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 Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre
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Léandre RosierSorcier - StaffavatarSorcier - Staff
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MessageSujet: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Sam 16 Sep - 9:31

Nos affres
Léandre, Adrasteia, Jackson

D’un geste négligeant, Léandre referma l’opuscule qu’il avait compulsé ces dernières heures. L’enquête sur le dénommé Sacramento, qu’il suivait de loin en ce moment tant d’autres problèmes s’étaient révélés plus urgents, piétinait. Ses collègues tireurs d’élites qui s’étaient emparés de l’affaire pestaient régulièrement. Et étant donné qu’il était potentiellement question d’artefacts volés, dont certains pouvaient receler de la magie noire, le fils Rosier avait été cordialement interpelé sur ses connaissances.

Comme s’il était en possession de la sacro-sainte bible des objets magiques. Alors, après avoir roulé des yeux en une expression volontairement désabusée, il s’était attelé à la tâche. Il avait consulté quelques ouvrages américains sur le sujet. Parce qu’un contrebandier de cette trempe ne s’arrêterait pas sagement à quelques créations européennes, n’est-ce pas ?

L’Auror fit claquer sa langue en un avertissement sonore suffisant. « Et donc ? » Agrémenté d’un sourire tout ce qu’il y avait de plus condescendant à l’attention de son interlocuteur. « Avec l’avancée techno-magique galopante, je doute que ces vieux grimoires soient utiles. Je les ai consultés, là n’est pas la question. Mais ils sont datés. Ils ne rendent plus compte de la réalité. Vous n’allez pas me dire que vous ne vous en doutiez pas, sérieusement ? Certes, mon expertise vous est utile … Mais elle le sera encore plus sur le terrain que dans ces vieux tas de poussière. » Ces derniers propos énoncés, il quitta le confort trop familier de sa chaise. « On a dû gérer des créations inhabituelles avec Matt, il y a quelques mois. On ne peut jamais vraiment savoir à quoi s’attendre avant d’avoir le nez dedans. » Et il commença à se diriger vers la salle de repos. Vers les canapés fripés par l’usage et les tâches de thé. « De toute façon, c’est ma pause. Et il faut vraiment que je travaille sur un autre dossier. »

Son homologue hocha la tête dans une compréhension évidente, mais ils n’eurent pas davantage le loisir de se séparer. Car, soudain, d’une brutalité inhabituelle et extatique, un patronus terrifié vint à la rencontre du service de sécurité. Coupe d’Europe. Attaque. Dégâts. Blessés.

Le sang de Léandre ne fit qu’un tour. Un seul. Adrasteia.

Dès lors, ce fut le chaos. Une escouade se trouva envoyée en urgence, avec un appel déposé aux agents de repos – égoïstement, Léandre subtilisa celui initialement destiné à Ariane. Elle n’avait pas besoin d’ajouter une nouvelle cacophonie à sa convalescence. Elle n’avait pas besoin de savoir. Personne n’y vit quoi que ce soit. Et tant mieux, car il disparaissait quelques instants plus tard avec ses confrères.

Pour réapparaître à proximité immédiate des lieux entachés de la folie des Hommes. Des sorciers ? L’Auror siffla entre ses dents d’une agitation grandissante. La confusion qui régnait ici-bas lui rappelait d’autres horreurs. D’autres passés. Raventhrone. Les forces sorcières et moldues se dispersèrent pour couvrir le terrain, tandis que les équipes médicales s’attelèrent à leurs tâches. Bon dieu. Tout semblait avoir été soufflé. Explosé. Les premières informations remontées confirmèrent ce point. Et les tracés repérés ici et là ne témoignaient pas de quelque chose de magique.

Ou, en tout cas, il n’était probablement pas question de magie noire.

Léandre fit le tour des corps amoncelés, les muscles tendus par l’anxiété. Il n’y avait pas d’opposants à gérer. Il pouvait bien les laisser se débrouiller. Ni une, ni deux, il s’éloigna à la recherche de la slave. Elle était ici. Peut-être. Siobhan devait l’accompagner, n’est-ce pas ? Elles devaient venir ici, ce soir. Toutes les deux. Pendant qu’Ariane se reposait.

Il patrouilla, les sens alertés par le moindre mouvement familier. Par le moindre indice. Et il finit par la trouver. Non loin de Jackson – géré par des guérisseurs – et de quelques autres visages. Et il finit par l’observer. Les épaules cernées par une couverture isolante. Vivante. Troublée.

L’Auror ne chercha pas à dissimuler sa présence ; ni à se précipiter, d’ailleurs. Il s’approcha d’une langueur maîtrisée vers sa compagne. Le sang corrompu par l’inquiétude. Les pensées effilochées par la crainte de la perdre. De la voir arrachée à sa vie comme l’avait été Ariane. Il finit par s’arrêter devant-elle, la baguette pointée vers le sol dans l’attente de quelque chose qu’il ne parvenait pas à exprimer. Elle était vivante. « Adra … » Il l’attira à ses bras sans mots supplémentaires. Juste la sentir. Juste la tenir. Son souffle se perdant contre la chevelure poussiéreuse de la sorcière.

Elle était vivante. C’était tout ce qui importait.

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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Dim 17 Sep - 13:52

EN ATTENTE DES BONS GIFS PARCE QUE TOSHOP FAIT CHIER.

Nos Affres ─ 29 au 30 juin 2000
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Adrasteia N. Raventhrone
« You say that I'm paranoid, but I’m pretty sure the world is out to get me. It’s not like I make the choice, to let my mind stay so fucking messy. »
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier, Jackson Emsworth & Libre
« I don’t like my mind right now, stacking up problems that are so unnecessary. Wish that I could slow things down, I wanna let go but there’s comfort in the panic. »

I'm holding on, why is everything so heavy? Holding on so much more than I can carry. And I drive myself crazy, thinking everything's about me, 'cause I can’t escape the gravity.



Sans doute était elle à craindre, cette conjoncture qui perdurait dans sa paralysie. Intemporelles, les heures ne semblaient plus s’écouler, manifestement altérées par les secondes coagulants d’après la seule perspective d’un nouveau cataclysme insoupçonné. Ce n’était pas le premier et tous devait faire face à l’évidence même, si l’homme en lui-même était doté d’un instinct de survie dépassant l’entendement, son avidité avait déjà porté le dernier coup de l’humanité dès sa conception. Une question de temps, comme toujours, avant que l’homme - trop curieux, trop impatient - ne tourne la dernière page à son histoire.

Et puis le temps manquait, le temps s’éternisait. Peut-être n’en n’avait-il pas tout simplement, du temps. L’intempérie humaine les avait une nouvelle fois dépassée, un coup d’avance, pour se précipiter à les incomber par fatalité. Se contenter d’avanie n’était plus un affront suffisant, qu’elle passait désormais aux choses sérieuses. Une course contre la montre, pour eux qui manquaient de temps. « Jackson … dis leurs… tu dois leur faire comprendre que … je suis épuisée. » Le regard était fixe, l’iris s’était assombri dans le processus d’une barricade qu’elle avait érigé depuis la nuit des temps. Encore était-il étonnant d’entendre la voix de la Slave s’élever aussi subitement, puisqu’elle s’était enfoncé encore bien trop loin dans ses boucliers à l’instant même où les médicomages avaient commencés à prodiguer quelques soins aux plus affectés. « Et que donc, je dois impérativement rentrer chez-moi. Et que donc … tu leur dis que … je refuse catégro … catér … ca-té-go-ri-que-ment. Voilà, qu’ils posent leurs sales pattes de - j’ai plus ma bière … Jackson dit leur que j’ai plus ma bière. »

La nébuleuse s’égarait une nouvelle fois, chavirant d’un état à l’autre, avant de s’emmurer l’âme dans un silence des plus stoïque. Parce que la reine complexe se décomposait d’une détresse bien trop turbulente pour arriver à n’en gérer l’orage sibyllin. L’adrénaline s’était quant à elle volatilisée, son état d’ébriété l’ayant percuté derechef avec une brutalité qu’elle avait sous-estimé. Principale raison de sa docilité face aux secouristes qui lui avaient formellement interdit de se lever sans autorisation. Tant bien, qu’il était inexplicable que la brune ait pû garder cette posture si droite, et ce, malgré les vertiges qui ne s’étaient pas dissipés depuis cette explosion encore manquante à ses mémoires, s’accentuant de nausées qui avaient teintées ses lèvres de nouvelles couleurs fadasses. La vérité, quelles qu’étaient les excuses précédentes, était qu’elle l’attendait. Mortifiée dans ses craintes les plus fondamentales qui la raisonnaient à chaque seconde qui ne s’écoulait plus, qui se coagulait toujours. Les muscles crispés au maximum, la Raventhrone s’obstinait dans ses tempêtes, simplement pour s’assurer qu’elle avait toujours raison d’être affligée de déceptions d’êtres chers. Simplement pour se rassurer d’avoir tort dans ses craintes injustifiées devant les promesses irréfutables qu’il avait confessé des centaines de fois déjà.

La vérité, aussi pitoyable se révélait-elle, était qu’elle n’avait aucune intention de bouger de son emplacement. Lui donner ce temps qu’ils n’avaient plus, qu’ils n’avaient jamais eu d’ailleurs. Se montrer patiente, jusqu’aux dernières lueurs matinales, jusqu’à ce que la dernière âme déserte le site… Simplement pour lui donner toutes les chances de lui montrer qu’elle avait tort.  « Adra … »

 « Vous avez tort. » « NON. »

Et ses traits s’étaient durement transformé, délaissant la neurasthénie derrière elle alors qu’elle en avait saisi sa propre baguette pour en presser le bout contre la gorge du Rosier, bien résolue à se faire entendre. « JACKSON ! » La méprise était justifiée, persiflant à l’Emsworth de s’interposer mais encore une fois bien trop rapidement avait-elle montré les crocs, un sanglot sourd s’échappant de sa gorge alors qu’elle était heurtée d’un parfum rassurant, s’accrochant subitement aux vêtements du sorcier qui n’avait pas mentit, bouleversant une nouvelle fois son univers. Parce que tout se percutait, tout s’ébranlait. De ses mains tremblantes, elle avait effleuré cette mâchoire parfaitement tranchée avant d’en brutaliser la peau de sa gorge d’une griffe bien trop désespérée. « Léandre … vous, vous allez leur dire n’est-ce pas ? Qu-que je veux rentrer à la maison … » avait-elle difficilement articulé, ses paroles encore tourmentées par l’abus d’alcool. La sorcière s’était mouvée, juste assez pour en supplier le roi d’un iris confus, juste assez pour en détailler ses traits du bout de doigts frénétiques. « J’aimerais rentrer. Maintenant… Parce que je suis fatiguée Léandre… Et je voudrais simplement prendre une douche. Léandre, rentrons… S’il vous plaît… » Un battement de cils et la réalité s’évadaient une nouvelle fois, l’espace de quelques secondes, avant que son attention soit attirée par les mouvements fugaces de Médicomages qu’elle avait surveillée depuis le début des interventions, n’accentuent ses appréhensions. Et son souffle s’était drastiquement activé, fermant ses paupières avec forces alors qu’elle posait son front contre ses lèvres, nouant ses mains derrière la nuque du fils Rosier pour en presser son corps contre le sien d’une détresse inavouée. « Léandre, je refuse qu’ils me touchent. Je vais bien… Dites leur que je vais bien, que je peux renter. Je jure, sur la tête de mon oncle que si les vertiges ne passent pas d’ici demain, que j’irai consulter… Mais… Léandre… Partons, je t’en supplie, ne les laisse pas me toucher. Je veux seulement me reposer… C’est l’alcool, c’est que l’alcool... C’est que l’alcool... C’est tout. » avait-elle plaidé curieusement, sa voix empruntant des teintes qui se voulaient rassurantes, simplement pour venir subtiliser les angoisses qui s’amusaient d’en faire vibrer son timbre. « Nous pouvons même aller au manoir si c’est ce que tu souhaites. Histoire de voir si Siobhan a eu le temps de s’y rendre sans problème. Et puis manger… Tout ce que tu veux… Et puis dormir pendant des jours… Et puis… » Et d’une nouvelle onde vertigineuse, elle étouffa sa plainte d’un baiser bien plus qu’implorant, salvateur.

Parce qu’il lui avait dit qu’il la protégerait. Parce qu’il ne pouvait pas la laisser en proie aux médicomages. Parce qu’il était venu… il avait tenu sa parole, que par conséquent, il ne pouvait certainement pas y manquer maintenant ! Et elle soupira d’apaisement, contre ses lèvres aux couleurs bien plus vivaces que les siennes, bien trop précieuses pour ne pas en rassurer ses craintes. Doucement, ses muscles s’étaient décontracté, nichant finalement le bout de son nez au creux de son cou pour en profiter d’une proximité qui ne ménageait jamais les pauvres battements de son cœur. « Léandre … » Et son odeur était si chaleureuse à son esprit, s’imposant à ses narines avec bien plus d’intensité qu’à l’habitude, se mêlant au soufre métallique qui perdurait dans l’air. « Je … je vais vomir. »

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Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Jeu 21 Sep - 13:02

Nos affres.
Léandre Rosier, Adrasteia Raventhrone & Jackson Emsworth

 Combien d’heures passées dans ce cauchemar olfactif animé par la chair brûlée et la fumée nourrie d’un poison usage des vermines ? Si le sang avait une odeur, peut-être alors auraient-ils tous perdu le sens, noyés sous le mélange toxique et étouffés par des glaires de fond de gorge. Comme si l’organisme ne pouvait assumer cette absorption supplémentaire. Comme si toute vie était finalement condamnée à supporter les séquelles de ce bain d’hémoglobine.  Le ciel noir de suie, endeuillé lui aussi par l’ignominie artisanale. Un voile de mort recouvrait l’ensemble d’Atlantis, son épicentre émergeait depuis l’entrée de cette ovalie témoin d’un affrontement ayant perdu tout son impact. Les corps jonchaient le sol comme s’ils possédaient la faculté de l’épouser parfaitement, à quelques morceaux près. Ils étaient là, étendus de toute leur superbe, tantôt gris, tantôt bleus bien que le prédominance de rouge demeurait incontestable. Puis, il y avait les survivants, les spectateurs de ce ballet de cendres et ce morcellement de peaux calcinées, la brise ironique les faisait virevolter autour des endormis à tel point qu’il aurait pu être envisageable que celles-ci souhaitaient rester près de leurs échines originelles. Tant de victimes et de blessés, Jackson n’en fut que plus outré : des guérisseurs s’attardaient sur son cas.

