You'll believe you can fly [Sebasmore♥]
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MessageSujet: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Sam 9 Sep - 19:35


You'll believe you can fly
~Sebasmore~
Le vent sifflait à ses oreilles et emportait au loin un énième éclat de rire. Sebastian essayait de continuer à maintenir le moral des Phénix au beau fixe, malgré l’ambiance tendue qui régnait sur l’ensemble de la communauté des joueurs de Quidditch depuis l’épouvantable attentat qui avait touché Atlantis, il y avait seulement quelques jours. Il était toujours souriant, malgré la colère sourde qui grondait dans sa poitrine, en songeant aux sportifs, aux fans, tous ces innocents blessés ou bien pire, à cause d’une bande de terroristes, car il fallait continuer. S’arrêter et vivre dans la peur, c’était les laisser gagner. Alors tous les jours pratiquement, il montait sur son balai et encourageait ses camarades à faire de même. Après avoir évité habilement un cognard d’entrainement que lui lançait Ollie, il lança une énième fois le souaffle à travers le but, marquant un but magistral qui entraina les applaudissements des quelques étudiants de l’UPA venus assister à leur séance, dans le cadre de leurs études, avant de commencer à descendre en direction du sol.

Il partait quelques minutes plus tôt aujourd’hui, en espérant que l’entraineur ne verrait pas d’un trop mauvais œil son absence pour la fin de l’entrainement : il avait rendez-vous avec Jude, qui devait le rejoindre directement au stade, et il se voyait mal rencontrer l’écrivain avec l’odeur caractéristique qu’entrainait 2h intenses de sport. Il laissa son balai, la petite merveille qu’il avait acheté à Milo et qu’il raffolait, dans le casier prévu à cet effet, dont la serrure enchantée empêchait tout emprunt intempestif, avant de se diriger d’un pas guilleret vers les vestiaires pour une douche bien méritée.

Car malgré l’horreur de l’attentat, la révolte qu’il ressentait, il ne pouvait pas s’empêcher d’être diablement heureux, et ce bonheur avait un nom : Jude Whitmore. En dehors de l’incroyable attraction qu’ils ressentaient l’un envers l’autre et de la frustration qu’elle entrainait (combien de fois avait-il dû se refréner, alors que l’écrivain faisait une moue absolument adorable, de l’embrasser férocement car ils se trouvaient en public ?), il sentait qu’un véritable lien se créait entre eux. Bien sûr, ils en étaient encore au début de leur relation, n’étant sortis ensemble que deux fois, depuis cette rencontre impromptue à la bibliothèque, mais Sebastian ressentait que les racines qu’ils plantaient étaient les fondations d’une histoire durable.

Après s’être proprement décrassé, l’irlandais, vêtu d’un maillot anglais et d’un jean (il avait eu du mal, au début de sa carrière, de porter d’autres couleurs que celles de l’Irlande, mais après plus de dix ans dans diverses équipes du Royaume-Uni, il avait cédé à la facilité d’obtenir des vêtements gratuits), se dirigea vers les gradins où devait –normalement- l’attendre le brun. Le stade était surveillé, depuis l’attaque, et il avait dû prévenir la sécurité, à l’entrée, que Jude était autorisé à pénétrer dans l’enceinte. Les journalistes, pour l’instant, étaient étrangement calmes, bien qu’eux étaient confinés à l’extérieur du périmètre, et ne semblaient se méfier de rien quant à sa relation avec l’écrivain. Ce n’était qu’une question de temps avant que les rumeurs ne commencent à se répandre, il le savait, mais il appréciait, pour l’instant, l’insouciance et la nouveauté de leur relation.

Lorsqu’il vit Jude, son cœur manqua un battement. Putain, est-ce qu’il était plus beau à chaque fois qu’il le voyait, ou c’était juste une impression ? Il se rapprocha en petite foulée en slalomant entre les sièges vides, empressé, avant de se prendre les pieds dans une barre de siège et de manquer de se vautrer en beauté s’il ne s’était pas rattrapé de justesse à la rambarde. Un peu penaud, il ralentit l’allure avant de se poster devant le brun. Ses coéquipiers toujours en train de se faire des passes, au dessus d’eux, il ne pouvait pas prendre le risque de l’embrasser, il se contenta de le serrer contre lui, peut-être un peu trop longuement que ce qu’une simple amitié autorisait, mais sans trop allonger le moment, afin de ne pas éveiller de soupçons. Par contre, impossible qu’ils puissent l’entendre à la distance où les joueurs se trouvaient, alors, il n’allait pas se gêner.

« -Hey beau gosse, tu m’attends pas depuis trop longtemps j’espère. Je sais que y’a plus passionnant à voir qu’un entrainement de Quidditch.

Il s’assit près de lui, rigolant doucement, simplement heureux de voir l’écrivain.

-Du coup c’est quoi le programme ? Parce que bon, même si je t’adore, je ne sais pas si je serais physiquement capable de manger une autre pizza. Et pas sûr que le diététicien de l’équipe soit très content que je passe mon temps libre à cheater avec trop de glucides. »

Il râlait bien que, si Jude le lui demandait, il était prêt à s’engloutir autant de pizzas qu’il le voudrait, si cela le rendait heureux. Il était devenu encore plus protecteur à son encontre depuis les attentats, et ne se délectait de rien de plus que de le voir sourire.


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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Sam 9 Sep - 23:48

J'avais travaillé au Praxinoscope jusque tard la nuit dernière pour la soirée de projection de classiques du cinéma. Une double représentation thématique : Douze hommes en colère et Les raisins de la colère. Quelques personnes étaient venues, mais la majorité des sièges était restée libre. Il fallait dire que depuis l'attaque qui avait eu lieu à la sortie des quarts de finale de Quidditch, les gens semblaient un peu moins enclins à profiter des attractions du centre-ville. Je ne pouvais que les comprendre ; j'avais remarqué que j'étais beaucoup plus nerveux qu'à l'habitude depuis. Chaque bruit me faisait sursauter et je me sentais particulièrement à fleur de peau. Je pleurais chaque fois que je voyais quelqu'un d'autre pleurer dans la rue ou aux infos et un rien m'agaçait.

C'était pire aujourd'hui, parce que j'avais au final très peu dormi, mon sommeil ayant été agité de cauchemars sur thème de fin du monde qui m'avaient laissé beaucoup trop tendu pour refermer l'oeil. J'étais donc d'autant plus content d'avoir rendez-vous avec Sebastian en fin de journée. Je ne savais pas comment il s'y prenait, mais il arrivait toujours à me faire rire. Il avait cette façon d'apprécier la vie et de jouir de chaque moment qui m'obligeait à faire fi de mes angoisses et à vivre dans le présent. Les moments passés avec lui étaient donc de véritables cures contre le stress.

Les derniers jours avaient donc à la fois été terribles et merveilleux. C'était peut-être pour ça que j'étais un peu à fleur de peau. Trop d'émotions d'un coup. La ville était en émoi et l'ambiance était particulièrement chargée. Mais grâce à Sebastian, tout était plus léger. J'adorais apprendre à le connaître et qu'il me raconte des histoires sur sa vie. J'adorais l'écouter me parler de sa passion, de ses amis ou du dernier film qu'il avait finalement pris le temps de voir entre deux entraînements. J'étais fasciné par son mode de vie, discipliné, organisé, rigoureux. Je l'admirais de faire tout cela de manière aussi passionnée. Ces derniers jours, en rentrant chez moi le soir, il m'était arrivé de me dire que je n'étais vraiment pas la personne faite pour lui. J'étais trop éparpillé, pas assez passionné, je ne savais même pas ce que je voulais faire de ma vie maintenant que mon contrat avec ma maison d'édition allait se terminer. Lui savait exactement ce qu'il voulait et comment aller le chercher. Il était courageux là où j'étais faible, il était confiant là où j'étais timide, il me semblait être tout ce que je n'étais pas. Plus je passais de temps avec lui, plus je l'idéalisais. Et moins je me sentais à la hauteur. Et pourtant, chaque fois que je l'avais revu, il m'avait fait sentir comme si j'étais moi aussi un homme fascinant. Comme si j'avais moi aussi une valeur inestimable. C'était une sensation nouvelle, et dont je ne pouvais plus me passer.

Les heures s'étaient égrainées lentement avant qu'il fut l'heure de me préparer à aller le rencontrer au stade de Quidditch. Il allait m'y attendre après son entraînement. J'enfilai un jean simple et un t-shirt couleur sable à col large, essayai de mettre un peu d'ordre dans mes cheveux, emportai ma veste au cas où, et pris la direction du quartier des hauteurs. Les mesures de sécurité avaient été renforcées autour du stade, mais Sebastian m'avait dit qu'en nommant mon nom et le motif de ma présence, on me laisserait entrer. Ce fut le cas, et j'entrai via les gradins sur le terrain.

Mon regard se porta sur les joueurs de l'équipe de Sebastian, les Phénix d'Atlantis, qui n'avaient pas terminé leur entraînement. J'étais fasciné par leur agilité et par la confiance qu'ils témoignaient, alors que rien ne les protégeait d'une abrupte chute au sol. Voler sur un balais. Quelle idée, vraiment !

