incitant au préjudice. « Est-ce… » L’hésitation était difficile à négliger, comme si poser la question en elle-même était redouté. Elle avait fait au mieux, pendant son absence, pour éviter de trop porter attention aux dires de la vieille femme qu’il lui avait attribué à son plus grand désespoir. Ce n’était pas pour autant qu’elle n’avait pas soulevé des inquiétudes au creux de sa tête. « La harp- la vie… Madame Rosier dit que… le prêtre … selon ses dires il aurait insinué qu’au grand jamais il ne nous autoriserait à nous marier. Qu’on ne passera pas les cours. » Voilà. C’était dit. Ou peut-être avait est-ce été craché, ses yeux maintenant ouverts bien plus que nécessaire tandis qu’elle tentait maladroitement de se redresser sur ses deux pieds. Avant de se laisser retomber mollement contre sa chaise. Parce que ce genre de propos, elle aurait dû les dire debout, instinctivement du moins, c’était ce que son corps avait tenté par réflexe. En vain. Parce que debout n’était plus une de ses positions favorites, ni assise… allongé était plus ou moins confortable, mais pas sur le dos sans quoi elle n’arrivait plus à respirer. Et comme elle passait le plus clair de ses nuits à fixer le plafond parce que le bébé bougeait dans tout les sens … ou bien aux prises de rêves aussi troublants que vifs… couchée, n’était finalement pas tant amusant non plus maintenant qu’elle y songeait. En fait… peut-être était-ce seulement le manque de sommeil qui la rendait aussi … aussi … elle avait oublié. « J’ai faim. Rentrons… Il nous a surement oublié… il a … dix minutes… Ah, non, nous avons dix minutes d’avances. Je suis fatiguée, rentrons… il nous a surement oublié Léandre… »

Et elle marmonnait la Russiférienne, nouveau surnom dont elle fut décernée par la vieille harpie. Une créative alliance entre la haine qu’elle portait pour la Russie sans manquer l’opportunité de lui rappeler – comme s’il lui était possible d’oublier – les affronts des sacrilèges proférés. Et il ne faisait aucun doute aux yeux de l’aïeule, que la Slave était la pécheresse – seule et unique – responsable d’avoir ingénieusement envoûté son petit-fils pour le piéger dans cette histoire de grossesse subite. Tant bien scrutée d’un œil suspect, qu’elle n’avait aucun scrupule à lui promettre qu’elle n’hésiterait pas à prendre les grands moyens pour s’assurer que l’enfant venait bien de Léandre. Et la voilà encore qui faisait des siennes, à encombrer l’entièreté de ses songes au moment le plus critique. Ses lèvres s’étaient ourlées, d’un mécontentement notable tandis qu’elle portait son attention sur ce ventre maintenant bien trop gros, bien trop lourd. Et ce n’était qu’une excuse, d’en caresser la peau tendue qui semblait s’animer lorsqu’on observait bien. Sans aucun doute parce que l’oiselle refusait catégoriquement de lever les yeux pour satisfaire sa curiosité du bureau dans lequel ils patientaient. Il lui était simplement impossible de faire face aux accusations désapprobatrices que lui lançait chacun des objets présents dans la pièce.

Il était vaillant, d’ordinaire. Du moins, il dissimulait habilement les situations inquiétantes et difficiles à gérer, délicates, même, en ce qu’elles étaient aussi bien soumise à Dieu qu’au jugement des Hommes. Du moins, surtout, il cachait pour beaucoup sa crainte finalement assez enfantine d’être condamné pour quelques égarements. Quelques manquements. Notamment celui qui ajoutait un net arrondi – conséquent aujourd’hui – au ventre de l’héritière Raventhrone. Honoria l’appelait d’ailleurs, d’un sourire soigneusement hypocrite, la panse proéminente de la dragonne. Et, sans doute, que cette créature magique ressemblait pour beaucoup au tempérament actuel de la Slave.  Venant souligner par le soufre et le feu ce témoignage silencieux et accusateur de leur folie passée.

