Après l'horreur (RP libre)
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MessageSujet: Après l'horreur (RP libre)   Ven 15 Sep - 7:49

HRP:
 


Après l'horreur
Finn, Poppy, Mini and friends
Il était resté pendant 6h sur la table d’opération, et avait bien failli perdre sa jambe. Il avait fallu l’intervention de plusieurs spécialistes médicomages, mais également de chirurgiens moldus et leurs technologie, pour réussir à le remettre plus ou moins en état de marche, et encore, il aurait devant lui plusieurs mois de rééducation avant de pouvoir être comme neuf. Lorsqu’il était sorti du bloc, on l’avait mit en salle de repos, où il s’était réveillé quelque peu perdu quant au lieu où il se trouvait. Car oui, Finn ne se rappelait de rien, par rapport à l’attentat, il ne se souvenait même pas être allé au stade, ce soir là. Heureusement qu’il était bourré d’antidouleurs, car il avait essayé de bouger la seconde où il s’était réveillé, et avait simplement eu l’impression d’avoir des spaghettis à la place des membres. L’infirmière l’avait vite éclairé sur la raison de sa présence, et sur les terribles blessures qu’il avait subit. Finn avait eu de la chance de s’en sortir en vie.

Sauf que la salle de réveil est, par essence, faite pour se réveiller. Une aide soignante vint chercher Finn et emmena son lit dans une chambre d’hôpital, somme toute assez classique, mais qui avait une particularité : elle n’était pas vide. Deux jeunes filles étaient allongées dans un lit semblable au sien, l’air plus ou moins amochées.

« -Désolé, lui dit l’aide soignante. A cause de la bombe, toutes les chambres sont occupées, et on doit un petit peu serrer tout le monde. Je suis sûre que vous vous entendrez à merveille ! Si vous avez besoin de quelque chose, vous pouvez appuyer sur ce bouton, et moi ou un de mes collègues viendra s’occuper de vous, d’accord ?

Bien entendu, Finn protesta véhément. Déjà que ce n’était pas quelqu’un de très à l’aise avec l’idée de partager une chambre avec des inconnues, car il était persuadé qu’elles allaient venir l’ennuyer avec toutes sortes de questions comme ce qu’était son nom et son domaine d’étude, des informations qu’il ne voyait pas l’intérêt de partager, mais en plus parce qu’il ne supportait pas qu’on le voit en situation de faiblesse. C’était Finn Bowman, que diable, c’était lui qui faisait flageolait les jambes des filles, pas ses jambes qui flageolaient à cause de bouts de métal collés à l’intérieur de ses os pour qu’ils restent en place !

-Mon père vous a probablement contacté, dit-il d’une voix pâteuse, induite par les médicaments. Humphrey Bowman, l’avocat ? J’ai droit à une chambre individuelle.

-Je crois que même le Ministre de la Magie n’aurait pas une chambre seul, avec le nombre de patients qu’on a sur les bras, Mr Bowman. Reposez-vous, vous verrez, tout ira bien », lui répondit-elle en sortant de la salle.

Il bougonna dans sa barbe, avant de relever légèrement la tête (le peu qu’il pouvait, vu son état) pour regarder les autres occupants de la chambre. Il y avait une petite blonde, qui semblait jeune, presque une enfant, et qui avait, semblait-il vu les bandages, une blessure à la main. Sa tête lui disait quelque chose : il l’avait probablement déjà vu quelque part, peut-être à l’université. L’autre semblait plus âgée, avec une masse de cheveux assez impressionnante qui s’écrasait sous sa tête et s’étalait sur son dessus de lit. Il renifla avec tout le dédain dont il était capable (c’est-à-dire beaucoup) et fixa le plafond de la chambre. Son plan était de se rétablir au plus vite, de sortir de là, et de ne rien dire à personne. Il espérait que personne n’avait prévenu Holly, qu’elle ne s’inquiète pas trop et se ramène à l’hôpital en pleurant toutes les larmes de son corps : il savait que son père ne viendrait pas, et ne prendrait même pas la peine de prendre de ses nouvelles.

Quelle journée de merde, vraiment. En plus, ses pansements le grattaient.  

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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Dim 17 Sep - 14:12

Chambre 24601 - 01 Juillet 2000.

A son réveil, dans sa petite chambre seule, Poppy n'avait pas juste hurlé à cause de la douleur. Elle s'était tordue dans tous les sens, avait frappé les infirmiers du bout des coudes avec le peu de force qui lui restait, elle avait crié contre les médecins abrutis qui n'avaient rien pu faire d'autre qu'un Ora Reparo et lui dire d'attendre, maintenant. Quant à ceux qui lui disaient "Oh ça va, c'est la main gauche", elle les aurait incendiés sur place. Ils ne comprenaient pas, aucun d'entre eux. Ce n'était pas qu'une main qu'elle perdait doucement sous les broches et les heures qui passent, c'était un outil de travail, une nécessite. Les os n'étaient pas seuls à s'être brisés sous ce morceau de béton, ils avaient emmenés avec eux les espoirs d'un avenir tracé. Et des rêves, tant de rêves. Elle ne récupèrerait sûrement jamais totalement sa motricité, ni sa sensibilité. Ça irait, ce serait suffisant, amplement même, mais Poppy voulait que ce soit parfait. Toujours. Autrement, ça ne conviendrait pas. Alors son monde s'était effondré, une nouvelle fois, et tout semblait insipide.

Alors quand l'abruti dédaigneux entra dans la chambre collective qu'on lui avait attribué depuis peu, en râlant du haut de ses grands chevaux qu'il n'était pas n'importe qui, on pouvait entendre au loin la petite blonde glousser. Ici, tu n'es plus rien. Elle aurait voulu lui dire, qu'il comprenne, mais elle n'avait pas forcément envie de s'attirer plus d'ennui. En deux jours, elle avait déjà du prendre beaucoup sur elle pour s'excuser contre le personnel médical, se faire bien voir. Retrouver un peu son sourire. Sur la petite table devant elle, il y avait un paquet de petits gâteaux fait maison, sa mère les lui avait apporté quelques heures plus tôt avant de devoir retourner au salon. Elle l'avait embrassée sur le front, lui avait assuré que la lettre pour Jasper avait bien été postée hier - elle lui devait bien ça, il avait été parmi ceux qui l'avaient tiré de tout ça - et elle avait continué de sourire pour deux. « Tiens, si tu en veux. Ils sont au citron, ma mère les a fait. ». Poppy saisit la petite boîte et la tend vers son nouveau camarde de chambre. « Elle cuisine toujours, quand elle est stressée. Et comme tu es coincé avec nous, autant que tu t'habitues à devoir lui dire que ses gâteaux sont très très bons, sinon elle va jamais s'arrêter. ».

Doucement, elle lui sourit, de manière profondément fausse, sans le vouloir, puis elle tourne le visage vers le lit de Mini à côté d'elle, le plus près de la fenêtre. « Je crois qu'elle dort... Ou en tout cas, elle ne parle pas. Elle ne m'a pas répondu, tout à l'heure. ». Quand elle est entrée dans sa nouvelle chambre il y a une heure ou deux, Poppy avait salué Mini d'une voix suave, sans réponse. Elle n'avait pas voulu insister, ignorant totalement qui était la jeune femme et quel était son traumatisme. « Oh, euhm. Moi c'est Poppy. Bowman. Et ton prénom ? On va être amené à passer du temps ensemble donc, autant... Je sais pas. Se supporter, je crois. ». Le temps serait bien assez long pour qu'en plus elle ne s'entende pas avec ses colocataires. « Ils t'ont dit quoi, pour ta jambe ? Combien de temps de rééducation ? Combien à rester ici ? ». La question était un peu maladroite, très personnelle, mais Poppy la posait surtout pour se rassurer. Ses mots avaient été accompagnés d'un regard lancé sur sa main gauche, restée immobile. Le fait est qu'elle n'osait pas la bouger, pourtant, on lui avait dit qu'elle devait se forcer. C'était peut-être le pire de sa rééducation : il fallait qu'elle souffre, exprès, pour espérer retrouver une bonne capacité motrice. Bonne. Juste bonne. Car ce ne serait jamais suffisant. Alors, à quoi bon.