Des pas me ramenèrent néanmoins sur terre. Je vis le blond se diriger vers moi et ne pus m'empêcher de sourire, sourire qui se changea en rire à peine contenu quand il failli s'étaler au sol. L'expression de son visage était tellement adorable que j'eus du mal à résister à l'envie de le serrer contre moi. Je n'eus pas à résister longtemps, car lui ne s'en empêcha point. C'est l'habitude que j'avais prise ; j'attendais que toutes les marques d'affection viennent de lui, du moins en public, comme ça elles ne risquaient pas de dépasser ses limites.

Je l'entourai de mes bras et enfouis brièvement mon visage dans son cou avant qu'il ne se détache. Il était beau, ses joues étaient rougies par l'effort récent, il sentait le shampoing et son sourire avait cette sincérité qui le caractérisait et qui me renversait à chaque fois. J'étais content de le voir. Et je rigolai à nouveau en l'entendant parler. Je n'avais jamais eu le rire aussi facile que depuis que je le connaissais. Ça changeait.

- J'ai toute ma soirée devant moi, alors à priori, tout est possible...

Je lui souris avant de regarder autour de moi. Le stade semblait encore plus vaste lorsqu'il était vide, et la vue sur l'ensemble de la cité, qu'on entrevoyait au-dessus des gradins, semblait magnifique. Je n'étais jamais venu ici en dehors des matchs, et n'étais d'ailleurs venu voir que très peu de matchs. Je me sentais comme si j'avais tout à découvrir.

- ... Et on est dans ton monde plus que dans le mien, ici. Alors pour ce soir, disons que... je m'en remets à toi. Fais-moi visiter ton monde ?

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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Dim 10 Sep - 4:20


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~Sebasmore~
Il aurait été réducteur de dire que les sportifs n’étaient pas les plus intelligents du lot. Si Sebastian n’était absolument pas un intellectuel, il connaissait plusieurs de ses collègues qui n’appréciaient rien d’autre que de discuter à propos de sujets aussi pointus que la révolte des Gobelins en Grande-Bretagne ou la déontologie du Magenmagot. Il détestait se faire placer dans des cases, qu’on lui attribue des étiquettes. L’irlandais avait une façon bien particulière de réfléchir, se concentrant sur les points qu’il jugeait essentiel, laissant parfois de côté des aspects de la conversation qui pouvaient être importants. Lorsque sa publiciste lui parlait, par exemple, il avait tendance à mettre ses pensées en pause, les laissant divaguer pour penser à comment améliorer une figure de Quidditch ou la cohésion de son équipe. Mais avec Jude, c’était différent : il buvait toujours ses paroles. C’était un homme si cultivé, si profond, qui lui faisait réfléchir à des choses auquel il n’aurait jamais pensé de lui-même. Dans son cerveau, il y avait une boîte intitulée « Jude Whitmore », où il stockait petit à petit toutes les renseignements qu’il grappillait à son sujet, comme le fait qu’il prenait son café noir, sans sucre ni crème, qu’il avait un chat, qu’il prenait toujours soin de son apparence sans en avoir l’air… Et toutes ces informations, mises bout à bout, étaient des faits qu’il chérissait et se plaisait à se rappeler le soir, lorsque l’absence de l’écrivain se faisait sentir.

Sebastian avait tendance à parler un peu trop, il le savait, en particulier de Quidditch. C’était sa passion après tout, et il prenait plaisir à expliquer les techniques avancées qu’il utilisait, apprises après des années de pratique. Jude lui posait souvent des questions à ce sujet, et il prenait plaisir à lui répondre. L’écrivain n’était pas un grand connaisseur, vu les demandes parfois très simplistes, mais cela ne le dérangeait pas. Lorsque le brun lui demanda de lui faire découvrir son monde, après avoir rougit quelques secondes en pensant à ses mots « ce soir, tout est possible », une idée commença à se frayer dans son esprit. Pourquoi pas une promenade en balai ? Il faisait beau, et Manadh regorgeait de coins cachés magnifiques que Sebastian avait découvert, lui-même, en faisant des tours dans les airs. Il ne connaissait pas le niveau de Jude, mais s’il se retenait de faire l’andouille sur son balai, il n’aurait qu’à faire attention que le brun ne se retrouve pas en difficulté, et l’aider dans le cas éventuel.

« -Tu devrais pas me laisser carte libre comme ça… Tu pourrais le regretter, lui dit-il en rigolant. Mon monde, c’est celui des airs, alors on pourrait faire un tour ensemble. Y’a plein de balais que tu peux emprunter ici. On fait un tour ?

C’était une idée en l’air, et, si Jude préférait une activité plus traditionnelle, il n’y verrait aucun inconvénient, bien que, maintenant qu’il pensait à la vision magnifique de l’écrivain fondant les airs à ses côtés, les yeux pétillants, il avait du mal à s’en détacher. En plus, s’ils descendaient des gradins, ils pourraient peut-être présenter Jude à certains de ses coéquipiers, notamment son amie Ollie, qu’il appréciait particulièrement. Il aimait l’idée que les personnes qui étaient importantes dans sa vie se connaissent, et il pensait que l’écrivain et la joueuse pouvaient bien s’entendre, tous les deux un peu timides, mais profondément gentils.

-Et puis qui sait, peut-être que tu découvriras que ta véritable passion depuis tout ce temps, c’était le Quidditch, tu laisseras tomber tes bouquins, et tu viendras jouer avec moi toute la journée, dit-il malicieusement. Quoique non, mauvaise idée. Tu seras probablement tellement doué que tu serais sélectionné pour l’équipe anglaise, et je serais obligé de te foutre la pâtée lors de la Coupe du Monde, brisant notre couple à tout jamais pour des questions aussi puériles que de savoir si le Vol de Sabryn est bien réglementaire. »

Il mima son faux désarroi de manière exagérée et dramatique, faisant comme à son habitude le clown, simplement heureux du moment présent, son esprit oubliant, lorsqu’il était avec Jude, l’ambiance lourde qui régnait à Atlantis…


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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Dim 10 Sep - 12:37

Il me proposait une promenade en balai volant. Une promenade sur un. balai. qui. vole. Avais-je bien entendu ? Je m'apprêtais à lui donner raison, à lui dire qu'il fallait effectivement pas lui laisser carte libre comme ça, mais il enchaîna avec une fantaisie d'escalade de proportions qui me fit rigoler. Je savais qu'il disait ça pour rire, mais je commençais aussi à entrevoir son côté rêveur, le côté de lui qui disait pas juste ça pour rire, mais qui se plaisait aussi à l'imaginer. De nous deux, il était le mec discipliné et moi j'étais celui qui avait toujours la tête dans les nuages. J'étais celui qui inventait des histoires et créait des personnages alors qu'il se fixait des buts concrets et précis qu'il atteignait toujours. Mais quand on lui permettait de se laisser aller à dire tout haut tout ce qui lui passait par la tête, on prenait conscience qu'il était pas juste organisé et concret. On prenait conscience de la présence de cette imagination d'enfant qu'il nourrissait encore malgré son âge, on se rendait compte que lui aussi savait partir dans ses histoires -- et des histoires vachement élaborées parfois, vous auriez dû l'entendre l'autre soir -- et qu'il était beaucoup plus rêveur qu'il ne le laissait paraître. Je le regardai pendant qu'il parlait et je dus me reprendre, sachant que mon regard exprimait sans doute beaucoup trop d'affection.

Mon esprit cessa cependant de fonctionner pendant un court moment quand j'entendis sortir de sa bouche les mots "notre couple". Je ne captai pas le reste de sa phrase, interloqué. Était-ce ce que nous étions ? Un couple ? Mon coeur accélérait rien qu'à cette pensée et toute une partie de moi voulait hurler sa joie, mais une autre partie de moi hésitait, voire paniquait un peu. Tout était tellement rapide avec lui. Il avait cette certitude, cette confiance en la vie, ce côté fonceur qui semblait le guider dans chacune de ses décisions. Il était certain de vouloir être avec moi, alors voilà, il était avec moi, on était un couple. Rien de bien compliqué.

Tout était tellement plus compliqué pour moi. Qu'est-ce qu'on était vraiment ? Je l'ignorais ; aucun contact physique, hormis les courts câlins amicaux, ne nous avait rapprochés depuis la bibliothèque : aucun baiser, aucune caresse... rien. Et pourtant, nous continuions de nous rapprocher en apprenant à nous connaître. Nous étions amis, certainement. Nous étions conscients de l'attirance, voire des sentiments de l'autre à notre égard, certainement aussi. Mais un couple ?

Sa mimique faussement troublée me ramena à la réalité et me tira un nouveau sourire. Qu'est-ce qu'il était... vivant. Jamais je n'avais rencontré quelqu'un d'aussi vivant. J'avais l'impression qu'il était... toujours parti vers l'avant. Il marchait droit devant lui avec confiance et spontanéité et affrontait ce qui se dressait sur son chemin sans avoir froid aux yeux.

Moi, je faisais des zigzags autour du chemin, je tournais en rond autour de ma route tortueuse et pleine d'incertitudes.