De leurs débandades passées. Parce qu’il n’y avait pas eu qu’une seule fois. Pourquoi s’en priver ? Léandre n’était pas un saint de la ceinture. Il avait plutôt tendance à vanter les sacrements divins par de vibrantes saillies. Disons, seulement, que la grossesse d’Adrasteia était prévue à long terme. Et que, la main de Dieu aidant à la chose – était-ce vraiment que la main du Seigneur qui s’était animée dans l’affaire ? Siobhan rirait de l’excuse – le temps long était devenu le très court. Au moins, pouvaient-ils se gausser de ce point avec concupiscence. La réduction de l’échéancier envisagé n'atteignant pas d’autres points sensibles. Heureusement.

Enfin. Ils s’en amusaient avant. Maintenant, installés dans le bureau, ils ne pouvaient qu’espérer le moins pire des scénarios. Surtout avec les commentaires de l’avisée  Sibylle et de la supposée clairvoyante Honoria. D’ordinaire, Léandre ne manquait pas de marquer la limite et de gronder son agacement face aux véhémences des deux femmes. Seulement, aujourd’hui, il s’agissait d’une situation plus délicate. Oh, son père avait cherché à le rassurer. Sa mère et Ariane également. (Le regard désabusé de Siobhan avait été suffisant pour qu’il ne chercha pas à insister sur ce sujet, après tout, il se faisait selon elle du mauvais sang pour quelques divinités mensongères). Évidemment. Mais comment pouvait-il étouffer ses propres craintes si ce n’est par le silence ? Il ne savait pas. Alors Rosier fils avait opté pour une assurance docile et muette. Se tenant auprès d’Adrasteia dans un mutisme qui en disait long, pour peu qu’on le connaissait, sur son malaise.

Parce qu’il n’était jamais discret, l’Auror. Et encore moins gêné. C’était bien la première fois.

Seulement, les préoccupations successives de sa compagne finirent par l’interpeller. D’une œillade timide, comme s’il avait soudainement sept ans, il l’observa. Une main agitée vint gratter l’arrière de sa nuque tandis que le peu d’orgueil qui lui restait … S'évaporait derrière un sourire incommodé. « Il a toujours été un homme ponctuel et compréhensif. » Malgré ça, il ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter. Plus par anticipation que par crainte fondée … N’est-ce pas ? « Et… Je crois qu’il ne serait pas très apprécié de lui faire faux bond... Surtout aux yeux de ma mère et ma grand-mère. »  Et Dieu seul savait à quel point Sibylle s’était donnée corps et âme à la chose pour racheter, ce qu’elle nommait d’un air dédaigneux, la déchéance de sa lignée. « Nous devrions attendre. Probablement que votre faim passera pendant … La discussion. »

La chute de Celui-Dont-On-Ne-Prononce-Plus-Le-Nom l’ayant poussée, sans doute plus que de raison, vers les prières et les sermons de la maisonnée Rosier.

Compréhensif. Sa langue s’était claquée d’un agacement marqué, haussant un sourcil en réaction au mot qu’il avait – probablement – tiré des paroles de ses pairs. Et si l’intention était sans doute de bonne foi, même inconsciente, il était évident que l’aristocrate rapportait les termes qui lui avaient semblé soulager le moindrement sa conscience. Il pouvait bien s’indigner au nom de tous les saints, son malaise était si coriace que même ses affirmations n’arrivaient pas à fêler sa surface. Et peut-être était- ce par attendrissement que la Slave s’était gardé de lui reprocher le mensonge. Parce qu’au fond, elle aurait préféré qu’il soit honnête, histoire de ne pas se faire de fausses idées… de potentiellement faire un faux pas. Toutefois, elle se voyait forcée à reconsidérer qui des deux tentait-il de convaincre réellement.