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Poppy glousse en #FF3333

 
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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Jeu 21 Sep - 14:20




De brasier, le monde était devenu brume.

Anesthésiée, constamment entre deux états, Mini flottait. C’était sans doute mieux, compte tenu de l’état de son pied gauche – à peine avait-elle aperçu les secours qu’elle s’était immédiatement évanouie, exténuée par la perte de sang, rassurée de ne plus avoir à se forcer à demeurer consciente à tous prix. Elle s’était éveillée ce qui lui avait paru être une éternité plus tard, dans les draps blancs et les chambres claires d’un hôpital. La douleur l’avait fait hurler, brièvement, et elle avait pu entendre son cri, cette fois – quelqu’un s’était sans doute chargé de soigner ses tympans. Peut-être.

Elle ne savait pas.

Une soigneuse s’était précipitée sur elle et lui avait fait ingurgiter un liquide fumant, au goût désagréable, et elle s’était endormie profondément, à nouveau.

Des sons lui parvenaient, parfois – la voix d’une fille, les cris d’un garçon, les discussions et les chuchotements autour de son lit. Il lui avait semblé recevoir la visite de Linda, mais elle n’était pas certaine ; peut-être avait-elle tout simplement imaginé les traits de son ancienne camarade de classe. Elle n’avait pas véritablement envie d’ouvrir les yeux. Tout ce qui apparaissait, lorsqu’elle le faisait, était le feu. Du sang, parfois. Elle ne parvenait pas à s’extraire de cette brume qui l’enveloppait, qui la réconfortait, et c’était sans doute mieux comme ça – il n’y avait rien d’autre à voir, désormais.

Puis on la changea d’endroit. Elle fut forcée d’ouvrir les yeux, de voir le couloir, de laisser l’anesthésie dans laquelle elle avait été plongée – maintenant, elle s’en souvenait ; elle sortait du bloc opératoire. Linda n’était pas venue. Cette pensée lui fit fermer les yeux, à nouveau, alors que l’infirmière à ses côtés lui disait de demeurer éveillée, de ne pas se rendormir tout de suite.

Elle se rendormit tout de même.

Et ce fut un mouvement dans sa chambre qui lui fit véritablement ouvrir les yeux, qui l’extirpa de cette brume salvatrice dans laquelle elle s’était plongée ; deux voix féminines parlaient dans son dos, alors qu’elle gardait son visage résolument tourné vers la fenêtre. Les éclats de voix d’un homme surgirent ensuite, sans qu’elle ne parvienne à estimer le temps qui s’était écoulé ; et les bruits d’une conversation détruisirent les dernières poussières de sommeil qui avaient subsisté dans son esprit.

La douleur s’éveilla alors.

Elle se redressa maladroitement, tentant de jeter un coup d’œil à son pied ; mais le bandage était tel qu’elle n’était pas véritablement certaine de ce qu’il se trouvait à l’intérieur. Peut-être était-ce même un plâtre – elle n’en savait rien.

Mini se tourna vers les autres personnes, espérant à moitié qu’il s’agirait de quelqu’un qu’elle connaissait, juste pour ne pas être complètement seule. Il lui sembla que la fille lui était familière, mais elle n’arrivait pas à la replacer ; peut-être l’avait-elle simplement croisée dans Atlantis, ou avait-elle accompagné quelqu’un qui venait se faire tatouer. Le garçon lui était complètement inconnu et n’avait pas l’air franchement agréable.

Lorsqu’elle ouvrit la bouche pour formuler une question, aucun son n’en sortit.

Elle tenta une seconde fois, avant d’abandonner et de s’enrouler dans ses couvertures à nouveau. Elle retenterait plus tard.

Sans doute.



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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Ven 22 Sep - 15:27


Après l'horreur
Finn, Poppy, Mini and friends
S’il y avait bien une chose que ne supportait pas Finn, c’est les gens qui essayaient de faire amis-amis avec lui. Il n’avait besoin de personne –en tout cas, c’était ce qu’il se répétait constamment, essayant de se rentrer dans la tête qu’il était mieux tout seul, et que, lorsque la solitude se faisait trop forte, une partie de jambe en l’air contre la porte des toilettes d’une boite miteuse faisait parfaitement l’affaire.
Mais là, il était coincé avec une blondinette qui aimait bien partager sa vie alors qu’il n’en avait strictement rien à faire (waouh, sa mère faisait des gâteaux au citron, c’est vrai que cette information capitale manquait à son existence), et il ne pouvait malheureusement pas se lever et se barrer, la douleur sous-jacente de sa jambe se rappelant à lui à chaque fois qu’il faisait le moindre mouvement. Au moins, la fille à la tignasse ne parlait pas, elle. En plus, elle était pas dégueulasse à regarder, ce qui était toujours un plus.

Il regarda dédaigneusement les biscuits proposés sans même prendre la peine de répondre, et de toute façon, même s’il en avait voulu, il aurait été incapable de se lever de son nez pour lui prendre des mains. Il se contenta d’enfoncer sa tête dans son oreiller, priant Merlin pour que son cauchemar s’arrête bientôt. Poppy, puisque c’était son nom, ne s’arrêta cependant pas en si bon chemin puisqu’elle se présenta et commença à lui poser des questions sur sa jambe : elle commençait sérieusement à lui donner mal à la tête.

« -Ecoute blondie, échanger des banalités sur un lit d’hôpital avec une inconnue, c’est pas mon truc. Du coup, tu vas te contenter de discuter dans ta tête et me ficher la paix.

L’infirmière qui avait quittée précédemment la pièce rentra dans la chambre, tout sourire, visiblement n’ayant pas entendu les charmantes paroles de l’étudiant en droit.

-Bien vous faites connaissance à ce que je vois, c’est super ! Je viens juste vous apporter une lettre, Mr Bowman, qu’un hibou vient de laisser à la réception. »

Elle déposa la missive entre les mains de Finn avant de s’éclipser aussi vite qu’elle était venue. Le brun jetta un œil sur la lettre, reconnaissant tout de suite l’écriture déliée et soignée : c’était celle de son père. Cela l’étonnait que celui-ci ait prit la peine de l’écrire, mais lorsqu’il vit le contenu, il comprit que son père n’avait décidemment pas changé. Mais comment avoir encore de l’espoir en un homme qui avait prit tellement de plaisir à le battre étant enfant ?

Il froissa la lettre et la jeta nonchalamment sur sa table de chevet, sans rien dire. Il était un peu jaloux, même s’il ne se l’aurait jamais avoué, de Poppy. Elle au moins avait des parents qui s’occupaient d’elle et qui prenaient même la peine de lui faire des gâteaux au citron. Lui, personne ne viendrait le visiter, parce qu’il passait son temps à rejeter tout le monde autour de lui.

