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 Comment croquer la nature sauvage ?
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Keith R. CampbellProfesseur - StaffavatarProfesseur - Staff
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MessageSujet: Comment croquer la nature sauvage ?   Dim 27 Aoû - 6:49

27 juin 2000

J’ai peu quitté la ville depuis mon arrivée sur Atlantis, malgré la réputation que l’on fait de ses sentiers de promenade et de ses landes à peine touchées par l’homme. Je suis une créature urbaine, n’ayant jamais vécu en dehors de centres villes, ou au mieux, dans des banlieues peuplées. Ce n’est pas que la nature à l’état sauvage ne m’intéresse pas, simplement, je ne la comprends pas et je n’ai jamais eu l’occasion de m’en approcher. Au fil de mon parcours, j’ai amadoué l’Homme, ses formes et ses mouvements, ses besoins et comment les adresser, et j’ai bien plus enchanté de formes humanoïdes que de formes animales. Mes poissons ne nagent toujours pas. Mes oiseaux ne volent pas plus de quelques mètres. J’en suis arrivé à croire que c’est mon manque d’observation qui pèche ; je les fantasme, mais je ne comprends pas leur mécanisme.

Il fait beau et les étudiants ont pour la plupart quitté l’université. Je suis au chômage pour deux mois et depuis quelques jours, je tourne en rond dans mon appartement, perplexe d’être si déstabilisé par l’absence de rythme et d’obligations. J’ai toujours cru être libre et sans attache, moi qui ne tient ni mes deadlines, ni les horaires. Pourtant, une routine s’était installée et maintenant que j’en suis libéré, je sens ma créativité peiner à trouver de nouvelles accroches.

Un regard dehors, un oiseau qui passe devant ma fenêtre et Moriarty qui roucoule derrière le carreau fermé et tout me semble soudainement une évidence. J’attrape une besace, y fourre quelques feuilles de parchemin, ma baguette et plusieurs crayons, visse un fedora sur ma tête car je n’ai jamais vraiment apprécié la morsure du soleil sur mon visage, et je claque la porte derrière moi. Aujourd’hui, je vais travailler dehors.

Une heure plus tard, mes pas m’ont amené au Belvédère 311, haut lieu des promenades de Manadh dont j’ai si souvent entendu parler au détour d’une ruelle, dans une conversation qui ne m’était pas destinée. Fait rare, sans doute, il est complètement désert. À moins que le soleil ne soit qu’une illusion et qu’une des nombreuses tempêtes caractéristiques de l’île ne soit en approche. Je fronce les sourcils, songeant que j’aurais peut être du, pour une fois, me renseigner sur la météo. Et puis je hausse les épaules, un Impervius sur mes parchemins suffira à les protéger et moi, après tout, je ne suis pas fait de sucre. Enfin, aux dernières nouvelles.

Je m’écarte un peu du belvédère pour choisir une zone herbeuse qui offre un beau point de vue sur les landes. Je reste là, indécis pendant quelques minutes, face aux oiseaux qui planent. Pour quelqu’un comme moi, habitué des villes, de leurs pigeons et de l’éventuel moineau, la proximité de tels rapaces a quelque chose d’impressionnant et de terriblement menaçant, aussi. Après une observation attentive, je finis par me décider à sortir mes parchemins. J’ensorcèle le premier, comme à mon habitude, afin qu’il soit aussi rigide qu’une planche de bois, abandonne mes différents crayons dans l’herbe pour tous les avoir aisément à portée de main et entreprend de croquer, avec toute la finesse permise par la distance, ce que je suppose être un faucon.

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MessageSujet: Re: Comment croquer la nature sauvage ?   Ven 1 Déc - 11:48

Je me réveillais le sourire aux lèvres, encore une belle matinée ensoleillée. Je n'avais pas de patient avant ce soir alors je comptais bien profiter de ces quelques heures de liberté. Matt m'avait laissé un petit mot pour me souhaiter une bonne journée.

Ma chambre avait bien changé depuis qu'il était venu s'y installer. Nous avions utilisé quelques sortilèges pour agrandir mon armoire. Je me levais et je m'étirais longuement avant d'aller prendre mon petit déjeuner. La maison était si silencieuse sans mon petit-ami et notre chien. Cookie passait quelques jours chez nos parents pour profiter de la campagne et garder le troupeau de moutons.

Je savourais mes scones accompagnés de marmelade d'orange. Une tasse de thé pour finir de me réveiller et j'étais prête à aller prendre ma douche. Je choisis une tenue colorée et ma vieille paire de converse. J'avais envie de me balader et de découvrir cette île comme une touriste. Ayant un appétit d'ogresse, je me préparais un pique-nique que je rangeais dans mon sac à dos. J'y ajoutais le premier tome du cycle de Lyonesse, mon nécessaire à scupltures et un plaid en tartan écossais. Il ne me restait plus qu'à prendre mon appareil photo et l'aventure pouvait commencer.