Et pourtant l’insolente avait refait surface dès la mention de ladite mégère. Elle s’était subitement redressée, hérissée d’une insulte qu’il ne remarquerait sans doute même pas. Et d’un soupir la brune avait tenté au mieux de freiner ses propres outrances. « Croyez-moi Léandre… votre mère est indubitablement le seul argument convaincant à mes oreilles. Voir si je peux vous conseiller pour… ce qui a trait de m’inciter à - j-je … Je crois que j’aimerais. Q-que vous ! J’apprécierais, que la vieille harpie soit moins influente quant à – E-e-elle passe son temps à faire des menaces de ci et de ça ! Et en fait - »

Elle s’était soudainement coupée, baissant honteusement le menton par contrition. Parce qu’elle n’était pas juste, n’est-ce pas ? Et elle soupira faiblement, avant de grimacer alors qu’elle n’arrivait plus à discerner si les sensations qu’elle éprouvait étaient par faim ou par la curiosité d’un bébé éveillé. « On peut tout à fait … être complètement terrorisé et quand même … avoir faim vous savez ? La grossesse, change énormément notre façon de penser. Par exemple je sais maintenant que l’on peut avoir faim, en mangeant. » avait-elle soufflé, un brin plus légère dans la tonalité de sa voix. Peut-être même qu’un timide sourire pouvait être perceptible aux coins de ses lèvres.

Et d’une œillade soudainement mutine, la Nymphe s’était levée – maladroitement – pour s’élancer dans une exploration prétendue de la pièce. Parce qu’il ne fallait pas non plus abuser. Il semblait très certainement que l’attitude du Rosier l’incitait à se pourvoir d’une assurance qu’elle avait cru laisser au bas des escaliers de l’église. Mais rien au monde ne serait suffisant pour lui donner le courage de tolérer le regard du Christ posé sur elle. Et peut-être était-ce ça, l’instinct maternel dont ils parlaient tant dans les livres. L’envie de protéger, de préserver… parce qu’il ne lui était d’autant moins tolérable de le constater aussi appréhensif. La Slave vint finalement poser ses mains contre les épaules du dernier fils, ses pouces se pressant contre la peau de sa nuque. Remonter lentement, de la septième à la première vertèbre cervicale. Descendre, d’une pression plus prononcée le long du splénius. « Nous avons encore une dizaine de minutes Léandre. Peut-être seriez-vous plus détendus en m’honorant d’une petite visite des lieux ? Une toute petite… ?»

La demande était risquée, la tentative était précaire. Au mieux, de mener le bref moment de détente serait suffisant pour l'aider à reprendre sa prestance. Au pire, de la réprimander d'ainsi vouloir se faufiler hors du bureau dans un moment aussi critique, suffirait à briser sa discordance.

Le regard du sorcier s’était perdu, petit à petit, vers les opuscules qui se tenaient les uns aux autres dans un coin du bureau. Plus pour essayer de récupérer un peu de cette assurance qui lui manquait cruellement que pour se distraire. Il avait Raventhrone avec lui, après tout : c’était une occupation déjà bien assez envahissante et amusante en temps ordinaire. Probablement que la véhémence malingre déployée par cette gorge Slave à l’évocation de Sibylle était amusante, justement. La description le poussa, en tout cas, à sourire d’une vérité impossible à nier.

Elle était difficile à vivre, en effet, la grande dame Rosier. Aussi élevée de statut que d’âge pour eux, ses nombreux petits enfants. Et si Léandre n’avait jamais eu de problèmes à gérer avec elle – quoi que sa fastueuse période des coucheries multiples lui avait été soigneusement reprochée à l’époque des faits – il comprenait toutefois parfaitement l’agacement de sa compagne. Quoi qu’elle méritait bien, par certains aspects, la surveillance de la terrible Sibylle sur ses épaules. « Disons, Adrasteia, que son affection, même teintée de ces humeurs narquoises, me tient à cœur. Et puis, à force de vous fréquenter … Elle finira par vous apprécier. N’attend-elle pas l’enfant que vous portez avec impatience, comme nous tous ? Elle est probablement juste plus discrète là-dessus.  » Il avait alors esquissé un très faible sourire.  « Je demanderai qu’on vous prépare un grand repas, en rentrant, alors. Si tel est votre souhait, je pense qu’il est de mon devoir de l’exaucer, n’est-ce pas ? »