« Puisque je vous dis que je vais bien ! Lâchez-moi, je vous l’intime ! Non loin de lui s’embourbaient encore des personnes bien plus en souffrance et cette idée que l’on puisse perdre du temps quant au sauvetage d’autres sorciers foncièrement atteints en comparaison de son propre état ne faisait que nourrir d’autant plus son ire. Regardez autour de nous, vous ne pensez pas que d’autres ont plus besoin de votre intervention que moi ? »

A ces mots, il détourna la tête vers celle qui animait l’âme et le palpitant de son ami, Adrasteia était dans un état second, comme en pleine torpeur. Il réalisa que peut-être la jeune femme subissait les remontrances de l’alcool et ce fut au bout de cette réflexion, comme si elle avait senti l’attention du sorcier sur elle, qu’elle l’interpella.

« Jackson … dis leurs… tu dois leur faire comprendre que … je suis épuisée. Et que donc, je dois impérativement rentrer chez-moi. Et que donc … tu leur dis que … je refuse catégro … catér … ca-té-go-ri-que-ment. Voilà, qu’ils posent leurs sales pattes de - j’ai plus ma bière … Jackson dit leur que j’ai plus ma bière. »

Jackson lança un regard accusateur vers les médicomages présents, les dires de la jeune femme ainsi que sa voix éreintée ne firent qu’appuyer sa plaidoirie d’il y avait quelques minutes. C’est alors qu’arriva Léandre, fait qui figea le fils Emsworth tandis qu’il s’apprêtait à rejoindre Adrasteia et à peut-être faire se presser les secours près d’elle. Sa catatonie soudaine était en grande partie la conséquence de l’apparition de son ami auror : il était vivant et c’était une victoire ! Un frisson de soulagement parcourut l’épiderme de son dos et une émotion humide se dessina alors aux abords de ses paupières inférieures. Une vie sans Léandre n’en aurait pas été une, quand bien même y’aurait-il eu toute victoire sorcière possible. De là où se tenait Jackson, il lui était impossible de déterminer quels étaient les mots échangés entre les deux amants ou encore si discussion il y avait, cependant un vif appel naquit d’entre les lippes de la sorcière bien-aimée.

« JACKSON ! »

Il voulut se précipiter, mais le mâle dompté par les assauts de la créature ivre eut une réaction bien plus vive encore et l’empêcha d’intervenir. Non pas qu’il ait cru un seul instant que son ami eut l’audace de la menacer ou quoique ce soit du genre, mais son prénom avait été prononcé avant tant de nécessité, d’une façon si audible… Il demeura stoïque, assistant à ce partage tendre et déchirant à la fois. Nul n’oserait les déranger.

Emi Burton
Léandre RosierSorcier - StaffavatarSorcier - Staff
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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Sam 23 Sep - 13:07

Nos affres
Léandre, Adrasteia, Jackson

Non. C’était le premier mot qu’elle lui avait adressé de sa verve tourmentée. Troublée. Égarée. C’était la première réaction qu’il recevait à son étreinte soudainement précaire. Contestée, durement et violemment, par les frayeurs extravagantes de sa compagne. Par les errances qui se manifestaient nerveusement sur son visage bouleversé par les événements encaissés. A moins que ce ne fut autre chose ?

Le pin, tordu et tourmenté entre les doigts de la Slave, vint marteler son souffle d’une menace appuyée. D’une mise en garde qui l’agaça et le consterna dans le même instant, tant il s’attendait à un accueil moins hostile. A un contentement davantage docile et serein compte tenu de la situation houleuse qu’ils traversaient.

Jackson ! L’injonction désespérée à son ami le fit siffler d’une irritation contenue. A peine audible, pourtant, face à la confusion de plus en plus évidente chez Adrasteia. Une émotion à peine dominante, même, face au soulagement muet qu’il ressentait de la savoir entière et vivante. De la constater farouche et vivante.

Alors, il s’efforça de déployer sa patience – si vacillante, d’ordinaire – pour ne pas la brusquer davantage. Pour ne pas aggraver la méfiance extatique de la belle. Laissant toujours la pointe de sa propre baguette tendue vers le sol. Négligée et faussement oubliée, en une soumission tout ce qu’il y avait de plus éphémère. Tout ce qu’il y avait de plus absurde, en vérité. Parce qu’il était Auror – n’est-ce pas ? – et qu’il savait avec exactitude comment la neutraliser.

Elle qui réagissait avec véhémence et instinct, sans surveiller la férule potentiellement fourbe de son adversaire. Sans chercher à vraiment se préserver de l’ennemi. De fait, ce serait une punition si aisée à lui infliger. Trop, sans doute, pour qu’il veuille s’y contraindre présentement. Mieux valait jouer la comédie pour identifier d’autres failles à cette opposition sommaire. Distraite. Risible de par sa naïveté gracieuse.

Seulement, l’animosité guerrière chancela dans les iris d’Adrasteia. La pression contre les exhalaisons silencieuses du sorcier cessa tout aussi brutalement que l’esclandre injustifiée.

L’exigence intimidante se fracassa contre la réalité. L’instable instigatrice assimilant, enfin, la présence familière à ses côtés. Sans se laisser une seconde de rémission, elle vint, de ses mains accablées, excuser ses errements tapageurs. Léandre. Cette fois-ci, il s’autorisa à soupirer d’un soulagement manifeste. Je veux rentrer à la maison. Tout en se concentrant sur les doléances difficilement exprimées par la Slave.

Des prières tumultueuses. S’il vous plaît. Des suppliques pressées et toujours plus irraisonnées à ses oreilles, au fur et à mesure qu’il distinguait autre chose derrière le fracas indélébile de l’attaque. Derrière les apostrophes répétées à son encontre. Et les sens de l’Auror, déployés avec faste sur l’unique âme entre ses bras, ne finissaient pas de l’avertir de ce léger détail. De cette vérité qui n’était pas agréable à assimiler.

Celle de l’ivresse légère et décadente qu’il percevait nettement chez Adrasteia.

D’une lenteur pensive – progressivement courroucée par les constats successifs qui se dressaient à sa conscience – il glissa ses mains dans le dos de l’épineuse amante. Je refuse qu’ils me touchent. Tout en prêtant attention aux allégations de la belle, il dirigea son regard vers Jackson. Patient et attentif en périphérie des drames imposés par l’indomptable Reine. Partons, je t’en supplie. Vigilant et mesuré au contraire de la terrible Adrasteia. De la terrible compagne qui murmurait des litanies inhabituellement intimes.

Et puis manger. Et puis dormir. Et puis – Il cessa de la réconforter de quelques caresses pour mieux la détailler dans ses fragilités criantes. Mais elle ne lui laissa pas ce loisir. Pas plus que celui de durcir ses traits d’un mécontentement avéré. Car l’immaculée possédée par trop de fois – par trop de hâte ; par trop de stupre – s’amusa à capturer brièvement son souffle.

Cette approche doucereuse invectiva encore davantage la contrariété de Léandre. Surtout en ce lieu. Surtout en cet instant. Alors qu’elle s’était délibérément – n’était-ce pas le cas ? – mise en danger. Échappant, par la même occasion, à la surveillance nécessaire de Siobhan. Se soustrayant, de son propre chef, à la protection salutaire du clan.

Agacé par l’innocence révoltante de la nymphe, il se mit à gronder. Léandre. Il se mit à tempêter d’une exaspération toujours plus palpable. En conflit, pourtant, avec la douceur incomparable qu’il ressentait en l’ayant contre lui. Parce qu’elle était vivante et que c’était tout ce qui importait.

Vraiment ?

Je vais vomir. « Logique, n’est-ce pas, Adrasteia ? » Et l’irritation roulait dans sa voix tel un avertissement rauque et sourd. « Sans doute que l’alcool n’est pas étranger à votre malaise. » Tel un présage redoutable des admonestations à venir. « Autant qu’il … Vous prive de la moindre once de jugement sur votre état. » De ce couperet funeste qui tombait brutalement sur les espérances vaines de la gracile sorcière. De cette colère croissante qui brûlait chez l’héritier. « Quelle était votre fabuleuse idée, Adrasteia ? Le péril ? La jouissance ? »

La langue de l’Auror claqua rageusement. « Peu en importe, à ce que je vois, les risques que vous pourriez bien encourir ? » Le fauve si visible derrière les mots. L’inquiétude si perçante derrière les maux. « Ah ! Sans doute songez-vous à l’immortalité de votre jeunesse, Adrasteia. Mais laissez-moi vous le rappeler : ce n’est pas le cas. » Ses doigts s’emparèrent du bras de la Slave, devenus tremblants par l’agitation cruelle qui rugissait en lui. « Vous êtes aussi mortelle que moi. Et si vous mourrez, je n’aurai pas assez de mon sang en sacrifice pour vous ramener. »

Et il se tut. D’infimes secondes. Cherchant à se ressaisir. « Nous allons voir les médicomages. N’espérez pas cela négociable, Adrasteia. » Cherchant à dominer la fureur qui rendait ses respirations sifflantes et fiévreuses. « Je mourrai de vous perdre. Vous le savez. » Alors qu’il ne souhaitait que la saisir, par-delà la raison. Par-delà la colère. « Jackson ? » Mieux valait s’arracher à ces infamies licencieuses ; il se tourna donc vers son meilleur allié. Le rejoignant d’un pas pressé, tout en s’assurant d’une main ferme que la Slave le suivait. « Est-ce que tout va bien, de ton côté ? »

Les cieux tonnaient encore d’une infinité de véhémences dans sa bouche, tant bien même qu’il s’échinait à reprendre le contrôle. Prêt à héler – c’est ce qu’il fit, d’ailleurs – le premier guérisseur à proximité. « Ici ! » Indiquant d’une férule impérieuse la silhouette de la nymphe troublée à ses côtés. Non sans un regard dirigé vers elle.

Profondément attaché à son existence malgré les accents emportés des dernières minutes.

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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Mer 27 Sep - 0:00

Nos Affres ─ 29 au 30 juin 2000
NOM DU JOUEUR 1
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Léandre Rosier, Jackson Emsworth & Libre
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« Logique, n’est-ce pas, Adrasteia ? »

Oh que cette petite phrase n'inspirait rien de bon... Du moins, rien de bon pour ce qui était de son cas. « Sans doute que l’alcool n’est pas étranger à votre malaise. » Oh comme les suivantes fortifiaient ses soupçons, l'incitant à se pourvoir d'une moue boudeuse pour en présenter son propre mécontentement. « Autant qu’il… Vous prive de la moindre once de jugement sur votre état. » Son état ? Quel état ? Avait-elle un état ? Il dramatisait délibérément la situation, ne voyait-il donc pas qu'elle allait bien ? Quel état ? « Quelle était votre fabuleuse idée, Adrasteia ? Le péril ? La jouissance ? » Et sa langue claqua d'un agacement, accentué par une arcade sourcilière froncé d'une confusion nouvelle. Sa fabuleuse idée ? N'était-il pas dans la confession ? À l'entendre, semblait-il complètement étrangé aux festivités qu'accompagnait ce genre d'évènements. Comme s'il n'en n'avait été que d'elle seule à avoir délibérément abusé d'alcool parmis toutes les âmes qu'avaient foulées les estrades. Et puis pourquoi était-il autant en colère alors qu'elle n'avait rien fait de mal ? Et puis pourquoi se faisait-elle disputer alors qu'elle n'avait que profiter d'une magnifique soirée, en compagnie de gens agréables, dont Siobhan ? « Peu en importe, à ce que je vois, les risques que vous pourriez bien encourir ? » - « Léandre ! Ne soyez pas aussi injus- » « Ah ! Sans doute songez-vous à l’immortalité de votre jeunesse, Adrasteia. Mais laissez-moi vous le rappeler : ce n’est pas le cas. » Coupée court dans ses protestations, la Slave hoqueta sous la poigne colérique d'un Auror qui parlait bien trop rapidement pour ses vertiges, bien trop d'accusations pour ses émotions chamboulées, ne lui laissant aucune chance de se défendre. « Vous êtes aussi mortelle que moi. Et si vous mourrez, je n’aurai pas assez de mon sang en sacrifice pour vous ramener. »

« Nous allons voir les médicomages. N’espérez pas cela négociable, Adrasteia. » Mais elle - « Je mourrai de vous perdre. Vous le savez. » Mais elle - « Jackson ? »

Honteuse, la brune avait baissé les yeux alors qu'elle le suivait - se faisait traîner - d'un pas soudainement mollasse. « Est-ce que tout va bien, de ton côté ? »
En avaient-ils donc fini de cette conversation ? Il était en colère, elle était fautive et rien d'autre n'avait le mérite d'être justifié. Et pourtant, elle peinait très sincèrement à comprendre la logique du fils Rosier qui s'intéressait maintenant à cette présence masculine qui l'avait accompagné depuis l'arrivée des secours. Jackson ne l'avait pas disputé lui ... Ni donné l'impression d'être en si mauvais état ... Et puis, qu'avait-il réellement à lui reprocher en fait ? Pourquoi lui donnait-il l'impression que son ébriété était directement liée à la catastrophe ? Elle n'aurait pas été en mesure de faire quoi que ce soit de plus que ce qu'elle arrivait à faire à l'heure actuelle. « Ici ! »

Néanmoins, n'était-il pas devenu une évidence qu'elle ne déversait que malheurs et souffrances sur son passage ? La voyante avait bien été claire que le sinistros les poursuivraient, Cho et elle. Et puis peut-être, que le fils Rosier, avait rapidement fait les associations entre tous les évènements récents qui s'étaient funestement produits en sa présence. Peut-être que c'était sa faute après tout. Peut-être avait-il raison de lui attribuer les fautes des circonstances désolentes ... et qu'il avait coupé court à la discussion pour ne pas s'accabler de honte devant ses collègues. Elle n'osa pas lever les yeux, ses petits doigts tirant sur la manche de Léandre, dans un dernier espoir d'obtenir ses bonnes grâces avant de reporter son attention aux directives du Médicomage qui l'installait au sol pour anticiper une nouvelle crise d'angoisse, en raison des précédentes hystéries qu'elle avait présentées à trois reprises. « Mademoiselle regardez-moi et serrez-moi la main, êtes-vous blessée ?... »

« Je suis fatiguée. »

