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 Après l'horreur (RP libre)
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Aedan C. WesterÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Mer 25 Oct - 15:03

Après l'horreur
Les autres & Aedan


Ce qui était bien avec Finn, c'est qu'il ne se détournait pas. Tandis que cette Holly s'extasiait sur son Finn, il attrapa la main de celui ci et la serra davantage. Il continuait de fixer la jeune fille, un léger rictus blasé déformant son visage, le regard entièrement plongé sur elle: Ok. Qu'est ce qu'elle fiche ici ? Au moins, Finn semblait tout aussi étonné qu'avec lui de la voir. Preuve qu'elle aussi n'avait pas forcément été convié à venir le soutenir.

Avait il invité des gens au moins ? Haha, sans doute pas.

Eh bien je le trouve assez sec ton ami.

Sans la lâcher des yeux, Aedan se demanda une micro-seconde s'il avait l'autorisation de la frapper ou s'il valait mieux pour lui qu'il s'abstienne. Sa main broyait celle de Finn ; et il devait avoir mal tant il l'a serrait fort, mais qu'importe. Bordel c'est qui cette meuf ? Elle fout quoi aussi près de Finn là ? Il détestait cette distance qu'elle avait foutu entre elle et son Finn. C'est quoi la prochaine étape ? Elle s'met à califourchon sur son lit d'hosto ?
Non, ça c'est lui qui va le faire si elle continue à trop s'aventurer sur son territoire. Juste histoire de lui montrer.

J'suis moins sec qu'on le pense quand j'suis avec Finn, répliqua t-il d'un calme mais sec, rempli de sous-entendus. Il voulait lui montrer qu'il était à lui. Puis, j'sais pas si t'as remarqué mais y a sans doute une salle d'attente ici, donc tu vas te bouger là bas, le temps que j'ai fini avec lui.

Il était au courant que Finn était là. D'ailleurs dans sa tête, il s'imaginait bien ce dernier, complètement blasé. Et ça le fit sourire ; pire il éclata de rire. Merde, c'est pas sa faute s'il l'aime !

Putain, j'vous jure, dit il ironiquement.

Et sur ces mots, il se baissa lentement, très lentement afin qu'elle puisse se rendre compte de ce qu'il était sur le point de faire - et plaqua ses lèvres sur celle de Finn avant de l'embrasser langoureusement. Il fixait Holly en coin, pour guetter sa réaction. Son côté diabolique était en jeu. Hophop, on décale ma chérie. Pour finir, il tira légèrement sur sa lèvre puis se redressa.

Tu vois, moi aussi je me préoccupe de son bien être. Tu ne peux pas savoir à quel point ses lèvres m'avaient manquées.

Il lui adressa un parfait petit sourire diabolique sans se préoccuper de ce que pouvait bien penser Finn. Normalement, il était peut être encore en train de se remettre émotionnellement de ce qu'il venait de se passer.

_________________

Aedan C. Wester
Narrateuravatar
MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Lun 30 Oct - 4:32

RP
Le Narrateur dans le rôle de : Ethan Nilsson

Ethan Nilsson pénétra dans le centre médical d’Atlantis d’un pas à la fois décidé et détendu. Il salua d’un hochement de tête la secrétaire de l’accueil, qui lui rendit son salut avec un sourire timide, comme à l’accoutumée. Le biologiste était un habitué du centre, qu’il fréquentait pour faire fructifier différents partenariats de recherche quand il n’était pas occupé à l’UPA. Depuis un an qu’il s’était installé à Atlantis, il avait déjà publié trois fois dans des journaux internationaux et tenu plusieurs conférences sur les interactions entre des organismes moldus et sorciers. Il était à la pointe dans son domaine, malgré la barrière qui ne cessait de se dresser devant lui, encore et encore. Lui aussi était moldu et au fond de lui, derrière son arrogance et son regard confiant, il savait qu’il était bien loin encore de comprendre la magie.

