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 Un nouveau professeur à l'UPA (RP libre)
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Jonathan RowleProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Un nouveau professeur à l'UPA (RP libre)   Ven 15 Sep - 4:43


Un nouveau professeur à l'UPA
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J’avais enfin réussi à trouver une bonne nounou pour Annie, après plusieurs semaines de recherche intensives : la petite sorcière avait à peine 18 ans, mais elle avait de solides qualifications et avait 3 petits frères et sœurs, et je pensais qu’elle serait parfaitement à la hauteur. Maintenant que les vacances scolaires étaient arrivées, elle était constamment à la maison, mais je ne pouvais pas m’en occuper sans cesse. Je ne m’en sentais pas la force, pas encore. Et si une crise survenait alors que nous étions au parc tous les deux ? Je savais qu’elle sentait ma retenue à son égard, mais elle était trop jeune pour comprendre, ce que je traversais, et ce qu’elle représentait. J’avais tué mon propre frère, et elle était le symbole silencieux de mon crime. Et malgré ce que tous les psychologues me disaient, je ne cesserai jamais de considérer mon acte comme un assassinat : la guerre ne justifie pas tout.

Ce jour là, je me rendais sur le campus de l’université. J’avais été convoqué par le proviseur pour signer quelques papiers, étant donné que j’allais prendre la relève du professeur de la formation des Aurors, et, bien que j’avais été placé à l’UPA par le Ministre de la Magie lui-même (diable, que c’était étrange, encore, de penser que Kingsley était le dirigeant du monde sorcier britannique), le doyen voulait probablement discuter avec moi pour savoir si j’étais réellement à la hauteur. Le public ne connaissait pas mon implication dans la guerre, mes liens avec l’Ordre du Phénix, car j’avais systématiquement refusé toutes interviews auprès de la presse, et j’avais prié ceux qui savaient de se taire. Je ne me sentais, en aucun cas, héroïque quant à mes actions pour contrer Voldemort. J’avais fais ce que j’avais à faire.

Perdu dans mes pensées, j’errai dans les allées boisées du campus, essayant de trouver le bâtiment de l’administration que je n’avais encore jamais visité. On m’avait fourni une carte, mais j’avais tout simplement oublié de la prendre avant de partir. Ah, il était beau l’Auror. Au moins, en ce mois de juin, il faisait beau à Atlantis, et même si le fond de l’air n’était pas chaud (l’Ecosse, comme le Pays de Galle, n’étant pas réputé pour son climat tropical), il était agréable de se promener dans les jardins de l’université. De plus, peu de gens étaient présent sur le campus, avec les vacances, et seulement les étudiants vivants dans la résidence universitaire, ainsi que quelques professeurs, venaient encore de temps en temps par ici.

En parlant d’étudiant, l’un d’entre eux passa à côté de moi, promenant visiblement son chien. Je l’ignorai, mais l’animal aboya alors que je les dépassai lentement. Un bruit violent et soudain comme celui là pouvait déclencher une crise, et je pouvais sentir ma main commencer à trembler doucement. Non. Je ne devais pas avoir un flash maintenant, en public. Et si je croisais un futur étudiant ? Comment pourrais-je le regarder en face à la rentrée ? Je prenais une grande respiration, en me tenant à un arbre bordant la route, essayant d’apaiser mon cœur qui battait un peu trop fort. Mon psychologue avait tendance à lui dire qu’il avait encore plus peur d’avoir une crise, que des crises en elle-même. Et cela n’aidait en rien mon anxiété.

Une fois que j’eu à peu près repris mes esprits, je repris mon chemin, mais je devais bien l’avouer : j’étais totalement perdu. Je regardai la route pavée devant moi, où quelques jeunes gens vaquaient à leurs occupations, et m’approchait de l’un d’entre eux pour demander mon chemin.

« -Bonjour, excusez-moi… Pouvez-vous m’indiquer la direction du bureau de l’administration de l’université ? »
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MessageSujet: Re: Un nouveau professeur à l'UPA (RP libre)   Ven 22 Sep - 17:01

Un nouveau professeur à l’UPA !
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Peu de monde dans le campus universitaire en ces vacances bien méritées, seuls quelques étudiants prompts à profiter des lieux durant l’accalmie faisaient acte de présence ainsi que quelques membres du camp professoral et administratif. Personne ne s’attendait à ce qu’une réunion au sommet n’y soit organisée, qui viendrait se réunir lors d’une période voulue reposante dans le même lieu qui usurpe le confort des tout un chacun en période d’études ?

Aux abords de la route pavée qui annonçait le chemin menant aux bureaux essentiels au bon fonctionnement de l’infrastructure scolaire, se trouvait un petit groupe de jeunes gens tous à l’écoute d’un certain étudiant en Métiers de la Justice qui, visiblement, était un adepte expert de ce genre de plaidoirie. La petite foule autour de lui buvait ses paroles comme si elles étaient semblables au lait maternel et le regard de l’orateur était luisant de confiance.

