Pour une histoire de cape et deux robes | Avec Emilia.
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MessageSujet: Pour une histoire de cape et deux robes | Avec Emilia.   Ven 23 Juin - 19:20

Pour une histoire de cape
et deux robes
Avec Emilia


Début mai 2000 à Hyderabad (Inde),

Léandre ajusta une dernière fois sa cape de sorcier, vérifiant d’un air distrait qu’elle tombait convenablement sur son épaule. Un effet de style incongru mais intéressant à exploiter, selon les quelques mots qu’il avait lâchés à l’attention d’Emilia. Après tout, qui pouvait bien l’empêcher de s’égayer de la sorte ? Et puis, mieux valait qu’elle soit aisée à retirer pour leur mission du jour.

Si le précieux artefact qu’ils venaient quérir ici-bas se révélait prometteur, l’Auror auraient toutes les raisons du monde de l’essayer en place de la pourpre qui lui couvrait légèrement le corps.

Alors qu’ils quittaient enfin les contreforts de la zone allouée aux portoloins, située dans une ruelle calme en comparaison des artères enfiévrées de la ville, le sorcier adressa un sourire complice à sa camarade. « Je ne suis pas mécontent d’être enfin arrivé. J’ai hâte de rencontrer mon correspondant … Depuis que j’ai commencé à négocier l’affaire, je n’arrête pas d’y penser. » Il tendit bravement son bras à Emilia. « Ce serait juste … Un rêve de gosse qui se réalise ! Non ? »

D’un pas mesuré, ils quittèrent l’allée sereine pour s’enfoncer progressivement dans une foule plus dense. Compacte. Agitée. « Ce serait presque mon cadeau de mariage avant le mariage. » Brièvement, il se tut. Comme percuté par la portée des mots qu’il venait d’employer le plus simplement du monde. « Si jamais Honoria sait que j’ai osé faire cette comparaison, elle va exploser de jalousie. Ou de rage ? Je ne sais jamais avec elle, c’est un peu une boîte de Bertie Crochue. »

Alors, sans chercher à s’en excuser, Léandre se mit à rire. Un brin désabusé. Narquois ? « Heureusement que c’est toi qui m’accompagne, Emi. Elle aurait été intenable … En plus, je lui ai fait la promesse de lui acheter une nouvelle robe. » Il essaya de se calmer, visiblement décontenancé par l’image de sa cadette courant à toutes jambes dans le marché local. Pour se noyer sous les soieries et les gemmes, évidemment. Que pourrait bien faire d’autre la si précieuse Honoria ? « Comme si en abimer une à la soirée d’Atlantis, tout en se couvrant de ridicule, ça ne lui avait pas servi de leçon. Je ne t’ai même pas demandé si tu avais vu tout son manège ? Elle a osé lancer un sortilège contre quelqu’un qui lui avait renversé son verre dessus. »

A ses paroles, il leva les yeux au ciel pour appuyer son mécontentement sur-joué. « Elle est terrible. Parfois, je me demande où est-ce qu’elle a rangé sa finesse. »

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MessageSujet: Re: Pour une histoire de cape et deux robes | Avec Emilia.   Sam 8 Juil - 21:25

Depuis mon retour, j'évitais Matt. Je n'arrivais plus à le regarder en face. La culpabilité me rongeait. J'avais choisi la facilité en me réfugiant dans les bras de Caileb. Je ne regrettais pas ce moment d'égarement mais j'appréhendais que mon ami d'enfance l'apprenne.

Quand Léo m'avait proposé de l'accompagner en Inde, j'avais accepté, soulagée, de m'éloigner de cette île. Comme il allait faire très chaud, j'avais décidé de porter un short en lin jaune, un débardeur blanc et des sandales plates. J'avais relevé mes cheveux avec des tresses pour dégager ma nuque et j'avais préparé avec soin mes affaires que j'avais rangées dans mon sac à dos magique. J'avais confié Cookie à ma mère qui était ravie de s'occuper de lui.

Le jour J, je le rejoignis et nous posâmes notre index sur le portoloin. Un crochet me happa et je me retrouvais à Hyderabad. Je me laissais guider par mon camarade et son bonheur faisait plaisir à voir. Je lui rendis son sourire complice. Je répondis d'une voix douce en prenant son bras qu'il me tendait avec galanterie :


- Jeune homme, il faut toujours tenter de réaliser ses rêves sinon à quoi bon se lever chaque matin. Tu as rendez-vous à quelle heure avec ce négociant ?