La Tour de Verre était en effervescence depuis l’explosion de la bombe, dont la déflagration avait été entendue dans toute la ville. De nombreux chercheurs s’étaient précipités sur les lieux pour prêter mains fortes aux secouristes, d’autres tiraient déjà des fils dans la presse et chez leurs informateurs pour tenter de comprendre le pourquoi, d’écrire les premiers communiqués d’apaisement. Au milieu de cette agitation, la crainte que tous avaient en tête mais qu’aucun n’avait osé exprimé avait été confirmée. Des collaborateurs blessés. Aucun mort. Des conséquences néanmoins. Rapidement, des ordres avaient été distribués et alors qu’Ethan enfilait sa veste pour sortir de la tour et se rendre au centre médical, il avait reçu un appel de Casey Patrickson.

« La chambre de Poppy Irvine, s’il vous plait. » La guérisseuse leva la tête de ses registres et s’apprêta à lui demander les raisons de sa visite avant de le reconnaître. « La 307, juste après le coude du couloir, à droite. » Elle lui répondit sans sourire, visiblement fatiguée et il se contenta d’un murmure pour la remercier. Il n’avait parcouru que quelques mètres qu’il entendit une voix inconnue faire écho à sa propre requête. Le biologiste vit volte-face et détailla l’anonyme, grand et mince, vêtu d’un trench camel de qualité, visiblement nerveux à en croire ses doigts qui pianotaient sur le comptoir. Il obtint la même information et s’écarta un peu, se passa une main dans le visage, puis sur la nuque, avant de croiser le regard de Nilsson. Les deux hommes s’observèrent sans savoir comment réagir, puis l’inconnu se détourna et se laissa choir sur un fauteuil en plastique du couloir. Ethan reprit son chemin vers la chambre.

Il frappa délicatement à la porte pour annoncer son entrée, bien que la foule qui occupait déjà la chambre rendit sa délicatesse presque obsolète. « Mademoiselle Irvine » Il s’approcha de Poppy sans véritablement porter attention aux autres visiteurs. « Je suis envoyé par Monsieur Patrickson, puis-je vous parler un instant en privé ? Autant que faire se peut ? » Il se tourna vers Irvin, la main déjà posée sur le rideau qui permettait de camoufler le lit aux regards, marquant clairement que la question n’était que rhétorique. Par politesse néanmoins, il ajouta. « Je n’en ai pas pour longtemps. »

Poppy IrvineÉtudiant・Sorcier - StaffavatarÉtudiant・Sorcier - Staff
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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Mer 6 Déc - 13:45

Chambre 24601 - 01 Juillet 2000.

Tu veux que je prévienne Campbell ? Que je lui dise que tu es ici ?. Oh, comme ce serait bien, mais non, non, il ne faut pas que Keith sache, il serait... Déçu, n'est-ce pas ? C'est du moins ce que ses pensées lui dicte. Lui qui aime tant la perfection, la minutie, comment pourrait-il de nouveau s'intéresser d'une jeune fille qui perdait petit à petit la maîtrise de ses doigts. Alors Poppy secoue la tête en contestation puis après que quelques unes de ses mèches aient volé dans les airs, passe ses cheveux derrière oreille comme pour changer subitement de sujet. Et c'est justement de cela que sort cet étreinte, ce câlin si sincère qui vient s'effondrer sur Irvin. Ce n'est pas souvent qu'il y soit tant réceptif, d'ailleurs, et la jeune étudiante est profondément heureuse que son ami lui rende la pareille, semble lui aussi avoir besoin d'un peu de réconfort tactile. La tête posée sur son épaule, elle écoute ce qu'il lui dit, resserre un peu lorsque le mot horrible s'évapore entre les bruits et nombreuses exclamations qu'il y a derrière eux, puis sourit à Mini qui est toujours là sur son lit. Elle la voit bien, dans cette position. Et elle lui tend le bras, qu'elle aussi prenne un peu part à cet instant de tendresse, car tout le monde, vraiment, doit en avoir besoin.