C'était peut-être son excès de confiance qui lui avait fait rater ce capital détail sur ma personne. Je laissai un court silence s'installer en le regardant avec de grands yeux, pas très sûr qu'il était sérieux. Mais oui, il me proposait bel et bien d'enfourcher un balai et de m'envoler au ciel avec lui. Il ne savait pas que j'étais moldu.

L'absurdité de la situation me fit éclater de rire. J'étais pourtant convaincu qu'il était au courant. Enfin... Comment avait-il pu ne pas s'apercevoir que je ne traînais jamais de baguette avec moi, que je le rejoignais en marchant et pas en transplanètant ou je-sais-pas-quoi, que je parlais jamais de magie ? Et surtout -- et c'était la grande question --, s'il ignorait jusqu'à ma nature même, jusqu'où me connaissait-il vraiment ?

Conscient qu'il allait falloir que je déconstruise une part de ses idées sur moi et qu'il allait probablement tomber des nues, j'adoptai un air faussement sérieux.

- Seb... J'ai quelque chose à te dire. Je ne peux pas emprunter de balais et m'envoler avec toi. Je laissai échapper un autre petite rire, ne parvenant pas à rester sérieux. Tu n'avais étonnamment pas remarqué, mais... Je suis pas un sorcier. J'ai aucun pouvoir magique ! Enfin à moins que tu considères mon incroyable talent pour réciter l'alphabet à l'envers comme un tour de magie.

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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Dim 10 Sep - 16:38


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Mortifié. C’était le seul adjectif qui correspondait parfaitement à l’émotion que ressentait Sebastian présentement. La révélation de Jude, qui n’en était pas vraiment une, le prit par surprise, car elle mettait en relief un problème récurent de la vie du joueur de Quidditch : il était beaucoup trop empressé, et prenait donc pour acquis des choses pas forcément évidentes. Il était parti du principe que Jude était sorcier, et n’avait jamais essayé de remettre en question ce fait, alors que, maintenant qu’il était mis devant le fait accompli, cela lui semblait totalement logique. Il ne l’avait jamais vu avec une baguette. Jamais. Alors lui-même utilisait assez peu la magie au final, parce qu’il n’était certainement pas le sorcier le plus doué de tous les temps, mais il était loin d’adopter un mode de vie moldu. De toute façon, saurait-il vraiment ce que c’était, lui qui avait grandit dans une bulle sorcière, loin de la technologie des non magiques ? Il ne pouvait même pas imaginer ce qu’impliquait ne pas avoir de pouvoirs. Il y avait encore quelques années, il n’avait jamais rencontré un moldu, alors avoir des sentiments pour l’un d’entre eux ? C’était définitivement bizarre, et pourtant, c’était le cas. Parce que le fait qu’il n’ait pas été à Poudlard, qu’il ne soit jamais monté sur un balai, ça ne changeait rien pour lui. Il restait toujours Jude. Par contre, est-ce qu’il arriverait un jour à se pardonner lui-même pour son manque d’attention évident ?

Il dévisagea Jude quelques instants, les yeux ronds, ne sachant pas quoi faire de cette information. Il avait envie de creuser un trou, de s’enterrer dedans, et de ne plus en sortir. Il mit sa tête entre ses mains, avant de s’écrier :

« -Putain mais c’est pas possible, je suis tellement stupide… Je suis un crétin de première, un moins que rien…

Il commença à se recroqueviller sur son siège, essayant de se faire le plus petit possible, et se servant du dossier pour éviter d’avoir à regarder Jude dans les yeux.

-Mais comment je fais pour être un sale connard égocentrique comme ça ? C’est fou. Mais. Genre. Aaaaah. Si tu me détestes pour le reste de ta vie et que tu veux plus jamais me revoir parce que je suis un salopard prétentieux, je comprendrais, finit-il d’une petite voix triste.

Il se sentait vraiment mal, ne savait pas quoi dire pour se rattraper. Il n’avait aucune excuse. Mais comment diable pouvait-il savoir le genre de musique que l’écrivain aimait, et pas le fait qu’il soit moldu ? C’était invraisemblable. Et puis une vérité frappa Sebastian : ils ne se connaissaient pas. Pas vraiment. Ils avaient encore tellement de chemin à faire tous les deux. Il pensait que la route que lui et Jude empruntaient était une petite piste en terre, alors que c’était une autoroute à quatre voies, avec des milliers de différentes voitures la parcourant chaque seconde. Le brun ne savait rien de sa famille, de ce désir incessant de se montrer à la hauteur bien qu’il savait au fond de lui que ça ne serait jamais assez pour les O’Connor, et de tellement de choses qui avaient forgé ce qu’était Sebastian aujourd’hui. Comment avait-il pu être aussi naïf, et penser que l’on pouvait tout connaître d’une personne en quelques jours ?

-Ça ne m’était même pas venu à l’esprit, je t’assure. Tu sais, avant d’arriver à Atlantis, je n’avais jamais utilisé un interrupteur… Alors c’est un peu nouveau pour moi, tu sais, la cohabitation entre moldus et sorciers. Et…

Il se frappa le front, vraiment lassé de sa propre bêtise.

-Putain mais je t’ai laissé rentrer à pied tout seul. Alors que tu pourrais te faire attaquer par n’importe quel sorcier un peu bizarre. Je t’ai dis de venir au stade. AU STADE, avec ce qu’il s’est passé. Je suis un inconscient, un être abjecte et immonde. »

On aurait pu le penser mélodramatique, et c’était vrai, dans un sens, mais avec le climat anxiogène qui régnait dans la ville, il était réellement inquiet pour la sécurité de Jude. Si cela ne tenait qu’à lui, il le laisserait enfermer dans un appartement jusqu’à la fin des temps pour qu’il ne lui arrive rien. Il savait que ce n’était pas la solution, mais son côté Gryffondor le poussait à vouloir tout faire pour protéger ceux qui ne pouvaient pas se protéger eux-même. Surtout ceux qu’il aimait.

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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Dim 10 Sep - 22:58

Deux envies se chamaillaient en moi. D'abord, j'avais envie de le serrer dans mes bras pour le rassurer, de le taire avec mes lèvres, qu'il arrête de dire toutes ces choses injustes et fausse sur lui, qu'il comprenne qu'il n'avait commis aucun crime. Ensuite, j'avais envie de le disputer pour lui faire comprendre qu'il ne pouvait pas parler de lui en ces termes et que je ne le laisserais pas se dénigrer de la sorte. Sa façon de se taper dessus en se traitant de tous les noms me rappelait ma propre manière de me culpabiliser, mais si je me traitais moi-même allègrement comme ça, j'étais pourtant incapable de laisser mes proches faire de même. Surtout qu'il racontait vraiment n'importe quoi. Il exagérait. Je compris en cet instant que Sebastian, il était toujours un peu trop. Un peu trop content, un peu trop culpabilisé, un peu trop rapide, un peu trop fonceur, un peu trop spontané, un peu trop... Et putain, ce que ça pouvait le rendre attachant ! Et j'éprouvai encore plus d'affection pour lui, ce qui propulsa mes prochaines paroles. Il fallait qu'il cesse de se dénigrer.

- Arrête ça tout de suite, dis-je avec une petite pointe d'autorité trahissant mon sérieux. Tu n'es ni inconscient, ni abject, ni immonde, ni connard, ni égocentrique, ni quoi que ce soit que tu viens de dire là. C'est moi qui serait le dernier des idiots si je tombais amoureux d'un être comme celui que tu décris. Alors ne m'insulte pas de la sorte.

Je rougis violemment en entendant mes propres paroles, mais me forçai à ne pas les réfléchir ou les analyser, sous peine de me mettre à sévèrement dysfonctionner. Je penserais à ça plus tard. À ce que j'avais voulu dire en parlant de tomber amoureux de lui.

- C'est normal, si t'as toujours été entouré de sorciers, de prendre pour acquis que tous les gens que tu rencontre le sont, dis-je d'un ton radouci et pour qu'il cesse un peu de s'en vouloir. Je voulais qu'il sache que malgré mon étonnement, je comprenais qu'il ait pas capté, et pour moi c'était bien plus drôle que grave. Et d'ailleurs, je savais même pas que t'avais grandi dans un environnement pleinement sorcier. Je me rapprochai un peu de lui et pris place sur un siège parallèle au sien, abaissant ma tête pour que nos yeux soient au même niveau. Je lui souris doucement. Tu vois, y a encore un tas de trucs que je sais pas sur toi, et un tas de trucs que tu sais pas sur moi. C'est normal. C'est la beauté de la chose.

Je levai les yeux vers ses coéquipiers, qui allaient bientôt quitter le terrain, leur entraînement tirant sans doute à sa fin. Je les voyais tourbillonner, s'exercer à feinter, plonger en piqué... Et j'eus le vertige avant même de ne serait-ce que m'imaginer m'envoler sur un de ces bouts de bois enchantés. Puis, une pensée me vint. Seul sur un balai, c'était impensable. Mais avec Sebastian... Lui qui volait professionnellement tous les jours, lui à qui je n'aurais aucun mal à accorder ma confiance... est-ce que j'oserais essayer ?