La voix était timide, lointaine et délibérément altérée par l'alcool, mais surtout chevrotante d'une culpabilité nouvelle. « Quel est votre nom ? Que c’est-il passé ? Quel jour sommes-nous ? » Quelle était votre fabuleuse idée, Adrasteia ? - « A-Adrasteia Raventhrone ... je ... j'allais retrouver mon oncle et puis... j'ai tombé... je crois. Et quand je ... les filles n'étaient plus là. Et puis... je suis épuisée. » Ah, mais où étaient-elles ? Ah, donc vous êtes tombée, vous n'étiez pas près d'une zone d'explosion donc ? Je ne vois aucune brûlure ... Pourquoi êtes-vous tombée ? Êtes-vous souvent fatiguée ? Avez-vous bien dormis ? - Sans doute que l’alcool n’est pas étranger à votre malaise. « P-pardons ? Quelle explosion ? Je sortais, et donc voilà ... J'ai ... ah, mon oncle m'attend vous savez... Je suis complètement ivre, et puisque c'est embarrassant pour vous tous, Laurentius me reconduira chez moi ... et je suis vraiment désolée, je ne voulais pas faire de mal. » Parce qu'elle avait causé tant de détresses, tant de déceptions ... forcément, si non pourquoi serait-il autant furieux ? « D'accord, d'accord ... Mon collègue va vérifier si votre oncle a déjà été pris en charge, par la suite, nous veillerons à le joindre pour vous. Mais avant, nous devons vérifier que tout va bien d'accord ? Vous semblez avoir fait une vilaine chute n'est-ce pas ? Avez-vous mal à la tête ? Pensez-vous avoir percuté quelque chose en tombant ? » - Et les mains se faisaient plus actives, la respiration bien plus agitée tandis que le médicomage brutalisait ses pupilles de ce qui semblait être un lumos au bout d'une baguette embrouillée. Les questions se succédaient, se chevauchaient, lui laissant que très peu de temps pour réfléchir un temps soit peu à une réponse qu'elle aurait aisément pu bredouiller. Mais n'étaient-ils pas toujours ainsi, ces pseudo-charcutiers qui vous enfermaient dans des chambres aux murs plus blanc que le néant était noir ? Une autre dimension à la folie, pas celle qui vous consumait de l'intérieur par sa noirceur qui ternissait vos plus petits espoirs, mais celle d'une blancheur maculée qui vous hurlait au visage que votre monde se résultait par la clarté de vos anomalies cérébrales, vous anesthésiant la moindre parcelle de lucidité pour vous border d'histoires de guérison miraculeuse. La brune semblait docile, si ce n'était que de la peau de cet avant-bras qu'elle martyrisait de ses ongles, augmentant le rythme au gré des palpations qu'imposait le médicomage qu'avait interpellé le Rosier. Les mains se faisaient plus précises, plus curieuses, osculatrices d'un corps qui se pétrifiait sous son analyse. « Léandre ... je suis ... je suis fatiguée ... » Avaient faiblement murmuré les pâles lèvres de la Slave, avant de se pincer alors qu'elle réalisait qu'elle n'allait très certainement jamais gagner cette joute.

Mais tout allait si soudainement trop vite, le monde se déphasant dans son axe pour en affecter drastiquement ses respirations par une phobie justifiée par les traumatismes infantiles. « J-Jackson ... j'aimerais rentrer chez moi ... Est-ce que ... quelqu'un pourrait seulement comprendre cette petite phrase toute simple et m'aider ? » ... Agacement, panique, détresse, colère - « D'accord ... l'un de vous est de la famille ? Je crois qu'un 24 à 48 h d'observations s'impose, les ''symptômes'' sont beaucoup trop généraux ou influencés par l'alcool pour déterminer quoi que ce soit ici, mais assez communs pour ce genre de situation. C'est surtout le rythme cardiaque et sa confusion qui m'inquiète, elle a dû se cogner la tête pendant l'explosion, ça porte à croire qu'il y a une commotion cérébrale... Ou bien elle réagit très mal au stress. Quoi qu'il en soit, elle n'est pas en danger de mort évident, mais il ne faut rien négliger. Quelqu'un sait si elle - » des mains qui pinces, qui pressent, qui caresses, qui - Elle se leva, subitement, pour en sortir une nouvelle fois sa baguette qu'elle pointa directement sur le médicomage aux mains baladeuses alors qu'elle reculait distraitement pour s'éloigner à une distance qu'elle jugerait sécuritaire.

La baguette tremblante, bien plus par l'onde de vertiges qui la faisait tanguer vers la gauche que par l'anticipation d'attaquer éventuellement à coup de sortilèges impardonnables, la sorcière fronça les sourcils, levant le bout de son nez d'une fierté qui lui faisait défaut, « Je ne vais nul part ... vous avez dit que vous trouveriez Laurentius et je souhaiterais - je vous prie messieurs - voir mon oncle ... Maintenant. Je veux Laurentius .. Mainten- huh »

Sans doute, était-ce l'alcool, sans doute était-ce la fatigue ou bien cet état d'angoisse aiguë qui lui martelait la tête depuis trop longtemps, trop intensément ... ou peut-être était-ce comme le pseudo-charcutier le disait ... Qu'importait-il réellement d'en trouver la cause. Mortifiée, la nymphe chambranlante n'osait plus bouger d'un poil, relevant à peine le regard pour observer ses interlocuteurs qui semblaient l'observer avec autant de crédulité qu'elle était perturbée de l'évènement soudain. Honteuse, elle reporta son attention sur ce petit bol qu'avaient systématiquement - stupidement - formées ses mains pour en contenir un liquide peu ragoûtant. Et si son apparence était difficile à supporter, la forte odeur d'alcool et d'acide gastrique qui s'en dégageait fût le coup d'honneur - d'horreur - qui frappa suffisamment fort pour en provoquer un deuxième haut-le-cœur. De ses lèvres ourlées d'un dégoût profond, la brune sanglota faiblement, levant son visage une deuxième fois pour chercher l'aide de son Auror. « Je ... Vous ne me laisserez plus jamais boire, c'est ça hein ? ... Léandre ... Qu'est-ce que je fais avec ça ? » avait-elle timidement demandé, montrant ses mains comme s'il avait été pertinent d'en préciser l'objet de sa dernière question. Sans doute, aurait-il été plus facile de vomir à même le sol, mais une aristocrate ne pouvait tout de même pas souiller le sol aussi disgracieusement, du moins ... ce fut le raisonnement le plus sensé qu'elle avait eu depuis quelques heures. Ses sourcils se haussèrent d'inquiétudes, vomissant pour la troisième fois au creux de ses mains, avant de se laisser submerger par un flot de larmes qui secouaient dramatiquement ses épaules.

« ... Oui donc ... l'un d'entre vous sait si elle avait des problèmes de santé importants à rapporter pour son dossier ? Elle est sous médications ? Allergies ? LES ROSES. ..... à des médicaments je voulais dire ... oh ... non mademoiselle ... je suis désolé ... ah ... c'est normal qu'elle pleur autant ?»


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Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Mer 27 Sep - 13:20

Nos affres.
Léandre Rosier, Adrasteia Raventhrone & Jackson Emsworth

 
Il était impossible d’émettre un quelconque doute quant à la passion partagée entre ces deux protagonistes. Jackson songea qu’il était mirifique que de pouvoir partager une telle passion avec quelqu’un ne serait-ce qu’une fois toutes les vies. Admiratif ? Envieux ? Comme assistant à un duel, une bataille entre deux coeurs meurtris d’adoration ? Oui, mais surtout ébranlé, lui aussi meurtri mais non pas par convulsion sentimentale mais bien en somme de tous les événements de la soirée. L’échec des Pies en premier lieu, drame interne pour le fils Emsworth puis inévitablement cette horreur, ce cauchemar visible et palpable que fut l’attentat. De plus, en vue des séquelles dans le paysage et de l’aspect de l’impact : Jackson conclut presque automatiquement que le menace avait été moldue. Cette acte aux allures et odeurs d’immondice avait été commis volontairement et la colère du membre du Sacre n’en était que plus volcanique. La baisse d’adrénaline et les retours de son corps, lui rappelant le choc ressenti, semblaient avoir le dessus sur son ordinaire patience et le rendait tout bonnement agressif. Il repoussa les soigneurs autour de lui, non sans violence tandis qu’il observait toujours Adrasteia et Léandre en plein conciliabule dramaturgique.

« Jackson ?

Lui qui s’était rapproché du couple par la force des cris de la demoiselle enivrée, n’avait point été capable de manquer les paroles échangées entre ces derniers et leva les yeux vers son ami qui l’interpela enfin, s’approchant de lui et accompagné de son aimée. Jackson ne put détourner les yeux d’Adra’, foncièrement inquiet pour elle et s’indignant que l’un des incompétents l’ayant alpagué précédemment n’eurent pas eu l’idée incroyable de venir s’occuper de cette dernière.

Tout va bien de ton côté ?
- Je vais bien, mais pas notre Monde mon ami, ni ta douce à ce que je vois. répondit-il de sa mauvaise humeur et courroucé par tous les pores. Tu te rends bien compte que ce sont les moldus qui ont fait ça, n’est-ce pas ? » S’indigna t-il, le regard froid par si peu de surprise.

Son ami n’eut pas le temps de répondre, préférant quémander l’arrivée imminente d’un guérisseur qui enfin daigna s’approcher d’Adrasteia. Jackson croisa les bras, approuvant la scène devant lui : elle était enfin prise en main depuis le sol où elle fut intimée de s’installer. Se postant à hauteur de son allié de toujours, il reprit le fil de sa conversation tout en observant le soin en cours.

« Il faut agir, tu ne peux pas savoir comme je me retiens de tout péter. C’est une hérésie, une abomination.

Léandre savait-il que son ex-camarade de Serpentard adoptait des idées radicales quant à l’existence même des moldus ? Décèlerait-il dans ses propos un quelconque danger génocide ou bien envisagerait-il que la gravité de cette attaque nocturne ait altéré les pensées de Jackson ? En cet instant, le sang-pur n’eut même pas réfléchi à ses mots, se confiant à son frère, de tout son coeur et de toute sa haine. Aidé par l’odeur de la chair consumée qui ne quitta jamais ses narines étouffées.

Je ne peux pas supporter ça et je n’accepte pas que les sorciers puissent vivre dans la peur comme si nous étions retournés au XVIème siècle à nouveau !… J’ai entendu parler d’un groupuscule qui s’entendrait en chasse de sorciers, ces enfoirés, Gloriam quelque chose comme ça. Gloriam, tu en crois tes oreilles ? Quelle gloire ! Regarde autour de toi ! »

Ne pouvant plus se tenir de colère, il agita les bras, affichant du bout de ses membres le spectacle macabre alentours bien que désormais parsemé de guérisseurs mages comme non-mages. Ce qui fit tressaillir d’autant plus Jackson dont l’une des mains se retrouvait tout à coup prise de tremblements. Une aura de haine s’emparait de lui et plongeait l’entièreté du jeune homme dans un chaos interne des plus visibles. Tandis qu’Adrasteia répondait au médicomage qui lui faisait face.

« P-pardons ? Quelle explosion ? Je sortais, et donc voilà ... J'ai ... ah, mon oncle m'attend vous savez... Je suis complètement ivre, et puisque c'est embarrassant pour vous tous, Laurentius me reconduira chez moi ... et je suis vraiment désolée, je ne voulais pas faire de mal. 
- D’accord, d'accord ... Mon collègue va vérifier si votre oncle a déjà été pris en charge, par la suite, nous veillerons à le joindre pour vous. Mais avant, nous devons vérifier que tout va bien d'accord ? Vous semblez avoir fait une vilaine chute n'est-ce pas ? Avez-vous mal à la tête ? Pensez-vous avoir percuté quelque chose en tombant ? »

Jackson songea aux différentes personnes qu’il aida un peu plus tôt et se demande ce qu’il était advenu du fils Bowman. Cette interrogation subite eut le pouvoir inattendu de calmer sa torpeur précédente, son humanité reprenant le dessus oui bien était-ce l’exact opposé ?

« Léandre ... je suis ... je suis fatiguée ... 
- Tu ferais mieux de la raccompagner dès qu’ils donneront le feu vert, j’écrirai au Siège dès que je serai rentré à la Villa. Avisa t-il en direction de Léandre.
- J-Jackson ... j'aimerais rentrer chez moi ... Est-ce que ... quelqu'un pourrait seulement comprendre cette petite phrase toute simple et m'aider ? »
Il tourna la tête vers Léandre, ne pouvant rien faire de plus, désolé et impuissant.
- D’accord ... l'un de vous est de la famille ? Je crois qu'un 24 à 48 h d'observations s'impose, les ''symptômes'' sont beaucoup trop généraux ou influencés par l'alcool pour déterminer quoi que ce soit ici, mais assez communs pour ce genre de situation. C'est surtout le rythme cardiaque et sa confusion qui m'inquiète, elle a dû se cogner la tête pendant l'explosion, ça porte à croire qu'il y a une commotion cérébrale... Ou bien elle réagit très mal au stress. Quoi qu'il en soit, elle n'est pas en danger de mort évident, mais il ne faut rien négliger. Quelqu'un sait si elle… »

Tout à coup et provoquant la surprise dans l’assemblée, Adrasteia eut la force de se redresser, s’armant de sa baguette pour menacer celui qui lui venait alors en aide.

« OH ! Souffla Jackson en faisant un pas alerte vers le presque duel, les mains tendus en avant comme pour prévenir de toute erreur d’envoi de sort.
- Je ne vais nul part ... vous avez dit que vous trouveriez Laurentius et je souhaiterais - je vous prie messieurs - voir mon oncle ... Maintenant. Je veux Laurentius .. Mainten- huh » 
Puis vinrent les sanglots.

« Je ... Vous ne me laisserez plus jamais boire, c'est ça hein ? ... Léandre ... Qu'est-ce que je fais avec ça ?
- … Oui donc ... l'un d'entre vous sait si elle avait des problèmes de santé importants à rapporter pour son dossier ? Elle est sous médications ? Allergies ? à des médicaments je voulais dire ... oh ... non mademoiselle ... je suis désolé ... ah ... c'est normal qu'elle pleure autant ? 
- Oui c’est normal. Tout à fait normal. Vous ne pourriez pas faire votre boulot convenablement plutôt que de poser de telles questions ? Vous ne voyez pas autour de vous ? Vous ne pensez pas que nous avons devant nous assez de raisons pour pleurer ? Vous ne croyez pas que ses larmes sont légitimes ? Si je suis en colère alors les larmes qu’elle verse son aussi les miennes, celles que je ne peux laisser couler. » s’indigna Jackson.

Emi Burton
Léandre RosierSorcier - StaffavatarSorcier - Staff
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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Ven 29 Sep - 14:55

Nos affres
Léandre, Adrasteia, Jackson

Au fur et à mesure que son courroux s’était abattu – bien trop précisément, bien trop brutalement – sur les frêles épaules de la Slave, Léandre l’avait considéré avec une contrariété toujours plus évidente. Toujours plus criante alors qu’il peinait réellement à se contrôler. Invectivé, de plein fouet, par la crainte lancinante des minutes passées et l’évidence de la décadence orchestrée par sa compagne. Léandre ! Et elle avait essayé, pourtant, de protester contre les châtiments verbaux qui s’accumulaient et se brusquaient les uns auprès des autres. Et elle avait tenté, désespérément, de justifier ses égarements. Ne soyez pas aussi- Quoi donc ? Injuste ? Implacable ?