Enfin, Poppy lâche la pression, se retire de cet enlacement et laisse ses oreilles filer du côté de l'autre petit groupe, où le ton monte. « Hey... Vous pouvez pas vous calmer et juste être content d'être ensemble, non ? ». Imaginer Irvin blessé, songé à Keith, voir Mini esseulée... Et entendre le groupe derrière se battre pour savoir qui est l'ami le plus investi lui donne quelque peu envie de vomir. Cette situation est si absurde, alors elle souffle quelque peu énervée puis se retourne aussi sec vers les deux visages plus familiers et amicaux, en croisant les doigts pour ne pas recevoir une nouvelle pique de la part de celui qui, comme elle, est blessé. Avant d'oublier, et car le temps semble enfin être le bon, Poppy englouti sa chocogrenouille en couinant quelque peu lorsqu'elle sent les petites pattes enchantées courir sur sa langue. Cela la fait sourire, doucement. Elle porte sa main à sa bouche, pour cacher ses dents marrons à cause du chocolat et tandis qu'elle veut commencer à parler pour changer de sujet et partir sur quelque chose de plus joyeux, un homme pousse la porte en disant son nom.

« Oh, oh, envoyé par M Patrickson, oui, je suis à vous, un instant. ». Surprise, elle bafouille et se met à suer. Heureuse que M. Patrickson envoie quelqu'un pour elle, il devait être inquiet, mais terrifiée que cela ne remette beaucoup de choses en question, après tout, elle avait des projets avec cet homme qui serait considérablement retardés par son état de santé actuel. Elle se tourne alors vers Irvin « Ca ne prendra pas longtemps, c'est euh... Je t'en parlerais plus tard. C'est important. ». Elle se tourne ainsi vers l'homme arrivé, vérifie bien elle aussi que les rideaux sont à présent tirés, et murmure d'une petite voix tout juste audible pour le nouvel invité « Tout va bien ? Je n'ai pas de souci, n'est-ce pas ? Je veux dire, je suis désolée, je vais avoir un peu de retard dans notre, euh, collaboration. Mais ce n'est pas ma faute, j'aurais mieux fait de rester chez moi. En plus j'étais avec mon père, imaginez un peu la réaction d'un moldu médecin à tout ça, ce n'est pas facile. Non, ce n'est pas facile. Mais ça ne fait que me motiver davantage, vous savez. Et puis, j'espère que M. Patrickson ne m'en voudra pas. Je... Vous. Qui êtes-vous, d'ailleurs ? ». Lorsqu'elle stresse, Poppy devient bavarde et perd tout sens. Ainsi, commence-t-elle déjà à secouer la tête de droite à gauche, balayant le sol du regard, tantôt assise sur le rebord du lit et tantôt allongée. Elle ne sait pas comment se présenter, comment parler. Jusqu'à ce que enfin, elle n'ait plus rien à dire que d'attendre quelques réponses, priant pour que de dehors, cette conversation n'apparaisse que comme "blablabla".

Spoiler:
 

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KEEP YOUR TEMPER
Poppy glousse en #FF3333

 
Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Jeu 28 Déc - 16:38


Après l'horreur
Finn, Poppy, Mini and friends
L’esprit de Finn était flou, certes, à cause des anti douleurs (mais ce n’était ni la première, ni la dernière fois qu’il prenait de la morphine, et là, au moins, elle lui était prescrite par un médecin), mais surtout par ce qu’il se passait dans cette chambre. Bordel, il était censé se reposer, il avait vécu un traumatisme physique et mental et venait de subir une opération assez lourde, alors pourquoi Holly et Aedan se comportaient comme des coqs dans une basse-cour, se disputant son attention ? Pas étonnant que Poppy pestait contre eux. Finn, c’était le mec immature par excellence, et pourtant, pour peu que ça l’arrange, il n’avait aucun problème à juger les autres lorsqu’ils agissaient de manière quelque peu enfantine. Et lorsqu’il était dans un sale état, il avait encore moins de patience que d’habitude.