Heureusement que j'étais avec lui, sinon je n'aurais jamais pu marcher au milieu de cette foule. Il y avait bien trop de monde à mon goût. Je préférais me balader dans la nature sauvage mais pour lui, je pouvais faire un effort. Il évoqua son mariage et je ne résistais pas à lui demander curieuse  :

- Parle-moi de cette jeune femme qui te donne envie de faire le grand saut. La suite de ses paroles me firent esquisser un sourire. Sa sœur semblait avoir un caractère de feu et avoir de l'emprise sur lui. Je rétorquais malicieuse : - Honoria est-elle aussi inconstante que la Lune ? Elle a l'air d'avoir du tempérament et je serais ravie de la rencontrer pour comprendre comment elle arrive à te mener par le bout du nez.

Un éclat de rire n'exprimant pas vraiment la joie s'échappa de ses lèvres et je ne pus m'empêcher de froncer les sourcils, étonnée par leur relation. Il m'expliqua que sa cadette aurait été intenable si elle était venue avec lui. Je rétorquais malicieuse :

- Je ne suis pas si différente d'elle alors je me demande si tu as fait le bon choix. Tu ne pourras pas m'empêcher de regarder tous les étals. J'aimerais acheter des épices et des herbes médicinales.

Il évoqua la soirée et mon regard s'assombrit. Toute cette violence m'avait effrayé et je m'étais rendue compte que je devais m'entraîner à lancer des sorts offensifs. Irvin, Ara, Novenka avaient été blessés et j'avais eu si peur de perdre ma petite protégée. La belle slave était partie sans me prévenir encore une fois. J'étais en colère et je ne pouvais lui pardonner son égoïsme. Je répondis avec franchise :

- Les sortilèges volaient dans tous les sens et j'ai eu si peur. Je n'ai pas remarqué ta sœur, je suis désolée. J'ai essayé de protéger mes proches et ma maladresse m'a transformé en schtroumpfette avec des cheveux blancs. Je ne suis vraiment pas douée. Je fis une légère pause avant de lui demander inquiète : - Vous avez des pistes pour retrouver le représentant moldu ?

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MessageSujet: Re: Pour une histoire de cape et deux robes | Avec Emilia.   Mar 18 Juil - 20:08

Pour une histoire de cape
et deux robes
Avec Emilia

Il faut toujours tenter de réaliser ses rêves. C’était une remarque avisée, qu’il ne pouvait pas nier une seule seconde. « C’est vrai. » Qu’il ne pouvait pas même remettre en question, au regard de tout ce qu’il avait réalisé ces onze dernières années. Toutes ces épreuves traversées parfois dans le sang, la sueur et l’ombre parfois écrasante d’une chute potentielle.

La sienne ou celle de son précieux lignage, cruellement associées et énoncées par les lèvres de la tant aimée pythie familiale ?

Pourtant, le sourire que Léandre adressa alors à sa comparse dissimulait des écueils considérables. Il faussait le jeu, quelque part. Tant il taisait les échecs répétés et les tentatives désastreuses de devenir un jour animagus. Malgré toute la détermination qui l’avait animé à l’époque, au même titre que les entraînements répétés quotidiennement. Parfois excessifs. Cruels. Et toutes ces choses déployées dans la plus grande douleur s’étaient soldées par une vérité accablante.

Une réalité on ne peut plus critique : il ne deviendrait jamais comparable à l’impressionnante McGonagall. Pas plus qu’à son aïeule sibylline. Les années avaient beau s’effilocher et s’égrener au rythme des évolutions du monde magique, l’Auror ne parvenait pas vraiment à faire le deuil de cette capacité extraordinaire.

Tout ça car il éprouvait de vives difficultés à se concentrer pleinement sur le moment présent – à force d’emmagasiner des connaissances éternelles sur chaque seconde de sa vie, il lui fallait toujours faire preuve d’une rigueur masochiste pour ne pas trop penser et éviter de se noyer dans les gouffres interminables de ses souvenirs. Un don. Une malédiction.