Mes pas me menèrent au marché et mon regard azur s'arrêta sur une capeline avec un tournesol. Je ne résistais pas à me l'offrir et à la porter. Ma peau opaline serait, ainsi, protégée de l'astre solaire. Où pourrais-je aller ? Quelques secondes de réflexion et je me décidais à me rendre au belvédère 311.

En quelques minutes, je fus arrivée et je m'arrêtais pour contempler le paysage que j'immortalisais sur pellicule. Etrange, le lieu était désert ! Quelle bonne surprise ! Je n'aurais pas de mal à trouver une étendue d'herbe pour m'installer et profiter de la quiétude de cette journée. Je m'éloignais de ce lieu prisé et j'aperçus un homme de dos. Il regardait le ciel puis penchait sa tête et il recommençait son manège. Que faisait-il ? Curieuse, je m'approchais de lui pour essayer de distinguer ce qui semblait tellement l'intriguer. Mes yeux se plissèrent et je finis par distinguer un oiseau, non, un rapace mais il était trop loin pour que je puisse savoir s'il s'agissait d'un busard, d'un faucon ou d'un Balbuzard.

Ne faisant plus attention où je mettais mes pieds, je marchais sur une brindille qui se cassa en deux, en faisant un léger bruit, certainement suffisant, pour qu'il détecte ma présence.

Maudissant ma maladresse, je pris la parole d'une voix chantante pour le saluer et découvrir si je l'avais déjà croisé  :


- Bonjour, pardonnez-moi de vous déranger.

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MessageSujet: Re: Comment croquer la nature sauvage ?   Dim 18 Fév - 10:43

Chaque trait de crayon vient s’ajouter au précédent, trop imprécis pour me satisfaire, tandis que je ne cesse d’être perturbé par le mouvement incessant des oiseaux. Ce n’est pas la première fois que je tente de dessiner un être en mouvement – en soi témoin la très longue liste des bars à strip-tease desquels je me suis fait bannir – mais la distance et le volettement des plumes me posent plus problème que les lumières extatiques et la proximité malsaine. Pourtant, je m’acharne sur le parchemin, qui finit par arborer plus une œuvre d’art qu’un véritable plan de travail. Je pose mon crayon un instant, et en profite pour fermer les yeux. Jamais je n’ai tenté d’observer une danseuse et d’en faire directement un automate. J’ai regardé pour analyser et comprendre. Je réalise que la nature me frustre tellement que j’en viens à brûler les étapes.

Avec une composition toute travaillée, je reprends alors mon travail avec plus de détente, le poignet souple, le trait plus indécis, alors que j’essaie de rendre la grâce plutôt que le mécanisme. Là est peut-être la raison qui a mené un si grand nombre de mes automates animaliers à l’échec ; aucun d’eux n’avait jamais été voué à être l’animal, au mieux de l’imiter avec la régularité d’une horloge suisse. L’étendue de mon erreur s’étale alors brusquement sous mes yeux, tandis que je prends conscience de la spontanéité dans le vol du rapace.

Plongé dans mon tout nouveau élan artistique, je ne sursaute que lorsque qu’une voix féminine chante par dessus mon épaule. Trop concentré sur mon parchemin, je n’avais pas entendu la branche craquer dans mon dos, pas plus que les pas feutrés sur l’herbe ou, j’en prends alors conscience, le bruissement du vent dans les feuilles. Évènement rare, qui me surprend moi-même, je lève le regard alors qu’un sourire s’étend sur mon visage, pas le moins du monde dérangé par la distraction que représente cette rencontre.

« Bonjour ! Je ne faisais que dessiner ce qui se porte à mon regard. Pour une fois, j’ai décidé de travailler loin de mon atelier et de me concentrer sur ce qui s’offre à moi. » Je me demande si cette explication ne sonnera pas quelque peu étrange à la jeune femme, dont le visage m’est très vaguement familier, sans que je puisse me remémorer une véritable rencontre. J’en déduis simplement qu’elle doit aussi vivre à Atlantis depuis un certain temps. « Et j’ai toujours trouvé qu’il était horriblement impoli de s’installer dans un lieu public pour ensuite se plaindre de la présence d’autrui. » Sans me lever, je lui tends une main néanmoins amicale. « Keith Campbell, automatier et professeur d’ingénierie à l’université. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, je crois ? »


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MessageSujet: Re: Comment croquer la nature sauvage ?   Mer 21 Mar - 12:54

L'artiste lève son visage vers moi et ses traits ne me sont pas inconnus. Peut-être que nous nous sommes croisés dans les rues animées d'Atlantis ? A mon tour, je lui offre un large sourire. Il était toujours plaisant de faire de nouvelles rencontres.