Son corps réagit presque automatiquement au baiser que lui offrit Aedan : sa langue alla à la recherche de sa consœur dans un ballet survolté (il ne se targuait pas pour rien d’embrasser comme un dieu), mais tout ça n’était que physique, une réponse que son organisme, plus habitué au sexe qu’au repos, délivrait mécaniquement. Il n’était pas vraiment en état de prendre du plaisir ou même se rendre vraiment compte de ce qu’il se passait.

« -Putain Ae, tu fais chier. Ecoute la blondinette un peu, je viens de frôler la mort et tu me colles ta langue dans ma bouche, cherchez l’erreur.

Un ton irrité. Comme d’habitude, le Bowman était grognon, le Bowman était difficile à vivre, le Bowman était insupportable, mais pour une fois, c’était quelque peu justifié. Un homme passa la porte et le rideau qui entourait le lit de Poppy fut tiré : Finn se dit que, lui aussi, il aimerait bien qu’on tire un peu son rideau, qu’on le laisse dormir peinard afin qu’il panse ses blessures en paix. Mais quand est-ce que le karma avait été gentil avec lui ? Ce n’était pas prêt d’arriver. L’infirmière qui avait apporté le courrier passa la tête dans la chambranle de la porte, avant de l’entrouvrir doucement.

-Dites moi, c’est vous qui faites tout ce boucan, mademoiselle ? Je vous prie de sortir, s’il vous plait, vous êtes dans un hôpital, pas dans une discothèque.

Probablement qu’en temps normal, Finn aurait pouffé sur l’emploi du mot « discothèque », mis au placard en même temps que les années 80, mais là, il était plutôt content de la diversion que la femme lui procurait, et ne fit aucun commentaire. Si Holly partait, c’était une épine de moins dans son pied : mais ça le laisserait aussi seul en tête à tête avec Aedan, et ça, ça voulait dire des questions sur le pourquoi il l’avait évité pendant plus de 3 mois. Un mal pour un bien, vraiment. La rousse protesta, mais l’infirmière la prit par le bras pour la faire sortir, et Finn lui souffla, avant qu’elle ne sorte de la pièce :

-A plus Holly. Je t’envois un hibou.

L’un comme l’autre savait qu’il ne ferait pas, mais c’était aussi comme ça que fonctionnait leur relation. Elle dans la joie constante, la surenchère, la naïveté, le partage, lui dans le rejet, la morosité, et l’autodestruction. Deux êtres opposés mais qui, pourtant, quelque part, avaient réussis à se trouver. Son regard se tourna vers Aedan, las, empli de fatigue. Il avait toujours été sincère avec lui. Bien sûr, il l’avait abandonné, s’était comporté comme le pire des salauds avec lui, mais si ça n’avait pas été le cas, aurait-il été réellement lui-même ? N’était-ce pas comme ça qu’on l’attendait au tournant ? Si Finn Bowman n’était pas un petit enfoiré qui brisait les cœurs les plus purs, qui était-il ? Il ne savait pas lui-même.

-Ecoute mec, je sais pas pourquoi t’es là. On se voit pas pendant des mois et oui, je sais, c’est ma faute, mais je suis un connard, next. Tu débarques comme une fleur alors que je viens de me faire opérer, tu me dis que t’étais là la veille alors que je me rappelle de rien, tu me roules une pelle devant ma meilleure amie qui t’as rien demandé, et j’ai toujours un PUTAIN de mal de crâne, comment te dire que je suis LÉGÈREMENT agacé.

C’est bien connu, la meilleure défense, c’est l’attaque. Peut-être que s’il était suffisamment détestable, s’il utilisait son bagout habituel tout en l’insultant copieusement, Aedan finirait par s’en aller. C’était plus facile comme ça. Mais la plupart du temps, l’irlandais arrivait à voir à travers son masque, et c’était pour ça, probablement que ses sentiments à son égard étaient bien plus fort qu’il n’osait l’imaginer. Il verrait sans doute que ces aboiements n’étaient qu’une protection, ou peut-être pas. Qu’est-ce qui était le mieux, au final ? Qu’il le confronte à ses propres contradictions, ou qu’il le laisse seul afin de contempler le vide de l’existence qu’il s’était forgé ?