Une douleur aiguë dans sa jambe le tira de ses sombres pensées. Visiblement, les analgésiques étaient en train de stopper leur effet, et il jura à travers ses dents, essayant de camoufler son mal. Il espérait sincèrement que l’hôpital se viderait bientôt des blessés superficiels, afin qu’il puisse avoir une chambre individuel et qu’il ne doive plus faire bonne figures devant Poppy. Il avait une réputation, après tout.  

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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Sam 23 Sep - 6:25

Après l'horreur
Les autres & Aedan


Un brouillard intense embrumait l'esprit d'Aedan depuis ce soir là. Depuis le tonnerre de la bombe, jusqu'aux cris des blessés. Il n'avait pas dormi. Ou peu.
Il se souvenait de beaucoup de choses ; mais tentait du mieux qu'il pouvait ne pas y penser, alors c'était comme si tous ses souvenirs s'étaient envolés depuis qu'il avait quitté Finn.

Il n'avait pas revu ce dernier depuis le moment ou il avait été arraché à lui. Il lui sembla même que quelques minutes après avoir été pris en charge, il s'est évanoui. Depuis, plus rien. Il ne réfléchissait plus correctement , il ne parlait pas - ni à son frère, ni à sa soeur - , à personne. Ces derniers étaient rentrés directement après l'attentat et Aedan avait souligné un point important : Ils n'avaient pas pris la peine de le chercher ou de savoir s'il allait bien.

S'il s'était profondément trahi et rejeté en s'en rendant compte, il ne leur avait rien dit. D'ailleurs, il n'était même pas encore retourné chez lui. Aedan avait quitté l'hôpital quelques heures après, puis s'était isolé et attardé dans les longs couloirs du bâtiments, buvant café sur café pour rester éveillé. A présent, des cernes noires habitaient sous ses yeux, et son teint était blême, sans sourire. Vers 14h, environ, il se décida enfin à bouger.

Sa première réaction fut d'aller demander le numéro de chambre de Finn. Pourquoi ? Peut être n'était il même pas ici. Quand l'infirmière le lui indiqua, il resta bloqué pendant deux minutes - se demandant pourquoi il n'y avait pas été plus tôt. Puis, sans attendre, s'y précipita. Plus il s'approchait, plus il savait qu'il allait devoir affronter un Finn endommagé, blessé, qu'il n'avait pas pu davantage aidé lors de l'attaque.

Il s'en voulait, oh mon dieu.
Il s'en voulait tellement.


Alors il accéléra , jusqu'à être arrivé au bon numéro. Aedan ne prit pas la peine de toquer et se faufila discrètement dans l'ouverture ; peut être même trop rapidement parce qu'en entendant la voix de Finn, il faillit presque avoir un arrêt cardiaque.

« -Ecoute blondie, échanger des banalités sur un lit d’hôpital avec une inconnue, c’est pas mon truc. Du coup, tu vas te contenter de discuter dans ta tête et me ficher la paix. »

Définitivement, il restait le même et même la douleur ne pouvait le changer. Refermant la porte discrètement, alors que Finn ne l'avait pas encore vu, il s'y adossa, les mains croisées dans son dos. Un maigre sourire amusé éclairait son visage. Finn était dans un mauvais état mais il était vivant. Vivant bon dieu. Il avait une sale tête , vraiment, mais il avait les yeux ouverts ; si on peut dire, et apparemment assez de force et d'énergie pour aligner deux mots.

Je vois que rien ne peut t'ébranler, Bowman, lui lança Aedan avec un sourire plus grand encore.

Il salua silencieusement la jeune fille qui l'avait insupporté.

Pardonnez mon ... ami. Il peut se montrer vraiment très agaçant, parfois. Mais il est adorable le reste du temps. N'est ce pas Bowman ?

Aedan resta immobile contre la porte. Le visage de Finn sous ses yeux avait réussi à lui faire oublier ce qu'il s'était passé. Maintenant il voulait savoir comment il allait ; ou se trouvait il au moment de l'attaque. S'il souvenait de son visage, penché au-dessus du sien, en train de l'observer.

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Aedan C. Wester
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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Jeu 28 Sep - 14:06

Chambre 24601 - 01 Juillet 2000.

Le silence, d'abord, est de marbre. Froid et immobile, distant, comme antique. Ça a tendance à glacer le sang de Poppy qui comprend rapidement que le jeune homme ne serait pas un interlocuteur de premier choix. Mais hélas, la petite blonde est plus têtue encore que sa propre mère, ainsi elle surenchérit, encore et encore, jusqu'à ce que la patience ne se brise et craque. La phrase que le brun a prononcé claque dans les airs. Poppy, le bras rempli de douceurs encore tendues vers lui en est si décontenancée qu'elle ne dit pas un mot et, lentement, se met à rabattre le panier garni tout auprès d'elle. « O-... K. ». Elle aurait voulu hurler, lui expliquer qu'il n'est qu'un con, de réagir comme ça. Elle l'aurait fait d'ailleurs, normalement. Mais mettez ça sur le compte de la douleur, des antalgiques ou de la déprime, elle se contente de tourner sa tête vers Mini, et de remarquer que la jeune fille essaye d'intervenir depuis tout à l'heure, sans arriver à parler. Aigrie, mais toujours trop proche de son naturel profondément sociable, Poppy se lève alors en saisissant deux biscuits pour les déposer sur la table de chevet de la brune aux cheveux bouclés. « Tu manges, ou tu manges pas, comme tu veux. Mais... Ça te fera peut-être du bien. Voilà. Tu parleras quand tu pourras, ne t'en fais pas. » et elle accompagne son geste d'un sourire quelque peu avorté, sans manquer de sincérité.

Quand l'infirmière arrive, donner son courrier au garçon peu agréable, une petite partie de la blonde est presque triste qu'il reçoive des nouvelles de ses proches. Sa haine soudaine l'aurait fait prier pour qu'il reste seul dans son lit, il ne méritait pas mieux. Mais bien vite, ces sombres pensées sont chassées par la même voix fluette et procédurière. « Vous aussi, mademoiselle Irvine. Vous avez un colis. ». Instinctivement, elle espère que Keith a appris la situation, mais elle réalise rapidement l'absurdité de la situation : jamais Keith ne lui enverrait une lettre. Elle pense alors à une réponse de Jasper et son cœur ne manque pas de satisfaction lorsqu'elle réalise avoir raison. Elle sourit en lisant chacune de ses phrases, si heureuse de constater petit à petit que l'homme sombre et à terre qu'elle avait connu commençait sérieusement à se relever, lui aussi. D'ailleurs, plongée dans sa lecture, Poppy ne remarque pas le garçon à la porte. Elle entend une voix, et se tourne vers lui lorsqu'il s'adresse à elle, mais se persuade qu'il est apparu par magie. « Hm, j'en doute. Mais on va dire que pour cette fois on a des circonstances atténuantes, hm ? ». L'étudiante vexée ne peut se retenir de lancer un regard furieux en direction de Bowman - qui est peut-être son prénom, finalement, puisque cet autre garçon l'appelle comme ça lui aussi - et se penche à nouveau sur son colis.

Elle en déchire la papier, en tord le carton, et enfin, arrive à en sortir l'objet délicatement envoûté. Le résultat est joli, une danse de deux cubes qui voltigent en lévitation sur un socle où une phrase latine est gravée - elle s'occuperait de la traduire une autre fois. Un véritable bijou d'ingénierie, pour tout dire, et Poppy laisse s'échapper un minuscule rire d’étonnement, curieuse de savoir comment Jasper avait pu réaliser cette œuvre par lui-même. Elle se prend à espérer, au fond, que le gentil colocataire de Jasper l'ait aidé, ignorant peut-être tout de pour qui l’œuvre était destinée. Ou au contraire qu'il savait et franchirait bientôt la porte... Mais de ce côté de la chambre, il n'y a que le garçon rabat-joie et son ami qu'il ne mérite pas. Et Poppy soupire à ses rêves, dépose le cadeau de Jasper juste à côté d'elle et pousse le panier à gâteaux vers le nouveau venu. « Tiens, peut-être que toi, tu en voudrais un ? ». Puis doucement elle retourne sous son drap, se lover sous la couverture en regardant son bras déguisé dans son armure démoniaque, et elle souffle, en faisant dos aux deux garçons pour mieux se tourner vers Mini et vers le soleil qui laisse quelques rayons passer par la fenêtre.