Il ne lui en avait pas laissé l’occasion. Ni le temps. Ni les excuses hasardeuses. La traînant à sa suite d’une force – cruelle, sans doute – qui n’autorisait aucune protestation. Elle s’était faite sienne dans la pire des absolutions et en connaissance de cause, n’est-ce pas ? Et bien, qu’elle s’y tienne l’indomptable. Il restait le seul maître des décisions à venir étant donné l’état de la belle : il n’avait pas manqué de le lui faire remarquer, de toute façon.

Néanmoins, au-delà de cette irritabilité nouvelle qui caractérisait ses ordres, l’Auror ne parvenait pas à s’émanciper d’une inquiétude piquante. D’apaiser suffisamment ses veines pour dissoudre cette frayeur silencieuse et fermement contenue.

D’un soupir nécessaire et las, il s’était donc concentré sur son ami. Perturbé, l’espace de quelques instants, par l’intervention d’un guérisseur. Avant de revenir pleinement aux allégations de son camarade. Tu te rends bien compte que ce sont les moldus qui ont fait ça. Les iris du sorcier glissèrent méticuleusement sur les alentours, jaugeant les potentielles oreilles indiscrètes. « Je ne peux encore rien affirmer, Jackson. » Tout en considérant, une énième fois, les dégâts engendrés par cette attaque tout ce qu’il y avait de plus barbare. « Toutefois … Lorsque nous sommes arrivés sur place, il n’y avait pas de résidus magiques. Rien. Du moins, rien qui ne s’apparente à de la magie noire. Ce point précis, je peux te le certifier, Jackson. »

Les yeux de Rosier fils se perdirent d’infimes secondes sur les blessés désormais gérés par les médicomages. « Je ne serais pas surpris que ce soit des moldus, mais en l’absence de confirmation … Montrons-nous prudents. » Prudents ; le terme était si habilement choisi, si terriblement sélectionné. Annonciateur, sans oser l’affirmer à haute voix, des vengeances à venir.

Car le frère blessé par les ignominies proférées sur sa sœur n’oubliait pas. Ne pardonnait pas. Pas plus que le Lion abdiquait ses menaces grondées contre quelques malheureuses hyènes. Il faut agir. « Nous le ferons, tu le sais » Et tandis que ses lèvres formulaient un serment immodéré, présage fiévreux de démences à venir, le regard de Léandre se porta vers la silhouette d’Adrasteia. Vers celle qui présageait l’avenir ; vers celle qui représentait le futur. « C’est une apostasie. » Et tandis qu’il murmurait son verdict d’un détachement étrangement glacial, le Roi la fixa encore davantage. Tantôt songeur, tantôt inquisiteur. Je ne peux pas supporter ça.

Je n’accepte pas. Et que dirait l’immaculée possédée de pareilles croisades ? Elle n’avait pas besoin de savoir.  Il cessa soudainement de la détailler pour se concentrer sur Jackson. « Gloriam ? Il y a des rumeurs, oui. Mais nous n’avons aucune piste pour le moment. » Il fit claquer sa langue d’un agacement lointain. « Je ne sais même pas si … Ils sont liés à l’enlèvement d’Ariane. »

Il se tut, alors. La conscience vivement bousculée par toutes les informations à compiler et à analyser. Un travail méticuleux et précis, qui lui prendrait bien la soirée et un carnet pour déboucher sur des éléments concrets. « Nous ne manquerons pas de nous en occuper, par ailleurs. » Et son ton, ordinairement chaleureux ou au moins narquois, s’enlisa dans des froideurs menaçantes. Étrangères et presque inhumaines.

Parce qu’il avait juré devant sa sœur. Il tuerait.

Léandre. Avec lenteur, il tourna son visage vers la Slave. Je suis fatiguée. Encore étreint par des désirs âpres et sanguinaires – loin des velléités licencieuses qui lui venaient lors des esclandres avec la belle – il ne lui adressa qu’une œillade indifférente. Tu ferais mieux. Encore une fois, il ne s’attacha pas à l’information.

Empêtré, derrière les apparences lissées de l’Auror, dans une violence primaire et bestiale. Dans un torrent effroyable et belliqueux, qui ne trouverait pas de répit avant … Oh ! L’esquisse alerte et anxieuse dans la voix de son ami le tira des tréfonds obscurs de son âme. L’obligeant à considérer la situation ; à constater l’impossible indocilité de sa compagne, baguette levée contre le guérisseur. Immédiatement, en un mouvement à peine perceptible, il dirigea la pointe de son prunellier vers Adrasteia. Je ne vais nul part.

De sa position, il gronda. Sèchement. Rappelé au présent et à son agacement déployé avec faste sans la moindre douceur. Pour le mieux, toutefois – car il n’aurait pas été judicieux de s’enfoncer davantage en de périlleux et fantasmés massacres. Surtout pas devant les affronts répétés de la Slave.

Mais il n’eut pas besoin d’agir – encore – car elle se neutralisa de sa propre indécence. Tremblante. Fragile. Perdue. Les mains contractées autour d’une bile infâme. Vous ne me laisserez plus jamais boire. « Plus jamais, Adrasteia. » La sentence roula dans sa gorge d’une désapprobation évidente, tandis qu’il s’approchait d’elle. LES ROSES- « Vous vous mettez inutilement en danger, vous le savez. Et je ne peux pas tolérer ça. » Tandis que Jackson s’époumonait contre le médicomage.

« Je ne peux pas laisser l’éventualité de vous perdre s’immiscer entre nous. » Léandre s’immobilisa, ses doigts venant frôler brièvement le front de l’infante Raventhrone. « Vous entendez, Adrasteia ? Je ne peux pas vous perdre. Je ne veux pas. Alors vous allez sagement vous soumettre au corps médicomagique le temps que nous éclairons toute la situation. En attendant … » Il se pencha et récupéra la férule de pin. « Je garde précieusement ceci. » La glissant à l’intérieur de son veston d’Auror, comme un dernier et ultime avertissement. « Maintenant, relâchez ce que vous avez entre les mains. Vous n’avez aucun intérêt à le conserver. »

Elle. Si cassable, soudainement. Si chancelante. Réveillant en lui des attachements plus délicats. Des tendresses qu’il hésitait à déployer en ces lieux. « Le guérisseur a évoqué une potentielle commotion cérébrale, Adrasteia. Ce n’est pas rien. Nous devons vérifier que tout est pour le mieux … Puis nous rentrerons, je vous le promets. Nous rentrerons et je ferai mon possible pour vous soulager. Pour vous apaiser. » Et il souffla, à voix basse, ces quelques phrases. Sincères et troublées. Les mains tentées par de précieuses caresses contre ce corps malmené par la folie des Hommes. S’y adonnant furtivement ici, contre l’épaule, puis là, dans le dos de l’immaculée. « Je resterai avec vous, Adrasteia. Vous en avez ma promesse. »

Et c’était une manière de la pousser à obtempérer. De s’assurer que lui-même se montrerait vigilant dans cet échange qui mettait vraisemblablement sa compagne mal à l’aise.

Les propos du médicomage résonnèrent enfin, avec retard, dans son esprit. « Je ne crois pas savoir que mademoiselle Raventhrone consomme des médicaments. Ni des potions, à dire vrai. » Ses doigts finirent néanmoins par enlacer le bras de la Slave en un étau aux inclinaisons trop visibles. « Pouvez-vous officier des examens plus complets ? Vous évoquez des troubles dommageables pour sa santé. Il me semble, de fait, pertinent d’aller plus loin en avant dans ce que vous envisagez. Si vous avez besoin que nous rejoignions l’un des postes de secours, nous le ferons. Mais je ne peux décemment pas la ramener sans avoir la certitude qu’elle ne risque rien. »

Code par Melody  |  Gif : nottrulyperfect.tumblr.com

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Adrasteia N. RaventhroneSorcieravatarSorcier
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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Sam 30 Sep - 19:30

Nos Affres ─ 29 au 30 juin 2000
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« You say that I'm paranoid, but I’m pretty sure the world is out to get me. It’s not like I make the choice, to let my mind stay so fucking messy. »
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier, Jackson Emsworth & Libre
« I don’t like my mind right now, stacking up problems that are so unnecessary. Wish that I could slow things down, I wanna let go but there’s comfort in the panic. »

I'm holding on, why is everything so heavy? Holding on so much more than I can carry. And I drive myself crazy, thinking everything's about me, 'cause I can’t escape the gravity.



Et elle hoqueta, tant bien par Jackson qui se dressait pour prendre sa défense que par l’inclémence qu’animait le timbre d’une voix qui ne la réconfortait pas comme espéré, qui perpétuait ses jugements inflexibles accentués par un mécontentement qui semblait l’avaler douloureusement d’une impression d’indifférences arides. Et elle hoqueta, d’autant plus par le bout de cette baguette, pas comme elle avait espéré, qu’il avait levé vers elle. Secouée d’une colère sourde qui venait fructifier ce désordre émotionnel qui se déchirait les maux à l’intérieur de son crâne. Il ne lui avait pourtant pas laissé le choix, alors qu’elle lui avait pourtant demandé de l’aider à maintes reprises déjà. Et le voilà qui s’avançait vers elle, d’un pas royal et aux traits qu’évoquaient d’éventuels châtiments inavoués, l’incitant à reculer d’une crainte systématique. « Vous vous mettez inutilement en danger, vous le savez. Et je ne peux pas tolérer ça. » - Ce n’était que de l’alcool. Elle - Et il - … « Je ne peux pas laisser l’éventualité de vous perdre s’immiscer entre nous. » Mais elle ne comprenait pas. Lui non plus d’ailleurs. Et pourquoi se fâchait-il encore contre elle. Et pourquoi il ne l’aidait pas … n’avait-il pas juré de la protéger ? Alors pourquoi n’entendait-il pas ses pleurs ni ses suppliques ? « Vous entendez, Adrasteia ? Je ne peux pas vous perdre. Je ne veux pas. Alors vous allez sagement vous soumettre au corps médicomagique le temps que nous éclairons toute la situation. En attendant … » « Non Léandre vous ne compr- » « Je garde précieusement ceci. »

Et le fils Rosier avait fait bien plus que fauter. Et si le fils Rosier avait précédemment commandé la Slave d’une austérité incontesté, l’humiliation qu’il osait proférer à son intention vint changer la donne. Comment osait-il lui confisquer sa baguette de la sorte, devant tout le monde, comme une criminelle, alors qu’elle lui avait manifestement fait comprendre que les médicomages l’oppressaient d’une peur frénétique. Et lui, le roi accusateur, avait préféré l’observer sans broncher, en proie à ses angoisses plutôt qu’autrement. Il était responsable du dérapage, c’était sa faute à lui, si elle s’était vue forcée à se protéger de la sorte. Parce qu’il n’avait pas entendu ses appels. Parce qu’il s’était bien foutu d’écouter ce qu’elle avait eu à dire. « Maintenant, relâchez ce que vous avez entre les mains. Vous n’avez aucun intérêt à le conserver. » - « S’il puisse vous faire plaisir de la garder Monsieur Rosier, soit. N’oubliez simplement pas de la rendre à Laurentius lorsqu’il viendra me chercher pour me reconduire chez moi. » avait-elle pesté, pinçant ses lèvres avec force pour en dissimuler cette déception qui lui perçait le cœur à la suite de ses propres mots. Et elle avait baissé la tête, portant son attention sur ce qu’elle déversait au sol, simplement pour ne pas lui donner le loisir d’observer les larmes qu’il avait fait rouler contre ses joues par ce manque qu’il refusait encore de combler.

Il lui faisait mal, le savait-il ? Loin d’une question d’autorité ou d’une protection quelconque. Il l’avait ignoré, elle et son besoins d’un lui. Il l’avait abandonné, après qu’elle eu sagement répondu à ses ordres, esseulée aux mains d’un pseudo-charcutier. Il l’avait accusé, sans même vouloir entendre ce qu’elle avait à dire. Il l’avait humiliée, subtilisant sa dernière couche de fierté avant d’en cracher sur ce qui la chamboulait tant. « Le guérisseur a évoqué une potentielle commotion cérébrale, Adrasteia. Ce n’est pas rien. Nous devons vérifier que tout est pour le mieux … Puis nous rentrerons, je vous le promets. Nous rentrerons et je ferai mon possible pour vous soulager. Pour vous apaiser. » Elle secoua sa tête, fronçant ses sourcils de ce qui semblait être une haine naissante. Parce qu’il était évident, maintenant, que le Rosier avait bel et bien en tête de perpétuer le manège tant et aussi longtemps qu’ils resteraient ici. « Alors si je dois vous mentir et aller contre vos  vœux pour vous garder en vie … Je le ferai, Adra … Je le ferai pour vous. » … n’était-ce pas ce qu’il lui avait dit, la première nuit ? « JACKSON ? » avait-elle appelé, ses larmes reprenant derechef alors qu’elle tentait de couvrir les promesse agaçantes du roi paradoxe.

