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 Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia
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Léandre RosierSorcier - StaffavatarSorcier - Staff
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MessageSujet: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Lun 24 Juil - 10:07

Conspirations
Léandre et Adrasteia


Le 30 mai 2000, Manadh
Tout était parfait.

Orchestré minutieusement telle qu’aurait pu l’être une mélodie élaborée avec rigueur et obstination. Dont les notes attendues, imprimées sur un papier millimétré, reflétaient presque l’exagération de la situation. Tant elle avait été espérée. Entrevue. Souhaitée. Calculée, en vérité, avec une minutie ingénieusement désespérée : n’était-il pas question de vie ou de mort, dans cette quête éperdue qu’il se devait de remplir pour la sauvegarde des siens ?

Une rencontre nécessaire. Rêvée. Hantée. Comme caressée du bout des doigts par un besoin presque animal, sauvage et cruel. Un désir, même. Dompté, puisqu’il était nécessaire de maîtriser la bête, pour mieux en ressortir tous les rouages ciselés. Étudiés d’avance.

De sorte que rien ne pouvait être laissé au hasard. Que ce soit dans les missives – bien qu’elles aient été estampillées d’un intérêt réel et enflammé – ou dans les dernières rencontres avec ses alliés. La moindre marque de négligence aurait été difficile à justifier par la suite, s’il souhaitait réellement acquérir les bonnes grâces de l’infante Raventhrone.

Il s’agissait d’un jeu dangereux. Risqué. Que le ballet des mots ne pouvait que contenir un temps, car d’autres aubades menaçaient de se faire gloire et lumière sous des auspices plus enfiévrées. Et, conscient de l’ampleur de son ambition, Léandre savait pertinemment qu’aucun écart ne saurait être toléré. Beaucoup trop de choses étaient en suspens, prêtes à s’écrouler au moindre basculement. Au moindre mouvement de trop.

Entre séduire une âme impétueuse pour d’infimes extravagances charnelles et convaincre une bien-née de céder sa chair pour un hyménée salvateur … Il y avait tout un gouffre. Un océan insondable. Un monde divergent. Les attentes ne pouvaient en rien être similaires. Ni dans l’approche – quoi que Rosier fils ait profité de sa plume pour agiter davantage les braises de la belle ombrageuse – ni dans les espérances formulées. Encore moins dans les promesses. Décemment, il lui était impossible d’appréhender Adrasteia tel qu’il le ferait pour le commun des mortels.

Quant à Honoria … Elle qui n’approuvait déjà pas cette candidate, ni l’optique empruntée par son cher frère, il devait se prémunir de son intervention sibylline. En faisant montre de la plus grande prudence. De la plus grande … Créativité. Quoi qu’il doutât, au plus profond de lui-même, de parvenir à duper la terrible Pythie de son cœur. Si jamais elle se rendait compte de l’entrave qu’il lui faisait en rencontrant sans sa présence la volubile mademoiselle Raventhrone …

Peut-être qu’elle chercherait à le noyer dans un caniveau quelconque d’Atlantis. Ce serait sans nul doute mérité. Du moins, ce serait justifié, à ses yeux, s’il laissait son âme s’éprendre davantage que de la courtoisie demandée et attendue.

Tout devait être parfait. Enivrant et mesuré à la fois. Et maintenant que le feu de camp crépitait d’une langueur inadmissible, éclairant les pans carmins et gravés de runes des deux tentes, il ne lui restait plus qu’à officier ses deux dernières missions du jour. D’un mouvement de baguette, il extirpa de sacs entreposés les innombrables bouquets de lys mêlés de viornes pour les disposer ici et là. Parfois en terre, parfois en lévitation. Toute cette blancheur immaculée lui plaisait sincèrement.

Délicate. Docile. Moins prompte à lui souffler des envies scabreuses qu’un rouge éclatant.

Sans se presser, l’Auror s’installa auprès du feu. Une nouvelle fois, il usa de magie pour enchanter une énième missive à destination d’Adrasteia afin de lui indiquer le lieu. En s’éloignant dans les tons crépusculaires du ciel, le parchemin laissa derrière lui une trainée d’or poudré.

Tout serait parfait. Ou tenterait de l’être, en tout cas.

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Adrasteia N. RaventhroneSorcieravatarSorcier
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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Sam 29 Juil - 3:45

The house was awake, with shadows and monsters
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« Would you bleed for me? Lick it off my lips like you needed me? Would you sit me on a couch, with your fingers in my mouth? You look so cool when you're reading me..»
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier
« Would you lie for me? Cross your sorry heart and hope to die for me? Would you pin me to a wall? Would you beg or would you crawl, stick a needle in your hungry eyes for me?»

And I've got my mind, made up this time. Go on and light a cigarette, set a fire in my head. Set a fire in my head, tonight



L’émerveillement était encore tangible, s’immobilisant brusquement pour en laisser ses yeux lorgner les reflets bleutés qui s’agitaient à une vitesse fulgurante sous un dôme de verre éraflé par le temps. Un cadeau de bon augure, une offrande en remerciement d’une collaboration qui perdurait malgré les regrettables évènements qui avaient frappé la famille. Un présent, simplement pour apaiser les tensions, simplement pour l’apparence, puisqu’elle savait parfaitement bien que les Rothschild n’avaient jamais été réputés pour leur propitiation. Et pourtant, le voilà qui trônait sur sa commode, à renfermer une nitescence céruléenne s’agitait sans relâche. Sans doute, n’avaient-elles pas apprécié le voyage, ces capricieuses petites. Quoi qu’il lui aurait été difficile de pouvoir affirmer qu’elle n’en subissait pas elle-même les frais, poussant un long soupire alors qu’elle se laissait mollement retomber sur son lit, ses pupilles se laissant transporter par les esquisses grossièrement inachevées ornant le plafond. Quoi qu’il lui aurait été difficile de pouvoir affirmer qu’elle n’en subissait pas elle-même les frais, poussant un long soupire alors qu’elle se laissait mollement retomber sur son lit, ses pupilles se laissant transporter par les esquisses grossièrement inachevées ornant le plafond. L’envie était présente, simplement parce que l’opportunité était tout aussi inusitée qu’elle n’était précieuse. Un présent bien plus empoisonné qu’il ne pouvait sembler, si l’on considérait la facilité à laquelle la jeune Raventhrone se laissait mener par des obsessions maladives. De chimères à mirages, l’enfant corbelle se tyrannisait les prunelles à n’en trop convoiter les prémisses d’hommes aux murmures psychosensoriels. Et d’une voix corruptrice, le patriarche s’était contenté d’y aller pour des mots si simples, pourtant si persuasifs : « Si vous appréciez, vous n’êtes pas au bout de vos peines. »

Ses ongles longèrent le long de son avant-bras, marquant sa peau avec une férocité qui se montrait à la hauteur du caprice. Ils ne faisaient jamais rien pour rien, personne ne faisait jamais rien pour rien. Et pourtant, la tentation prenait lentement les attraits du besoin pour s’amuser de sa patience, affectant drastiquement le flux de ses songes. Arrêtées, arriérées et mortifiées, la reine coracienne se montrait une nouvelle fois à la hauteur des reproches d’un feu paternel, se redressant avec vélocité pour enfin répondre aux doux appels qu’elle attribuait à sa fatalité. Les mélodies tourmentées s’étaient toujours si bien agencées à ses valses, tant bien qu’il lui était impossible d’en prétendre autrement. De ses mains chevrotantes, elle en avait effleuré la délicate surface qui constituait le vivarium aux allures victoriennes, ouvrant ses paupières au maximum pour en assouvir le moindrement ses aliénations légendaires. Tant bien, qu’il n’aurait pas été exagéré d’en qualifier de miracle, que son attention fût attirée par les dorures jalousives d’une missive inopinée, inespérée. Elle redressa ses épaules, étirant son bras avec peine pour en attraper l’enveloppe sans pour autant quitter son emplacement, comme s’il était possible que le dôme disparaisse l’espace d’une seconde d’inattention. La plume était soignée, aussi méticuleusement appliquée au contenu qu’elle n’était brève. C’était sans doute la stupéfaction qui l’obligea à lire et relire les mêmes phrases sans trop en saisir le sens avant de se lever brusquement hors du lit, ses pas menés d’une précédente obsession pour laquelle elle se montrait indubitablement plus soumise.

Il était une fois, il était une première fois. Il était temps, tout simplement.

Ses doigts se resserraient ardemment contre le parchemin aux indications concises et ensorcelées, son impatience venant en froisser tant le papier que sa curiosité. Son souffle était court et rapide, s’harmonisant parfaitement à cette curieuse composition d’angoisses fébriles qui inoculaient sa psyché au gré de ses pas, pinçant ses lèvres alors qu’elle s’enfonçait un peu plus profondément dans sa quête. Encore était-il heureux que l’instigateur fût assez brillant pour doter la «carte» d’une particularité luminescente, puisqu’elle s’était laissé submerger par une impulsion beaucoup trop prononcée pour simplement songer à se pourvoir de sa baguette, l’insanité incitée si soudainement qu’elle avait fait ombrage à la réalité d’une heure vespérale. Honteuse, la Slave releva son menton, acceptant à nouveau la vicissitude qui se faisait manifeste, refusant catégoriquement de s’abaisser à la déprécation en raison de sa propre idiotie. S’il en résultait d’une mauvaise rencontre, elle en assumerait les conséquences. De toute façon… que pouvait-il réellement lui arriver ? Mordant sa lèvre inférieure avec force, la nymphe délurée pressa le pas, encouragé par quelques lueurs orangées ondoyant au loin pour se laisser ralentir par d’éternelles conjectures. Et ce souffle court, inoculé par l’impétueuse plume incitatrice, périclita contre ses lippes marquées par ses propres canines alors que ses traits tirés par l’asthénie semblaient lentement se décomposer d’atonie. Ses iris voguant avec cette même lenteur exagérée qui régissait ses pas, s’arrêtant subitement pour contempler la scène avec torpeur. Parce que personne ne faisait jamais rien pour rien, encore moins ces nobles fallacieux. Parce que personne n’avait jamais fait quoi que ce soit pour elle, du moins, rien qui ne pouvait se comparer à … ça.

Chancelante, elle osa enfin faire quelques pas pour se rapprocher de cette nébuleuse mise en scène, laissant son regard vaciller entre les multiples détails pour en accentuer l’incertitude. Déconcertée, la sorcière poussa une faible plainte tandis que ses pieds semblaient dores et déjà bifurquer vers la gauche pour en rejoindre les derniers boisés, plaquant subitement son dos contre le premier tronc qui se présentait à elle. Et dans un silence des plus précaire, elle osa lever une main pour en effleurer un ornement égaré, se frayant difficilement un chemin au travers de la sauvagerie pour en échapper à ceux, les plus délicats qui alourdissaient l’irréel d’une supposée facétie sélénite. L’illusion frôlait de trop près l’édénique pour qu’il n’en fût autrement qu’une supercherie. « Personne … personne ne peut être aussi parfait … » - Bouleversée par l’utopie qu’elle peinait à concevoir, la brune laissa mollement ses mains tomber contre son corps aux suites de ses murmures avant d’en meurtrir de nouveau sa lèvre inférieure. D’un pivot furtif, la nymphe damnée posa ses mains contre l’écorce dissimulatrice, cambrant son dos afin de balayer des yeux, l’emplacement à la recherche du principal fautif qui s’amusait à ses dépends en provoquant désorientation. La létalité reprenait ses habituelles mélodies pessimistes et funestes qu’elle présentait à peine voilée de synonymes du mot réaliste, incitant l’éternelle soumise à planter davantage ses dents contre sa propre chaire charnue alors qu’elle n’arrivait pas à faire autrement que d’en contempler péniblement les traits d’un homme aux attentions atypiques. D’un souffle saccadé, ostensible par la rapidité dont son thorax mouvait - mourait - au gré des flammes draconiennes propageant leurs adulations ocreuses et serpentines sur le souverain Rosier, la Slave s’évertuait d’encager les condamnations qui lui caressaient l’échine de maux dire. Sans doute, aurait-il été plus aisé d’en détourner le regard pour se farder d’une nuance de désinvolte, et pourtant, encore était-il judicieux de mentionner qu’un simple interstice lui était suffisant pour en leurrer ses élégies par l’entremise de ses deux lunes mémorielles. Aux confins d’un regard abyssal, ne s’y reflétaient pas seulement ces deux astres saisissants. Aux confins d’un regard sidéral, y miroitaient ses propres catacombes, l’incitant malgré elle à n’en marquer la peau de son avant-bras, par ses ongles aux nervosités perpétuelles. Aussi douloureux le souvenir était-il furtif, la honte qui s’en découlait était assez prenante pour baisser les armes. Parce qu’au fin fond du chaos, y fleurissaient des espérances qu’elle avait souillées d’avoir côtoyé la méfiance trop longtemps aux cours des deux derniers mois. D’un faible soupire, elle avait finalement osé lever les yeux pour en admirer les délicatesses, suffisamment pour en adoucir les muscles de son visage.

Tandis qu’un long frisson se dessinait sur sa peau, la reine sans peuple semblait une nouvelle fois s’assujettir devant le placide monarque qu’il était. Même s’il en résultait d’une simple coïncidence, il lui était difficile de faire autrement que de se laisser submerger par la douce impression qu’incombait la scène. D’un doux soupire elle s’était redressée pour en reprendre sa position initiale, ses prunelles s’adonnant à se perdre distraitement, là ou bien ici, au plus profond de cette forêt qui semblait se vêtir d’une robe nocturne bien avant le reste du monde, profitant d’emblée des lueurs infernales dans laquelle il baignait. « Vous m’apparaissez de plus en plus dangereux Monsieur Rosier. À chacune de nos interactions, vous mirez avec trop de justesse pour en attribuer les mérites au destin… » avait-elle finalement soufflé, ses lèvres s’étirant lentement d’un sourire songeur alors que ses mains s’agrippaient inconsciemment au tissu satiné d’une robe sans doute bien trop élégante pour l’endroit. À qui la faute ? Soudainement éprise d’une humeur taquine, elle ne laissa qu’une courte pause avant d’arquer un sourcil et de poursuivre. « J’oserais même insinuer que vos écrits se voulaient bien plus porter vers l’hésitation que ne l’étaient vos prévisions. À croire que vous avez délibérément atténué votre prédisposition à l’audace pour une raison qui m’échappe encore. ». D’un pas feutré, elle s’était lentement écartée de son arbre, enfin menée par l’espièglerie qui supplantait son manque de courage évident, s’approchant suffisamment pour accentuer ses paroles de ses airs facétieux. « Me faut-il supposer que vous n’envisagez pas de me raccompagner au cours de ces dites libations promises par le passé ? »

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Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Mer 2 Aoû - 7:31

Conspirations
Léandre et Adrasteia

La missive enchantée s’élança avec ferveur par-delà les frontières visibles de son environnement. Par-delà les limites de la conscience de son expéditeur. D’une certaine manière, elle s’en remettait au destin. A la volonté divine. Deo volente. Léandre esquissa alors un sourire aux accents singuliers ; appréciateurs ; troublants. De ceux qu’il pouvait se permettre d’avoir quand il s’agissait de s’élancer vers les recoins obscurs d’ambitions contestables.