Sa première tirade me fit penser qu'il était un artiste, peut-être un peintre ? Rien de plus étonnant qu'il sorte de son antre de temps en temps pour pouvoir croquer la Nature si riche de notre belle île.

La suite de ses paroles me fit plaisir. Enfin, une personne qui ne considérait pas comme le maître des lieux et qui acceptait que d'autres puissent avoir envie de jouir de cette vue.

Je serrais la main qu'il me tendait au moment où il se présenta. A voilà pourquoi, j'avais l'impression de l'avoir déjà côtoyé. J'avais assisté à sa répartition dans notre maison à Poudlard à la rentrée de ma deuxième année.

Je répondis d'une voix toujours chantante après avoir lâché sa main :


- Emilia Montgomery, vétérinaire et vétérimage, danseuse et sculpteur à mes heures perdues. Vous étiez à Serdaigle ? Il me semble que nous nous sommes déjà croisés dans notre salle commune. Je fis un légère pause, intriguée par l'un des termes qu'il avait utilisé : - Automatier ? Je ne connais pas ce métier. Pourriez-vous m'éclairer ? Et me permettre de me coucher moins bête ce soir....

Je retirais mon sac à dos pour le poser par terre et m'asseoir à côté de lui sans lui demander son avis mais, après tout, il semblait ouvert à la discussion. J'en profitais pour sortir un thermos de thé, des tasses, ma boite de douceurs et mon nécessaire à sculpture. Je lui proposais avec ma spontanéité habituelle :

- Voulez-vous une tasse de thé accompagnée de scones ou de cookies ?

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MessageSujet: Re: Comment croquer la nature sauvage ?   Mar 15 Mai - 16:23

Une connaissance de Poudlard. Oui, peut être, maintenant qu’elle me le dit, j’observe le tracé de ses traits, les cheveux qui ondulent sur sa nuque et la fraîcheur remplie d’empathie qui résonne dans sa voix et lentement, doucement, quelques souvenirs me reviennent en mémoire. Poudlard est une étape de ma vie que j’essaie le plus souvent d’oublier ; remplie d’amertume et de frustration, je n’y ai ni fait mes plus belles rencontres, ni y ai été inspiré pour mes plus belles réalisations. Si la nostalgie ne m’est pas inconnue pour quelques anecdotes soigneusement triées, d’autant plus précieuses qu’elles sont rares, j’ai rarement tendance, au contraire de mes anciens camarades, à me sentir attiré par ces inconnus sous prétexte que nous avions presque fréquenté le même dortoir. Je pince les lèvres et fait l’effort de répondre avec politesse, sans jamais, comme à l’accoutumée, être certain que ce soit un succès.

« Serdaigle… Oui en effet, j’y étais, et nous avons sans doute du nous y rencontrer. J’avoue que je ne me souviens pas vraiment. » Je marque une courte pause. « Poudlard n’a pas été ma période la plus faste » Ajouté-je avec un sourire un peu contrit, un peu trop travaillé aussi.

Déjà, je me tourne à nouveau vers mon parchemin, comme souvent plus fasciné par mon travail que par les interactions humaines. Pourtant, Emilia parvient une nouvelle fois à me faire lever les yeux, et c’est un sourire sincère que je sens cette fois étirer mes lèvres, tandis que l’ego et l’arrogance cachés derrière la passion viennent se saisir de mes paroles. « Automatier… C’est un métier vaste ! Les moldus appellent souvent cela le métier d’ingénieur, chez les sorciers, le plus proche serait sans doute l’inventeur, ou l’ensorceleur d’objets magiques. La différence, c’est que je ne me contente ni de créer les objets, ni de les ensorceler. Je crée un objet en songeant déjà à la façon dont je vais l’enchanter, à comment il se déplacera, bougera, quel sera son but intrinsèque. Les matériaux qui le composent et la forme qu’il prend sont terriblement importants pour l’efficacité d’un enchantement… C’est beaucoup trop peu souvent considéré, rares sont les sorciers qui veulent vraiment travailler de leurs mains. » Je fais la moue, un peu hautain sans doute, mais sans aucune gêne. « Parce que oui, le principe d’un automate, est qu’il est voué à se déplacer, à bouger, à remplir une fonction mobile particulière. Ils ont tous un… mécanisme. »