« Aussi, pour conclure, je vous dirai de surtout rester sur vos gardes. La menace technologique moldue causera notre perte si nous n’y prêtons pas attention dès maintenant et si personne ne combat ce mal, cette vermine. Soyez vigilants et surtout songez au monde que vous souhaitez laisser à vos enfants ! »

La réunion semblait toucher à sa fin, Jackson serra quelques mains, baisa également certaines tendues à son intentions (de femmes évidemment) et se ne se retrouva pas seul tout de suite, ayant encore quelques questions auxquelles il se devait de répondre, bien que sachant pertinemment que ces dernières étaient prises comme excuse par ces quelques demoiselles afin de passer plus de temps avec lui. Cela ne le dérageaient pas outre mesure mais il avait à distribuer des tractes, perdant de son temps précieux pour quelques caprices audacieux. Il put finalement se libérer de la torpeur féminine et avança sur les pavés avec hâte de faire connaître le Sacre à plus de sorciers. Seulement, il fut rapidement interpellé par un homme, visiblement égaré.

« - Bonjour, excusez-moi… Pouvez-vous m’indiquer la direction du bureau du proviseur de l’université ? 
- Oh euh, oui, alors…
Jackson regarda autour d’eux, cherchant la réponse visuellement. Vous devez continuer tout droit et passer les arcades en pierres sur votre gauche, normalement vous devriez ne plus être bien loin… » Il ne savait pas si cet homme était un sorcier ou de la racaille, mais pris sur le fait, il fut d’une politesse incontestable.

Une brise conséquente fit tomber quelques-uns de ses parchemins prônant le Sacre et incitant à le rejoindre, aux pieds de l’homme perdu.


Emi Burton
Jonathan RowleProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: Un nouveau professeur à l'UPA (RP libre)   Sam 23 Sep - 8:44


Un nouveau professeur à l'UPA
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Lorsqu’on a vécu ce que l’extrémisme peut apporter de pire, il est difficile de supporter des idées qui prônent la hiérarchie entre les humains. J’avais entendu parler du Sacre, bien sûr : je n’étais pas un Rowle pour rien. Ils se disaient des sorciers prônant les valeurs traditionnelles magiques, mais je n’étais pas dupe, j’avais vu mes propres parents passer de la crainte de la technomagie à l’éviction des Moldus. Le jeune homme qui tenait les tracts, j’avais l’impression de le connaître, car j’avais vécu une grande partie de ma vie parmi des gens de son espèce. Ils pensaient avoir la science infuse et la vérité universelle, alors qu’ils n’étaient que des petits êtres effrayés par ce qu’ils ne connaissaient pas. Heureusement que c’était quelqu’un comme Kingsley à la tête du monde magique britannique, et pas l’un de ses groupes radicaux… Peut-être qu’ils n’attaquaient pas à ciel ouvert, comme Magic is Might, cette organisation qui avait révélé son existence il y avait de cela seulement quelques semaines, mais cela les rendait hypocrites en plus d’extrémistes.

Bien sûr, toutes ces pensées fusaient dans mon cerveau tandis que j’écoutais ces indications qui me mèneraient vers le bureau du proviseur, sans qu’une seule émotion ne surface sur mon visage. Lorsqu’on a été un espion pour l’Ordre du Phénix pendant si longtemps, on apprend à ne rien laisser paraître quant à ses convictions, et l’instant n’était pas propice à faire un débat politique, d’autant plus que ce n’était pas comme s’il avait cherché à me distribuer un tract.

« -Merci bien jeune homme, vous êtes bien aimable, le remerciais-je d’un mouvement de tête.

Je m’apprêtai à me diriger dans la direction qu’il me pointait du doigt, essayant de ne pas regarder les prospectus du Sacre qui s’envolaient dans le vent d’Ecosse, mais un trouble dans ma vision me fit arrêter. Visiblement, ma crise n’était pas encore évitée, et je me sentais incapable de marcher. Je glissai ma main à l’intérieur de ma veste en tweed pour en sortir ma boîte de cachets, mais ce faisant, fis tomber sa baguette sur les pavés. Qui aurait pu penser à cet instant que j’avais été l’un des meilleurs Auror de Londres, que j’avais vaillamment lutté contre Voldemort et que Kingsley Shackelbolt était l’un de mes plus proches amis ? Je n’étais plus que l’ombre de moi-même.

Je n’essayais même pas de me baisser pour ramasser ma baguette, trop occupé à prendre le médicament moldu qui calmerait les tremblements dans mes membres. Les médecins non magiques étaient particulièrement doués dans la fabrication de psychotropes. Une fois le cachet avalé, je soufflai quelques instants, me rappelant les conseils de mon psychiatre lorsque le mal était trop puissant pour être contrôlé : souffler, compter le temps dans sa tête, ne pas essayer de lutter.

Mon regard tomba sur celui qui m’avait indiqué le chemin, toujours présent, en train de m’observer. Alors que les battements de mon cœur se calmaient, j’esquissais un vague sourire, dans le but d’essayer de minimiser mon état.

-Ah, la vieillesse est le pire des ennemis, comme on dit, n’est-ce pas ?

A peine une quarantaine d’années, et je mettais déjà ma maladie sur le compte de mon âge. Cela semblait un peu tiré par les cheveux, et je me doute que le jeune homme ne serait pas dupe. Mais c’était la seule explication possible, la seule que je voulais bien donner. Parce que, définitivement, « tueur de son Mangemort de frère » n’était pas une bonne excuse à délivrer à un inconnu.

Je me baissai finalement pour rattraper ma baguette, saisissant en même temps un prospectus du Sacre à mes pieds, le regardant quelques instants avec désillusion.