D’espoirs tout à la fois sauvages et calculés. Parce que rien n’était laissé au hasard, dans ces conditions. Rien. Pas même la magistrale mise en scène de leur nouvelle rencontre. Ni l’heure. Ni la tenue. Ni les odeurs qui vrillaient l’air d’un relent persuasif. Envoûtant. Toute la situation devait l’être, en vérité. Fascinante. Désirable.

Il y avait bien trop en jeu pour se permettre de négliger la moindre gageure. Honoria, malgré sa contestable mise en garde, se montrait clairvoyante sur d’autres points : il était question de survie. De chasse. De fronde à mener contre une menace sibylline en enrichissant un terreau vierge par une intrusion archaïque. Nécessaire. Ritualisée. L’existence – la pérennité, même – du lignage Rosier en dépendait.

Et même si l’exhortation ne pouvait être remise en cause, l’Auror comptait toutefois la tourner à son avantage. L’augure de sa sœur ne mentionnait ni de nom, ni de visage précis dans sa requête terrible. Seulement l’obligation de triompher des prognostiques en se trouvant une épouse. Et la charge malveillante ne s’arrêtait pas à ce seul détail : un hyménée ne suffisait pas à assurer la sauvegarde des siens. Il lui faudrait conquérir davantage qu’une main.

Davantage qu’un cœur. Et c’en était une quête orgueilleuse et avide. Pleine d’une prétention dont il se méfiait, et pour cause ; on ne s’appropriait pas les vœux sacrés d’une aristocrate comme on étreignait une quelconque galante. Mais avait-il le choix ? La réponse lui brûlait les lèvres d’un non évident et implacable.

Seulement, la cible choisie – toujours au grand désespoir de la pythie familiale – remettait au centre du jeu quelque chose de moins ordonné. De plus versatile. Chancelant. Brouillon, presque. Déclenchant, chez lui, des émois intéressés par d’autres opportunités que celles ordonnées par l’injonction prophétique. Des envies que la seule logique ne parvenait pas forcément à dominer.

Mais que l’esprit étriqué de Léandre savait diriger au mieux. Du moins, pour le moment. Dans cette quiétude toute mesurée avant la tempête. Loin de la tentation avérée du Styx, qui ne tarderait pas à être piquée d’intérêt par l’invitation imprévue.

En tout cas, il espérait que les choses se dérouleraient ainsi. Car il était temps de prendre les devants. Et de montrer, avec diligence et exaltation, qu’il était réellement enflammé par l’approche qu’ils avaient commencé à initier par le biais de leurs plumes. Que les gloires tant vantées par ses écrits enfiévrés ne manquaient pas de teneur. Ni de réalité.

Plus les minutes s’égrenaient, plus Léandre sentait son manque de patience rugir et s’inquiéter. Pourtant, il lui fallait se contrôler. Réguler le fauve royal qui tapissait le fond de son être. Tout irait pour le mieux. Parce que de pareilles attentes ne pouvaient que se solder par un dénouement imprévisible. Mais profondément authentique. Parfait dans son impossible perfection.

Il serait fixé bien assez vite.

Car la traînée poudreuse du parchemin luisait de nouveau. D’un or étincelant. Finissant par se dissiper dans les ondées délicates du vent. Oh, il n’était pas certain de distinguer convenablement la silhouette tant attendue. D’autant plus dans les teintes crépusculaires du ciel et de la terre. Seulement, sa chair n’attendit pas la confirmation pour s’enhardir d’un rythme précipité et attentif.

Il lui sembla même déceler, dans les instants qui suivirent, une abominable tension dans le creux de ses veines et les interstices de ses muscles. Jusqu’aux confins les plus infimes de son enveloppe charnelle. Une agitation comparable à de sourdes et redoutables conspirations, qui sembla cependant s’apaiser d’un sursis expectatif quand Adrasteia se dévoila enfin. Par sa voix.

Immédiatement, Léandre redressa la tête. Tout en gardant sa position de guetteur à proximité du feu, accroupi. De plus en plus dangereux Monsieur Rosier. La remarque se trouva trop bien amenée pour qu’il s’empêcha de sourire d’un air flatté. Plus détendu que ne l’était réellement sa conscience. Parce qu’après tous ces échanges, toutes ces pensées irrévérencieuses de désir, tous ces soupirs confinés au silence … Ils se faisaient enfin face.

Et ce qu’il craignait le plus – ce besoin instinctif tenu en laisse depuis plus d’un an – rôdait bien trop sagement autour de ses réflexions. Trop de justesse. « Peut-être que … Je sais effectivement être une menace redoutable. » Bestiale. Inconsidérée. Ombrageuse. D’une violence presque primitive. Les accents égayés de son sourire se muèrent progressivement en une appréciation davantage énigmatique. Insaisissable.

Cruellement sibylline. « Mais même les grondements les plus intimidants savent laisser approcher une main gracieuse et plaisante. » Habile. Oh, qu’il aurait aimé sortir ce terme en un sifflement obscur. Ambigu. « Vous n’avez rien à craindre de moi dans cette position. » A dire vrai, en se positionnant ainsi auprès du sol, il lui laissait temporairement l’avantage.

Elle, si effarouchée par des dangers qu’il ne repérait pas d’ordinaire. « Ni de ma volonté à vous mettre à l’aise. » A vous satisfaire. « Je ne souhaitais que rendre hommage aux douceurs que vous déployez à mon égard, Adrasteia. »

Mademoiselle Raventhrone. « Considérez que je préfère toujours garder un peu de mystère dans mes écrits. Les surprises qui y succèdent sont d’autant plus agréables et saisissantes. » De quelques pas mesurés et agiles, elle s’approcha de lui. « Et vous méritez que je dépasse toutes les réserves qui me sont habituellement attribuées. »

Il prit le temps de la contempler et de l’écouter, pour apaiser un peu de ce feu qui embrasait ses sens. Que vous n’envisagez pas. « Au contraire, je compte suivre vos pas avec une ardeur dévouée. Et vous offrir mille rémissions et allégeances si vous daignez ne pas m’obliger à vous raccompagner… Ce soir. » Car, il ne pourrait pas la retenir captive de cette rencontre plus loin que l’aurore, n’est-ce pas ? « J’ai l’audace, je le crains, de vouloir passer du temps en votre compagnie. Dois-je me maudire de cette espérance ? Vous seule décidez de la suite, Adrasteia. Si vous me pensez digne de vous voler quelques heures, je serai votre templier pour la nuit. Et … Si vous souhaitez des promesses plus pérennes, je n’ai aucune crainte à veiller sur vos souffles au-delà de la prochaine aube. »  

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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Ven 4 Aoû - 23:27

Conspirations
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Léandre Rosier
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S es lèvres s’entrouvrirent au fil des paroles qui s’enchaînaient, tout autant que ses pupilles se dilataient, avalant d’amont en aval chaque syllabe perturbant la tranquillité des lieux. Et d’un souffle précaire, la jeune femme se laissait charmer des poésies sur lesquelles elle se plaisait à talonner de ses pas, le laissant mener parcours par le rythme de confessions. Le menton se redresse, l’avarice se manifeste « Ah, Léandre … Croyez-vous seulement, qu’il m’est possible d’être assez sotte pour croire qu’il s’agît là de la seule et unique position de faiblesse pour un Auror ? D’autant plus, qu’il m’est bien plus intéressant d’en connaître celles qui pourraient me coûter la peau. » avait-elle lancé au tac-au-tac, croisant ses bras frêles alors qu’elle prenait grand soin de perdurer un distance sécuritaire entre eux, contournant le feu qui devenait maintenant le centre même du point A au point L. Un sourire mutin vint frôler ses lippes alors qu’il expliquait l’intention première, dépasser les réserves, créer la surprise … Ô comme elle détestait les surprises. Ô, comme elle se délectait des flatteries. Un contraste qui entrait indubitablement en conflit en l’espace d’une fraction de seconde. Parce qu’il n’y avait rien de plus angoissant que de ne pas contrôler l’état des résultats. Parce qu’il n’y avait rien de plus envoûtant que de subir les bonnes grâces d’un homme aussi charmant. Elle inspira longuement, l’air gonflant ses poumons difficilement par les tremblements découlant de sa nervosité, ses prunelles ne relâchant pas leur emprise sur cette proie au même titre que s’il lui avait été donné de s’enrouler jusqu’à l’étranglement.

« Au contraire, je compte suivre vos pas avec une ardeur dévouée. Et vous offrir mille rémissions et allégeances si vous daignez ne pas m’obliger à vous raccompagner… Ce soir. » - Et dans son parcours écliptique, elle s’arrêta, les muscles de son corps fléchissant de par de franches confidences. « J’ai l’audace, je le crains, de vouloir passer du temps en votre compagnie. Dois-je me maudire de cette espérance ? Vous seule décidez de la suite, Adrasteia. Si vous me pensez digne de vous voler quelques heures, je serai votre templier pour la nuit. Et … Si vous souhaitez des promesses plus pérennes, je n’ai aucune crainte à veiller sur vos souffles au-delà de la prochaine aube. » - Elle baissa subitement les yeux, ses lèvres s’ourlant d’une moue exprimant la difficulté qu’incombait la réflexion. Pouvait-on seulement arriver à faire le décompte des chamboulements qui venaient secouer ce petit monde pour lequel elle avait travaillé si fort pour en constituer les bases, pour en établir les fondations ? Elle qui avait errée tant de nuit dans les rues ou dans des endroits miteux dans la seule et unique perspective d’éviter la solitude nocturne dans son propre appartement, en venait maintenant à se demander quel endroit lui semblait le plus pernicieux entre là-bas… et ici. Et de nouveau elle se faisait chevrotante, aux prises d’être - semblait-il - la nouvelle favorite de l’ébranlement qui ne se lassait pas de caresser sa peau de ses maux. Et de nouveau elle abordait - semblait-il - ses dominantes serpentines, rampant lamentablement alors qu’il en faisait sa nouvelle muse profane. Et s’il espérait une offrande à l’étoffe des insinuations qu’elle avait elle-même tacher ses missives ? Ce n’était pas un secret, que les femmes d’aujourd’hui s’offraient bien trop facilement. Le cœur battant, elle serra les dents à n’en trop chercher la raison. Au point culminant, l’âme s’arrachant, la brune s’élança aussi soudainement qu’elle ne s’était immobilisée, dévorant avec une voracité partagée les dernières mesures qui définissaient la distance. Et tandis qu’elle le toisait d’iris sélénites aux vénéneux avertissements, son souffle venait anéantir ses pauvres chances de dissimuler sa prostration. « C’est Machiavel qui disait que seul l’imbécile se laissait séduire par les prières d’autrui, et ses promesses trompeuses. » avait-elle soufflé, difficilement, tant sa cage thoracique se mouvait grossièrement à la recherche d’une inspiration qui contiendrait enfin l’oxygène nécessaire pour en apaiser ses manquements. « Des mots pour des maux, toujours des maux pour des mots. Ne vous méprenez pas Léandre, je vous attendais avec autant d’espoir que l’avènement. Mais s’il fallait que vos promesses ne soient pas à la hauteur de ce que vous semblez insinuer… alors vous apprendrez que la douleur d’une femme peut également se montrer redoutable ».

Ses genoux percutèrent durement le sol et pourtant, elle ne broncha pas, dévorant chaque parcelle d’un regard qui lui semblait si déroutant, si fascinant, si terrifiant. Elle avala difficilement sa salive, fronçant légèrement ses sourcils alors qu’elle peinait terriblement à y trouver des réponses. « S’il fallait que vos ardeurs vous consument aussi rapidement que votre intérêt, sachez que vous n’avez pas la moindre idée des sacrifices qu’il m’est possible de tolérer pour en clamer vengeance. Sachez que la moindre douleur qui pourrait m’accabler, sera pour vous l’équivalence d’un siècle à brûler en enfer. » - avait-elle murmuré d’une voix aussi douce et tremblante que ne l’était le bout de ses doigts effleurant la peau de cette mâchoire dont elle en détaillait les traits. Elle pinça ses lèvres, prenant simplement quelques secondes pour en retrouver son souffle, étourdie tant par la fatigue des derniers mois que par l’intensité des émotions qu’il lui infligeait depuis son arrivée. « Je te vis une fois — une seule fois — il y a des années : combien, je ne le dois pas dire, mais peu. C’était un minuit de juillet ; et hors du plein orbe d’une lune qui, comme ton âme même, s’élevant, se frayait un chemin précipité au haut du ciel, tombait de soie et argenté un voile de lumière, avec quiétude et chaud accablement et sommeil, sur les figures levées de mille roses qui croissaient dans un jardin enchanté, où nul vent n’osait bouger, si ce n’est sur la pointe des pieds. »

Combien de fois l’avait-elle récité, l’avait-elle rêvassé, l’avait-elle prié. il tombait sur les figures levées de ces roses qui rendaient, en retour de la lumière d’amour, leurs odorantes âmes en une mort extatique ; Parce que sa simple existence constituait une menace en éveillant chacun de ses sens. Ne devrait-elle pas se méfier des signes ? Les roses avaient toujours été mortelles en ce qui la concernait. il tombait sur les figures levées de ces roses qui souriaient et mouraient en ce parterre, enchanté — par toi et par la poésie de ta présence. Parce qu’il arrivait bien trop aisément à la mortifier par d’insignifiants regards aux battements de cils suffisants pour alimenter son brasier. « Comment … pouvez-vous simplement oser prononcer des discours aussi vertueux qu’obscènes, avec tellement de légèreté, à une femme qui vous est tout autant sensible qu’inconnue. » avait-elle finalement quémandé, inclinant lentement son visage vers la gauche, curieuse, pour en continuer ses machinations. « Je suis de très loin, apte à comprendre les nuances qu’incombe ce genre de relation… encore moins les règles de jeu. Mais encore une fois, soyez attentif, sachez que si vous souhaitez en payer le prix, nul ne saura vous apporter autant de soutiens. Nul ne s’immolera avec autant de ferveur pour vous combler par tous les moyens. Alors, s’il n’est question que de serments volatiles, vous pouvez effectivement passer les prochaines heures à vous maudire. Autrement, vous aurez été bien trop préventif en vous encombrant de deux tentes. Quoi qu’il en soit, s’il faut me battre pour préserver ma vertu, alors vous voilà ironiquement devant une adversaire aux coups vicieux. » - Espiègle petite nymphe aux menaces à double sens.