Chacun voyait-là les limites de l’Humain ou du Divin. « Oh, dans une heure environ. J’ai préféré la sécurité pour le coup. Sa boutique d’antiquités et d’objets rares n’est pas très loin, dissimulée derrière une tapisserie accolée à un mur. De ce qu’il m’a expliqué, il faut tirer la queue de l’éléphant qui dépasse. J’imagine que c’est de l’humour ... Local ? » Revenir à ce sujet était salutaire, compte tenu de la facilité déconcertante qu’il avait de se perdre dans ses réflexions. Tout du moins, jusqu’à ce que la curiosité de sa brune compagne porta sur son mariage. Nécessaire. Vital. Dont la principale intéressée n’était toujours pas au courant, au passage. « Oh ! Oui. Cette adorable jeune femme... » Et à y songer, la situation était drôlement cocasse. « Et bien ... Elle s’appelle Adrasteia Raventhrone. C’est une jeune femme très énigmatique au demeurant, mais qui dissimule savamment toute sa perspicacité. Il y a ce quelque chose, chez elle, ce petit plus qui me rend carrément trop attentif quand elle est dans les parages ... » Si seulement la pauvre infante de l’Est savait à quel point elle était au cœur des projets de Léandre. Peut-être que l’étincelle perceptible dans ses pupilles serait plutôt la crainte que l’enthousiasme d’un hyménée prochain. Enfin.

C’est ce qu’il pensait naïvement. Honoria. Voilà un sujet moins glissant. « Ah, par Dieu, elle l’est ! Inconstante, vacillante, démesurée. Une terreur de petite sœur, à n’en pas douter une seule seconde. » La malice évidente chez Emilia le poussa à se détendre davantage, tandis qu’ils évoluaient toujours dans une foule compacte et animée. « Elle est terrible comme ça, de prime abord, mais dès qu’on gratte un peu c’est une adorable gamine. Elle a juste besoin ... D’être aimée. Beaucoup. Et sécurisée. » Les remarques avancées par son interlocutrice ne firent qu’accentuer cette expression rieuse sur les traits de l’Auror. « J’en suis certain. Un sachet d’herbes médicinales me sera toujours plus facilement accessible qu’une robe brodée d’or et de gemmes cérulées. Et puis, nous avons un peu le temps pour que tu puisses fouiller à ta guise. Pour Honoria, ce serait vraiment trop court ! »

Or, à peine eurent-ils évoqués les étales qui bondaient l’avenue en une myriade de couleurs et de senteurs, que quelque chose sembla s’assombrir. La soirée d’inauguration. Mauvaise pioche, pour le coup. « Ah... » Mauvaise idée, même, d’aborder ce point douloureux. « Je ... Emi. Je regrette, c’était ... De ma part, d’évoquer ça. » Et il lui était si délicat de s’excuser ; non pas qu’il n’éprouvait aucun remord lui qui en faisait d’ordinaire si peu cas, mais il n’en avait tout simplement pas l’habitude. Seules ses sœurs pouvaient le voir se fendre, toujours difficilement, de plats regrets. « Je n’étais pas là, je sais et ... Mais les choses se sont arrangées, n’est-ce pas ? Pour toi et tes amis ? »

Du reste, mieux valait garder loin de la présente conversation tous les entrelacs complexes et enfiévrés de son implication dans l’affaire. « Quant au représentant ... Nous n’en avons pas. C’est vraiment ... Le bordel, pour être honnête. Et ça ne présage rien de bon. »

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MessageSujet: Re: Pour une histoire de cape et deux robes | Avec Emilia.   Dim 23 Juil - 17:28

Je l'observais du coin de l'oeil tandis que nous marchions bravement au milieu de cette foule bruyante. Son visage restait impassible comme toujours. Croyait-il que les émotions étaient à proscrire ? Que si il se laissait aller, il perdrait de la prestance ?

Nous nous étions perdus de vue pendant très longtemps alors il était normal que notre complicité ne soit plus celle que nous partagions à Poudlard. Les lettres ne pourraient jamais remplacer des discussions face à face. La patience n'était pas mon fort mais avais-je le choix ? Je devais prendre ce qui me donnait et chérir chacune de ses confidences.

