Masha Petrov - Finite.

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Sujet: Masha Petrov - Finite. | Mer 21 Déc - 12:15
Masha Petrov
Informations civiles
Nom : Petrov.
Prénom(s) : Masha.
Date de naissance : 10 mars 1983.
Âge actuel : 16 ans.
Année d'études : 6ème année.
Alignement politique : Neutre.
Informations Magiques
Origines : Russe... Née-moldu.
Baguette : Chêne blanc - crin de licorne - 21.8 cm.
Patronus : Renard.
Épouvantard : Clown.
Miroir du Riséd : Entourée d'animaux près d'une cabane dans une forêt féérique.
Animal de compagnie : Un rat blanc albinos nommé Michka.

Descriptions
Caractère de votre personnage
Je m'appelle Masha et je suis russe, je suis née précisément dans la capitale du grand et beau pays : Moscou. J'ai grandi dans une famille...
En fait, je n'ai pas grandi dans une famille.

J'ai forgé ma personnalité et mon caractère, seule. Sans repère, sans aide. Sans réelle éducation.
On ne peut imaginer combien il est dur de me comprendre, non pas que je ne le veuille pas, mais simplement parce que j'ignore comment on s'ouvre aux autres... Pourtant j'aimerais beaucoup donner, donner bien plus que je n'ai pu recevoir.
Apprendre à aimer et à mettre des mots, ainsi que des émotions, sur ces sentiments qui semblent si facile, à ceux qui vivent dans l'amour, à exprimer.
Je ne déteste pas, véritablement, je suis curieuse du monde. Je veux toujours en savoir davantage bien que les cours et la concentration ne soient pas mon fort. Je veux connaître les beautés du monde, et savoir pourquoi ça et pas ça.

Je suis née d'une famille moldue, abandonnée très jeune, je suis passée de famille en famille. Sans réelle attache, sans réels parents... Sans amour.
Quand j'ai eu dix ans, j'ai parlé à des animaux. Évidemment, ils ne me répondaient pas mais je les changeais de couleurs... Ça m'amusait. Mais mes parents adoptifs m'ont jetée dehors, crachant la sorcellerie, le monstre que j'étais à leurs yeux.
J'ai fini par me fermer entièrement dans un mutisme, à vivre dans le froid, apprendre à mes dépends à survivre.
Ce fut bref, certes mais traumatisant. J'ai vécu une semaine dans les rues froides de Moscou, apercevant la pauvreté et les richesses... Constatant le dénie et l'égoïsme humain.
J'ai vécu près de chiens errants qui m'ont tenue chaud et m'ont nourri - bien que ce ne fusse pas très agréable. J'ai eu beaucoup de chance, et j'ai lié avec ces chiens un profond sentiment d'amour. De ceux que je n'ai jamais pu exprimer autrement qu'avec un regard.
C'est là toute la facilité du monde - avec les animaux, je n'ai pas besoin de mots, de parler, d'exprimer. Ils ressentent, comprennent par un simple geste ou un regard.

J'ai fini par parler quand une vieille dame a voulu de moi.
Elle disait comprendre, et j'aime bien qu'on me comprenne.
Quand j'allais fêter mes onze ans, la vieille dame nommée Ana m'a emmenée en Angleterre.
J'ai découvert d'autres personnes, du même monde. De la même essence magique. Pourtant, ils avaient beau « comprendre », moi je n'arrivais pas à comprendre. Ils n'aimaient pas nos homonymes sans magie. Détestaient. Détruisaient.
Mais Ana nous a isolées aux frontières de la mer menant à l'Irlande. J'ai vécu dans les forêts et j'ai été « éduquée » par les livres et la patience légendaire de la vieille Ana.
Ana ne parle pas et ça m'aide. Elle comprend, et ne s'attarde pas.

Puis j'ai eu la lettre.

A Poudlard, par contre...

Je ne suis plus muette depuis qu'Ana m'a trouvée, je sais utiliser des mots et même les employer. Je suis persuadée que je serais très drôle si je n'avais pas peur qu'on rit de moi. Qu'on se moque.
Alors je me perds dans un mutisme où les mots sont rares, une timidité incompréhensible. Je souris peu, et on pense que je suis rigide, froide, hautaine... Mon physique joue beaucoup à ce jeu aussi, mon regard d'un bleu intense semble fasciner, tout comme effrayer.
Le mur qui me sépare des miens paraît, lui, difficile à franchir, Pas avec tout le monde, mais il serait pourtant facile de s'en prendre à moi. Bien que personne n'ait encore tenté.
Parfois j'entends des élèves se lancer le défi de me provoquer, mais dès que je lève les yeux sur eux, ils se pétrifient...
Je suis encore un monstre. Même pour les miens.