Il ne s’occupait plus de Poppy, plus de Mini, même plus d’Aedan, au final. Il ferma les yeux. Ses pensées voguèrent vers un temps passé, vers l’année dernière, à peu près à la même période. Il était également à l’hopital, pour une toute autre raison. S’il avait réussi sa tentative de suicide, il n’en sera pas là, il n’aurait pas besoin de s’embêter de toutes ces bêtises.

-Lâche-moi, okay. »

Et c’était une supplication, plus qu’une demande ou même une provocation. Tout allait bien trop vite. Il avait bien trop mal. Finn n’aspirait qu’à une pause, un arrêt dans le temps où il ne sentirait plus rien, même plus son cœur qui battait dans sa poitrine.

HRP:
 

_________________
How could this happen to me?
I open my eyes, I try to see but I'm blinded by the white light. I can't remember how, I can't remember why I'm lying here tonight. And I can't stand the pain, and I can't make it go away.

Aedan C. WesterÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Lun 1 Jan - 15:17

Après l'horreur
Les autres & Aedan


Aedan avait toujours su que les seules personnes qui pouvaient nous faire le plus de mal étaient celles que l'on aimait. Finn, comme à son habitude, semblait avoir répondu à son baiser comme il se devait. Il avait sourit contre ses lèvres, ayant l'impression d'avoir retrouvé quelque chose qu'il avait perdu et ne semblait pas sûr de ressentir de nouveau un jour. Seulement la réaction de Finn avait été quelqu peu... étonnante. Il suivit du regard Holly qui s'en allait, considérant l'altercation de l'infirmière comme un signe du destin. Le jeune homme avait décidé de passer outre le ton irrité de Finn qui l'avait carrément remis à sa place quelques secondes avant.

Quand la jeune fille eut enfin disparue, Ae sentit l'atmosphère qui changeait. Mais pas en bien. Elle s'alourdissait, avertissant que la suite des choses allait être difficile et qu'il devait se préparer psychologiquement. Il écouta Finn attentivement, suivant le mouvement de ses lèvres; étant bien plus concentré sur celles ci que sur ce qu'il disait. Mais son esprit enregistrait tout et ne perdait pas une miette de ses mots. Il n'arrivait pas à analyser le comportement de Finn, bien qu'il pouvait tout à fait comprendre sa fatigue. Finn acheva ses remontrances et dans un premier temps, Aedan resta parfaitement immobile, cherchant son regard du sien.

Il ne voyait dans les yeux de son amant, qu'une profonde lassitude liée sans doute à ce qu'il venait de vivre et à l'angoisse qui le submergeait. Puis il serra imperceptiblement la mâchoire, comme si chacun de ses mots remontaient à la surface et résonnaient en écho dans sa tête. Devant lui se tenait un Finn fatigué, blessé, autant moralement que physiquement mais la douleur d'Aedan que lui procurait son ami était elle comparable à la sienne ? Bout par petit bout, il sentit son coeur qui se décomposait. Il savait qu'une fois de plus, le jeune homme attendait qu'il s'en aille.
Là, il se rappela de la nuit dernière qu'ils avaient passés ensemble, puis au dernier regard qu'il avait jeté à la porte de la salle de bain qui ne s'était pas rouverte, avant de s'enfuir comme un chenapan dans la nuit. Il imagina les doutes qui allaient l'attaquer s'il partait, là, tout de suite ; à la peur qui allait le prendre au cou s'il s'en allait loin de lui. Et cette sensation, d'impuissance, d'angoisse qui lui retournait le ventre, lui rendant les mains moites, la tête dans le brouillard... Le terrifia.

Il passa une main dans ses cheveux, détournant le regard quelques instants avant de le reporter sur Finn. Il se rapprocha, et d'un geste vif, passa une main derrière la nuque en la serrant entre ses doigts, assez pour lui faire mal, mais surtout dans le but de capter l'intégralité de son attention. Il rapprocha ses lèvres de son oreille.