Je fais une pause, laissant l’occasion à la jeune femme de me poser des questions, ce que j’espérais bien qu’elle ferait. Avec approbation, je suis son mouvement lorsqu’elle se laisse choir délicatement à côté de moi, content de constater que la question – fait rare – était sincère et que mon laïus ne semblait ni la déranger, ni l’effrayer. « J’apprécierais grandement une tasse de thé, merci. » Un autre aurait sans doute été gêné de ne rien pouvoir proposer en échange, et si cette pensée flottait quelque part dans mon subconscient, elle ne m’était sans doute pas venue à l’esprit. « Il m’arrive de sculpter, parfois, bien que ce soit sans doute plus des gravures ou du raffinement de pièces déjà assemblées. Je travaille surtout les bois et les métaux précieux. Et vous ? » J’espère silencieusement qu’elle ne me parlera pas de poterie ou de ces choses bizarres dont les moldus sont si friands. Comme la papier mâché. Sans doute la seule matière que je détestais plus que le plastique.

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MessageSujet: Re: Comment croquer la nature sauvage ?   Dim 20 Mai - 14:13

Mes yeux azurs l'observaient et au ton de sa voix, je compris qu'il n'avait pas bien vécu ses classes à Poudlard. Il me fit penser à Lyrold qui avait eu du mal à se faire accepter par les condisciples de sa maison. Mon seul regret à Poudlard était ce maudit règlement qui m'avait gâché la vie. Il fallait avouer que je l'avais souvent bafoué et que j'en avais payé le prix. Mais, je ne regrettais aucune des mes aventures avec Léandre, Matt et le Petit Lion. J'avais subi les foudres de mes préfets à cause des points que j'avais fait perdre à Serdaigle. Mais, j'avais toujours réussi à en gagner en participant aux cours que j'aimais.

Je fis le choix de ne pas le relancer sur ses années scolaires. A quoi bon, lui faire repenser à de mauvais souvenirs. A peine, avait-il répondu à ma question qu'il se désintéressa de ma présence ? Loin de me sentir vexée, j'appréciais son côté passionné et perfectionniste. Je le comprenais car j'étais pareil quand je sculptais ou que je m'occupais de mes petits protégés.

Un petit sourire se dessina sur mes lèvres quand je le vis tourner à nouveau son visage vers moi pour répondre à mes questions sur son métier peu commun et peu connu. Je l'écoutais religieusement quand il m'offrit une explication sur son poste. Je m'exclamais sincère :


- Votre métier est passionnant ! Ainsi, vous arrivez à reproduire les mouvements d'un être vivant ? Comme un loup ou une acrobate ? C'est incroyable ! Je partage votre opinion. Certains sorciers préfèrent utiliser la magie pour des tâches qu'ils pourraient faire sans.

Installée à côté de lui, je lui servais une tasse de thé. Puis, je lui tendis pour qu'il la prenne. Je lui offrais un sourire avant de lui reposer de nouvelles questions tout en me servant une tasse. Certains de ses termes m'intriguaient comme le mot "mécanisme".

- Parlez-moi de vos créations. Votre premier automate, à quel âge l'avez-vous créé ? Lequel a été votre plus grande fierté ? Et est-ce qu'il y a des êtres vivants plus difficiles à reproduire ? Ce rapace vous le dessinez afin de le reproduire dans le futur ? Pardonnez mon enthousiasme ! Mais j'aimerais tellement pouvoir voir l'une de vos œuvres, Keith.

Soufflant sur le breuvage parfumé et brûlant, j'attendais impatiente qu'il me réponde comme une enfant la veille de Noël ou une jeune-fille la veille de son premier bal. Après avoir bu une gorgée, je reposais mon mug sur l'herbe pour lui montrer mes petits statuettes animalières : un appaloosa léopard, un macareux et un phénix.

- Je travaille exclusivement le bois. Je suis loin d'être aussi talentueuse que vous mais, j'aime représenter mes petits protégés. Je prends le temps de les peindre pour les rendre plus fantaisistes. Je suis bénévole dans des refuges et j'aide à organiser des soirées caritatives pour recueillir des fonds. Je vends mes créations colorées aux protecteurs de Gaïa. C'est pas grand chose mais, si chacun faisait de même, nous pourrions sauver plus d'animaux et de créatures magiques en réhabilitant leurs habitats naturels.

J'ouvris la boite de douceurs que je mis entre nous deux avant de prendre un scone et le porter à mes lèvres pour en déguster une bouchée avec gourmandise. Peut-être que je parlais trop ? Je ne pouvais pas m'en empêcher quand j'évoquais les causes qui me tenaient à cœur et que je défendais avec hargne et ténacité.

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