-Hershel Corner est toujours à la tête du Sacre ? Je me rappelle avoir assisté à un séminaire qu’il avait tenu, il y a quelques années, au Ministère, à Londres. Il avançait des points… intéressants. »

En réalité, ses propos m'avaient fait froid dans le dos, mais je ne pouvais décidément pas critiquer ouvertement ces pensées devant un évident supporter du groupuscule. Et bien que je ne fasse officiellement plus partie du bureau des Aurors, je n’avais pas oublié une chose : l’information, c’est le pouvoir.

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Siobhan KvelgenProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: Un nouveau professeur à l'UPA (RP libre)   Lun 25 Sep - 0:30


Des yeux, des oreilles - une conscience qui marche. Omniprésente, et pourtant si légère dans la tempête, cherchant sa place dans un monde où chacun rêve d'elle tout en ayant pourtant la peur aux votes. Et s'ils avaient réellement le choix d'agir pour le bien de tous ? Certains avaient rapidement adhéré au mouvement naissant, mués par un cœur que l'on n'a su pervertir pour les uns, usés de tant d'années de haine et d'inhumanité pour les autres. Plus que jamais les Hommes s'étaient rassemblés en une communauté hétéroclite et chacun désirait apporter sa pierre à l'édifice, qu'ils soient moldus, sorciers, sangs-pur, étudiants...

C'est l'un de ces derniers qui vint trouver la druidesse lorsque, au détours d'un couloir, il avait surpris le descendant Emsworth en pleine campagne. L'information lui avait moins tiré une grimace de colère que de dégoût, mais Siobhan tenta de faire bonne figure. Elle exécrait Jackson ; pas seulement ce à quoi il aspirait, tant certaines de ses idées étaient porteuse de vérités bien que pourries par un engrais de haine, mais l'homme en tant que tel. Aussi s'était-elle dépêchée d'aller l'intercepter avant que le mal ne soit ancré. Au fil des mois c'était un véritable jeu de stratégie qui s'était crée entre les deux opposés. Chaque erreur était une faille que l'autre exploitait, et chaque élément un pion qu'ils se devaient d'habilement placer... ou défendre. Les étudiants étaient de ceux-là. Siobhan remercia le jeune homme et se rendit rapidement sur les lieux, trottinant avant de finalement prendre sa forme d'animagus et de filer entre les couloirs telle une louve spectrale ; antithèse du sinistros en tout point.

Une froide colère corrompait la réflexion de la norvégienne, bien qu'elle tentait de juguler sa progression en mobilisant le peu de fibre de meneuse qu'elle possédait, avec pour intention d'user d'un charisme qu'il ne possédait pas auprès des jeune gens ; celui de l'âge, de l'expérience, et du statut. Elle n'eut pas de mal à se reprendre et arriva bientôt au bout du couloir qui le séparait de son Némésis. Il l'avait en face de lui, il ne pouvait pas la rater. Elle ne voulait pas qu'il la rate. Siobhan s'avança lentement en le fixant de ses prunelles aigue-marine, et si tout son être était animal, ses yeux laissaient transparaître toute la calme violence de la valkyrie comme un avertissement de ce qui allait suivre. Ce n'est qu'à une vingtaine de mètre qu'elle reprit forme humaine et que ses traits se fixèrent sur une expression neutre, assurée. « Monsieur Emsworth. Vous importunez encore des étudiants ? » avait-t-elle articulé, le coupant dans sa phrase. Elle se baissa ensuite et ramassa un tract au sol, le survolant du regard avant que ce dernier ne se pose sur l'homme dont le visage lui était inconnu. La druidesse plia alors proprement le ramassis de syllogisme entre ses doigts des plus agiles et le tendit poliment à l'héritier Emsworth. « Je vous prie de pardonner mon intrusion, Monsieur. Des étudiants m'ont rapporté des propos dérangeant tenus par ce jeune homme et ce n'est pas la première fois que l'on se plaint. Ses yeux passèrent de l'un à l'autre avant de se fixer sur l'ancien Auror. Je suis le professeur Kvelgen. »

Un sourire naquit aux lèvres de la scandinave, des plus agréable et chaleureux malgré la présence dont elle faisait preuve, pour ne pas parler de sévérité, et elle tourna finalement le visage vers Jackson. « J'espère qu'il ne vous a pas importuné et que les plaintes à son encontre ne sont rien de plus qu'un malentendu. Il est facile à cet âge de s'emporter et de prononcer des mots qui n'ont pas lieu d'être. »

Spoiler:
 

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Walk unafraid
Siobhan Astrid Kvelgen I was brought into this life a little lamb, courageous, stumbling ; fearless was my middle name. But somewhere there I lost my way, everyone walks the same, expecting me to step the narrow path they've laid, they claim to walk unafraid, I'll be clumsy instead. Hold me love me or leave me high.
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MessageSujet: Re: Un nouveau professeur à l'UPA (RP libre)   Mer 27 Sep - 12:24

Un nouveau professeur à l’UPA !
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« Merci bien jeune homme, vous êtes bien aimable ! »

Jackson observait l’homme en face de lui, visiblement atteint par les années et peut-être accompagné d’une tristesse profonde. Le sang-pur savait déterminer les sentiments des gens, plutôt emphatique, qualité utile lorsque l’on se veut orateur et recruteur. Quoi de mieux que de savoir analyser son interlocuteur, d’utiliser ses failles afin de le convaincre ou de lui suggérer une idée ? Jackson en était un as. Il ne put douter de l’expérience de celui qui se tenait à ses côtés, le visage marqué par le temps et la mine triste. Il se demanda si son visage était comme ça de nature ou si des événements avaient endommagé son faciès par le passé.
C’est alors que l’inconnu, qui était visiblement sur le départ, fit tomber sa baguette au sol. Hors étonnement, il ne la ramassa pas tout de suite et sembla porter quelque chose à ses lèvres, en vue de sa posture, peut-être était-ce un traitement moldu ? Cette idée fit s’assombrir le regard de Jackson tandis qu’il continuait son observation silencieuse, croisant le regard du sorcier.