Mes sourcils se froncèrent, quand il m'expliqua comment entrer dans la boutique du négociant, me faisant ressembler à notre ancienne professeur de métamorphose. Une discipline où je n'avais guère brillé. Je me refusais à métamorphoser des animaux innocents en verre à pied. Je rétorquais agacée :


- J'espère qu'ils n'ont pas l'habitude de traiter ces magnfiques mammifères de la même manière. Comment allais-je pouvoir garder mon calme si ce commerçant vendait des objets en ivoire ? Si je faisais un scandale, Léo ne me le pardonnerait pas. Calme toi, détend toi.

Il me parla de la jeune femme qui avait emprisonné son coeur. Son nom ne me disait rien et il était peu commun alors j'étais sure de ne jamais l'avoir rencontré.  J'étais étonnée par le choix de ses mots. Il ne répondait pas à ma question alors je m'exclamais avec franchise :  


- Et quand ce voile de mystère sera envolé, est-ce qu'elle sera toujours aussi attrayante à tes yeux ? Je lui lançais un regard intrigué avant d'ajouter : - Mais quels sont ses goûts ? Qu'aimez-vous faire ensemble ? Comment l'as-tu rencontré ? Je t'ai rien caché sur Caileb dans mes différentes missives.

Mon impertincence allait-elle l'énerver, le vexer ? Je n'allais pas retenir ma langue, il le savait mais nous n'étions plus des enfants et je ne partageais pas son monde où il fallait peser chaque mot avant de s'exprimer. Et heureusement car l'aristocratie m'aurait banni de leurs mondanités.

Léo était mon ami et je ne pouvais pas m'empêcher de m'inquiéter pour lui. Est-ce que Adrasteia le méritait ? Est-ce qu'elle savait la chance qu'elle avait d'avoir été choisie ? Et si elle le faisait souffrir, je ne pourrais pas le supporter.


Honoria était une petite fille gâtée mais il le tourna de manière plus politiquement correcte. Je dis avec malice : - Je suis sure que tu l'as toujours choyé et qu'elle a pris l'habitude que tu cèdes à tous ses caprices. Tu lui as promis une robe et c'est tout ? Je connais ta générosité et ton amour pour ta famille. Tu es un homme bien, Léo.

D'habitude, j'étais plutôt avare en compliments. Il devait surtout se souvenir de nos nombreuses querelles quand nous étions élèves.

Cette maudite soirée d'inauguration, comment oublier les cris, le sang, la violence ? Je n'étais pas faite pour me battre. Ma magie servait à soigner pas à faire souffrir.Je répondis simplement :


- Physiquement oui mais moralement, nous resterons marqués par les horreurs que nous avons vues. Je vois des atrocités dans mon métier mais je suis utile, je peux essayer de les guérir de leurs maux. Je soupirais avant de murmurer : - Matt a échoué à nous protéger et je sais qu'il le vit très mal.

Nous nous évitions avec mon ami d'enfance mais je le connaissais et je savais qu'il se sentait responsable de ce désastre, il n'y avait pas d'autre mot pour décrire cette soirée. Mon regard azur se posa sur un étal où des épices étaient exposées et je le guidais vers lui. Toutes ses senteurs inconnues ouvraient mon appétit d'ogresse.

- Oh regarde toutes ces couleurs ! C'est magnifique ! Je me penchais vers une soucoupe contenant des petites graines noires. L'odeur était agréable mais je ne connaissais pas cette épice. Le vendeur était occupé avec d'autres clients. Je me redressais et je lui demandais affamée :

- J'ai faim. Ca te dis qu nous partagions un curry de légumes et un lassi mangue ? J'adore les plats épicés.

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MessageSujet: Re: Pour une histoire de cape et deux robes | Avec Emilia.   Ven 28 Juil - 22:34

Pour une histoire de cape
et deux robes
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Tout en avançant calmement dans l’avenue bondée, Léandre laissa glisser son regard ici et là sur divers ornements égayants. Ceux disposés sur les étalages comme ceux incrustés sur les façades aux alentours. Tout était si différent, en vérité, de ce qu’il connaissait depuis les contrées familières de la Rose surannée.

Probablement pour le mieux. Un peu de voyage hors de son territoire – lui le lion si attaché à son domaine et à ses guerrières au pelage mordoré – ne pouvait que lui faire du bien. Et lui permettre d’oublier, temporairement, les tableaux ombrageux vers lesquels il s’égarait pour préserver la magie. De nier, brièvement, les mésententes tissées dans les échanges avec sa sœur. J’espère que … Léandre tourna son visage dans la direction de la brune sorcière.