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Léandre RosierSorcier - StaffavatarSorcier - Staff
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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Jeu 10 Aoû - 10:40

Conspirations
Léandre et Adrasteia

Non loin de lui, la nymphe auréolée de gloire continua son avancée prudente. De cette prestance sombre et éclatante, propre à son sillage si particulier et inhabituel à la fois. Imaginé tant de fois, pourtant, en des songes et des maux malheureusement trop courts. Abrégés par la rudesse des nuits maladroites. Esseulées. Étouffées, parfois, par l’augure effroyable de sa tendre cadette. Si tu ne fais rien, si tu n’agis pas au plus vite … Tout le monde va mourir.

C’en était devenu un murmure perpétuel, que seules quelques activités nécessaires parvenaient à noyer dans un flot encore plus assourdissant. Mais, dès les premiers signes du repos, comment pouvait-il nier la mise en garde implacable du ciel ? Comment pouvait-il ne pas y penser en la voyant se dresser davantage devant lui, prête à relever un défi qu’elle ne soupçonnait pas ? Qu’elle n’envisageait pas, même ?

Car si la mise en scène était parfaite. Romantique. Baignée de ces douces épiphanies du crépuscule et bordée par la nature sauvage de Manadh … Les raisons l’étaient moins. Plus nébuleuses. Troubles. Obscures. Oh, certes, il y avait également un éclat novateur et incertain dans l’équation – quelque chose qu’il n’avait pas vraiment calculé au départ et qui lui plaisait maintenant qu’il en avait conscience – mais même cet apport-là trouvait une utilité.

Un intérêt supplémentaire pour le motiver dans son approche. Dans sa tentative périlleuse d’amadouer la curieuse slave. Si aisément effrayée, d’ordinaire. Si inquiétée par une menace sans visage ni motif. Position de faiblesse. « En effet … » Et, de ce ton évasif et presque insaisissable, il laissait les mots s’étioler. Se déchirer dans une phrase sans fin. Sans véritable réponse. Semblable à ces portes dérobées, où l’embrasure permet de deviner une myriade de possibilités sans oser pour autant en confirmer une seule tant que le pas n’en est pas franchi. Transgressé.

Et il y avait tant de désirs inavoués dans ce souffle retenu à la perfection. Soumis à une volonté redoutable et prête à tout, derrière les apparences, à parvenir à la finalité de sa mission ; quitte à ce qu’il se fasse violence pour contenir la fièvre et l’attraction qui sévissait avec ardeur dans son sang. Parce que le moindre écart risquait d’être impardonnable. Parce que traquer et s’attacher la tendresse d’une âme si farouche relevait d’une épreuve herculéenne et mortelle.

Alors, il lui fallait tâter le terrain. Sous des atours plus dociles qu’il ne l’était vraiment. Peu en importait, de fait, l’évidence de sa fougue pour des promesses sibyllines. Des embrasements sincères qu’il ressentait pour espérer la côtoyer davantage. Car il connaissait une vérité universelle en la matière : même si l’aventure s’avérait éreintante et laborieuse, il ne pourrait rien en recevoir s’il ne donnait pas de sa personne.

S’il ne se mettait pas un minimum en péril.

A en croire les premières secondes qui succédèrent à ses propos, il s’était peut-être un peu trop dévoilé. Car, d’un seul mouvement, son interlocutrice s’était immobilisée. Comme pétrifiée. Fouettée brutalement par des confidences qu’elle n’avait probablement pas anticipées. Or, n’avait-il pas suffisamment souligné son envie – son besoin, même, à en croire la frustration qu’il développait depuis des semaines – de la voir ? De pouvoir mettre un genou à terre et de lui faire allégeance ?

Tandis qu’elle cillait – vacillait d’une étrange tangente – il resta profondément immobile. Attentif. Sans aucune expression apparente, tant il préférait attendre le verdict final pour choisir ses options. Tout en étant concentré, dans le même temps, sur les esquisses troublées de ce visage … Mélancolique ? Névrosé ? Il n’eut pas l’occasion de l’analyser plus. Tant ces traits appréciés se trouvèrent soudainement traversés par une intention véloce … Qu’il parvint à anticiper et à encaisser sans broncher d’une crainte inadéquate.

Elle se tenait néanmoins face à lui, désormais. Droite. Tremblante. La voix transpercée par des aléas souffreteux et effrénés. Comparable à des rugissements incertains et défensifs. Parés d’un irrépressible instinct de survie face à l’ennemi. Face à ce mâle dominant imprévu et impérieux qui venait de frôler la frontière du raisonnable.

C’est Machiavel qui disait. Comme beaucoup d’autres, sans doute. Guère impressionné, Léandre la toisa avec une sérénité et une maîtrise façonnées à l’excès. Il ne se laisserait pas prendre au jeu – au duel vorace et inapproprié – qui se dessinait derrière ces premières élucubrations. Non pas qu’il ne la prenait pas au sérieux, bien au contraire, mais il pressentait une intuition certaine sur la façon dont il devait réagir. Et elle serait indubitablement moins extatique face à quelqu’un de placide et imperturbable que … Dans un affrontement plus exalté et éperdu. Agressif.

Sans compter que de pareils enivrements l’agitaient intérieurement. A dire vrai, l’Auror n’était pas assuré de conserver le contrôle de toute sa conscience. De toute sa chair. Surtout pas dans cette optique. Après tout, le fauve avide qui grondait au creux de ses veines lui rappelait constamment à quel point il restait … Humain et faillible.

La douleur d’une femme peut également se montrer redoutable. D’une contemplation toujours silencieuse, quoi que piquée par une infime étincelle admirative, il la laissa poursuivre et tomber douloureusement contre le sol. Se retenant, les doigts toutefois agités contre sa propre cuisse, à lui porter secours. Trop tôt. Trop dangereux. Elle n’en avait pas terminé. L’équivalence d’un siècle à brûler en enfer. Aux propositions doucereuses précédemment formulées, Adrasteia jurait le feu et le sang ; en une intensité qui étonna Léandre tant elle ne correspondait pas exactement à la mesure de ses mots.

Tant elle paraissait disproportionnée de violence. D’opposition. L’avait-il donc trop effarouchée ? Or, les effleurements frémissants qui succédèrent aux paroles de la nymphe ombrageuse parvinrent à le déconcerter. L’embraser d’une fascination dont il avait décelé l’existence des mois auparavant. Oh, ce que sa sœur allait hurler de cette approche ! Ce que Siobhan allait penser de cette offense solennelle ! Quel sorcier assez censé en ce monde pourrait se targuer d’être insensible à de telles offrandes ? Mais il lui faut tenir encore quelques instants. Quelques minutes pour ne pas se laisser distraire par le feu qui s’éveillait et menaçait de ravager ses entrailles.

Avec une lenteur difficile et coûteuse, il expira. La laissant ainsi poursuivre sa prose. Son aubade poétique et lointaine. Parvenant même à l’émerveiller d’une littérature qu’il avait toujours refusé soigneusement dans sa vie. Par fierté. Par stupidité. Heureusement, elle reprit goût à l’attaque. Délaissant ce passage énigmatique et presque éthéré de confusion qu’il avait décelé dans ces vers centenaires.

Vertu. Obscénité. Maintenant que les enjeux étaient posés avec clarté, il comprenait mieux tout cet attirail vengeur. « Je n’ai aucun intérêt à vous convier pour vous brimer, Adrasteia. Pas plus qu’à faire perler votre sang. Ne croyez-vous pas en ma sincérité, quand je vous confie qu’il m’est précieux ? » Il appréhendait mieux toute cette force protectrice déployée avec une fureur royale. Au sujet d’un sang d’autant plus important qu’il constituait… La valeur première de ses conspirations. « Si je n’étais pas attaché à tant d’honneurs à votre égard … Ne croyez-vous pas que je me serais montré redoutable bien avant ? Que les protections de vos murs n’auraient pas agonisé sous mes sorts pour conquérir votre couche ? » Et malgré les précautions, c’était tout de même plus fort que lui. De gronder doucement. De rappeler, d’une violence sourde et caressante, qu’il aurait été en mesure de se montrer plus véhément. Tout en soulignant, par opposition, à quel point ce n’était pas que cet aspect qui l’intéressait. « Vous vous méprenez sur mes intentions. Je veux passer la nuit avec vous pour vous connaître. Pour vous comprendre. Pour vous protéger. Vous semblez hésiter à me craindre, Adrasteia, mais je ne suis pas votre ennemi. Si je dois expier mes prétentions, sachez qu’elles en sont l’opposées. » Une nouvelle fois, il expira. Prenant ainsi un moment pour réfléchir. « Seulement, si vous vous êtes présentée à moi de la sorte, c’est que vous le savez, n’est-ce pas ? » Je ne suis pas la chose que vous redoutez. « Il est vrai, toutefois …  Que je mentirais devant Dieu si je reniais présentement tout ce qui brûle en moi. Mais ce sont des choses qui respectent des principes, et qui ne tolèrent aucun essoufflement. Pas même au-delà de l’autel. » Même si son sang s’en corrompait d’une impatience cruelle. « Voulez-vous des assurances ? Des vœux respectés avec une ardeur que vous ne soupçonnez pas ? Je peux vous en donner avec une aisance que vous ne trouverez pas ailleurs. »

Délicatement, il pencha son visage vers elle. « Je ne viens pas vous arracher vos richesses Adrasteia, mais vous en offrir davantage. » Ses pâles iris en profitèrent pour s’imprégner de la docilité inquisitrice de la slave. Faisant naître en lui une vanité d’abord légère, puis progressivement plus prétentieuse. Pernicieuse. Pleine d’un désir dont il se méfiait tant il le devinait omniprésent sous sa peau.

Elle était si proche. Si attirante. Et lui si affamé. Si tenté. « Je vous en prie, Adrasteia. Laissez-moi devenir votre allié. » Ses doigts vinrent alors rencontrer ceux de l’infante Raventhrone. Les frôler. Les étreindre très brièvement.

En vérité, il avait menti. Quelle que soit la position, il restait une menace.

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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Dim 13 Aoû - 21:27

Conspirations
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« Would you bleed for me? Lick it off my lips like you needed me? Would you sit me on a couch, with your fingers in my mouth? You look so cool when you're reading me..»
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier
« Would you lie for me? Cross your sorry heart and hope to die for me? Would you pin me to a wall? Would you beg or would you crawl, stick a needle in your hungry eyes for me?»

And I've got my mind, made up this time. Go on and light a cigarette, set a fire in my head. Set a fire in my head, tonight




« Je vous en prie, Adrasteia. Laissez-moi devenir votre allié. »

Et si ses discours en avaient arrivé - par moments - à lui inspirer quelques sourires, la faible pression de ces doigts venant alourdir la nouvelle proximité, lui fit l’ironique impression de brulure. Et si la plus jeune semblait - depuis la dernière rencontre - se pourvoir d’une œillade répondant franchement aux intérêts du Rosier, elle ne put s’empêcher de tressauter à l’éphémère caresse qui s’accentuait d’une quémande, fuyant derechef cette paire de prunelle pour en trouver un nouvel intérêt concernant les faibles lueurs qui dansaient lascivement de leurs ombres contre le sol. Tellement complexe, tellement lyrique.

Le doute, au fil des années, avait abordé des traits de doctrines avant de paralyser d’un monopole cérébral, chacune de ses émotions. Difficile, n’est pas impossible, et pourtant, il lui était presque instinctif de songer à cette liste de proches - qui s’allongeait avec le temps - pour lesquels elle s’était volontairement donnée corps et âmes avant d’en subir trahisons diverses. Sans doute, était-il bien plus facile que de s’adonner à la confiance lorsqu’elle était rejetée. Sans doute, était-il bien trop anormal que de se voir offrir une prétendue bienveillance avec autant d’insistance sur sa sincérité. Puisqu’il était bien plus tolérable de vivre la perfidie lorsqu’elle s’associait d’êtres visiblement désintéressés, que de mourir la parjure lorsqu’elle se dissimulait d’hypocrisie. Bien trop rapide, bien trop lent. La nymphe s’embrouillait d’espoirs déchainés et de désolations imbriquées, pendue à des lèvres qui la narguaient à tant soulever de marées frissonnantes sur son derme. Puisqu’à bien y farfouiller les recoins de son crâne, il devenait de plus en plus évident qu’elle ne parvenait pas à trouver la moindre mémoire d’une confiance offerte. Considérer, apprécier et reconnaître la valeur d’une personne. Admirer, comploter, s’associer… mais au grand jamais dévoiler, livrer ou s’abandonner à quiconque que soi-même. Ainsi donc venait la nouvelle perspective d’une doctrine. Ainsi donc se présentait-elle une nouvelle fois à la croisée des chemins, elle la reine volubile, à bout de souffle, sans souffler mot, incapable d’envisager la moindre réponse ou la plus basique des analyses.

Et comment faisaient-ils ? Ces gens heureux qui pouvaient, par des gestes aussi simples que des sourires, se laisser bercer d’insouciance et de douces promesses.

Et comment pouvaient-ils, ces gens heureux, arriver à garder l’esprit clair, lorsque les dites promesses étaient bombardées d’une douce hostilité ?


L’insistance d’une résistance qui s’essoufflait sous les ravages de frissons qui massacraient sa peau. L’Instance d’une sentence qui se tourmentait à vaciller sous les questions à ses questions. Simplement, parce qu’il lui coûtait si cher d’en répondre, simplement parce que depuis le début, s’il lui assurait très certainement de vouloir combler la moindre de ses frasques, il ne pouvait se satisfaire autrement que par l’assurance d’une souveraineté. Elle inspira lentement, autant à la recherche d’oxygène que de courage, que d’un repaire. Elle qui, depuis si longtemps, s’assurait de ne jamais rien laisser au hasard, suivant consciencieusement des planifications élaborées en raisons de mille et une alternative. Elle qui calculait chacun de ses battements de cils, se retrouvait abasourdie dans le néant de ses équations. Un allié, un partenaire. Et depuis quand les gens se lançaient-ils ainsi, aveuglément à se prier d’être allié ? De ceux qui l’abandonnaient, de ceux qui la reniaient, de ceux qui - par pure satisfaction chaotique - la condamnaient, n’avaient pas prié d’en faire comme il leur chantait. Il n’y avait, qu’une seule étincelle, qu’une seule sécurité. Un seul et unique tison qui s’était jusqu’à lors, évertué à n’en réchauffer chaleureusement les pourtours de son âme. Et tandis qu’elle songeait au fils Malfoy, ses traits s’adoucirent finalement, abordant même - peut-être - des airs rassurés alors qu’elle se permettait l’intermède d’une œillade pour en admirer les astres vaniteux qui semblaient l’étudier avant de les fuir pour un monde bien trop lointain pour ceux qui n’avaient pas des ailes de fer. Et puis peut-être qu’il était possible… d’essayer. Et puis peut-être qu’il était possible, d’apprécier l’abandon.