Ses mots me revinrent en tête à cet instant. "Putain mais je t’ai laissé rentrer à pied tout seul. Alors que tu pourrais te faire attaquer par n’importe quel sorcier un peu bizarre." Il s'inquiétait pour moi, maintenant qu'il connaissait ma nature. Et quelque part au fond de moi, même si j'avais toujours revendiqué le droit à mon indépendance et mon autonomie, j'étais touché par son désir de me protéger. Je me rendais compte que je réagissais très favorablement à cette idée de nous installer dans ces rôles : lui chevalier et moi petite chose fragile. Jamais je n'avouerais cela à qui que ce soit et je me l'avouais à peine à moi-même, puisque c'était loin d'être très flatteur pour l'ego et passablement dénué de "virilité", mais je m'étais toujours vu comme quelqu'un de faible et l'attaque dont j'avais été victime à Londres il y avait quelques années avait renforcé cette vision de moi. Évidemment, je ne le laisserais pas faire et j'allais combattre le fait d'installer cette dynamique entre nous. Je ne voulais pas qu'il devienne responsable de moi et qu'il me considère comme une petite chose fragile. Mais disons que combattre n'allait pas être le mouvement naturel pour moi. Surtout que oui, il me faisait me sentir en sécurité. Chaque étreinte m'enveloppait et me donnait l'impression que plus rien ne pouvait m'atteindre.

- Et si tu veux faire cette promenade quand même... Au pire, tu me fais monter sur ton balai, dis-je à la blague.

Car il n'était pas question que je monte sur une branche pour m'envoler au ciel sans ceinture de sécurité.

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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Lun 11 Sep - 6:18


You'll believe you can fly
~Sebasmore~
Sebastian était soulagé de comprendre que Jude ne lui en voulait pas, malgré son inattention impardonnable. Il ne savait pas s’il aurait pu faire face à un rejet de la part de l’écrivain, maintenant qu’il avait prit une place aussi importante dans sa vie. Ses mots le réchauffèrent de l’intérieur, en particulier la partie où il parlait de tomber amoureux de lui, information qu’il assimila sans en comprendre totalement la portée. Sebastian n’avait jamais été amoureux. Il avait eu de nombreux coups de cœur, pas forcément pour des gens qui le méritait, et il sentait que là, ce qu’il vivait avec le brun, était différent, plus fort, plus tout. Il avait beaucoup de chemin à faire, mais il était heureux de le faire avec Jude.

Lorsqu’il s’assit près de lui, il pouvait sentir sa chaleur rassurante le traverser, lui donnant diablement envie de le serrer contre lui et de ravir ses lèvres. Si seulement ils étaient seuls… Il passa ses doigts sur la joue de Jude, douce et légère caresse, avant de descendre le long de son cou pour atterrir à l’emplacement de son cœur, essayant de faire passer son affection, sans qu’il puisse réellement la montrer comme il le souhaiterait. Il sourit doucement.

« -Je vais essayer de fermer ma grosse bouche de temps en temps et de plus t’écouter, je te promet.

La proposition de l’écrivain, de monter sur le balai de l’irlandais, était probablement une blague, mais elle commença à faire réfléchir Sebastian. Est-ce que c’était possible ? Il existait des balais étudiés pour les familles, il n’avait donc pas de problème à imaginer Jude voler avec lui, mais est-ce que des manches étudiés pour le Quidditch pouvaient faire l’affaire ? Pas son propre balai, c’était un équipement fragile de précision, que Milo lui avait confectionné sur mesure et qui lui avait coûté un œil, mais il croyait bien se rappeler avoir vu un Lancechêne qui trainait dans une des remises du stade. C’était un de ces balais construits pour l’endurance, avec un manche beaucoup plus large et robuste, parfait pour les vols à longue distance. Jude ne devait pas peser bien lourd, et s’il le mettait devant lui, il y avait moyen qu’il ne glisse pas… Sebastian se releva d’un bon, tout excité, et attrapa l’écrivain par la main.

-En voilà une idée qu’elle est bonne ! On va te faire faire ta première balade en balai, je suis sûr que tu vas adorer !

Il avisa la tenue de Jude : heureusement que celui-ci avait prévu une veste, car il pouvait faire très froid, dans le ciel, d’autant plus que son corps n’avait pas l’habitude, comme le sien, d’être soumis aux forces du vent. Il aurait besoin de lunettes de protection, pour pouvoir pleinement apprécier l’expérience… Mais sinon, Sebastian n’était pas inquiet pour la protection du brun. Il était plus à l’aise dans les airs que sur la terre ferme, et s’il lui arrivait fréquemment de tomber lorsqu’il était sur ses deux pieds, il avait parfaitement confiance en ses capacités en vol pour pouvoir parfaitement sécuriser Jude.

Il entraina l’écrivain par le bras sans lui laisser le temps de protester, le faisant passer sous les gradins, dans les endroits réservés aux joueurs, pour qu’il puisse choisir un balai adapté. Non loin des vestiaires, dans une petite pièce annexe, se trouvaient de vieux placards désaffectés où du vieil équipement était stocké : il était en parfait état, mais répondaient à des besoins bien spécifiques, peu utiles pour le Quidditch.
Il prit dans ses mains le Lancechêne, qu’il soupesa, afin de vérifier s’il pourrait supporter le poids de deux hommes adultes. C’était un manche massif, stable, l’équivalent d’un Percheron face au cheval de course qu’était son écu de Sobieski. Il allait probablement avoir l’impression de stagner, lui qui avait l’habitude de filer plus vite que le vent, mais c’était parfait pour un débutant comme Jude, qui plus est sans pouvoirs magiques.

Dans son sac de sport, qu’il avait avec lui, il saisit une paire de lunette, qu’il tendit à son compagnon, avant de farfouiller pour reprendre son maillot de Quidditch. D’un geste fluide, il enleva son tee-shirt et remit le haut qu’il avait utilisé précédemment, afin d’éviter de salir plus que de mesure les seuls vêtements propres qu’il avait en sa possession, avant de regarder Jude.

-Prêt à voler ? »

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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Lun 11 Sep - 22:06

Je n'avais pas eu le temps de m'opposer à cette folle idée avant qu'il m'entraîne dans les entrailles du stade pour trouver un bout de bois assez solide pour deux. Sur le coup, j'avais cru qu'il ne faisait que poursuivre ma blague, pour rire, mais j'avais vite réalisé qu'il était sérieux. J'aurais vraiment mieux fait de me taire. Note à moi-même : ne jamais lui donner les idées, parce qu'il est assez fou pour les concrétiser. J'étais légèrement paniqué et j'essayais de le dissuader du mieux que je le pouvais avec des "Non mais c'était une blague..." et des "De toute façon deux hommes sur un balai, les gens vont se poser des questions..." et d'autres "Sérieusement je suis pas sûr que ce soit une bonne idée" mais rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Au final, il me tendit une paire de lunettes de protection qui ressemblaient à des lunettes d'aviateur comme j'avais déjà vues dans les vieux films, et il retira son t-shirt pour se changer. Je déglutis difficilement. La vision de son torse nu et de ses muscles bien dessinés mais pas trop non plus alluma un incendie au creux de mon ventre. Le fait que nous étions seuls dans les vestiaires n'était pas pour me calmer, mais je savais que quelqu'un pouvait entrer à tout moment, alors j'essayai de me raisonner. De toute façon, l'énergie que dégageait Sebastian n'avait rien à voir avec la séduction pour le moment ; il avait bien davantage l'air d'un air de gamin content, qui voulait emmener un ami visiter un truc qu'il avait découvert dans les bois près de l'école. Avec une dose exagérée d'enthousiasme, il me demanda si j'étais prêt à voler. La réponse était non. Non. Mais je n'eus pas le coeur de le lui dire.

Après tout, il était probablement la personne la mieux placée au monde pour me faire essayer le vol sur balai. Je savais que je pouvais lui faire confiance. Mais c'était pas de lui que je doutais, c'était de la magie, que je ne connaissais pas, que je ne possédais pas et qui m'apparaissait comme tellement mystérieuse. L'idée de mon corps en chute libre, l'idée de mes os qui se brisent sur le sol de Manadh... Je tressaillis.

- J'ai peur...

C'est tout ce que je pouvais dire. J'avais pas particulièrement peur des hauteurs en général, mais là, c'était un tout autre niveau. Penaud, je le regardais, ne voulant ni le décevoir, ni mourir jeune.

- ...Tu me promets que tu feras rien d'imprudent ? Et qu'on n'ira pas trop haut ?

C'était une question réthorique à laquelle il ne pouvait que répondre par l'affirmative, évidemment. Mais ça me rassura quand même. Et une fois un peu rassuré, je réalisai que voler sur ce balai avec lui, c'était aussi une chance de pour nous de nous envoler loin d'Atlantis, loin des yeux des gens et loin des dangers que recelait la ville depuis quelques jours... C'était s'enfuir tous les deux là où on pourrait être seuls au monde. Et ça, c'était séduisant. Et ça ravivait l'incendie au creux de mon ventre. J'avais pas encore eu l'occasion d'explorer Manadh et l'idée de le faire avec lui, dans ses bras, dans le ciel, au soleil couchant... c'était un peu trop parfait comme plan. Évidemment, il y avait de grandes chances que je finisse en crêpe sur le sol rocailleux de l'île, donc pas si parfait que ça au final, mais bon. Disons qu'avec ça en tête, j'avais un peu plus envie d'essayer.