Ah. En effet. Les animaux. « Je t’avoue que je ne sais pas. J’espère que non ? En l’état, je viens pour une cape alors … J’imagine qu’il me présentera des tissus en supplément plutôt qu’un éléphant ? » C’était ce qui l’intéressait tout autant, sous la pression endiablée d’une Honoria toujours courroucée par les intérêts imprévus de son frère. « Si ça se trouve, je pourrais même dégoter la robe tant attendue chez notre marchand ? Enfin … Il doit bien y avoir d’autres boutiques au luxe suffisant pour Honoria. J’ai peur que de visiter une seule enseigne soit limitatif dans ce que je pourrais rapporter. »

Qu’il aurait aimé poursuivre sur ces divagations rassurantes et sereines ! Moins propices à évoquer des sujets fâcheux – pas pour lui, cependant – et glissants. « Pourquoi ne le serait-elle pas ? » L’Auror hasarda la réponse en une hésitation nouvelle. Une faiblesse indélicate. Autrefois dissimulée par la nécessité d’agir au plus tôt et de ne pas se laisser porter par l’émotionnel. « Je crois … Que j’aimerais dépasser l’énigme pour confondre l’âme qui s’y réfugie. La découverte est excitante, je l’avoue. Mais j’ai envie … J’arrive à un âge, j’en ai peur, où je cherche de la stabilité et plus seulement l’enchaînement des conquêtes. »

Car, à cet égard, on ne pouvait pas dire que le Rosier était d’une pureté accablante. Ni d’une chasteté remarquable. Du moins, lors de ses plus jeunes années. Maintenant qu’il éprouvait les rudesses d’une abstinence nécessaire – depuis un an et cinq mois, pour s’en tenir à un compte très exact – il se sentait parfois écrasé par l’attente. Par le long processus qu’était celui de se racheter une morale devant Dieu. « Je suis curieux de la connaître au-delà de ces voilages intrigants. » Lui qui, dans un passé guère si lointain, se libérait bien plus facilement les reins qu’aujourd’hui. « Je … » Et les questions s’enchaînaient. Se dévoraient les unes et les autres en une suite logique. « Je ne sais pas encore. Même si ses missives témoignent d’un intérêt tout particulier pour les valeurs d’un cœur plutôt que ses possessions terrestres. C’est sans doute une bonne chose. » Des interrogations qui soulignaient son inquiétude première : il lui fallait connaître davantage Adrasteia. « Une des choses dont j’ai la certitude, cependant, c’est qu’elle ne supporte pas les roses. »

Heureusement que ses agents étaient bien informés. « Je compte lui offrir des lys, du coup. Lorsque nous nous verrons. » Et il esquissa un sourire étrange. Imprécis. Entre la hâte et l’appréhension. « Pour être honnête, je l’ai rencontré il y a sept ans. Mais nous avons seulement commencé à échanger depuis février de cette année. Lorsque je suis allé faire la table ronde à l’université, elle était dans la salle… J’ai sûrement été frappé par la foudre ce jour-là. Je n’arrêtais pas de la fixer. Pour une intervention pleinement professionnelle, on repassera. »

Le sujet Honoria constitua de nouveau une échappatoire. Une trêve nécessaire pour qu’il puisse récupérer un peu de son esprit et de sa réflexion. « Oui, c’est … Un terme non négociable de sa part. Elle est un peu vexée, je crois, que je puisse vouloir … » Malgré lui, il y revenait. Encore. Indubitablement. L’obligeant à soupirer d’une lassitude évidente. « Elle n’aime pas spécialement l’idée que j’opte pour une fiancée qui ne soit pas sélectionnée par ses soins. Elle veut vraiment bien faire là-dessus, je le sais. Mais … Disons que je ne me vois pas demander la main de Mazikeen Avery ou de Pansy Parkinson alors que j’en ai clairement une autre dans la tête. Ou dans la peau, va savoir. »

Il marqua une pause, le temps d’écouter les allégations de son interlocutrice. Horreurs. Atrocités. « Merde. » Et de serrer l’épaule d’Emilia entre ses doigts. Juste de quoi lui rappeler qu’il compatissait. « J’espère … Qu’il pourra dépasser ça. Je sais qu’il a fait au mieux. Mais personne ne peut … Prévoir ce genre de choses. Parfois il suffit d’un rien pour que tout dérape. »

Et c’était peu de le dire. Surtout avec ce qu’il savait.