Alors pourquoi un monstre saurait parler ? Donner de l'amour ?

Au moins, il y a « eux » qui me comprennent, qui écoutent, qui attendent... En silence.
Les loups de forêt, des chats domestiques aux rats fantaisistes.
A eux, je sais sourire. Je sais aimer.

Un jour, sans doute arriverais-je à exprimer ce que je ressens, déborder d'amour comme je le sens pour quelqu'un comme moi...  

Informations importantes
Masha n'a pas de particularité physique en soi. Mais elle a un regard assez froid et distant, qui impose à celui qui s'y confronte de prendre une certaine distance, des pincettes... Alors qu'elle n'est qu'amour et gentillesse.
Elle parle peu, ce qui est souvent vu comme un manque de respect. De la condescendance. Alors qu'elle est seulement frappée par l'agoraphobie.
Sa timidité l'handicape mais elle a appris à vivre avec, à accepter qu'on la juge sans apprendre à la connaître.
C'est un fait.

Elle a toujours eu peur des clowns, quand elle était à Moscou, un clown voulant l'amuser l'a poursuivie dans la fête foraine. S'étant perdue... Elle a passé des heures à le fuir et à chercher en vain ses parents adoptifs qui étaient partis sans se soucier d'elle. C'est la police qui l'a ramenée chez elle, quelques heures plus tard.
Lui valant une punition et une soirée sans souper.
Elle ne peut plus voir un clown en peinture, et ne supporte pas Peeves.

Goûts
Masha est une jeune fille plein d'émotion et d'ambition.

Elle aime la vie, la beauté des choses et cherche toujours le bon dans le mauvais. Elle n'est pas exigeante comme elle pourrait le laisser paraître.

Elle aime observer, sourire de loin et rire des blagues des autres dans une discrétion non feinte.
Calme, elle aime pourtant quand c'est le bordel. Et oui. Elle aime le bruit, les rires, la complicité... Certes, chez les autres, mais elle espère secrètement pouvoir rire un jour. Car elle aime ça.

Masha est une amoureuse inconditionnelle de la nature, des animaux, des plantes et des beaux paysages à préserver. Farouchement attachée à celle-ci, elle préfère de loin être dehors qu'à l'intérieur.

Les cours de soins aux créatures magiques sont de loin ses cours favoris !

Elle ne supporte pas la méchanceté gratuite et la violence, mais elle n'hésitera pas à prendre des coups voire à en donner si un animal est mis à mal.
N'étant pas attachée à une personne, elle ignore si elle serait prête à cela pour autrui.

Elle ne supporte pas d'être isolée, bien qu'elle apprécie être solitaire. Elle a besoin de se confier, de comprendre ses semblables... Mais ils semblent pourtant si éloignés de ce qu'elle est.

Elle se compare souvent à une enfant animal. Et ce n'est pas plus mal.

Elle mange de tout, en quantité quasi raisonnable si on exterminait le chocolat de la surface du globe.
C'est une gourmande, elle apprécie les bonnes choses et les simplicités de la vie.

Elle n'aime pas trop lire et ne rien faire, c'est une manuelle. Elle a besoin de toucher, créer...

Rêves & Ambitions
Elle rêve de comprendre l'Homme. Elle rêve d'être acceptée. Elle rêve d'être normale, dans ce qui semble être la normalité. Elle rêve de paix, de calme et de silence. Elle rêve d'amour, de complicité, d'amitié.
Elle rêve...

Mais son principal but dans la vie, c'est de devenir vétérimage ou dresseuse d'animaux magiques ou non. Comprendre leur mode de vie, vivre avec eux, apprendre d'eux.


Histoire de votre personnage
Dans un pays comme la Russie, on imagine la neige à foison, les rues pavées et les structures absolument magnifiques typiques de l'Est. On imagine des individus alcoolisés, aux anecdotes intéressantes. A ces accidents de voitures improbables, à ces familles déjantées... A ces hackers professionnels. Russie est vu comme un pays de corruption, de danger... Prostitution, alcoolisme, communisme.
Russie est amalgamée à un groupe d'individu ayant buzzé sur la toile. Pays mal représenté dans les plupart des films, ses choix sont contre lui. Oh belle Russie.