Ecoute moi Bowman, fit il entre ses dents serrées, On a été séparés pendant des mois entiers. Et crois moi, même si je suis passé outre, je résistais pas au début. Tu t'imagines sans doute pas de qu'elle couleur étaient mes jours, à quel point j'avais mal à en crever, à quel point j'avais peur, tout le temps, à chacun de mes pas. Et la dernière fois, quand tu m'as envoyé chier, et que j'pigeais pas pourquoi, est ce que tu t'imagines au moins comment j'étais ? Sans doute pas, parce que t'étais déjà occupé à m'oublier.

Il sentait qu'il voulait pleurer, et que son corps criait sans aucun son. Mais comment pleurer quand toutes nos larmes étaient déjà épuisées ? Il voudrait hurler au monde tout entier qu'il avait mal, et ce depuis trop longtemps. Maintenant, à tenir Finn ainsi, la seule chose qu'il voulait vraiment, c'était l'embrasser pour rattraper de nouveau le temps perdu, et qu'importe le lit d'hôpital, qu'importe les gens autour de lui, quand Finn était là, il ne voyait plus que lui. Il se mordit la lèvre, et ne le lâchant pas, planta des yeux sombres dans les siens. Il espérait que le jeune homme lirait en lui, comprenant ses peines et acceptant enfin qu'ils se serrent les coudes à deux pour battre ces vies merdiques qu'ils devaient vivre. Avant qu'il ne puisse se contrôler, ses yeux se retrouvèrent cachés derrière une barrière de larmes.

Tu peux dire ce que tu veux Finn, me haïr, m'insulter, me frapper, ou j'sais pas quoi, chuchota t-il encore plus bas, mais retiens un truc. Maintenant c'est terminé, j'ai eu trop mal. J'te lâcherai plus Finn, plus jamais, tu piges ça, merde ?

Il le lâcha enfin, un goût amer dans la bouche. Maintenant qu'il lui avait dit ce qu'il pensait en deux-trois mots, il avait peur pour la réponse de son amant. Mais jamais, jamais il pouvait avoir aussi mal que la nuit ou Finn l'avait presque jeté de chez lui. Cette nuit là, c'est comme s'il avait cessé d'exister.

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Aedan C. Wester
Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Mar 2 Jan - 7:05

Poppy secoue la tête, refuse ma proposition de prévenir Campbell. Je ne la trahirai pas, même si j’ai l’intuition qu’elle aimerait le prévenir, le voir, si elle le pouvait. Mais l’heure n’est pas à cette discussion, alors je me contente de répondre à son étreinte du mieux possible. Moi qui suis si peu tactile d’habitude, j’apprécie ce câlin imprévu et je soupire profondément, soulagé du dénouement de cet attentat. Ni elle ni Torvi ne sont blessées, et c’est le mieux qu’on pouvait espérer. Bien sûr, il y a le traumatisme, mais rien qui ne puisse être surmonté avec le temps. Du moins, je l’espère.

Les échos de la dispute autour du lit voisin me parviennent plus ou moins précisément, mais je saisis l’essentiel ; et je vois parfaitement bien le jeune homme se pencher pour embrasser très langoureusement le type allongé. La situation me paraît légèrement absurde, mais Poppy l’exprime avant moi. Je n’ai pas vraiment la force de me lancer dans ce débat de toute façon, et l’intervention de l’infirmière clôt le sujet. Le calme retrouvé est agréable, surtout pour mes implants, beaucoup plus efficaces dans le calme.

Ce qui m’inquiète maintenant, c’est ce type qui débarque de nulle part pour voir Poppy et exige mon départ avec une assurance inébranlable. Monsieur Patrickson ? Poppy elle-même semble impressionnée (fait assez rare pour être noté) et s’exécute aussitôt avec un mot d’excuse.

- D’accord, je vais voir si ma colocataire va bien, elle a des examens à faire ce matin, et je reviens.