Mais Léandre ne semblait trop peu enclin à considérer la valeur de ses paroles. Le médicomage hocha la tête à ses demandes, avant d’arrêter deux de ses collègues qui passaient tout près. Le souffle de la Slave s’activa une nouvelle fois, se débattant brusquement pour échapper à la main de celui qu’elle avait pourtant attendu aussi désespérément que le messie. « Non. Léandre je refuse. Vous ne m’écoutez pas … Laissez-moi partir … Non je ne veux pas aller avec eux … Pourquoi … Pourquoi vous … Pourquoi vous ne m’écoutez pas … Je ne boirai plus d’alcool je le jure … mais je vous en supplie, je - JACKSON, IL NE - IL NE M’ÉCOUTE PAS. NON JE VEUX PAS. LÂCHEZ-MOI. »

Et la slave se débattait, encore un peu plus sauvagement, encore un peu plus confuse, alors que les collègues du pseudo-charcutier l’avaient saisie fermement pour l’emporter contre son gré, soulevant son petit corps pour l’installer sur un lit d’appoint, pressant le haut de son corps pour l’immobiliser du mieux qu’ils pouvaient. Et si les vertiges l’avaient repris de plus bel, ce n’est qu’au moment où une vive douleur vint lui bruler le bout d’un doigt, qu’elle sembla s’enfoncer davantage dans ses déliriums. Ils l’emporteraient, comme sa mère … ils l’enfermeraient, comme sa mère. La pression qu’avait obtempéré le premier collègue se dissipa soudainement, lui laissant l’opportunité de se pencher au bord du lit, aux prises de nouvelles nausées, elle pouvait entrevoir les deux hommes qui se tenaient droits, devant le médecin en charge alors que sa vue se brouillait une nouvelle fois par les larmes qu’apportaient les vomissements. « Maman… » Et on la redressait, soudainement, encerclant ses épaules de bras qui n’étaient pas les siens, l’obligeant d’une main ferme à tacher, un long parchemin, du sang qui perlait le bout du doigt qu’ils avaient entaillés. Les voix semblaient troubles, s’ondulant une nouvelle fois, si lointaine, «Nous croyons … malheureusement avoir retrouver … Raventhrone … » - Ah ! Ils avaient retrouvé son oncle. Les assistants pseudo-charcutier s’exécutaient en des analyses diverses, l’empêchant d’arriver à observer Léandre et Jackson, qui n’avaient pas bougés de leur emplacement initial «… je ne crois pas qu’il soit sage de lui annoncer maintenant … mes co» - Et la slave semblait se pourvoir une nouvelle fois de nausées, laissant sa tête rouler contre l’épaule de l’inconnu qui se tenait derrière elle, calmée - pour l’instant - d’entendre les voix qui se rapprochaient lentement d’elle. « Vous … vous êtes … vous n’avez pas de cœur. Et je vous jure … qu’une fois que … je ne - Qu’il vous sera préférable de déguerpir parce que je. J’aimerais … c’est inacceptable. » avait-elle difficilement articulé, ses lèvres se retroussant d’un dégoût profond en direction des deux assistants qui la maintenaient encore en place tandis que le médicomage venait prendre entre ses doigts le parchemin d’analyses souillé de son sang, ses prunelles parcourant les données qui s’affichaient au gré des résultats. « Et vous Monsieur Rosier … si vous croyez le moindrement que je vais accepter de me faire traiter comme - » «Oh … OH… Mais Mademoiselle Raventhrone, ne savez-vous donc pas qu’il est très important de mentionner sa grossesse aux secouristes ? OH. Ah …. Mais VOUS ÊTES IVRE. OH … MAIS … SAVIEZ-VOUS ?»

« Ho non … j’vais vomir …. Oh non … nonononon … »

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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Dim 1 Oct - 5:17

Nos affres
Léandre Rosier, Adrasteia Raventhrone et Jackson Emsworth

« Je ne peux encore rien affirmer, Jackson. Toutefois … Lorsque nous sommes arrivés sur place, il n’y avait pas de résidus magiques. Rien. Du moins, rien qui ne s’apparente à de la magie noire. Ce point précis, je peux te le certifier, Jackson. Je ne serais pas surpris que ce soit des moldus, mais en l’absence de confirmation … Montrons-nous prudents. »

Jackson fixait Léandre du coin de l’oeil, le corps orienté vers les soins portés à Adrasteia, toujours au sol. Alors, son ami aussi laissait présumer que les moldus pouvaient être les auteurs de ce sonnet mortel. Le fils Emsworth n’en fut que plus convaincu et fulminait de rage, colérique et sans contrôle.

« Nous le ferons, tu le sais. C’est une apostasie. »


La haine qui émanait du membre du Sacre était palpable et ne faisait que grandir au fil des secondes. Le spectacle alentours n’aidait guère à apaiser les maux du sorcier et plus son ami allait en son sens, bien qu’en retenue, plus sa liesse post-traumatique se faisait damnée.

« Gloriam ? Il y a des rumeurs, oui. Mais nous n’avons aucune piste pour le moment. Je ne sais même pas si … Ils sont liés à l’enlèvement d’Ariane. »

Jackson demeurait convaincu qu’il lui faudrait prendre des décisions radicales. Si ‘Gloriam’ avait une réputation, il existait un tout autre groupuscule qui bientôt, obtiendrait un membre de poids. S’il avait hésité depuis un moment à répondre à ces rumeurs, s’il avait songé à faire profil bas pour respecter les mots de son paternel : son doute était désormais enseveli sous les corps démembrés, étouffé par les cendres charnelles.

« Nous ne manquerons pas de nous en occuper, par ailleurs.
- Tu peux compter sur moi, sur toutes mes ressources. Tu le sais également. »
répondit-il, animé par un démon encore endormi.

Il n’était pas sans connaître l’horreur perpétrée par ces ignobles vermines qui pullulent le monde sorcier, eux-mêmes ayant osé toucher la soeur de celui qu’il aimait comme son propre frère. Comme une partie de lui, sa moitié. Et diable que Jackson pouvait être extrême lorsqu’il s’agissait de ceux auxquels il tenait. Dans le cas de tout ce qui approchait Léandre, le sang-pur perdait bien des fois la raison. Nul ami ne dépassera jamais ce dernier et si par honneur il se devait de faire couler sa propre ambroisie rougie afin de sauver sa part d’âme, il n’hésiterait jamais.

« Plus jamais, Adrasteia. Vous vous mettez inutilement en danger, vous le savez. Et je ne peux pas tolérer ça. »

Jackson était proche de Léandre et même si les deux frères partageaient énormément, la dualité passionnée entre ce dernier et son aimée lui était peu familière. Il observait, ahuri par le comportement et les questions sottes du sois-disant guérisseur (la colère le faisant perdre tout sens social commun).

« Je ne peux pas laisser l’éventualité de vous perdre s’immiscer entre nous. Vous entendez, Adrasteia ? Je ne peux pas vous perdre. Je ne veux pas. Alors vous allez sagement vous soumettre au corps médicomagique le temps que nous éclairons toute la situation. En attendant … » Jackson observa Léandre tandis qu’il récupérait la baguette d’Adrasteia, encore une preuve que tous deux partageaient bien plus q’un amour conflictuel. Prendre la baguette d’un autre sorcier était soit acte de violence, soit au contraire, la plus douce et véritable des déclarations. Emsworth eut des frissons. Ou peut-être était-ce encore les effets de l’explosion mêlés à la colère méprisante qui arpentait la totalité de son corps ? Il eut un mouvement de recul soudain, comme se sentait fébrile. N’écoutant plus les quelques échanges jusqu’à ce que la voix de Léandre ne lui revienne, comme naturellement.

« Je resterai avec vous, Adrasteia. Vous en avez ma promesse… Pouvez-vous officier des examens plus complets ? Vous évoquez des troubles dommageables pour sa santé. Il me semble, de fait, pertinent d’aller plus loin en avant dans ce que vous envisagez. Si vous avez besoin que nous rejoignions l’un des postes de secours, nous le ferons. Mais je ne peux décemment pas la ramener sans avoir la certitude qu’elle ne risque rien. »

Cette voix, il la connaissait depuis toujours et par bien des fois elle avait encouragée Jackson dans des choix ou dilemme dont il n’aurait pu trouver solution si la douceur fraternelle n’avait pas été telle. Il n’entendit qu’elle. Etait-ce un vertige ? Ses yeux n’étaient peut-être plus ouverts mais, dans son orgueil déplacé, le sang pur fit en sorte de ne rien montrer.

« JACKSON ?! » Il lui sembla entendre son nom mais le retour du sifflement empêcha ce dernier de broncher d’un centimètre.

« Non. Léandre je refuse. Vous ne m’écoutez pas … Laissez-moi partir … Non je ne veux pas aller avec eux … Pourquoi … Pourquoi vous … Pourquoi vous ne m’écoutez pas … Je ne boirai plus d’alcool je le jure … mais je vous en supplie, je - JACKSON, IL NE - IL NE M’ÉCOUTE PAS. NON JE VEUX PAS. LÂCHEZ-MOI. »

Ce fut l’ultime salve et en un mouvement poussé par une impulsion déchirante, Jackson s’agenouilla près d’Adrasteia pour prendre sa main et reprendre sa joute verbale contre le médecin. Il le torpillait d’horreur et réclamait qu’on ne la libère, il sentait que quelque-chose de bien plus éminent encore se tramait et les regards désespérés de la jeune femme eurent raison de la sienne.

« Nous croyons … malheureusement avoir retrouver … Raventhrone … »

Jackson fit volte-face, tenant un peu plus fort la main d’Adra, ayant compris le message malgré son trouble auditif et sa prochaine perte d’équilibre. Il lança un regard à Léandre, perdu. Le guérisseur parlait de ne point averti la sorcière pour le moment, mais pourquoi ?

« Et vous Monsieur Rosier … si vous croyez le moindrement que je vais accepter de me faire traiter comme .. »

Pourquoi Léandre ne réagissait-il pas ?

« Oh … OH… Mais Mademoiselle Raventhrone, ne savez-vous donc pas qu’il est très important de mentionner sa grossesse aux secouristes ? OH. Ah …. Mais VOUS ÊTES IVRE. OH … MAIS … SAVIEZ-VOUS ?
- Ho non … j’vais vomir …. Oh non … nonononon … »


Les yeux ronds, le membre du Sacre n’avait plus d’yeux que pour son ami, son futur père d’ami. Il ne sut pas si ce furent des larmes ou de la transpiration, une crise de sébum sans doute en vue de tous les événements de la soirée et par la faute de son organisme malmené. Il tenait Adrasteia comme si elle était la plus fragile des porcelaines, un don du ciel qui sentait le vomi, mais don du ciel malgré tout.

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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Dim 1 Oct - 8:02

Nos affres
Léandre, Adrasteia, Jackson

Non Léandre vous ne compr- Peut-être qu’il ne mesurait pas l’étendue des supplices endurés par la nymphe intenable. Probablement, même, qu’il ne sentait pas le besoin de l’écouter. Pas dans cette pagaille évidente. Pas dans ce marasme ambiant d’une cruauté implacable. Les corps amoncelés ici et là, aux alentours, lui rappelant sans cesse qu’ils n’avaient pas le temps, en vérité, pour discuter ses ordres.

Pour remettre en question sa position rigide et intransigeante. Alors qu’il détestait très justement les contestations portées contre ses décisions. Aussi brutales étaient-elles aux yeux d’Adrasteia et de Jackson. S’il vous puisse vous faire plaisir. Certainement qu’il aurait grondé en d’autres occasions. Affirmant toujours plus ce désaccord ostensible qui lui venait à la bouche quand elle marquait son déplaisir négligeable. Pour me reconduire chez moi.

Et malgré les tendresses qu’il éprouvait à l’avoir auprès de lui ; malgré les inclinaisons qui lui venaient à la considérer fragile et étrangement dépendante dans cet esclandre qui gonflait progressivement entre eux ; il ne parvint pas à se soustraire à la pique lancée contre son affection. Il n’échappa pas, en dépit de ses efforts pour maintenir les apparences craquelées d’une distance mal jouée, à l’éraflure.

Il la fit taire, néanmoins. Sa concentration focalisée sur ce qui importait en priorité : s’assurer qu’elle allait bien, l’immaculée indomptable. La détestable et inutile résistante. Contre son gré, s’il le fallait – et c’est ce qu’il faisait finalement. Peu en importait, de fait, ce froissement désagréable qui lui altérait le cœur et agaçait d’un désaveu endolori son esprit. Parce qu’elle paraissait le haïr au fur et à mesure qu’il donnait ses directives.

Qu’il l’obligeait à se soumettre à des mains inconnues et terrifiantes. Seulement, avaient-ils le choix de se dispenser de soins semblables ? Non.  Selon lui, il s’agissait d’un passage nécessaire. Douloureux et inéluctable. Parce qu’il préférait mille fois la voir s’enfermer dans son audace emportée, en vie, plutôt que de la constater inanimée par trop de réconforts confiants.

Elle pleurait, toutefois. De cette rage périlleuse et pernicieuse. Il préféra confier son malaise au silence, estimant avec trop d’orgueil qu’il ne pouvait pas en montrer davantage. Tant bien même que ses doigts se contractaient péniblement dans le vide, agacés par ce besoin qu’il distinguait aisément dans ses veines et auquel il n’avait pas le droit de plier. Car il voulait l’étreindre, n’est-ce pas ? Il s’y était presque corrompu en venant saisir son bras d’une sensibilité qu’il réservait ordinairement au privé.

Et c’était une faiblesse dangereuse. Pour lui comme pour elle. Surtout pour elle, si chétive et cassable. Incapable de se défendre convenablement ; incapable de faire face à l’ennemi sans y perdre de la raison ou du sang. Il s’enfonça encore davantage dans la sévérité qui s’exprimait avec rudesse sur son visage. JACKSON ? On la tirait de nouveau loin de sa proximité et il détourna brièvement le regard.

Partagé, au-delà de ce qu’il semblait éprouver, entre l’exaspération et la mélancolie. Il n’y avait rien d’héroïque à la confier aux soins d’autrui en des hurlements aiguës et des plaintes indiscrètes. Il n’y avait rien de supportable dans ces confusions répétées et aliénées entre les lèvres de la Slave. JACKSON, IL NE M’ÉCOUTE PAS. Et elle luttait tant, contre ce qui paraissait logique et cohérent. Elle éructait d’une force qu’il se mit à craindre jusqu’à ce que son ami s’osa à lui porter assistance.

D’une lassitude appuyée, il porta une main légèrement tremblante à son front. Dans le lointain, les céphalées coutumières s’éveillaient. Tirées de leur sommeil protecteur par trop d’épuisement ; par trop de cris ; par trop de craintes. Et il entendait tout, le fils Rosier. Et il retenait tout, le Roi qui se glorifiait de son pouvoir éclatant. Seulement, de pareils dons possédaient toujours un coût à la hauteur de leur intensité.

Et les maux éreintés vinrent cogner contre ses pensées. Le forçant à accentuer cette prise indisposée contre son crâne, tout en maintenant sa respiration en des cadences normales. Trop de choses. Trop de hurlements. Il était Maître et mortel à la fois dans cette vie qui lui échappait temporairement. Seule la gravité apparente du médicomage tourné vers lui parvint à l’arracher aux méandres souffreteux des affres d’Adrasteia. Nous croyons malheureusement avoir retrouvé Raventhrone.

Les doigts quittèrent lentement son épiderme pour sombrer vers le néant. « Laurentius Raventhrone ? » L’acquiescement qui suivit son interrogation vaine et fallacieuse le poussa au soupir. Exténué d’avance. Je ne crois pas qu’il soit sage de lui annoncer maintenant. « En effet. Elle n’est pas dans son état normal. Si vous avez besoin de faire attester son identité, je peux prévenir d’autres personnes qui seront en mesure de le faire. » Et s’accrocher fermement à cet échange, morbide et cruel, parvenait à le rasséréner suffisamment. A lui rappeler sa fonction – celle d’Auror – et les horreurs qu’il avait déjà affronté par le passé. « Dans quel état est le corps ? » Traitant l’affaire avec une distance curieusement professionnelle.