Pourtant, je pense aussi que ce pays regorge de beautés incroyables, et inexploités. A des savoirs cachés. A des natures protégées.

Je m'appelle Masha Petrov, je suis née le 10 mars 1983 à Moscou. Mes parents étaient très jeunes, et ne parvenaient pas à s'en sortir, et encore moins à s'occuper de moi.
A mes deux ans, cela devenait invivable pour eux.
Alors j'ai été donnée à un orphelinat, j'ai été accueillie comme une pièce de décoration, rien de plus. On me donnait à manger, me changeait, me lavait que quand cela s'avérait utile. Nous étions très nombreux. Trop.
Les femmes s'occupant de nous -car il fut exclusivement composé de femmes - craignaient la routine, la pauvreté, le travail sans relâche... Sans heure de commencement, sans heure de fin. Elles n'étaient pas heureuses, personne ne l'était.

A mes cinq ans, j'ai été recueillie par pas plus de six familles. En l'espace de trois ans, seulement. Pour deux semaines, trois mois, six mois... Sans réel attache, je ne me souviens plus de mes frères et sœurs, ni même du prénoms de mes parents. Il y en avait trop.
Je n'étais pas très loquasse, pas très bavarde, pas très avenante. Je faisais souvent des jeux seule et sans un son. J'aimais le silence plus que tout, dans ce monde où l'on criait la haine.
J'étais mal vue, mal considérée. Je n'ai encore jamais été à l'école et je n'ai eu la chance d'ouvrir que quelques livres d'images.
Je suis retournée à l'orphelinat pour trois ans de plus, ayant pour seul cours : la télévision. Sans son.
J'ai appris à parler en écoutant. Uniquement.
Débrouillarde, par chance je l'étais. Je n'ai pas appris à compter mais je connais mes chiffres, ce qui m'aide à me repérer dans le temps. Je sais que l'aiguille indique cinq heure quand le soleil s'apprête à se coucher. Ainsi quand il est quatre heure, nous n'avons déjà passé une bonne partie de la journée.
Que pouvais-je faire d'autre ? A part apprendre.

Huit ans, et huit bougies de chance. Je suis en vie.
Mes parents adoptifs viennent me récupérer, une énième aventure, mais j'entends que je suis définitivement adoptée. Ce sont maintenant mes parents.
Dans la voiture, elle m'autorise à l'appeler maman et le monsieur qui conduit : papa. J'esquisse un bref sourire, mais au fond de moi, je suis la plus heureuse.
Néanmoins ce manque de réaction inquiète maman. Elle regarde son mari, lui touche le bras et fini par se retourner, fixant la route.
Je connais ça, j'ai beaucoup observé. Elle croit que je ne l'aime pas. Que je ne les aime pas.
C'est faux.
Nous arrivons devant une maison en bois, loin de la ville, plongée au cœur de la nature, la forêt d'un côté et le champ de l'autre. Je sens l'air pur, j'entends les silences, j'observe l'espace infini.
Je ne jubile pas, mais en moi, je bouillonne. Je suis au paradis.
Papa prend ma valise et m'indique ma chambre, il sourit. Me questionne. Je ne réponds pas grand chose, et quand il referme la porte derrière lui, je l'entends : « Elle a sans doute vécu des choses, chérie. Des choses qu'on ne comprendra sans doute jamais. »

Ils ne comprendront donc pas.
Je suis plus seule que jamais, même ici.

Je m'accoutume, la vie à la ferme est géniale. Je rencontre les coqs, les poules, les cochons, les biquettes et les grosses vaches.
Beaucoup de chiens et de chats. Mais surtout du travail.
Je ne vais pas l'école, j'apprends le travail de la terre, c'est ce que dit maman. Papa étant fatigué et malade, il a besoin d'aide et quoi de mieux que des mains de jeunes filles !
Je ne rechigne pas à travailler, bien au contraire. Je me sens utile, j'ai l'impression d'être appréciée à ma juste valeur.
Je travaille vite, et correctement. Quand je fais des erreurs, je me fais gronder mais je ne boude jamais. Non, jamais. Car on me considère assez pour me gronder ou me féliciter, car ça arrivait.
Au fil des années, deux pour être précise, j'ai noué des liens avec des écureuils, des renards et des chiens errants. Je jouais avec eux les week-end et mes soirs libres.
Mais un jour, le premier jour où j'ai ri, maman est sortie pour voir ce qu'il se passait. Elle souriait, se frottant les mains dans son torchon rouge et blanc avant de le laisser tomber dans la neige.
« Regarde, maman ! », je lève la main et le renard devient bleu avant de s'enfuir. « Tu as vu ce que je sais faire ! » …