Le rideau se ferme sur mes derniers mots et j’espère que Poppy les entendra ; avant que nous soyons totalement séparés, je lui envoie une interrogation silencieuse… puis je me retrouve seul, entre la jeune femme silencieuse et les deux amoureux en plein drame. Inutile de dire que je me sens de trop ; alors j’opte pour une retraite tactique et sort dans le couloir à la recherche d’une machine à café et du service où se trouve Torvi.

Quelques minutes après, la boisson en main, je me laisse tomber sur une chaise du couloir. Torvi est indemne malgré la fumée inhalée après l’explosion, son bébé aussi, et un poids s’est levé de ma poitrine. Mais faire bonne figure pour la soutenir ainsi que Poppy m’a demandé plus d’énergie que prévu et je me sens déjà épuisé. Merde. Je me frotte le visage d’une main pour y ramener un peu de couleur et je soupire, encore. Encore quelques minutes, puis la jeune femme aura besoin de repos et je retournerai dans mon lit moi aussi. Ma main tremble. Allez, un peu de courage. Ce n’est pas moi qui suis à plaindre en ce moment. Je me lève trop vite et ma tête tourne ; je reste immobile une seconde pour reprendre mes esprits, attirant le regard d’une infirmière inquiète que je rassure d’un hochement de tête. Je finis mon café d’un trait et retourne à la machine pour y prendre deux chocolats chauds : un pour Poppy et un pour la jeune femme mutique à côté d’elle. C’est un bon moyen de lancer la conversation, non ?

Je pousse une seconde fois la porte de la chambre, chargé de mes deux gobelets. Le rideau autour du lit de la future ingénieure est toujours tiré alors j’avance vers le lit de l’autre jeune femme. J’approche ma chaise de son lit et lui tend le gobelet.

- Un chocolat chaud ? C’est pas la saison mais c’est assez réconfortant, je pense.

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Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Sam 10 Fév - 13:49


Après l'horreur
Finn, Poppy, Mini and friends
Est-ce qu’un jour Aedan comprendrait vraiment pourquoi il réagissait ainsi ? Pourquoi il ne cessait de le repousser, malgré le fait qu’il n’aspirait qu’à une chose et une seule, c’était de se repaitre de ses lèvres et oublier le monde extérieur en sa compagnie ? Depuis qu’ils étaient enfants, c’était la seule personne avec qui il avait ressentit un réel lien, avec qui il s’était senti suffisamment à l’aise pour s’ouvrir et montrer le véritable Finn, celui qu’il cachait sous un tempérament dragueur et insolent, nonchalant et insupportable. Celui qui avait été tant brisé, qu’il avait renoncé à un jour pouvoir être réparé. Car c’était ça le problème : il pensait qu’il ne pourrait pas être sauvé. Pire, il pensait ne pas le mériter. Alors pourquoi quelqu’un comme Aedan perdait son temps avec un être si misérable, qui ne changerait jamais parce que son taré de père l’avait bien trop affligé pour espérer être un jour une personne normale ? Il méritait bien mieux. L’irlandais qui avait toujours été le feu et la glace, le jour et la nuit… Il devait être avec quelqu’un qui le traiterait bien, qui ne le ferait pas souffrir, et mieux, avec qui il pourrait réellement s’épanouir. Et plus il s’accrochait à Finn, puis cela le confortait dans l’idée que c’était une personne bien trop belle pour vouloir rester avec un taré dans son genre.

Alors lorsqu’il prononçait ces mots si durs à son encontre, l’étudiant en droit se contenta de baisser la tête, acceptant les critiques parce qu’elles étaient méritées. Elles étaient fausses, bien sûr : car pourrait-il un jour réellement l’oublier ? Il était persuadé du contraire, même s’il le voulait vraiment. Les faits étaient là. Oui, il s’était comporté comme le pire des connards avec lui. Oui, il avait couché avec lui et l’avait envoyé balader comme le plus pathétique des coups d’un soir. Oui, il avait fait le mort avec lui malgré ses promesses. Mais ce n’était pas pour les raisons qu’Aedan pensait. Finn, le maitre pour cacher ses émotions… Il n’avait pas pu lui dire pour sa tentative de suicide, pas pu lui expliquer à quel point il avait honte de ce qu’il était devenu, à quel point il haïssait chaque fibre de son existence. Il n’avait pas voulu jouer avec lui, mais c’était sa nature profonde qui était revenue au galop, et maintenant, il se sentait encore plus mal qu’auparavant.