« Ah, la vieillesse est le pire des ennemis, comme on dit, n’est-ce pas ? 
- C’est ce qu’il m’a semblé comprendre en effet. » répondit Jackson avec un faux air de politesse, ne souriant que des lèvres, le visage d’une neutralité effrayante.

Il sut presque immédiatement qu’il n’était point question d’âge quant à l’état de l’homme en face, cependant il ne lui sembla pas utile d’en démarrer une discussion. D’autant plus que les documents du Sacre jonchaient le sol autour d’eux, menaçant de s’envoler une ultime fois. Il se baissa pour en récupérer, feignant de ne point en avoir hâte et fut surpris de constater que son interlocuteur faisait de même. C’est lorsqu’ils furent tous deux accroupis vers les pavés que le vieillard osa ce qui suivit :

« Hershel Corner est toujours à la tête du Sacre ? Je me rappelle avoir assisté à un séminaire qu’il avait tenu, il y a quelques années, au Ministère, à Londres. Il avançait des points… intéressants. 

Jackson se liquéfia par surprise, les yeux ronds et fixant un prospectus qu’il s’apprêtait à ramasser. Une seconde plus tard, il se redressa (aidant par la même occasion le curieux du jour) et afficha le plus comblé des sourires, étouffant d’assurance auto-exigée.

- Tout à fait. Je vois que vous êtes bien informés. Et ravi, il appuya sur ce mot, que vous ayez été autrefois éclairé par son discours. »

Comme s’il avait voulu mettre un terme à cette conversation, ayant senti l’aura accusatrice et ironique qui avait submergé l’homme à la médication moldue, Jackson reprit le cours de sa capture de papiers envolés. Il fut très vite aidé par quelques élèves féminines qui n’avaient pas manqué une seconde de contemplation tandis que le fils Emsworth conversait avec cet homme inconnu, elles étaient de ce groupuscule qui idolâtrait le sang-pur et visiblement heureuses de pouvoir l’aider. Ce fut en cet instant qu’arriva une personne que le bon vieux Jacky n’aurait pas aimé voir, même pour toute la magie du monde : sa Némésis qui vint ajouter son grain de sel usuel. La professeur ne manqua pas de l’interpeler tandis que celui-ci avait d’ores et déjà que trop aperçu sa présence.

« Monsieur Emsworth. Vous importunez encore des étudiants ? dit-elle en progressant vers lui, ramassant au passage un des documents édités par Le Sacre, le pliant effrontément par la même occasion. Je vous prie de pardonner mon intrusion, Monsieur, dit-elle, s’adressant au monsieur non loin de Jackson, des étudiants m'ont rapporté des propos dérangeant tenus par ce jeune homme et ce n'est pas la première fois que l'on se plaint. »

Jackson eut un rictus amusé, fixant la bête avec un irrespect lisible. Elle reprit parole, malgré les prières internes du sang-pur et osa croiser son regard.

« J'espère qu'il ne vous a pas importuné et que les plaintes à son encontre ne sont rien de plus qu'un malentendu. Il est facile à cet âge de s'emporter et de prononcer des mots qui n'ont pas lieu d'être.
- Les plaintes à mon encontre ne sont qu’une invention de votre part, j’en ai bien peur. » s’amusa t-il.

Les propos de l’ex-serpentard furent rapidement confirmés par la petite troupe à sa solde, les demoiselles se battant à demi pour attirer son attention tant l’admiration qu’elles avaient pour lui terrassait le paysage.

« Léandre vous passe le bonjour, d’ailleurs. » concluait-il avec un amusement non dissimulé.

Emi Burton
Jonathan RowleProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: Un nouveau professeur à l'UPA (RP libre)   Jeu 28 Sep - 17:01


Un nouveau professeur à l'UPA
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Comme il était ironique qu’un garçon plus jeune que moi d’une vingtaine d’année ose me parler d’être éclairé par un quelconque discours. Il n’avait rien vécu. Je reconnaissais son type, le sang-pur élevé dans un cocon de richesse, dont la famille lui a toujours dit de se méfier de l’inconnu et des personnes ne correspondant pas au carcan de leurs petites vies bourgeoises. Je le reconnaissais, car j’aurai pu en devenir un, comme mon frère. Moi aussi je serais devenu un Mangemort, je serais peut-être à Azkaban, peut-être mort, peut-être pire.

Une femme blonde, que j’aurai pu trouver séduisante si l’idée de romance n’était pas qu’une vision lointaine et étrangère à mes yeux, s’approcha de nous en interpellant le dénommé Emsworth. Ainsi donc, il ne faisait pas parti des 28, peut-être même était-ce l’une des raisons de sa férocité, ou celle de sa famille, à suivre le Sacre. Une question de fierté mal placée.