Je posai les lunettes style aviateur sur ma tête, prêt à les enfiler quand le moment serait venu. J'enfilai ma veste, rasséréné. Je me rapprochai de lui, probablement trop près pour les conventions de l'amitié, et plantai mon regard dans le sien.

- D'accord Monsieur O'Connor... je suis prêt. Mais si je meurs, je vais revenir te hanter. Sache-le. Et ce sera un peu nul parce que là, c'est tout le temps que tu pourras pas me toucher, et pas juste quand y a du monde. Je compte sur toi pour nous éviter cette éternelle tragédie.

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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Mar 12 Sep - 6:42


You'll believe you can fly
~Sebasmore~
Il était de notoriété publique que les Gryffondors étaient des fonceurs, qu’ils avaient tendance à agir avant de réfléchir et qu’ils devaient parfois faire face aux conséquences désastreuses de leur enthousiasme. Mais là, rien ne se passerait, pour la bonne et simple raison que Sebastian ne pouvait même pas imaginer qu’il arrive quelque chose de mal à Jude. Il ne savait pas ce qu’il ferait si l’écrivain était blessé, surtout par sa faute. Il eut une vision furtive de son corps tombant lentement à travers les nuages avant de s’écraser à des centaines de mètre plus bas, et il eut l’impression que son sang se figeait dans ses veines. Non. Il ne lui arriverait rien, jamais : plus qu’une certitude en ses capacités, c’était une promesse.

Jude avait peur et c’était normal. A lui de le calmer, de lui certifier que rien ne lui arriverait. Il blaguait en parlant d’histoires de fantôme, mais il savait que c’était plus pour oublier la panique qu’il pouvait ressentir en pensant qu’il allait s’élever dans les airs, lui qui n’avait aucune magie, plutôt qu’un véritable trait d’humour. Il n’y avait personne dans les vestiaires, et pas sûr que, si quelqu’un s’y trouvait de toute façon, il ait pû s’empêcher de l’embrasser, là, maintenant, tout de suite. Parce qu’il devait le rassurer, et lui faire comprendre qu’il préférerait se couper un membre plutôt que de faire subir la moindre égratignure à Jude. Il franchit la distance qui les maintenait éloignés l’un de l’autre et pressa ses lèvres contre les siennes, dans un tendre baiser qu’il avait depuis trop longtemps réprimé. Les yeux fermés, le cœur battant à vive allure, il essayait du plus possible de faire comprendre à Jude l’étendue de ses sentiments. Lorsqu’il relâcha sa bouche, il garda ses bras autour de ses épaules, ses doigts frôlant la base de son cou.

« -Il ne t’arrivera rien, je te le promet. Et tu vas voir, voler, c’est une expérience extraordinaire, que je suis tellement heureux de pouvoir partager avec toi.

A regret, il finit par se reculer du corps de l’écrivain, et reprit le balais entre ses mains, avant d’entrainer Jude à l’extérieur, où ils pourraient décoller en toute sécurité. Dans le stade, les joueurs avaient fini l’entrainement, et parlaient, au sol, avec le coach. Sebastian ne s’approcha pas, se focalisant sur Jude, faisant un simple salut de la main à l’équipe et notamment à Ollie, avant d’enfourcher le Lancechêne. Il pouvait sentir l’énergie du balai entre ses jambes, une force tranquille qu’il associa automatiquement à ses chevaux Lug et Dagda, des Cob irlandais massifs. Il tendit la main à Jude, pour qu’il s’installe devant lui.

-Quand tu vas t’asseoir, tu vas voir que tu ne vas pas ressentir le bois. Sur les balais, il y a un sort de Coussinage, tu vas avoir l’impression de t’asseoir dans un fauteuil confortable. Reste vigilant à ne pas trop laisser tes jambes lâches, quand même, pour ne pas glisser, mais de toute façon, je te tiens.

Il ne savait pas si ses coéquipiers l’observaient alors qu’il faisait monter un autre homme sur son balai, mais au final, il pouvait simplement faire découvrir le vol à un moldu en toute amitié, n’est-ce pas ? Il essayait de se convaincre, tout en étant un peu nerveux. Il avait hâte de décoller et de survoler Manadh avec personne d’autre que Jude, pour pouvoir enfin être qui il était, sans se poser des questions sur la convenance et les apparences.

-Au début on va rester à quelques mètres, pour que tu t’habitues à la sensation. Un mot de ta part, et on arrête, ok ? »

Il s’assura que Jude était en place, les mains pas trop hautes pour qu’il puisse lui-même manœuvrer le manche,  l’entourant de ses bras, et d’un simple effleurement de l’herbe sous ses pieds, il sentit le balai se soulever de quelques centimètres de la surface du sol, avant de stopper l’ascension. Il ne voulait surtout pas aller trop vite, et s’assurer que l’écrivain était confortable.  

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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Mer 13 Sep - 19:07

Il avait anéanti toutes mes craintes et scellé mon sort avec ce baiser d'une extrême douceur qu'il était venu poser sur mes lèvres. Je savais, je sentais que j'étais en sécurité avec lui et malgré mes craintes, j'avais hâte de découvrir cette sensation qui le faisait tant vibrer. C'était pour ça que, sans rien ajouter, je l'avais suivi hors des vestiaires jusque sur le terrain. Mon coeur battait tout de même assez vite à l'idée de bientôt quitter le plancher des vaches alors que je l'écoutais me parler de certaines caractéristiques des balais et me donner de courtes directives. Quand il m'y invita, je baissai les lunettes de protection sur mes yeux, j'enfourchai le manche du balai et sentis tout de suite l'invisible coussin dont il avait parlé. Rien que ça, ça me fit me sentir à la fois fasciné, à la fois mal à l'aise. J'avais toujours trouvé la magie absolument captivante, de loin, mais être en contact avec elle était une toute autre histoire. Ça me semblait tellement impossible, tellement contre nature, que ça me donnait une espèce de sourde nausée. Un peu comme quand on regarde trop longtemps une illusion d'optique et qu'on devient exagérément conscient du fait que la réalité ne correspond pas à ce qu'on voit.

Mais je respirai profondément, et tentai de m'apaiser. Je me redressai quelque peu pour ramener mes mains plus près de mon corps, alors que Sebastian prenait place derrière moi. Cela ne m'aida pas à m'apaiser. La proximité de son corps, son souffle dans mon cou, le timbre de sa voix trop près de mon oreille, ses bras qui s'enroulaient autour de mon corps pour venir serrer le manche... Cette position de prime abord tout à fait innocente ne l'était au final absolument pas, et elle provoqua chez moi un déluge de sensations qui, jumelées au fait que nous venions de nous élever à quelques mètres du sol, menaçait de me faire perdre mes moyens.

- Ok... euh... Ah...

Des onomatopées en tout genre entrecoupées de quelques jurons d'exclamations s'échappaient de mes lèvres déstabilisées, alors que j'essayais de réagir à la situation.

Finalement, les sensations associées au vol me parurent moins pires que celles que provoquait son corps dans mon dos et c'est sur elles que je fis l'effort de porter pleinement mon attention. J'essayai de regarder devant moi plutôt que vers le sol, afin d'atténuer la sensation de vertige qui m'envahissait, et tentai de me détendre et de m'en remettre à lui. Je ne pouvais rien contrôler, dans cette situation. Il fallait que je lâche prise et que je profite.

Je fermai les yeux pendant un bref instant. Je me concentrai sur le vent sur mon visage alors qu'il nous faisait tournoyer lentement à quelques mètres de la pelouse. Cette sensation était agréable. À nouveau, je respirai profondément, et en expirant, me forçai à me détendre. J'ouvris les yeux. Je commençais à entrevoir cette fameuse sensation de liberté dont il m'avait souvent parlé. Je me sentais léger comme une plume et la possibilité d'aller absolument n'importe où était galvanisante.

- Je... je vole sur un balai, laissai-je échapper, content, sur un ton de gamin qui n'en revient pas.

Je lui apprenais là un fait totalement nouveau, j'en étais sûr. Mais j'étais juste tellement incrédule, ne parvenant pas à croire que je ne touchais pas au sol, sans harnais, sans attache, avec pour simple rempart contre le vide un bout de bois et quelques brins de paille. Le balai me semblait étrangement beaucoup plus solide comme support que je l'aurais cru. Un peu comme si je m'étais attendu à la sensation de m'assoir sur une corde et que je me retrouvais plutôt assis sur une poutre. Ça me rassurait et je me sentais relativement en sécurité. J'étais prêt à m'élever davantage. J'éclatai d'un rire purement heureux alors que, sans me retourner par peur de créer un trop grand déséquilibre, je l'autorisai à nous emmener là où bon lui semblerait.