Finalement, l’idée de noyer ses inquiétudes dans la nourriture ne lui semblait pas être une si mauvaise idée. Il pourrait, plus qu’à l’instant présent, dissimuler son mauvais sang derrière quelques chairs savamment cuisinées. Mais ils devaient attendre leur aîné, cependant. Léandre se ravisa dans son bref soulagement. Avant d’être stupéfait, dans le domaine de l’agréable, avec le contact des doigts de la Slave. « Que voulez-vous découvrir ? » Pas fou pour un sous quant à ce qu’il entendait néanmoins : car les termes employés étaient sensuels. Il mentirait dûment devant Dieu s’il avouait que cela ne l’excitait pas. Seulement l’appréhension le dominait toujours et il craignait, très sérieusement, d’être pris sur le fait par leur rendez-vous.  « Ou peut-être voulez-vous que je nous fasse répéter nos pas de danse pour la soirée ? Doucement, très doucement, pour ne pas vous brusquer. Cela vous amuserait-il, Adrasteia ? » Et c’était un excellent moyen, aussi, de la détourner des tentations qu’elle proférait à son encontre.

La sorcière avait arqué un sourcil dubitatif aux disculpations qu’il légitimait quant à ses plaintes précédentes. Et si l’envie de s’élancer dans une interminable liste d’exemple venant contrer ses dires, elle n’osa pourtant pas narguer le diable pour vilipender les membres d’une famille dont elle endosserait bientôt le nom. Et elle se révélait placide, se contentant d’hocher doucement la tête en réponse aux excuses qu’elle avait accentué d’un faible bruit d’approbation manifestement suspicieuse. De toute évidence, elle éprouvait bien plus d’appétence quant à cette nuque dont elle s’évertuait à décontracter sous ses doigts pianissimo. D’autant plus que contre toute attente, le roi paradoxe se dévoilait agréablement réceptif à ses caresses. Et elle se sentait agitée soudainement, intriguée à vif par cette lueur d’audace qui semblait ressurgir pour répondre à ses manigances suggérées. Le gloussement s’échappa malgré elle, jetant un regard furtif en direction de la porte pour s’assurer que personne ne l’avait malencontreusement entendu.

Du bout des doigts elle avait tracé quelques marques du passé, à peine perceptibles pour la plupart sauf s’il l’on s’y attardait aussi minutieusement qu’elle l’avait fait au cours des derniers mois. Puis vint les contours finement tranchés d’une mâchoire, qu’elle effleurait jusqu’au bout de son menton dont elle s’empara inopinément pour en relever son faciès. Gorge entièrement offerte qu’elle harcelait par frôlements, simplement pour le gracier d’une pupille séditieuse. « C’est nouveau ça ? Depuis quand la douceur vous empêche de me tourmenter ? » avait-elle murmuré dans ce qui semblait prendre les apparences de messes basses. « Parce que nous savons d’autant plus, que la lenteur ne vous prévient pas de m’éreinter. Et que vous avez effectivement de nombreuses obligations à honorer pour satisfaire votre pauvre femme affamée. »

Parce qu’elle était sa femme maintenant, depuis la veille, du moins aux yeux de la loi. Ce n’était pas encore suffisant pour calmer son impatience et pourtant si précieux à prononcer. Elle pinça ses lèvres, agitée soudainement par ses propres mots. « Heureusement pour vous Monsieur Rosier, elle semble surestimer vos talents de danseur pour admettre que la suggestion serait bien plus qu’amusant. Mais nous n’avons plus que cinq minutes maintenant. Le temps nous échappe trop rapidement pour éviter de me brusquer. »