J’écoutais la joute verbale entre les deux, me doutant qu’un historique houleux se dessinait devant mes yeux innocents. Ce n’était pas mon combat. Je n’étais même pas encore professeur, et n’avait aucun intérêt à défendre le corps enseignant. Cependant, le ton moqueur employé par le jeune homme ne me plaisait pas : la confiance en soi peut aboutir à bien des excès. Il avait conscience de son aura charismatique, de son emprise sur ces petites sottes qui ne connaissaient rien au monde dans lequel elles vivaient, et au lieu d’utiliser cette emprise pour une cause charitable, il s’en servait pour divulguer des idées de haine et d’exclusions. Peut-être avec quelques années en moins, ou si j’avais encore la force de combattre pour mes convictions, j’aurai essayé de le recadrer, ou tout au moins, de lui dire que ses propos n’avaient en effet pas sa place dans une université comme l’UPA, qui promouvait une égalité parfaite entre les moldus et les sorciers. Cela n’était pas le cas. J’étais maintenant bien au delà des luttes, me contentant de tracer ma route comme je le pouvais, à essayer d’élever ma nièce comme ma fille. Je n’avais accepté ce poste que par des soucis économique, il fallait bien se le rappeler.

J’hochais de la tête afin de signifier à la femme que j’appréciais sa sollicitude et son engagement vis-à-vis de ses étudiants (j’étais parti du principe, que vu son autorité et son langage, c’était forcément une enseignante), tout en affichant un air blasé et éteint face à la remarque du jeune homme. J’allais prier les demoiselles, qui à présent nous entouraient, de bien vouloir me laisser le passage libre afin de pouvoir enfin accéder à ma destination, à savoir le bureau du doyen, lorsqu’une dernière remarque d’Emsworth me prit de court.

Léandre n’était pas un prénom courant, surtout pas au Royaume-Uni. A vrai dire, mon ancien élève, qui était devenu, à ce que mes diverses sources au Bureau des Aurors m’avaient rapportés, un élément brillant des forces de l’ordre magique, était le seul Léandre que j’avais rencontré de ma vie. Et son nom, symbole de tant de pouvoir, d’opulence, et de sang-pur, pouvait très bien être lié avec les convictions du Sacre. Peut-être que lui aussi, qui sait… Mais non. Je ne pouvais pas imaginer que ce gamin à qui j’avais tout apprit du métier, fraichement débarqué de Poudlard, puisse une seule seconde approuver des idées si fausses, si corrompues.

« -Léandre… Vous parlez de Léandre Rosier ? L’Auror ?

Je ne savais pas vraiment que penser. Je n’avais pas vu le Rosier depuis la bataille de Poudlard, où il avait été grièvement blessé, et je ne l’avais qu’entraperçu entre les sorts et la mort. Je ne savais pas qu’il se trouvait à Atlantis, si c’était bien de lui dont ils parlaient. Tant d’années avaient passés. Presque une vie entière.

-Voilà un nom qui sonne l’écho à mon oreille : un écho du passé. Qu’est-il arrivé à ce bon Léandre ? Il est devenu difficile d’être à jour sur les agissements de mes anciens camarades Aurors, en particulier sur mes anciens élèves. »

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Siobhan KvelgenProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: Un nouveau professeur à l'UPA (RP libre)   Dim 29 Oct - 7:41


Siobhan avait esquissé l'ébauche d'un sourire satisfait à l'irrévérence non dissimulée du petit con. Sans doute devait-il penser être capable de l'agacer, ce qui se confirma à la mention de son cousin, mais le pauvre n'allait pas être au bout de ses peines. Elle se réjouissait de le voir ainsi montrer son visage face à un ancien collègue de Léandre ; un Auror. Un Auror, qui plus est, dont le visage ne lui était pas inconnu, malgré ses souvenirs éparses altérés par le temps et ce visage qui n'avait pas non plus été épargné. La norvégienne, crachant au visage de l'héritier la perfection de son attitude d'adulte responsable – chose dont il ne devait connaître que le nom – se tourna vers le quarantenaire, affichant une joie courtoise et retenue. Malgré les années qui s'étaient écoulée et le talent manifeste de Léandre, surtout lorsque elle s'y comparait, Siobhan ne pouvait s'empêcher de voir en son cousin, son frère, l'enfant qu'elle avait toujours connu et chouchouté. Aussi était-elle, quelque part, fière de ce qu'il était devenu autant à ses yeux qu'à ceux de ses collègues.

« Il est resté égal à lui-même ; un Auror talentueux comme il est rare d'en croiser de nos jours, la passion intacte. Il exerce toujours à Atlantis avec Ariane et est promis à une grande carrière à n'en point douter.  elle sourit doucement Pardonnez-moi cependant, mais si votre visage ne m'est pas inconnu il m'est en revanche difficile d'y mettre un nom, j'ai bien peur que des deux ce soit lui qui ai hérité de la mémoire infaillible, j'en suis navrée. Vous êtes Monsieur Rowle, c'est ça ? »

Si elle était incertaine d'avoir replacé le bon nom sur le bon visage, elle se souvenait parfaitement de ce patronyme et de la place qu'il avait à l'époque, tant dans les esprits que dans la brigade des Aurors. Il s'était gravé dans son esprit pour une seule bonne raison ; sa subversivité. Ce qu'il signifiait à un certain moment, à l'instar du patronyme de sa mère. Rowle. Rosier. Trainés dans la boue par quelque individus indigne et redorés par les efforts de la jeune génération. Elle n'aurait pu l'oublier si facilement, même après autant de temps.

Siobhan n'oubliait pas non plus le comportement plus qu'irrespectueux de l'héritier Emsworth, et elle avait l'occasion de le ridiculiser davantage aux yeux d'un – ancien – membre de l'entourage de son frère.