« Je … peine à trouver les explications. Autrement que nous avons sans contredire des éducations bien trop opposées pour qu’il me soit aisé de vous comprendre. » avait-elle débuté d’une voix lente, comme s’il l’incombait toujours d’arriver à choisir les bons mots. « J’oserais dire que vous parcourez mon monde par choix, par soif de justice. Alors que je foule le vôtre sans trop savoir comment l’aborder, négligeant ses particularités par incompréhensions, sans y trouver la logique. Il est donc vrai, que je vous crains. Puisque dans mon monde, l’on se méfie de pères et mères… et vous… venez chambouler bien des choses. » Bien des émotions, bien des problèmes. « Vous êtes étourdissant, dans des discours que je ne comprends pas toujours. Vous êtes bouleversant, Léandre, dans des promesses auxquelles, je ne sais pas comment répondre. Vous êtes fascinant, au point où il devient pénible de vous regarder… puisqu’il m’apparait évident qu- ». Les sourcils froncés, la brune claqua sa langue d’agacements tandis que d’un mouvement furtif, ses ongles vint marquer la chaire de cette main aux caresses fugitives avant d’en faire sienne, entrelaçant leurs doigts d’une grippe presque désespérée. « Un état de guerre… les sens en alertes. Vous me couvrez de promesses auxquelles ma raison me supplie de fuir. Et que dire de vos regards, tantôt si précieux qu’il me faut être vigilante, à défaut de savoir ce qu’il en est… » avait-elle finalement soufflé, profitant ironiquement de cette proximité qui l’effrayant tant, à cambrer le dos pour y poser son front contre le sien. « … Tantôt aussi voraces que souverains, au point qu’il m’arrive de vous maudire d’être aussi décent. »

Un faible rire nerveux vint accentuer ses derniers murmures alors qu’elle s’efforçait à garder ses pauvres prunelles au niveau du sol, ses paupières mi-closes tressautant sous ses propres initiatives. Et d’un souffle tremblant, la reine aux contradictions légendaires vint guider leurs mains jointes à quelques millimètres d’une cuisse à la peau dévoilée, offerte au tyran d’envies proscrites. « Auror, vous vous jouez de ma patience… » avait-elle réprimandé en frôlant ses lèvres de son souffle, de la même manière qu’elle en faisait longer le bout de ses doigts si près qu’il en effleurait parfois son derme, remontant jusqu’à sa propre hanche. « Auror, vous vous montrez injuste, à me tenter par de nouvelles lubies dont vous évoquer les convoitises depuis des mois maintenant. » Caprice ou démence, il aurait été difficile de décréter avec exactitude les raisons qui l’enivraient au point de laisser l’insanité lui déplumer le cœur. D’un énième soupire, elle glissa sa main pour venir se poser au dos de la sienne, facilitant la monté. « Près de cent jours, où je vous laisse le loisir d’envahir mes songes. » de même que ces pauvres nuits où elle arrivait à trouver le sommeil. « Près de soixante lunes, où je vous attends sagement, à me contenter de lettres aux écrits fiévreux ». Et la honte, soudaine, vint colorer ses joues alors qu’elle baissait la tête pour la poser contre les lèvres du fils Rosier, mordant les siennes avec force en observant curieusement ses propres péchés. Ces propres affronts, qui se mouvaient lentement au milieu de sa poitrine, ayant pour seule perturbation, la rapidité d’un thorax qui se soulevait d’angoisses. Ses paupières succombèrent finalement au déclin, refusant catégoriquement d’en observer les dédales qu’incombait la suite du parcours. Ce ne fut qu’au moment où les doigts vint se presser contre sa gorge, qu’elle soupira d’un silencieux soulagement, réalisant avec étonnement qu’elle s’était accrochée - aux prises de vertiges - de sa main libre au col du plus vieux.

Avec délicatesse, elle avait fléchi les genoux pour s’asseoir sagement contre ses propres talons, aussi bas que terre, la Raventhrone releva enfin son faciès aux attraits vulnérables. Aussi soumise qu’il était impossible, à gorge offerte sous la prise d’une grippe qu’elle avait volontairement guidée, qu’elle en délaissait maintenant pour venir poser ses deux mains contre ses propres cuisses. Aussi pervers pouvait-il sembler, il n’en n’était pas moins qu’une étrange façon d’exprimer cette réplique dont elle n’arrivait toujours pas à n’en trouver les échos. À n’en point douter, une incohérence pour laquelle il serait absurde d’en attendre autrement de la Slave, qui de ses grands yeux tout aussi effrayés que fascinés par l’homme qui se dressait devant elle, haut comme les cieux, haut comme les dieux, venait enfin à répondre aux dernières prières de ce dernier d’un assujettissement qui s’étalait au-delà de la vésanie. Parce qu’ainsi, l’offrande variait entre fidélité et confiance. Parce qu’ainsi, elle lui laissait le loisir de gouverner autant sur sa vie que sur sa mort. « … Si mes richesses matérielles ont fluctué drastiquement depuis mon envolée, ce n’est pas exactement le cas de mes richesses personnelles. Même si je suis encore très jeune, il n’en n’est pas moins que mes expériences de vies m’ont apprises qu’on ne peut rarement compter que sur soi-même. Encore est-il qu’il nous est même possible - aussi ironique soit-il - de se décevoir au même titre que tout ceux qui ont foulés cette dite courte vie… de ce fait, Léandre, ce que je vous offre est bordé de mes dernières espérances… c’est pourquoi je vous demande de faire preuve de vigilance… c’est tout ce qu’il me reste. »  

Oui bon voilà, j'ai perdu le contrôle d'Adra qui sait plus trop comment se contrôler...
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Dim 20 Aoû - 9:08

Sorry not sorry meuf  Sunglasses  BG

Conspirations
Léandre et Adrasteia

Il n’y avait rien de plus simple que de tenir les doigts de la volubile nymphe du Styx. Un geste ordinaire. Qui, en d’autres temps, ne s’apparenterait en aucune façon à une tentative de conquête ou à une bataille fermement menée. Pourtant, à cet instant précis, le geste le plus familier du monde lui était exotique. Différent. Intriguant.

Il lui tournait la tête d’une infinité d’idées imparfaites. De conspirations exacerbées par l’impatience de son propre sang et la beauté insaisissable de la salve. Tant il se trouvait animé par un intérêt dangereux. Tout en étant mille fois plus appréciable que ces pressions autrefois libérées … Dans une perdition archaïque et rugissante. Sommaire. Bestiale. Gorgée de souvenirs innommables. D’étreintes échangées dans la fièvre de la nuit et le délitement des sens. Parce qu’il n’en était pas à sa première campagne en des contrées vierges, n’est-ce pas ? Lui, le guerrier aux armes affutées et à l’instinct malmené ?

Corrompu, en d’autres termes, par la nécessité d’une abstinence salvatrice. Purgative.

En effet. Cette fois-ci, il ne s’agissait plus de se défausser d’un désir temporaire – combien de fois s’était-il saisi d’un corps pour le honnir dès l’affaire réalisée ? – et de s’esquiver ensuite dans les ombres. Conquérant et lâche à la fois dans ses attraits pour la chair, semblable en ce sens à la bassesse coutumière de l’humanité.

En vérité, derrière la couardise, la facilité avait toujours eu un goût apaisant. Jusqu’à la menace de plus en plus écrasante de devenir un trentenaire esseulé. Et d’être anéanti, définitivement, par les augures redoutables d’une prophétie familiale. Peut-être était-ce là le prix à payer pour son manque de maturité ? D’empathie, plus exactement, lors de ces jeunes années ?

Elle frémit. D’une hésitation renforcée. D’un battement incertain. En proie à des tempêtes intérieures qu’il ne pouvait qu’appréhender de loin. Estimer avec le seul recul – risible, désormais – dont il savait faire preuve. Obligé de s’en tenir à l’attente, faute de mieux. Car Adrasteia chancelait entre des décisions multiples : tout du moins, en la voyant trembler ainsi, il ne pouvait qu’envisager l’instabilité et la crainte. Soupçonner le pire et le meilleur.

Sans avoir le droit de trahir sa propre inquiétude. Toujours écrasée, par chance, sous le poids de ce besoin millénaire qui ne le quittait pas. De ce fauve affamé. De ses flammes sibyllines et attentives dont il craignait la puissance autant qu’il en invoquait la présence à chaque regard. A chaque missive rédigée avec empressement. A chaque mot glissé entre eux, à la fois stratégique et sincère dans ce tourbillon déstabilisant. Intéressé.

Comme rassuré dans ses choix et sa décision finale par la pérennité de son attrait pour l’infante Raventhrone. Je peine à trouver les explications. Par l’engouement qu’il éprouvait au plus profond de sa conscience à l’idée de promettre devant Dieu des engagements plus sérieux. Des garanties qui sauveraient son lignage et ses cinq sœurs tant aimées. Tout en le liant à une silhouette nébuleuse et captivante. Des éducations bien trop opposées. Très certainement qu’il mentirait en osant prôner le contraire, quand il voyait à quel point ses ainés s’étaient révélés permissifs et progressistes à son égard.

Je foule le vôtre sans trop savoir. Avec une lenteur exagérée, Léandre pencha son visage de l’autre côté. Toujours serein d’apparence alors qu’il la détaillait d’une manière davantage inquisitrice. Vigilante. Minutieuse. Cherchant à retenir chaque trait observé jusque dans ses interstices les plus obscures. Les plus imprévisibles. Je vous crains. Pour en déduire plus exactement ce qu’elle entendait. « Dois-je vous confesser ma nature turbulente ? » Et à en croire l’histoire qu’elle lui contait en filigrane, elle n’avait aucun clan auquel se fier. Aucun repère valable. Il devient pénible de vous regarder.

Oh, il allait sourire, de nouveau. Orgueilleux et satisfait de cette première victoire. Piqué au vif, en outre, par la révélation portée par les lèvres de son interlocutrice. Mais elle le devança habilement en prenant possession de ses doigts. En le soumettant par cet étau, brièvement, à son bon vouloir. A ses allégations entêtantes. Promesse. Précieux. « Connaissez-vous beaucoup de mes regards pour commencer à les juger ? Il faut dire qu’ils sont si nombreux … » Et il la taquinait précautionneusement tandis qu’elle s’enhardissait de franchir une énième limite. Front contre front. Une approche exubérante qui le déstabilisa d’infimes secondes par manque d’anticipation. Il m’arrive de vous maudire d’être aussi décent. C’est ce dernier terme qui l’obligea à afficher une expression troublante. Tantôt narquoise, tantôt enjôleuse. « Il serait … Malvenu de ma part de me montrer indécent, Adrasteia. » Murmure insidieux qui témoignait du contraire. « Même si … Il serait tentant de m’offrir corps et âme à vos maléfices. » Si seulement elle savait à quel point il serait prêt au sacrifice pour parvenir à ses fins. Pour s’attacher le serment de l’immaculée.

Elle riait. Mal à l’aise ? Il aurait pu s’en convaincre si les directives silencieuses de la sorcière ne l’avaient pas dirigé vers des chemins périlleux. Redoutés en ce qu’ils constituaient une frontière qu’il craignait de franchir sans être en mesure de se tempérer. De se maîtriser. Auror. Il prit le temps d’inspirer profondément pour conserver ses esprits. Pour ne pas se laisser dépasser par des ardeurs toujours plus évidentes. Toujours plus fiévreuses dans leurs velléités prétentieuses.

Mais elle transgressait encore les convenances – même s’il avait été le premier à s’y engager avec véhémence – en venant quérir son souffle. Expirer. Garder le contrôle alors que sa gorge est si proche et qu’il n’aurait qu’à tendre les doigts pour la posséder. Auror. Et il a chaud, au creux de sa chair, si chaud à la savoir offerte de la sorte. Incandescente et brûlante à quelques millimètres de sa résistance accablée par des assauts qu’il n’aurait pas pensé venir d’une proie semblable.

Les apparences s’avéraient diablement trompeuses – et il aimait ça avec une défiance fougueuse. « Quitte à me soupirer, appelez-moi plutôt … Léandre. » Avec une fureur libidineuse qu’il ne cherchait pas à dissimuler malgré l’apparente sérénité de sa posture. « C’est le sorcier qui veut s’offrir à vous, avant l’Auror. » Avec une convoitise qui ne manquait pas de droiture et de visibilité en dépit du crépuscule environnant.

Il y eut alors, brusquement, un arrêt dans ces ébats souffreteux et indistincts. Une fuite imprévue de son interlocutrice vers le sol, sans qu’il puisse véritablement en comprendre les raisons. Ne l’avait-elle pas fouettée jusqu’au sang d’une démesurée passionnée ? Fière de ses attaques répétées et appuyées ? Plantées-là contre son corps dans le but de le fragiliser pour mieux le corrompre et lui faire perdre pied ? Léandre ne comprenait pas ce basculement. Pas plus que la soumission nouvelle de l’infante Raventhrone.

Pourtant, compte tenu des secondes écoulées, il y avait là un repos bienvenu. Une faiblesse du temps qu’il pouvait se permettre d’exploiter pour la couronner à sa manière. Les lèvres posées brièvement contre ce front muet et chancelant en un baiser qui ne voulait pas se nommer. Les mains guidées par des caresses apaisantes sur l’âme qui lui tenait désormais le col. Stupéfaite, en vérité, face à sa propre perdition. Face à cette prise qu’elle lui avait concédé sur sa propre respiration.