Unique moyen de maîtriser ce chancèlement qui montait dans son crâne et fracassait une à une ses réflexions sous les coups d’une douleur propre à son génie désespérant. Fracas internes pour suppliques extérieures d’une nymphe trop expressive.

Et vous Monsieur Rosier. Il résista au mieux pour ne pas tourner ses iris vers sa compagne. Pour ne pas lui offrir ce bras qu’elle ne manquerait pas de lacérer dans son courroux sans contenance. Pour ne pas s’y abandonner par égarement et facilité, tendresse lasse contre susceptibilité véhémente. Si vous croyez- Et que croyait-il, d’ailleurs, Léandre ?

Mais Mademoiselle Raventhrone, ne savez-vous donc pas qu’il est très important de mentionner sa grossesse aux secouristes ?

Il y eut alors un silence. Indescriptible. Que les dernières allégations du guérisseur et les vomissements de la Slave ne parvinrent guère à troubler. Que le chaos ambiant ne parvint pas même à atténuer. Ni les lumières défaillantes. Ni les murmures. Ni son propre souffle – qui lui paraissait même avoir disparu dans ce vide soudain. Dans ce trou étrange qui menaçait de le faire trébucher.

Avait-il bien entendu ? Évidemment. Il ne pouvait pas en être autrement.

Elle était enceinte. « Combien de semaines ? » La phrase lui avait échappé. Intéressée. Extatique. Troublée. Pleine de cette incompréhension parfaitement comprise et assimilée, tandis que ses bras cherchaient quelque chose pour le soutenir. Rien. Il ne trouva rien. Tandis que sa respiration lui revenait brutalement ; impactait ses poumons d’une douleur qui le fit suffoquer. Le fit presque tourner de l’œil. « Est-ce que- »

Il s’arrêta tout aussi vivement qu’il avait précédemment cessé de respirer, peinant à récupérer la cohérence de ce qu’on lui annonçait. Une chose à la fois, n’est-ce pas ? Il n’y parvint guère. Tout tourbillonnait dans son crâne. Les céphalées. L’angoisse. Cet attachement criant qu’il avait pour elle. Le courroux de la voir sans cesse se mettre en danger pour un rien d’amusement. Innocente. Naïve.

Et elle était enceinte. Il s’agita d’un seul mouvement, ses mains revenant à son front puis à sa propre gorge pour se forcer à calmer quelques exhalaisons houleuses. Ses pas esquissant une danse troublante de nervosité – qui n’avait rien de travaillée, rien de poétique – qui finit par s’approcher de la belle et de son protecteur consacré par les circonstances.

La façon dont Jackson le fixait – intensément, loyalement – aggrava encore ces tambours furieux qui frappaient sa conscience. Qui fracassaient le fil autrefois serein de ses pensées.  « Je … Je te jure Jackson, je comptais … » Et il comptait quoi, le fils Rosier ? L’avouer ? Le confesser ?

Il avait consommé avant l’hyménée. C’était une faute, n’est-ce pas ? C’était un blâme dans l’aristocratie. Une erreur qu’il avait proféré en âme et conscience sans la mentionner à son ami. Un saccage soigneusement orchestré contre la candeur immaculée de l’infante Raventhrone.

Léandre finit néanmoins par s’immobiliser auprès d’eux, ses yeux pâles glissant vers les troubles avérés d’Adrasteia. « Adra … Je … Pardonne-moi … » Et il chancelait, désormais, le Roi aux ultimes affronts. Et il se sentait faible et sonné face à de semblables révélations. « Nous irons … Ce ne seront que des formalités à régler, je vous le promets, auprès de mes aînés … Et nous nous marierions … Le plus tôt … Je vous épouserai, vous le savez … Je vous veux dans ma vie, Adrasteia ... »

Et il se sentait si impuissant, en vérité. Parce qu’elle souffrait ; parce qu’il perdait tête.

Et que Jackson se retrouvait-là au milieu.

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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Dim 1 Oct - 16:11

Nos Affres ─ 29 au 30 juin 2000
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« You say that I'm paranoid, but I’m pretty sure the world is out to get me. It’s not like I make the choice, to let my mind stay so fucking messy. »
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier, Jackson Emsworth & Libre
« I don’t like my mind right now, stacking up problems that are so unnecessary. Wish that I could slow things down, I wanna let go but there’s comfort in the panic. »

I'm holding on, why is everything so heavy? Holding on so much more than I can carry. And I drive myself crazy, thinking everything's about me, 'cause I can’t escape the gravity.



Jackson s’était finalement lancé à sa rencontre, un soupire glissant sur le bout de ses lèvres alors qu’il pressait sa main contre la sienne, l’apaisant systématiquement d’un geste aussi désuet. Au fond, sans doute, aurait-il été plus facile d’en soulager ses maux par la simplicité d’un quelconque réconfort. Sans doute, au fond, était-ce la seule chose qu’elle n’eu besoin. Sans en dépasser l’entendement, sans en demander la lune, juste … un peu de chaleur pour se sentir un temps soit peu soutenu. Et quand bien même aurait-il continué de l’écraser sous les sermons, une simple main tenant la sienne aurait tout du moins été suffisante que de l’abjurer.

Et s’il avait envie de la punir, il savait parfaitement qu’elle se serait assujettie à ses ordres. Et s’il avait envie de lui faire payer le prix de ses angoisses, il savait indubitablement qu’elle en aurait fléchi l’échine pour apaiser ses maux… pour le peu qu’il en aurait eu l’obligeance d’en lénifier cette horrible sensation d’égarement qu’elle traînait depuis quelques heures.

En serait-il toujours ainsi ? N’y avait-il pas de juste-milieu ? Et si Jackson n’était pas là, la prochaine fois, comment pourrait-elle supporter d’être perçue avec autant peu d’importance par celui qu’elle s’était obstinée à contrer ses idées douteuses et pessimistes qui lui étaient fondamentales. Oh il était bien venu, comme promis, il était bel et bien venu… mais la Slave ne pouvait faire autrement que d’en venir à croire qu’il aurait sans doute été préférable qui soit retenu quelque part, ailleurs, dans une mission quelconque, que de le détester sous l’évidence que même Jackson avait plus de considération à écouter ses peurs et ses pleurs. Sans doute, même, que l’intensité de ses blessures s’était vivifiée au gré d’un abandon aussi flagrant que le dernier fils templier avait imposé par sa stature stoïque et impitoyable.

Et puis tout avait tremblé, la main s’était pressée et le silence avait plombé. Quelques secondes à peine, quelques pauvres secondes avant que celui qui avait attiré tous les regards, n’ouvre la bouche. « Combien de semaines ? » - difficile à suivre, tantôt survolté, tantôt nerveux au point d’en briser son austérité royale. « Je … Je te jure Jackson, je comptais …   » Et le roi despotique s’écorchait la langue dans des discours qui lui avait fait froncé les sourcils. Il comptait … il comptait quoi ? « Adra … Je … Pardonne-moi … »

Lui pardonner ? Et que devait-elle lui pardonner en premier ? « Nous irons … Ce ne seront que des formalités à régler, je vous le promets, auprès de mes aînés … Et nous nous marierions … Le plus tôt … Je vous épouserai, vous le savez … Je vous veux dans ma vie, Adrasteia ... »

Elle baissa les yeux, pressant lentement ses lèvres l’une contre l’autre alors qu’elle s’enlisait loin, si loin dans ses songes, simplement pour contrer cette nouvelle onde de chagrin qui brouillait sa vue. Quel drôle de façon avait-il, que de vouloir la rassurer maintenant sur ses envies. Et c’était la deuxième fois, qu’il s’élançait sur d’éventuelles fiançailles. Et c’était un peu … comme s’il tentait de réparer les erreurs, toutes deux liées au final. La première promesse s’était proférée lorsqu’elle s’était offerte … la deuxième, lorsqu’il avait réalisé les conséquences.

Il restait si loin, hors de portée, encore et toujours distant. Parce qu’il ne voulait pas … ces hommes de la haute.

Et sa tête avait roulé, contre l’épaule de Jackson, abordant des airs neurasthéniques qui lui étaient propres. Parce qu’elle n’arrivait pas à comprendre exactement ce qui se passait. Parce qu’elle n’arrivait pas, à se concentrer suffisamment longtemps ou réellement sur quoi que ce soit. Ni pourquoi il restait si loin pour la bombarder d’idioties. Ni pourquoi il refusait de la laisser tranquille pour peu que de se reposer au calme dans son appartement. Ni pourquoi Jackson était le seul à l’écouter vraiment. Ni pourquoi ils avaient mentionné son oncle sans pour autant le lui apporter. Encore moins pourquoi il semblait s’inquiéter davantage de formalités qu’autrement. «Près d’un mois … heureusement, il y a peu de risque d’un problème, puisque le fœtus est protégé contre les chocs au cours des douze premières semaines.»

La slave s’esclaffa, d’abord doucement, avant que son rire n’en secoue ses épaules alors qu’elle redressait lentement son visage pour porter une nouvelle fois son regard en direction du roi paradoxe. Elle secoua faiblement sa tête, négation, ses traits se décomposant une fraction de seconde pour en exprimer la haine qu’il composait pour sa muse, avant de se refermer une nouvelle fois dans ses asthénies. Elle haussa ses épaules, l’observant sans vraiment le regarder, exprimant à voix haute et amorphe le fond de sa pensée : « Pourquoi demander pardon Monsieur Rosier ? N’êtes-vous pas heureux de l’arrangement ? Il est bien commode de se dire que maintenant, ils croiront tous que vous m’épousez pour éviter de vous retrouver avec un bâtard sous les bras ! Je suis navrée, s’il devient pressant d’engager des fiançailles …avec moi. »

Elle soupira d’agacement, ses paupières s’activant soudainement alors qu’elle semblait reprendre conscience d’une réalité à laquelle elle appartenait. Et elle était en colère, se redressant subitement pour observer son propre ventre, l’éraflant doucement de ses propres ongles, par-dessus le tissu d’un chandail aux couleurs des Pies. Il y avait quelque chose, sous tout ça … sensé être beau … non ? Et pourquoi est-ce que les bébés apportaient toujours des problèmes … Comme elle, qui n’était pas née mâle. Comme ses demi-frères, qui étaient nés pour détruire sa petite famille … et pourquoi est-ce qu’il s’excusait ? N’était-ce pas ce qui arrivait, lorsque deux personnes s’engageaient à se donner l’un à l’autre - éventuellement - sous les promesses d’un époux à son épouse ? « Allez-vous rester debout comme ça toute la soirée ou bien ? »

La voix était brusque, quoi qu’un brin déçue. Elle fonça ses sourcils, ses ongles s’acharnant un peu plus fort sur son ventre comme s’il fût possible d’en arracher son contenu. « Dois-je - Attendre les bénédictions des vôtres pour avoir autrement que des excuses de votre part … ou bien est-ce seulement une question d’intimité? Le - Lui … il a dit que tout allait bien … je peux rentrer non ? Où est Laurentius … Redonnez-moi ma baguette Léandre. J’aimerais seulement pouvoir dormir. » - Troublée la brune haussa ses épaules, fixant encore et toujours ce qui n’était pas visible, mordant sa lèvre inferieur avec force. Comprenait-il seulement, combien il était insupportable de n’avoir que pour réconfort, l’épaule de son confrère ? « MAIS POURQUOI VOUS ME LAISSEZ TOUTE SEULE. »



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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Lun 2 Oct - 12:36

Nos affres
Léandre Rosier, Adrasteia Raventhrone et Jackson Emsworth

« Mais Mademoiselle Raventhrone, ne savez-vous donc pas qu’il est très important de mentionner sa grossesse aux secouristes ?

D’abord le silence, puis la consternation. Un regard vers son ami de toujours, n’y retrouvant pas la logique espérée. Puis la fragilité, le besoin d’aider, le don de soi. Le désespoir de celle portant l’enfant. Jackson fut le plus doux et le plus empathique, ne cessant de tenir la main frêle de la sorcière. Il était essentiel de les accompagner, de ne lâcher ni Léandre, ni Adrasteia. Que cela soit son rôle ou non, il était prêt à les épauler de cet instant jusqu’au dernier. Fait ainsi : de tout son coeur et malgré des diktats d’une éducation exigeante. Il n’y avait plus de sang, plus de chair, seulement un être incarné. La joie était muette, estompée par l’ignominie des moldus. S’il avait eu un doute quant à une prochaine accession à l’organisation extrémiste, cette promesse future l’en convainquait avec rudesse.

« Combien de semaines ?
- Pardon ? » hoqueta Jackson, habité par une force paternelle qu’on ne lui aurait jamais attribué.

Il avait levé les yeux vers son ami, se demandant si une entité antagoniste à tout ce qui faisait Léandre ne l’avait pas habité durant ces dernières minutes. L’on venait de lui annoncer, dans une situation rocambolesque certes, qu’il allait devenir père et son premier réflexe fut une quasi-vérification de la paternité. Le sang pur de Jackson ne fit qu’un tour. Cependant son regard ne put être changé, jamais il ne cesserait de répondre à celui de l’auror avec la fidélité et l’abnégation dont il fit toujours preuve à son encontre. Ce, malgré le tribunal interne qui menait bataille dans sa conscience éveillée. La suite coupa la chique de Jackson qui ne répondit pas tout de suite, comme laissant le volcan gronder dans l’annonce d’une éruption prochaine. Il l’observa tandis qu’il progressait vers eux.

 « Je … Je te jure Jackson, je comptais … Nous irons … Ce ne seront que des formalités à régler, je vous le promets, auprès de mes aînés … Et nous nous marierions … Le plus tôt … Je vous épouserai, vous le savez … Je vous veux dans ma vie, Adrasteia .. »

Comme si elle aussi se retrouvait accablée par la situation ainsi que par la réaction indécente de Léandre, la sorcière déposa sa tête contre l’épaule de Jackson qui se débrouilla comme il put pour être le plus stable des appuis possibles. Adrasteia n’acceptait visiblement pas l’invitation détournée, s’abritant contre le membre du Sacre comme une âme souhaitant s’extirper de l’Erèbe. Hoqueta ensuite avec dédain, laissant Jackson spectateur de son ire raisonnée.

« Pourquoi demander pardon Monsieur Rosier ? N’êtes-vous pas heureux de l’arrangement ? Il est bien commode de se dire que maintenant, ils croiront tous que vous m’épousez pour éviter de vous retrouver avec un bâtard sous les bras ! Je suis navrée, s’il devient pressant d’engager des fiançailles …avec moi. » 

Ce fut lorsqu’elle se redressa que Jackson la mima, se relevant et lâchant la main froide afin de se mettre à hauteur de son frère. Le regard changé, la dureté ayant épousé son visage. Il s’adressa à son ami, ne sachant pas si d’où elle se tenait, Adrasteia aurait l’occasion d’entendre ses dires.