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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Mer 13 Sep - 19:54


You'll believe you can fly
~Sebasmore~
Lorsqu’il volait, Sebastian était heureux, libéré de toutes les contraintes que la terre lui imposaient. Libre, il pouvait jouer à travers les courants de l’air, accélérer à vive allure ou simplement observer le monde dans toute sa splendeur. Il pensait ne jamais pouvoir expérimenter quelque chose d’aussi fort et libérateur : il avait tort. D’une pichenette, le vol solitaire descendit en seconde position sur la liste de ses choses préférées, le vol en compagnie de Jude déclaré seul et unique vainqueur.

Il pouvait sentir contre son torse ses moindres mouvements, ses moindres inspirations, et s’il n’était pas élevé au dessus du sol et n’avait pas leurs vies entre les mains, probablement s’attarderait-il à des pensées beaucoup moins innocentes qu’une simple balade à balai, et Jude sentirait un autre type de manche contre son corps…
Mais plus que l’attraction physique et charnelle qu’il ressentait pour l’écrivain à ce moment précis, il pouvait sentir sa joie extrême face à la découverte de ce monde que lui-même connaissait si bien, et la liberté qu’elle pouvait engendrer, et c’était ça, qui, au final, faisait exploser le cœur dans sa poitrine. Lorsque, tout hébété, Jude éclata de rire, il le rejoignit aussitôt, les échos de leur bonne humeur se répandant dans le stade qui se libérait peu à peu de ses joueurs. Voyant que le brun était tout à fait à l’aise, il commença à s’élever dans les airs en douceur, prenant le temps d’apprécier l’instant, lui qui avait fait ces gestes des milliers de fois : il ne regardait pas vraiment autour de lui, mais plutôt la moitié du visage de l’écrivain qu’il pouvait observer, son menton posé sur son épaule.

Alors qu’il prenait de l’altitude, il dut augmenter quelque peu la vitesse, pour éviter une chute intempestive, faisant tournoyer le balai autour du stade, passant à travers les anneaux de Quidditch et au dessus du mur d’escalade moldu. Et puis, las de virevolter, il passa le cap supérieur et commença à s’éloigner du stade, allant à la rencontre des oiseaux dans le ciel. Heureusement, il n’y avait pas beaucoup de vent, et le fond de l’air était suffisamment chaud pour qu’ils ne meurent pas de froid : ils avaient choisi la bonne période de l’année pour partager cette expérience. Il y avait quelques autres travailleurs sorciers sur leurs balais, dans le ciel d’Atlantis, mais pas énormément, le transplanage étant le mode de transport privilégié par beaucoup.

Il volait vite, pas trop afin de pouvoir admirer le paysage, mais surtout sans à-coup, son expérience se voyant clairement dans ses gestes assurés. Le stade, qui se trouvait déjà dans les hauteurs d’Atlantis, se trouvait maintenant bien loin des deux hommes, les quelques joueurs encore présents ressemblant plus à des petits animaux qu’à des personnes de taille moyenne. Le soleil était éclatant et passait à travers les fenêtres des tours d’or blanc, dans un kaléidoscope des plus ravissants.

Sebastian arrêta le balai quelques instants, à proximité de la bibliothèque, et lui montra du doigt, tenant le balai à une main, une fenêtre ouverte. Presque un coup du destin.

"-Regarde, dit-il suffisamment fort pour qu’il puisse l’entendre, malgré le vent qui soufflait dans ses oreilles. On peut voir le rayonnage de ton livre, d’ici."

Il n’était pas vraiment sûr que ce soit le bon étage, mais il trouvait tout ça diablement romantique et il se plaisait à imaginer pouvoir apercevoir l’endroit où ils s’étaient retrouvés après de si longs mois d’absence. Il resserra quelque peu sa prise sur le brun, l’utilisant comme une bouillote naturelle et se repaissant de l’odeur de son cou. Il avait conscience, cependant, qu’ils se trouvaient encore à Atlantis et que n’importe quel photographe possédant un objectif longue portée pouvait surprendre un geste un peu trop déplacé. Et pourtant, ce lobe d’oreille si innocent qui se trouvait à proximité de sa langue lui faisait de l’œil…

Il chassa cette idée de sa tête en s’éclaircissant la gorge, reprenant le vol en slalomant paresseusement à travers les immeubles, avant d’atteindre les limites de la ville. Il était tard, et le soleil commençait à descendre dans le ciel : sans être encore orange, Sebastian savait que, s’il voulait observer un magnifique coucher de soleil avec son brun préféré, il devait choisir assez rapidement un bon emplacement.

Les étendues vertes de Manadh désormais sous leurs pieds, Sebastian jetait des petits coups d’œil à terre pour savoir où atterrir, le fond de l’air se rafraichissant, n’étant plus abrités par les sorts de protection de la ville. Il vit un peu plus loin un grand rocher assez plat, entre deux arbres. Parfait. Il dirigea le manche vers sa destination, et commença à descendre en se pliant vers le bas, obligeant Jude à faire de même et rendant leur position encore plus… intime. Le sol se rapprochait et il n’était pas temps de penser à ça, cependant, s’il ne voulait pas que l’un d’entre eux se pète une jambe et doive expliquer ce qu’ils faisaient là tous les deux.

Enfin, l’atterrissage : un peu chaotique il devait l’avouer, n’étant pas habitué à des balais aussi massifs que le Lancechêne, mais le plus important était d’arriver à terre en un seul morceau, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Mer 13 Sep - 22:40

La vue d'en haut était à couper le souffle. J'avais pris l'avion déjà quelques fois dans ma vie, j'avais même fait un tour d'hélicoptère une fois, et j'avais vu plusieurs photographies aériennes de la Terre... mais aucune de ces expériences ne pouvait se comparer à ce que j'étais en train de vivre. En balai, nous étions totalement libérés. Je pouvais regarder au-dessus, en-dessous, partout autour de moi sans jamais que la vue ne soit obstruée et, totalement émerveillé, j'essayais d'en profiter au maximum. Le panorama de la ville s'offrait à nous dans toute son immensité et dans la luminosité du soleil baissant, il était réellement renversant.

Sebastian semblait se plaire à tournoyer dans les airs de sorte que j'aie les plus jolies vues possibles. Il ne s'arrêta que quelques instants au-dessus de la bibliothèque, le temps d'une phrase qui me tira un sourire et une pointe de tendresse. Les étendues verdoyantes de Manadh se déployèrent ensuite sous nos pieds, alors que notre vitesse de vol, plutôt élevée, se stabilisait. Je ne savais pas du tout discerner une bonne d'une mauvaise technique de vol, mais je pouvais me douter, via l'aspect franchement confortable de cette balade même pour un moldu dont c'était la première expérience, que mon Quidditcheur vedette était doué. J'avais encore cette sensation de solidité qui me rassurait et j'avais l'impression de simplement me déplacer sur une surface plane en plein ciel.

Je n'avais jamais eu l'occasion de m'éloigner vraiment d'Atlantis pour visiter l'île qui la soutenait. Le contraste entre l'urbanité de la ville et la nature entièrement vierge qui l'entourait avait un côté impressionnant, surtout sachant qu'à peine 3 ans plus tôt, la nature dominait encore la totalité de l'île. La végétation, les rochers, les vallées et les cours d'eau qui s'étendaient quant à eux devant et autour de nous s'agençaient en un magnifique portrait, sublimé par la luminosité et, au loin, par l'océan qui s'étendait à perte de vue. Je me laissais porter, admiratif et contemplatif, pendant ce moment qui était tout simplement parfait.

Puis, un changement dans notre altitude me fit palpiter le coeur, avant que je ne comprenne la manoeuvre en cours. Nous allions atterrir. Je m'agrippai plus fermement au manche du balai alors que je sentais la gravité presser le corps de Sebastian contre le mien, ce qui, malgré mon émotion, fut loin de me laisser indifférent. La pensée d'être entièrement seul avec lui pour la première fois générait toutes sortes de sentiments chez moi. La joie, certes, mais une espèce de hâte aussi, que je voulais nier. Après notre baiser, à la bibliothèque, j'avais beaucoup réfléchi à ce que je souhaitais faire différemment dans cette relation, par rapport aux autres que j'avais eues. Je ne voulais pas précipiter les choses, je voulais apprendre à le connaitre, suivre les étapes plutôt que les sauter. Mais l'effet pervers de notre situation se faisait également sentir ; les moments rien qu'à nous allaient se faire rares et cela s'accompagnait du puissant désir de les savourer pleinement. Se mêlait donc à tous ces sentiments une certaine appréhension à l'idée de faire (ou de ne pas faire) quelque chose et de le regretter ensuite.

Je ciblai la piste d'atterrissage improvisée que Sebastian semblait viser : un rocher plat suffisamment en hauteur pour nous offrir une superbe vue vers l'ouest, mais suffisamment caché par les arbres pour offrir une certaine intimité. J'essayai de calculer le moment de mettre mes pieds à terre mais échouai lamentablement, m'y prenant quelques secondes trop tard et plaçant mes chevilles dans le mauvais angle. Heureusement, c'est lui qui géra vraiment notre atterrissage et mes chevilles ne portèrent pas le poids de nos corps, ce qui les préserva. Je compris néanmoins à cet instant toutes les subtilités qui entouraient le vol sur balai, et combien j'étais empoté à côté de lui.