Et il la tenait comme il en avait rêvé bien trop de fois ces dernières semaines. Inspectant d’une œillade soucieuse les souffles qui se succédaient et gonflaient dans la gorge d’Adrasteia. Des exhalaisons qu’il devinait également sous ses doigts impérieux, avant de remonter vers la mâchoire de la slave. On ne peut rarement compter que sur soi-même. Léandre passa ensuite sa paume contre la joue tendue de bonne grâce à sa toute-puissance. C’est tout ce qu’il me reste. « Je n’ai pas pour ambition de vous décevoir. Ni de vous trahir. »

Cette fois-ci, c’est lui qui vint la troubler de quelques frôlements taquins sur le visage. « Je suis né-roi, Adrasteia, dans un palais de dévotion et de fraternité. Nous chassons ensemble. Nous luttons ensemble. Nous sommes une meute tout ce qu’il y a de plus entêtée et loyale. » Certainement que Siobhan et Ariane seraient satisfaites de cette représentation idéalisée. Ce clan qu’ils constituaient. « Je vous montrerai qu’un autre chemin est possible et que vous n’êtes pas condamnée. Et si vous craignez encore que je puisse vous offenser ou vous profaner, je me soumettrai au serment inviolable. »

Profaner. Pénétrer. Par Dieu, ce qu’il en tremblait d’une frustration sournoise ! Mais il savait parfaitement quelles étaient les attentes légitimes qu’on pouvait lui imposer. Peu en importait la rudesse de son cruel éros – il n’avait d’autres choix que de le molester pour mieux gagner les faveurs de la belle. Que d’essayer de l’étouffer. Seulement, elle était si tentante. Si précieuse. Et lui si faillible. « Maudissez-moi, Adrasteia. Maudissez-moi de tenir mes engagements envers-vous. De vous honorer avec la décence que je vous dois. De vouloir vous connaître avec les honneurs que vous méritez. » Attirante. Excitante créature du divin. « Maudissez-moi de me dédier à votre protection et à votre survie. » Tant convoitée, au fil des mois, pour se retrouver finalement entre ses bras. Les pommettes sanctifiées par la proximité de son souffle. Par l’hésitation redoutable de ses lèvres à chaque passage auprès de leurs jumelles. « Maudissez-moi. Parce que seuls vos vœux me retiennent à nous damner devant les cieux. »

Il espérait, en le prononçant ainsi, conjurer le feu intense qui brûlait ses reins et menaçait sa raison. Respirer. Expirer. Échec. Tout remontait si aisément dans ses veines maintenant qu’elle abdiquait en faveur de son pouvoir. Et il lâcha son visage pour la dominer autrement et la faire glisser contre le sol, veillant à ne pas la blesser dans cette descente vers les portes de l’enfer. Jusqu’à ce qu’elle se retrouvât sous lui et qu’il ne put que constater à quel point il tanguait dangereusement face à sa part d’animalité.

A peine eut-il frôlé son souffle du bout des lèvres, comme pour lui adresser un dernier avertissement, qu’il la libéra de son oppression pour se coucher à côté d’elle. Le regard perdu dans le lointain, durement éprouvé par le dernier sursaut de sa pénible résistance.

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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Mer 23 Aoû - 0:02

Conspirations
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« Would you bleed for me? Lick it off my lips like you needed me? Would you sit me on a couch, with your fingers in my mouth? You look so cool when you're reading me..»
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier
« Would you lie for me? Cross your sorry heart and hope to die for me? Would you pin me to a wall? Would you beg or would you crawl, stick a needle in your hungry eyes for me?»

And I've got my mind, made up this time. Go on and light a cigarette, set a fire in my head. Set a fire in my head, tonight



Et tandis qu’il énonçait les fléaux qui scarifiaient sa vanité, la Slave se laissait, sans équivoque, dévorer l’âme par des échos bien plus ravageurs qu’intenté. Et tandis qu’il persistait à défendre ses dires de ses discordances gestuelles, le roi paradoxe manquait, sans doute, de justesses quant à mesurer la portée de ses cataclysmes. Lui qui percevait tout, des battements de cils jusqu’aux silences, ne l’avait-il pas senti frémir entre ses mains d’une vénération inédite ? Avait-il simplement les idées assez lucides pour distinguer cette sordide ivresse intempérante qui l’avait contrainte à se cambrer d’avidité plutôt que s’accrocher d’instabilité ? Et ses paupières ? En avait-il seulement été convenablement scrutateur pour en dénombrer les diverses trémulations qui les avaient tourmentées, subreptices tentatives instinctives pour en dissimuler l’ombre qui venait assombrir ses iris. Parce que dans ses dédales, la reine d’ébène répondait toujours fiévreusement aux chants facétieux du pandémonium. Parce que dans ses vésanies facétieuses, seules les allégeances décadentes arrivaient à la chavirer de manière définitive, noyée à l’enivrement dans les déluges d’un Styx conquis.

Dévastée par l’euphorie sous ses dithyrambes, elle s’était finalement autorisée à se détendre pour en apprécier les nuances de sa voix. Inflexions, inclinaisons, déviations et intonations solennelles s’agençaient parfaitement pour en constituer sa circonvolution. Puisqu’une nouvelle fois il en faisait sa muse, sans considérer qu’il malmenait si cruellement ses lippes par survol au même titre qu’il n’avait pas ménagé les parchemins de ses missives par sa plume. Elle fronça ses sourcils, ses doigts se pressant avec insistance alors qu’elle se montrait beaucoup moins raisonnable face à sa frustration que son interlocuteur. Tyran se montrait-il à son tour, venant délibérément élaborer ses stratagèmes pour en façonner son impatience. Et parce qu’il lui avait demandé, seulement parce qu’il en avait insisté, elle soupira presque furieusement son prénom, l’exaspération venant déformer ses traits à la seconde même où ses touchés furent négligés, remplacés par la fraîcheur nocturne.

La complainte s’était réduite au silence aussi rapidement qu’elle en avait fêlé l’inusuelle aphonie. La complainte s’était non seulement réduite au silence, mais elle s’était également désarticulé simplement pour se présenter en une teinte bien plus espiègle pour une si courte durée. L’euphorie abordant de toutes nouvelles facettes, ne manquait pas d’en sillonner ses sensations. La discorde se faisait impératrice, sujette aux invocations du roi paradoxe, laissant la capricieuse Raventhrone péricliter entre ses mains. Et s’il n’en n’avait pas été du sol qui se plaquait contre son dos, il lui aurait été bien trop aisé d’attribuer la chute aux calamités qui se pressaient de toute part. Et pourtant, pourtant, il n’y avait que le roi Rosier qui s’évertuait à comprimer sa poitrine d’un souffle volé qu’elle avait instinctivement tenté de pourchasser. Les lèvres se dérobèrent sans même lui laisser l’opportunité d’en effleurer la galbe, accentuant son mécontentement qui atteignait maintenant son point culminant. Tandis qu’il s’éclipsait à ses côtés, la Russe laissa lourdement tomber sa tête contre le dit sol pour en manifester son agacement par un soupire tranchant. L’insatiable pinça ses lèvres avant d’imiter l’instigateur de ses émotions précaires pour se laisser engloutir d’un froid néant.

Puis vint l’accalmie, et puis vint le silence sans inviter la trêve ni la rémission.

Déstabilisée, la brune semblait s’égarer au fil des silences qui s’écoulaient, ses prunelles vacillant d’étoiles en constellation alors qu’elle se murait peu à peu dans ses songes souffreteuses. Comment faire autrement, frappée de dissentiments qui venaient donner raison à son éternel marasme qu’elle soupira aussi silencieusement qu’il fut possible.

Encore une fois elle se lacérait sous de belles paroles aux actions délusoires. Mirages qu’ils étaient tous, carnages chimériques pour mieux l’encloîtrer dans sa cage d’or et de désolations. Lui aussi, évidemment, bombardait ses songes d’éloges. Lui aussi, inévitablement, déclinait habilement ses approches alors qu’elle s’était volontiers offerte à l’apostasie pour se voir sombrer de taciturne. Une histoire sans fin, un scénario perpétuel qui semblait se délecter de compresser son cœur, mais seulement lorsqu’il se gonflait de palpitations frénétiques. Parce que l’onde qui se dessinait sur sa peau n’avait plus rien d’agréable. Parce que le ciel s’ombrageait drastiquement pour en dénigrer de fadeur la brillance de ses astres. Paupières closes, elle déposa ses bras d’une lenteur exagérée, comme s’il était question d’en aggraver l’humiliation si elle n’en faisait pas l’effort.

Honte et scrupule. Mortification et avanie.

Et pourquoi ne tentait-il pas de faire fléchir ses idéologies ? Et pourquoi ne profitait-il pas de ses moments d’égarement ? Et pourquoi s’acharnait-il si souvent à clarifier ses désirs, si ce n’était que pour s’y opposer ? Et pourquoi mettait-il autant d’efforts pour lui faire plaisir s’il n’en résultait que frustration ? Et pourquoi démontrait-il autant d’intérêt à respecter son honneur ? Et pourquoi procédait-il par contradictions, à contresens ?

« Pourquoi n’y a-t-il aucune rose ? » avait-elle finalement soufflé d’une voix d’abord morne, légèrement éveillée par tant de questions. Et pourtant, la brune n’osait plus se mouvoir, n’osait plus se déterrer. Se prémunir dans l’obscurité de l’aveuglement volontaire pour arriver à s’orienter dans les discordances. Pourquoi mettait-il autant d’efforts ? L’inspiration subissait les tremblements qu’incombait l’effort. Elle n’était pas courageuse, elle n’avait jamais été brave ni valeureuse. Au pire, elle avait subit les conséquences de choix désastreux. Au mieux, elle avait enduré les épreuves par obligation. « J’aime les fleurs… » avait-elle enfin repris avec douceur, plus posée. Des efforts, il en avait déjà fait beaucoup plus que son propre père au cours des dix-neuf dernières années. « … pas d’une manière anodine … j’entends par-là qu’elles ont bien plus de valeur que la plus part des gens. » elle nota une courte pause, le temps de choisir les bons mots, la bonne manière de répondre à la requête. « Ma mère adore les fleurs. C’est sans contredire un amour qui se partage entre les femmes de ma famille, une façon comme une autre d’inculquer les bonnes valeurs, d’inciter les bonnes manières … de développer des habiletés. Mais pour maman, c’était principalement une question de prendre le temps de s’arrêter pour apprécier justement les beautés imparfaites du temps et des efforts. Elle les aimait tant, chacune d’entres-elles, mais rien au monde ne pouvait surpasser la Nerium. C’est une plante qui demande beaucoup d’attentions et de précautions, puisqu’elle peut se montrer fatale par le simple contact de la peau. Et pourtant … maman portant tant d’importance à ses composantes, persuadée qu’elle pourrait arriver à trouver une façon d’en faire usage sans en altérer ses caractéristiques. C’est aussi pourquoi Nerium est mon second prénom, autrement que de respecter les traditions Russes. Une frasque pour laquelle elle s’était entêtée et que Konstantin n’avait pas osé défier, un peu craintif de s’obstiner avec une femme enceinte, même si c’était la sienne… Nerium, le laurier-rose … l’Oléandre. » l’esquisse d’un sourire partagé entre l’amusement et la nostalgie. « Ensuite elle est tombée très malade, sur plusieurs années. Des micros avc, qui l’empêchaient de garder la tête lucide. Elle oubliait tout, elle ne se souvient que de très peu. Si ce n’est que de ses précieuses fleurs. Alors quand j’étais petite, avec ma grand-mère, nous nous occupions du jardin, dans l’optique d’apporter un peu de joie à maman quand elle rentrerait pour de bon. Ce qui n’est jamais vraiment arrivé, puisque les dommages étaient bien trop lourds pour qu’elle soit stable. Konstantin n’avait pas attendu bien longtemps avant de se refaire une vie … la situation était très délicate et comme il ne voulait pas s’occuper d’elle, il m’enfermait, si l’on peut dire, avec elle. Et j’étais si petite, qu’il m’était impossible de réaliser qu’en fait, il s’assurait de nous cloitrer toutes les deux pour se décharger du problème. Quand ils ont enfin décidé de la placer, ils ont dit qu’elle était trop cinglée et qu’elle risquait de faire mal à mes frères et moi. Principalement parce qu’elle s’était emportée contre Septimus qui s’amusait à briser ses effets pour la voir hurler. Puisqu’à la fin, c’était tout ce qu’elle faisait. Des nuits entières, à hurler et pleurer parce qu’elle se laissait mourir de chagrins. Elle n’est pas de mauvaise foi, c’est une femme normalement si douce et empathique ma mère. Alors, pour avoir des sourires, nous allions aux jardins. »

Sereine, elle avait ouvert les yeux pour s’autoriser à contempler ses traits, hésitant quelques secondes avant d’oser frôler ses doigts des siens. Apprendre à la connaître. « Le 9 août 1993, c’est la dernière fois où j’ai pris soins des Neriums avec ma mère. C’est également la dernière fois où nous avons eu une discussion pour le moins sensé avant qu’elle soit internée. » la main se fit plus pressante, plus présente, s’amusant distraitement à n’en dessiner les contours. « Alors … j’aime les fleurs. Toutes les fleurs. »


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Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Mer 23 Aoû - 14:21

Ben franchement c'est triste cette histoire Omg 5

Conspirations
Léandre et Adrasteia

Alors qu’il avait été sur le point de basculer, presque emporté par la véhémence de ses désirs, un soubresaut de conscience s’était éveillé en un coin de son esprit. Un soupçon de mise en garde l’avait frappé sur le bord du crâne pour lui rappeler les promesses précédemment énoncées. Et la teneur céleste de ses engagements. Celle qui, sous la voûte éternelle du monde, ne manquerait pas de lui infliger de divines punitions si par mégarde il revenait sur ses mots. S’il ne se montrait pas suffisamment honorable quant à la vertu et la décence.

Priver Adrasteia des ornements sculpturaux et immatériels de la pureté aurait été une affaire particulièrement détestable aux yeux de Dieu. Aux yeux de la société aussi, quoi qu’il ne s’était pas privé auprès d’autres par le passé. Insouciance bienheureuse d’un temps révolu. Égoïsme sulfureux d’une jeunesse décadente. Rejetée. Défiée, depuis, dans le but d’en extirper une puissance mature et nécessaire.

Une rédemption qui ne lui autoriserait le sacrifice d’une chair adulée et immaculée qu’au dernier cierge brûlé. A la dernière seconde des sacrements royaux. Lorsque toutes les conditions auront été complétées pour pouvoir consommer l’hyménée.

Oh, pourtant, qu’il aurait aimé s’abandonner encore un peu. La dominer de sa hauteur avant de prétendre à davantage de conquêtes. De la célébrer contre le sol pour mieux s’assurer de la suite. Oh, oui, il aurait apprécié de s’enfoncer dans ces ténèbres inconnus et chatoyants, jusqu’à y perdre son souffle et sa raison. L’espace de quelques secondes. De quelques perturbations. Les veines enflammées par le besoin irrépressible qui comprimait ses reins et perdait ses pensées entre deux balancements.

Juste le temps de se déposséder dans cette possession éreintante. Et de la faire sienne. Définitivement.