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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Ven 29 Sep - 16:48

Je déteste les hôpitaux. Me retrouver entre ces murs blancs me donnerait presque de l’urticaire, tant j’évite d’y passer plus d’une minute que nécessaire. Mais pour une fois, ce n’est pas pour les résultats de mes examens que j’ai peur. Le nom de Poppy a surgi dans les nouvelles ce matin, dans une rubrique où je n’aurais jamais voulu la voir. Blessée. Ce mot veut tout ou rien dire, et quasi toutes les horreurs possibles ont défilé dans mon esprit engourdi pendant le temps nécessaire pour m’habiller puis arriver au centre médical. J’ai crains de me faire refouler à l’entrée, n’étant pas de sa famille, mais les soignants me laissent passer sans trop de peine. L’atmosphère du centre médical est beaucoup plus effrénée qu’à l’ordinaire, et en même temps pleine d’un silence pesant et presque morbide. L’alerte, l’urgence, aiguisent mes sens et je me sens plus lucide que depuis de nombreuses semaines. J’avance dans les couloirs jusqu’à la chambre qu’on m’a indiquée, le cœur battant. Par Merlin, faites qu’elle n’aie rien de grave…

Le premier choc dû à l’attaque avait été cette terrible explosion, qui avait fait vibrer jusqu’à ma chambre et m’avait arraché au sommeil. Il m’avait fallu plusieurs minutes pour m’extirper de mon lit et ensuite, la vue des flammes depuis ma fenêtre m’avait bien vite renseigné. Cette vue m’avait pétrifié, à la pensée de savoir Torvi là-bas, peut-être blessée, ou morte, ou le bébé perdu. Elle était rentrée saine et sauve, heureusement, et j’étais ensuite resté éveillé, incapable de retrouver le sommeil, l’oreille vissée à ma radio à l’affût d’un nom connu parmi l’interminable liste des blessés ou portés disparus.

La chambre me fait face. Je souffle un grand coup, me redresse pour tenter de redonner un peu de contenance à mon visage cerné et trop pâle, à ma silhouette trop maigre. Et je pousse la porte, tout doucement.

Elle est là, allongée sous les couvertures, laissant seulement à la vue ses mèches éparpillées sur l’oreiller. Dans un flashback qui me cloue sur place, je revois Milo, après son accident, le corps enchevêtré dans un amas de perfusions et de fils. Je prie Merlin que les draps de Poppy ne dissimulent aucune blessure grave, qu’elle dorme simplement, emmitouflée pour se protéger de la fraîcheur du matin et des regards…

Je m’approche à pas lents, saluant d’un signe de tête le jeune homme visitant le voisin de chambre de Poppy. Voisin dont le visage me semble d’ailleurs familier, sans que je puisse cependant poser un nom sur ses traits. J’y réfléchirai plus tard. Je contourne le lit de Poppy pour lui faire face.

- Poppy ?


Son visage est indemne, je souffle un peu.

- Tu… tu vas bien ?


La question est stupide, évidemment que non, on ne va jamais bien après avoir survécu à ce genre de choses. Je tire une chaise à côté de son lit et m’y assois. Ma voix est un peu blanche, je l’entends même à travers mes implants. Je suis épuisé.

- Tiens, c’est pour toi.


J’extirpe de sous mon bras un paquet de chocogrenouilles que je pose sur sa table de chevet, je sais qu’elle les aime, elle en avait toujours dans sa chambre étudiante.

- Je t’aurais bien pris des chips au vinaigre, mais j’en ai pas trouvé ce matin. Et puis je t’ai apporté un livre aussi, pour te changer les idées, tu le connais peut-être déjà, il est connu chez les Moldus, je crois.

Je pose l’ouvrage à côté du paquet. Il s’agit de mon exemplaire de H2G2, un livre de science fiction complètement absurde mais drôle, et j’espère juste qu’il la déridera un peu. Je me demande d’un coup si lui offrir un livre drôle n’est pas déplacé, au vu de la situation - je demanderai son avis à Milo.

Et puis je la regarde à nouveau, je détaille son visage, cherche des stigmates de l’attentat. Poppy est presque devenue une sœur, au fil de l’année. Une petite sœur énervante parfois, mais je ne peux pas imaginer une seconde année à l’UPA sans elle. Je ne veux pas. Et j’en prends brutalement conscience, maintenant.

- C’est beau, ça, on te l’a offert ? dis-je en pointant du doigt les cubes flottant. Je me sens stupide, d’un coup, avec mon livre et mes chocogrenouilles, mais je n’ai rien pu faire de mieux en une nuit. Je laisse mes doigts courir sur l’objet, pour occuper mes mains vides et plus très assurées.

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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Mer 4 Oct - 17:05


Après l'horreur
Finn, Poppy, Mini and friends
Il n’avait pas vu l’irlandais dans l’encadrement de la porte, pas tout de suite. Il était bien trop occupé à engueuler la jeune fille blonde et, comme d’habitude, faire sa mauvaise tête. Se furent ses mots qui lui firent tourner la tête, sa voix qu’il aurait pu reconnaître entre mille, son ton trainant et amusé qu’il prendrait toujours plaisir à écouter. Mais qu’est-ce qu’il foutait là ? Son cerveau, déjà pas mal stressé par la situation et le lieu où il se trouvait, se mit instinctivement en mode panique, bien qu’il n’en laissa rien paraître, comme à son habitude. Il n’avait pas vu Aedan depuis plusieurs mois, lorsqu’ils avaient couchés ensemble. Et par la suite, il n’avait pas essayé de le recontacter : pire, il l’avait soigneusement évité. Pour lui, officiellement, c’était parce qu’il n’avait besoin de personne, surtout pas d’amis, et il ne voyait pas l’intérêt de garder contact avec son ancien camarade de Poudlard, mais officieusement, c’était pour une toute autre raison : il était terrifié des sentiments qu’il éprouvait pour Aedan. Cela faisait bien longtemps qu’il les avait, depuis Poudlard, mais il les avait enterré si profondément, que ce n’était que lorsqu’il l’avait revu, à l’Atlantease, qu’il avait comprit à quel point il était important pour lui. C’était la seule personne au monde à qui il avait raconté sa descente aux enfers, après qu’il soit parti de chez son père : même Holly n’était pas au courant, bien qu’elle se doutait certainement qu’il lui soit arrivé quelque chose, évitant soigneusement de parler de la période de temps entre son arrivée à l’UPA et son départ de Poudlard.

Comment était-il au courant de son hospitalisation ? Quelqu’un l’aurait prévenu, mais qui ? Il pensait que son père était la seule personne au courant, et il n’avait de toute façon jamais entendu parler de l’amant de son fils : mais ça, c’était parce que Finn n’avait aucun souvenirs de l’attentat, et ne savait pas qu’il se trouvait sur place. Qu’il était l’une des raisons pour laquelle il était encore en vie.