Je ne me souviens plus très bien de ce qu'il s'est passé, c'est allé très vite. Je crois que mon souvenir souhaite s'oublier, parfois j'aimerais que la douleur disparaisse.
Dans la nuit, je me suis retrouvée dans la voiture avec papa. Il m'emmenait dans une grande ville, j'ai commencé à trembler, ayant un mauvais pressentiment. «  On va où, papa ? »
Un silence.
Nous sommes arrivés devant l'orphelinat. Je suis restée assise, sans bouger. Papa m'a détachée, sortie de la voiture et m'a laissée devant la porte. En me regardant une dernière fois, je m'attendais à une excuse aussi plate soit-elle.
Les mots sont sortis de sa bouche : « Tu es un monstre, Masha. »
La voiture a démarré rapidement, à toute vitesse. Alors que je courrais sur la neige pour le rattraper, désespérément, je finis par tomber.
Je pleure, mes larmes sont des cristaux de sel et j'ai mal. Mon cœur tambourine contre ma poitrine, c'est affreusement douloureux.

Je ne retournerai pas à l'orphelinat, jamais.
Alors je vagabonde pendant deux jours, je meurs de froid, seulement habillée d'un manteau peu chaud, d'une robe en coton et de collants. Mes chaussures sont usées. Je ne vivrai pas longtemps... Je regarde à travers de nombreuses fenêtres, les tables s'affublent de victuailles. Et je meurs. Je meurs de faim et de froid.
J'entends alors grogner dans une ruelle, je me penche doucement vers celle-ci et je vois un chien face à un chat. Tout deux souhaite le morceau de viande au sol, mais ma venue fait fuir le chat, un instinct de survie sûrement alors que le chien se contentait de me fixer. Il s'assit, me toise et pointe la viande du museau. J'avance.
Alors que je prends la viande dans la main, je l'entends grogner. Je le tends vers lui et il grogne plus fort. Oh.
Je croque dans la viande mal cuite et froide. Mais je mange, le chien remue la queue et s'assit à côté de moi. Je mange le trois quart et je partage ce festin avec mon nouveau compagnon. Il mange puis se lève, il attend que je le suive. Il m'emmène dans un terrain vague, et dans un fossé plus loin, deux autres chiens. Je prends mon temps et descend. Aucun d'eux ne manifeste quoi que ce soit, et je m'allonge près de mon nouveau compagnon d'aventure. Dans la nuit, les trois chiens me recouvre entièrement... Le froid n'est plus.
J'ai chaud, et je me sens acceptée.

Les jours qui suivirent m'apprirent à survivre. Je riais, courrais.
Je volais. Nourritures, chaussures... Tout ce que je pouvais. Et les chiens m'aidaient, grognaient, attaquaient sans réellement le faire et nous retournions dans notre fossé. En une semaine, nous avions fait une vraie tanière, nous mangions correctement même si les victuailles des poubelles étaient loin d'être appétissantes. On vivait.

Septième jour de survie. Trois coups de feu.
Un silence.
Des pas dans la neige.
Des sirènes.
Mes oreilles bourdonnent. J'ouvre les yeux sur mes amis, immortels à présent. Leur corps gisant sur le sol blanc rendant le tableau macabre par des peintures rouges.
Je crie, je pleure.
Mes amis, ma famille.
Je me débats contre des bras qui se referment sur moi. La police refuse de me laisser tranquille. Ils ont tué ma famille. « Meurtriers ! Lâchez-moi ! Non ! Michka ! » Michka était le chien blanc, celui qui m'a sauvé la vie. Celui que je n'ai pas pu sauver...
A les voir en dehors de la tanière, ils ont voulu me sauver, encore. Je les ai tués.
Le monstre, c'est moi.