Seulement, il avait résisté. Fouetté par les mots et leurs maux indistincts qui s’étaient tissés entre eux. Il avait rompu l’élancement de son âme vers celle de l’infante Raventhrone. Brisé la concupiscence en pleine volée. Quitte à souffrir silencieusement, entre deux respirations contrôlées à l’excès, des relents sibyllins d’un aveu violemment avorté. Il la voulait. Il ne rêvait que de la détenir jusqu’à s’en fracasser les os. S’en bouillir le sang d’une insolence masculine risible. Léandre désirait Adrasteia et rien ne parvenait réellement à le dissimuler.

Ni l’obscurité croissante, ni la fuite partielle et encore moins les étoffes coûteuses de l’Auror.

Pourtant, une fois couché dans l’herbe sauvage de Manadh, les choses lui semblaient plus limpides. Moins extatiques. Moins troublantes. Comme si cette reprise de lui-même sur ses pulsions avait été la bonne décision. Qu’il valait mieux, en considérant toutes les équations de l’actuelle problématique, faire preuve de prudence. Manœuvrer doucement ses ambitions pour ne pas heurter la défense volubile de la nymphe. Et encore moins s’attirer les foudres d’Honoria – mais ce point était désormais une question de temps, car sa cadette ne tolérerait pas cette victoire sans notifier son mécontentement.

Même si dans le fond, elle avait été bien la seule à se montrer clairvoyante dès le départ. Pourquoi s’encombrer de candidates plurielles alors qu’il avait vraisemblablement jeté son dévolu sur la slave ?

Une légère brise nocturne vint effleurer son visage. Tout paraissait si quiet, maintenant. Inerte. Semblable à ces champs de bataille calcinés par la fureur implacable des moldus. Pourtant, il l’entendait respirer à ses côtés. Aussi silencieuse qu’il l’était dans cette stabilisation imprévue. Aussi perdue qu’il se trouvait momentanément serein. Et ce, malgré la survenue d’un malaise certain qu’il préféra nier sciemment, afin de se concentrer sur la tranquillité de la situation.

Sur leur proximité nouvelle. Décente. Précautionneuse. Pourquoi n’y a-t-il aucune rose ? L’interrogation le fit légèrement sursauter, tant il s’attendait à des bruissements annonciateurs plutôt qu’un ton morose. Une accusation qui sortait de l’ordinaire tout en s’avérant totalement logique. Cependant, de quelle manière pouvait-il lui présenter la réponse ? Le savoir n’avait rien de prophétique et hasardeux. Tout avait été tant calculé. Supposément parfait. Une sublime toile étendue et prête à se refermer sur les pas d’une proie innocente. Une cible gracile, séduite par des lettres frappées sous la passion et la nécessité.

Un piège parfait pour une conspiration remarquable. J’aime les fleurs. D’une lenteur douce et précieuse, il tourna son pâle regard vers elle. Il y avait là un début. Une histoire à raconter et surtout à écouter. Elles ont bien plus de valeur que la plupart des gens. Sans se presser, par crainte de la brusquer et de se remettre sous la coupe d’une menace licencieuse, il se redressa sur un coude. Curieux de la connaître dans ce récit au commencement énigmatique. Aux rappels néanmoins douloureux – pour elle – d’un passé qui ne passait pas. Dans lequel il était question d’un mère souffrante et d’un père dépréciateur, dont l’ombre semblait poursuivre les pas d’Adrasteia par-delà les enfers.

Oléandre. Il ne souriait pas, pourtant, à cette mention. Car ce qu’il décelait dans les allégations de la brune témoignait de préoccupations contrariantes. De spectres qui ne se taisaient pas dans leurs humiliations éternelles. Ceux qu’il avait appréhendé, autrefois, sans parvenir à les nommer. Deuil. Malheur. Rejet. Avant qu’elle soit internée. Les souvenirs faisaient sens. La supplique appuyée lors de la table ronde également. J’aime les fleurs.

Toutes les fleurs. Et en dépit de ces mémoires lugubres, elle venait le chercher. « Adrasteia … » Le quérir. « Les fleurs me permettent d’exprimer beaucoup plus que je ne veux en dire, je l’admets. » L’invitant à se montrer prévenant, tandis que ses doigts libres venaient enserrer leurs semblables joueurs en un étau qu’il espérait tendre. « Et les roses pourraient avoir leur place ici-bas. Pour des raisons légitimes et passionnelles, à n’en pas douter. Seulement … Quel templier serais-je si tout en vous prêtant serment, je vous empoisonnais ? Là n’est pas mon ambition, Adrasteia. »

Il attira les phalanges attrayantes de la slave contre ses lèvres, pour en éprouver la texture et la vitalité avec docilité. Le fauve ayant été repoussé au loin. Temporairement. « Je regrette sincèrement les douleurs qui vous ont été infligées. J’en suis même désolé, Adrasteia. Vous n’étiez qu’une enfant et j’étais un jeune aveugle bercé d’illusions qui n’a pas su vous en sauver. » Il les honora d’un autre baiser. Songeur. « A l’époque, je n’avais pas compris. Alors, vous auriez toutes les raisons du monde de fustiger mon manque de discernement en ces dates troublées. Mais les choses ont évolué, et je pense que si vos pas ont de nouveau rencontré les miens, je peux désormais vous préserver de ces maux. » Ses iris se détachèrent de leurs mains jointes pour s’intéresser à leurs jumeaux, plus discrets. « Si je vous rapportais régulièrement des fleurs et des présents de mes pérégrinations, seriez-vous heureuse, Adrasteia ? Et quels autres de vos vœux … Pourrais-je satisfaire ? »

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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Ven 25 Aoû - 0:00

Conspirations
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« Would you bleed for me? Lick it off my lips like you needed me? Would you sit me on a couch, with your fingers in my mouth? You look so cool when you're reading me..»
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier
« Would you lie for me? Cross your sorry heart and hope to die for me? Would you pin me to a wall? Would you beg or would you crawl, stick a needle in your hungry eyes for me?»

And I've got my mind, made up this time. Go on and light a cigarette, set a fire in my head. Set a fire in my head, tonight



Elles s’activaient, elles se mouvaient encore, ces divines lippes qui se plaisaient à châtier d’une sanctification perpétuelle, à défaut de s’adonner à n’en concrétiser les promesses pécheresses d’un parfait templier. Et elles prêchaient si bien, ces pieuses, animées par la psyché prodige du roi paradoxe. Et elles priaient agilement, ces lèvres sacrilèges ayant goûté aux vices luxurieux qu’il s’excusait d’interdites. Tant bien, qu’une nouvelle fois elle se laissait pervertir par les vertueux blasphèmes aux intentions prodigues. « Quel templier serais-je si tout en vous prêtant serment, je vous empoisonnais ? »  - Poison. Que des vénéfices. Toujours et encore du poison. - « Là n’est pas mon ambition, Adrasteia. » - Ô qu’ils viendraient tôt ou tard, les méandres Arsénieuses. Ô qu’elles tardaient à se manifester, les menaces Arsenicales. Sans doute se plaisaient-elles à la voir sombrer dans une utopie qu’elles pourraient - ces hérétiques - profaner éventuellement. L’œillade se voulait discrète, suscité par l’appel obscure des boisés environnants, profitant subtilement de l’attention détournée du brun vers ses phalangines irrégulièrement façonnées - torturées - par trop d’apocalypses pianotées. Possiblement, s’il en était vrai de ses appréhensions, qu’elles jubilaient d’un arsenicisme aristocratique d’avoir l’honneur d’être le sujet de recherches furtives par des prunelles qui se fermaient doucement sous la tendresse d’un chaste baisé contre ses doigts. « Vous n’étiez qu’une enfant et j’étais un jeune aveugle bercé d’illusions qui n’a pas su vous en sauver. »

Autrefois - Étaient-ils bien loin d’autrefois ? Une autre fois sans doute, mais d’autrefois. Parce qu’il lui semblait, à tort malgré elle, pouvoir encore discerner cet aveugle bercé par des illusions. Parce qu’il lui semblait, à raison malgré elle, d’être encore une enfant aux douleurs infligées. Ses lèvres se pressèrent, instinctives, répondant imperceptiblement celles qui épousaient une nouvelle fois sa peau, qui enflammaient une nouvelle fois son exaspération. Difficile à suivre, agaçant à situer. Ne venait-elle pas de le réprimander d’ainsi se jouer de sa patience ? Ne venait-il pas de lui résister, alors que n’importe quel homme - aussi avide que confessé - n’aurait jamais laissé filer l’offrande récompensant tout ce temps investi. Il y avait certainement quelque chose chez elle, qui incitait les hommes à s’abstenir d’éprouver la luxure. Encore était-il hasardeux d’y déceler le détail qui les menait tous à ne pas franchir la perversité au-delà des paroles mielleuses, puisque le tous se limitait à un nombre déjà très bas. Puisque le tous ne pouvait pas faire autrement qu’être limité, tant la nymphe s’entichait difficilement des âmes passantes. Un soupire s’échappa discrètement de sa gorge, difficilement attribuable à l’impatience, à l’envie, à l’incompréhension, à l’attraction ou la désespérance. Et  d’un pouce libertin, elle s’était surprise à n’en retracer attentivement la commissure à proximité, profitant délibérément de sa nouvelle frasque pour éviter les pâles iris qui venaient violenter ses pupilles dilatées par convoitise. « Et quels autres de vos vœux … Pourrais-je satisfaire ? » - « Vou-… »

Et si l’étranglement n’avait pas été accentué d’une mimique ahurie, l’on aurait pu croire avec aisance qu’elle le déterminait à titre de vœu même. Toutefois, la vivacité qui avait animé le redressement pouvait difficilement y démontrer la tendresse qui s’accompagnait généralement ce genre d’aveux. L’expression du visage était si confuse, autant pour elle que pour autrui, incapable d’arriver à suivre les oui et les non, les envies et les refus, les flatteries et les espiègleries. Les discours tendancieux étaient clairs, là n’était pas la question. L’incohérence démentielle à son esprit, résidait principalement suite à sa soumission la plus totale, en réponse à ses demandes, qu’il … Par les sept enfers, elle s’était entièrement offerte à lui ! Que voulait-il de plus ? N’était-il pas évident qu’elle peinait à rester droite devant le plus futile de ses touchés, alors que lui, le roi vorace, s’évertuait à faire régner le non-sens chaque millisecondes ?

« Vous exprimez tant de contradictions alors que j’arrive à peine à interpréter mes propres exaltations. Ne venez-vous pas de décliner mon oblation ? Vous me demandez de baisser les armes et de vous laisser … e-et la seconde même où je vous - … Léandre ! Lorsque vous - » - Entre réprimande, questionnement et supplique, la voix avait grimpée d’un octave. Et puis, aussi insensé en était-il, la Russe réputée pour son caractère draconien et impétueux, n’arrivait pas à se pourvoir de cette colère pourtant justifiée. « Ne soyez pas absurde Léandre, je viens de vous demander d’être vigilant … je ne crois pas qu’il m’est possible de supporter autant d’espiègleries que vos conquêtes habituelles. » avait-elle confessée dans ce qui semblait être la naissance d’un sourire malicieux et pourtant accusateur. Elle poussa un bref soupire, ses yeux foulant le sol par gêne ou par stratégie, redressant finalement son dos d’une fierté soudaine. Impératrice dans un monde bien trop confus, malmenée par les lubies d’un Rosier trop expérimenté, elle s’était dressée sur la hauteur, à genoux devant lui pour le dominer à son tour.

Des airs faussement hautains, la Slave avait dérobée la main libre pour en forcer son assujettissement, pour les plaquer au sol de chaque côtés de la tête du roi mutin. Les croassement perché d’un corbeau résonnant à ses oreilles, elle devinait aisément qu’Atropos l’avait suivit à son insu, n’appréciant guère de voir sa propriétaire dans une position donnant l’impression d’un détresse imaginaire. « n’était-ce pas … assez humiliant, que de me rejeter à l’instant ? N’étiez-vous pas satisfait, de me posséder ? Ne venez-vous pas de me juger insuffisante, qu’il vous faut aussitôt réitérer de me couvrir de confessions ambiguës ? Êtes-vous Arlequin Monsieur Rosier ? Plaît-il de me voir trembler pour si peu ? Pucelle n’est pas de glace, moi la première ! » avait-elle proclamé, défiant Léandre de ses iris aux couleurs spectrales. Et alors qu’Atropos se manifestait une nouvelle fois, beaucoup plus agressif, la reine du Styx se laissa l’audace de prendre place sur son nouveau trône, ouvrant grand les yeux par stupéfaction et les gardant obstinément rivée au loin, sans oser bouger sous la découverte soudaine et négligée.


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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Lun 28 Aoû - 16:39

Eyes Eyes Eyes

Conspirations
Léandre et Adrasteia

Et alors qu’il laissait ses dernières allégations se dissoudre dans l’atmosphère, de plus en plus fraîche sur les hauteurs de Manadh, Léandre s’autorisa à apprécier la quiétude du moment. Un silence nécessaire et bienvenu, qui succédait à une lutte acharnée contre les tremblements incertains de la nymphe volubile du Styx. Adrasteia. La gracile slave présentement étendue à ses côtés dans une attente qu’il préférait nier plutôt que constater.

Car il s’efforçait déjà de se maîtriser lui-même. D’assourdir l’envie impérieuse et brûlante qui lui cernait la chair de toutes parts. Des velléités comparables à ces étaux d’airains à la fois fiévreux et douloureux, apposés-là contre un épiderme en pleine rébellion. Car, en vérité, chaque fibre de son corps savait avec une pertinence déconcertante à quel point il serait facile de se perdre dans le désir.

A quel point il lui serait aisé de se perdre dans l’infante Raventhrone.

C’est pourquoi il respirait avec lenteur. Cherchant ici et là, en ces recoins apaisés – si rares désormais ! – de son esprit, de quoi construire une résistance suffisante. Une distraction qui lui permettrait définitivement de noyer le fauve dans ses exigences déplacées et voluptueuses. Certes, il était parvenu à le distancer par une habile manœuvre, mais pour combien de temps ?

Tant qu’il parviendrait à garder la distance, sans doute. Tant que ses poumons se rempliraient d’air plutôt que de débauche. Plutôt que de son odeur à elle. Seulement, il fautait à l’instant même qu’il se promettait des redditions salutaires. Puisque sous ses lèvres roulaient les doigts sanctifiés de l’immaculée et sa fragrance capiteuse. Sauvage. Incisive. Aussi mystérieuse que prometteuse.

Et cet empyreume ne faisait que le troubler davantage, malgré les baisers déployés pour tromper ses pensées et les véhémences naturelles qui lui revenaient. Par chance, leur proximité raisonnable lui offrait l’opportunité de se concentrer sur des sujets moins dangereux. Apprendre à la connaître. A l’amadouer avec diligence. Lui prouver son allégeance par des moyens alternatifs à la puissance bestiale qui le caractérisait dans ces perditions sensuelles.