« -Qu’est-ce que tu fais là, Wester ? Je sais que tu peux pas te passer de moi, mais là, tu vas passer pour un stalker, dit-il en essayant de cacher au maximum sa douleur.

Il se sentait terriblement honteux, vis-à-vis de l’irlandais, de ne pas assumer ses sentiments et de l’avoir abandonné après leur nuit torride. Il savait qu’Aedan était un être à fleur de peau. Il ne voulait pas lui faire du mal, même s’il savait qu’en continuant de le côtoyer, l’irlandais finirait fatalement par souffrir. Il était comme ça. Toujours à briser, jamais à construire. Dommage qu’il n’avait pas d’alcool à portée de main, il en aurait bien besoin. L’alcool, ça faisait toujours oublier les pensées sombres, et quand ce n’était pas suffisamment fort, il suffisait de passer au cran supérieur, avec la drogue. Peut-être que bientôt, l’infirmière lui fournirait une autre dose d’anti-douleur…

-Comme tu peux le voir, je suis totalement en forme, pas besoin de rester là. T’as probablement mieux à faire…» marmonna Finn.

Parce qu’il aurait préféré mourir que d’assumer qu’il avait mal partout, qu’il avait peur pour sa jambe, et qu’il était diablement content de voir le visage d’Aedan. Lui et sa fierté mal placée, décidément… Son attention fut plutôt accaparée par les fesses du jeune homme qui était rentré dans la pièce, visiblement pour visiter Poppy, vu qu'il se mit à lui parler. Sa tête lui disait définitivement quelque chose, mais avec les médicaments, il avait du mal à se concentrer, et de toute façon, son visage n'était pas la partie la plus intéressante de son anatomie. Enfin, tout ça n'était que prétexte pour éviter de regarder Aedan dans les yeux, pour éviter de voir la vérité en face, pour éviter que son coeur ne se serre un peu trop.

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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Jeu 5 Oct - 12:57

Après l'horreur.
Finn W. Bowman, Poppy Irvine, S. "Mini" Constantine and friends !

Holly qui, temporairement et par accident, se retrouvait à loger dans le même appartement que sa douce Némésis Avery aux Salines, n’eut point le temps de déposer ses valises que déjà elle apprenait la nouvelle : il y avait eu un attentat, des morts et des blessés dont faisait partie Finn Bowman. Ce fut l’horreur instantanée et un réflexe viscéral. La course commença, abandonnant ses effets sans réfléchir, partant en furie sans savoir où sur l’instant, revenant sur ses pas pour récupérer son sac quand même et se précipitant vers le Centre Médical d’Atlantis, logiquement.

« Non. Non. Non. »

Des larmes, la gorge serrée, un sanglot éternel qui se retenait depuis le profond de son âme, jamais elle n’avait parcouru un chemin aussi long, une route autant semée d’embuches. Comme si le destin ne voulait pas qu’elle retrouve son meilleur ami. Plus elle progressait vers le Centre et plus la culpabilité s’emparait d’elle, malgré les quelques lettres qu’elle lui envoya et malgré l’absence de réponse. Elle ne lui en voulait pas car la moldue connaissait son Finn mais malgré tout, elle se sentait coupable de ne pas avoir été là. Et puis, qu’aurait-elle fait de ses petites mains de moldue ? D’ordinaire baignée dans le regret constant de ne pas être sorcière, ce sentiment s’amplifiait un peu plus durant sa quête. Holly avait peur, extrêmement. La seule information qu’elle put obtenir fut qu’il avait été blessé, mais qu’en était-il dans l’instant présent ? Etait-il en bon état ? Comment se sentait-il ? Etait-il conscient ? Au fil de ses réflexions anxieuses, Holly ne réussit pas à calmer le flot de pleurs qui inondaient son visage.

« FERME-LA ! » hurla t-elle à un gars qui la siffla à un angle de rue.

La rousse n’avait pas le temps, ni la patience pour supporter en silence les égards masculins décérébrés et comme si cet obstacle avait été le plus culminant, enfin elle apercevait le Centre Médical. Une bombe rousse se précipita en trombes dans l’accueil, presque percutant le comptoir des secrétaires médicales moldues et sorcières qui semblaient couvertes de travail.

« Excusez, ecus..EXCUSEZ-MOI… JE CHERCHE FINN BOWMAN ! beugla t-elle sans clarté, habitée par une torpeur à la fois démoniaque et damnée.
- Du calme mademoiselle ! Du calme, je comprends votre anxiété mais s’il vous plait, vous êtes dans un hôpital…! »
Après une joute verbale poussée par les frissons horrifiés d’Holly, la dame de l’accueil put lui indiquer l’étage et la chambre. Elle fut telle une comète, comme un personnage de cartoon moldu, déboulant dans le couloir et feignant de ralentir lorsqu’elle croisait un membre du corps médical. Elle y était, à quelques pas. Qui était ce garçon qui ne bougeait pas ? Tant pis pour les politesses, elle pénétra dans la chambre et fut automatiquement happée par Finn, comme si tout son corps était attiré par le sien. La vision de son meilleur ami dans ce lit fit se briser quelque-chose en elle.

« Mon dieu, Finn…  Sa voix trahissait un évident sanglot retenu. Elle s’approcha de lui rapidement, ne calculant personne d’autre dans la pièce. Comment tu te sens ? Et là, les larmes. Restant droite, prenant la main de Finn et observant un peu plus attentivement l’état visible de son ami. Elle se mit à sourire soudainement, reniflant assez discrètement un effet de narine. Ne t'inquiète pas, tu n’as pas l’air d’avoir perdu ton atout de charme ! »

Elle le regarda avec amour, cet amour fraternel que lui seul créait en elle. La moldue caressait la main de son sorcier, avec douceur et appui, elle était bien là, de retour et elle ne repartirait plus.


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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Dim 8 Oct - 8:42

Après l'horreur
Les autres & Aedan


D'un geste de la main, Aedan refusa poliment le gâteau que lui proposait Poppy. Elle eu l'air contrarié du comportement de Finn mais fut rapidement consolé par l'arrivée d'un de ses proches. Finn avait l'air étonné de le voir ; et il devina qu'il ne devait pas se souvenir d'hier soir. S'approchant du lit, il put contempler de plus près le visage qu'il connaissait tant mais aussi le visage de celui qui l'avait de nouveau abandonné. Après leur nuit de retrouvailles, plus rien. Comme les effets d'un rêve lorsqu'on se réveille, Aedan s'était rendu compte depuis ce jour que vivre sans lui ne lui était pas supportable.

Il n'arrivait pas à savoir si Finn était heureux ou pas de le voir. Difficile de le savoir aussi avec ce qu'il avait subi hier. Discrètement, il attrapa doucement sa main dans la sienne pour le rassurer.

J'étais là aussi hier soir tu sais, marmonna t-il. Tu te souviens ? Ajouta t-il d'une voix sans rappel.

Il s'assit sur le bord du lit. Même amoché, Finn restait son Finn. Et s'il n'y avait pas autant de gens dans la salle, il se serait probablement jeté sur lui pour l'embrasser. Malheureusement, au vu de ce qu'il s'était passé après leur nuit, il avait eu la nette impression que Finn n'avait cherché rien d'autre qu'à l'éviter alors être ici devant lui , lui donnait l'impression de s'imposer dans la vie de son ami qui cherchait peut être à l'oublier.

Comment tu te sens..? Dis moi il faut que je te parle.. Je sais que les circonstances ne sont pas très adéquates...

Il laissa un petit silence durer avant de replonger ses yeux dans les siens. Il avait besoin de savoir.

Pourquoi tu n'a pas essayé de me recontacter après ce qu'il s'est pas-...