« Pardonnez-moi également de revenir sur cela mais il me semble important de clarifier les choses pour Monsieur Emsworth avant toute autre chose. la scandinave planta ses iris aigue-marine sur lui Je vous prierais de surveiller vos paroles. Accuser un professeur de mentir dans le cadre de ses fonctions est quelque chose de grave, et au-delà d'un manque de respect manifeste, qui est d'ailleurs sanctionné par le règlement, il s'agit de diffamation. J'espère que je suis claire. »

Elle était consciente d'avoir jeté un froid, et c'était au fond un peu le but recherché. Jackson en était le seul responsable et elle n'avait rien à se reprocher, si ce n'est d'avoir exercé son droit et son devoir de professeur lorsque la situation le demandait. La norvégienne se garda malgré tout de sourire, masquant avec brio toute sa satisfaction derrière un masque de sérénité. Elle reporta finalement son regard sur l'Auror, s'attendant à une riposte malhabile de son Némésis qui au fond n'en était pas vraiment un. Il ne s'agissait que d'une aiguille dans le pied, ni plus, ni moins.

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Jonathan RowleProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: Un nouveau professeur à l'UPA (RP libre)   Lun 4 Déc - 11:07


Un nouveau professeur à l'UPA
RP libre
Il était plaisant de deviser à propos du passé, une époque bien plus simple, avant la guerre, avant la mort de Thorfinn, avant toutes les atrocités auxquelles j’avais assisté en me sentant si impuissant, si incapable. Me rappeler de Léandre, c’était me souvenir de ces moments plus simples des débuts de ma carrière, où tout me semblait encore possible et je croyais fermement que je pouvais rendre le monde un peu plus supportable pour les innocents. J’avais foi dans le Bureau, dans mon métier. Tout ça, c’était bien loin, à présent, mais je souriais néanmoins, nostalgique de cette époque passée.

« -Je suis ravi d’apprendre que tout lui réussi si bien, il aurait été dommage en effet qu’un tel potentiel soit gâché.

Sa deuxième remarque, couplée à sa question me fit réagir. Nombreux étaient ceux qui, au Bureau, connaissaient mon nom : Rowle n’était pas un nom commun pour un Auror, tout comme Rosier d’ailleurs. Les Sang Purs fourmillaient au Ministère, (avant la guerre en tout cas, et la nomination de Kingsley au poste de Ministre de la Magie), et un bon nombre d’entre eux travaillaient dans le département de la Justice Magique. Mais le Bureau avait toujours été un cas particulier : tout le monde connaissait les liens entre les sangs les plus purs et, bien souvent, les convictions des mages noirs. Il était par conséquent bien difficile d’aller contre les intérêts de sa propre famille et d’essayer de les mettre sous les barreaux. Alors lorsque l’un deux, en particulier venant des 28, commençait une carrière d’Auror, forcément, les langues se déliaient. Petit à petit, j’espérais que le stigma autour du statut du sang diminuerait, que les gens cesseraient de se classer les uns les autres selon la pureté de leur lignée : qu’est-ce que ça pouvait faire, vraiment ? Les Sang Purs n’avaient pour seule particularité, par rapport aux autres, d’avoir une famille portée sur l’inceste et la consanguinité, et ce n’était pas, selon moi, une chose à révérer, au contraire. Savoir que mon arrière grande tante avait épousé son frère n’était vraiment pas une anecdote que je sortirai en diner mondain.

-Je suppose que maintenant ça serait professeur Rowle ? Même s’il est vrai que je ne sois pas encore réellement membre du corps professoral avant la rentrée prochaine.

Je réfléchis quelques instants, en me focalisant sur le nom avec lequel la femme s’était présentée. Kvelgen. Cela me disait quelque chose, en effet, mais mes souvenirs étaient bien trop flous. Je tendais la main à ma collègue pour la lui serrer, ne voulant pas paraître malpoli, avant qu’elle ne continue à réprimander le jeune homme bien trop sûr de lui, qui distribuait auparavant des tracts. Celui-ci, visiblement frustré par la colère du professeur, tourna les talons et repartit le long du chemin en pierre, une lueur de rage dans les yeux. Je levais un sourcil interrogatif. Ah, les jeunes… Je secouais la tête, comme à chaque fois que je rencontrais une forte tête comme lui.

-Et bien, j’espère ne pas retrouver ce garçon dans ma classe… Il est désolant de voir une si jeune personne distribuer un message aussi… divisant. Voir sectaire. Le Sacre est réellement si actif à Atlantis ?

Bien que le mouvement se réclamait simplement traditionaliste et non extrême, je voyais d’un mauvais œil tout rassemblement qui prônait la supériorité d’un groupe envers l’autre. Après tout, avant que ma famille, et en particulier mon frère, ne deviennent Mangemorts, ils se voulaient simplement désireux de conserver les traditions sorcières. Nous savons tous où cela les avait mené… J’avais discuté plusieurs fois avec Kingsley des plans du Sacre, mais celui-ci avait balayé mes inquiétudes : il avait toujours été le plus optimiste de nous deux.