Il expira doucement, tout en poursuivant sa contemplation des traits ambivalents de la slave. Elle était d’une beauté énigmatique et presque éthérée. Fragile, pourtant, dans la multiplicité des émotions qui semblait l’interpeller. Il n’eut pas le choix de l’appréhender une nouvelle fois. En effet, à peine la bouche de cette dernière s’était entrouverte d’un mot, qu’elle sembla se poignarder d’une indignation qui le laissa stupéfait.

Sous les cils ombrageux d’Adrasteia s’enflammait quelque chose d’indomptable. Devinant la menace avant qu’elle ne traverse vraiment ses oreilles, il se fit attentif et brutalement suspicieux. Mieux valait attendre – encore et toujours – plutôt que de se jeter corps et âme contre cette violence qu’il ne comprenait pas. Il souhaitait la rendre heureuse et elle s’enhardissait d’un mécontentement inattendu : pourquoi ? La solution à la fébrilité apparente de la belle se trouvait certainement dans ses phrasés sentencieux. Tant de contradictions.

Oh, sur ce point, elle n’avait pas tort. Il souffrait de ne pouvoir la prendre contre le sol, empêtré qu’il était dans ses serments. Dans ses promesses proférées pour la protéger elle, de lui. De son éros avide et cruel tant il se blessait d’une famine languissante. Décliner mon oblation. Oh, si elle savait. Si elle sentait ce besoin intarissable qui lui brutalisait les reins. Il la voulait jusqu’à en perdre la raison, mais il se retenait dans le sang et la fureur pour des espérances plus grandioses. Plus éminentes. Léandre ! Et ce prénom intensément grondé l’anima d’une esquisse détestablement narquoise.

Il en vint même à déchirer sa neutralité défensive d’un sourire délicieusement malicieux. Ne soyez pas absurde. Ses yeux pâles et inquisiteurs luisaient d’un contentement qui frôlait l’impertinence. La victoire. La convoitise. Vos conquêtes habituelles. Au fur et à mesure des accusations – fallacieuses ! – son intérêt se réveillait. Grandissait. Corrompait les tentatives infructueuses de le modérer. Adrasteia n’avait rien de semblable aux autres.

Elle lui était trop précieuse.

Il plissa doucement les yeux en une attitude féline qui présageait des conspirations vaniteuses et libidineuses. Le sang enragé sous les coups menés contre sa fierté. Pourtant, lorsqu’elle voulut se faire reine, Léandre garda le silence dans son impérialisme contenu. Il lui céda de bonne grâce une dominance faussée – car il était réellement le seul à tenir les rênes de la situation – pour mieux manifester son agacement. Mêlé d’appréciation. Et d’estime. Selon toute vraisemblance, la nymphe avait mal assimilé ses propos.

Là où il avait souhaité établir une communication apaisée, elle envisageait une moquerie débridée. En dépit de ses efforts vacillants, ils en revenaient à la même affaire. A la tentation ultime.

D’un mouvement affirmé, elle s’était enorgueillie d’une conquête plus sulfureuse. Le piège se refermait alors dans un feulement taquin qu’il ne chercha même pas à minimiser. Il le savait. Il ne tiendrait plus. Elle croyait le vaincre ; elle finirait dévorée. Assez humiliant. Les incompréhensions successives ne firent que renforcer l’étincelle dangereusement royale qui illuminait son regard. A la fois fauve et homme. Semblable à ces mâles dominants que l’opposition excitait autant qu’elle agaçait.

Le souffle malmené par l’impatience qui bourdonnait jusqu’à sa conscience, il la fixa d’une intensité périlleuse. De me juger insuffisante. Dire qu’elle était promesse d’avenir. De survie. A l’opposé de toutes ces craintes exagérées. Pucelle n’est pas de glace, moi la première ! Et bien, qu’elle survive à l’assaut, l’immaculée vénérée. Qu’elle survive au roi qu’elle condamnait de sa verve naïve.

Maintenant qu’elle osait se tenir sur lui dans la plus offensive des proximités. Dans la plus menaçante des positions et face à la plus crue des vérités. Pourquoi se cacherait-il de ces raideurs masculines, après tout ? Elle voulait le combat, elle l’aurait.

Un grondement sourd roula dans la gorge de Léandre, tel un avertissement ultime, alors que ses muscles se tendaient dans un effort annonciateur. Dans une attaque qu’il n’avait pas envisagée mais qui l’animait jusqu’au creux de ses os. Il renversa Adrasteia d’un coup – d’un seul – pour la plaquer sous lui en un violent retournement de situation. « Vous avez … Tort. » Et cette fois-ci, c’était lui qui tremblait. C’était sa propre voix qui chancelait sous l’instinct. L’avidité. « Vous avez tort, Adrasteia. Je ne vous rejette pas. Je ne vous humilie pas. Je voulais vous protéger. » Le passé était si commode à employer. Si comique. Alors que ses doigts capturaient la mâchoire de l’infante Raventhrone d’une poigne ferme. Elle ne lui échapperait pas. « Vous avez tort. »

Et ses iris cérulés trahissaient la sentence.

Il n’attendit pas les auspices autrefois invoqués pour l’appliquer. Conspirations pour confessions, il l’assiégea d’une obsession brûlante et implacable. S’emparant des lèvres de la slave pour l’honorer de son ivresse fascinée. De sa frénésie licencieuse. Des harcèlements brièvement suspendus, néanmoins, par la nécessité de happer l’air par quelques goulées fébriles. Ces maigres arrêtés ne le stoppèrent guère, toutefois. Il ne pouvait pas s’en tenir à ces seuls jeux là. Elle devait comprendre. Et il vint lui voler chaque souffle d’un vice renouvelé par l’entêtement et la passion. Lui refusant la moindre échappatoire par l’étau apposé contre son menton puis sa gorge.

Il l’embrassa jusqu’à haleter lui-même. Jusqu’à pousser la démonstration à son paroxysme et l’asservir contre sa bouche. Impitoyable et frémissant dans ces invasions lascives, parfois appuyées par une langue sagace. Vive. Déliée.

Les affronts se succédaient sous les étourderies éprouvées et la pression écrasante d’un besoin millénaire. Elle soupçonnait du dénigrement dans ses choix. Il lui imposait le constat contraire. Même quand il s’immobilisa d’un seul geste. Les exhalaisons devenues trop courtes et aléatoires pour qu’il puisse poursuivre sans risquer de les assommer.  « Vous voyez …  Du rejet là … Où je vois de la tendresse. Vous vous … Méprenez. Mais … » Sans lâcher, cependant, la domination durement exercée. Le poids de sa chair, peu en importe les étoffes, contre celle de l'infante. « Je voulais vous posséder … Après l’autel. Quel fou … Me pensez-vous être alors … Que je ne rêve que de vous faire mienne … Adrasteia ? »

Lentement, ses doigts se détachèrent du cou opalin pour se perdre plus bas. Suivant les courbes de la nymphe avec une assurance non feinte. « Seulement, si vous craignez que mon … Abstinence soit cause de méfait, je peux aussi … Vous prouver le contraire. »

Et il la jaugeait d’un sourire aux connotations indescriptibles.

Code par Melody  |  Gif : nottrulyperfect.tumblr.com

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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Mar 29 Aoû - 1:41

Gurl. . . j'sais pas quoi dire. J'suis patate. . . . . . . . j'voudrais continuer encore. Mais il est 1h40 du mat et . . . j'ai trop insisté que tu saurais ce matin :joy: :joy: :gun:


Conspirations
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« Would you bleed for me? Lick it off my lips like you needed me? Would you sit me on a couch, with your fingers in my mouth? You look so cool when you're reading me..»
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier
« Would you lie for me? Cross your sorry heart and hope to die for me? Would you pin me to a wall? Would you beg or would you crawl, stick a needle in your hungry eyes for me?»

And I've got my mind, made up this time. Go on and light a cigarette, set a fire in my head. Set a fire in my head, tonight



À peine avait-elle eu le temps de consulter l'errata qu'elle en essuyait déjà les corollaires. Bouleversée dans les découvertes les plus manifestes, chamboulée dans les constats les plus palpables, chavirée par la voracité d'un roi paradoxe à l'éloquence maintenant incontestable. L'assurance se voulait tout aussi rauque qu'intimidante, « Vous avez … Tort. » et c'était son tour, à lui, de caresser sa peau d'un souffle précaire. « Vous avez tort, Adrasteia. Je ne vous rejette pas. Je ne vous humilie pas. Je voulais vous protéger. » l'avait-il fait frémir de ses paroles, de ses doigts qui encadraient sa mâchoire avec autant d'oppression que la lourdeur du corps qui la plaquait au sol. Et elle poussa une faible plainte, levant le menton dans une dernière tentative de braver par son insolence. Ou peut-être avait-elle couiné, exposant sa gorge pour le narguer d'une mutinerie qu'il jugerait définitivement répréhensible. Peu importait au fond, puisqu'enfin, se faisait-il hérétique, outrageant ses lippes par des sacrilèges qui venaient soulager ses angoisses.

Cette fois, nul doute qu'il fût gracié d'une lamentation, avidement avalée par l'unique fils Rosier qui s'était si honorablement fait loquace quant à ses offrandes. Jusqu'à ce qu'il démontre valeureusement cette étincelle d'égocentrisme qu'elle avait deviné se meurtrir un peu plus à chaque engagement. Et nul doute qu'il fut gratifié d'une supplique, cette fois, alors qu'elle laissait ses griffes violenter sa nuque d'une glorification notoire. Parce qu'il n'y avait sans doute pas sur terre une affliction plus obnubilante que cette façon dont il la brutalisait de ses baisers. Dont il la vénérait en la couronnant d'une domination souveraine, n'exigeant rien de moins que ce qui lui revenait de droit. Lui, le roi Rosier, revendiquait légitimement le moindre de ses soupirs, jusqu'au plus faible de ses murmures implorant ce prénom qu'il avait sommé de prier. Elle, la reine Raventhrone, se tourmentait dans sa propre vulnérabilité au même titre qu'elle s'exultait d'un assujettissement qu'elle avait sagement convoité. Et si sa faim n'était pas assez ostensible par les brûlures qu'il infligeait sur la peau de ses joues, il aurait été bien difficile d'en nier la famine qui se déplorait par l'entremise d'un déhanchement plaidant sa cause.

Conquérant, il lui imposa de nouveau ses volontés pour la laisser souffrir de la fraîcheur qui percutait ses lèvres délaissées. Et tandis qu'elle subissait encore les irrégularités de son souffle, la Slave semblait encore en proie d'une ivresse maladroite, ses pupilles dilatées au maximum frétillaient malgré elle en conséquence d'une vue brouillée par trop d'enivrement. Encore se mouvait-elle, cette langue inquisitrice qui venait de lui intimer des silences bien plus évident que les poèmes qu'il lui dédiait depuis tant de temps. Bien moins concret que la rigueur qui se proclamait entre ses cuisses, aux prises de tremblements frôlant de près d'être spasmes frénétiques. Et tandis qu'elle tentait de discerner ses traits d'une paupière lourde, la brune se surprenait à s'impressionner devant le plus vieux qui arrivait - malgré une voix saccadée - à formuler des phrases alors qu'elle ressentait visiblement une apesanteur qui engourdissait la moindre de lucidité. Il était évident que Léandre bénéficiait d'expériences ... Contrairement à elle qui s'abrutissait drastiquement par un baiser qu'elle avait maintes fois imaginé. « Je voulais vous posséder … Après l’autel. Quel fou … Me pensez-vous être alors … Que je ne rêve que de vous faire mienne … Adrasteia ? »

Après l'autel.

Vous posséder après l'autel.

Ses lèvres se pincèrent, submergées d'une onde qui marquait sa peau en liesse comme en abasourdissement. Il était difficile de nier que les attentions n'intentaient pas l'intention, et pourtant ... sans doute était-elle trop encrée dans ses désolations pour assumer concrètement l'état des résultats. Sans doute était-il trop tôt pour ne pas s'épouvanter des millions d'aiguilles qui perçaient sa peau de nouvelles angoisses, de nouvelles félicités. Le souffle s'était coupé au gré d'une catalepsie soudaine, dévisageant le roi Rosier d'un oeil austère. Parce qu'elle mesurait l'audace des aveux, l'honnêteté de la confidence. « Qu'importe, qu'il s'agisse de l'Auror, du sorcier ou bien du fou ... vous avez bel et bien, tous autant que vous êtes, mesuré la condition de mon cadeau n'est-ce pas ? » avait-elle soufflé d'une voix basse, faiblement craquée par la sécheresse d'une nervosité notable. Et pourtant, la voilà t-elle qui faisait honneur à ce caractère vorace et ambitieux qu'on lui avait souvent attribué, levant fièrement le bout de son nez pour en affirmer sa royauté. « Qu'une fois acceptée ... S'il le faut Léandre, je vous traînerai tous devant ce dit autel, avec ou sans votre consentement. » Le timbre était neutre, si ce n'était qu'une pointe de douleur qui perçait involontairement la promesse. Parce qu'il y avait toujours ce doute, il y résidait encore l'impossible.

Soucieuse, elle dessinait distraitement les courbes de son visage de ses doigts habiles, appréhendant les situations qui mèneraient à la réalisation de ses propres menaces. Parce qu'il ne fallait certainement pas en douter, elle avait été assez tranchée sur le propos depuis le début. S'il s'adonnait à ne profiter que de ses derniers pauvres espoirs, le Rosier comprendrait qu'il avait sous-estimé sa flamme d'un soir, quitte à ce qu'il en subisse l'erreur sous imperium. Elle soupira sous l'agilité d'une main vagabonde, se cambrant légèrement au gré de son parcours à la recherche d'une pression suffisante pour atténuer le froid qui ravageait ses sens. D'une avidité hostile, elle vint marquer la peau de sa gorge. Simplement pour accentuer ses dires. Simplement parce qu'elle, la reine aux émotions complexes, n'arrivait pas à trouver les mots pour exprimer ses envies autrement que par une douce violence, une légère morsure qu'elle couvrait déjà d'une volée de baiser. De ses mains nerveuses, elle encadra sa mâchoire, mouvant ses lèvres jusqu'à ce sourire vaniteux qu'elle brutalisait de ses canines, martyrisait de ses caprices malhabiles et pourtant fiévreux. « Soyez concis Léandre ... je veux l'entendre. Clairement ... » avait-elle exigé de ses lèvres qui se montraient tout aussi impatientes que ses hanches qui s'étaient pressées instinctivement.