Une jeune fille arriva près de Finn elle aussi et il s'interrompit. La voyant attraper sa main, il sentit son humeur se refroidir. Qui était elle ? La manière dont elle le regardait, dont elle lui parlait - tout laissait à penser qu'ils étaient plus proches qu'ils ne le pensaient. Sa.. copine ? Non, ça ne pouvait pas être possible, il le lui aurait dit sinon. N'empêche, il avait peur. Il sentait son coeur se briser petit à petit, comme s'il sentait chaque bouts qui se cassaient et retombaient au fond de son gosier pour le tordre. Il crispa la mâchoire:

Excusez moi, j'étais en train de lui parler,la coupa t-il sans se soucier un instant de ce qu'elle pouvait penser.

Il fixait toujours Finn sans chercher à se détourner de lui. Il voulait savoir qui était cette fille sortie de nul part.

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Aedan C. Wester
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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Ven 13 Oct - 7:00




Ils étaient bruyants. La salle s’agitait au gré des remarques de Bowman – impossible de manquer son nom tant il l’avait martelé avec force – et aux vas-et-viens des patients. La blonde, dont elle n’arrivait toujours pas à replacer le visage, se leva pour déposer des biscuits juste à côté d’elle, et sourit en tentant de la réconforter ; et Mini sentit quelque chose éclater, là, juste sous ses côtes – cette bulle qui pesait désagréablement sur ses poumons depuis tout à l’heure et dont elle n’avait pas vraiment eu conscience jusqu’à cet instant précis.

« Merci »
murmura-t-elle, la voix éraillée de ne pas avoir été maniée pendant un peu trop longtemps. Sa gorge était écorchée, mais fonctionnait encore.

L’infirmière arriva, distribua du courrier aux deux autres, mais pas à elle – ses parents avait appelé, pourtant, l’informa-t-elle. Ils étaient en route. Mini se contenta donc d’hocher la tête pour lui signifier qu’elle avait compris avant de regarder l’étrange cadeau que la petite blonde – Irvine, avait dit l’infirmière. C’était sans doute son nom de famille, cela dit – avait reçu, grignotant machinalement un des biscuits, trop fascinée pour prêter attention aux miettes qu’elle laissait tomber sur le lit ou à l’intervention du garçon qui venait d’entrer dans la chambre. Puis, Irvine se tourna vers elle, et Mini esquisse un sourire – un peu faible, tordu par la fatigue et par la brume dans laquelle elle était encore plongée.

Puis, avant qu’elle n’ait le temps de dire quoi que ce soit, quelqu’un entre et hèle la blonde – Poppy, donc. Mini détourne alors la tête vers la fenêtre et le soleil, sentant qu’elle n’était pas véritablement supposée épier les autres ; mais ses oreilles continuaient de traîner, car elle n’avait pas grand-chose d’autre à faire – si elle avait eu son carnet sous la main, elle aurait sans doute noirci des dizaines de pages d’esquisses de flammes et de bâtiments détruits, juste pour cesser de les voir à chaque fois qu’elle fermait les yeux.

Mais elle n’aurait sans doute pas son carnet avant que ses parents n’arrivent, et cela allait encore prendre plusieurs heures.

Bercée par la conversation de Poppy et de son visiteur, Mini ferma les yeux, le visage réchauffé par les rayons de soleil, prête à s’endormir à nouveau – cela ferait passer le temps plus vite. Mais l’irruption d’une autre fille dans la chambre brisa le calme qu’elle avait tissé autour d’elle, et la fit sursauter. Elle se recroquevilla immédiatement, le cœur battant un peu trop fort, et se tourna vers la source du bruit – une rousse pleurait, visiblement bouleversée, alors que le premier visiteur (que cela devenait confus) de Bowman tentait de marquer son territoire.

Si son pied n’était pas en morceaux et sa conscience tout autant éparpillé, Mini aurait sans doute apprécié les drames qui se déroulaient devant elle. Mais là, elle était fatiguée, blessée, et surtout toute seule.

« Dites, c’est un hôpital ici »
intervint-elle en regardant Bowman et ses visiteurs, la voix encore rauque. « Vous pouvez baisser d’un ton ? »


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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Mar 17 Oct - 7:22

Chambre 24601 - 01 Juillet 2000.

Lorsque la jeune fille brune aux jolies boucles saisit les gâteaux et commence à remercier Poppy, cette dernière lui sourit avec une affection toute particulière. Comme rassurée, contente qu'elle aille un peu mieux. Enfin un peu de douceur dans cette chambre quelque peu morose. De son côté, le garçon qui est venu visiter le brun pompeux refuse gentiment les sucreries, et la petite blonde retourne donc naturellement vers celle qui lui apporte un peu d'attention et de sympathie. « Oh, tu parles, ça va un peu mieux ...? Tu... Tu n'as pas dit ton prénom, du coup. ». Elle pense que le sien a été entendu, donc elle ne le répète pas, mais les traits de son visage déjà appuient l'envie de faire un peu de conversation pour passer le temps et essuyer l'échec cuisant que cela avait été avec l'abruti du fond. Cependant, les deux jeunes filles sont vite coupées, pour le plus grand plaisir de l'une et le désarroi de la seconde. Poppy est soudain submergée. Elle n'aurait pas vraiment cru que le son de la voix, étranglée, d'Irvin et son regard soucieux puissent tant l'affecter, là, maintenant. Mais la réalité est tout autre, sa simple présence, voir ses traits inquiets, lui donne envie de pleurer, sans plus de cérémonie. Il était une des personnes auxquelles elle avait instinctivement pensé, quand elle était encore allongée sous l'horreur de ce stade de Quidditch. Elle avait prié pour que lui, celui qu'elle considérait comme un frère bienveillant avec sa sensibilité si accrue, ne soit pas dans cet enfer au moment des faits. Alors le voir, bien vivant, la rend soudainement muette. Ironique, face à un malentendant.

Tu vas bien ? Elle ne répond pas, prenant soin de cacher son bras, honteuse devant un ingénieur de lui montrer l'étendue de ses blessures. Mais ce sont ces petites attentions, si douces, qui lui rappellent bien vite, évidemment, que Irvin est avant tout un ami. Alors Poppy sourit, se relève et sort de sous ses couettes pour s'asseoir sur le lit, face à lui. Elle saisit le livre tendu devant elle, « Oooh, H2G2 ! Je l'ai lu il y a longtemps... C'est super, y'a pas mieux pour remonter le moral. Merci. ». Puis, pour le remercier davantage, elle lève sa main meurtrie, encore cachée sous les draps jusqu'ici, et vient la poser sur celle d'Irvin. « ... Ca va, oui, je n'ai rien finalement, juste... Ça. Mais ça guérira, hein ? Je pourrais visser et scier en un rien de temps ! ». Elle essaye de se rassurer elle-même. Mais sous la douleur de penser à son avenir, elle préfère sauter sur l'occasion quand la conversation dérive et va s'échouer sur l'objet enchanté qui tournoie sur la petite table de nuit. « Oui ! C'est Jasper, c'est grâce à lui que je n'ai rien. Je le connais depuis longtemps, on s'était perdus de vue et tu sais maintenant c'est le... Le colocataire de Keith. Enfin, du Professeur Campbell. ». Jamais elle ne l'avait appelé comme ça, mais devant Irvin, elle fut comme frappée par le dur retour à la réalité, et l'absence de Keith à laquelle elle essayait de ne pas songer.