Et puis les dernières phrases d’Aedan achevèrent de lui asséner un coup au cœur. Ne savait-il pas encore, qu’il ne pourrait jamais le détester ? Ce n’était pas de sa faute, toute cette histoire. Finn était le seul et unique fautif, comme toujours. La seule personne qu’il aurait voulu insulter et frapper, c’était lui-même, et probablement qu’en ce moment, s’il n’avait pas eu la moitié des os de son corps brisés et s’il n’était pas allongé sur un lit d’hôpital au milieu d’inconnus, c’est ce qu’il aurait fait. Et peut-être que cette fois, il aurait réussi à s’ôter la vie pour de bon…

Le jeune homme ne savait pas quoi répondre à sa supplique. Il avait été pris de court, parce que malgré ses bonnes intentions, Aedan n’avait pas compris. Il n’avait pas saisi que tant que l’esprit de Finn ne serait pas débarrassé de ces pensées dépressives et autodestructrices, tous les beaux discours du monde ne changeront rien. Et il était trop fier pour demander de l’aide. Le serpent se mordait la queue.

« -Je ne… Voilà qu’il bafouillait, le Bowman, lui d’habitude si loquace et charismatique. Tu comprends pas Ae, ce n’est pas…

Il s’embourbait de lui-même dans ces mots, car comment exprimer ce qu’il ressentait ? Comment convaincre Aedan qu’il devait cesser de s’accrocher à lui, car il n’était plus vraiment lui, seulement une ombre de celui qu’il avait connu ? Heureusement, comme un sauveur venu du ciel, une nouvelle personne pénétra dans la chambre d’hôpital, qui devenait de plus en plus encombrée, le regard plongé sur une charte des constantes d’un patient, qui n’était autre que celles de Finn.

- Mr Bowman, je suis le Dr Maschio, le médecin qui vous a pris en charge à votre arrivée ici. Tout va bien, votre opération est un succès, et comme on a dû vous le dire, après un peu de rééducation, votre jambe paraitra comme neuve, la cicatrice devrait de plus être minime ! Néanmoins, mes relevés m’indiquent plusieurs détériorations dans votre tissu sanguin, qui ne sont vraisemblablement pas dû à vos blessures, et j’aimerai faire de nouveaux examens.

Finn connaissait bien ces complications. Son médecin lui avait sorti le même refrain après sa tentative de suicide. La prise importante de cocaïne faisait des ravages dans son organisme, il le savait. Mais ça, il n’allait pas l’annoncer à voix haute devant tous ces gens, et surtout devant Aedan. Alors, il mima la surprise.

-Je vous emmène pour faire quelques prises de sang et un IRM. Il se tourna ensuite vers l’irlandais, qui était toujours près du lit de l’étudiant en droit. Vous pourrez lui rendre visite demain, les horaires sont de 14h à 17h. »

A peu près au même moment, comme un ballet bien agencé, des aides soignants vinrent emmener le Bowman pour ses examens. Finn eut un dernier regard pour Aedan : il irait signifier qu’il refusait les visites dès qu’il aurait fini avec le Dr Maschio. Et il se le jurait, ce serait la dernière fois qu’il verrait l’irlandais… Pour son propre bien. Pas le sien. Parce qu’il était beaucoup trop toxique, beaucoup trop néfaste, et même si son cœur se brisait à l’idée de couper les ponts avec son amant, c’était la meilleure des solutions, n’est-ce pas ?

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How could this happen to me?
I open my eyes, I try to see but I'm blinded by the white light. I can't remember how, I can't remember why I'm lying here tonight. And I can't stand the pain, and I can't make it go away.

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