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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Mar 29 Aoû - 15:32

Happy Y'a du hide soft, ENJOY

Conspirations
Léandre et Adrasteia

Lorsqu’il s’était décidé à lui faire comprendre l’intensité de son intérêt, elle avait réitéré très brièvement son opposition. A peine semblable à un couinement ; à une risible tentative de résistance ; à une dernière défense qui n’en avait pas même le nom. Tant elle s’apparentait davantage à une défiance tentatrice plutôt qu’à un refoulement salutaire.

Elle avait joué. Elle avait perdu. La constatation était d’une simplicité cruelle.

D’une évidence telle qu’il n’avait pas hésité à s’accaparer la proximité d’Adrasteia. Bafouant de ses lèvres avides les serments qu’il avait désespérément tenté de dresser entre eux. Cherchant vainement, dans son abstinence, à la préserver des égarements dangereux qui bourdonnaient dans ses veines. Qui frappaient son sang de velléités suprêmes.

Il l’avait alors soumise à son courroux. Étouffant le souffle fragile et entêtant de l’infante sous des étaux brutaux. Sous des pulsions tourmentées de sa langue. Quitte à frôler des étourderies amères pour sa conscience et celle de la salve. Seulement, quel autre choix avait-il pour lui faire comprendre qu’elle se trompait ? Qu’elle se fourvoyait en appréhendant des rejets inexistants ?

Alors que chaque exhalaison volée avec véhémence le confondait encore plus dans ses inclinaisons. Dans les espoirs qu’il portait sur elle pour la suite – parce qu’il y aurait forcément un après à cette nuit fougueuse. Indocile. Inattendue. La promesse d’un autel n’était en rien un mensonge. Pas plus que les autres espérances qui s’y tissaient avec une ardeur difficilement contenue.

S’il le fallait, il lui prouverait jusqu’à la déraison l’assurance de ses vœux. La justesse de ses obligeances cathartiques.

Qu’importe. Du nez, Léandre vint taquiner la joue de la divine immaculée. Profitant des allégations proférées par cette dernière pour récupérer de sa conscience. Auror. Sorcier. Fou. Autant de visages différents pour qualifier les ombres qu’il se permettait d’adopter en sa présence. Toutefois, la plus importante manquait à l’appel. La plus puissante et la plus brutale. Celle qui jugeait et condamnait à la fois d’un blâme évocateur les âmes qui croisaient sa route. Le Roi. Oh, bien entendu qu’il dressait également l’anathème contre l’infante Raventhrone.

Mais c’était pour mieux se l’attacher ensuite. Se l’approprier. Mesuré la condition de mon cadeau. Il siffla entre ses dents d’une désapprobation évidente. Bon Dieu, pourquoi en serait-il autrement ? La nymphe craintive doutait de tout et surtout de ses allégeances. Je vous traînerai. Avec ou sans votre consentement. Les accusations fielleuses portées contre sa sincérité ravivèrent son agacement. L’obligèrent à la toiser d’une ferveur acharnée et sévère tout en contractant ses doigts contre la chair effarouchée.

Pourtant, au-delà des menaces magnifiées par la verve – bien trop neutre et décente à son goût – d’Adrasteia, il se laissa adoucir dans son irascibilité par leur proximité caressante. Par ces doigts tapageurs et les soulèvements imprévus orchestrés par le ballet distrayant de ses propres mains. Et tandis qu’il souriait, vainqueur cruel et maître incontesté, elle le mordit. Elle attaqua sa peau d’une agitation excitante. Lui-même piqué par des vanités fébriles, il ne chercha pas immédiatement à s’y confronter. Préférant, en des grondements prédateurs, marquer sa tolérance de l’affront captivant.

Ou encore souligner son appréciation somme toute agressive de ces contacts brûlants. De ces dents inoffensives qui venaient jouer contre son souffle. Soyez concis. Je veux l’entendre. Clairement. Cette fois¬-ci, c’est lui qui lui asséna une charge fiévreuse déliée. L’immaculée donnait des ordres désormais ; il s’esclaffa d’un feulement audacieux contre la bouche de la slave. « Si tel est votre bon souhait … » Avant de s’en détacher habilement et de glisser contre son oreille engourdie, les traits soudainement traversés par une fragilité qu’il aurait préféré ne pas montrer. Un dévouement aux connotations de prime abord sauvages et intéressées ; plus tendres en vérité, dans la délicatesse enflammée qui dansait au fond de ses iris cérulés.

Et loin de ces émois nébuleux, la voix secouée d’un emballement éclatant, il divulgua sa sincérité en un murmure ardent. « Je vous veux, Adrasteia. » En une confession qui venait conforter la dureté de son éros. « Et je vais vous prendre. » En une sentence qu’il renouvelait d’un regard incandescent. D’un baiser volé contre les lippes de l’ombrageuse Raventhrone.

Alors que ses doigts assurés cessaient leurs pérégrinations hasardeuses pour revenir vers la gorge de la belle Adrasteia. La frôlant d’une aubade mesquine avant de descendre périlleusement le long de son souffle. Les yeux rivés vers leurs jumeaux, comme emprisonnés dans l’attente d’un élancement incertain. D’une divagation sournoise qui ne tarda guère à se manifester par quelques éclats libidineux.

Par quelques respirations corrompues par l’impatience.

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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Mer 30 Aoû - 1:55

Ok elle est pt vraiment bipolaire.


The house was awake, with shadows and monsters
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« Would you bleed for me? Lick it off my lips like you needed me? Would you sit me on a couch, with your fingers in my mouth? You look so cool when you're reading me..»
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier
« Would you lie for me? Cross your sorry heart and hope to die for me? Would you pin me to a wall? Would you beg or would you crawl, stick a needle in your hungry eyes for me?»

And I've got my mind, made up this time. Go on and light a cigarette, set a fire in my head. Set a fire in my head, tonight



Elle le contrariait, de ses paroles et de ses angoisses éternelles. Elle l'impatientait, de ses tyrannies et de ses admonestations. Elle le narguait, malgré lui, malgré elle, malgré eux ... d'une insolence accaparante qu'il condamnait d'agacements, bien trop offensé dans son orgueil pour y décrypter les déclarations. Bien trop horripilé dans ses honneurs pour y discerner la révélation qu'incombait de tels présages. Et si le roi discordance en avait réellement mesuré les châtiments, sans doute, aurait-il pu se repaître d'une suprématie insinuée, d'une prépondérance attribuée qu'elle ne laisserait pas filer entre ses doigts. Quoi que l'aveu ne fût pas décelé, la reine du Styx quant à elle, se fascinait du déluge émotionnel qu'elle pouvait déferler aux creux des prunelles du roi Légion qui grondait de transcendantes fulminations.

L'avarice s'aliénait dans son insatiabilité, si fébrile qu'elle tendait à prendre plaisir de l'éréthisme. « Je vous veux, Adrasteia. » Et ce sourire qu'avait engendré le feulement, abordait maintenant des airs bien plus cupide à l'écoute des précieuses paroles. « Et je vais vous prendre. » Et la muse aux léthargies tortueuses, s'était vue forcée d'en écorcher sa propre lèvre inférieure pour museler sa frénésie, retroussant - malgré elle - son nez d'une espièglerie inextinguible. Parce qu'il fallait avouer, en silence, qu'il n'était pas raisonnablement sain de s'extasier d'être convoité au même titre qu'une possession. Parce qu'il pouvait, sans équivoque, savourer les fruits de sa propre condescendance par les lèvres pernicieuses qui se dévouaient aux siennes. Tout autant que par les doigts qui s'agrippaient d'une violente maladresse, contre sa mâchoire par son empressement méphitique.

Mais surtout, surtout, par l'approbation qu'elle avait exhaler lorsqu'il avait survolé sa gorge. Du bout des doigts, l'Auror se plaisait à dépeindre sa décadence pourchassée de frissons ravageurs, et ce, d'une lenteur qui lui semblait exagérée. Manifestement pour l'incomber d'un supplice chimérique, manifestement pour se divertir de sa vivacité inexpérimentée. Parce qu'il était agile, le Rosier, parce qu'il l'avait bien calculé, l'héritier.

Et comment l'en blâmer ? N'était-ce pas cette sagacité qui lui avait permis de s'encrer définitivement dans ses songes ? Et ces yeux, ces iris stellaires qui arrivaient à s'accaparer jusqu'à la plus futile des secondes, pour lui imposer le rythme désiré. De ses doigts frêles, elle s'était laissé distraire par quelques mèches indisciplinées chatouillant son front qu'elle s'évertuait à replacer d'une minutie grossièrement tremblante. Elle haussa un sourcil, manifestement amusée par ses propres pensées alors qu'elle venait vénérer le coin de ses lèvres par un chaste, mais tendre, baiser qu'elle supplanta d'un doux murmure. « Vous ne m'avez pas informé si je devais vous craindre dans cette position ... » s'était-elle enquis, bien plus pour taquiner qu'autrement.

Bien plus pour se détendre qu'autrement.



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Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
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MessageSujet: Re: Conspirations (+18 - Hide) | ft. Adrasteia   Mer 30 Aoû - 9:34

Butter

Conspirations
Léandre et Adrasteia

Il se plaisait à considérer, en un sourire provocateur, les châtiments appliqués contre l’enveloppe charnelle de l’immaculée. A la voir le maudire et le louanger successivement, tandis qu’il s’abreuvait à ses lèvres conquises en de multiples aspirations enflammées. Dévouées. Vénéneuses, en vérité – car il s’agissait toujours de la perdre davantage pour l’obliger à se raccrocher à lui.

Comme s’il avait été son unique salut en ce monde troublé, en même temps que son tortionnaire. Son bourreau fébrile. Poison et antidote à la fois, dans ce jeu qui s’enlisait déraisonnablement contre le sol froid de Manadh.

Et pourtant, chaque fois que leurs regards se croisaient – par calcul ou par inadvertance – il ne pouvait s’empêcher de frémir à d’autres songes. D’autres probabilités. Ces équations doucereuses que sa conscience avait envisagé dès les premiers temps, mais qu’il réfutait avec l’acharnement d’une bête blessée.

Le seul désir n’était pas la source de cette débandade sulfureuse. Pas plus que les plans travaillés avec soin. Il y avait autre chose : et c’était celle-ci qui l’inquiétait, singulièrement, lorsque leurs yeux se rencontraient. Faiblesse sanguinolente. Faille narquoise. Fragilité humaine dans toute sa bassesse. Ou sa force ? Et bien que la perdition éprouvée contre elle rendait sublimement grâce à sa mission première, Léandre ne pouvait s’arracher de l’esprit l’infime pensée ondoyante qui le subjuguait.

Le menaçait.

Elle vint apposer de la légèreté et de la douceur auprès de sa chair, le poussant à moins d’hostilité et plus d’humanité. Confondant le fauve et l’homme en un instant déconcertant. Inhabituel. Tant ils tendaient à se dissocier dans les entrelacs ordinaires du quotidien. Vous craindre dans cette position. De son nez, il lui asséna une caresse curieuse. Un effleurement extravagant qui s’abima le long de cette mâchoire perturbée. De ces hoquets apeurés. De ces plaintes silencieuses et sans sons, provoquées par la peur de ce qui suivrait. De ce qui la ferait absolument sienne. « Vous n’avez pas à me … Craindre, Adrasteia. » Avant de s’immobiliser à proximité des lippes faussement effarouchées, étourdi par les velléités diverses qui se manifestaient à ses sens. « Vous êtes ma reine. »

Une reine énigmatique et indomptable, qui peinait à lui faire totalement confiance. Animée, sans doute, par un instinct de survie affolé par leurs contacts répétés – et dire que ce n’était que le début. Que l’amorce d’épreuves autrement plus redoutables. Des affronts qu’il se voyait aisément reproduire à l’avenir contre cet épiderme captivant, alors même qu’il n’en avait pas encore traversé le Styx.

Pourtant, elle tenta de l’entraver, de subtiliser sa force par quelques subterfuges malencontreux. Des échecs accumulés contre son poignet imprudent ; pour finalement se résoudre à abandonner la résistance et le laisser descendre encore plus bas. Les respirations entrecoupées de mots lointains et incompréhensibles qu’il ne pouvait pas espérer appréhender. Il n’en avait pas besoin, en réalité, puisqu’il comprit l’étreinte contre sa nuque comme un consentement cédé en toute connaissance de cause.

Peut-être était-ce là la raison de la nouvelle morsure apposée contre son cou. De l’asservissement vers lequel il se dirigeait lui-même en un grondement appréciateur.

Long et rauque.



Alors qu’il prenait enfin conscience de la froideur environnante. De l’étalage nocturne et quiet qui luisait dans les cieux scrutateurs. Ils finiraient par prendre froid dans cette atmosphère décadente ; surtout elle, dénudée de la sorte. « Accrochez-vous. » Léandre abandonna ses excursions licencieuses pour prendre la slave dans ses bras et la soulever. Serrant contre lui la chair précieuse. Feignant l’insolence dans cette étreinte qui ne permettait aucune fuite possible.

Et il ne s’attarda guère à l’extérieur, si ce n’est pour récupérer sa baguette d’un index agile et l’éclairer d’un lumos agaçant. Menant ensuite l’immaculée dans la première tente à leur portée. Aussi vaste au-dedans que le permettait la magie. Aussi sombre, par ailleurs, que les plus terribles de leurs vœux. Seule persistait la lueur de sa férule, soulignant les étourderies enivrées et grisantes de leurs visages.

Et même dans ces nuances dangereuses de gris, c’était elle qu’il contemplait. C’était elle qu’il fixait d’une intensité fiévreuse et indécente. C’était elle qu’il coucha sur le lit de circonstance. Avec pour seul serment la lumière faible et nébuleuse qui pulsait continuellement du prunellier abandonné là contre les draps.

Il soupira. D’une frustration nouvelle. Ses propres doigts venant repousser les étoffes qui couvraient son corps de multiples protections. L’apanage impérial de sa profession. Retiré avec empressement. Avec impatience. L’insigne des Aurors chutant sur le plancher monochrome en un bruit sourd. Tout comme la ceinture. Tout comme le reste.

Faisant disparaître l’homme derrière le fauve. Les yeux luisants de cet éros sacrilège alors qu’il s’avançait, prédateur, sur Adrasteia. Ne jetant pas un seul regard aux cicatrices innombrables qui parcouraient son épiderme. Estampes guerrières des conflits passés. Pas plus qu’à l’entaille disgracieuse de sa jambe.

Pas plus qu’à la croix de bois suspendue à son cou – dissimulée, autrefois, sous ses vêtements – et qui, désormais, frôlait la poitrine de la divine immaculée.

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