« Léandre. Je ne sais pas ce qu’il se passe dans ta tête et je pense que ni Adrasteia, ni moi, ni même les plus hautes sphères célestes ne te comprendront jamais. Mais grand dieu, ne vois-tu pas son trouble ? Sa peur ? Je suis déçu. Déçu que tu aies pu penser que je ne te soutiendrais pas dans une pareille situation parce que tu as consommé avant une union… et alors ? Vais-je m’éloigner de la personne à laquelle je tiens le plus simplement parce qu’il a fauté ? Et quelle faute ? Celle d’avoir partagé ce qu’il y a de plus beau avec la personne que tu aimes ? Car oui, te connaissant comme je te connais, je te le dis : tu aimes cette femme. »

Sa voix était pleinement audible, forte et le ton grave. Peut-être était-ce la première fois que le fils Emsworth s’exprimait ainsi à l’encontre du fils Rosier. Adra parla à nouveau, coupant cette tirade accablante pourtant emplie de fraternité et de bienveillance.

« Dois-je - Attendre les bénédictions des vôtres pour avoir autrement que des excuses de votre part … ou bien est-ce seulement une question d’intimité? Le - Lui … il a dit que tout allait bien … je peux rentrer non ? Où est Laurentius … Redonnez-moi ma baguette Léandre. J’aimerais seulement pouvoir dormir. 
- Léandre, ne la laisse pas ainsi. Et si tu as peur, si tu es effrayé de perdre ceux que tu peux aimer alors c'est que tu es le plus humain de nous tous. Ne manque pas cette chance, ne te promets pas de tels regrets. Maintenant, prends ma place à ses côtés. » reprit-il pour conclure avant de se décaler et de laisser place libre auprès d’Adra, intimant d'un regard sans hésitation un ordre muet.

« MAIS POURQUOI VOUS ME LAISSEZ TOUTE SEULE. »

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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Mar 3 Oct - 7:24

Nos affres
Léandre, Adrasteia, Jackson

Emporté qu’il était, l’Auror, par la tourmente furieuse et impulsive de son propre sang – il allait être père, n’est-ce pas ? – il sembla décrocher complètement de la réalité. Les mots nerveux et intéressés de sa bouche ajoutant à la cacophonie générale, alors qu’il cherchait avec précipitation les détails de ce miracle qu’il n’attendait pas. Qu’il songeait même parfois impossible tant l’ire de Cassandre s’était montrée oppressante. Définitive et mortelle dans ce qu’elle énonçait comme un ultime avertissement quant à l’avenir qu’ils pourraient tous avoir.

Oh. De fait. Honoria allait le savoir, exact ? Elle en aurait une vision. Ou bien un cauchemar – et Léandre se mit à rire de cet élément incongru en cet endroit troublé. En ce monde effrité par la violence, le sang et les corps gémissants. L’ironie était si écrasante, pourtant ! On lui avait annoncé des meurtrissures éternelles et définitives, apposées-là sur les cadavres des siens, pour finalement lui révéler qu’un espoir subsistait dans ce néant incommensurable.

Il allait être père. C’en était grandiose et déstabilisant à la fois, tant il l’avait espéré au fil des mois pour se prévaloir des augures de la pythie familiale.

Et finalement, l’affaire avait été si simple. Si rondement menée sous les coups répétés de son affection pour Adrasteia. Il n’y avait pas eu de malédiction à conjurer. Pas plus que des ennemis à abattre pour mieux en préserver son territoire. Il ne cessa pas de s’égayer d’un rire vertigineux, prompte à glisser davantage dans cet écart qui lui subtilisait tout raisonnement. Toute logique. Toute cohérence. Les céphalées répétées ne faisant qu’ajouter à l’extravagance des fièvres fantasques.

Voyons ! Il était père en devenir. C’en était déjà tant et si peu à la fois. Pardon ? Le reste lui paraissait lointain. Éthéré. Bercé de promesses portées par ses lèvres avec tendresse – parce qu’il la souhaitait réellement et sincèrement dans sa vie – alors qu’il s’enfonçait toujours plus dans une confusion éclatante. Quoi qu’elle se trouvât rationnelle pour lui, dans ce simulacre de vésanie. Poussé qu’il était par la curiosité. Par l’envie.

Depuis combien de temps portait-elle ce prodige ? L’interrogation lui brûlait la langue et taraudait ses veines d’impatience. Il avait un besoin angoissant, presque douloureux, de le savoir.

Le médicomage ne tarda guère à lui apporter une réponse suffisante. Près d’un mois. Un peu plus. Un peu moins. Ils avaient été efficaces, plus qu’il ne l’aurait envisagé. Il y a peu de risque d’un problème. L’Auror avait cessé de s’esclaffer étrangement pour en exhaler tout son soulagement. Un peu trop visible. Un peu trop évident. Il se trahissait, sans doute, devant le reste de l’assemblée.

Quelle assemblée ?

La voix de la nymphe indomptable s’éleva dans sa direction, lui assénant des potentialités et des vices qu’il n’avait pas spécialement anticipé jusqu’à présent. « Adra- » Des éventualités qui commencèrent même à le troubler suffisamment pour qu’il cessa d’être pleinement au-dehors plutôt qu’au-dedans de leur réalité. Il est bien commode de se dire que maintenant, ils croiront tous que vous m’épousez pour éviter de vous retrouver avec un bâtard- et le mot employé plus que l’accusation effleura brutalement cette joie qu’il ressentait. Je suis navrée s’il devient pressant d’engager des fiançailles avec moi. Des insinuations aux conspirations, il n’y avait qu’un pas, n’est-ce pas ?

Les redressements qui s’en suivirent ne firent qu’aggraver la pression indistincte et souffreteuse qui courrait dans sa poitrine. Grandissante au fur et à mesure des allégations cumulées communément contre lui. Contre cette perdition qui le caractérisait. Contre ces maux de tête qui n’en finissaient pas : et il était toujours question d’un finissait, à en croire les venins crachés vers lui.

D’aimer à haïr, il n’y avait que des termes ambigus et indécis. De quoi l’accusait-on encore ? De ne pas la constater tremblante et fragile ? De ne pas lui porter secours comme il se le devait ? Tu aimes cette femme. Ah ! La déclaration lui piquait les doigts et la gorge d’un aveu qu’il n’avait pas d’autres choix que de noyer. Bien entendu, quelle évidence sarcastique de lui asséner ce qu’il redoutait déjà d’une œillade craintive ! Bien sûr, quelle flagrance de crier tout haut ce qu’il s’échinait à préserver tout bas malgré les invectives corrosives de l’immaculée possédée !

Jackson pensait-il sérieusement qu’il n’avait pas déjà conscience de toutes ces choses ? Pour qui le prenait-il ? Pour qui se prenait-il pour l’exposer de la sorte au-devant de tous ? Les membres de Léandre se raidirent légèrement par orgueil et fierté, alors qu’il s’échinait à encaisser les réquisitoires. De moins en moins emporté et distrait par la liesse qu’incombait de si délicates révélations.

Dois-je. De plus en plus ramené à l’austérité lugubre du moment et à- Souffrait-elle véritablement ?

Il observa Adrasteia s’affaiblir et se contrarier de la distance qu’il avait lui-même engendré. Léandre, ne la laisse pas ainsi. Tout se mêlait encore trop aisément dans son crâne pour qu’il se trouva capable d’en extraire une solution appropriée. Prends ma place à ses côtés.

Et la suffisance insolente céda face à l’intervention de son ami. Ordonnée avec bien assez de justesse pour que le Rosier ne s’en trouva pas plus conforté dans des hauteurs nécessaires et assurément détestables. Perpétuellement déchiré, néanmoins, entre ce que le devoir imposait – la protéger envers et contre lui – et ce que les inclinaisons froissées suggéraient de plus doux. De plus dangereux. MAIS POURQUOI VOUS ME LAISSEZ TOUTE SEULE.

Et elle connaissait la raison, l’indomptable résistante. Mais les iris de Jackson n’en tolèreraient aucune récidive. Aucun détachement qui ne se soit pas soldé par quelques manifestations de cet amour qu’ils invoquaient tous chez lui.

Alors qu’il n’appartenait qu’à lui, et à lui seul, d’en déployer la mansuétude. Adrasteia le savait. Elle s’y anéantissait, même. De cet abandon apparent que la survie dictait avant tout le reste, quitte à la fustiger jusqu’à l’os de son commandement royal. Elle, flagellée par les honneurs d’un Rosier désespéré, les doigts toutefois prêts à lacérer ce reliquat précieux de leurs égarements partagés. « Adrasteia. »

Il finit par obtempérer, l’héritier apostrophé à de multiples reprises. Gagnant la proximité de la Slave pour en saisir les mains ravageuses tandis qu’il s’accroupissait contre elle. « Arrêtez, Adrasteia. » Et il était encore troublé, Léandre, à l’appréhender si hostile envers lui. « Vous savez … Pourquoi. Vous le savez. Alors détestez-moi. » En des légitimités cruelles qui ne lui appartenaient pas. « Haïssez-moi, Adrasteia. »

Parce qu’il avait fauté, n’est-ce pas ? A en entendre le courroux de Jackson et les suppliques amères de la belle. « Haïssez-moi autant que je vous aime. » Et il murmurait, désormais, auprès de ces souffles agités par la bile. « Vous le savez, Adra, je le veux cet enfant. »

Il était si tentant, maintenant, de se laisser aller aux failles. De sombrer vers ce qui l’habitait pour elle et cette promesse qui gagnait en puissance au fil des semaines. Il était si périlleux, en vérité, de contester l’affection qui lui troublait les sens plus que ces empyreumes âcres et mélancoliques. Le dirigeant progressivement vers cet effleurement aérien du nez contre le front de sa compagne. Puis contre ses lèvres accusatrices et maladives. « Je le veux avec vous. »

Ses doigts délaissèrent les poignets précédemment subtilisés pour en caresser le chandail protecteur ; devinant sous le blason des Pies le ventre de la nymphe. Puis, par-delà encore cet épiderme révéré, ce qui lui instillait tant d’atypie et d’absurdité.  

Code par Melody  |  Gif : nottrulyperfect.tumblr.com

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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Sam 7 Oct - 0:02

Nos Affres ─ 29 au 30 juin 2000
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« You say that I'm paranoid, but I’m pretty sure the world is out to get me. It’s not like I make the choice, to let my mind stay so fucking messy. »
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier, Jackson Emsworth & Libre
« I don’t like my mind right now, stacking up problems that are so unnecessary. Wish that I could slow things down, I wanna let go but there’s comfort in the panic. »

I'm holding on, why is everything so heavy? Holding on so much more than I can carry. And I drive myself crazy, thinking everything's about me, 'cause I can’t escape the gravity.



Il s'esclaffait, ce dernier fils templier, d'une manière si soudaine et inattendue que la brune s'était davantage renfrogné dans ses frasques. Mais qu'y avait-il donc de si drôle ? « Avez-vous trébuché aussi ? » Et la question s'était faufilée entre ses lèvres sans qu'elle n'eût le temps d'y songer concrètement, un peu trop sèchement, peut-être, insinuant qu'il devait indubitablement s'être frappé la tête pour réagir de la sorte. Une octave trop haute, tentée malgré elle de se laisser prendre par l'inquiétude d'un doute certain, puisque forcément, il devait avoir été victime d'un coup trop fort pour rire autant ...

Et il continuait de s'égayer dans ses éclats, ce roi de la rose fané jusqu'à la moelle pour en étaler ses aliénations épineuses. Un peu trop déséquilibré, un peu trop franchement. Tant bien que la Slave ourlait ses lèvres incapable de se faire une opinion face à la réaction. Avait-il perdu la tête ? Était-il devenu fou ? Étaient-ce les nerfs qui avaient flanché ? Par les sept enfers, mais de quoi riait-il exactement ? Mitigée entre l'incertitude d'être l'objet d'une farce quelconque et l'embarras de se fasciner autant pour le rire d'un homme, elle avait poussé une plainte, levant ses mains pour les laisser retomber mollement contre ses cuisses, exprimant son désarroi au comble de sa calomnie. Il ne manquait plus que ça !

Il était si frustrant, à vrai dire, de se laisser attendrir l'espace d'une seconde par l'apaisement qu'il avait finalement exprimé pour en cesser cet étrange fou rire. Il était agaçant, pour être honnête, d'entendre sa propre gorge produire quelques sons amusés, alors qu'elle se divertissait - lentement, mais sûrement - de le voir ricaner au point de s'étourdir du reste du monde.

- Pardon ? »

Pourtant, si rapidement avait-il laissé son soulagement glisser hors de ses lèvres que Jackson s'était offusqué à son tour, replongeant l'Auror dans l'horreur de ses inquiétudes premières, dans les fêlures d'une austérité qui n'arrivait pas à se départir complètement.

Sa main s'était levé, bien trop tard, bien trop basse, pour retenir le sorcier qui s'était dressé pour en protéger sa valeur, envers et contre lui, d'une manière qui lui avait réchauffé le cœur malgré la méprise. Parce qu'au fond elle savait bien que l'Auror n'avait pas posé la question pour s'assurer d'une paternité douteuse, mais par réflexe. Et si ses propres paroles avaient tranché l'annonce par mesquinerie, il en résultait davantage de ses mauvaises tendances à propager la zizanie dès qu'elle ressentait l'oppressante sensation de négligence. D'une tête embrumée, elle les avait observés, les muscles tendus comme s'ils étaient aussi prêts, l'un comme l'autre, à revendiquer leurs puissances incommensurables, l'incitant de fait à se pourvoir d'une hostilité précaire. Si Jackson se montrait aussi belliqueux contre Léandre, c'était sans doute parce qu'elle avait raison de s'offusquer de la sorte non ? Puis elle avait soupiré, d'une peine lourde qui l'emportait à nouveau alors qu'ils l'abandonnaient pour s'adonner à des messes basses, avalant la Nymphe dans leurs réprimandes. Puis elle avait reporté son attention sur ce ventre trop creusé pour en contenir quoi que ce soit, farfouillant frénétiquement ce qui s'y cachait sinueusement et provoquait tant de vésanies. - Léandre, ne la laisse pas ainsi. Et si tu as peur, si tu es effrayé de perdre ceux que tu peux aimer alors c'est que tu es le plus humain de nous tous. Ne manque pas cette chance, ne te promets pas de tels regrets. Maintenant, prends ma place à ses côtés. »

Si elle pouvait, l'arracher... Peut-être... Et pourtant, n'avait-il pas semblé... Ne pouvaient-ils pas la laisser se reposer un peu ? Juste un peu... «Adrasteia. » et pourquoi prononçait-il son prénom ainsi ? Pourquoi abordait-il maintenant des tons qui s'apparentaient aux autres ? Adrasteia, comme une malédiction que l'on se désolait du bout de la langue jusqu'aux profondeurs de la gorge. Elle creusa encore, paniquée, parce qu'il n'avait pas prononcé son prénom de la sorte avant cette soirée cataclysmique.