Toutes ces couleurs ! Léandre s’empressa de suivre sa comparse vers les épices, se permettant de renifler les innombrables possibilités qui s’ouvraient à eux. « C’est superbe. » Tant de gaieté. D’ondes positives. De quoi dépasser les augures désastreux d’une soirée redoutée. « Tu penses … Qu’on pourrait en ramener à Matt ? Il adore cuisiner. Ça pourrait lui être utile. » A peine la demande portée à l’attention de son amie, elle enchaînait sur une autre nécessité. « Plutôt deux fois qu’une ! Autant en profiter vu qu’on est là, non ? »

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MessageSujet: Re: Pour une histoire de cape et deux robes | Avec Emilia.   Mer 13 Sep - 16:08

Que répondre à sa remarque ? Je n'étais jamais venue en Inde et j'ignorais les us et les coutumes de ce peuple. La seule certitude que j'avais était que les amateurs d'ivoire vivaient en Asie.

Léo était vraiment un frère attentionné mais il ne me parlait que de l'une de ses soeurs. Je ne pus m'empêcher de lui demander :


- Et que vas-tu offrir à Ombeline ? Cette boutique vend des artefacts magiques, non ? Crois-tu que tu pourras lui trouver une robe avec des effets magiques, qui lui permettrait de léviter ou de briller dans le noir ?

A l'idée de devoir visiter de nombreuses boutiques de prêt à porter, je fis la grimace. Dentelles et fanfreluches, à perte de vue, était une vision cauchemardesque. Et qu'il n'espère pas que je joue au modèle. Quelle horreur ! C'était inenvisageable même pour lui faire plaisir et gagner un temps précieux.

Ma question impertinente ne le mit pas hors de lui. Après tout mon opinion avait peu d'importance. Je ne connaissais pas grand chose aux jeux de l'Amour. J'étais même incapable d'exprimer ce que je ressentais à l'égard de Matt. Mon ami réussissait à me confier ses espoirs et c'était une preuve de courage. Je l'écoutais avec attention et un doux sourire se dessina sur mes lèvres, je dis simplement d'un ton protecteur :


- Si tu te sens prêt à t'engager, fais attention de ne pas brûler les étapes. Tu es un bon partie, tu sais alors je n'aimerais pas qu'une gourgandine joue avec tes sentiments, mon ami. Je me souviens de tes nombreuses conquêtes à Poudlard, à croire que vous faisiez un concours avec Matt.

Pourquoi avais-je prononcé son prénom ? Je savais que l'ancien serdaigle n'avait pas arrêté ses danses nocturnes même si il m'avait confié souffrir de ne pas être avec celle qui l'aime.
Peut-être qu'à présent, il était en couple avec elle, qui sait ? Nous ne parlions plus guère. Ma honte d'avoir cédé à la facilité en passant la nuit avec mon ex me tourmentait et mon regard refusait de croiser le sien.

Ainsi, il ne connaissait pas encore les goûts de sa Belle. Si ce n'est, son aversion pour les roses. Accepterait-elle de porter le nom de Rosier ? Il lui contait fleurette par missives, c'était charmant. J'ignorais que Léo était si romantique.


- Des lys roses ou blancs pour lui demander, sans l'exprimer, si elle accepterait de t'offrir son coeur ? Ou bien, des jaunes pour lui montrer ta joie de l'aimer

Le langage des fleurs était méconnu, j'aimais l'étudier. Peut-être trouverait-il ma remarque étrange mais bon, il avait l'habitude de mes petites lubies. Et de nouvelles confidences, douces et précieuses. Un coup de foudre était rare et bien souvent, éphémère. Une obsession se créé et il est difficile de la transformer en amour véritable.

- J'espère que votre prochaine rencontre vous permettra d'échanger et de vous trouver des points communs. Et surtout, de faire grandir cette flamme.