Une vieille dame entre dans le commissariat. Se portant garant d'une petite fille du nom de Masha. Je la regarde, elle aussi. Sans un son, sans un bruit, elle me tend la main. « Rentrons. »
Je lui prends la main, méfiante.
Je ne dis pas un mot, plongée dans un mutisme certain. Je ne parlais déjà pas quand papa m'avait abandonné, les chiens n'avaient pas besoin que je parle. En sept jours, je n'ai pas parlé juste ri. Les seuls mots enroués sont sortis pour cracher ma haine. Ma colère. Ma tristesse.
Pardonnez-moi.

La vieille dame m'emmène en ville dans un petit appartement, j'ai une chambre pour moi toute seule mais je peux dormir dans le couloir si la tanière m'allait. Je plisse les yeux, elle ne comprend pas.
Elle sourit et dit se nommer Ana.
Ana parle peu, juste informative.
Elle écrit la plupart du temps, elle m'apprend quand elle a envie de causer, sinon elle tricote en silence.
Rien que le silence.
J'écris, je dessine. Mais je ne suis pas heureuse. J'ai besoin d'air, d'espace... de vie.
Ana, au bout de presque un an, me dit enfin comprendre.
Elle est comme moi, dit-elle. Magique.

Elle m'emmène à Londres, du jour au lendemain, nous abandonnons tout.
Naviguons dans un avion, puis dans un train. Nous rencontrons des gens, beaucoup de gens qu'Ana la vieille connait. Ils sont tous comme nous.
Mais leur discours est affreux. Apocalyptique. Ils détestent les hommes sans magie. Des gens comme nous à qui il manque une chose : la magie. Ils ne supportent pas la science et leur ânerie. Ils espèrent que le secret de son extrémisme sera bien gardé, qu'ils puissent encore agir dans les ténèbres.
Ana ne répond rien, elle toise, écoute.
On arrive dans une grande ville et je m'apprête à descendre mais Ana pose sa main sur la mienne. Silencieuse.
Le voyage dure longtemps, et la nuit tombée nous arrivons à un petit village.
Ça sent l'iode des huîtres, je le reconnais. Le restaurant en jetait beaucoup, des produits venant de l'océan. Nous sommes près de la mer, les vagues lèchent la plage. Je l'entends chanter.
Ana montre une maison en bois, similaire à la maison de mes parents puis je découvre un renard, un rat et une belette dans la maison, tous trois endormis.
Ana sourit : « Bienvenue chez toi. »
Je grandis bien, j'apprends, je sais même compter maintenant. J'apprends beaucoup au sujet de la magie, et je joue. Je joue sans cesse avec les animaux, avec la mer, avec la nature. Je découvre des sensations oubliées ou inconnues.

Onze ans fêté, Ana m'a préparé un gâteau et j'ai eu le droit de jouer dehors toute la journée malgré le froid.
Elle me forçait, durant l'hiver, à tricoter avec elle près de la cheminée, de boire du thé et de lire. J'aimais beaucoup, c'était apaisant, mais j'avais envie de jouer dehors. Je n'aimais être là que si les trois amis étaient là aussi.
Une lettre arrive, Ana reçoit des hiboux. Elle dit que c'est comme ça qu'on correspond entre sorciers. Elle me la donne sans l'ouvrir : « Pour toi, petite. »

Chère Masha Petrov...
Je lis, je m'interromps. Je regarde Ana qui tricote en silence, je lis.
Je suis conviée à Poudlard pour étudier la magie. Moi. Une école. Des amis. Des Hommes.
« Ana... J'ai peur. »
Ana sourit, mais rien ne trahit sa propre émotion : je n'ai pas le choix.
Nous partons pour Londres et j'effectue mes premiers achats de sorcière. Sur mon épaule, Michka, j'ai eu le droit de nommer le rat et c'est comme mon ami que je l'ai nommé. Son pelage blanc me fait penser à lui. Michka est sage et ne bouge pas, sa queue est enroulée autour de mon cou pour trouver son équilibre.
Je découvre des nouvelles saveurs, Ana m'achète quelques friandises alors qu'Ollivanders me remet ma baguette, très belle, très claire.

Quai 9¾, l'heure des adieux.
Ana me regarde avec bienveillance, elle dépose un baiser sur Michka et me donne une pierre rouge qu'elle enferme dans ma main. Autour de mon cou, une écharpe qu'elle a tricoté et dans laquelle se perd Michka. « Ma fille. Reviens vite. »
Ana comprend, Ana m'accepte.
Le train est au départ. Je navigue vers un nouvel avenir. Des filles entrent dans mon compartiment et complimentent Michka. Devant mon silence, elles finissent par ricaner ; et elles m'oublient.