Cette fois-ci, le sourire s’était élargi d’un aveu difficile à dissimuler. Trahissant, légèrement, cet amusant perturbé qu’il ressentait présentement à l’égard des tentatives de sa compagne. Des tentatives sournoises derrière les caresses idolâtres qui couraient contre son visage.  « Je préfère vous ménager, tout de même, Adrasteia. Vous et le bébé. A moins qu’il soit déjà bon danseur ? » Encore une fois, il s’efforça de se soustraire aux idées piquantes qui frôlaient son crâne.  « Le sentez-vous danser, parfois ? Du moins, est-ce que vous percevez la différence d’avec ces agitations ordinaires ? » Il s’obligea, même, à soigneusement éviter de répondre aux baguettes pourtant très nettement tendues.

Non sans être tourmenté, intérieurement, par ces mots affabulés de maux érotiques. Parce que c’était bien ça, le cœur du sujet ? Sauf s’il se faisait des idées à se tarauder de la sorte avant le jugement céleste de leur aîné. « Je suis certain, toutefois, que bouger ferait le plus grand bien à vos membres. Et ne vous insurgez pas, je suis un excellent danseur.  » Surtout sous pression. « Mais je peux être aussi guide touristique si vous avez l’envie d’arpenter les lieux. Laissez-moi néanmoins émettre un avertissement : nous ne devrions pas nous éloigner de cette pièce. C’est pourquoi danser est la meilleure option à mes yeux. »

Finalement, il s’était légèrement relevé sur la chaise, adressant un regard qu’il espérait plus sérieux que troublé à la Slave.

« Plaît-il mon roi, mais il soit possible que mes envies initiales aient changé et qu’elles nous attirent bien plus de problèmes s’il fallait sillonner la pièce même. » avait-elle abruptement rétorqué, avant de baisser la tête avec la même vélocité maintenant qu’il se faisait maître stoïque. Plus difficile de soutenir le regard du Rosier et d’être hérétique quand ses joues abordaient les teintes de pourpres et qu’elle ne bénéficiait plus de l’avantage au bout des doigts. Pourtant elle n’hésita pas plus que ça, à lui tendre ladite arme divine pour toute réponse. Parce qu’elle n’allait certainement pas laisser passer l’offre fortuite, elle qui aimait tant valser. Et que l’idée lui plaisait bien, au fond, affectée par ses propres maléfices.

Ils y revenaient toujours, finalement, à tout ces péchés dont ils s’évertuaient à louanger tout les deux. Sentencieux, de liturgies plus ésotériques que celle dont ils comptaient bientôt célébrer. Ses doigts se pressèrent contre les siens, jetant un nouveau regard en direction de la porte maudite.

Et ce n’était qu’au constat de son immuabilité qu’elle s’était rapprochée, positionnée, d’un naturel sordide comme s’il fut réellement bien plus sage de danser à même la scène d’un crime éventuel. Et elle avait peut-être raison, la vieille bique… peut-être qu’elle était effectivement l’apocryphe du dernier fils. Et elle s’était finalement laissé sourire, l’hérésie d’ébène, autant par les fantasmes qui se composaient au creux de sa tête que par l’exaltation de danser avec lui. « Je crois que tu te méprends Léandre, danser avec toi me rend sereine. Je n’ai aucune inquiétude quant à cette danse, je l’attends avec impatience… Et puis pour ce qui est du bébé, je dirais que oui, il y a des différences dans les mouvements. C’est… surtout par association. Le bébé apprend par mes émotions. Elles changent la composition du liquide amniotique, par exemple l’adrénaline quand je suis agitée. Et puis bébé associe les sons de ma voix, de mes battements de cœur, ma respiration… Ses réactions aussi à ce qui est effrayant, comme les claquements de porte, les cris, on dirait que bébé essaie de se cacher… Quand papa parle c’est plus amusant que les autres aussi, c’est plus des coups pour être vu. Je ne sais pas si c’est réellement de la danse mais c’est fort quand je suis au piano. Les médecins sont tous d’accord sur le sujet, d’ailleurs. Les orgasmes sont favorables autant pour le bébé que pour le couple qui vit beaucoup de changements troublants. » Et elle avait d'autant plus rougi, l'oiselle de malheurs, venant nicher le bout de son nez sous la pointe de son menton pour se préserver d'assumer ses propres paroles. Ce n'était certainement  pas parce qu'elle n'était pas épanouie dans les bras de son Auror, mais bien qu'elle se trouvait si ridicule d'être autant fébrile à ses attentions.