Mais c'est finalement une nouvelle fois cette porte qui claque, fort, qui vient la sauver de ses pensées douces-amères. Une jeune femme rousse entre en trombe, bien trop exubérante, et c'est toujours aussi étonnant que le garçon si infecte qui les accompagne puisse avoir tant de visites... Poppy esquisse un sourire, de ceux quelque peu moqueurs, en la suivant du regard, puis retourne la tête en direction de Irvin et Mini, derrière, seule sous ses draps. Sa remarque, sortie de nulle part la fait quelque peu rire - jaune. Oui, ils sont bruyants. Et Poppy espère d'ailleurs que son échange avec Irvin n'était pas top gênant. Cette pensée a tendance à l’attrister quelque peu, car la jeune femme devant elle est si seule. Il n'y a ni petit message cacheté, ni ami venu lui rendre visite. Pourtant, elle avait accepté ses gâteaux, elle. Alors la petite blonde déchire le paquet de chocogrenouilles, en offre naturellement une à Irvin et tend une seconde à Mini, dans un nouveau sourire. En faisant cela, Poppy s'est retrouvée presque appuyée contre Irvin qui lui barrait la route en direction du lit de Mini, et c'est pourquoi, en se rasseyant sur son lit à elle, l'étudiante ingénieure dépose un baiser amical sur la joue de son camarade de classe et murmure, tandis qu'elle le sert dans les bras, « Merci d'être passé. Tu n'as pas idée comme je suis... rassurée. ».

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KEEP YOUR TEMPER
Poppy glousse en #FF3333

 
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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Dim 22 Oct - 15:39

Pour toute réponse à ma question sur son état de santé, et à mes explications hasardeuses, Poppy ne répond que du silence. Ses yeux se sont gonflés, pleins d’une émotion impossible à contenir, et mon coeur recommence à tambouriner de plus belle. Est-ce qu’elle souffre ? J’ai envie de soulever les draps pour m’assurer qu’elle est indemne, l’attente est à peine supportable, mon ventre se serre à l’idée qu’elle soit blessée, ou peut-être mutilée. Je me sens presque submergé, trop fatigué pour lutter contre l’angoisse qui m’envahit, violente comme je l’ai rarement ressentie. Comme si ma fatigue exacerbait tout, des sentiments jusqu’à la lumière trop blanche de la chambre.

Mais elle parle, enfin ! et s’extirpe de sous ses draps, dévoilant son corps sans séquelles, du moins pas apparentes. Je respire à nouveau, soupire un peu trop fort sûrement, et sens mon ventre se dénouer. Elle sourit, mais je ne peux encore lui renvoyer qu’un regard inquiet ; son visage si douloureux une seconde auparavant s’est gravé dans ma mémoire et j’ai peur de découvrir son explication. Je hoche la tête en réponse à ses compliments, un peu soulagé par son enthousiasme.

Puis elle pose sa main sur la mienne, sa petite main dont la peau est à peine visible entre les bandages, et j’ai peur à nouveau. Bien sûr, les mains sont importantes pour tout le monde, mais pour quelqu’un dont la passion, dont l’esprit même s’exprime par les mains, elles sont primordiales, indispensables. J’espère que ses blessures ne sont pas trop graves, qu’elles ne l’empêcheront pas de travailler, car j’imagine que le choc serait terrible.

Je retourne ma main doucement et ma paume accueille sa main bandée. Je la soulève de quelques centimètres, tout aussi doucement, pour mieux l’observer. Il n’y a ni sang, ni déformation visible. Faire repousser les os est facile pour les Sorciers, alors je devient plus confiant. Je relève mon regard pour le planter dans le sien.

- Je suis sûr que ça ira. Ça ira mieux. Tu peux bouger les doigts ?


Notre attention se reporte sur le cadeau dudit Jasper, et je me sens un peu admiratif, un peu amer aussi de ne pas avoir trouvé mieux qu’un livre et un paquet de bonbons. Et elle parle du professeur Campbell… Keith ? C’est la première fois qu’elle l’appelle ainsi et je ne peux pas retenir un regard intrigué. Je suis loin, très loin d’être doué pour comprendre les sentiments des autres ; mais j’ai remarqué, malgré cela, la nouvelle lueur dans les yeux de Poppy, depuis quelques mois, quand elle parle de notre professeur, parfois accompagnée d’un léger sourire ou d’un rire un peu nerveux. Je sais qu’ils se voient régulièrement en dehors des cours, mais je ne sais rien de plus concernant leur relation ; Poppy ne m’a rien dit, alors je n’ai rien demandé. Et je ne sais pas si elle a envie d’en parler maintenant, mais son ton trahit un souci, une attente. Quelque chose de plus que ce qu’elle attend des autres professeurs.

- Tu veux que je prévienne Campbell ? Que je lui dise que tu es ici ?


La porte s’ouvre et claque, laissant entrer une femme rousse qui se précipite sur le type à côté, trop bruyante pour ma concentration un peu vacillante. Une autre voix s’élève alors dans mon dos. Je prends soudain conscience de la présence de la jeune femme dans le lit voisin, que j’avais aperçue sans vraiment la voir en entrant. Je me retourne vers elle en entendant sa voix et comprends à demi-mots ses reproches ; j’espère ne pas avoir parlé trop fort sans m’en rendre compte. Elle a l’air plus mal en point que Poppy ; et cette dernière le pense visiblement car elle se tend vers elle pour lui tendre une chocogrenouille, après en avoir glissé une dans mes mains. Ses cheveux chatouillent ma joue alors qu’elle se penche ; et alors je me concentre sur l’ouverture de ma chocogrenouille, ce sont ses lèvres qui s’y posent à leur tour. Puis ses bras se referment autour de moi, et l’étreinte, puis ses mots, bien que je les saisisse avec peine, font rejaillir toute l’émotion que je peine à contenir. Je l’enlace aussi et dépose un baiser sur sa tête.

- Je n’étais pas au stade, je n’ai rien, ne t’inquiète pas pour moi. Ma colocataire y était mais elle va bien, son bébé aussi, heureusement.


Je la garde contre moi pendant quelques instants - l’étreinte semble lui faire autant de bien qu’à moi, car elle ne montre pas d’envie de l’interrompre. Je déglutis et murmure à mon tour.

- Je suis rassuré aussi, j’ai eu si peur en entendant ton nom dans la liste des blessés… Ça devait être horrible, là-bas…


Et je la serre un peu plus fort, malgré moi, soulagé de la sentir contre moi et loin du stade et de ses décombres.

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MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Lun 23 Oct - 4:10


Après l'horreur
Finn, Poppy, Mini and friends
Il était rare que Finn soit de bonne humeur. On le voyait peu sourire, en tout cas sincèrement, et rembarrer les gens était l’une de ses spécialités. Alors lorsqu’il se sentait si mal qu’il avait l’impression qu’un camion lui était passé dessus, cela n’arrangeait en rien sa légendaire maussaderie : pire, il en devenait encore plus sardonique. Lorsque Aedan s’approcha de son lit, avant de s’y asseoir, son mal de tête empira : il n’avait pas envie de parler, pas avec lui, pas de ce qui s’était passé, pas de son comportement, pas de pourquoi il l’avait évité pendant ces quelques mois. C’était une conversation qu’il aurait essayé d’éviter, même en temps normal, et maintenant qu’il était au plus mal et même pas en état de totalement utiliser sa répartie habituelle, il était impossible et pourtant indispensable qu’il s’échappe de ce traquenard.