-Mais je ne voudrais pas vous retenir par mes questions, professeur Kvelgen, après tout, les vacances scolaires valent aussi pour les enseignants. Si vous devez aller quelque part, vaquer à une quelconque occupation, je comprendrai parfaitement : il est vrai que je suis arrivé depuis peu à Atlantis, et depuis encore moins longtemps à l’UPA, et j’aurai plaisir à discuter sereinement avec une future collègue. »

Et c’était vrai, moi qui avait été autrefois si sociable, cela faisait du bien de parler à une personne qui ne soit ni une gamine de 8 ans, ni un psychiatre. Bien sûr, cela entrainerait peut-être des questions quelque peu… dérangeantes pour moi, sur mon passé, mais après tout, si je voulais un jour prétendre à retrouver un semblant de vie normale, je devais me confronter à mes propres démons tôt ou tard.

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MessageSujet: Re: Un nouveau professeur à l'UPA (RP libre)   Mar 9 Jan - 23:26


« Je ne saurais vous dire s'il est véritablement actif ; en revanche je pense que l'on peut avoir un bon avis sur la question en sachant que le père de ce jeune homme, membre à n'en point douter du Sacre, a investie une partie de sa fortune dans une grande villa pour la faire privatiser, afin que les sorciers ne se mélangent pas à la "plèbe" moldue, et qu'ils ont l'air d'avoir du succès. Enfin. Pas étonnant qu'avec un père pareil ce jeune homme ait si mal tourner, même si la naissance n'est pas du tout une excuse valable. S'il n'était pas un si fervent défenseur de ces propos immondes, je crois que j'aurais pu le prendre en pitié malgré tout, nous ne sommes pas tous égaux face aux influences. »

Elle était restée des plus sereine, son regard clair planté dans celui de son interlocuteur. Avait-elle honte de parler de ces personnes en ces terme ? Pas une seule seconde. Ses valeurs étaient claire. Pour autant elle ne souhaitait pas s'acharner contre eux - pas devant un inconnu, pas aussi gratuitement. Mais il avait posé une question, et elle estimait qu'il devait savoir de quoi il en retournait avec le Sacre et cette famille méprisable, même si cela devait la faire passer pour une personne médisante, ce qu'elle n'était pourtant pas du tout. Mais aussi douce, aussi tolérante qu'elle était, il y avait des sujets sur lesquels elle pouvait rapidement perdre patience et devenir revêche, comme tous ceux qui avaient des valeurs claire - comme ceux qui répandaient avec véhémence leur vision du monde, de la société de consommation et du véganisme. Avec un peu trop d'agressivité. Elle était pareil, avec une bonne grosse dose d'habileté en plus. Siobhan savait qu'attaquer de front n'était pas la meilleure des solutions même si, parfois, il n'y avait pas d'autres choix. Tout était si complexe en politique. Si complexe qu'il n'était pas rare qu'elle craque et aille se cacher dans les bras de Léandre ou d'Aldabella pour pleurer toute sa colère envers ce monde et des règles, envers tout ces biais, ces mensonges, ces serrures qu'il fallait crocheter au lieu de briser. Et si sa vision du Bien était claire, la limite entre elle et le Mal tendait à se flouter avec les années. Elle ne passerait jamais à l'action, mais, parfois, elle se posait la question... Et si elle accédait au pouvoir ? Et si elle le prenait, par la force ou par la ruse ? Et si elle agissait en dictatrice à la poigne de fer et aux intentions des plus pure ? Elle avait bien des pistes de réponse.

Mourir en héros, ou vivre assez longtemps pour se voir devenir le méchant. Il était si facile d'échouer.

« Oh mais vous ne me retenez pas Monsieur Rowle, au contraire, j'ai l'impression d'être arrivée comme un cheveu sur la soupe et de vous avoir retenu pour des bêtises. Sachez que le plaisir serait partagé en tout cas, c'est toujours un plaisir de rencontrer des amis de Léandre et de nouveaux collègues ! Vous êtes le nouveau professeur de formation au métier d'Auror, c'est ça ? elle le laissa répondre et lui offrit un délicat sourire Avez-vous eu le temps de visiter l'université ? Loin de moi l'idée de m'imposer, mais ce serait pour moi un privilège que de vous guider au coeur de ce joyau du monde mixte. »

Et pour être un joyau, il l'était. Il réunissait deux des choses parmi les plus importante au monde : l'éducation ; la connaissance, et la tolérance des autres. Ce n'était pas chose aisée cependant que d'enseigner cette dernière aux arrivants. Ils avaient tous atteint l'âge où l'on pense être adulte, et ils sortaient pour la plupart d'une école où l'on ne leur avait pas enseigné la mixité ; où on ne les avait pas confronté à l'autre partie de l'Humanité, si bien que les moldus étaient pour beaucoup d'élèves des étrangers, des inconnus. Et avec l'inconnu vient la méfiance, alimentée par des carburants toxique. Et avec la méfiance vient rarement des choses positives. Mais elle acceptait les choses telle qu'elles étaient, parce qu'elles étaient naturelle. Elle faisait seulement de son mieux pour ouvrir l'esprit de ses élèves et les pousser à voir le monde autrement, et ce, dès le début de l'année. Beaucoup avaient d'ailleurs été surpris de son franc parler et de son mépris de la débilité. La débilité d'une partie du système éducatif, entre autre. La scandinave se voulait être un modèle de rébellion intelligente, elle voulait qu'ils aient confiance en elle et pouvoir avoir confiance en eux pour qu'une véritable relation naisse entre elle et chaque élève qui le désirait. Elle était utopique la Sio. Elle avait un grand coeur, avec tout ce que cela impliquait dans un monde qui n'était pas fait pour les inadaptés de nature comme elle.