Et la reine sans peuple avait hoqueté sous la surprise de mains saisissant les siennes, n'osant pas lever les yeux tandis qu'elle anticipait la suite. Ils étaient sans doute furieux, d'autant plus furieux, contre elle maintenant que Jackson avait eu l'audace de prendre en sa faveur. « Arrêtez, Adrasteia. » - Non, ça ne prendrait qu'un instant, et elle règlerait le problème... «Vous savez… Pourquoi. Vous le savez. Alors détestez-moi. Haïssez-moi, Adrasteia. » Il était fou, il était certainement fou. Animée d'une angoisse surprenante, la sorcière avait finalement levé les yeux, fronçant ses sourcils d'inquiétudes qu'avaient imposées ses dernières paroles avant d'en forcer leurs mains liés en sa direction pour en presser ses doigts contre la peau de ses joues.« Je... Pardonnez-moi Léandre, je voulais ... Ce n'était pas... Tout est... Et j'ai cru sans doute que si j'étais suffisamment horrible, peut-être que j'arriverais à obtenir votre... Je sais... » Fou, complètement aliéné. «Haïssez-moi autant que je vous aime. »

Fous ... Assurément et éternellement bellicistes d'une conquête qu'ils se plaisaient à troubler par révolutions.

Ses ongles s'étaient plantés dans sa chaire avec cette même force que celle qu'elle brutalisait contre sa propre lèvre inférieure. Savait-il seulement à quel point ces mots étaient douloureux ? Si doux à l'oreille, ce faible murmure qui venait se perdre au tréfonds de ses ombrageuses croisades.«Vous le savez, Adra, je le veux cet enfant. »
Un secret précieux qui ondulait au gré des mouvements sonore qu'incombait encore l'explosion qu'elle n'arrivait pas à situer. «Je le veux avec vous. »

Elle lui aurait fait mal, tellement mal, là, à ce moment précis, ses mains ne dérogeant pas de leur emplacement tandis qu'il délaissait ses poignets pour écorcher délicatement son ventre. Et il était si éreintant, en vérité, de résister à cette envie de lui lacérer la peau, tant il la tyrannisa par des aveux qu'il avait promis de ne jamais confesser à voix haute. Et il était si écrasant, pour ne pas mentir, de l'aimer au point de vouloir le broyer de ses propres mains, un peu trop fort, un peu trop tôt ... Un peu trop tout simplement. « Vous m'aviez juré de prendre soin de ce... De ne pas briser le peu qui me restait de... Je voulais simplement me reposer au calme à la maison... Et puis... vous m'avez laissé toute seule avec eux alors que vous m'avez promis que si nos chemins s'étaient croisés à nouveau, vous ne me laisseriez plus jamais seule... Mais vous avez - comme mon - vous vous comportiez comme mon - vous avez fait exactement comme Konstantin le faisait avec maman ! Vous vous êtes débarrassé de moi pour me reléguer à des médicomages ! »

Elle semblait s'offusquer encore, la belle aux plumes d'ébènes qui s'époumonait de coups d'ailes disloquées. Pourtant, ses traits se métamorphosaient subtilement au gré des tendresses qu'il effleurait contre ses lippes, de la haine à la détresse, de la détresse à la confusion, ne sachant plus par quoi commencer, par quoi l'accabler, par quoi partager. « Tout ça ... Ce n'est pas ma faute, vous ne pouvez pas ... Je n'y suis pour rien ... Je vous le jure Léandre ... Je ... Quelques bières et ... nous nous amusions et puis ... j'ai seulement trébuché ... Mais il y avait Cho ... Et la voyante ... Elle nous avait dit que le sinistros nous poursuivrait mais ... j'étais persuadée qu'elle ... Ensuite, il y a eu la soirée ... Il était si silencieux, toujours là, mais si silencieux ... A-alors, je croyais que ... J'ai trébuché et tout brûlait. Nous devions célébrer, avec quelques clients, Sio est rentrée, mais j'ai trébuché. Et puis il y avait ce garçon, qui a trébuché aussi ... Les gens courraient partout et ils allaient le piétiner ... Jackson, il est venu m'aider, Jasper a été emmené ... Et puis vous aviez dit que vous seriez toujours là pour me protéger alors je vous ai attendue ... Je n'ai pas douté ... Je voulais ... Vous croire, mais vous ne voulez pas m'écouter. Alors j'ai cru que si je vous blessais ... Vous cesseriez de m'ignorer ... Pas vous ... Pas vous aussi.Il faut seulement éviter Cho ! Alors il n'y aura plus de sinistros ... Et puis il ne restera que ... Mais ne vous inquiétez pas Léandre, j'ai survécu deux ans toute seule ... Ça ira ... Je sais comment lui survivre, j'ai seulement besoin ... De ne pas être ignoré ... Vous ... Vous m'avez écouté n'est-ce pas ? »

À bout de souffle, la Nymphe avait fini par fermer ses paupières, laissant sa tête percuter la sienne, mollasse et lourde, d'un geste mal calculé. Si lourde, à supporter, autant par toutes les informations qu'il lui avait empêché d'énoncer, que par les nouvelles qui s'étaient ajoutées, et la fatigue, surtout ... Qui compressaient ses tempes avec persistance. Elle soupira longuement, pour la énième fois, laissant ses mains retomber contre ses propres cuisses avant qu'elle ne vienne poser son front contre son épaule, profitant de l'occasion pour reposer ses pauvres yeux asséchés par l'épuisement. Tellement de lui, tellement de tout. Comment avait-il pu oser ... Et que croyait-il, qu'il arriverait à berner le reste du monde jusqu'à ce qu'ils crèvent de vieillesses main dans la main ? Que jamais personne ne s'attaquerait à sa - futur - femme s'il se comportait de la sorte ? Et lorsqu'elle se promènerait, le ventre rond comme un ballon, qu'il suffirait de lui aboyer dessus devant l'assemblée pour que tous se convainquent qu'il était inutile de l'attaquer - s'il advenait qu'une vengeance prenne place en l'incluant dans la tactique - pour l'atteindre lui ? Un nouveau soupire s'éclipsait contre ses lèvres, glissant lentement l'une de ses mains pour venir trouver la sienne, effleurant discrètement le bout de ses doigts. « Et si ... »

Et si. Deux mots terribles, deux mots pondéreux, sans équivoque, pour eux, délicats à utiliser. Néanmoins, la Slave avait soigneusement mimé les intonations qu'il avait lui-même octroyés la dernière fois, pour se moquer d'elle. Sa tête avait roulé, légèrement pour en dévoiler un seul œil qu'elle ouvrait pour en admirer son faciès, à la recherche d'une risée, sans doute. « si nous prétendons, alors les gens croiront réellement qu'il est question d'un mariage forcé... Et que donc, vous n'auriez plus à craindre que... » Elle hésita, quelques secondes avant de poursuivre, s'apaisant doucement au même titre qu'elle murmurait ses prochaines paroles : « Et si nous prétendions, qu'il est question de sauver les apparences... Seriez-vous moins inquiet Léandre ? J'aimerais trouver une manière d'alléger vos maux sans empirer les miens. » Elle redressa lentement son cou, un sourire espiègle étirant faiblement ses lèvres blanchâtres, tentant visiblement d'aborder des aires faussement hostiles. « Toutefois... Il serait à votre avantage, Monsieur Rosier, d'aller présenter quelques excuses - et je me fiche bien de la manière qu'elles sont délivrées - à la seule personne qui s'est donnée la peine de protéger votre petite famille. Autant pour vous, d'en décider de marcher sur votre orgueil, Léandre Rosier. ... Et si... Et s'il fallait vous inciter à obtempérer ... Sachez que mon ivresse actuelle est bien loin d'être passée, et qu'elle m'a fait tourner la tête toute la soirée à songer à ce que je pourrais vous faire une fois rentrée. Il serait bien dommage que je ne partage pas toutes ces envies avec vous ce soir ... N'est-ce pas ? »



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MessageSujet: Re: Nos affres | Adrasteia, Jackson & libre   Lun 16 Oct - 13:58

Nos affres
Léandre Rosier, Adrasteia Raventhrone et Jackson Emsworth

Il le connaissant comme s’ils étaient tous deux les moitiés d’une entité forte, unique. Il savait que Léandre combattait d’orgueil ses déclarations et qu’il vivait mal cet affront psychologique de la part de son frère d’armes. Mais quand bien même, Jackson se devait de dire les choses devant pareille opérette. Il était inconcevable pour lui que de rester muet, de ne point réagir devant la catatonie soudaine de son allié éternel. Si cela avait été lui et malgré les règles, malgré les transgressions futures, il n’aurait pas réagit ainsi, jamais. Il était lui-même et ce, de manière constante en présence du fils Rosier, ce n’était aucunement l’instant idéal pour changer de fusil d’épaule.

« Adrasteia. »

Visiblement, son ami abdiquait enfin face à la vague de ses sentiments enfouis, obéissant avec raison à l’insistance fraternelle. Il l’observait s’agenouiller devant la mère de son Futur, prendre ses mains et enfin se connecter à elle. D’une certaine manière, il enviait ce spectacle et cette alchimie visible de tout le monde. Il y avait une telle force, une telle émotion qui émanait de leurs deux corps, de leur échange. Jackson eut un mouvement de recul, comme se sentant de trop.

«  Arrêtez, Adrasteia. Vous savez … Pourquoi. Vous le savez. Alors détestez-moi. Haïssez-moi, Adrasteia. »

Jackson n’entendit point la suite, trop loin pour atteindre les murmures si tendrement prononcé par Léandre, en témoignaient la candeur naissante dans leur conversation. Cependant, la torpeur d’Adresteia rattrapa rapidement cet effet de surdité.

Je... Pardonnez-moi Léandre, je voulais ... Ce n'était pas... Tout est... Et j'ai cru sans doute que si j'étais suffisamment horrible, peut-être que j'arriverais à obtenir votre... Je sais…
- Haïssez-moi autant que je vous aime. 
- Vous m'aviez juré de prendre soin de ce... De ne pas briser le peu qui me restait de... Je voulais simplement me reposer au calme à la maison... Et puis... vous m'avez laissé toute seule avec eux alors que vous m'avez promis que si nos chemins s'étaient croisés à nouveau, vous ne me laisseriez plus jamais seule... Mais vous avez - comme mon - vous vous comportiez comme mon - vous avez fait exactement comme Konstantin le faisait avec maman ! Vous vous êtes débarrassé de moi pour me reléguer à des médicomages ! Tout ça ... Ce n'est pas ma faute, vous ne pouvez pas ... Je n'y suis pour rien ... Je vous le jure Léandre ... Je ... Quelques bières et ... nous nous amusions et puis ... j'ai seulement trébuché ... Mais il y avait Cho ... Et la voyante ... Elle nous avait dit que le sinistros nous poursuivrait mais ... j'étais persuadée qu'elle ... Ensuite, il y a eu la soirée ... Il était si silencieux, toujours là, mais si silencieux ... A-alors, je croyais que ... J'ai trébuché et tout brûlait. Nous devions célébrer, avec quelques clients, Sio est rentrée, mais j'ai trébuché. Et puis il y avait ce garçon, qui a trébuché aussi ... Les gens courraient partout et ils allaient le piétiner ... Jackson, il est venu m'aider, Jasper a été emmené ... Et puis vous aviez dit que vous seriez toujours là pour me protéger alors je vous ai attendue ... Je n'ai pas douté ... Je voulais ... Vous croire, mais vous ne voulez pas m'écouter. Alors j'ai cru que si je vous blessais ... Vous cesseriez de m'ignorer ... Pas vous ... Pas vous aussi.Il faut seulement éviter Cho ! Alors il n'y aura plus de sinistros ... Et puis il ne restera que ... Mais ne vous inquiétez pas Léandre, j'ai survécu deux ans toute seule ... Ça ira ... Je sais comment lui survivre, j'ai seulement besoin ... De ne pas être ignoré ... Vous ... Vous m'avez écouté n'est-ce pas ? »

Jackson écoutait, statique.

« Et si ... Et si nous prétendions, qu'il est question de sauver les apparences... Seriez-vous moins inquiet Léandre ? J'aimerais trouver une manière d'alléger vos maux sans empirer les miens.» 

Il fut soudainement bien plus attentif.

« Toutefois... Il serait à votre avantage, Monsieur Rosier, d'aller présenter quelques excuses - et je me fiche bien de la manière qu'elles sont délivrées - à la seule personne qui s'est donnée la peine de protéger votre petite famille. Autant pour vous, d'en décider de marcher sur votre orgueil, Léandre Rosier. ... Et si... Et s'il fallait vous inciter à obtempérer ... Sachez que mon ivresse actuelle est bien loin d'être passée, et qu'elle m'a fait tourner la tête toute la soirée à songer à ce que je pourrais vous faire une fois rentrée. Il serait bien dommage que je ne partage pas toutes ces envies avec vous ce soir ... N'est-ce pas ? »

Conscient que Léandre avait adopté une rudesse soudaine à son propos et cela, Adrasteia l’avait perçu aussi. Se pourrait-il que ces deux-là soient si connectés que même la jeune femme soit apte à lire en le sorcier, si complexe et si insaisissable ? Il intervint alors, s’approchant et se mettant à hauteur des deux amants.

« Adrasteia, Léandre… Ne vous en faites pas pour le mariage, pour l’enfant à naître, je m’en occupe. Le Sacre et moi-même allons vous protéger. Personne n’aura le temps d’émettre la moindre idée, le moindre murmure cancanier quant à vous deux. Soyez sûrs que je serai votre bras, votre bouclier. Léandre, tu sais que même si tu avais acter ton envie meurtrière à mon égard il y a quelques instants, je n’aurais cessé d’aimer mon frère. Et vous, ma chère, s’il fallait vous sauver un milliard de fois, je le referai. Donc, il se redressa d’un mouvement net. Ne pensez qu’à votre santé. Je vais de ce pas, aller voir mon père. »

Il pressa sa main contre l’épaule de Léandre, étouffant d’amour fraternel et de sagesse à la fois. Se redressant enfin et s’éloignant lentement pour enfin disparaître parmi la foule de guérisseurs alentours.

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