« Et bien, je réserve normalement cette partie bien plus tard dans le programme, mais je crois que pour vous deux... »

Sans l’intervention soudaine de leur aîné, Léandre aurait probablement rebondit sur les mots enchevêtrés de vœux coupables. Il avait même commencé à sourire plus largement, rattrapé qu’il était par ce qui le faisait maître en son domaine. Presque serein, l’espace d’un instant, face à ce qu’il appréciait et maîtrisait en un art tantôt délicat tantôt bestial. Il s’agissait, après tout, de chuchotements suffisamment excités et excitants pour balayer un peu de la pudeur religieuse qu’il s’efforçait de maintenir depuis leur arrivée dans le bureau.

Mais leur interlocuteur du jour avait indiqué sa présence du bout de la langue et Léandre, brutalement rappelé à ses devoirs, s’était figé de gêne. Quelques secondes, pas plus. Bien assez, néanmoins, pour que la stupéfaction se trouva visible et éclatante sur son visage. Accusatrice, quelque part, quant à tout ce qu’il n’avait pas correctement honoré selon l’heure attendue et la coutume espérée. «  Mon père. » Le sorcier s’était fait violence pour dépasser l’appréhension qui lui serrait la gorge et extirper de sa propre bouche la salutation respectueuse à l’égard de son aîné.

Et même si ses doigts n’avaient pas quitté la proximité d’Adrasteia, ils avaient glissé en des territoires plus acceptés par la morale. « Je vous… Présente nos excuses, ce n’était pas un sujet à aborder si précipitamment en ces lieux… » Et, très précautionneusement, ses phalanges se crispèrent silencieusement contre l’étoffe de la nymphe. Pour en dissimuler, indubitablement, le tremblement incertain et inquiet qui glissait le long de ses muscles.

La Slave s’était figée, mortifiée par la voix seule d’un homme qui n’était pas le sien. Un homme de dieu, un représentant de l’Église. Et si la voix s’était montrée plus légère qu’elle ne l’aurait cru, il n’en restait pas moins que les sous-entendus restaient assez fidèles aux réprimandes mesquines que la vieille harpie avait elle-même insinués… par valeurs, voyons !

Et elle restait immobile, incapable de bouger. Elle n’osait pas, par crainte, de se retourner et faire face au nouvel arrivant que Léandre s’était pressé de saluer. Par déception, par égoïsme, d’avoir à écourter le moment alors qu’elle s’était laissé enjouer par l’idée de danser, un peu, pas beaucoup… mais un peu plus. Elle n’osait pas, par honte anticipée, de ce qui allait s’en suivre. D’avoir, malgré sa bonne volonté, aggravé la situation. L’homme s’était esclaffé, comme s’il n’avait pas été possible de la troubler davantage. « Rassurez-vous Léandre, je suis peut-être un vieil homme mais ce n’est pas pour autant que je m’offusque pour si peu… j’ai entendu bien pire depuis le temps. »

Avait-il répliqué, se dirigeant derrière son bureau alors qu’il les invitait à s’asseoir. La Slave avait jeté un regard furtif en direction de l’homme, pétrifiée à son plus grand désarroi. S’il y avait bien une chose qu’elle maîtrisait et qu’elle avait toujours habilement maîtrisé, il s’agissait bien de savoir comment faire bonne impression. Et elle était toujours impeccable, toujours de bon goût. Impossible de faire autrement depuis qu’elle était à la tête de l’UkRa. Et puis, n’avait-il pas toujours été sa première défense ? Loquace à l’excès.