J'étais plutôt heureux de retrouver le sol, mais je dû attendre quelques secondes que la sensation de mouvement à laquelle mon corps s'était habitué disparaisse et emporte avec elles les étourdissements que j'avais. Je retirai mes lunettes, puis me tournai vers lui, un sourire lumineux sur le visage, me sentant plus vivant que jamais. J'avais l'impression d'être un gamin venant de descendre sa première pente à vélo sans les petites roues stabilisatrices. Sebastian semblait heureux aussi. Le vent avait coloré ses joues et ses lèvres semblaient plus rouges également. Cela faisait ressortir le bleu de ses yeux et la blancheur de ses dents, et subjugué, je ne pouvais plus détacher mon regard de lui. Puis, content, je me jetai dans ses bras, posant mon front sur son épaule et encerclant sa taille, tentant d'exprimer par cette étreinte toute ma gratitude, mais aussi toute ma joie d'avoir partagé cette expérience avec lui.

En me détachant quelque peu, mon regard rencontra le sien et ma main se posa sur sa joue. Je me sentais aussi libre en cet instant que quelques minutes plus tôt et c'est ce qui me fit poser mes lèvres sur les siennes, de la même façon qu'il l'avait fait dans les vestiaires, avec une infinie douceur. Mes doigts s'éparpillèrent dans ses cheveux et mon autre main descendit en une lente caresse vers le bas de son dos alors que je m'appliquait à goûter ses lèvres, mordillant de temps en temps sa lèvre inférieure avant de l'apaiser d'un léger coup de langue.

- Merci, dis-je au terme de ce baiser, alors que ma main allait chercher la sienne pour entremêler nos doigts.

Je remarquai alors que le soleil allait bientôt toucher terre lui aussi. La vue était magnifique et je regrettai de ne pas avoir de couverture à étendre au sol et de bouteille de vin à partager. Ma main remonta la sienne jusqu'à mes lèvres et, tout en contemplant l'astre de lumière, je posai presque sans m'en rendre compte un petit baiser sur le dos de sa main.

- D'après toi, combien de filles tueraient pour prendre ma place en cet instant ? demandai-je, conscient de la chance que j'avais.

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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Ven 15 Sep - 9:59


You'll believe you can fly
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L’irlandais espérait de tout son cœur que Jude avait apprécié la balade en balai, alors qu’ils posaient les pieds sur la roche. Il posa le balai au sol avant de regarder l’écrivain, et son expression lui mit instantanément du baume au cœur, les cheveux ébouriffés par le vent, un grand sourire plaqué sur ses lèvres. Soudain, le brun fut dans ses bras, serrant sa taille et Sebastian se perdit dans cette étreinte qu’il pouvait apprécier à l’air libre, sans crainte d’être vu par un journaliste. Si seulement il pouvait se permettre de se comporter ainsi en public… Mais ses regrets furent vite étouffés par le doux baiser que Jude pressa contre ses lèvres, lui faisant perdre quelques instants ses esprits, concentré sur les délicieuses sensations que lui faisait ressentir l’écrivain.

Lorsqu’il s’éloigna, il ressentit instantanément comme un manque, comme s’il avait perdu le prolongement de son corps qu’était la langue habile de Jude. Il devait probablement avoir l’air d’un gamin qu’on venait de priver de son jouet préféré, mais son sourire revint bien vite lorsqu’il sentit les doigts de l’écrivain s’entremêler avec les siens, avant de rigoler doucement en entendant la question de Jude.

« -Probablement autant que de filles qui rêveraient de se taper le mauvais garçon de ton livre là, je sais plus son prénom… Je suis nul avec les noms. Il fit une petite pause, faisant mine de réfléchir. Quoique je les comprend, dans ma tête, il était beau gosse, et je dirais pas non moi non plus.

Il rigolait tout seul de ses blagues, très fier de lui. Il avait plus ou moins compris que Jude n’appréciait pas vraiment ses œuvres, et il voulait le réconcilier avec ses écrits. Sebastian n’était pas un grand lecteur, il n’y connaissait rien en littérature, mais il avait apprécié les livres de la série qu’il avait lu, et est-ce que ce n’était pas ce qui comptait le plus, au final ? De rendre heureux les gens ?

-Mais bon, j’ai un truc à t’avouer… lui dit-il en se penchant à l’oreille de Jude, lui chuchotant ses prochains mots. Je préfère de loin son créateur. T’en as peut-être entendu parler, c’est un écrivain, il s’appelle Jude Whitmore.

Le soleil couchant était absolument magnifique, il l’observait en compagnie de son brun préféré, et il ne pouvait pas effacer de son visage un sourire qui avait lui donner probablement l’air stupide. Il s’en fichait, de toute façon. Il se dit tout à coup que ça serait bien de s’asseoir pour profiter de la vue, et réfléchit quelques instants avant de sortir sa baguette de sa poche, lâchant quelques instants la main de Jude.

-Accio couverture, dit-il avec assurance.

Quelques instants plus tard, un plaid recouvert de petit trèfle, qu’il avait chez lui et qu’une fan lui avait tricoté à la main, lui atterrit dans les mains, et il l’étala sur la surface plane du rocher, avant de s’y asseoir, encourageant Jude à le rejoindre et à s’installer contre lui. Le vent commençait à se lever, et il risquait d’avoir froid : c’était la seule raison pour laquelle il voulait le brun près de lui, bien sûr. Sebastian voulait profiter de chaque instant disponible pour lui, les jours qui allaient arriver risquant d’être extrêmement chargés, le match contre la Suède, auquel il participait sous les couleurs de la France, arrivant à grand pas.

-Au fait Jude, je sais que tu ne suis pas particulièrement l’actualité du Quidditch, mais… On m’a demandé de remplacer les poursuiveuses françaises blessées pendant l’attentat.

Il avait été extrêmement honoré que la France lui fasse confiance pour un match de cette importance, et, malgré le contexte difficile, il allait faire de son mieux pour ne pas les décevoir. Il avait un peu peur, c’est vrai. L’ambiance à Atlantis était devenue un peu paranoïaque, et une nouvelle attaque pouvait arriver à tout instant.

-Je sais que t’es capable de te débrouiller tout seul, et que j’ai pas à te dire ce que tu dois faire… Et je me déteste un peu de te dire ça… Mais s’il te plait, ne viens pas au match. Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. »

Il effleura du nez le cou de Jude, avant de planter un doux baiser sur sa gorge, les yeux suppliants. Son esprit de Gryffondor lui disait de ne pas jouer le jeu des terroristes, de ne pas déserter les stades, de continuer à vivre normalement, mais son cœur lui criait de protéger l’écrivain à tout prix.


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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Lun 18 Sep - 16:08

Loin de la ville, loin des regards, loin des craintes et des conventions qui nous maintenaient loin l'un de l'autre, nous pouvions enfin nous rapprocher. Pas seulement physiquement, du reste, mais relationnellement aussi. Je sentais qu'il était lui-même avec moi, en cet instant, et ce davantage qu'il n'avait pu l'être depuis que nous nous étions connus. Ça me permettait d'être moi-même également, sans retenue, sans tabous, et je m'en sentais bien. J'appréciais cette chance que j'avais d'apprendre réellement à le connaître et j'imaginai que peu de gens l'avaient eue avant moi. Je me sentis spécial, et mon coeur s'élargit au fond de ma poitrine. L'idée que toutes ces filles rêvassent d'être à ma place me faisait doucement sourire. J'aurais préféré détruire tous leurs espoirs d'un baiser en pleine caméras, mais les laisser espérer alors que moi j'y avais droit, ça aussi ça me faisait sentir spécial.

Ce sentiment était étroitement lié à l'idéalisation que je faisais de lui, tranquillement, depuis quelques jours. J'avais tendance à placer tous les gens que j'aimais sur des piédestaux au bas desquels je m'agenouillais, certain que leur valeur était aussi grande que la mienne était petite, et que seule leur présence pouvait me donner suffisamment d'importance pour que je vaille la peine d'exister. Ma relation avec Sebastian n'échappait pas à ce processus, d'autant plus en raison de son statut de vedette, du fait qu'il réussissait dans tout ce qu'il entreprenait, de son âme de sportif discipliné et brave, et de son immense popularité à la fois auprès de ses fans que de ses pairs, il me paraissait en tous points meilleur que moi. Je n'en revenais pas de la chance que j'avais de lui plaire. Et je savais que ça ne pouvait pas durer.

Il confirma de nouveau cette attirance en mentionnant son désir pour l'auteur que j'étais, parlant de moi à la troisième personne. Je frissonnai quelque peu en l'entendant prononcer mon nom ; avec son accent, ça ressemblait à une chanson sensuelle que le murmure ne faisait que rendre encore plus lascif. Je lui jetai un regard à la dérobée, admirai son sourire, ses lèvres... Oui, j'étais vraiment chanceux.