Parler de Honoria était plus facile, plus léger. Ainsi, elle avait la lourde tâche de lui choisir une épouse. Mais pourquoi ? Je ne comprenais pas, il était son frère ainé, elle n'avait pas à lui imposer un choix. Il méritait de trouver le grand amour. J'esquissais un sourire amusé quand il évoqua le nom de deux potentielles. Je rétorquais avec ma franchise légendaire :

- Tu as fait ton choix alors il est temps de tenir tête à Honoria. Tu as le droit de savoir si Adrasteia est ton âme soeur ou juste une attraction fatale. Les patronymes de celles sélectionnées par ta soeur me font pas rêver.

"Avery" et "Parkinson" , ces lignées étaient liées à la cruauté et à la folie de "celui dont on ne devait pas prononcer le nom". Et dire que ma douce Ara sortait avec l'un d'entre eux. Je ne lui pardonnais pas, de ne pas s'être occupé d'elle, à la soirée d'inauguration.

Son geste amical me mit du baume au coeur mais à quoi bon ressasser. Il fallait les dépasser et rester sur le qui-vive. Le mal était là et il nous faudrait à nouveau combattre pour la liberté. Je devais m'entraîner à lancer des sorts offensifs et défensifs car j'étais très loin d'être une combattante et je voulais être en mesure de protéger les innocents.

Je lui lançais juste un regard pour lui signifier ma détermination à me battre. Je ne serais plus une victime, non, jamais !

Et le prénom de mon amour fut encore prononcé. Mes joues se colèrent légèrement. Ma peau opaline supportait mal le soleil alors il pourrait penser que j'en étais victime.


- C'est une bonne idée !

Je repérais un étal vendant des mets traditionnels, je pris sa main pour le guider vers ce temple de la gourmandise. Devant le vendeur, je lui lâchais la main avant de lui demander affamée :

- Un curry aux légumes, des naans au fromage et deux lassis mangue. Tu veux autre chose ?

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MessageSujet: Re: Pour une histoire de cape et deux robes | Avec Emilia.   Dim 17 Sep - 16:05

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et deux robes
Avec Emilia

Un court instant, le regard de l’Auror se perdit vers des textiles colorés. Au loin. Peut-être des robes, à en croire l’amplitude du tissu et les échancrures caractéristiques ? Des offrandes suffisantes pour celles qu’il chérissait en des enclos mordorés. Ombeline. Il cligna des yeux en une stupéfaction passagère tant la question le désarçonnait. Elle était juste, pourtant, cette interrogation pointilleuse : il évoquait Honoria sans relâche, mais qu’en était-il de la plus jeune ? « Oh … C’est une bonne réflexion. »

Et il avouait, ainsi, à demi-mots, son manquement. A moins que ce ne fut la réalité des choses ? « Ombeline ne me demande jamais … De cadeaux. Elle n’est pas comme Honoria. Elle n’aime pas le faste, ni les robes, ni les bijoux … Elle est différente. » Plus supportable. Plus sortable. Douce et docile dans cette délicatesse qui la caractérisait tant. Qui la rendait si unique dans sa pudeur aristocratique. « Mais tu as raison. Je vais lui prendre un petit quelque chose d’ici. »

Les tenues complexes et ouvragées étaient tellement plus … Appréciées par Honoria. « Une robe c’est déjà bien assez, de toute façon. Tu ne crois pas ? » Emilia paraissait si peu enthousiaste à cette possibilité, en vérité.

Il ne lui en tenait guère rigueur, par ailleurs. Lui-même n’était pas forcément friand de se perdre de longues heures chez le couturier. Tant bien même qu’il chérissait la sophistication et les tenues … Somptueusement originales. « Cela dit, entre nous … Un artefact pourrait être une idée très appropriée. Tant que Honoria n’en sait rien, après tout, elle ne pourra pas m’en faire un esclandre. »

Le problème étant qu’avec sa terrible cadette, il était difficile de savoir exactement ce qu’elle savait. Ou ce qu’elle ignorait. Lui mentir – ou lui omettre ! – s’avérait toujours délicat. A son immense regret : combien de fois avait-il espéré qu’elle ne sache pas ? Qu’elle ne viole pas ses plus intimes secrets ?