Et puis vint la diversion. Holly. Finn ne savait pas ce qu’elle faisait là, elle était sensé être repartie à la ferme familiale pour se changer les idées à cause de ce que lui avait fait subir ce connard de Darius, mais après tout, il se fichait du pourquoi du comment. La pensée qu’elle puisse être revenue à cause de sa blessure lui traversa l’esprit, mais il élimina cette possibilité très rapidement. Il n’en valait pas la peine, n’est-ce pas ? Et s’il était mort, dans cet attentat, les deux personnes aux côtés de son lit auraient été tristes, probablement, mais elles s’en seraient vite remises, s’apercevant de toute façon qu’elles étaient bien mieux sans lui. Finn pensait sincèrement toutes ces choses, paradoxe étrange entre un total dégoût de soi-même et une arrogance aiguë. En tout cas, la rousse pleurait, lui parlait en lui tenant la main et ne semblait même pas avoir remarqué Aedan, près de lui.

« -Ça va, calme toi. C’est pas un petit attentat qui va me faire passer l’arme à gauche.

Aedan eut une réaction qui le surprit, qui ressemblait vaguement à de la… jalousie ? Il regarda sans comprendre l’irlandais, puis sa meilleure amie. Dans quel monde serait-il sorti avec Holly ? Elle était bien trop enthousiaste et solaire pour lui. Et de toute façon, elle méritait mieux. Non pas que ce ne soit pas le cas d’Aedan, mais c’était après tout l’une des raison pour laquelle il n’avait pas essayé de le contacter. Mais la lueur dans les yeux de l’irlandais, presque protectrice, lui fit du bien. C’est la raison pour laquelle, lorsque l’inconnue de la chambre, qui jusqu’à présent était restée muette, exprima son désir de calme, il ne put s’empêcher d’hausser un sourcil et de lui lancer un regard noir. Son attention se reporta vite sur Aedan et Holly. Finn se redressa sur son lit en grimaçant, sa jambe le démangeant plus que jamais (mais hey, c’était le signe qu’elle était toujours rattaché à son corps), et en repoussant doucement la main de la rouquine.

-Holly, tu peux m’expliquer ce que tu fiches ici ? Si tu me dis que c’est la faute de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-Nom, et non, je parle pas de Voldemort, je dénie toute responsabilité quant à mon futur emprisonnement pour meurtre.

Le pire, c’est qu’il en aurait été capable, et Holly le savait. Cela n’aurait pas été la première fois, ni la dernière fois qu’il se battait pour elle. Et s’il n’avait aucun doute de sa défaite contre le joueur de Quidditch, s’il décidait de sortir sa baguette, il savait que l’histoire serait toute autre.

-Ae, lui dit-il nonchalamment. Voilà Holly, c’est une amie à moi. Et pas ce genre d’amie. J’veux dire, elle est petite, c’est mon amie, mais ce n’est pas ma petite amie. Et oui, tout arrive, j’ai des amis maintenant. Holly, je te présente Aedan.

Il ne précisa pas leur statut relationnel, car, à vrai dire, il ne savait pas vraiment ce qu’ils étaient. Plus que des amis, c’était sûr, parce qu’il l’aimait d’une manière bien différente de celui qu’il portait pour la rousse, mais ils n’étaient pas ensemble. Il aurait pu dire qu’ils étaient amants, sans mentir, mais cela aurait été remuer le couteau dans la plaie. Il ne voulait pas faire souffrir Aedan plus qu’il n’était nécessaire. Peut-être que l’irlandais comprendrait bientôt qu’il ne méritait pas son attention, qu’il ferait mieux de trouver un autre gars qui le traiterait mieux, et tout serait bien moins confus dans sa tête.
Le vrai problème, par contre, c'était qu'Holly allait probablement lui poser tout un tas de questions. Et il n'était pas sûr d'avoir toutes les réponses.

_________________
How could this happen to me?
I open my eyes, I try to see but I'm blinded by the white light. I can't remember how, I can't remember why I'm lying here tonight. And I can't stand the pain, and I can't make it go away.

Ship de l'amûûûr:
 
MolduavatarMoldu
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 02/05/2017 Messages 246 Points d’activité 11
      Pseudo : Holly-chat, Wirgo, KhalWirgo Rastargaryen, AulitavecFrancesca.
      Avatar : Madelaine Petsch, plus besoin de la présenter.
      Crédits : Mouwamayme et Finnou-bébé pour la signature, merci mon bro' d'eau.
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence: Les Salines.
      Patronus: Si par chance elle avait été capable d'en formuler un, il aurait été un lynx. Sans savoir que le patronus de Darius en est un d'ailleurs.
      Informations supplémentaires:
MessageSujet: Re: Après l'horreur (RP libre)   Mar 24 Oct - 15:54

Après l’Horreur vient
l’Aube et les Regrets
finn w. bowman, poppy irvine, s. "mini" constantine and friends !

« Ça va, calme toi. C’est pas un petit attentat qui va me faire passer l’arme à gauche.
- Une fois de plus, tu minimises tout ce qui peut t’arriver. »


Elle tapa le front du blessé à la manière d’une pichenette, comme l’on taquinerait un membre de sa famille ou quelqu’un de proche de soi et c’est ce qu’ils étaient finalement, sans même se le dire, depuis leur rencontre. Holly avait la gorge serrée et tentait du mieux qu’elle pouvait de ne point ajouter d’autres larmes à sa présence, ne voulant plus se donner en spectacle. Toutefois, elle fut insouciante du monde autour ne faisant pas cas des suppliques extérieurs dont elle n’avait que faire. L’important ici était : Finn Bowman, celui-là même qui abandonnait sa main et il était vrai que ce contact était trop longuet pour lui, elle n’y avait plus songé sur l’instant.

« Holly, tu peux m’expliquer ce que tu fiches ici ? Si tu me dis que c’est la faute de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-Nom, et non, je parle pas de Voldemort, je dénie toute responsabilité quant à mon futur emprisonnement pour meurtre.

Elle se mit à rire légèrement.

- Non Finn, je ne suis pas revenue pour ou à cause de Qui-Tu-Sais, je suis revenue pour de bon… Je vais travailler sur Le Chemin de Traverse cependant, j’avais besoin d’un nouvel air, d’un autre quotidien mais bref, on s’en f….
- Excusez moi, j'étais en train de lui parler. »
la coupa l’inconnu.

Holly ne connaissait en aucune façon le garçon qui se tenait près du lit de Finn et se ne fut que lorsque ce dernier prit la parole qu’elle réalisa que peut-être il était quelqu’un d’important pour son ami. Cependant, la dite personne importante n’avait pas l’air d’être au courant de la force et de la teneur de la relation que la moldue avait avec son sorcier. Visiblement jaloux de son arrivée ainsi que la symbiose entre les deux amis, il se montrait d’une grande impolitesse et tandis qu’elle souhaitait répliquer quelque-chose, Fini prit la parole comme pour faire taire l’énergumène ignorant.

« Ae, voilà Holly, c’est une amie à moi. Et pas ce genre d’amie. J’veux dire, elle est petite, c’est mon amie, mais ce n’est pas ma petite amie. Et oui, tout arrive, j’ai des amis maintenant. Holly, je te présente Aedan.
- Eh bien je le trouve assez sec ton ami,
elle appuya ironiquement sur ce dernier mot puis tourna les yeux vers Aedan, effectivement je suis son amie et il est le mien. Il compte et est important pour moi, tout est important de sa santé jusqu’à son bonheur. »

Ces paroles étaient assez lourdes de sens, comme une mise en garde pour ce garçon bien présomptueux et possessif. Finn avait une telle importance pour elle, il était le frère qu'elle aurait peut-être du avoir ? N'étant absolument pas proche de ses trois frères, ce qui malheureusement, n'était pas de son fait.

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