Le tour de magie fut particulièrement efficace pour me divertir de ces pensées suggestives qui me remplissaient de plus en plus les esprits. Au départ, je ne compris pas ce qu'il avait fait. J'avais bien entendu le mot "couverture", mais je m'attendais à ce que cette dernière s'échappe du bout de sa baguette, comme j'avais vu différentes autres choses le faire auparavant ; des oiseaux, du feu, de l'eau, des fleurs... Cependant, cette fois, rien. Je crus qu'il avait raté son sortilège et ne voulus point le questionner, de peur qu'il soit complexé de cet échec. Et puis, sous mon regard étonné, une couverture en tricot flotta jusqu'à nous, provenant de je ne savais où mais ayant clairement fait la route toute seule en volant comme le tapis d'Aladdin. Il l'avait faite venir à lui. Qu'est-ce que la magie pouvait être pratique ! Franchement impressionné, je ne me fis pas prier pour le rejoindre sur les petites trèfles, tâtant tout de même le tissus pour m'assurer que c'était bien réel.

Assis côtes à côtes, nos corps se touchant légèrement, je regardait le soleil franchir l'horizon pour ne laisser derrière lui qu'un dégât de couleurs chaudes et de lueurs enflammées. Quand il parla, je me tournai vers lui, un air paisible sur le visage. J'étais très fier d'apprendre qu'on lui avait demandé de prendre la relève et cela dût se voir sur mes traits. Mais après tout il était tellement doué -- et je venais d'en avoir la preuve -- que je n'étais pas particulièrement surpris. La suite de ses paroles ternit légèrement mon enthousiasme. J'avais espéré, en l'entendant, pouvoir enfin le regarder jouer. Et pouvoir le voir pendant un match aussi important que celui-là, c'était une chance inespérée, que j'avais envie de saisir. Je m'apprêtais à lui dire que j'allais être prudent, que la sécurité avait été renforcée, que j'étais un grand garçon, quand il vint blottir son visage dans mon cou, à la manière d'un chaton, et me regarda avec un regard suppliant qui aurait fait céder les métaux les plus solides.

Toute ma volonté s'évanouit. Évidemment que j'allais faire ce qu'il me demandait. Je ne pouvais pas envisager de le décevoir, et je ne voulais surtout pas l'inquiéter. Ce match était important pour lui, et il devait pouvoir s'y consacrer entièrement, sans avoir peur qu'il m'arrive quelque chose. Et quelque part, j'étais touchée de ce souci pour ma sécurité. La dynamique de la princesse et du chevalier, tout ça.

- Ok, dis-je simplement, haussant un peu les épaules pour ne pas montrer que j'étais déçu de ne pas aller l'encourager. Je te regarderai à la télé. Mais en échange, tâche de gagner !

J'ignorais si le match serait effectivement retransmis, mais l'espérais. Je lui adressai un petit sourire avant de me coucher sur le dos, nos doigts toujours entrelacés. Les quelques nuages formaient de jolies images colorées dans le ciel crépusculaire et les étoiles n'allaient pas tarder à sortir. Je poussai un léger soupir, mes pensées m'emmenant dans diverses directions suivant sa particulière demande. Après un moment, ne sachant pas s'il comprendrait d'où venaient ces réflexions, je repris la parole.

- Tu sais... Je ne veux pas que tu t'inquiètes trop pour moi. Là c'est bon, je te regarderai de chez moi, je vais faire ce qu'il faut pour que tu puisses te consacrer au match, parce que c'est plus important ça que mon désir de t'encourager de vive voix. Mais s'il te plait, ne me demande pas trop souvent des trucs comme ça. Ne me demande pas trop souvent de t'attendre chez moi. Je retourne déjà dans le placard pour toi, et j'accepte d'être ton secret, d'être caché. Mais ne cherches pas à m'y enfermer. J'ai trop rêvé de liberté.

Ma mère me revenait en tête et je sentais qu'il fallait que je lui explique un peu pourquoi je disais ça. Je ne lui avais pas encore parlé d'elle, de ma relation avec elle, de tout ce qui en découlait. Et je décidai, en cet instant, que j'avais envie de le faire. J'avais envie de m'ouvrir davantage à lui et de profiter de ce moment d'intimité pour lui donner accès davantage à ce que j'étais. Je lui parlai donc d'elle, du fait qu'elle m'avait élevé seule, qu'elle avait tout sacrifié pour moi, qu'elle m'avait tenu toute ma vie responsable de l'échec de ses ambitions. Je lui parlai de sa façon de me tenir en laisse et de m'empêcher d'être la personne que je voulais être. Je lui parlai de tous les efforts que j'avais faits pour lui plaire, pour être à la hauteur, pour qu'elle soit fière de moi, et du résultat que ça avait eu : l'envie, la jalousie, le mépris à mon égard. Je lui parlai de la difficulté que j'avais eue à me sortir de cette relation fusionnelle et du fait que malgré tout, elle me manquait, aujourd'hui. Et après plusieurs minutes, je me tus et me tournai ma tête vers lui, le regardant avec un air qui voulait dire : "voilà, j'espère que t'as pas trop envie de fuir en courant".

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MessageSujet: Re: You'll believe you can fly [Sebasmore♥]   Hier à 12:20


You'll believe you can fly
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Il écouta les souvenirs de Jude avec attention, sans faire de commentaires. Il se doutait que ce n’était pas facile pour l’écrivain de livrer des choses aussi personnelles, et il ne voulait surtout pas le couper, juste le soutenir. Il se contentait donc de le tenir par la main et de caresser doucement ses doigts, ne le quittant pas du regard. Lorsque Jude eut fini, Sebastian n’avait envie que d’une seule chose : le serrer dans ses bras, lui dire qu’il le protégerait contre le monde entier et que tout irait bien. Mais ça aurait été égoïste de sa part : tout d’abord parce que Jude n’était pas un enfant, et qu’il était capable de se débrouiller tout seul, mais surtout parce que, comme il venait de lui expliquer, il ne fallait pas qu’il l’étouffe. Il se contenta donc de lui sourire doucement, essayant de lui faire comprendre qu’il le soutiendrait toujours, coûte que coûte.

« -Je sais pas trop ce que tu sais sur Poudlard, mais j’étais à Gryffondor : c’est censé être la maison des gens courageux, mais des fois, je me dis que le Choixpeau s’est trompé. Y’a peu de gens qui comptent dans ma vie, et je suis toujours terrifié qu’il leur arrive quelque chose, au point d’en devenir casse-pied, je le sais. Mais merci de m’avoir dit tout ça, sur ta mère. Je suis touché que tu me fasses suffisamment confiance pour me livrer ça.  

Il se sentait tenté de lui parler aussi de sa famille, sa mère morte en couche, son père le blâmant silencieusement, ses proches le jugeant plus sur ce qu’il représentait que ce qu’il était réellement. Mais il se retint, car c’était le moment de Jude, et il avait l’impression que d’en parler, cela serait tirer la couverture à lui. L’écrivain lui donnait envie de changer, de ne pas être si égoïste à tout bout de champ. Même s’il savait que lui demander de rester caché en était le parfait exemple…

-Je sais ce que ça fait de penser de n’être jamais à la hauteur. Mais qu’une chose soit bien claire, Jude…

Il se pencha sur l’écrivain allongé, l’air sérieux. En articulant, pour qu’il comprenne qu’il pensait chacun de ses mots et qu’il les avait mûrement réfléchis, il reprit :

-Avec moi, t’as pas besoin de songer à ça. D’être à la hauteur. Parce qu’être toi, c’est pas amplement suffisant pour moi : c’est une des plus belles choses que tu puisse m’offrir. Et je peux te dire que ce ne sont pas des paroles en l’air, c’est ce que je pense.

Il utilisa sa deuxième main pour écarter les cheveux du front de Jude, le regardant en souriant. Autour d’eux, il commençait à faire sombre, mais tant qu’il pouvait distinguer les traits du brun, il s’en fichait. De toute façon, rien ne l’aurait fait lâcher les doigts fins, et certainement pas sa baguette pour lancer un Lumos.

-J’aimerai bien être aussi doué que toi avec les mots, parce que je sais pas vraiment expliquer tout ce qui se passe dans ma tête. Je suis tellement bien, avec toi là. Mais en même temps je sais que ça n’est que temporaire, qu’on va devoir rentrer à Atlantis et qu’on devra faire semblant d’être ami, et je sais que c’est ma faute, et je sais que c’est parce que je suis un putain d’enfant effrayé, et je me déteste pour ça.

Les mots sortaient de sa bouche sans qu’ils puissent les arrêter, bien différents de ses blablas habituels. Il disait à Jude ce qu’il ressentait parce qu’il voulait être honnête et lui faire comprendre ce qu’il ressentait.

-Mais le Quidditch, c’est toute ma vie. Je ne sais rien faire d’autre. Sans ça, je suis juste un crétin sans diplôme qui est même pas capable de faire marcher une foutue télévision moldue.

Il relâcha la main de Jude soudainement, se repliant sur lui-même. Il sortait des phrases qu’il savait être vraies, au plus profond de lui-même, mais c’était la première fois qu’il le disait à voix haute. Au final, il était toujours ce blondinet irlandais que toute sa famille rejette. La célébrité n’avait rien changé à cela.

-T’es vraiment trop bien pour moi, Jude Whitmore. Tu mérites d’être avec quelqu’un qui puisse t’offrir tout ce dont tu rêves, et même plus. »

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