Les propos suivants de son amie le troublèrent. « Je … Je compte faire attention. Tu sais, à ce propos … » Un bon parti. Voilà bien son malheur : il l’était mais les candidates ne frappaient pas aux portes pour autant. Du moins, aux yeux de sa sœur. Encore et toujours Honoria. Ombre perpétuelle. Œillade divine qui ne le lâchait jamais complètement. « Ne le dis pas à Matt, s’il te plaît. Il ne s’en remettrait pas. Mais … Je n’ai plus personne, en ce moment. Enfin. Pour être limpide sur l’affaire, je n’ai plus eu de relations depuis … » Ses yeux se dirigèrent vers les cieux, d’infimes instants. Espérant y puiser quelque chose. Une force rédemptrice. « Plus d’un an. Bien plus d’un an. Je veux vraiment tirer un trait sur tout ça. » Il esquissa un sourire qui n’en était pas vraiment un. « Je ne veux pas effrayer davantage Adrasteia. Je ne veux pas … La mettre dans une position qui pourrait la compromettre. Je connais mes penchants, je sais comment je fonctionne. Je peux maîtriser la bête. »

Il soupira, brutalement agité par ces confessions imprévues. Par ces aveux qui glissaient de son esprit avec une vivacité cruelle. Or, s’ouvrir un peu sur ce qu’il ressentait … Le soulageait du fardeau implacable de son sang. « Tu sais à quel point nos codes sont rigides et déplaisants. Alors, elle est très probablement vierge. Et il ne manquerait plus que ça : que je brûle les étapes. »

Il se tut, soudainement. En proie à ces maux aisément identifiés par la chair et le cœur lorsqu’il songeait à l’infante Raventhrone. « L’époque où on pouvait innocemment courir les filles … M’apparaît bien loin, maintenant, Emi. » Lorsqu’il envisageait la suite. « Vraiment loin. »

Des lys. Blancs. « Ça me semble pertinent, comme fleurs. Je pense que je vais suivre ton conseil et opter pour des lys blancs. En plus ça me donnera l’impression que tu me protèges, l’air de rien. Que tu seras là pour veiller sur mes pas lorsque je l’inviterai à me rencontrer. » Une esquisse de malice lui revint à ces allégations, avant de s’estomper sous une angoisse nouvelle. « Ce serait … Je ne sais pas quel est le terme le plus adapté, Emi. Je ne sais pas comment le dire, en fait. » Des sentiments. Joie de l’aimer, elle. « Ce serait une bonne chose qu’elle soit ouverte à mes … Engagements. » De l’aimer.

Encore et toujours l’amour. « Je l’espère aussi. J’espère … Suis-je fou d’avoir cet espoir, Emi ? » Les doigts de Léandre se tordaient d’une anxiété latente, qu’il peinait réellement à dissimuler face à ce sujet. « Adrasteia ne me laisse clairement pas insensible. Est-ce que ça pourrait … Donner davantage ? Est-ce que ce serait possible d’épouser quelqu’un … Qui soit plus que ce que la tradition veut ? »

Et il était certainement niais, l’Auror. Et il était définitivement romantique, le fils Rosier.

Il est temps de tenir tête à Honoria. La tension chez Léandre devint éminemment palpable. Les sermons. La prophétie. Les tentatives désespérées de sa cadette à lui faire prendre la bonne voie. « C’est … » Tu as le droit. Le droit « … Oui. » C’était tout : la vérité. Crue. Insupportable pour la Pythie familiale. Mais nécessaire pour lui. Salutaire, même.

Prêtre à se frayer, désormais, un chemin de plus en plus profond dans son esprit. « Pour être honnête, moi non plus. Non pas que je déteste Pansy ou Mazikeen, loin de là même, mais nous dirons que je ne suis pas spécialement à l’aise avec elles. Elles éveillent de la sympathie, en moi. Rien de … Comparable, toutefois, avec Adrasteia. »

Toujours Raventhrone au coin de la tête.

Et ils s’échinèrent, ensuite, à divaguer autrement. A penser l’ailleurs. A se concentrer sur le présent pour quérir de la nourriture. « Non, c’est parfait Emi. Ça me suffit. » Il la laissa, pendant quelques secondes, réaliser ses transactions. Tandis que lui-même s’efforçait de reprendre une posture vigilante. « Nous pourrions aller là-bas, ensuite ? » D’un doigt confiant, il lui indiqua la boutique de textile repérée auparavant. « Le plus horripilant en premier ? »

Code par Melody  |  Gif : nottrulyperfect.tumblr.com

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