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MessageSujet: Re: Un nouveau professeur à l'UPA (RP libre)   Ven 12 Jan - 18:31


Un nouveau professeur à l'UPA
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J’étais pensif face aux propos de ma collègue : elle semblait être une personne vraiment intéressante, habitée, tout comme moi, par l’ambition de voir la mixité et le vivre ensemble prospérer au sein de la ville, et en particulier de l’université où nous enseignions tous les deux.

« -Il est vrai qu’il est difficile de se départir d’une éducation, en particulier lorsqu’elle est si véhémente. Cela requiert un courage assez important… Je suis bien placé pour le savoir. Je me rendis compte que mes propos pouvaient sembler quelque peu complaisants, et précisais ma pensée : enfin, je veux dire qu’il faut être prêt à se détourner de tout ce qu’on a connu, pour la force de ses convictions, et bien des jeunes préfèrent choisir, sans surprise, la voie de la facilité. Vous faites bien de surveiller ce jeune homme, surtout s’il distribue ainsi des tracts sur le campus, certaines personnes facilement influençables pourraient bien vite tomber dans l’extrémisme, sans même s’en rendre réellement compte : et ils auront beau dire ce qu’ils veulent, prôner un simple côté conservateur, mais rejoindre le Sacre, c’est favoriser l’exclusion et les idées des groupes comme Magic is Might ou Gloriam.

Je le savais pour l’avoir vu de mes propres yeux. Je me rappelais, lors de la montée au pouvoir du Seigneur des Ténèbres, de tous ces fonctionnaires droits et compétents qui avaient sans problème acceptés que leur nouveau patron soit Lord Voldemort, charmés par des paroles charismatiques et vénéneuses, sans comprendre ce qu’ils cautionnaient. Il est si simple de suivre un mouvement, car l’homme est un animal social et il aura toujours tendance à suivre le troupeau, même s’il court droit vers une falaise à pic. Et le pire, c’est que les groupes extrémistes, par la peur qu’ils suscitaient, créaient leurs propres ennemis : c’était la raison pour laquelle, lorsque MiM avait révélé son existence à la face du monde, je savais que Gloriam en ferait de même, quelques semaines plus tard. Lorsqu’un groupe de personne veut exterminer une partie de la population, la vengeance est la première solution à laquelle on a tendance à penser, malheureusement. Et les jeunes endoctrinés étaient souvent les pires, car ils n’avaient pas une expérience de la vie suffisante pour réussir à prendre du recul sur leurs propres idées.

Mais tout ça, c’était des beaux discours que je me répétais dans ma tête. Oui, le professeur Kvelgen avait raison de rabrouer le jeune homme : l’aurais-je fais, pour autant ? Moi qui avais fait partie de l’Ordre du Phénix, qui avait eu une carrière en tant que représentant de l’ordre, étais pourtant censé avoir un sens aigu de la justice. Si mes pensées étaient toujours les mêmes, mes motivations étaient bien plus faibles. J’étais si fatigué par ce que j’avais vécu. Je n’avais plus la force de me battre. Cela me rassurait de voir que ce n’était pas le cas de la jeune femme, et elle n’était probablement pas la seule : la relève était assuré. Peut-être n’avais-je pas à me sentir si coupable d’avoir rendu les armes.

-Ne soyez pas ridicule, si vous me reteniez par des bêtises, je serai parti depuis bien longtemps, j’ai passé l’âge de m’attarder sur des causes sans importances, dis-je avec ce ton ferme et quelque peu sévère qui me caractérisait. Je n’ai pas vraiment visité le campus, non, il a déjà été difficile pour moi de trouver une babysitter digne de ce nom pour avoir ce rendez-vous avec le doyen… Je jetai un coup d’œil à ma montre. Si j’acceptais la proposition, je serai d’ailleurs probablement en retard, mais je me disais que lorsqu’on est recommandé par le Ministre de la Magie en personne, on peut se permettre de se faire quelque peu désirer. Mais c’est avec plaisir que je vous suivrez, peut-être qu’ainsi je cesserai de me perdre dans les dédales de l’université…

Je me plaçais à côté d’elle, alors que nous commencions à marcher sur les pavés froids du petit chemin, qui conduisait à divers bâtiments de l’UPA. Je songeais à notre conversation précédente : elle avait reconnu mon nom, et connaissais mon ancien élève, Léandre. Kvelgen… Ce nom scandinave, qu’on entendait bien peu dans nos contrées anglo-saxonnes, sonnait familièrement à mon oreille, sans parvenir à remettre le doigt sur le pourquoi. Avait-elle été une de mes anciennes protégées, comme le Rosier ? Non, ils n’étaient pas si nombreux et je pouvais aisément me souvenir de chacun d’entre eux, je n’étais pas encore sénile.

-Je suis désolé si ma mémoire me fait défaut… Nous nous sommes déjà rencontré, auparavant ? Je n’ai jamais été bon pour remettre des noms sur des visages, heureusement que Kingsley était là quand j’étais au Bureau, j’étais incapable de reconnaître nos suspects de nos victimes. »

J’exagérai un peu, bien sûr, et je ponctuais donc ma phrase par un petit rire, il fallait l’avouer, un peu forcé. C’était toujours un peu étrange pour moi d’interagir avec un autre être humain qui n’était pas ma nièce de 8 ans, et j’avais quelque peu oublié comment c’était, d’être un minimum social. Non pas que j’avais été un jour un véritable mondain, mais il était vrai que, depuis la fin de la Guerre, j’avais plus tendance à chercher la solitude que la compagnie des autres.

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