Arrivés au château, tous sommes émerveillés par la beauté de Poudlard. Son accueil chaleureux et son ambiance calme et propice à l'amour, malgré les tensions palpables. Michka trouve le chemin d'une petite cage qui sera emmenée à sa nouvelle chambre, ma chambre. Je ne suis pas rassurée de le savoir emprisonnée, je déteste ça.
La répartition se passe et je suis félicitée. Malgré mon maigre sourire, on me tape dans le dos et on essaye de me parler. J'essaie de converser mais je ne sais pas quoi leur dire. Ils parlent tous très forts, bruyants et ont ce besoin incroyable de rire.
Je souris pour faire bonne figure, mais je suis effrayée.

Je rentre à chaque vacance pour retrouver Ana.

La quatrième année, du moins, ma quatrième année connait une guerre. J'ai été emmené loin de Poudlard et je n'ai pas véritablement ressenti de traumatisme.
Je sais à quel point le monde peut être cruel, j'ai appris à l'accepter.
Le bien triomphe.
En résulte, l’amendement du secret, plus vrai que nature. Les mondes se mélangent enfin.
Je suis en sixième année, et la tension n'a jamais été plus palpable.
On apprécie me haïr, fille de moldu, fille de personne.
Ana est malade.
Ma seule famille.
Michka est toujours là, et en bonne santé.
Mon seul refuge c'est la lisière de la forêt ou les cours de soins.
Parfois quand je vais aux toilettes...
Je n'ai pas vraiment d'amis, soit on me déteste, soit l'on m'ignore...
J'ai reçu une lettre d'Ana ce matin :

Masha,
Je ne serai plus près de toi.
Alors s'il-te-plaît, ouvre ton cœur.
Pas à n'importe qui, mais trouve quelqu'un qui prendra soin de toi.
Je ne pourrai bientôt plus le faire.

Je t'aime, ma fille.

Ana.


Seule une larme glisse sur ma joue alors que la lettre rencontre le sol.
Oui, mais à qui ?


Répartition à Poudlard
Année souhaitée : 6ème année.
Options choisies en 3ème année : Divination & Soins aux Créatures Magiques.

Notes obtenues aux B.U.S.E.S
A remplir seulement si vous êtes en 6e/7e Année.
ATTENTION : Les notes en dessous de A montreront les matières que vous ne poursuivez pas en 6ème et 7ème année. N'oubliez pas de renseigner les noms de vos options dans la liste.
Sortilèges : A..
Métamorphose : A.
Potions : EE.
Défense contre les forces du mal : A.
Histoire de la magie : A.
Botanique : EE.
Astronomie : A.
Étude des Moldus : EE.
Divination : A.
Soin aux créatures magiques : O.

Qui êtes-vous hors du jeu ?
Prénom ou pseudo : Némo.
Âge : 25 ans.
Célébrité sur votre avatar : Natalie Dormer.
De quelle manière avez-vous trouvé le forum ? Une ancienne de MMHP. La famille. ♥
Avez-vous lu le topic dédié aux nouveaux joueurs  ? Oui.

Signature du règlement
Je m'engage à suivre le règlement de Catharsis et à accepter les conséquences qui résulteront du non-respect de ce dernier, s'il y a lieu. J'inscrirai ici mon pseudo pour prouver cet engagement :
Masha Petrov
Le Choixpeau Magiqueavatar
• PNJ •
Messages : 175 Points : 30
Pseudo : --
Avatar : --
Crédits : Catharsis.
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Sujet: Re: Masha Petrov - Finite. | Jeu 22 Déc - 5:17
Bienvenue à Poufsouffle !

Tu es dès à présent validé, le jeu se trouve désormais à portée de main !

Il te reste néanmoins quelques formalités importantes à finaliser afin de te garantir une évolution sans accroc dans l’univers de Catharsis.
Tout d’abord, pense à aller réserver ton avatar dans le bottin, à compléter le recensement de Catharsis et à signaler ton nouveau personnage dans registre des comptes multiples si nécessaire. Il est aussi utile de te créer un journal de bord pour garder le fil de tes aventures, ainsi qu’une fiche de liens pour décrire tes relations avec les autres.
Enfin, une boîte aux lettres permettra de te contacter facilement IRP et si tu le souhaites, tu peux également faire une demande pour être préfet ou pour jouer au Quidditch.

Bon jeu !
Masha Petrov - Finite.
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