N’était-il pas question de se vendre ? Pour un contrat ? Pourquoi avait-elle si peur ? « Asseyez-vous mes enfants, j’ai promis à votre grand-mère de contourner quelques règles considérant… la situation pressante, mais si nous ne débutons pas immédiatement, nous ne serons jamais prêts à temps. » Elle avait finalement hoché la tête, ses doigts effleurant subtilement cette main qui s’accrochait à elle, un peu pour le rassurer, un peu pour lui offrir son soutien. Tout irait bien, n’est-ce pas ? Parce qu’ils étaient bien pressés par l’imprévu, mais l’imprévu était bien arrivé parce qu’ils avaient d’abord convoité se marier, n’est-ce pas ?

« Nous avons traversés bien pire Léandre… tout ira bien, je te le promets… » avait-elle murmuré, glissant ses doigts entre les siens, simplement pour les soustraire à cette robe qu’ils s’agrippaient pour pouvoir prendre place tel que l’homme avait demandé. « Je suis désolée mon père, l’intention n’était pas de profaner… simplement de détendre en lui changeant les idées. C’était maladroit, je crois que nous sommes particulièrement exténués et nerveux ces derniers mois que nous n’avons pas… nécessairement mesurés la portée de ces plaisanteries. J’oublie énormément de chose ces derniers jours…»

Il avait acquiescé, dans un premier temps, les muscles tendus par l’appréhension et la crainte qui ne cessait pas de croître dans un coin de son esprit. Les nerfs piqués par l’inquiétude, presque vicieuse, qui se profilait au-devant d’eux. Heureusement, la prise de sa compagne le rassura assez pour qu’il trouva la force de poursuivre au-delà de ses incertitudes. Tout ira bien. Ils n’avaient pas le choix, de toute façon.

Léandre expira d’un souffle nerveux, toujours tiraillé entre la violence de l’émotion primaire et son devoir le plus honorable. « Je sais, Adra ...  » Il le savait trop. Beaucoup trop. Douloureusement. Péniblement. Corps désarticulés et dissimulés sous la terre aussi vite que possible.  Puis, poussé par les mots enchaînés d’Adrasteia, il vint s’asseoir face à leur aîné.  « Considérez, sincèrement, nos plus plates excuses. » D’un regard vif, auparavant adressé de trop brèves secondes à la Slave, il abonda en ce sens. Les yeux rivés sur le bureau comme le ferait un coupable. « Nous savons à quel point nous vous sommes redevables de tolérer nos égarements. Autant que d’officier la cérémonie à venir. » Comme le ferait un enfant, même ?

Mais il était Homme, désormais. Seulement, trop de péchés se liaient à son passé. Trop de manquements. « Nous sommes prêts à vous écouter. Guidez-nous, je vous en prie. » Et peut-être qu’il culpabilisait, l’Auror. Finalement. Envers et contre tout. Maintenant qu’il devait s’en remettre au seul Seigneur du monde. Probablement qu’il s’effrayait, aussi, de l’éventualité où il ne pourrait pas s’attacher davantage Adrasteia.





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Sujet: Re: Léandre Rosier | « On a donné le nom de Lucifer au prince des anges qui firent la guerre dans le ciel ; et enfin ce nom, qui signifie phosphore et aurore, est devenu le nom du diable » | 
Léandre Rosier | « On a donné le nom de Lucifer au prince des anges qui firent la guerre dans le ciel ; et enfin ce nom, qui signifie phosphore et aurore, est devenu le nom du diable »
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